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Full text of "Revue philosophique de la France et de l'étranger"

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REVUE 

PHILOSOPHIQUE 

DE LA FRANCE ET DE L'ÉTRANGER 



CdUUïVMIKRS. — lUPhlNKHIK P.VI L lEFKIhAIlTï 



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REVUE 

PHILOSOPHIQUE 

DE U FRANCE ET DE L'ÉTRANGER 



PARAISSANT T0U8 LES HOIS 

DIRIGÉE PAR 

TH. RIBOT 



DIX-NEUVIÈME ANNÉE 



XXX VIII 



(JUILLET K DECEMBRE 1894) 



PARIS 

ANCIENNE LIBRAIRIE GERMER BAlLLltRË ET C" '^«^ 

FÉLIX ALCAN, ÉDITEUR [--V 

106, BOULEVARD SiJ NT' G ÏHMA ï «, 108 '^^^^Z 

iB&k 



V.— » 



LA MÉTHODE PHILOSOPHIQUE 

DE RENAN 



Od De s'affranchit pas d^une religion qui a pris à la Grèce sa 
métaphysique la plus raffinée et à I^àme humaine sa plus exquise 
poésie, on ne sort pas du labyrinthe d'une scolastîque aux détours 
compliqués par la subtilité séculaire des théologiens, pour se con- 
tenter de la religion naturelle de M. Jules Simon et de la pauvre 
scolastîque d'un manuel de baccalauréat. Renan avait de trop hautes 
ambitions pour s^enrégimenter sous le drapeau banal d'une philo- 
sophie otTiciello; il était un volontaire de la pensée, il en aimait les 
hasards et les dangers^ il en dédaignait la parade. 

Dans un article d'une ironie charmante, Renan a ditce qu'il pen- 
sait de Victor Cousin. Oh 1 il ne Tattaque pas, il serait désolé qu'on lui 
attribuât une telle pensée, il n*a pas assez d'éloges a pour ce charmant 
esprit, toujours jeune, toujours ouvert à de nouvelles admirations 
et à de nouvelle sympathies ^ i» Mais écrivain, orateur, politique, 
chef d'école, Cousinaété tout si ce n'est peut-être philosophe. Ima- 
ginez Descartea dans son poêle, Spinoza dans son pauvre réduit, Kant, 
4es yeux Ûxês, durant quarante ans, sur une vieille tour du château 
de Kônigsberg, puis brusquement. Cousin h la Sorbonne, à l'Acadé- 
mie, au ministère, à la Chambre des Pairs, dans les ruelles du xvii' 
siècle, partout, quel bruit après ce grand silence l Pour laire de la 
philosophie un service d'État, pour la rendre « possible », il Ta de 
plus en plus réduite à une petite chose bénigne et sans venin. Ses 
«Usciples n'ont pu que varier ses phrases, parler sur place ; c Une 

i. Essaie de morale et de fritique. Art, V. Couain^ p. 91^ 

tOME XIXVIU. — JDILLET J894. 1 



9 12 7 7 



9 BEVCE PlItLOSOfllEai»: 

éeo\% qtKPquo peu oCLÎvo ne saurait Lornâr sa mission à fuîre éier- 
nellemfini ûmémêllvrLî «urh^irituaJJtrï Je l'Aine âl l'tïKiaLeiicede 
Dîfiu. R 

La religion pour le peuple, Jû apiriluali»me umveraiiaire pour k 
boorgeoteie» c'était une solution puôriJeaux graods probk^mes qui 
Croub1«>nt U [>0aaé9 contemporaine. Celte ptiilosapliie apprivoi^^ 
tnijrnail il^ins «ne da««e île cfrlIAjiEe, les s<:iem'-cs pliyMqno* cl natu- 
rcllc» ouvmicTil le monde tieviinl elles. On ^^tftit lua ïIp l\ygqiicnoc» 
Us (te la philos<]pliie de m^muel, las âûs iwgMm&niB oratoires qui 
réfutent une doctrine par ses conaéquences et endorment re*prit 
au murmure îles priimlRs ^iuraunL'es, Comme Taiae, Bâriâu vît 
clftirômcnlqa'iUlûitlompsdon:vcnir& iaprandc tradition, de relier 
la philosopliio ^ la fcionce» tïont olle ne pont pas pliis ètro sâpmv^c 
que l;i pensée cl(* son oliJeT.^en lenart compledescoDilîtions nouvelles 
ipji Kint faites nu peitâecr par les progrès des sciences [ni^itivi^s. 
Que lâ philusophe rcdevieune un pur savant, r{u'ii n'aime que la 
vérité, qu'il ne veuille qu'elle, qu'il ne lui demande d'autre râcom- 
pense que f-elle de l'avoir cherchée. 

Ciiltr rémilutiim di^ penser librement, ce n'est eaicot^ iguu In vo- 
lonlii d'iltre philosophe; il reste d'aller vers la vérité et pour 
cela de choisir la voie qui doït mener vera elle. Du séminaire, Henan 
a emporté le i^entimort du divin, une ?^orie d'ambition th^ologi- 
que. Le problème religieux reste pour lui le problème biipn>me eii 
vue duquel tous les autres &ont tv:^>1us, « ceat comme él(:mûDt de 
la lioicnco phi losophif^Ue qui> ti>ut a scm prie et sa valeur K » L)'aU' 
irf P'iri, &ia f^uriositi"- sp plolt au speetii'ÏTf drjs cliose^, il rL^[uipno à 
In nimpJidirr, il iiiuin paT-dr^^^A tout la rr-cherchâ, Ti^-rudilioE], le» 
petite» découverle.-^ qu) fitimulent Tactivitt^ de Teaprit «ans Tarr^r 
l>rugqueibânt. It conçoit la philosophie A l'image de son âeprit 
mohile et vivant: il la veut toujours oiiverti»^ toujours en voie 
do sr l'-iire, nVmpnsonnant Jt iww.nn marnent la pensée d^ns un sys- 
ti>me don d«î l'ormulos. i C\^l pour n'avrJr pasas^e): comprîït le c6%6 
progressif et vjvantde la T^cience que la philosophie universitaire a 
^1 vite d^g^nér^ eu quelque chose de vide oit l'on e$t réduit â âe 
taire on îi se réf)éler '. s Oue Spinezâ a eu rfiism de loomàr h 
quarante ans ! iîu'ûuraîtil fait aprca VEtkitpir^ La méthode déduc- 
livû d'un Platon, il'un Hegel n'est pa^ Je fait de Henan; jI y faut 
r.iiidatre di? prJ9t?r d'abord ses pHne^ipes et dr s'y Ipnir; Tindt'ci- 
sîon de son caractùr^ son e»prlt ontlque, »on imttfiiuation rdi- 



4 






ptfOBàt ses qualités œmm« »6h défâiilA Vunixnaient pour le tlrtour- 
ner d'une philOMfphle abâlraite, f^iutsantU dtvorsll^ indélinie de» 
chOEC^s â un système de cQDcepta enchaînée selon lee règles d'une 
logiqoff innr-iïhK < I^mison «suie ne cr^epaa la vérité ■... taten- 
tativc de conïtruirr U Ihforîc des choses par \c jou dt^s formules 
vidoa do l'crtpril oal uiio pixilcntioii au^nî vaine que crllc du liatc- 
rand qui voudrait produire de U toile ca Caidant aller su navelte »ani; 
y nteltreilu Hl' > Touie phiTo^ophiaabatmtlee.^t unescolastiijue, elJe 
donne TiUtiâion d'une scicDce dèucht^e des pliènûm^-noâ, sans vèrilt- 
Cdtlon pOEAble;«o]lo refroidit le zétc pour les rcL^herchcaon^nalca, 
ell« diminuo le igoùi des iiix& t\\û seuls peuv^>nt servir de tkjndi?m9iit 
aux vit(<HgtUirnlr«'. • Coinine il faiU se frlîdter c|ue In iii^l!i[il]yfti- 
q&e soil condamnée h un perpétuel échec! u ITnc sdenccdes acîeii* 
ces qui rendrait les autres mutiloâ serait la tombeau de ledpnt 
humAinet auroltlesm^mes conséquences qu'une Nvéi&ilon; en nous 
donnant W- <U>gmc nïmolii, HIe nïiipt-mil «Miirl -*i inni TiuKUvrn<.'Tïl 
dcrc»pnt, ^ toute recherche- L ennui du cîcï doscola-'ïtiquos scr^iil 
à peiii4j compurahlo ù celuj de^ contemplateurs oisiU; d'une v^-ri16 
flans nuance qut n'ayant pas étë trouvée par €U)c, ne serait paa aimée 
d'eux el k laquelle ch^iiuEi n'aurail pas le droit de donner le c:iehei 
deaoD ÎDdlvtdualité ^ v 

L'ar1i»te, autant que le savant, rëpugnoît en Remm aux sinaplifl' 
CAtionii dos philosophes priasses qui croient tenir le intmdcd^iiiK une 
pnignift- d":»bï*lrafïiï>us. De ses luibiludes religieuses, il avait giirdé 
le ^uût dea c^rêniunie»} des âjrmboles; il avait rcbangi^ Tf^liBe con- 
tre Tu ni rera; varù^ À riiUlni pour eonplai&irlesformeaetcomnia les 
apparïtlcna de Dieu ; il lui fullait 1 idi^tt visible, inOl^e h la irnme deâ 
Liitâ» un nouveno dramr !<^m rV' piUK Hrln* d'i'.piH(xJi*s irt ifutt xynibu- 
lisme plus rofnnd. a Dans b n,^turis et d;inH l'hi^lûire je vois mieui 
le divin qtic daai iea lorrnule.t ubstruiies d une théodici^c artlllcielle 
ot d'uni» ontologie âans rapporta avec les faite. L'inllnin'exjâte que 
quand il tev^t une forme finie. Dieu udse voit quedauî4«es incarna- 
tions*. B fîardoïkd le acntinient du réci^ au lieu de spc^culor sur 



I. 1« mft. ti ion tiv^mr (Km^wm/i phiioKytiiqUfw. p. 'Ait)- 
S. EtèaiM île rtor. ri dt^ tnlt^uc, p. si^> 

Mra«nt. p. IT ï - T«nlo «t^AhuUi^nn «11, Mfllnn iVvpr^iiiïnn dn Nitailnn, rinneirl* 
«tpUâle de l« v«rilii- Vn* lijijL'iiit* </£ miiUfiliyAj<iiia Al)«trAilA4, t^royjrit puu- 

foepnE lihinjiiii, titttotii i]imri<l ima carpof^tJaa Ha rcPmUrit cllc-m^mv y trouve 
H rftiiotr OViLftf al Ioh Ari^u «n «n'tiiuaomenl lradULoiin«l. - ur. p- ^lï^E^ 

I. Ltf imét. *t MH diwnir (^raymrnrJ ^MoiofiAr^v^j, p. fhl) 

S. IkiJ., p. 3ig. 



\ hëvuk rHii.nsorfiiQL'e 

rima^ incompl^tQ du mondo qu'tino vaguo Cîxp«ricnc9'laî889 duns 
ngtre^^pril, lou ruons- noiit: vcnï k inoiuV^ Je plus gti plu? GiUoriA 
vivn^ 4^*1) mil» li- lirl^til dr. M;^ ph^iiom^nfr» pimr t'a devenir i\o pla% 
en pluâ U pleine conscience. 



Il 



Ce dcdiin de \a, niétapliyalquo abstraite* Uonan le ja»tifle, conune 
AvMUâto Comte, pur rtiialoirâ de la peDeée» La mëtaphyeiqui) eut 

ccindamiiJ?e, l'hiTmaniT»"" Vu ilépi«fe En fjiit, Vi're riev* grands «ya- 
t^iii^H p.'it i^loso; V |{r;iH. n.uriitlon, Cuusîn, ont piisi' tfiustrokri k 
leur fâ^on k faUlo borne oprès laquelle lit ^pâroNilioR mÔtAphyfiî- 
que n'ù plu:^ '|u^ii se repoeer '. * Kn droit, la mL^taptiyjtjqne n'a plus 
de raisons d'éu-e. elle vAi uue Torroe scientilii^ue îtorann^^e, impuis- 
^itlti il ivMJU(ti-^ le problèma pbilosoplizque td qu'il su poââ di^*^r- 
mais^ < Aux vieilles teotstives d'explication universelle &lc soat 
sut3tilD(!^cs de priIienCe^ inveïitjffatiijni; Kur In naturrr i^t rhjjttoirï?. La 
philo^opliio soniblf aïïHÎ iiçpirer it n^Uevtiriîr n? ipï^HUi f^NiUj ^l l'orî- 
ginr. In M'itttiorj oniver.*tQlli^ ; inui» an lien d'essuyer de résoudre ]fS 
problème de l'univera par de rupide^ intuitions, on a \'u qu'il laLiait 
d'a.boi-d analys&r le? i^lèmonis dont l'uniicre sa composa ot cona- 
Iruiro L* idencr:! du IiïuI \ynT b Kritriiri» moli^e drs partiDs '... Sur 
louLe lu ligne les «cieuce^i nnit )ii?(toi'iqniïfi^ «uîL r^tturdles me p^rnis* 
sont dcsLîn(^L'-*A recueillir rb^riio^iMlo la philosophie» Choque bran- 
che doj; connrn&^oncoâ bumamt^^c 4 ugg roi^nlluU spâcisiux qu'oJJo 
ap|>ort4^ en iributû la science universelle. Les principes générauic 
qnisi'uisiïitt unK valeur phiIcjj^oplii*iuc ne bonlpciâbLLles qu'au njuymi 
lit: la nichorchc ^rudilc doa détail?: ^ » 

Xoilfiqiji c-sl, satnble-l-ilj parler elairemunl, Littri^ no dirait pas 
mieux : 1['< s4;it!jictf* se ilislingutTul, se st'piirent.maiâ par un artillcô 
qui iarJlite le travail d« Thomme; en fait, elles sont Icssciencradu 
m^me univers. Du rapprochement dca faits gcnéraux qu'imite» cons- 
tatent se dégage un syai^me d& tails plus généraux oncoi-e; la syn- 
th^e est ainsi mnii^m^e k lanaly^e, la découverte des éléments et 
t'inlelliguncc di.^ leur* nipporls donnant h l'esprit Turiilé, la phibnu- 
phic se confond avut; la philosophie des sciences, — N'allez pas 
croire (fue telle «oit la peniée de tUnon, d la répudia avec df^dain. 



4 

\ 

4 



I. La met. H$nn avmir {Fraf/mntf phihttii'htqutt, p. VflïJ, 

1. fbvt., p, ïn. 

3. iunit d» ntor, tt ât trttiqut, p. %\. 



«SiTcn ejtleml [arméinpliï^îriueledroilet le pouvoir qu'a l'hommo 
da s'^lover audâMUri de» l^ita, d'en voir les lois» i^hermonic, la }iOé- 
w, Ja bpajté^ loitleâ choaeâ e&&en:ietl«menl iiii>lApbysi<|iLVM en un 
Msu»; si l'on veut *lire que nulle îmiilf tu» prtir. Hvv tr;ii:iVî k IV-Hpril 
humain* qu*il ira loi^ouis montant IWhcIlc de la spûculatioci (et 
pour moi jû pense qu'il n^cst pas dans Tuniv^r» d'inlcUigoncc aup6- 
ileurê ûi QCLI« de rhoirirc» vn 3ïfjrt>> qnâ le pius vaste g^nid île 
notre planète «l vraiment U- prfttrc! du uiomlf-, ptiisqu'll en wt ta 
plus hautâ r^nexjon) \ si h science qu'on oppose À loule miïtaphy- 
luquc 09t ce vul^eair^ eraiiiri^nû satisfait de sa mddiotrjld qui o,*t 
tl Dd^plionde lonte plûIofiOpljie^ouifjeJ'avouei ily Atinon^^tiiphy^- 
qiie *- • Si nous pouvon-i nous élever nu-dj»:«iis des UiU;^ rWl igne 
SftftS douti? nous trouvor:^ en nous di.'> Jdrrs que m^uji tiir devons 
pu 4 l>xpdri«nc<ï : quelles sont ces id^cs?lrurs rupporb*^ quelle 
réalité leur répcnd'i Lu m<"la(itiyMipn*M:ma vai rendue avec r<i pHon', 
Ne voua hAtex pas d£ conelure. A la logique vulgaire Rennn j^iib- 
stilue l'arE Je tempérer lea iiïïiMJiatiiïij& jiar leurs conlrai^^^s : It n'est 
pii» positiviste, il no veut pas ôlrc mtlûfliyeicien. * Si Ton veut dire 
qu'il Cfxiftte un€ «cienco prcfnii:Te, conlciJ.ntit l^a principe» do loutet 
te» at)1iv«. une «citnc'U qui pt'ut i Hk «L'*ulfr» ei par de* eûmblTmi* 
soaaahdEniilc!ii,nouïi amriic>r h h vi^riLr*9tir Dieu, le monde, lliomme. 
jo ne vois pas la iK^ce^iLc- d'une telle catégorie du ^voir )itim&Iii. 
C&tl9 science est partout et n'est nulle part ; elle. n'eat rien, si elle 
Ti'p.%\ iiinL I) n'y li pji« de vi>rili> qui n'nit mn point cte df^pntl djinit 
l'eïpVTienfir ^cïenlifiquc, qui ne vorîc dtrenti»mentou Indirerlrment 
tivtn fcd>onitojit «.u d'unn hibficliièquc, car tout ce qoc nous iiravon», 
nouâ le »avûn« pur i èiudo de la nature ou de rtiUtoire. » 

Ne sammQB-nou^ pas pri» dans une contradiction san4 issue ^ Si 
toute ^f!'iitf> iiouâ vieat dt- l'el>servuUori et de IVvp^rienee. «i par 
hypothèse science est synonyme d^emplrismc. demander à l'homnie 
do ftortir de» phénomi'noe n'ûst-ce pa« lui demander do f^ortir de 
■on propn* ^spril, di* Hunti<r pnr-dr'^n!^ sun enibn»? NulU*Tnf-r:t : la 
philùNOpluiï iMT-^iL pa:t la drrcruvi.*i1r dr h v^vHé, elle rn l'si riiitelll* 
gence; elle u'ujoiile rien h no> conn:ns3^incr^ die e»l Idine qui les 
vjvllle. Il D'y & pas plue deux ÉCienoesi qii d n*y a deux cspnl^, il y a 
le double effort «l'un mf'me esprit qui dOchifTre le livre du morde et 
qui rint''rprt'te. a hs. scienre de la [lAlm^e et de Tliiâloire n'existerait 
pas !4in? les rormutca essenliclïea de Teiitendement ; nous ne ver- 
rioitis p» b poésie du monde, si nous no portions en nous-mi^me^ 
le ro>'er de toute lumière et d<! toute po^ie, Co ne «ont pas dos chi* 



I. la mt. tt /oii.eT«Hi> {Fi-sQneiitt ^thf'iotûpkniMt, p. S^S'r- 



REVITE pflll.OSOPlIIQCB 

mèrea. comme le croient le» esprits bornât, que ci?s niot@ d'infini, 
d'Abeolii, ûe «^ubstinco, J'univcrsi'l. Tijut C4ilu (îoiiâLitua un eiiMCiiiblo 
d« poliOAA iniU«pens;ibles |)oiir lu lioniiL^ tlisaplint! diff resjirit V » 
Md:H Tespnt h'ei pitt, fîii ten «liaeuUiiit, h ho iliscuLm' lai-itiém6> iju'il 
â'accQpte eL qii iJ agisae. 

Nous diecemons ixiainten&Dt le rôle de la philosophie. Ut science 
nouK Th i t coHTiii Ure le monde qui nou^entojr^.elk^ nonsentlM*uvrc 
lus phriioru^ncâ et les \oi9y maïs «ïllc 1<^ bisse, en un spns, étrniiK^r 'i 
I& pcrijtéo dont il est Tobjet; ia philosophie csX r^ruvre propre de 
feeprit quj, par una eympathie inlelligenie, ch@rcrh€ ^ pûnâirer la 
vie iniérieure de l'iiniveis» .1 «e rplrouver en lui, à allpr du dehors 
au dedftXiSt du fait à Ticli^c, dc^ aclca, si j*ose dire, ajx liitcnLionB, 
^^intelligence du livre «^i^pcnd du ce qu'on en a décJiîfTré. La philo- 
aoptiie n'ftjcuie p^ uno >;ciiïnce aux j^cionces, ellû ew est l'aelif^vO' 
inentT !a fleur: a t^ll^ usi la résidiai g^*a^i-nl de Umit's les st'ioiu"i*«, 
le son, Itt luitiif^re, U vibraliun qui tsuri de l'iUber divin i|uti Luut 
porte en eeî v. DJen que liâe h la sdence, k a&s progrt-s, û philo- 
sophie, qui ne (ïiecute pa^^ iipspmnc;pefl. a quelque chose de subjectif» 
d« [it'rsiirifïL'l; par IJi elle se rapproche de Tari, de Ui poéeio- i La 
plus hmuhie œnimi? la pliis sitMime intF>lli(;eiice a eu su fn^on de 
eoncevojrli? monde; chaque tfttc pcnaante aétô, àsaf^uîsc, le miroir 
de l'univers; chaque élrc vivuni a eu aon rCve qui lu churmc, dlevC-, 
consolé : ^andlose ou mesqujn. plat ou sabhme, ce rêve a été »a 
philosophie. » (/'sjfs ^^t£i>Aif;f'ii'/ii««, p. '2S7.) Mai» cette poésie u'eâl 
pua une funtaisie, clic eat lintclli^ence la plus haute, le sentimenile 
plui intense du nSfd dun» un «sprit donné, cllo «et la conw^ience 
relative, impurl^île tiiujuuni, que TalMulu pr^nd de lui'nif>me dans 
une coiiïicieoi-e liuiiuiiie. 



ni 



3i la philoT^Qphicï n'o^t p^LS une âi:icnr^ disLincte. si elle consisle h 
CCBUneBler In !ang£g<s vi^thlc que p^'lû le monde, h raisonner sur 
les phônomâncB comme nous raisonnons sur k's actes de nos som- 
blabW, on Y peut arriver par les voles les plus diverses, la roule 
royale qui y mftne est la «cience irnlverselle. Mais dr^fe s<'ienres pur- 
ticuliérea n'en est-il pa« une qui ait le privilège dV inlrodmrc phis 
direetemeot? Renan est philoIoRue, hii^tonen, d n'hOsite pas £l con- 
férer c^e privilège â l'ht^toire. Dès 18i7, il écrivait : < L'union de h 



1. ta n^/. tl «01 apcvn> (fVa^mft pAi/^f^Aifua/, p. S8SS. 



philologie et tia ]&. phitosopliie, tlf^ rf^rudition i^ de InpcnnAo d^nratt 
être le caractère lîe notre époque. Le pensf^nr sopfKiMî l't^dil V.. 
Co6t la philologie ou l'érudition qui Ibumira au p^ai^^ur «elte torèi 
éé ChoKO» \fHvft rtrum ac muteuti^im'm, comme dit UicéiOfiJ fiaus 
liiqtK-lli:! In |)hîl<iMï;iKir uf m^rn jamais qu'une toile de Pénélope éter- 
D^llemcQt k recommencer '. " Vinst aiiSAprès, îl exprime Ie« mêmes 
îdé«9 dâiift le» in^me« termes, et il ajoute : « Kn néïK^rnl, c'cj^i ï>ar 
r6twlode la nature qu'on e^tt urnv6ju«qj'iej ^ la philoAopMc; moi* 
Jenecrolapaame tromper en disanl qu*^ i'*HSLaij« Heieni-&H da Thu- 
jnanilé qu'où demandera désûrmaitt le» ^l&naitH d^*» pliia hautes 
sptoiliLtions ^ p 

n sembla iti'il y ait quelque choso do paradoxal dans ce rûle de 
M7Senc« direc^trirB donn<^ h rijÎAtoire. Qtrr>>it In vio de l'humanité 
aupH^ de La v'iti uDhcr»dl^? QuHIr piaœ tîcint riiommc ckiis Yc^- 
pftoeet 1o lempa'?De iaaritfnce dti Iftulriortommea-Dûiiapumvimrn^.t 
^ Ja science dun imporceptiMe Iragment d» cbodes? La plidoâophie 
n*eât ni une science di>^tlncte, m le vain amas des contialssauces 
dauA IfturdiversilÉ, elle est rinlâlligence ajouta è la Mciente, Tour 
le philosophe, Thonime est n^eftsaircmenl te centre du monde, parce 
<fi'en tïiomiDeeoal rc«prit ^'éveille À J^ pleine conscience de lui- 
rneme. — Mni* eî Thnmme se connaît liiî-mi^tm?. pi du mAme cuup 
t't^pril d'iriK rr qii^il a irtiniv^ntiO, pimrr|iiiii prrnMirr iiik chrmin 
!■! ]ong. 9ii dct^Hirrié. pourqi]r>i -luMituer riûaloirc tt la psychologie, 
pourquoi ne paa salmr dire-^tement ce qui tambe tour', le rv^f^rd 
direddeUcoiiacteilceV — c'est que ni I homme ni l'esprit n'exiâ- 
teni, comme le «uppi)!?e In psychologie^ d'une eTislence générale, 
slwtrAlteT toujours s^mbkblc fi cTIc-mèmc, cWt que l\in cl l'autro 
sont WHimi^ A !il loi de rSt'Ohilionj SRxprimcnl par une suite d'uctc* 
coiw^r4na qui »euU n'^v^lent leur nature oi lotira lois. A la catÉ^gorie 
dtî IVirtî, il faut, eïi pHychiduj^Ne cuiitine en tout, subaliluer la cM<^ 
^rie dudevdftir\ La cûunaiâaance de l'homme abalrait est illusoire, 
c'est la C0fiiUlia£anc3 d'un type po^eibli?, qm n*eet ràalisâ dansnucuQ 
tempe, dftns «urun lieu : « pïiis on étudie Thistoire dans ses v^n- 



1. Mi^m^u tTftùt. rf tte l'-ij-, l>- -iWi. Uiatotit rie la l'hriotût/ir fiiaa9\fiiie itunn 
Fatili^vit^. — Cf. Avçnii ttr in scltutr. p, X'AZ ; - l/liialolre, non p4i njficijsc. 
inoli lbi*ort4juF, iTc rc*[>ril himidii, lello »! fn i>|jElo9upliia ilu ux*' iltelc» " 

2n V^/uni^f ii'/iist. ri *f^ rvvfrv^f* P- ^^^ (It^ (!>jii|£r#9 philo toiii'jiiflïj^ La lafime 
ià^ cat riptiui^v ilaiiv 1rs iLi6in'?t tarmu, .U>€TUr dt î*t tcîrnix, {t. UX 

t - On n cvin|iri» qua rhumniiU« eiVe^l )>d*i une diDt»d ausri Minplv iin'tin l« 
cri;iyBJl ir«li»rO. qu'oMir no i^'Hti^v^t. cutnmn \n |i1atiHv ijuï lu purk. Jc «lébrJi ilc 
Piomli-K Ji*imnji.,, Llicfiinbr il»ui- il« diï vu il»'ir< Iik^ljU^v r|ijc JUliuj(LJif lu 



8 REVDB rniiosci^uiQLE 

tftbl^s Eourcâs, p)u^ on arrive âi écarter toutB Tormulo gi^nérale et îi 
se reurernier ilaiis de pures con^idArulioEi^ elli]io|,[rstkhtques '. v 

Il en est de la p&nsée comme de Thonamc, il faat la saïAÎr dans 
«» ai7tc«- TouLe râalii6 wt l'objet û'una scionco concrète. Où décou- 
vrir )e^ rotions qui som comme te fond permanent ai i&st tormes 
Oéceeaaires de la pensés, si C9 n't^t ilnnii !<>« iiiuvfb^ m^mea de la 
pensive? Qudie rnli^jnc a priori Viimlml ici Tf^ludu du langage? 
a La vûrioliî des moyens piir l(%tqiJcW le» vntic^ diror^c» onl ix^solu 
I4; probit'ïine du langage, cl la sùuples&e avec UqueUe ailc^ oni lire 
parii dea mécanismes les moins reâsemblanis entre eux pour rendre 
le?* Ki^jiiÉft cat^gones aoiil le. par|jt^u<^i objel de l'mïiiiiruliori des 
linguiâtcs, et la mdilcurc preuve de Taniti^ p&ycholoi^tque <3e TCB- 
p6co humaine ou, |>our mieux diro. du cnractoro nécessaire et absolu 
dw notion* fondmîienlaU^s de l'espril huirmin V d Une liisioire do& 
hi^J'uâ ger.iiT. U niûilleun^ crilirptrrdc la n^ÎMin piMli<ji]0- l^xiiniiL et 
toujours d ÏAiiï [^-tudiçr leaidi^fo dauji leur nsklitc^ c'fincnMc, dim.t leur 
vie el itane leur prc^riie. 

Accordons que la méthode liialorîque est celle qui donne le plns^ 
dVilendue et de précision U noire conn.iisaâno.e de l'hunimi? et d« 
Vespril dont îlcst le plus haut rcpr^enUnt ici-bas: ne nous enfer me- 
tM>llo p^A dnns les limites étroites de la vio huimine? (^ommonl 
Iftire sortir de Thistoire une conception gc^nt^rale de l'univers ? Com- 
iiit-jil, retrouver le monde el Dieu'^ Jjes psychologues se duoneiit 
milli?: peine.H pour uJler de la oonnms.^mce du mm ti celle de DieUi 
pour passer par des raisonnements d'une logîquo douteuse deTidéô 
du parfait à son existence t ici encord Tliistoire se dégage des 
abstractions creuses. I/hibtoire des religions ne monti'e-t-ellc pns 
Dieu pr^nt à Vcsprit de l'homme avec une autre clarté que b àin- 
loctiquc ab*trnilcî de nos philosophes? Quel rni!u;nnuruonl vaut 
celle preuve d^ tùt? QudUi thi>uiii<-HO le parl'ujn du Uivin que, des 
piYïfondeurs de Tflme, «-omme de Iniiiuims rivages, nous apportent 
ces grand» poème» de l'infini? Ueaie la niiture^ mais pour une philo- 
sophie qui, se dùHant de toute ahslractton, étroitement luie 4 la> 
ficiçnee d^s faits, ne sépare pas les idiies du monde plit^noménut o^j 
dl«s «e r^isent, qui psr suite voit tout dans le ileveiiir, d:iiL.% la 



(lumoJQaliliilo DJau-,, An Uttiiil#ptviidrff lu ndtur« humaine, enmmc U prflnnianC 
Th^ nftid Dl nu^LiM Stc^Acn, |ioiir une r^vi^EAllau irctitot d'un mil jiM. pour ime 
BfbEc iniipirCe- IoeiIc [larfuitc <]'-4 ton firvnijor joitr. oa fut CH \cT\m li y vnir lï^-i 

L'J. ^(irmr iif io ^cicn''*, p. I^-Ï. 
l, IHtL rt'/nsL tt de vn\jftfff*, p. 301 (t* déivri et ie Stwian. ISJ*]. 
Sh Uiif. dti LmguftifftihquM, i* édil., p, 4^1. 



H 



continuité d une ni^mi^ ■Woliitton, iju^ pmit^lr« In philoaop1iiecl4f b 
lUlurv M Cl? nV-^l l'hî^tinrr iiirnir dn runîvrr^ qui iirm» appnraU? 
Terme du progrù» n'-ûl» la conpcieiiciï \torU ou «Ihî liSi id^ûâ tr"« b 
a;i(iireaucceesivemcnt rt-^alHe, elle ne ft**ntend que d^ins son rapport 
ù tout ce qui la pr^c^e. elle crée Dieu e1 olle te suppose, elle doune 
riiitelligeuce d'uu monde sans lequel elle ne serait pàa. Il D'y a pis 
doux f^icnccfl, il nV o pn.i deux monilcs. il no s'agit pna de fermer 
les 6cus,d'illiûndrcpar un f>ru;r-dé cui^f^j/rmla n^alitf3>lc nourn^ne 
qui nr ^ r^irèlt? qu'il l'iTiluilbu du mi^FapIiysiett*ri; ti? pivkbl(>(ne A 
nV*iHnlre, ffi-sl l« motiite qiti' iioiis L'flJJ^al^slln* piir Itrtt ■it^ipfïce» 
physiques et uaint^llca. Ce gui eat ne se Jiï^tiiigtie pas de ce qui 
apparaît : dëga^ei' de b mulutude coofuad dea mouvemeota, dont 
U rfsulianle oui nnïre univers, leur direction, dt^couvrir Vid^c dan» 
Ie# frtJU. le pruK'""^-* <*""* U siiccrssiïoD de* ]>li[>n<;niKnr*j rc^torder 
les choses du pomt de vue rlc l'esprit, mai* en »c subordonnant ù 
dicft, en ne leur prùbnt quEf le «eoit qu'elle^ autonâenl, en un mot 
écrire ou pluiôl esquisser l'hlsloire universelle, au sens propre de ce 
mot, rhisloire de Dieu, telle e^l Ti^uvre du v^nfâble philosophe qui 
n'cal que rhistoricn avec la pleine conscience de sa tAchc. 



IV 



Certea ce plan se présentât avec un certain air de grandeur, 
Quand Heuan imaginait Iddi^ce dressé rians ees vastes proportions, 
il pouvait i\prniLvrr U rirrti.- que doniirnl les umlïitifjns (iJWTetiso*. 
S'enfrrirer iJans 1<\h ûiil-i ,'ionw trnliir fidrc, n'rtaJt'CC l'Hi» unir ic prô- 
eent su pa^stî, retrâuvor rmiiii- dij la acience et de ta philoBoptne, 
GOQClller les exigences île 1 esprit nouveau avec les éternels besoins 
d6 V^mr' homnine? Le w\' tircle est 1(* »ii>cli' lîo l'iii^itnirc : « le Irait 
caracti:-ri»tiqi}€ du xix* aii'-clc est d'avoir sjbstituâ k niL-lhodc Uiïto- 
riquo ft la in<^tliedct dogmatique dun» toutes Iok éludas relatives à 
FespHt liuin^in.,. Le i^rund pnij^r^K de lu critiqui^ a éié de substituer 
ta cahlgurir du ilfvtniir h h ralt-goriw ïIt^ VHre^ h coiireptitm du 
reluira la conception de l'alf^olu, ie mouvement t l'immobilité \ > 
G4ïnéraU»er la Diûthodd historique, ee oeratl dire te mol du sif^clOf 
d^ager aa pensée, Jui en donnôr la claire conscience. L'oeuvre 



dei liirmvfl dit1]nv^ ilv la Lcfiutâ, i'rii>A-ilJr« do nuitron ûont ki dilTorepIci 
ratailL» vu W drlTArvulB ûno- li^ riiuuuaiULo uiit r&tulu le |iroU«ni« cilhèLiguc* 
Lm pIidu«o|4iî« qWl i|u>f le Entikjiu ilift hoJlIîuu» propo^èca pour rD>oudr« la 



1» 



n&MK P1TILOJ«OPniOUE 



ComiDQnc^f pcunuivie au dt}lh du Rliin, n'ochi^ vomit avf*c le qùh- 
0011111 ùe la Kraricti; Jhux (punds pruiples Hi-raii^nl n^vi^U'^ l'un h. 
l'aulre, en appréciant à tiû mieux i-on naîtra, apprendr^iknl ti animer : 
<\ac\ lien pltifl fort que la commuoauttî J'uo travail (ï^siotéreasit" qui 
foit parLicjper les eapnle dune m^iùG vérité? C'eat l'Allemagne, 
pallentL^ el hartiiE", érudltc et pluloï^ophe, qui a rionné Ji la philologie 
et II riiisUiiro toute l<;iii portôo» qui le« ^ mises A leur pljiœ et ît Ipur 
rang, en y clicrclinnt uurrc cho?K* qu'une coIleclioD de faiU curîoujt. 
en pressentant d;in s lôsEiits eux-mêmes el dans leur sutrcession une 
logique rèoïle, le^ moments du progrC*^ de Viàée. Itenari serait au 
Xi\' siècle, pimr re pijuple pluw aitétulatif, avt*i: plus de si^nsus 
aaseî el d'éWvotion, ce que VoUaire avait éi& au xvin' sicûlo pour 
l^Angletcrrc : d élaguerait los broueemiles germaniques, il êclnircî- 
mit VK (]ui restait (^«lurug; ]inr lut- une fii]» enron? l'o^prit frunr;aïs 
forait !*on u-uvre qui est de rendra fiuiuaiucj^, unitfcrrwrllcs, les 
venté» qui restent ruitîonate» dans l'esprit ti la langue des autres 
peuples. 

A toute» ces sédUctÉons^ celte phitoâopliîe par l'iiiatotre ajouiaTt^ 
pour FEunan, celle d'être la »ienm\ Kiiiie d» son eipi^rîeiice, de see 
éludcji onlârJGures, de ses besoins» de aca qualil^fa et deaea défauts, 
oll« tétait ecn esprit mi^mc; elle pcrmiMlail une oclivjt*^ incessante, 
dirigée en tuus :;ens; cdle auton!;ait let; jr)LCB d'une curiosité toujour>^ 
6n éveil; «iTle n'enft^mi^it pas l';iliso1u <\nns de» rurmul&t merles, elh 
ec donnait elle-même comme relative et révisable. Klk fïiisait une 
part il rixuaginatiûn de Taiti^te qui vivilic i'(i-u\re di? t'iMi^lonen 
scrupuleux, en recnî&nt par sympathie lea éXhi& d'amo dont lea foits 
lie lijibsent souvent qu'une trace incertaine; elle voiilnJi mw vurir 
de divination morale, t'ii^a^e dt^â doiiA que Henau tfevait au wu* 
Tenir dca vies anlirieurea qu'il arait trAveraécs, Kllc aceordalL le» 
exigences^ les scrupules de Tesprit critiqua avec la va^ue poésie 
d'uiiH pliiliisoplùe sans dogmes arn^Ji^s, ikjnt les fi-iniiules di>Lveut sa 
plier k la divernit^ de^ pliénomèines. Klh offrait surtout au cai'actére 
indâci@, a Toeprit hôailanl, cet avantage sur la dialectique des phi- 
IccopheB de se passer de principes neta et d'ajLiurner indâî^niment 
IeiC5onrlUBlonsdeilnlîive?.Ci3iTimearesprilde Renan, celte méthode» 
ïl but lavoner, répnndait h celui de beaui^oup dr^ ses CrOntt^mporaina 
qui, sous ràiucatiOD acicntifjque et positive» gardaient Ica rcdtc9 

pr«b]iMQ« phUotophlquo. LiUitîologio art doil pltiH éln qii« rhiitoiro âet olTorU 
ipontanûi Icaltit pour (x^iioudra le pmbli'irtij divin--., ha piycliologlc n'cn^ltogd 
<)U« riiidi¥idu. cl clJc l'onvlstiio d'iina manlùi^ iibtliMKc. nbkOluP, famuii.' un 
ftujc>l ptriDincEiL al l>)ujourï iildnUqiii; b Ïvmr^iiil': tuv ytnx. tit U rnUquo» U 
cotmciriiu^o t« r«tt dans rbuTnacik (ommc dan« rmeivjilu. nWn % ton iii<lolr«, « 



i 




d'ane religiosité qui m conti^te de peu^ mais répii|[ne aux conclu- 
sions d une science n^i^tivc al arrog&nïc- 

Malgré toDt, il m'uH bien difflcild do roconno lire dans ccli^clec* 
tiSDM ineénJoux l'elTon d'un ^prit vraiment rjrj(ftna}: Ingénie a dans 
VM HtbniuriitiA plu» d'iriipri^vu, ^e^[L[^tioEls s|icjntiiii^ea n'ont pu le 
CJwactùTt des combinaisonfl arliGciellei», Il lmI aiaâ do dcmûlcr ks 
^lémentfi qui entr^nl dnn^ cotlc coctc^plion de Ift ecionco et dd la 
philosophiez dnrvmirp:iohf*i.^ince qui h» CEt dû. Le *i*)tivi^nir d'une 
p^Ke cnfftnoc, Iv channr^ lantflcmp» senti du cAlholitrinme, ild 6fia 
céréiDonies et deaea pomper, le bc!*oinclrgardtr nu moina le parfum 
d^ ooA Iteurs de l'Ame donnait ^ Henan lu vive impreeeion de ce 
qu'il y a d'incoropltit dans tout vyatôme qui ss?ril3e Te^prit. T'iiiilm 
pftrt \e p^og^»^l^ des scîcïicp^ pr*»iiljven. riiilelli^entre de leurs tnc^lho- 
dc«i le d^ir d*^trc de j;on tcmp:*, d'aittr sur lain l'indinailnii po»i- 
liviïino- C<>i]iEiUTnt concilier lo sentiiDcnt relîRLuia et lu tiogali^n de 
toute religion po^tiive.' la suprématie de l'idt^Q et Kon Identiié avec 
lââiît?Co<iiiiient ^lœavec A, Cïuite ntionu^ïm? J,'AI(cma({nelui 
donnait les éiémenta àt la solution de ce problème détical. Kont 
reconnaît du» ieê formes de Teeprit le» principes conslitutik de 
toute Bcienre, Itw calégorioa qui rendent b pensée du n^ondc po«* 
làblc cl rt^pllc; vide» par cllcjs-m^mpt, ces formes Altciidi^nt une 
niAtiére, lasiphéflomén^; )curr<Mec»t seulement. en Icscoordonnanl^ 
de créer tout à la foH rumtc da in pennée et de 5on objet, la eon- 
ficleocd et U Reience: supërieiir en un ien* aux falls, l'esprit n'a 
d*autrr» fonctions qyu.- de lc« comiiiili'e. laissons A Kaut sa subtile 
Analyse des ccndillon» de l'expMencc. touicsa scolaftique, empron- 
tons*fui la notion d^ eatégorit^, d'un apport de la pensée. ^ Moi», 
loin d'ideniiïler le relatif et l'alisolu, la Criîirjiie Jt» la rnîïoii purt 
ies^pare par un iiLtinâ iufiaïïriiiî'NibltîH itou?* dii-lL>rifiûrL!i la réalité 
en la ccnnaisaant ; loin de nous r*^véler VVArt. le phénomène est le 
voilo delà statue d'Isis, rhotnme no l'arracherait qu'en arrachant 
son propnt* t-i^pril. Prynrjni; la oriUque sans ses coni;équencefi- Hogal 
donne i rii'Oiiii rc rjiiP? Kant lui rt'f^se : it identifie les catt^gories de 
la pecAée avoc^ Ica lois primordiales des choacs. Laissons-lui sa dia* 
Icctiquâ auj>til0i, prenons-lui le réalisme du Tldi^c. 11 n'y a dC^s lera 
qu'un monde et qu'une «cience : la pbilov^ophiOr c'eât rinielligence 
^uléfl & la science, le tlEsceinement dana la continuité!* des Talts du 
progrès de l'idée; la sympfithie de l'esprit conaeient de lui-même 
arec J'oeprit obscur dont il e^t la manifedUlion la plus haute. 

Kant, raoîDisIa Crtdq're de la raî^tiM f>ur*0, Hegel, moirs \a, Lif^^iffu^, 
X. Ctntxy'. phK «^ quelrgiie ehow, ce n'es! pas aseeï penUf^tn^ du en 
parfum de phtlosopbie pour renouveler la pcn*<'c moderne. Je men* 



l>i>jfL)iiiti^ijr. J'y Irouve luus les UélauU de l'êcleclisine : les pièi:e3 
rapportée» s'ajusteat mal, se ûïsioîgùQnl, ^i nous n'avons |m» d'au- 
Ires moyens de connaîtra que l'olMorvatïôn et Texpôrii^nee, sL tûul^ 
vérhi^ sn nVliiii.eït <îerni*>re Htialyse, A un fnii cinisUltV, Ji une loi 
vL^rifl^e, soyons positivistes, Poursortirdesphi^notnënesetile leur» 
rappori?. Il faut que nous ayons Jcs principef! qui n'en dïSrivcnl pas, 
qui it»:noiil des ventés d'un uxtire ordre. — Avant l'expénenco» il y a 
en elTel resjirîr, ses i-rtiégoHes, si>5 id^Hî-, ses ?«eiiiiraenis- li phi- 
loBophiP» c'est rintellï^-tini:^ de la vérité. — Mais i-'est joiit-rsurle 
mol yénté. Celle inlijllifrcnce de la vârilé n*06l que rappUcotion de 
ventes no jvellei;. I>f>ïleu:t choses ]"i.in«, ou lys laits et i eu r^i rapports 
d^r^rminenl les id<^es dans l'esprit» alors soyons positivistes : ou le»* 
id^es Hinténeiires aiu faîls ru rÈ^glfïnt k m^rchi? et le progrès, alci^ 
soyons hégéliens. Uuclles eonl ces idét^*} Iflur* rapport»? les con- 
di lions qu'ell&â inapoâdnt a la connajâsancc et au mondd'V La ptuio- 
90pbte ah^lraïte renaît; la méthode historique elle-m^me laauppose- 
Diroub'iiLJUfique LeacatT.^gûrie9écha|}pent£Lia rênexton.que ces Idée^ 
n'ont pas h èTre discuttScs, qu'elles s'imposent bien qu'on les ignore, 
qu'il n'y i qu'il i;e livrera» nmuvenient naturel do In poii^r<^ poiirlp^ 
découvrir ni daii* U'.i u-uvri?^ quVlIfi (.n'o, ^'l dafïs l;i nulnn^ i|u"ell^ 
UUDtemple? ie irrainii que dmiun ne vojt^ d^LUs le^ tvls que œ ijti'ii 
y voudra voir : voilà la pliilosophic ri^duilc aux conlldcncea d'un 
eepnt individuel. C'était bien la peine de prendre de grands airs, 
de parler de science pure, desimi^resKt^r, iinpcrsonnelle, pour réduire 
1-1 pbiliwophie niiJi i.'pHnL"lienie[iïs d'une Aitîp sent-ihle ! Si rr n'r*l 
qu'un jeu, qu'une vainc consolotioiL un moyen dVnvcir>pper daii^^ 
dct mdlodicn carcas&ntc^ le rien qui doil a^ioucir leg insle^Ëe^ du 
vrai, «oit ; inai»; pourquoi dire alor* gravement que la philosophie 
eât \ti Vui di? tont[-T« les îii^iei^rt^îi. qu'elle âeule donne un sens h toutes 
les recherches qui la pR^parcnt et la rendant pussihteV 

P£8 son cnfanco^ Kenon, >i'il tant l'on cruire. ■ ùtait aimé dos- fées 

1. Iti^t^ générale dt{ Ungues fémiXtqua. p. TyttZ. « On arrive Dkn»i A tcarler U? 
id^O« «bnoLno^ i|uc cftUiofB «Cftttrt philotophiqui.Fi. colle da tltt^dn ]i3ri'x-«Br «ont 
rorn>^'C« Bur lo vU^irloppctdriil do rbumaniLf^.^, L^hi^loiro ^'^lU- ijViilend», bifn 
tnt<3Qd(it ]'bi"lojri' ridairèe iini unf a^iic |tliilo*apliîif a iIdih: \a ilroïl il'nb^rdcr 
cw difUcir^s (irubltmcN ; lit fi;iP>ciilfiU<>u ii pi'i'>'-i r*\ 'u\'rM\i\\tt.\x.\\lt (juili cdn,-, u 
Sftiti miis riiiîiti^iftf n'cnl im" !n plidpjHopfiic i^ui l'crlnlre^ M c^ïUc uifmi? plijlo- 
bO^Lio ii'u*li ni dornihrr nrin]^*c, t\%it m i\\tt i^i^ntc M. I-Ldian. tl »■ dîc n'a pni & 
^li'(»iJïfCuLèc*«ei prliii:i[jr>i k<uK ito iloffino [|lji uc nponeul «juodiirnnfûJllibthtfl 
ilfl i:PîJiiiijiLl IrtR iittipimr, Lr >i:cpti[:i>[iri; «Ic lUnin re>lcra loujonrï alaii le B<^FpU' 
iiifciini d'un ijuiin-iii' trcp locijrliîi^pi» ûIUjJ* ilana kï hiWhidc* da CûlEiolicismc : 
■n rifCKii^J'c cunccpttou dfi In c«rtiudc a pour JAmaia riiu»B« on lui k non» ^o 



I 



GêAILLES. — LA «iTUOtlK nilLO^UPIHUlJI^ Oi: A£S\:t 



U 



tl 11 1«« ïinijut ». On 1^ ftvait invitéeit fi M>n tu]>tém6r cimcund, 
lotira lûur, avi^i^ um^ faveur tiouvellu «'«^Uît (ieiirrht'*f* Kiir hûti b<^r- 
oeftti ; aucune |ur uiaJheur n'eut l'idte de lut donner riicccinl de Uitt 
dû dons. Des fées on en oublie toujours ano, celle qui gAto Tocuvrd 
dosRUlree; l^vioilleniArmottii : œ lu ni» iiortirai: (ïni: do loi-mOmo- * 
Sorlfr âp sut, ko (lf^giig*irdi'*t'Jt siuiTimEîKlMpï^rsiinnj^ls, «i» KiMimi-llru 
Ji U vririiiî (ilyw^ivr, mdifTf'-rctitc", ce fut no» rèvrt. Fn vonL-iiit sorlir 
de )ui-m6me. jt s'y renferme. lE roproche aux m6tapliy:iicioaâ ieur 
«cicnco adJâlnUtOi clâtachée dos TatU, sans contrôle, et par aon vajj^ue 
Id4>a[lsme IL supprime le c^knin'ile 'lu'îts hisv^ntf la dialectique; It 
admet ^aha discussion les principc-s quM impose aux faits alors quM 
croît les en di^nvcr. Certes^ le fmt s'impoïc. mal» il Cimt l'accepter et 
ee Uirv. t)i>)( qu'iiTi prt'^mtd l'interprt^ter» en fuiro \v xignif dir rîdéC) 
de dt-nx clioait-Ji TunT», oti l'id^^i* e^nt oljjeï de srjtînce, iititOlig^bk h 
toui.ouetfôu'ent que 1& ^taînie subjective, le timbre de cet inatru- 
menl *uia analogue qu'cal V&mc iDdividucHc. Rcn&a acra ûjnai. je le 
crame, ramena du mondea lui-mdmo ■- 1 idée, ce aéra de pluv; en plus 
lui-m^me, h philosJïpbif^ œ 'lu'il pcïïw. 

ÏA dualité de SI naUire et Tiiidi^ciMoi) dt^ i«nn jugemLïnl. !^ont dan?* 
te principe tn^c qui duil lui donn-jr la v^irilé objective : l'id^o se 
riÏAbïïe |ur lt< Itii, le fait oit t'exprcs^km da I'ilIi^g. Si le pïiiloftûphe 
coaïid<.'re iurtoi>t ridée, sou développe meut, la loi de son progrès, 
iljuyeni là tiit pardon rapport ftelle, il pourra condaiiirter e« qui eat, 
»'aUrL9tOTpaindtgncr;s'il s*intêre»de surtout h la diversités des faits, & 
colangtgovanc, obscur, Aub^ï^do6ubo^d■Jonerlc tait ^ ) idéal, il se 
pofidFOnnpra pour le «pitclu^^U* %,m% s<mct d'en tirsr lu inomlit<>- Duitn 
c«Hfl fi-irrPulïM'nib^tïirniin*^»^ dïM)\ pbib)?siï|ihjt-H?Hïïil irn[>ltqucVT*, dnnx 
eoDOeptionB du monde : ât^ud âc démentir oal(=gi>riquefi]ent,eii parlant 
à peu prëa le m^me langage, Uoaau pourrai passer iHËCUâiblem^nt de 
l'uoG h l'autre^ Ces deui^ conceptions opposées de l\jnivers &out con* 
tenues ^axis \s v^gua formulo qui est le t^^i'^i-^'l^ gémirai de sa phi- 
losophie, comme rcxprc^aion de ea tiMure m^mc- Le eritique volon- 
liûrfi tjOût poiiT lo falt> I bomm'^ d^magination moralo et roiigieuse 
pour ridée. Lcf iucblentii de i^on t^xiatence indii'jduello. les caprieos 
du «1 sfï^nsibilitr il*^('idfn»nr di' 7ta izi)\\v*'\\lUm ds-s i-biïm's; nvt^f uti 
âgoïftmfi d'e:tfaut, il ^nlniinera le ruùndedauale^ inéUmorphoAr^fi drs 
9& nature mobile et capnciouse; il ne pourra faire un pa^ aana dûpJa* 
eer Taxe du loonde ; il ne fiortira pas de lui-rm>fnc. 



GASfllEL SÉAILXK». 



LES KÈGLKS 

DE LA MiaiIODE SÛCIOLOtilQUK 



HfcoLCS HtUhTTVBS A l'EXPI^ICATIOÎ/ BES FAITS «OCfAUX 

Mais la ciMislittilion rlcut es|tk?ea est uvanl Lotit un moyi^ii dn 
grouper les faits pour en faciliter Ti nterj] relation ; la morphologie 
«ocmlc C9i un achimincment h la parLio vraimoTit expLioatiYô dû la 
scienco. Quelle est la méthode propre <ïe cette dernière? 



I 



1^ plupart iIma !AûciûU^gn63 eroîent avoir lY^ndu compte îles phé- 
nomènes une to'iA ïjuMs ont fuit voit à quoi ils servent, quel rûle ils 
jouent. Un raiûoniio comme s'ils n'exisLaieut qu'en vue de ce rûle 
et n'ûvaioni d'autre causd déterminante que là seniiinenl, cUir ou 
confus, des serviras i\ii^\U scrnl rappelés St rendre. C'est pimnjnoi on 
croit uvoir dit tout ce qui est nùcea&aire pour lea reniïre inlellîgi- 
bieâ, quand on a r^Lahti la n'alité dr^ ces 54^r\ices et montn'< â quel 
bofioin socdl ilï apportent satisfaction. C&stain&i queComtorami^na 
toute la forue prL>grp^sive de l'estpÈce huntainis h celle tt^ndjiTiue lun* 
dainenlaie a iiiii pimsst? liirei^temïîiil i'h<nrim*i l'i ami^horer boBA cesse 
soiiâ tous les rapports bu condilion quclcomiue ' i», et M. SpCDCOr 
au besom d'un plus grand tKfoheur. C'eet en vertu de ce pnncipe 
qu'il explique la lormefit^n dO la socÉ^tâ par les &vnntagt« qui rcsnU 
teiiL de la coo^jf^nition, rinstdullon du ^uvtrnif-'mrnt par l'uliliti^ 
quM y a à ri^KUlariacr la coopération militaire ', les tranâl'ormatjODS 

I» Voir Lan dcmx miuidro* ^rcc^ilfioU dt b tUvM* 

». .^ori'>f,. III, :j», 




par IvKqndlcx a. pMXL' l;i fAniilU' [uir Ir- b(?sinii i1<t ctinHIir^r t]ç plus 
es plus (Air^temeiiL Ica mlL'réU d^^i pnrertla, Jen ctiEjiiil» vt du la 

Mlle c^tie méihode conrond d^ux questioDS très dlfléronteâ, Kuirc 
TOlr  quoi un faii est utile n'est p^9 p\plii|iiEr cummenl il ésl ri> m 
tommeat il cbi ce qu'il c»t. Car les emplois auiquds il sort »uii]ii> 
_Mnl les propri^lL^^ spécifique:» qui Je caracléri:«cnt, mais ne les cri^ent 
pwi» Uï bcKfjin <]uû noui» avooa des cliosea ne peviL p;^ faire qu'cllcd 
«oicnl u^llf^s nu letles eu ^nr conât^i:|i]enr, ee n'est j>as c<t besoin qui 
j»i!ul les liri-r ilu iiéaul ei leur conft^rer Télre. C'est ije causcb tVim 
autre genr« qu'elles Uonncnl leur cxistenco. Lo senliment qxxe nouft 
avtAd d« I utilii*.^ quVUos pri>€i?r]lent jk^^iI bî^o nouif incLler â mtHtrâ 
€•« cannes en oeuvre ei h en tir^r les efÏPls qu elle^ impliquent, non 
A susciter ces effets de rien. Celle proposition est rviiientc tant qu'il 
OC 0'afpl que dos pb6noincnc-< muti^nela ou in^mc fu^'cboloiEiques. 
£ll<i Vi: M^ruit pOît pluâ ccnleac^e on sociologie si les faitit ïiociaiix, & 
cause de leur extrême Unmal Criaillé, ns noua paraissaient, ît ion, 
deiitjtués de loutû réalité intiiiiâèque. Majn piija<]ue ehueuii d Vux 
e»t une force el qui domine la nôtre* puisqu'il a une nature qui lui 
wt propre, il no «Aurait suffire, pour Lui dounor \àir&, d'en avoir lo 
déair ni la volonté. Pour raruin^r ]'eâ[int de r^mille lA oti il e&t 
alTfliblif il nr- Kufnt piui ijuit InuL 1i* monde en rumpri-iini^ Ipk avnn- 
layes; il fautCairu directement agir les cau&&) qui, seules sont sos- 
ceptiblea do reuj^ondi-or. Pour rendre k uo goavernonnont 1 autorit<^ 
quà lui dit nécassaire, li ne eufût pas d'en sentir le ï)eBoin; il fout 
a'adreaaeF aux ^eule^ foireri eapaUe^ de la |;ir(idi)ij'e, c'est- jï-il ire 
COnstiCoer des traditions, un esprit commun, etc., etc. ; peur cela, il 
&ilt encore remonter plus bouL Ja ehaino do5 cuur-c^s eE dcâ elTel^ 
.JKuqu'l ce qu'on tp:)uvo un point oU l'action de l'iionime puisse s'in- 
a6rer Rmndivmunl^ 

Ce <iui niunUC bien la dualité de œt deux ordres Je reclierclies, 
e'c^ qu'un lait peut cvidler eana servtr ii rien, soit qu tl n'ait jamais 
ùlé ajuâlL* ^ auc^une Un vitale, so^t que, apr^ï ;tvoîr été utile» il ait 
perdu toute utilité en roiitinuAiït !'. ifiixter p;ir h s^tilc forre d^ 
rîaiLitLuIe. Il y a, en efTet, encore plus de survivances itens lu 
.tùdAXé que dans rcrKanî^mo, il y a mémo de» ca^ii où âoit une pra- 
tique» soil uoo in»ïlitutit>n nodali; ohangant de tonctiurs san^^, pour 
cela, dianger dt> naUïi^ïî. I^i r^yîe m pater t*tl iju^in Juitœ nuptii^r 
Jrdarani est mntéricll<:nu;nl riî»tt-6 duna notre coJk <:e i|u'elle i^tait 
dons le Weux droit mmain. Mi^i», tandis qu'alors (*lle avait pour 
objet liù saiivogarder lea droits de propriété du père ^ixr les enf^mts 
Issua de la femme légitime» i^'est bien pïutCI le droit de» rnl^nts 



18 RBvtiB r»iuisat>iriûix 

qu ello (irot^i^ mijourd'hui. Le serment 4i commencé par ï*tpô"une 
sorte d'^îïrniïv*! jtiiliciatre pour devenir simpïeineQL um\ fonim 
soleniicEic oi iinpotanie du témoignage, Lea dogmes religieui du 
chrUtiAAifltne n'oot pas chan|:i> depuis des siècles; mais le nMc qu'ils 
jouent dans noe Bociôide modeinon j\'t'*i pKie le mOniA <ia'Aij moy^n 
Age, C'e*t aln^ encoro i\}W l^* nintK Krrvftit h rxpnrtKtr don ften» 
nouvefliïïsjins ijurUîiir conlf-:ilurï; ^:h!l^K'^ C'«»l, da reslc. une pri> 
|>i)Hiticin vraie cii sociologie coinmo en biologie <|uc rorgiine ost 
indC'potidani <!e *a lonaUon, c'esl-a-dire qiie» loul en restant le 
mèmf, il peut servir h rleg ftns (lifTérenteç. C'est donc que l^n caitsea 
qui 1'^ frMit ^Ire aoDl inii^ pendantes des fins auxquclJc£ il bûrL 

Nous n'enlcnilons pus dire, li'aillciirai que low Icnd^ïnciîa, les 
benoLQs, les désira des liommQs u'tiitervieuiKîUt jarnaii;, d'une 
lïuni^re active, dans Ti^voIuLloa soi^iale. S'tla ntf |i«^uvr-nt pu* r;iire 
quelque i^honG ûc riao, il leur e^l possible, en ae pt^rUrit sur les 
conditions dont dépend un E'aLl, d'eu proascr ou d'en contenir lo 
ddvcloppoinent. Seulemenl celt^ iotervenlion eLle-méme & lieu en 
vertu dt^eaaieseftlriprif?*. Kn ^ITiM, Mn^fendanre n© peut concourir, 
mi^ïn^? dans colle ini-*«r(î riîMrï-iiith, à la prrMhiclicin d'un phinornéne 
nouveau (jne »i elle ùtti nuuvotlo elle-in^jue, qu'dïc ^e soit cons- 
tituée de toutoft pièces ou qu'elle wit due ii quoique trao^^jnna- 
tion d'une tendance sni^rieure. Car» & moins de postuler une îiar- 
monjt^ pri^^Lablie vraiment providcnlielle, on ue aaui^U iulineltiH 
que. d^i* l'origine, rhommc porUU on lui fi Tétat virtuel, nmie toulee 
prâtca h 9 évoillor A l'appel doa circonetancee» toutes les tendoncee 
dont l'opportnnUéd<îvaiisi> tiiro^eniir *hm* la *uile de ]'ï>volijiron. 
Or une tendance «si, vMr. aut^^i, une cln»sc; Hle nr peut dîme Jti se 
comtUuer ni se modifier par cela scui que noua la jugeons utile. 
C'est une Ibrco qui n tta naturo propre; pour que cette nalure aoil 
suecitdc ou [itlér^e. tl ne sufrM pas que nuuH ) Innivliitm quelque 
avantage. Mais II f^ut tout ^lotn^ 4'hir^o <{\ia la riipn-^rnUriitii di.*jt ï^er- 
vîces qu'ila peuvent rendre ptmr déterminer de Icla changomcots. 
l'ar exemple, pour expliquer lea projïrùa conalanta de la diviAiou du 
travail *ocial, noua avons montra qu'ils sont nécessaires pour p<ir- 
mt'tli'nii rimnuinî Je se maiuliMir dans len couditiourt miu^dlrs qui 
lui sont faiteb ûl mcaun: qu'il avauoo dans rhisloii'C- Nous avons 
don^: altnbu(> h cotïo lendunce, qu'on oppoïlc aswï improprcmenl 
rinstinct d? eoniH/rvAiion, un r<'>1o tinporljol din« nittrc L'^plirjtiii^n. 
MaU, en premier lieu, elle ne ît^'unait h cUl- seulr rendre œniptu de 
la ^pt^cialisatîon même U plu.n rudimt^ntdire^ Car i:lte ne |ieut rit^n s^ 
les conditiona dont dépend ce phonoinùnc ne Ëont puë déjh réalmécn, 
c'est-i*dire »i les dilTerences Individuelles ne se sont suttîsamrneni 



DURKHEin — » US HCCLES DB U ïtrilOÛB ïEOCrOLOCIDUe 17 

les parsuitr d*^ rJni1i>tcrminîlion |iï"Ot"rt*s»ivi» de In i:(mHi'»*tic« 
tatie ci des mll^icnccs hiTt^Llitairos V Mt^me il TuHiJl (piu U 
dt^'i^OQ du tn)vAUoai4l^âcomniciioi>d'oxigtcrpour qu-j l'titihlé en 
fui ajuTcue eL 41;^ le besoin s'oii Ht BOnlir; <il Ea »uuI déviTloppemont 
de la pcrsonnaliti^ ifidividut^lle, ttn itiiiilîtiLJuiU iinr |ilu!« grntide 
divcTWtddcgoùtsct d'apliludca, dûvail n^ceaaatrcïrmuit t^roiloirece 
premier ri^jtuttat. Milî» do plus, co n'oat ptu do goi-tnCtue et wins 
CAune quf? l'iiHiinL-E ilu conservation est venu féconder co premier 
germe ait ^iitrcialination. S'il t^'ol orionli!! et nous a oi-ientëd dans 
^ttc voie nouvelle, c*C5L, d'^ibord. que U voie qu'il suïvaji i3t nijua 
basait BUivro antéricurcmuiit .t'cflt trout^o comme biirréc, parce 
<pi*? l'intensité plus grande de la lutu?^ due h \n i'.ouâ^nf^Xlon plus 
Uraiid<" t]es wjrii^lès, a penniH de iiiouih en moins ani inrjùidu^ de 
M iQaiatoair a'ils coniinuaient k se conaAcrer à des t'U:hiï& géné- 
rile*. Il Q àlè ainw D>5ûe«sit^ ù cliAOgcr do direction. Dautn^ part, 
s'il s'iHt tourna cl & tourné do prûTérence notre activiiii dana le tatu^ 
d'uiic diTi^ion du tnivaîl loujuiirt }i\u% dtHvl^iptii^r, rV->U i]iie c'était 
AUftoi le ecDft de la moindixi rési»timc<î- Le» aulrc.i solutions posai- 
])|O0 <Mai&nt r<>jii]gratJon, lo âuicide. le cnmo. Ur, duDfi k nioycncc 
doft ca«, li^ ti^ns qui nous attachent ù notro pays, ù h vie, la sym- 
pathie <iuc nau« nvon» prjur nos senibtfibles sont des senliint^ntï 
plu» Torts et plu^ ri^sbtant^ que les habitudes qui peuvent iiouh 
diâ(oum<jr d'une dpéoiobcïutiûii pluii i.'troîEo. Ccfit donc C09 dernières 
qni devaient inévitablement céder A cliaque pou»Nâe qui fl'DM pro- 
duite. Ainsi on ne revient pas, môrne partiellement, au finaliitm« 
parce qu'on ûo «e ve^asc pas h ffkJro une place aux beaom» liumaiim 
dans \€'S explications ^ociolo^Eiqnce. Car ils ne peuvent avoir d'Jn- 
flu^Dcc i^ur ri^volulion sociale i[u'â condition d'évoluor ousi-mOmeSt 
et \r.s chim^v.u^tiuia jmr lesipicls il?^ pjtSMtnt nt^ ptiuvcutl T'Irr frxpli- 
qué-*i que par dca C4u?«es qui n'ont rien de tinal. 

Idûis o? qni cet plus convaincant encore quo Ic6 L'onaiiliïrations 
qui pn^c^deni, c'^i Ir pratique m^me des iuMs sociaui, Lt ot régne 
1« ûnaliE4nc, r6gnp aus»i une* plus ou moins tar^ c^^nllngence; car 
il ircfll pa* de (ln:s t^l niuiris encore de moyens, qui s'imposent 
iic-cesBaircment k toun icï& liommûst, mOmn quund on Icj^ :^iippodc 
pbcéa dans les m^mea circon stances. Etant donné un mdme uiiLliUr 
chaque individj, suivant suri Intmeui-, n'y :idap1e h tua manli^re qu'il 
pr^rc toute euirc. I/un chercherai le changer pour le loeltre eo 
harmonie avec ^es besoins; l'autro aimera mioux so changer eoi- 
i]>Ame et modérer ee^ dé^ic^t et, pour arriver k un m^mo but, que 



I. V- tfmtihn dii fmtat/, I. Il, cb. ni 0I iv. 
TOM< «itm. — JH9*. 



19 



WEVUE PIIUOSOPHIOCE 



do viHi»t illfTéieuLcii tieu^eat élre cl sont elTectlveiiienl suivies! Si 
iloiic il élait Trai que le dL-vcloppcncnt hi&tcriquc 30 fit en vue de 
fUirt ektiromcnl ou obecurérronl fioritia«, Ic^ fniU so(.^joux dt^vraicnt 
présenter ta plu^ inûiiio iliver^ilé l'I (oule cumparuL^on presque 
iJevmil ^ti truuvfT iEn|KMHi}ilM. Or c'est lu coiilr^irtr c|ui r><Ai l;t véiîl^. 
S<ui9 doul(^. kA ^vcikcmfi^iU cxtéiiéurf^ dont U Iraint; constitua la 
|>iLrtb ïiLiiiurlîcitJlJo d^ la via sociale varient d'un peuplo à Tautru. 
UaUc'fîittajnil que chaque individus son histoire, quoique les ba&efi 
i)e ! 'organisation physt(]ut( cl moralf? soïctil ]fr« munies che^ touA. 
Fm fait, qu&nd on iaI cnlrc quelque peu en contnct Avcc les phéno- 
mènes sociaux, on r.rtt, niï oonirairiîf :ii[rpn$ de t'étomiunlc n^f^ula- 
rité tvfni lurfuelle Ha ie reproduigeat dans les mômôâ circonictancos, 
Mi'^mu Ira iiralifjue?» Ips pluu minulieuses et, en appareiiri*, Ji?» pluK 
pnériliî^. Mî iV^pcteiit avec la plus tlonaantc uniformîïé. Telltî ci?Tt* 
rnooio nopliale, puramonl sy^rabaliquo fi <?*» --pj'U semble, comme 
L'enlâvemeTil d^ 1n nancée, sn nunjuve ùxar^t^ment partout ot existe 
un certHtn fypr tiriiilinl, llr lni-'mômr- k tirtjte nui* orgainsation poli- 
tique* Le* ua-itfes !e* |itua bj/jirre&, comiuo la touvade, le liSvirat» 
l'cxogiimtCt Ole., s'oLflervent eliesï les peuples les ptus divers cl sont 
iïymploma tiques d'un cerlâin ^tali^ociol- 1^ droit de teaier apparaît 
k une pliit!^ d^termin^e de riiistoire et, il après le» L'eâlrrclbnx plus 
ou moins importantes qui le lirnîtcaili i>n peut dire â quel moment 
de révolution sociale on te trouve. Il ocrait EauiJc de muliiplicr iee 
ex^tnplef. Or cette généralité des tomes coilectivi'» ïei-uit inoxplj- 
catile M ]es caiïKL'^ finales avaient en sociolo^e la prépmidiVaridi 
qu'on leur attribue. 

Quaitii di^nc on entrcprûiid fr''i!ptiqu<r %in ptn^nom^rn^ social^ il 
f}rnt T&-I\evftifr ^^urémeat In ranvg l'ffit^i^nW fjvi iê praduîf et (*% 
fonction rpt'it l'fftnphl. NotH tioim K^nons du iiinl di^ fiHirlfim de 
pi^li!!rcncc i celui de fin ou de but, pr^wéraent [tarai que les phé- 
nomènes soiiiaux iiVxitilenl (^nèratoment pas en vue de^t rtî.iullots 
utile* qu'ils produisent. Lie qu'il f^ui dtVernimer, c'est s'il y a citr- 
respondanee entre le fait conMdi^ri.^ et le* hiîsoiîis gtïni^raux de l'or- 
ganisme socin) et en quoi consisli3 cette rt^nre^pondanee, Aann at 
prL^oceuper de ^nvolr tu oWc a été irjtentlonnûllo <'U non* TouLCd Cû9 
qtiestionic d'inttïntion soni, d ailleurs, trop subJEfe1iv'a!« pour pouvoir 
ûtrc iraiti^e» .■ïdexUiliquemenl, 

Noii seulement cea deux ordres de problc^ineM doivent étn? di»- 
joiattt, maia d convient, on g^^nérai, do trûilc?r le premier avant le 
eecond» «Retordre, en elTelfCorresipond ît celui des /jûu. It cet naturel 
de chereher la uaxjm d'uti phénomène avant d'essiiyer d'en déter- 
minor les eiïcts. Cette m£thode edt, d'4iiZleur», d'autant plus logique 



DOnKBClH. — IBS hMXS DK U MÉmOPE aoctOtOCÏCtfi 19 

qnolnpremièret|ue6tion»un3foi3 n>«r}1ui%nKlcra souvent A résoudre 
1» f«c<MMle. Ea eflrel, le Jiën de sulidariii^ ijui iniit In cause h l'efTot a 
tin canelère dff récipnicitt! i|ui n'a pa» i^té ii»!^a riïconnu. San^ 
doute. Teffot n^ [^eut pM e:clater âaniiau ravise, inaj^ ccUc-ci* ci sod 
lotir, a besoin de son elfot. C'est d'elle qu'il Um son énergie, mai* 
aujsl H ta lui r^tjiue h l'orcs^lon et. par conséquent, nu peut pas 
^dJHpamltr? sans r^uVIIc s'en it^^sseiite '. P^r exemple, la réaction 

:iftlc qui con.ntîlur? In pcmc cat due h. rintctiAitâ de» eontiiiu^nld 
,CoUeciib qxïfi lo crîmo oITi;»**; mais, Uim autre cïlô. ôllo a pour 
Ibncllon mile d'entretenir cea ^entimenu aj in^me d^gré d'inton- 
»Hé, lar ils ne lardHrainul ^las i sViicrver si les ofToiiKr^ rjuHli* 
»ubi86eaL n'étaient pas châtiâe^ *^ De in^me, A ineaure que le imlicu 
soctoi dg^ient plua complexe et pLaa mubile, les triidition^ ha 
crcyancM touiefi faites s'ébranlent, prennent quelque dioso de pluK 
md<*'lfrrmln(î ri de plus soopie et les fiicultés d<.» ri^fleticm ne d*^velop* 
pcnt; ni'ii5 ces m6m{.<9 fociiltéf «ont JDdi&pers;iblc5 aui socïiît^ et 
aux individut pour «adapter II un milieu plus mobile et plus com- 
plexe V A mesure c|uc i^ lionrmei; ïorit oblig^A do fournir un trA> 
vad plu* intenst*, le* priiiluil-t tk; et trav^itl deviennent plïi* num- 
brEHJx el de ineilleuL-e qnatlti^; maidcea produit» plus oboiid^iiU et 
meilleurs sont nôceaaairea pour réparer Icb d»:'pGneea qu'entruîne ce 
tmvad pluB coD^td^raLle '. Ainsi, bien loin que La cause <Jea phéno- 
mène»^ WDciaiii cofislsle vïona nne anticiimfioii mentale de la fonction 
qu'ils sont appel^^ h rciuplir, cette fonction consUtc, au contraire, 
au tnotnfl dana nombre île cof, i^ maintenir ]a cause jprf^cxistantc 
d'^i ils d<^nve«l. 

Malâ si l'on ne doit procéder qu'en sorond lieu h la LlrHi'nntnitttoii 
ûe la fonction. elTe ne Uisfie ynut d''Hrr? inki-KCfiii^ |iour qnt- Texplî- 
cation du phenomt.-ne «oit complote- £n elTet, Ai l'ulîliti} du Ciit n'e^t 
pas ce qui le lait titre, d faut génâralement qu il soit utile pour pou- 
voir fio maintenir. c:ar e'eat aeaez qu\l De aerve ■'i rien pour être 
Suïtiïile par ceLii m'^mk"*, puisque, daii^ ee eas. U eonte suns rien 
reporter. Si dem: la K<^'ii^râ1it^ ^^^ phénomènes sociaux avait ce 
CAractj^re ptiraaitmre, le budget de l'orpûnisme serait en d6ficit, lu 
vie tociaie démit tmpossjbl^. Par conséquent, pour donner de cello- 



1. fftiui na ^QiiArhiaf jtM roulencr ici do quciiticps de pbllosdpblc K^nbralo 
qui na HniiîQt pi» \ l«ur pince, ftcmnrvjoa» pourtant qua, niicux £ludlf«, <^UiO 
r«cl|tfWl« d? In CAU» et rie l'clTet i^jurcdc fournir uo ai'>^a do riconciljflrlu 
■kécanhinc 9<H'r)t»diiii£ tvci: k lUaUduo i|lj' impliquent l'cuitflECO ni surlout Ia 
fwnwliuc» lie Utio- 

j. V. £Ku«à>n du iiacûH uplaf» H. cU> u» DOiammcnt ^ 1D5 ol aq*!- 

4. M^if . aoi cl iqq. 



nsvre pstiosoptiiottr 

ci «00 ÎDtoUîjïcncc Mtis&isanlc, il est néccegflirc de montrer com- 
rofiAtlSit pltùiiOEik^TnOB^ qui rn fityni lu m;>t]f'-nî oimcourcrit i:TntrD eux 
de mnniërâ à metlrc' U soi^it^L^ «ru ImrmoTiJe :wei' elU^-m/<mc «t Avec 
\c dehors. Sniia doute, U formule courante, qui d^Pimt In vîr? uti4? 
corrc^ipordancc entre le milieu interne et la mîtif^u externe, n^e^t 
qifuppHM^hùo ; cpponiionl t»ïU- nui vmio <în gif'n^ral i>t, par auite, 
ptiiir i.'xpiic[iiï*r LUI Uûl A'orûrt* vit;il, Jl ne siitUt fwt <ie motiirnr la 
CJLiine dont il dt^pend, il faut encorâ, &u moins duns la plupart %[r%^ 
ca^H Irûuvâr la part qui lui rovieot dana l'ïîtabliaftemont du cinit* 
hirmonls générale. 



Il 



Ces deux question s distinguiez, il noua faut déterminer la méthode 
d'aprôa Taqueîte elles doivent i^tre n^w^Ui'-H. 

En mttnc temps quVlle est finiiliste, la méthode d'e.iphealîniL. 
géni^ralement suivie par l«î socii>10Bui^s est liasentie Ile ment payclio- 
logiqur-'- Lgs deux t«nd^nce« sont soltdajriïti l'une de Taulre. En 
i^lTel. ti la Hori^lé n'e^l iju'ur ^y^tt^me de moyens in^iLui^« jair lni^ 
h<j\uinf.h en vue de cerlainea llna, ces fins no peuvent ^Ire qu'indi- 
viduelles; car, avant la $^ocict«5. Il ne pouvait exister que des indi- 
viduiï. CâAtdone dcî riniHvîdu qif émanent les tùéva et les beecînB 
qui nnt di^teniiim"! la rTïniiati*jn jIhs stKîJiH^s et si c'est dr lui que 
ttHit vient, c*eat nâceadau^meot par lui que tout doit s'eAplicpier, 
l)'adleur« d n'y a rien diuis la soeiétt^ que ded consciences particu- 
liËre&;c*6^ donc dans ces dernières que se trouve [a source de toute 
i'ëvoluiion socinli?, Prir «iiiLe, lo» hùs Miiriolnj^irjiu'K n^- [viurrriur Atre 
qu'un corollaire des loi;» plus générales de b psycholceie; Tcxpli- 
cation »upr/mo do lu vie collective con&isic^ra a laire voir comment 
13IU] docûute de la nature humaine en t!4.^ni>ralf soit qu'on l'f^n dé- 
duLae direclemeut, anus observation prâaUble, soit qu'on l'y mt* 
tache aprfa» Tavoir observée. 

Ces tcrmcd sont a. peu prè^^ lûxtudlcmcnt ceux dont se sert 
Augueto Comte pour caruciériftor n^ mHlnHU\ u Pu]j:qur, dit^il, le 
plii^nnm^ue «uc^iol, cuiiçu nu toUilité, ij't*t, ;iu IbnJ, 'lunri timptt* 
diivcliipfitment dt l'ttutiianittiy xeuh ttucune création df* facHttén quil* 
Mïmu«, ainsi quo jo lai ètahli ei-Jcti&ua, loulofl lea djapOHilions 
oiïectlves que l'observation âOcLolo^que pourr.i successive tuent 
dévoiler devront donc w retrouver au moin^ en f^eririe dan^ cetyp6 
primordial que la biologie d construit par avatice pour le aocïo- 



ouiuuuim. — tes ^tûit$ de lk ?u£fUonE soctOLOcifiiic SI 

4oste '. » CM qu0, HuivQnl J jî, io Cnil domÎDalGur de U vio socicle 
«st 1« progrfet <ît r^uir, iraiilix? I^^rt, lit progrès d^pi:nd d'uti fv'tour 
'excttiMvrrtttrnt jiïiydiûfiir?, h nnvfiir lu trndAiir^i r|ui poiiAni^ Thninii»: 
i développer de plua en plun Ha Ailur«. hta UitH modaux dihîver&ient 
mèiAâ ei immt^diMement dû in nature humaiae <)uc, pendant les 
premlèreB phases de l'hi&toire, ils en pourraient ÙKvB dlrcciepiefit 
déduite saii» qu*i[ suit n«'?i:x'fi>^Jiii'C' rie roc4)Urir k TobBervatlon '. l\ e»t 
VTti ^[iï*?t de J'4vcLi do Cnmtc. il cM impossible d'npnliqucr cette 
COétbodc dL>Juctive aux pûnoifr?: plut; nvaiiccos de TcvulutioiK ^cli- 
déicent cette impoaïibtllté est purement pratliuo. Klte lient â ce que 
ladintâih^. aiti'^ lepointdedi^pailHl le i«îi[l JVriviV d^rvient Inip 
constdéraLte pour que l'esprit humain, s'il enti'epj'eriail Je le par- 
isoorirs&ns ^oidi^^nQ nequÂt pas île s^ôK^ror^ Maie le rapport ontra 
l4fs loi» fondniTicfn1idr« de Vx natur;^ hutna[ni> rt Eua t/jEiiltats iiltimi.'« 
■ihi lïTrigri'-* DP liii^iin [liut dNMrrr aTVilytiipir, \A-ti fnrmp* fr* pin*, rnm- 
plexfA dt* la civilj^atifrn t\c >ùni <iue ûa b vie ptiychitrue dcvetoppée, 
AuâM. alui^i mi)-JUo que Jee Uii-onefe de la peyctologie ne peuvent 
pas suffire comme pr^misse^s au raisoDnem^nt «^oclolc^que» elles 
sont ta pierre de (ouclif <pji sï-uIp permet «IV^imuver la validili> de» 
proportions jnductivcinunt établies. « Auciinc loi de succcsaion 
^(OCiAlCi die Comte, indi/|uéCi mfïmo avec toute l'autoriti) posisiblc, 
par U méthode historique, ne devrai i^tre flnatament admive iju'apn» 
avoir été ratiointrlkiut^rjl ratiacïn'i?, d'une rumsitire iraiTU'iii'?' din-ï;ta 
ou indirecte, mai» toujours Encontcatable, h. la théorie poïiitive de la 
nature humairiG *, ■ C'est donc toujours la peycbologîo iiui aura Ed 
■dernier mol. 

Telle esr t^gjih'rm^rl la iniMbnil<* «iiivir< par M. Sp^rnci-r Suivant 
lut, en effet, les deux facteui^ primaire'* dç^s phânom^oe» sociaux 
sont lo niilùru cc>[ïmtque et la ounâtituUcn pliy&ique ot morale de 
Titidivjdti V Or te premier ne peut avoir cl*influenee sur la soi?i(^té 
qu'à Iraver» le second qui *e trouve t^tre, par cons^iiuent, le moteur 
-«aftenlicl do révolution sociale. Si la aoclôtil io forme, c'est pour 
permettre & I individu de réniiser sa oaturc, ot loutc» les tranBlorma- 
'tion« par lesqu«lk« ellt? a |msEé n'oni d'^iuiro objet que dfr tondre 
4»tl4i n^liïâili'fn phiK ftieile «t plu» L-ompIrFr*, CVhI vj\ verfu de cd 
principe que. ivant de proiréder h aucune recherche »ur l'or^'aïusa* 
tion êociaJe, M. Spencer a c^ru devoir wnaacror proarjuc tout lo pre- 



t. L'4<in f^ pii^at- por.i IV, m. 



2S ttËTue PHiLoeopmotG 

midT tome de ses Pfincipfs d« aaMologiê k l*ëtijde ûe l'homme prj- 
milir |ïïiyj^itn»p, l'Hir^tioiiiid cl intdlrr-liÉcl. 4 Li scinicc de la socio- 
logie, dit-il, pixri des umtc» sociftle^» soumises «iiiic condJLiona quâ 
nou§ avons \"uos, consliluées fihysiqu^mmit, rtmolionnellomcnt cl 
întollf^ctu vilement, et eu poss^a^ioa Je ceruiînt'ï' Uùes acqiii«0A de 
luinritt ht-iire et iJee Heiilimentacon-tispïJinlanls '. »Kt l'esldanKiLruK 
Jo cca ÂenlimenU, la crainlo de^ vîvatils fil la crainte (i<is iriorl*, 
qu'il trouve l'origine du gouvorûemciil politique ol du gouverne- 
ment relfgieux V II aiïmcl, il Vi-X vrai, que> une fois formée, la 
soci^li" i'4?ngit wur 1rs individus ^ Mtiis il ihï s'rriKiiil. jinw que la 
90Ci6t£ ait le pouvc^ir d'f^^ngciidrcr diroctcmcnl le moindre fiùt social; 
olle n'ii d'oflfi^ocité oaucialâ t co poinl do vue que par nntcrmfdioirc 
des. chuDgëiuentâ qu elle détermine cheï l'individu, Ceftt dom? lou- 
jûur!4 de la [lalure liimtaiue, Hoil primitive, soit d^rivt^e, qixe Unit 
dôcoule. D'aiUeurâ, cette action que lu corps social ex«rce sur ses 
membres ne peut rien a\'oir de spéciUquc puisque les lin« poUtiqiies 
ne sont nen on clles-mOmc^, mais une eûiipli^ oxprâesjon résumée 
d«s fliiK individuelhiï ^ Elle ne peut dium i^lrv qu'une norie de 
rclour dïî Tiiclivilé privée sur elle-uii^me. Siirltint on im voit i^as en 
quoi elle peut cousiâler dans les BOciijtC'd mdu.Htriellcs qui ont pr^ 
ClBâmenl pour objet de rendre Tuidividu A lut-inOine et ù ses unpul* 
slODs Daiurelle^» 011 le deiiarra^sant de louie conlraiiue sociale- 
Ce pnucipe ri*esl pas sculeiucnt fijatasc de ces grandes doctrines 
de sociologie ffi>ni^mlc; il inspire ^Ralcmcnt un tr^ grand nombre 
de thôorios pariii^ulioru*. (/rat ainsi ({u'on explique couramment 
rorgunîttaliwt durne^tliquiï par l«s sonlimenls que le« parants ont 
pmir l(<Liri« rutinl^ cl loa seconds pour les pr^iui^rAL rinslitulinn du 
iii&nagy< pïir les A^Muliges qu'il présente pcmr les ^poux et leur des- 
ccnduuce ; la poine, pur la uoïùre que détermine cïieï l individu toute 
léttion grave de ses inlérétâ. Toute la vie éci^nomtque» t^rlle que la 
con^oivenl et l'expliquent les ^conomislr,*, surtout dr-. Ti^'ole nrllio- 
doxc. çsl, eu dcïmitivc, suspendue Al ce fticlcur purement individuel. 
le dOvir de ia richesse, ^^agit-il de la morale? Ou fait des devurr» du 
rindtvidu euvers lui-même la base df? ri^iluque. De la religion? On 
y voit un produit des iinpressinns que les grandes fori^es lîe la nature 



1 



a. Ifiid-, !K. 

t. « tA laciAlo oiiAlfl peur k fireOI de ta membret, li»! ni«niltr<« nVtHfeni 
^1 pour Iv prolU d<^ In tncli>u^..: 1» droili 4it cot^h ptiUinjU*' riH $itnL rifta m 

dvt indiridui qm ttf com^ii«iiU « {Op. <-if . Il, ïl>^ 



OUCCftaiDOaporsonnaliti^scirkinoiktCK^iroiJkntchQEMiommcelavek. 

Uaiâiin<* tiUlp m^tbcide n'eM ^ipiiliniliU^ auï phénomènes iocif>10' 
^i(]ue;i 4|u'[i (i^nililîoii de le» liénaluivr. 11 MJfîlT, (luiir en nvgjr U 
prtiQVQ, de î»c reporter fi la d^llnitiùu ^uis nau» en avods Uonnéff. 
Puifqac krur caract^nelique oeE^nii^Ue com^ïtfi dons le pouvoir 
qu'iU OEd d'exercer, da dehors, uno preâaîon »iir Jes conacienc6B 
ïiUtivlduellea,c'aât qu'ilA n'en â^ùvcni pan etque, parstuKji.bsooio- 
logîf' n'est pu un coroLljûro do la p«ycholi^ie. Cârcetift ptitsunce 
coatruignanto témaigno qu'iU vî^rmcnl Aty qnelquQ clm^e, <iui nor 
soulement est «n d^^liorit ili' nou^. mai* «nccrc ost trune nature Ji^- 
CéreTite â*} 1» n^lrti |Jui^r|u'dlo Jui i?sl HtijMVnriin.i. Si la vie sociale 
D*4bil cpi'un prolonfrvrnont de Tfitre individuel, on ne la vorrail pas 
aiiui remonter veri sa gourcû ùi l'envahir impétuâu^cmcnl. Puisque 
ruulortté devant laqnelb ^'incJinc rindividu quand a iigil, sent ou 
pefuw aoGïalemetit, le domiim i^ cv iwJnl, c'est qu'elle n'en entant 
l>:i!f, mais flsl un prodait de forces qui le tt^pissent et qui, par cud- 
séqueot, n'en peuvent ôtre déduites. Ce n'cat poe de lui que peut 
venir celtg poumdc extérieure qu*il>ubit. it a»t vrai que noua ne 
Bommofi |xu( inrupiible^ de nous c.'-'.Hiirïiiitrlre nuii3&<inC-me« ; nous 
pouvonit l'rtnti-uir iiod tendances, no» liabiludcK. tuvt mMinrtt même 
et en arn^tiH- le développement par un acte diTiliibilion. Mai* le* 
Riouvejnvïitâ mhiUilife tic «auraient ôtre confond us aveL^ ceux qui 
eouttltneDt In contminlii Knriulv. ïjn prnctJttivt des premiers esl cen- 
tr^lii|Ee; relui dfi* iierond?t, renlripMc, I.r» un*. KV^Iabort-nt ituim lu 
COlkMàcoce individuelle et lendoiU eiicmile à^'extcrionsor^lc^autres 
sont d'nbord extûrieurs A I individu, qn'iU toadmit induite à pénO- 
Irirr du dehori». L'inhiliition enl bien, si Ton veut, le ruoytn pur 
l«|ijid laL^nlraintetiocÎjlc produit se* clTats pa^tjhique», ï^lie u'c»\ 
pas cette contr&iDte. 

(ir, l'individi^ ecarlA, il ne ro-^te que» lu «ucioK^; c'c^ donc danA Ja 
nature dr l\ aik-Î^Li^ (HliMni^mi» qu'il Diut ïlh-r chi-rciicr JVxpIïcatton 
de U vio Mit^iul<?. On con^uil. ^n c^ttl^ qurr. pmKi|ii*elkf drpriAr^tT inll* 
nimrnt l'individu dana U> temps cûtnioc daao l'espuciî, ollo «oit un 
&M dm lui koipoaor leâ manii>r08 d'agir et de penser qu'elle a con- 
Racrtes de ^on autorib>, 0*Tie pri^sv^tiori, fpii i?8t Ip ^igne distLncUl 
de» faîlfi sociaux, c^est rellt^ que Umvi cxtsrccjii auT chacun. 

Mais. dira*t-€n, pui^guc le* jteul.t fl6nicnt4 dont eat Tomiée b 
sociût6 MHi deit individUK. l'on^ine premiûru des ph^omànoB 
sociologiques ne peut t'ti'e que payctiologîquc, V.a niiaunn;ki)t ainsi, 
on peut tout auA&i facilement établir (|ue Im pht^noiii^ne» biulogiqur^ 
s^expliquent analytique nacnt par Icb phéuoiii^ne^ inorganique». Kn 
effet, Il est bien certain qu'il n'v a doaa la celluLc vivante que des 



iQOlécolêA de malii>ro brûle. Seiilemeni, ïîs y sont associa? et c'f^t 
C6lteBffi()ci»tioii ()iii pst Fa iMdHe île ccâ jili^nomùiieA Liouveattx qui 
canDt^riscnt U vie et dont il esl impossible de rctrouv<tr m^me le 
gcnnc dans aucun dc^ ^ïi^mcnls nsaociés, C'csl qu'un tool n*est 
pas tdontiquc h h ftommc Je sus parties, Jl e>l quelque choice d'^iiilre 
ftï dont Ii-ft [irtjpnt^ti's ilifTi^rPiït de irelles qittt pr^ïiejileut lt« |irirttc3 
dont i! est comp^JSt?. L'association n*e»l pus, comme on l'a cru quel- 
quoFoiSi un phénomC^ne, par Goi-iDi^me, infécond, qui conâtato siin- 
pîompnl fi'îiH'llro on ratipoi^ls extèiieurs des fAils ncqurs ol des 
pmprJHiVï r<in!<^jfiii*iîK, Wsl-elfe ji^l^, nu r.itulrtt\n% l;i K-inrce dt^ 
toutes le* nonvcnuti};* qui jtc aijnl successîv&diciit produites nu cours 
do Tijvoïïitiûn firfu'H'ulo dea ehoaffs/ yuelli^s iljlluteinïfts va l il onlro 
t«s organismes inFéneurs et les autres, entre le rivant orgamai- el lo 
simplo pUsliile, entre ee]ul-c] et lee molécules inorganiques qui le 
composent, sinon des dilTérences d'asaociftlion? Tous les élre^. en 
dcniiOrr rtTialy^e» se n'^solvont gu lus niômea élémenléi mats cch 
4H^mmiu ïont, iei, Juxiaposéi, \k, s»socïù^; id, ussociù^ d'uiifi 
niikiii^i^, 1^. d'une auîrH. On eni m^ine en dioïl de se denN-inder .ni 
celle loi ne pï^n^tre pas jusque dans le monile mméiâlet &i les liilTé- 
rcncos qui séparent fc^ eoppâ inori^nisc^e ironlpaô lûmOmeon^ino. 
Kn ïerlu cîfl i\'. principe, Ia stwiiHd n'est pas une simple K^mmo 
d'indhidiJH, nui» le »ysli'iiii- îtwm^ {tur U'ur as^oeiaEinn r4r]irr^'Si?hUi 
une r*^ïitt^ spécifiiim^ qui a se.-* liiractt^re:* propres. Knna doule. i) ne 
peut non se proiluir^ da colioctd' tu de.-; euiLscjuiic&s parLcuiiùreh ne 
sont pas données: mais ceiio condition nêcessairô n'est poe sufll- 
sanle. Il faut encore que eesconhcienees soient Jissoc^it-e'*, coinbinêes, 
et comlintfes d*unc certaine manii^rc; c'ûst de CL>tle combinaison 
que rï?*iilliî la vi*î sociale et» |«ir suite» c'est cette comlinaïaun qui 
rwx|)liï|u*^ En <'uurt>t;eaiil, i*n w p^ui^tmni, en se fusionnantes 
Amrs iudiv-idiielEi-s dunrii-nL n^uHHjru^r â uii iHre. psychique si Inn 
veut, fuais qui constitue une inJividualit^ psychique d'un ^eiirc 
nouveau, Ce^t donc dani^ la iialuE"!) do cette individualité, non dani^ 
tusWc tlorf unil^* ecmpo*anti"*, qu'il !aul allt-r duTirh^r Ir** tNuisf^* 
pr<ïcfïaijiea cl ili'Ii*nuiiiaiil*'wdi!s laib i|Ui »')' pioduinnïL Le ^rifi^pi! 
pense, sent, a^tt tout autrement que ne feraient seâ membres, s'il» 
étaient isolée- î^i donc on part de ces dernierb, on no pourra rien 
comprc*mire ^ ce qui so pawse dan^ le gn>iij>i^ Hn un mgt. ii y a 
entre I» [ïSycliologio et la suciolngir l.i iiit'^rïji? stihiliiiii de mutinuité 
qu'entre la biologie et les scienoL'a physico-cliiimciuc*. Pur consé- 
quent, toutes Je£ foiâ qu^un jihOiioniC'nc social est diri^ctemont expli 
quO par un ptnJnomùne psychique, on peut ^tre assuré <]uo rempli* 
&tEon e^l Ëmsse. 



1 



On r^Eiondra, p^ut-étre. que, sî la eocîélé, une fois roc-niâe, «sU 
en elTfiï. la c^iiso prochaine dos phénoraâoeâ ôociaui, loa cauaea qui 
en OQt cl^tmmmé b formiitton «eut d^ nature psychologique, ûo 
^KCOTÔe qiip, qiiniul li*ït inilihridiiH wml jâ;«o<:û>s, Iriirn^Hocintion pcul 
donner oai^KAnce A une vie nouvelle, mois on pr6tcDd qudic ne 
peut nroir lieu quo poar dea roisona indLvidudlûs. - Meu$, en rott' 
ÎUtf, KUiHt loin qu'on remonte dans I hi^Oire, le fiiil do l'^i^ociuitûii 
tifl y^ pluii ohli^alû&i'i^ de lous; eai il e^t la source de louien \tM 
stultÊs obli^ïLhlioaâ. Par suite de ma n^iiïïaricc, je ^\â'in oLiljgaloire- 
iDent rattacht^ h un peuple délcrminé- On dit que, dans la âuilc, une 
fOÏA ïdulte, j'^icquicAc^t ■irvtto ohIi|{atuin parceU apiU qudje continue 
Il vivra dartv iiimil p-xy*- Miles ijiriin[i(jrU;7 Oet ijrr|EjipKComE*rit m- lui 
cnlfvc pa$ ticm caractère iiut^éiatir. Une preM^on ^ic-tvplrc ri 9u1>i<7 
delJonncgMcencï laiesi^ pas d'être une prejtsion. D'ailleurs, quelle 
p&ut être la poriée d'une telle adhésion? D'abord &lle eat lorcûis, 
(!ar, dann rimmpnfip mnjoriïé diîS »'aç, il nous rM mut^riellement ei 
jXLoralemcni impOKibIc de dépouiller notre naliamiUtc, Eosuîlc, elle 
OC peut concerner le panj^c qui n'u pu Viirc conicnli cl cfiii, (lOorLant, 
d^tenume U* pn^âont rji" n'ai piU voulu T^ducalicn que j'^ii n\'ue; or, 
c^t-til elle qui. plus <nw luule HUtieouUïie,mt< lUe au wol nal^il- KtiHii, 
die ne ï^urail jv*jir dt.* valoui- morale pour ravenir, daiià la me^nur» 
OÎJ il cal inconnu- Je ne connais màmc pua loua les devoir* qui peu- 
vent ni'incontt»Gr un jour on lautr^, on ma qualité de cU^yen^ com- 
ment pourr;iiii.jy y acqnî-îiii-iT jinr ;iv,ince? Or luul re qui wst ijbli- 
gntoire, miu^ I ±iTOfL*i dànonUt^, a su Mjurcc t^Ji ddiui's de. l'Individu. 
Tant donc qu'un ne ^rl pu.4 de riii»Loire., le Tait de ro:*:iiK:icilion pn>* 
Mnt(* le n^<>mecarûclùre qiteleftaulroHet. parconât>queQt, â explique 
delà Dk^me inatii^ii?- l>"iiilh.-iirs, roinnu» it^uteu Ips «luniMiyt sntil xi*'*'ii 
d*aulred aociétés sans solution de continuilÉ, un peut ^tro a^urâ 
que» d^ins loul le cour» de TOvokition M)(;juk% il n'y fi pcLs eu un 
niomoiit nù k*^: iudniduii u:eDi eu vnumeul h dùUbén^r pour aavoir 
g'iU en t renie fil ou non darjs la vie culleinive. et diiis relle-ci plul<M 
que diiiiï" cplk'li. Tour ((Uû la que&lion pût »e poher, d lutidrail doue 
retnouter juaqn'aux ori^iinca pi-emicrc-a de toute aocÎLl'i, Mais Ica 
âolubons, toujours doutcusô«), que ion f^m apporter ïi de toU pro- 
bldDied, ne ^iLjrsicînt en ^uit^un atn ufTi'4rI(*r lu nu^llmdo d\ijkrts 
laqnefli? doivi^nl èlrv trailt;» ks fait^ dunnéît danî^ l'IiiMoin^ Noua 
D'avonii don^ pu> h len dirtcotrr. 

Ha» 00 tEO mi-prendrait otran^emenl aur notre pensée, si do ce 
qui précède OD lirait cette conclnslon que la Bociolugle, suivant 
noua^ doit ciu même peut faire atjstraclton <Ic l'homme et do ïh^ 
bculk^s. Il csl clair, au conlraire. que k£ caract^rca Rcncraux ,de la 



96 nniift philosophigle 

nalurc humaiiio entrBnl dans le travail d'é]al>oratinii «l'oti résulte la 
Tto NOCioIe- SmIcTOcnU c-a n'est pas eus qui lo svïwriti^nt ni qui lui 
donnent sa force spéciale; iU ne font iju^a la rcudre poa»iblû. Le^ 
reprôvenUtioDs. I^a dmoUon«, \e* lenUatice» colleotix^es n'ont f^s 
|iour Ciiuï<^s yi^hT^ minces ciîrLniuM kULh iIh lu coiBcierjce clt^s piirli- 
culiei'A, maid les coûJitiona oit se U-ctivc \q corpâ social dans son 
eii«embl49. ^ns doute» cUeis no peuvent se réaliser quo s) Icâ nntuir^ 
mdi^'îJuellefi n'y *oni pue rélVactaireâ : mRi« o^lti^î;<ci ne vont qii^ la 
miili^rr îndélerminre que le lat^teur ^vc'ia] ilêLE^rmim.' at IrAt^rïtriiir?, 
I^ur contribution consiste oxcLusivernsnt en étaU Irès t'c-néraui, eu 
prédiâpoâitionâ vagues et, par smle, plaÈti^ues qui. par elles- 
tnêîQQs, ne ^uraïenl prendre leis l'ormi^s dëJinîes et complexes qui 
ceracl<!'rï>iLmt les pliL^nomt-nes sociaux, 8i J'anties Jigr^nls n'inloi"ve- 
nAicnt. Quel ablmc, par exemple, entre les sentimentâ que l'homme 
^prouvi) en Taco de forcée supï^rieores Sa h ftennO tit nnstilulion 
relli^euttc avec ml< crojanct'îi, ses pt'aiitjui-s si multipli<>^» ei !»î com- 
pUrjut^oK, iMin iïrg4tiiî«iUini tiuilérielle pI imiriiip: enire len tuinlitiims 
paydûi|ueft de la aympatïiio que deux étrea de même «ang âprou- 
\ont l'un pour l'autre <, et cet easemJJle toulTu do règles juriiiquos 
#1 morales qui ito terminent la structure ^le la famille, les r^ipports 
d<yi prrsnïiïit's enire eTk*s, dcA i^hfisea avoi?- les personnes, etc. f Nous 
avon» vu que, mrmr quand 11 société ^ réduit h une foule inorga- 
nlâée, let senlimentÉ coHoeljfo qui s'y fi*rnienl peuvent non stru- 
lÊmem ne pas ressen^bl^rT mais eue opposés ii la moyt^nne des sen- 
timents individuel. Combien rÀ-arldnitr^lre ptuKL'Oustd^E-iktjteeneore 
«tuand la pre^ton que iubiï rindiviJu est ueHe d'une sudété r^gu- 
li<>re oU ti raclioTi dca contemporaine, s'ajoule collo des (îén<Jrnli3nfi 
tinlerieures eX de ïo tradition! Une explic.iin.n ^lurernent pi;yc1iolo- 
yîqufiilifi (suif luràiux nrt pnut dimr manquer i\s laîf^seï' t^iiiap|i<*r 
tout ccî qu'ils ont ile »prU;il1<|uis c'tïSt-ù-dîie de âocial- 

Ce qui a n>aaqu*î au* yeux de lant de sociologues linBuriisance do 
cette méthode, c'est que, prenant J'elTet pour la cause, il leur est 
arrivi!^ Ii-tw lionvnnl d'nwigner eomme concilions iliMrTrninnnles mi\ 
phénomène» SOCIAUX ccrtain>i étala psychiciucA, rehtivemenl définis 
et api}ciau:ï. inai5 qui, en tait, en sont la co^ns^'-quenec. Cùsl atnsi 
qu'on a coottidén:^ comme innû a l'iionimi' un certain ï^eniîmont 
lie religioMt^, un irârtain miniinui» de juluuHje sexuelle, de piété 
liEiale, d'amour paternel, etc., et c'est par là que Von a voulu expli- 
quer la religion» to mariage, la famille. Mais Tbiâloiro montre que 



1. Sa taoL cil qu\;lle ctîitc avinL louCfl «ic eiXiialc. V. lur c( |H>tQt IT^pbftb, 



□ URXHEttt, — IKK Ml^^tKK Mi 1-1 VI^TimnK HiH.taWUm ti ÏT 

cc« iûclina lions, loin dVtra inli^rânlf» ;l lu nature buniïitJie. ou bien 
font toUlemvut Jt^l^ut darm c^^rUibe» drcoii^laoetïa aocialeâ, ou, 
(l'une société ^ l'autre, prës^nteoL de t^^Ues vahaiions que le r^idu 
^^ l'on obtient en ^Ifniinanl tout«?H i^^s dilT^rencoK., et qui seul peut 
élre caDsidérè comme UoriRinc p^)cUoloftiquc, *c réduit h quelque 
chose do vogue ot de iwbt^mniiquc qui lnj»«û b une dîston'^t? inttnic 
les fiils q\iN^ t^'af^U d'expliquor. (TOfit donc que ces «onlîQicnU 
réfiultontdo l\irtr;ini-<.ttii>i] i-oUeiUîvo liilii il'en ^tn* );i liUAt. Mt^ritd il 
n'r%i pa^ du Iniil pnïuvi^ que 1^ ttnkUnc» ;i lu ïitic:i;ibilitt< uit ^U.-, *U'tt 
rorigine, un mdtioct cungirnital du genre bumamn 11 ei^t buuucoup 
plOB naturel d y voir un praduit de la vie ^ocialef qui s'est lentement 
OfBsaieè en noue; CHr c-W un Tdit d^otnierv;itic>n que te« unirnaTU 
sont sociables ou non suivant qiKi le>^dl«po)iilioii« de leur» habitat» 
les oUiffcnl h U vio comniunc ou lojt en détouriK-nt. — Kt cncoiv 
£aul-iliijoQter quo, m^mo v^ire cva molinatiouï^ [>lu)t dt' terni îiiée^ et 
I& rC^nlit^ «ijciate, IVcart reiTe coiiftîdéraLlâ. 

II j 4 d*ddl>?arîi uu iti^yru [j'i-tult^r h |it?ii prè» cjiiipl^ternejit II* 
bcleur piiychologique dt» maniôre h pùavoir pn^ciser retendue de 
èOQ action, c'eel do cliercher do qudlô iaçon la race JilTeclo l\Wolu- 
tion gocmle- En efTei, les curactèrcjii ethnif^u^ sont d'ordre orgnnicu- 
psycliiquc, Ia vλ ntiv'iiiU* iloïl dimr. varier qoniid ÎIk vjtnrïntt ni IfV 
phL^mènca tisî-diologiquc-t ont sur U aocicté rct'IicacUé causale 
qu'onleuriitti-ibuo. Urnouft no uonnaifuiona aucun jîliénûinf'ne Aoujat 
i|ui »CHi pUeé »ouâ U dâpeodance Incont^at^ de la race. Sonai douU?, 
uous 06 ^aurions attrihuer à eetle pmpottilirxi la vdeur d'une loi; 
JK)U0|Kiu^x>iid du moins 1 affirmer comme un f^it couAtant de Qotre 
pratique. Les formée d'erguoiaoLon les pïm^ divur^s i^r rrncotitront 
dans des socidt^e de mdme race^ Lundis que de^ ^ûmiliiudev Ira^i- 
panle» «*oJiHi.'rveaL rjitrn tltat mh'^M.Aa Ha vai'^&a dilTérenlen- La cité a 
exî«t4Ï clkcf le:» Pln^iidenn. ronitit^ <;lic£ le^ HoiliaJna et len Grci3; 
on la Ijouve eu voie de roriimt^ûii clio;: tes Kabyles. La famtlle 
patriarcale était à peu prèe auEsi développée chez les Juibi que chez 
lea Indoua, nia)8 elTe ne se retrouve p/i* die?. |i>s Slavp* qui «ont 
pourtant de race aryenne* En revanche le type foniilinl qu'on y ren- 
contre cxk-tc nuKtti ehe£ I<--s Arabt's^ l^-i tamillo fnalcnii>lle et lu duu 
d'ob»on'<:nt p^rtonu Lu détail des preuv'<.^ii judicîixiros, ù&a i^t^nïmo- 
nies nuptiale e«t le intime chex lo$ pc^upleït li^ pliH lilï^^-mbliihleâ 
ou point île vue cIliniqucT. S'il tnttntaiiisiif c'eat que l'apport p»>chique 
6flt trop ^oéral pour prôd^tiirminer la coura do^ ph^uom<!-ncs 
sociaux. Pujftqu'd n'implique pas une forme soûialo plultît qu'uni» 
autre, il ne jwul en expliquer sucune. ti y a^ il e«l vnû, un i-t-rmln 
nombre de Tails qu'il e^L d uMge d'attribuer h l'Influence de la rocc:- 



/ 



Cedt ainsi, notAinmenl, gifon explique que \e dëv(?lo|ii>fimeikt des 
Mtres ctdcâtrUmt clôsi rapitt^^ et 9i irtten^u fi Allli^n(::«, :ii )rnt cl 
fti médiocro fi Komc. UûU coUo inta'pri/lutio» do» liiib, pour (Mro 
dâwique, n'a JamaU étô roéibodîquoment clémonirée: elle «etnLIe 
liien lîmr k |jeu prc-H IûuIk niiii iuiUnité iltr la seule truilition. On 
o'a niL^mo t^aà câ^ayé &i une oxplit'filiQt:! ^ooiologiquo dc& iïir>ruûâ 
phénom^rnoB n'était pas poeaiblc et cous «ommeâ convaincu qu'elle 
pourrait i^îre t^tilÔG avec tuccè*. En *ommp, quanti wn r;ippofi'.* avec 
cetlo l'JipiilJfc i lies ftirHllr^s ralht''ljqnii'i <'i*iiH'''nil-il*y' 1*^ l'unu'I^m 
artistique de la civil^'ialion ALbônîcnne. on proi'rde h peu prt-f* «'omtne 
iàîBuit lo moyen ^c quaiul il expliquait le lù\x pur le plilo^iHliqua 
el les effels tle l'opium par sa vertu dormiiive. 

EnHii, si \râiniei]| l'évrjlutron f^^jciiite vivait ^on origiiiB dnri^ 1% 
conalitution psychologique de rhoEurao, on ne voit paa comment 
efk* aurait pu ne proi}uuv. Unr» nlor», il Taudmii fitlmctlro qiicllf) a 
pour moUmr quoique ro^MOrl riUc^rirnir A lu iiuturi.' Ijumuinti. Mjiii» 
quid poiiri-ait i^.ïrr. i^? ri"»î»iirl',' Si-niit-ci? ivit*- iorlr iriiisliiict «lufit 
parlH Comte et qui pouoâe rhoiume à tédliiier de plus en plud »& 
natoroV Mais c'cet ri^pondrc ù la question par k quQËlion et OKpii^ 
quor le progr^ par une iG^dance Innée au frogrès, vériinblu eniild 
miîUptiyniqun dout rien nv. «li^inmilrc' rovislence. Car les espèce 
arûruides. même le» plus clcvi^e*, iic sonlaucimemeullravailléespar 
Le begoin de pr^gre^taer ut, m^tiyo purmi ic:^ souiétf^ humuuJOâi il en 
est beaucoup qui ee plaîaem à peater iudùllnimont sialionnair^- 
Scr.iil'rL\ comme semble le croire M. Spencer, la be&oiii d'un plus 
grtmd bonheur que les foriucs de plu» en p]u» complexe» de U civi- 
]iflation«craientde5tinéc3firàali^rdcpluaenplu8 compU^tcmeut^ll 
fiiadraît utor» olJttilir qu^ 1^ bonheur croit avec In cîvilUaliun vl i:out 
avuTiei expoHL^ uîLleur» tnule>i IrK <iirni'u1h^ qui? »fiulr>v(ï rtUf. Iiypii» 
lli^sd'. Mais d yaplu»; ulnnt ini^miï que l'un ou Taulre de ceb deux 
poi^lulatw devrait fîlro admi5, le dc-velopp&mont historique ne ocrait 
jvisc, ptjur vi'Ui, rendu intelligible; car l'explication qui en r^âulte- 
rall Mr-r/iit punvtuvit HruiUslr ri nous avons nutntrù plu% li;i(jt que le.s 
faits sociaux, comme tou? les phônomcnes naturels, nu âi>iil pas 
expliquée par cela jteul qu'on a faîf, vuir qu'ils serv(*nl ù quelc|iie lîii. 
Quand on a bien prouvée que tes or^ut^tions sociales de plus en 
pillas «uvaures qui se sont nucc^lé âu cours de l'IiiTitoire di[1 eu pour 
cfTct de SAtisfairc toujours davantage lel ou IlH do noi4 pcnchan 
Tondaniontaux, on n'a pa^ jait couïprendrc pour autant commont' 
elles se aont produii(î9i. ho lait qu ellss étaicnl utiles ne nous apprund 



^n 

IIP 1 



1, ùivûhn du iravalliçciitt. L 11. xXi^U 



les u Idit ^IrcT. Afor^ ntûme qu'on e'cipliquorail comment. 
&^ pjirvonua h lo'^ iinn^fin^^r, ^ on ^mr^ comme Lo plaD 
|>ar fiv«Qcc et h no»* n'pnUmtrr k-s sf-rvirc» f|0o nous «n poiivinoft 
jUleiKlie — et k probirmft est drj'i difliciln — tes vocun donl elles» 
pouvaient ^(r« ^Liiâi J'ot>ji>i Q'^vaienl pas la verlu tic Jc^ tirer du 
Mant- En an mot, étant admis qu'elles 90nt les moyens néc«tuir»ft 
pouratleindre 1*? biif |jour«tTivi, b que^rion re^te loui enii^re : Cnm- 
ment, c'cst-â-diro âc qaoi ot par quoi ceïs moyens ont-il» été cous*- 

}iùm iu-riron» donc ^ 1a n>glo stuivanie : £<i rivi»^ d<;j<>»-ni>nntite 
rf'uH /nfl srrr^rnf d/tii èlrt ihrri'ht't^ jiarnti ter fitiU toi-iaiir anttfi*.^' 
d^ntèf et n<tn parmi îcs etaif^ de la <:un»cicr\<e iiuiiiyidtiHie. D^autfy? 
part, on conçoit aisément ijuû tout co qui pr^code â'applicfuu h. U 
d^tonriination do la fonction. nuW hion qxi'k ccll? do U cause, La 
fimrlirm d'iin fivil Mn'^ial nr [fiiî. rtrt* quo soiûalr, c'rM'.'iHlîre qu'elle 
coti^^ivic lUns Ut {iritdnùUttn ilVII't^t.i .lOciulenient utiles. Sans douter, il 
p«ut se dire. $t il arrive on otTet, que, par contre-coup, il acrr« 
^nausal â l'Individu. MâUc@ r^sultftt heureux n'^t pas as raiaoQ d'Otre 
^^■Itamédisto^ Nou8 [l'xivonTt donc complf^tor la proposition prï^c^ente 
W tu disant : La foncthn *Cuh fait goi-iat titit tonjour» être rech^tflUe 
I «faru fr mppcrt fju'il t^^iient ttr-'sc qn/'t^w^ fin «ocio/ff. 
I C'ofli parcn t|U(.' k*i );oeio1ogucs ont souxoni méconnu cette r^^l^ 

I 4*1 r-ïiiisûlï^n'* 1»-^ pln'-riiHiit'rit's hijt^iuux U'iiu point ili' vm* Irii|i |>Hyi!liii* 
^^B locniuc, iTUE? Eeur» lliL-oricâ paraissûnt, ^'t de nombreux e?iprjt.i» trop 
^^KvAgucs, trop ficllanlea, trop cloiiPR^eç do la naluro 3p*^ciaIo de* 
^^B choses qu'ils croient cxplicpior. L'hiHïoritin, nj^trimm^nl, qui vil 
^m dan* Imlinnt*^ do la r^-alil*'? «ovialp, ne peut maruiiuir th; sentir for- 
leioent eomtjîen ces interprétations trop ir^n&ratea sont tmpuia* 
mnlosà r^oiodre les faila; eic'e^t, ^ns doute, ce qui s. produit, âa 
panle^la déRanceque l'hisioire a sojvcnl tL^moignr^e A la eoclolo^e. 
Ce D*esl  pas A dire, apurement, que IVitudc dc?^ friifis l'sychiqueâ 
ne soil p^B indiaponeablc au 9ocic1o(;ucr Si în vie collcxilivic ne di^rive 
P«s de la viE> individuelle, limt; al rautn> ne sont pu» sans rapports; 
CÎ J& seconde ne pMit eicpliquer la [première, elle peul, du moins, en 
bMilîli-r l'nxplicjition. TJ^iLurd. rumiiiu iiouît l'avoiiH iiiinitr^, il vsl 
ÎDContc-itAble que le^ fait» sociaux sont produite par une t^labo ration 
$vt tf^HcrU de titiu psychiquea. Mais, en oulrc> cette t^laboralion 
«lle-cnéme n*esi pas sans Jtnalogie avec uolle ipi se produit dnns 
chaque conscieucc indîviduollc et qui trdrLsfDrme pmgreââivement 
IcB éléments primaires (sensations, rt^Hexes, in^iocts) dont ettc est 
onf[îrK*Ucmet>l coni^tituôc. Ce ti*ait pus sans ramon qu'on a pu dire 
du moi qu'il émit loi*m4>me une société, au même tlire que l'orga- 



30 RflVUB r'ntioAOr'iMoiix ^ 

nteine, i[<imi|UQ d'uBO uuirr mT^ntiii^, eMI y n L^ngr^mps que h 
paychologurït onL monlrr lijiiU' VinijKkriance lUi f^clL'iir antodatiûi 
pour l'c^pliraitiuri de la rio de J'â»pnt. ëî donc une culture ps)x:bo- 
loffUTUCf. pluâ oncord qu'une oulluro biolop:il1tl(^ cun:iiii}o pour 
sociologue une propedeulique nèoesaaire, &IIé ne lui ftora tlilo qu'à 
cumlilion ifu'ÎL s'crn a(Trânrliib!<f< apiv?k lavoir riïçiiK «l r|u'it U 
dèpaHae en la coîiï|Jlctnnt par uno culture ïpâcialement sociclngiqiifî. 
Il faut qu il rmoni^t li faire de lu p»yL'hoJoKie. en quelque âorte, le 
centrct i\a s^p* i^pi^ratioik^^ fr pnîiii d'où doivent p^irlîr et oli doivent 
k> niiniTrir-r It-A ■nrui'Hiù^ih qn'il mquf- l1;jik In mouHi? MX'iaU pour 
^'établir nu co^ur mf me dee faiu sociaux^ pour k» observer de frontl 
ot BOiLS tDterm<)ilinifi9, QH ng ileiik^uidaut n U scLenee ilr> l'individu 
qu'une préparolion g'XritïMilo oi, nu b^som, rl'uiiles suggsations ^ 



DE 



iHiîaqut! les raiu d^ inorphologia sociale »oiiL de môme nature 
«]U0 l«» phénomènes physiolo^ù^ues. ila doivent e'âxpliquor d'âpre 
la rn^me 4'^gil^. Toulofms, Il ri.^auUe de tout ce qui pr<^ri-di< qu'i!« 
jouent dans Ja vie collective cl, parsuitc.daiisJesexpiicaLiouâaociu* 
lotriqucâ un nîla prêpond<3raut. 

Ëii tsïtQl^ 9ii lu cLiidiiion i.liL-lL-nni nanu^ ùt^i^ pb^nnm4no« sociaux 
conj;]?ïle, cjjnirnK tiou» ravuiiA uituitrA. diiri» Itt f^iir. mAnie de rasr^o* 
obtioti, ils doivent vaneruvec le^ fonnea do cotttï n«:sDcialion, c'eal- 
i\-<iirc auivjLnl lea muméres dont &onï ^roupé<î.t les pnriics coasti- 
tuaiilf^K de la «oci^ié. Si, d*autrs part, ou remarqùd que I c^jiKomblo 
déterminé que Ibrment, pnr leur réunion, les ^lëruenf^ de louie 
nature qui entrent dans la composition d'une 4ociétt\ conahlue le? 
milieu lutcn^c do ccUo mîi;i(Mï>, (ronuiit* I enncinble dts i^](3mc:nts ana- 



I 

i 



qucind i\* «LiiiL >i luiiiit^mitiiE unit û lUi pli^nomi'npi MicAiiui i|gi> TarUon <|«« 
uriBKt il^titL]rr«L fit n'-c/-6on\tctacay conUjiulnv- Ceini k chliIa i-iji-Uiiin (aiIi «oi^jo- 
piL^^^tiiquirt. Atnal. ua foncironnairc aal uiio rorce toiriole. mat* C'cd t^ci mAmn 
IvmpB un InJ^vtdu^ Il rn I^ïI^[t<^ mtti p«iil sa icrwir do l'enor^ia iurr^lq (jiftl 
M'Ctit. d^n* un «cm ^lîtcrniiiic par » natJrc indt^siilitetlp, et par lu, il paul 
avùLr i]fl« iunui*iii!4> iur la c^rin^t lin lion <]c Ift lociAt'^. C><rl p^* «^uj nrrjvo aux 
lioiiim«i 4l^1^Lat v|, prii" Han4r*r«ni«iil, tm Hatnmvv dp «vpiv- Ucui'-ci, alon 
iQ^uifl qu'iU nv rrm[>li«vMiit pA« iiuit fau^Uon iioriJit<<, lirwiU 'Int ntfutmiifnli coi. 
kolifi dojil lU 40'iL l'cir'jfil. iinc> mflf»riLi- qui md^ cIIj> Jiit-M, mm Torœ i^oalo. et 
i|ii'i1v pouvdijt rixUiN*, ilnnt acin oiTlhine mdsuro. nu Mfvirp: ij^d^iEi [>Arv»nni>|Jo<<. 
Mai» on vi>H qii* C^i' ^ab Miit dm 4 <Jtf« a^ïnidi-nti indivM^olfi ol, p«r «ultii. no 
4i(inkic^nl ilTtfclcr lai. iraili fonaLlulifâ diï I ea(iJ>iL:â tockqlc ijijk. togta. ctl obj#l d« 
i<MUi;c«^ La niAlriclion nu principe «noni^^.- plu» haol u'cV don*? pai d« ftronUg 
îojportKOcv poUT k «ad<ilosUtf- 



^ 




1, avec U aiani<^rc <^ont il» sont tliaposc» ihn» I espace, 
:it»« lo milieu mt«rne dc« org^imsiii-js, on |>L>urnt *Uxe : /.orî- 
ç/in^ prfmiëre de font prvt-t'»JttiK lOrUil île qurlquit impGrtnnte doit AItv 

\\ eât 1D6ID0 pmaiUe do préciser davantage ÏJi «llet, les ^k-meoto 
qui cotnpoâeot c« milimi Ront do deux KorLw» : il y a le» choses c4 le» 
tnnc*^ Pjirnii Ufft diCMCift, il faut cumpr^mlri*, m]t^l^ îirft ihjMs 

ilérie)» t|ui :toiil ÎQCorporéb» â la Hoci^lt:, Itr-s proïKiila dtr l'a<;tiviié 
tD Antérieure, le droil ccnstituéi Jca mœurs âiablioSf les monu- 
tnentâ littéraire, artÎBtiquds, etc. Mois tl est clair que ce n'oet m 
des URS ni d('^ Hutre^ qii<? iimil vrnir VimjiulKÎnn i{\it dr-t^miine les 
itiïmsronnâEions »ocialc«^ c^ic iU do rccO-lcnl aucune puiasaoce 
(motrice. Jl y n, a»#urcniunt, lieu d'en tenir complc dan» Ica cxpUca- 
1Î0R« que l'on tente. IU pûscm, i>n elTet, d'un c^U^n poids «ur i'ûvo- 
hUton HmrUle <]<>iiï la vit*>?«e et la Uirefiuon m^rae varit^m siji\anl 
i-v nuit-» MJiU; jimia iU n'ont rieu de ec t^ui attt n^orssaire puiir lu 
mettre en brAnlo. Besont la mati&rc à laquelle s'appliquent Icâ forcen 
viv^s de la Bociét^ mme ne d'>gagent par euX'in^m^ aucune force 
vive. H(?slG done, comm*! liirtï ur nclif, i« milien proprrmctii liumain. 

L'eiTort j>rindp.il du soi'-iologucdïTvradonc tendre îi di^cmivrîp te 
difTÉreDlcft propriété» de ce iniliou t\iu *ont ïuscepliHeiai d'exercer 
une adioft aur lo cour» des phOnomL^ne^t aociaux. Juitt^u'ù préacut, 
DOUA aven* trouvé deux séries de caractères qui répondent dune 
tnHinère âminente û celle condition i c'ebt le nombre d^n luiiti^s 
aocialea ou, comme nou^ avons dit aussi, le volume de la socil^Iiï, et 
le degré 4e concentration de la mu«^o, ou cm quij nouA uvons appelé 
la cloDSilit dyn;imK|ue< Pur re dernier mût, il txwi m\\t.\v\vi\ non paa 
In m^wermmrtDt ptiivinerit iiiali^.rml dt- l'-i^ji^eat :|iij ne pmji avoir 
d'cITiît si les individu» on plutût lea gronpoa d'indïvidii-i renient 
BÔpare^ par des vidée nicraux. mais le reaserremi^nt moral dont le 
précédant n*eat que l'atuiUsini et, assez gônéraJeinent, la C0Da6> 
quetice. Ia densité dynamique peut sq d^Hiiir, l\. vnUnne égal, l'ti 
fonction du nombre de? individus qui fctiX oITectivcment en relation», 
non pas ^tiJemunl cûininerciales, vatxvfi- moralccï; c'eât-ù-dirc, qui 
Don seulement échangent de* servi ee* ou se fontcooeLirrenee, niAis 
ïiV4-nt d'une vie comitiniie. Cw c^miiutî lea inpporlH imn-nrenl tco* 
nomique« laissent les ijommea en dehors lea uns des antres, on peut 
en avoàr do tri.^s suivie ^an^ participer inourcela & la ni^ me existence 
COllecUvo. \jGf^ ^ilTaires qui s^ nouent par-de««ii» lefi fronti^^resqiii 
«ffiiin^iit !»•!* pnupl*'-< ni^ frml \\x\% qu-- ivk rninliïVi-s nVxblmT. pus, 
Or, ta vie commune ne pcnt ilrc airci;icc que par le nombre du ceux 
qui y collaborent oflicacemcnL C*e&t pourquoi ce qui ej;prtine lo 



% nKVLi; puiuiïtiPHigrE 

mieux lei lîi-n^iti} H^numifUir d'uti jmiiplr^, c'esl le degré dï- niales 
ccïicc d*?» scRTiîcrntH ïociftux. Car *i chaque ûfirt^giil pnrticl forme urf 
tout, uiïvî iniîiviiiiJiUité (liHtinciQ. sépart^ô dos auin??; ^lar uui> barn^rOi 
c'c»l f|Uû l'ainion tte ^ea membres, en géDëral. y resle localir^ée; si> 
au contraire, ces âûcjéléïi parlielleh y^out Um(es confuiiddea ju ^eill 
do la socit^td totaJo ou tendent â s')" conTondre» c'est que, duis la 
mdme mpaurc, la vie wo^^irile s'est Rûnérnlisôo, 

Quant fi tntli^ituilo iii;ili%idle — si, lïu moinâ, on entend parl^, non 
im» «t.'iiilnment le nombre des halrltaiits paf uiilté de surface, iiiftis 
ic développement des voie* de commun icati or et de traiï5mis-**ioii — 
elle mareïie, 'Vi>rdinairtfj du m^me pae que la deneitë dynami^iuâ et, 
mvfjHi^ml, peut wervir It In mesurer. Car si le« dilTèrenles parliez 
dii il popiil-ilion f**inle[it a se rapproc^her, il ivsl it]^viT;d>]t> t|u'etlc8 se 
frnyciït des votes «pii pi;rmi:Ucnl ee rnpprocbcinentt et» d'un rrntrc 
cûté» deâ relations fxe i^euvent â'ûtablir entre des j^ûulIs distants de 
la masse sociale que si cette di^isnce n'eai pas un obstacle, t^'eal-ii- 
dire, est, tu &it, suppamée. Cependant il y a des exoeptioue ' et ou 
s'exposerait ù de eôricnaes erreurs ai Ton jugcfth toujours de la cou- 
cenlrolLon morale U'une soeiét^ il'aprèe le degré do conccnimlicin 
muti^rielle qu'eUe présente, l>îs rnutits, les lignes ferrais, ele , peu- 
vent servir au mcuvt^mâiit dc-^n alTaires plus qu'a la FuËic^n de^ p'ipu- 
tatione, qa'clloa n'oxprnueut alora que tr^s iinparfattenionL C'est le 
cas de l'Angleterro dont la densit^^ matérielle est eupt^neure h coLte 
de la ^'ninnp, cl nfi, pourtant, In eoalôsceiice des segments est 
beaucoup ïui.iin^ nvanct^v 

NousAvon^ monlr'^ rtilleur^ e^mment lout accroiseemenl dans le 
volume et iiixw^ la deuËitâ dyiiuinii|ua di.*;; socioli;!;, en rendant la via 
sociale plus intense, en ï^teadant l'horizon que chaque Individu 
r?rribr^M»n par !^ ptinaéR et emplit de son action, modJQe profondé- 
maut le» conditions fondamentales de TCTîiîr.eneo collective. Noua 
n'avons pas ^i rsvenir sur l'applinition Cfue nous avons faite alors de 
C4 prindpe. Ajonliin» setilenioTif qu'il nr>iiA a servi à tniit<T, non pus 
Millcîniftnt la question eucont tré» (^én^^rale qui l'aidait rc>t>jiîL de cettf^ 
Ëtudc, mais beaucoup d'autres problCmos plus spéciaux et que nous 
avons pu en v^riJler amsi reNaetitude par un nombre dëjîi reapee- 
tabled'eip*^rience*i. Tnniefois, if s'en faut que nous croyions aveir 
irouvi^ touloN les partïculriritf^s du milieu social qui sont susceptibles 



i 



I 



i< Nout avoni «u lo tort. d&n« noiro t>%tit*^n du tj-aruii, de trop pr^danUr la 
doniJtû maUridlo cammi? l'axprmuon ilc Jo il^oviU iljiiamiqu*. Tok>t*bi*, lu mh- 
ttittition de la promiorv a I>1 vuCLiniL« u*L .-iLiflt^lumvnt kjfiliiii* puur U^uL «n 4|ui 
cane«rno l«i alTgU ûooLi&(iil<fii«h *)o ccLlv-4:i< pnr t^t^nipU \u lUvivii^n lIli Iriv^il 
e^mniQlbil punnicnl t'Coq(»jnJ<tu«. 




OURKHCIM. — IhES nÈniXA DE Ul HâmODft 3iOi;iOLOGlQl:B SS 

d^ Jaucr un TùUy dnn)? Tiï^plicaljon cJeB fmla âonutjx. Tout co que 
ouus pouvons ilire, cr<Kt i]uo co sont Jus «eule« i]uiï notio a^'oos 
a|)crcu0s €l ijuu nou.-> n .ivon» pas ét^ ameoé à en râc;hi3r<.^hin- J'au- 
Ifrt. 

Mai«cieltG cepècc de prepondérancotiuanoiitf attribuons au nnli«ii 
social el. plis pflrlicuh^reinenl, au milieu humulii n^itnplique pa» 
quM r4jll« y VDJr urit? surlo do fait ulllme el abriolu ;iii <]iH^ ilur[iid tl 
n'y ait pas licj de remonter 11 csl évident, ^u coiitruiiiï, fjurr l'f^lat 
oti il fic iroMve ^ rli^rpir. moment do Thii^loiro dt^'pend )ut<in<^m« d« 
ciKuneK «ochtloi;, dont It's* iiiit-n iscnt iii]]f>rcnE^« i la Hociôlû eJle-m*^me, 
tAndÏM qui; h'» mii1iv_4 tir?[iii<*nt mix m-tiuriï H mu Tènctionâ i.|iii 
ft'érliAUicenl cnln? cetli; société et aca voisinca. D'ailleurs, lu icit^ncfl 
ne conaatt pas de oau^gs prcinJ<*reo, au tena alsolu du mot. Pour 
dk, un flLl e^t pnmain? HÏmpleirtfini quand il est iiëtitr/ ^i^iii^ral pour 
expUi|i»er un p-end nombn? ir^urres faiis. Ûr 1^^ rjii!itMi w<u'i.il est 
certainement uii facteur de et? ifcnrc; car les chan^'^niânbt ijuî n'y 
produisent, i|ucllcs qu'en «oient Jck emiH», se répercuEenl dan» 
(out^-j; l^« (Itrectloott de l'or^niâme «ocial ot i\<i |^<^vdnt manquer 
d>ri ^LiTecltT plus ou iDoJns toutes les roneiiimi. 

Ce [|ue noua venons de dire du milieu général de U ^tjdélé petit 
se nîp*>lcr d-^-js milioui vptVctaux h chacun de* groupes particuliers 
qa*olE« ronferme. Par exemple, »^loii que lu ftimilto sara plua ou 
iniiiits tiïlUEiiiueiiH?, plus ou iiKiiiiï" r<"plitV' *iir t^llivm4^me. la vie 
domc»liqu<3 seriL tout iLUlrc. De mt>inct ai lea corpunitions profeâ- 
flionncUcâ âc rocon^tituont do moniùrc à co que chacune d'elles soit 
ramliUe sur loiUi? l'dt^ndue du territoira. au lieu de lettU-r enrornuk\ 
mntine Jadis, dunr^ les limites i^unc rilt^, l'aclioii qu'elk'îi «^xercitront 
sem irÈa difTêrcnte de celle qu'elles excroârent autrefois. TIuh i;éui^ 
ralemcnt. In Vw profesfiionnelle sont tout ^lutro suivant que le milieu 
propre 1 «^hnqiu: proression ecra foi'tcuient eorbitilii» ou que )& trams 
on MT^i Uctie. comme elle «-si aujouiii tiui. Toutefoiic^ raction de ces 
milieux imrlintlierH n^ saïu'oit av»ir l'iniiH^i'Iuiice du milîru jfônéral; 
car ils *»nl s^mmift euxmûrnea à linlluenoi- de t;*^ dt-rnitT- C'est tou- 
jour» a celui-e» qu il en laut reventr, U'est la preaetoo qu'il excrco 
•UT ce» groupes parik'U 'pli fjtit varier Irur roUAtilullon. 

Celte conception liu milieu social comme facteur di^-terminant de 
révolution rolleclivù Oât Je* I& plu» haute iinporlanro. iUv, si on \a 
rfjottCr l> aocjolcgke est dans J'i m possibilité <l*etabtir aucuu rapport 
de causalité. 

Fil »>fTet, le milieu social i^c<^rlé> il n'ya pas de conditions eiterrii*^ 
coTLcom Liantes dont pui:i:u'Mt dépendre Ic9 phénom^ucâ sociaux. Car 
si le milieu Kocial csitcrno, c'e«t-â-diro colui qui e^t farmô par les 
fOMBltlVltl. — iViït. % 



Si nEVUK rritLDi^oMiivui: 

fiQciéxéÈ ambiantes, ^t sLiKc^epiiblo d'uvoïr i:[i]C']<]ue ActiOHf co n'ost 
fjuAie i|UË sur it^ ùtwAimt* ijui oui pour nbjt^t l'allmjiirf vi ]it 
ûé^nnr-i Je jjIub, il tie (leul faii^ £6nlir acn intluGnc^ l|ii<! par Tin* 
termédiairo du milieu aociol interne. Les («rineiimlea cautien ilu 
«lévaloppemenl hislonque îio £4? Irouv^aiont i.li>nc pas parmi Iom 
ciraitnfiifa; elLn» Kurait^nt. luiilrs Jliii^ Ifîpnssé, Elle> fenuent elJea* 
in^miTS pjirtïe du ce df^veloijpcaïcïit Jout eUe^ coii-slilui.'raîcnt Him- 
plcmcnl «les pliaBiïJi plik! aEicienuCd. Lctt i^ vcitemcntâ actuels de la 
Ma M){ztQ}ii dévivemieni, non de K'tQt acliiel de la âi>c:i4>ti^, luui» des 
ôvOnements aiil^neurs, des pri^cv^onis hi^rciriques, et les explica- 
tioob wKÏoJogiqucâ consiste raient ciclusivainenl l'i rallaohm' k pré* 
eeut au imsaé- 

Jl puul ticmbler, il est vrtii, que co *oil Kurfi^nl. No dit-on paa 
counmniiiint que l'hisloird ;i prâd^éoieiil pour obji^t il'enclmlnor Ifïs 
(5vrimiiii7iJts ficiûii leur cixlre Je nucceiiaion? Mais s'il est rrrt-iin 
que toul thtiiiK<-"nionl, uoe fois occompii, doive avoir ûcs râpercii.*' 
Bione qu'il explique^ Cd qu'on ne voii pg, dnnâ cette coaceptioD, 
c'dsl comment li.wliAn^Mtii'iil liiî-tnAmii i^.^L piissible. On compreDd 
bien »inc les progï'rs réolÎM^.'* Jana Tcinlte juridique, t^ionomique, 
poJiti(|ur, etc., TL-udiriit poutf iblea de nouveaux pru^Tès^ mais en quoi 
lc« predétenumôaUU'/ II0 sont un ^oint d^ départ l^ui permot d'allor 
plus loin; iDatâ qu'eâC-c« qui nous incile A aller plus loin? II faut 
aJnit'I.lre&lorsunclcDJaiiccintci'ne qui pousse rtiunidni1i^âJtp<tK-<r^r 
aaiifr cesse ]cs iàs\ï\UkX& acquis, aoîl pour se r6aliecr complftcmenti 
aoJt pour Accroître tKtu bonlieiir, «t Tobjel do la ftocioloi^ic sera do 
rolnniver l'orilrir «t.<1nn lequel s'esr dtWelùppéi? cirtte tendnncd. Mai>j 
lii loi qiâ fTiprinuf cr? d^vduppri lient ntf peut avoir ri ec dr? cini*/il. 
Un rapport de cnntiùliié, m elTet, ne peut s'éUblir qu'entre deux 
foilft donniSaî or cette tendanct?, quL ^sl c^eni^^e ^tre la oÂuae de cq 
développement, n'est pas doniif^t'; i?llr n'rsl ipïe [lostnlt^e et cons* 
imite par It^pril d'jipr^s W tlTcb tpi'un lui iillniiue. Cest une sorte 
de faculté motrice qui; nou.-< miuginoii^ »ûU3 \c mouvement, pouren 
rendr» compte; maia la cause elficiente d'un mouvement ne peut 
<^ire qu'un autre mouvement, non une virfojilité decegeni*e. Tout ce 
i]UG iKHiH atteig nous donc cji |>én mentale m L-nt en Teap^ce. e*ent usw 
iuite de chan^cmcDt» entre lesquels il n'exiâlc pQs de lien causai. 
L'état «ntétf^ïdent no pn^duit pa^ le cour^èquent. inaîs le rapport ontrd 
0UXe6tetGlil»ivi-rtie[iliitruiiulogiLp]e.Ai]Hsi»ilufiî(L'es(;uiiJiliiiri)G,leut^ 
pr^visimi ncientillque est-elle impoâbible. Noua pouvori» bie» dire 
ccmmciit IcH choses se sont iuccLJ<^' juaqu'ù présent, non dan» quel 
ordre cllei» se liuccëJeronl dâsorniiuSf parce que ta cause dent etl«a 
KOût cenâ9e8 dépendre n'est pas scieniiflquemeni déterminée, ni 




DUREHIZEM. — L1» nAcUt ït^ U W^HODK SOCIOLOClQliE 



:j5 



déi«nnînvlili^, D'onliiuiire, il e^l vrai, o» Hilrni^t q%w révcluiion ee 
|ioiinttùvm JunK Itî in^rncî zton» que |iar le pn,tM% nmis c*c«t en vertu 
U*un simple potriulaL Elitio ne nouâ ^^jre quo ht^ TaîU réolu^s i?ipn- 
roent tasez oomplùEemcnl la nature de colle tendaiici! pour qu'on 
paKse pr*>Jiiger le lerme UnsI Miquel elle aspire d'après le» termct 
proTisoires par lesquels elle a »uccCMÎvcm«nt passé- Pourt|uOMii£ine 
U dJrccli'>ii qu'elle suit et qiiVlIc imprime ^rraît-clle reclUigne? 

Votli pourquoi, c^ luit, le nombro dùit rolatîr^n»; cnufialea, élobliefl 
fttir le» ftot^îoliijïiiett, «e trouvi^ éLre il restreint, A queli]uc« ^xc^ptions 
|irè», lîïfïil Miiiil**Hiïutï'u est li^ pki» illuHtre t-Kri»ifîe, l'uitHimnfl pht- 
Io9opbtc<ie rhislojr*: ?'çM aniqiK-oicnt alUchtc à découvrir le 5cn« 
gént^nil dan« lecfu^I s'onenld riiumanitt^, «ons chercher h relier loe 
^luett de CVdB évolutron a aticunr cotuïttiori conrnrnitantd. Quelque 
grmnibasrvîrr-ftfiuc Comte arl rfîmJu» a la pliilo^opliir Kiciale» leK 
termes diui» Ic^nquch il poac \e probI<>m« i»odoloKiqucî ne difTËrcnt 
ptsiJeapTécMetite. \ue«1, sa faraeuae loi dee troLgfHatati'a-l elle non 
d'un rapport de causallE^; rûl-elle exacte, elle n*est et ne peul être 
i[ii'ea]pirjque. C'est un coup i^'cdiI fiommairc sur l'histoin? écoulée 
du ffcnre humain. C'est tout fi fait Arbitrairement que Comte consi- 
dère to troiiii^mQ t^tat commo T'^tat dâf initif de l'hamaniti^- Qui noua 
dit qu'il tiVïï sïir^ira pLW un iiiifr** ilari'i ravt'nir"' KniUi la loi qui 
dûininâ la !fl:H.iii]ii^-L[- de M. SpBficer ne pai'aU pas Pitv. iTiine aiifriî 
nature. Fât-II ^taï quo nous tendons aetuoUtïmant k chercher notre 
bonheur dans uno civitiit^tinn indii^triell», rien n'aasure que, dann 
Jw KUilr, noufi n<^ Ii? (^horrhrrortB pris aillrum. Or, ce qui Tait la gêne- 
nilili< rC la ircr>iKt:iiK4^ dr rrltr mèthmle, c'eitt qu'ttn a vu tr plus sou. 
venL doiiB ]« milieu »ocial un moyen par lequel le progr(>s« »c rèaliac^ 
iioaJa«aiiBequL It^ détermine, 

D'un antre côtô, c'est ^galemenf ppr rapport S re m^me milieu 
«pie se doit mesurer U valeur utile ou, comm<* noua avona dit, la 
fonction des pbi^nomèni^s iiocîaux. Parmi les ch&nirements dont 11 
•*t la CMïî^, coiïxdi'i *rrvr.'nt qui riont i>n rtipport avec l'élflt où il eo 
Irouvi", puiïuju'tl fvi I:l riinditUm i'Hî»t'ntielli? d** l'i -x iule née col ïeclive. 
X as [VÎDt iIh vTie tutiirn, la iïïnt^iîpliuu que uiuia i-«DiinH d'eupiiser 
est, croyons- uouj^ fijndanieutale;c&r, seule, eille permet d'expliquer 
^-tonuneot le caractère utile dea phtoomèneâ aociaux pfiut varier 
<jit« ponrianl dépendre d 'arrange m ^nl s arhitnurea Si, en efTet^ on 
» rppiT^>onï*î r^^voTutiuiz hislori^iUQ comiuL^ mue par une sorte ds 
i-ii a tergo qui pouM«c le» homme» en avant, comme une tondanco 
motrice ne peut avoir qu'un lui cl qu un i^ul, d ne peut y avoir 
([u'unpomide repère par rapport auquel on calcule l'iitiUté ou la 
Dod^ît^ (Im pliénomt'jies sociaun, 11 en n^sulte qu'il Treicisttt et □« 



Bd 



nsvus pHaoMPmtjuR 



peut oïîRlor qu'un !«ïiil iy|)iî d'orgLinîiinUi^n sociale qui convïtititTie 
parfiLLlfrmtTrit A l'hunianUé, et i|utf li** liiïTt^n^utes* socii^tfe hislori<ni?s 
ne twml i[ue des uppro^i mations fiucce^ives Je cet unique modr^Je. 
IJ n'est pas aécessairo de monlrer oomLuen un pareil simplisme est 
aujourd'hui mconcili^bJe av^c: Ja \^ndtL> et la complexité reconnue 
df.cK Trirm^H siicmlud. Si, iiu L'Jintniîm, In rnnvt^iiAiirH ou la dïsconve- 
ii;int:<T des iDSIitulions ni* pttnt »'t?Ublir i|Uifï [lar i'ai)p<»rl A un mitieu 
dornf, couimi! cea nulif^ux août dtvora. il y u ^ièti lorsi imt; diversité 
de pcjtTila de repère et» par suite, de types cjui, tout en étant ^oali- 
lativement rlintincts Iw unn ries autres, sont tous égalemeni fondée 
dins \.\ nature des milieux sociaux. La question que nous venons de 
if'nib^r 0!it donc^ étroitement connexe de eellc qui n trmt ;i In consti- 
tution di-'S types ^ûcjûuXh SU y ;l dâs ë^pùcoa ^ocioloï, c^est qud ti 
Vie collective dé|>end avnnt tout de (conditions <.-onfwmitjinles qui 
IfféaentâDt une certaine divefaîtë. Si. au contraire, lea priocipaled 
caiiaô9deadvëncinonts£oci^ux étfijciit toutes d&ns le poââo, chac^ue 
peupl9 no KOTait plu» qu^ le prolongenit^nt do celui qui Vu procéda ; 
le* difTi^r*'nTï*-s ?4iK"ii^l »'•-'* [lerdraient leur indîvidujilili^ pour ne plus 
devenir que den n^Jinents divers d'un seul et luéiue d6v«lu[ipeïneuï , 
Vuiâquc, d'autre part» la constitution dii milieu social résulte du 
mode d^ romposilion d^ affr^gata sociautn que m^me ces doux 
cxprn.«imifi fiimE, nu fond, synonymes, nnns avotis fniiinTmmni l.i 
prcuvf qu'il n*y a pai» de cafa<'lére plus essentiel que celui que nous 
avons iiAtfii;\ïCi comme buse it la clas^dlealion sociolo^iquo. 

Enlin, on itoct cojnprendre mamtenant, mieux que pr&^demment, 
coinbleu il serait injuste df> ^'appu^er Hiir ces mots d>^ coiulitir^nâ 
extc^rieuie:^ et de milieu, pour accuser notre mr^'lbode do cberclier 
les aourcea de la vie en dehors du vivante Tout au conlraire, les con- 
sidèrationa qu^on vient d$ lire s^ramûnenlâ colle idi^eque lescau!^e« 
df'R pliAnniiirnr* wiimjiii\ SdnL mb'rnea ii lu aouiïHâ. C Wl bien plutôt 
h Ï!t théorie qui dinive la soci^-té de rindividu qu'on pourrait juftle- 
inonl roprochor dû chercher ù tirer le dedans du dohors puisqu'elle 
oxplir^ue Tt^tra aoi^ial par nulrt? ctioae que lut-m4>mo, el le plus dn 
monK puIsqu'eMe i^ntreprend de déduire le fout de la partie, Lea 
principes qui pr^c6il&nt maçonnai s.se ni si peu lo caractère ep^nt^né 
de tout vivant que. ci on Ioô applique ^ la Ijiologie et ù la paycTio- 
logîe, on devra admettre qu^ la vie individuelle, elle auesi, s'élabore 
tout entii^ro a rinlérieur de l'individu. 



DDHKHCEM. — LE!« Rt€LE» UE LA H^TIIUUS âOOOLOCIOUK 91 



IV 



Du groapiîflc n^gles qui viDnii«nl d'âlre établies ne dégage une 
tCcrtaino conception Jo lu tfociâttî et do Ja via colloctive. 

Deux conceptioQs coniratroa 39 partagent sur c^ point les eapntft* 

ï'o'iÀT Ipa ucm, comme Hoblie^, lUiu^pieaLi, il y a 8uUitioii île conti- 
Odild entre lindividu cl la tocim^ L'homme c»t donc ualuroilenicnl 
réimctAirc h la vie i'<)inniijnc» il no peut s'y r6»iffiiCT <iuc forcé. Iah^ 
fin^ioeialoanûMOitt p:i>i KimpUîment le point de rcneimiTt^ iIoh finit 
imlîviitiiellt^; i^lle-n leur ^iiit plulôl ruiLlrnirc-ti. AumÎ, |joui' Krnr*riiii' 
Tindividu h iea pourbuivi^. est-il nécefiâdire il'extïrcer sur Iu« uue 
eoDlniote» ot c'i^et dans rinatitulion gI I organisation do cettd con< 
iramt^ <l«o ron&i«li', par excellence, l'tetivrt» iwriiile. Seittcmem. 
|uircif iliii' rhiOividit i^t iv^JinM trintiiiiL l;i soliIi^ rrl untqud n^Jifiti^ du 
r^^DC humai 1, cette orguiiiaation« qui jipour olijrtdolcs^nerctdolfi 
conii^nir. ne peut i^tre ûûch;tk> quo tmniin^ iiUIiL'jella. KIIg n'eet paâ 
Gond^ dâDB b nature, puis^tielle est deatmée ù lui laire violence en 
rempte)ianl de produire se^ cons^ueiiceâ anli-soc.iales. C'est une 
ccuvrc d'art, tinc tnachini; construite tout cntîèro delà maia des 
boonic* ot qixi. ooinme ton» Ics^ i>r^]iiit:iï do cv, uaurc. ti'ùsi 00 
qu>tttt£st que parce que ïùn iKirmm-x toril voutuu tulle; un discret 
ilt^ljLvnAïuTtël'ac^rL^ée, ujimili'»d*k^rtïl U pr-ittLmim1iJntif.r. Ni HiiblHiti 
ui Rotiueau ru: pu-atsacnt avQÏr aperçu tout ce qu'il > a de cûjitru- 
dictoire A ndmotlro que l'individu est Luj-mâmo l'auteur d'une 
mnchiauiiuiipour nMi^oi^sentiel de I0 domtnrr ri ik* Iccontnnndrei 
on, dit moiiit». il Itîur n itant qui*, piiur (ïiirii dLttpnruilre t:i4tn CAmïrtt- 
diction, il Milliriiit iIt^ Iti diuiiTiulcr <tuj( ycirx de c<;ux qui eu aont Ica 
vielimea pur IliaLule ^rtilict: du pucUi tatctul. 

CeM de ndâe contraire que ae sont iniipiréset les thi^oncienft du 
droit naturel et le» «k'oiiomlr^les et, pltih réi-ernriieiit, M. Spencer', 
I^ur cm, la vîc sociale est essentielle ment «poutanèe et la société 
unccboHOiiahirelIc. Mui?;, A'iln iLiiroufcrcutccconLCtèrc» con'c«t paa 
qu'ils lui r«coruini^^nt uue rLOlurr; iipi>ci(k]uii; eV'Vt cpj'il»; lui trou- 
veTil nue 1in>>e (tin.-c U luiltiri? ih'. riiulivîdu- Viv* |iIiia i\iu'. Iiis piVci'v 
dt^nti peuBcui^» ils n'y voieul un »yMi^ine de choae» i]ui e\i.sii; pai^ 
tfoi-ic^me, va vertu de causée qui lui aout epûciulos. Mais, tandia 
que ceuX'lA iio la roncvvnieni que comme un oiTftngemt^nl cjjnvon- 
iionnel qu'aurun liini ne rattnehi; h la n^nlili^ v.l (juî Mti liinit mi Tair, 



1. l.t piziBlUua da CaintD hft cp iuJfL dkI U'uri bcIrcUim? aïKi ambigu. 




se 



REVIB I>HIL0«>|>BICUE 



pour aEoitt dire. iU lui tloncicnl pour assitesleti ijiFitincIs rondanitm- 
Uux du CiuLi' humaia. L'homme est nAlurcUcmonl cndîn h ia vie ' 
flociale, domeslïqiie, religieuse, nuit tfcïiflnpi?», otc, ol c'est dû ces 
ponchanU naturels que lî^rive l'organtsalioD iocîalo Par conséquent, 
pnrlnu! oit efle est tiuriiuLe. elle n'a, y&M ïutnoui di- s^jiiifii^ser, Qu»nd 
elle recourt à lu mntrûinte,c'esl qu'elle n'eat paa ca qu'elle doit èir« 
ou que led circonf^tanccs sont ancrmâlDB- En prjncipo. jl n'yu qu'fi 
laLfiser les forces individuelles se développer en liberté pour qu'eiles 
^orgRiiif?eiit «ociidfMiicnt- ; 

Ni Tune ni l^nutro d<f cet* doclrinos n^e^t [a tiôlrf^. 
Sans doutû, noua CiiAona de la coiiliutute la carat' t on eliquo 4c tout 
fait social, SeLilemenl, cotte conirsinie ne résulte pas dune muchî- 
tierie, plu» OLi moins snvante, destin^^e fi manquer atix Izumnies ]<*!« 
pîé^*ea dans lesquels iU se sont pri» cux-uiëmesH Elle est tùmple- 
monl duo à co quis l'individu vus irouvo en prôncn co d'une force qui ■ 
le dtjmino ol dov'unt laquelle U s'incline; maîK cettiï force i-st natu- 
relle, Kllt* ne déi'ive fw!» d'un arranf^frnt^iit convention nd que la 
volonté liuiiiûinc a âtiTAÎoutiï de loulca pii^cea au réel; elle sort dea 
ejitrfLilloe mOmcË dalani'cildiï; cllecsl lo produit n^ceâeaireUei:uu£te5 
donnéoc. Aue^i, pour Amener rindividu a s^^ «oum^tlre de son plein ' 
gr^. nVwt-il mrce«3airD dn rpcourir h aucun artifice; il suffit de lui 
iuira pn^ndre conHdence de »ùîï état de dépendance ^t d^tnlérioriLé 
iialurelleft, - qu'il s'en fa^ae une loprOfiontatiou etnâLbk' cl symbo- 
lique ou qu'il arrive A s'en former une noLion adi^quate et dOlîfti<i- 
Goram» la hupr^riorité fjue ta ^ociélë a 8ur lui n'est p^^ suuplement 
physique, mala intcllcctuollo et morale, elle n^a rien â craindre du 
libre exflmcn pourvu qu"d en *oil fait un juste empjtti. La réHoxioo, 
on fiU];ant (Comprendre âl'homnic combien rèire^focial est plut rlcho, ,| 
pluK romplet^ pI |>Ius durabli* c|ue T^ln? individuel, ne |it?iil qu« lui 
K'vêlcr les fdrsuns mlelligiblea de la subordinalion qui est cxig<5e de 
lui et des eeniimente d'attachomont ol de respect que l'habitude a I 
fli^ dans son < <i7ur V i 

11 n*y a donc qu'nntriTitiqnttHÎnguliiïrenieut supt-Ttitridlr qui pour- 
nit reprocher h. notre cc^nception de la contrainte sociale, de ré/^diicr 
Ipît lh(^ories dtî MobLïOji et de Machiavel. Mais ei noue disons que \z 
yia Aooiale eai naturelle, ce n'e^t pns que nous en trouvions la source 
d;in^ fa nature de 1 individu ^ c'estqu'die dérive dirocteinent de TAtre 

I, VolU pouriucii lâute conlrnintï^ fi*c>t p» normiilc. CcIlc'lA ■oulcmcnc niérftc 
oe n»it\ *\\j\ t:i>vviit\\i\niX H itufl!i|ue »u|iG(iL>rLt6 toelale, c'c*L-A'dlre intdkclirclJc 
ou uioralc-- MaÎk i:i^I1c (]U'uii iniliviJu AXtiKc B<jr Taulrt parce qu'il est plua foft 
uu t>]u> rLchtf. KjrtLiut >j'!i?ni? ricboHQ n'cxprtme pai u valour vociole.ovL ^nor* 
inaln iiL iic l'eut »<c inalnicnir quo par La riakncq. 



A 



DURXHEm. — LES RÈGLES DE LA HËTBODE SOCIOLOGIQUE 39 

collectif qui est, par tui-même, une nature sui generia ; c'est qu^elle 
résulte de cette élaboration spéciale à laquelle sont soumises les con^ 
sciences particulières par le fait de leur association et d'ofi se dégage 
une nouvelle forme d'e^^istence ^ Si donc nous reconnaissons avec 
les uns qu'elle se présente à l'individu sous l'aspect de la contrainte, 
nous admettons avec les autres qu'elle est un produit spontané de 
la réalité; et ce qui relie logiquement ces deux éléments, contradic- 
toires en apparence, c'est que cette réalité d'od elle émane dépasse 
rindivîdu. C'est dire que ces mots de contrainte et de spontanéité 
n'ont pas dans notre terminologie le sens que Hobbes donne au pre- 
mier et M. Spencer au second. 

En résumé, à la plupart des tentatives qui ont été faites pour 
expliquer rationnellement les faits sociaux, on a pu objecter ou 
qu'elles faisaient évanouir toute idée dediscipline sociale, ou qu'elles 
ue parvenaient à la maintenir qu'à l'aide de subterfuges mensongers. 
Les règles que nous venons d'exposer permettraient, au contraire, 
de faire une sociologie qui verrait dans l'esprit de discipline la 
condition essentielle de toute vie en commun, tout en le fondant e n 
raison et en vérité. 

[La fn prochainement). 

Emile Durk^eih. 



1. 'Solrt ihéorje eet même plus contraire A relie da Hobbes que celle du droit 
□tlUTfil. Ea elTet, pour les parli^&na de ceUe derniËre doctrine, la vie collective 
n^est naturelle que dans la mcBurû où elle peut Être déduite de la nature indi- 
ridueMe. Or, seulea les Formen lea plu» gènërales de l'organisation âocLale peuvent, 
à ia rigueur, être dérivées de cette orifline- Quaat au détail, il eat trop Éloigné 
de l'extrême gênémiilè des pr^tpriéEés psychiques pour y pouvoir être rattadié; 
il parall doue qui disciples de cette école loul aussi artillciel qu'à leurs adver- 
saires- Pour nous, au contraire, tout est naturel, taérne les arraasementH les 
plus spéciaux \ car tout est fondé dans la nature de la aociélé. 



OBSERVATIONS ET DOCUMENTS 
SUR LES PARAMNÉSIES 



LIMPRESSION DE a L ENTIËBEHENT HOUVEA0 » ET CELLE 
DU « D£JA VU » 



Ce n'est pas par amour de ranlilhôse que je rapproche ces deux 
états contraires. Je les rattache â. une même cause. Contrariorum 
eadem est scieniia. J'ai décrit la fausse mémoire \ d'après des obser- 
vations prises sur le vif et détaillées par le menu ; j'éludierai par la 
même méthode le phénomène inverse. 



A certaines époques de sa vie, lors de son mariage, lors de la mort 
de son père et de sa mère, X. s'est trouvée dans un état d'esprit 
particulier. Elle <^ta(t, dit-elle, comme eïtiirieure à sa vie. elle se 
regardait parler et agir, elle s'étonnait de ses paroles et de ses actes- 
Elle se disait : <: Est-ce bien moi qui en ce moment reçois des visites 
dans mon salon, prononce des paroles banales, demande aux. gens 
des nouvelles de leur santé, ris avec eux, pendant que mon vrai moi 
suit un autre cours de pensées, est tout entier sous Timpression du 
grand changement qui s'est fait dans ma vie? Oui. C'est bien moi. 
Je me vois, je m*entends, mais j'assiste à ce que je fais comme 
s'il s'agissait d*une autre. Je ne me reconnais plus. J'ai l'impression 
de l'étrange, de Tinconnu en lace de la réalité actuelle. Je ne peux 
situer mes sensations nouvelles dans mon moi ancien. Le présent me 

i. Voir le numéro de janfier 1894. 



Oft«EflV^T10^ KT UOCUVKHn ftL'ft LKlG PArtAKL'^f.^ir:^ 



'41 



ftîl TelT^l il'un inirus. ■ X. ajoule /[ue œlle impre^ion se reproduit 
Mn& cewe : elle y échappe un moment, en évoquant le souvenir qui 
Toxpliquo. I*ui« le préecni Ijl resenisil et l'imprc&&iOD rcn.^lt, pour 
4tre cli:u»éQ :i iiouvrau pir lo« f&IU rAppvIé^, el Ainsi de suito jus- 
qiiVi r-tMiu'ii» i*(|iti[;bri- ï'i^UblÎHsr? r-ntri* \n pn^steul siviiili iil Ir pA«ft$ 

Il y a ÎGi antinomio entre io moi profond ei lu moi sHpcrficîfi, 
enlre Iç moi vrai, sincère qui ^'^panooii ^lans Ja joid ou qui &e nols 
dans Ib clia^friu, el le moi i^nvcntionnel, qu^joue son rôle, qui Buft 
tes habitudes, guî remplit «a lâche quotidicnoeel m- plie^ccqu*cxi* 
fient l(^ circonstanc^eA. Ccttfî antinomie, tout lo mundo l'a ^enUc* 
nrnin X- réprouve aoua \a forme d'une impresiion poignante, éun 
Mtàiâ^meiil, comiue d'un cuup au ciFur, Pour qu'elle ge senxd aintii 
étrangère k elJe-Diéaie^ ce n'est pas luse^ qu'elle ait une préoccupa 
tion nTùyet nu^ idâo ob^édanlo, il faut qu'die traverse co qu'ello 
iltpirllf* « unû cti/iii sifîntimeutak t. I.*jmprc«3<irin d'éiniiigt^ti; aa facd 
du pn^-iil ^iriil lie ririiiHv«fiihilittr drt luHlre? (rd{i:ctnl It- moi -<«np(*rn* 
cid» ii:j,'t-r, <ni\'. kl vie em|Ji>rtJ?, i^t Je nioï profond que tout aoii paMé 
rclienlct encMne. 

L'état qu'on vient d^ di:i^:rire n'a n9n de lare. Ch&cun en trouvera 
ii';in:ilogue6 d^ns wi pHiiHV cxpérieuLV. Pourlnnt, i"'iimuvrr en faco 
du choses inconnues l'imprewion de Vciitièrrmfnt nouvr/m n'c*l. CD 
on sgha, ni mouLs élriiiigi! m moiurt exceptionnel que d'ûprouvcr 
cette du déjà vu. Kn enVt, ctmtaUre^ c'c^x proprement recojinaitre. 

■ C'e^ ctiimparer on souvenir h une hensation, Nous ne compren- 
drions iMte ce qut n'aurait aucun âniloguc dûna notre pAssiï, ce qut 
n'évdllonut rien en nou^. Platon a,V3ii misrin do fiotilenir que con- 
sul trc, c'^tnît a inoitL^ïiti !iuuvi*fiu'. qu'il y a toujours en uûu^ijuelque 
chi3M- qui rm'nt>{Jitnd au ^niviiir '\iî'<m uhum ïippurte iJu d^Ui^ni, * 
^Guy^u, OVnôi? du t'idrc dti rrmpi, p- ^10 11 n'y a rieti p<^ur Tadulte 
faboolument nomveau» Co qui lui apparaît pour la premiCre fois 
vïenl se ranger parmi des cLoâes analogues dfins un cadre 4'fivaace 
Iracé par l'e-*i»rit, LV-tiu, (Hirvcnu i lu rt^flexion, ou seuleiueiil 
capable d'organiser 9Cs sensations, a perdu. %\ j'o^e dire, la vir^iniié 
iiiZHtoclueUet il n^^ plu:i, il ne peut pkia Avoir cca sonâUtiûns singu- 
lièTGÂ, incomparables, uniques, qui nom renchanteroent dâ la vie 

Issante. Uin^a^inâliCFii de IIulTon a'eJTorce en vain de nuns rendre 
réfaction (lu premier homme jetant sur le monde un re^aid i^lloui. 
Nous sommes exilés du Paradis tisrrostrc. en ce sene que nous no 
r^Irbuveroiii jam3Li>ï Jr» impressions d'une Ame viergif iJevanl le 
«L^Hfctaiii* diu dKWiis. ijUAjqiH» la misnn nuns persuade qur< rt? h|iim> 
tacie ait dû en fait demeurer le m^-mc et suit toujoui's beau, comme 



4^ HH\I]K PlIllOSOflIlUIll: 

au premier j(mr de la création Vi:'«»t lâdâ^spaird^&giaiiilA voTup* 
tueui, pcreonniH^ïs on don Juan, de poursuivre des seo&ûtion:» 
inoiUfti, loujoiii^ insaisii;sab]9>3. T^ génie des po<>t«« ne va pa» 
jvi3«r|i]'Jt riiHBM ivjriimimii]iirr ih-K rnmXUuir^ muivt'di'N; Unit nu plufi 
doDTiu-t-tl h no» .icnliments une apparente jcunc5^ cl fnîl-U que des 
choecei anciûnncï nouft « rinnt d'uno Trafclu? nouvcliclû «. Ainsi 
nmpre^on ^e rabsolumenl nouveau nous éc^happe. 

Maiï elle nd nous échappe paA mujojtrs. Erte efit rare et fugrii'VOi 
cependant tUs oe lAïase p^ d'appar^itre parfois comme un écldr 
qui iUuinincrdit soudain notre vie grise et noni»lonc. Le seul fait 
qu'en s'obi^tine d la recherche île» cHX& ïrnpiyfCKkjn inAaisiFsnldtf» et 
fuy^'iiilr protivii f|ti'o!i l'a ressenlie. /gnoti nulta ntpûttK Si Vau vr-ul 
enli^irmeiit rt^mp rendis l'état décrit pïu^ liant, il laul ndme^Uriï avui: 
FouilJ^Q et t^uyau, contrairement h la thi^crip tic Kant, qu'on pcul, 
dQ moins pour un moment, lequel jo suppose Rt}9s\ court qu'on 
viJUdr/L^ >jcirtirde ta prison |ilir^iifimuii;ili^dLi LfimpK l't dr.* IVHpaOf», et 
éprouver une sensation sans aucunement )a aiituer. M faut bien qu'il 
OTi floil ain^; car s'il âlait uuë^ impoîAsiblc h l^ittotivibildé dV^ûhuppï>r 
4 se& fùrtn^K qu'au corps de lUir son ombre, la théorie même de Kaot 
rraufaJT Janiais pu être exposée ni comprise. Si la mnli^r^ et la formr 
étaiciU vraiment pour Veaprii insi^parables, comment l'esprit los 
aurait-il s^paMoa, commont Rurait*il p086 lei^ firme» à priori de 
l'ospacn et du temps ft part do la mcttiere ft Inquelle c^k former 
s'nppiîquctit, r'rKl-fi'Hîn- U p;irl île l;i nfiniationy II est pii'iui* d'i'u 
appt'lri' dr Kaiil h lui-inï^mr. Ht qui Ht'iiicurr dr» TK-ilLi^tiqur? îninA- 
cendantuic, cVat cette vi^ritL\ itoup^c>nui''c uvant Kont^ inaia pi^ur la 
première fois formulûo par lui avec uiio enUcJre prf-cision, qn^ la 
seoBatioQ eat ilOjS toul^ péQ*>ir^e d'inielllgenc-c Kant luI-mPmr n<nK 
invile k remonter, si poMsible, jiisqu'A b sensation pure. Or nous 
disons que i/ctlc sensation serait inti^mpoi-ffUr; nous dim^nsi qu'<]ILi> Va 
6\é li L origine. <il quV-lle peut cncorii aeci dente II em oui le redevenir, 
« C\n p^Lit IK'H bien coiic^'oir f^u'im ïininial ^Cil dehi repri^senlatiitu» 
aans aui^une reprt'seti talion du t^rups. ïl poiirrott avoir de» aflediuft» 
do plaisir et de douleiir uniquemoni pr^sonloa ; il pourrait se figurer 
tout sous forme ddtond lie tangible ou visible, sans mémoire- propre- 
nicur dite, en vivanî dans un pn^wnt continuel sans pHS«^- vt s«n» 



I. Cf, Rugo : LiîgcnJo J»t lifeeloa, t* S-wre rif la f^mtne. 

EM Jfîdr d<:la»nat tout •»■■" r-liia mvqii aot^Di ' 
O malin <lfl> otitiii*' rnnudr: ;oi> <0po(i4i) 
lia ciiEitiiKiiDaF Ir tii[ri|<ik l'It^uHr la innu. l'iDiiu^ 
OurtrlUFB ilu EUPitidi]: IniUuL praihcioui ' 




«VMlItVATlCJÎiS et DOCUHKTTTS SUA Uï I>ABjUi?ieSIE.*i 4ft 

avenir... Plonfff/^lo % ctiit<|Uc Jit«trmt âiuK le flttuvr du f^lhé, on 
aup(M)«C£ que, soil par vin arrfil rfc «icvcloppcrciciil tMÎrûhral, eoit par 
uDaJ6Bioii cérébrale, JUTijiD;ilt&'oubljt'*ain>iciî»»eIui-miîniû ^ c^iaquu 
tnstani ; Jea images coutiim^ront ùe surgir Uan* sa léle : il y aura âes 
lieûA i^n^brauiL entre ces iJuagaH et ceriaui» lUûuvemeiiUparleihm;! 
bit f|u'uii€ prctnit^rc foU jmFtjzca et moiivcmenLa auront coïncida; 
Taninia] «um ionc, ù cUxque in;;timt» ulj cn$«mbie Je roprâfiaDta- 
lions et acL-uiiiplirn un j^rmi^irnlilo il'^ mguvi>mi«rilx, déiermla^^ pAT 
des Cûiiiiexjonn (!«r^l>ralt9, le tuut n^u» U. rcpré^eiiLiliLni dr. miccos- 
uoD et aau Je ^^laimont de t^i^iuccoâMon. CetéUt, quelque )Ln>0" 
Ihétique qu'il âott, doU ret^ojuUier h celui de» ftulmaux ïnCéiïeura. 
... U^xne chex rtiomm^» il y a dca caa maladifs i>fi toutd no lion ila 
tomp» ««mtiJc dispArue. où )V1re Agit pur vision m.ichirule d^s 
ohott» dons re:«p^ice, f^Jin» dijçtîjict^on do pawié vL th [)rL-;u.-iii. Nous 
pouvons I30U4 dn faire une tdfc, mt^mc à r6tat «tiin ; il y a dcn cfL« 
d'absorption proronde dans iiuf! poi^ftûc ou cians un ïtemimi^nl. 
d'eitase roèmo où le temps disparaît de la conseil nc^e. ^ouB ne 
^«entoos plu» la aucceîiHloji Je n*M étala; noua ?iûitiman en chaque 
îrtftaDt loQl entier» i cet ia&tant nw^me, r^dtiiu k lifUil d'wprita 
Aiomev«raN«tt, mock compitfaieoii, «m^ souvenir, toUkmout pcrduK 
daa> rtothrr pi^n^ée ou dmiK wilm Mvitiniivii. Si on tiou* fait luul h 
COJp iïOi'lir d*? cttll^ wirlt di- paraiysir p<»rEanL ^ur la it*préMînUliiui 
do lit ditrâe, noua âomina» incapable» da dire a'tt 8*oel écoulé une 
mînula ou uns heure: nom aorlocs comme d'un réra où car noire 
mouile Înt»^h9ur délniif le lemps aui-nU dorrnt irniiiobile. La r^prif- 
tenMion du Irinp* est donc du lm«, » (hmllrV, IitlrodiLCtûm fc U 
G^ncBe de l'idtrt dfi ^>riipapiar Guy»uO II y nd^h-c moments ou t'^iaprif 
oublie tout l!o <\ixW a uci|uie, redevient eritant, ^e dog^gû de son 
uipârience, cle sea ibéorieit, el retrouve sa spontanéité originelle. 
Ne peut-oo p^Lï au]jpu?iei- igu'd ne dé.^a^e m^tne parfois de ces pre- 
nuàrc» expérience» d'oCi eat sortie la notion du tomp^*? Nc> poutHMt 
^pw dire qu'aujourd'hui encore il lui arrive de ^ni^r ^jins mielloc- 
lualiKcr ïius Mftiiïatïons, je v*ioc dirt» snns les faire cniror dans <^fi 
qu'on app»?ltr- liiK r^drw à ipt'utA dit Vej«[}n<^* i>t du ljirn(H'i Ou impli- 
quera, A\ l'on veut, piir l'aUTismo CC?^ formes particulière» du ^fxtir. 
d 0(1 la rcpréu^ntatiou do tcmpf eat û\cIuo. La Henaalioo a na prûhts- 
foire, laquelle explique son blalolre même. Kant noua met au défi de 
nous représenter mie sennution hors du lemfiB. Au nom de l'i^xpé- 
rience nous rDievoos ce défi. En fait la représentation du tcmp» est 
acquise, et on peu! b perdre prar lu rnl^-jn qu'on a pu latiquOrir 
Guyau a dt^crit la gone^e diï ridi>o do bMupu; il a moniri' que ceue 
Id^ i?>l prétxMée île ri.q»éraliuii *pprli^n dim-rinvin'tiion et qu'elle eu 



4i 



nKvuic pmi.osDmigdK 



dérive. Kproiiver Ljn« eûnsalion, û'eal iistmeacr cotte aensaUon 
d'une auiro uu l'aj^tsimiJer ft une autre, cost donc Jâ Attuer, ou 
fn]iii^ilkteina[]l apr^s Mtie HLitre dont elle diJTëra, ou h cùLé d'une 
aulre à lâriuelle nlJe rcâ>>cmb1e. Le jugcmcnl de riîj««rm/>Zr£ncr produit 
larcpn^âQDlationdiilcnip';, crt tint que cette rc-prt'!.^ciiUliijt]i'.^t telle 
d'une un\écAiist\t'o imm<^iAtc^;lo ju^erneni de reatemliance produit 
In représetilalicjn du U^riips. (*n IïhîI L|ue celiô repi'^seiiiûïioii eat celle 
d'une anli^riiiritr? binuiine. ou non immédiutâ. l)^ï lora. aupputtond 
une »enâatian aane prôo^dcHi, tnouic, qu'on no puisse faire cadrer 
SlVGC d'autres ]& ne dis pAs mâme semblubl^s, n^Ria £iinptf?nient 
annlogurn. C\*\\i'. m*u*n.lhm itriginule, iioiiâ ntr iiourmns la ^[fuer d^iufï 
le temps, 1*1 rcpcrrlcr dans le pii^r; elle sera un ccnunenrement 
abE90li]« <;)lo murtiuura une date, €lie ouvrira une èn;> l^anni les 
(>0[KlitionA de l'idiée de lemps Guy,ij menlionne raBsociaLion dd 
cliJJCiLiie de 110^ SL■llH^HtLonJ? h II ipjtlque fâil inléi'Riur jilu^ uu uiuins 
liinviif cl d'une ioitalitc o^ré-able ou péniMc, comme di^enL Ica Alle- 
rnands. » En d'oulrc^ torniês, c est l'necord de la sensation spécinle 
avec 1a ^oTivibilik^ j^i'mérâle ou eœne&tbéâje qui rend fiossible la 
rapri^^euialiiiTi du lent|t?i, \Uin*L l'evt^mple de \. c(*l H'tzûvd iiVkJsUï 
plua ; de Iji vient que X.»'ôtonne deaes senaaUons, les ju^e cUanges^ 
nouvoNc*. di^paysôes dnnt le prcsent- 

II (nul diâtii])4ucr nussi dcm. in;iniéra« d'apprï^cier 1^ temps : L une, 
dirrrrjï. U Ijikle des î^eiisHEicmî*, r.nuU'*! tndiivï^lH <ni syuihoïujuj'. \^ 
promiàrccâl un si^nlnaent plus ou [uoin-n vri^ucetconrLi:^. la ^^ccondcï 
OBt une n.>préâ en talion claue. llanâ J'appréeiation du U^mpn « où 
n'entre plus^ d'iuire âî^rneni que la conscience, c'est uruqueiueut au 
nuinlre di^s iina^ej^ pn&«éej« devanf nos )eux que jn>\is ijuuh en râté- 
roDs pour juger du temps 6couk^ v^-t dij J^ led erreurs Jes plu9 sin- 
gulière». Tul lïjvû iftu'Eut avoir durL< plusjour» heures qui nu on 
rdaliti^durd que queii^ue* secondes, b (Guyau), La sansâUoii pïsul 
être c(.n\Méiée â deux points du vue : celui de la qu^iliti^ et de Va 
quantité, celui de rinten»it(^ et de Tc^lcnj^ion, La sensation^ pri^e ai 
&0I, est mlruâive; c'est sô dûlourn^ir do 1û ^^cns^ition nit^me» Ue son 
conteiiu, de sa matière, i^ue de «onger ii U pJ;ico qu'elle ot;uupe dana 
re»pm% pitipiemeut dil uu daiiH u«t ea|uuu^ iili'^;LZ qn^^n u[>pelle lia 
tempa; âilucr ia scn^tion, aoîl dans )o tumpâ, suit dana respocc. 
c'cat la ffirtpcr au Ijcu de In sentir. Ausfti arrive-t-d que, loraqut; la 
sensation o^t de nainie A. renjuur le moi Jusqu'au loncl, U notion du 
lemp» s'oblitérc ou s'i^vanouit, devient erinnée au nulle. Ûd qo 
s'appliquer lilus alors k ansî^er à la sensation une date, c c*t-j-diro 
è^ lu i^ompaivr k une autre uu ii ut) ^roupo d'aulri^^ similaircsi oa ne 
la compare qu'à elle-même, on ^'^àoche en elle, ou en j^oûte ia 



j 



OBSEFIVUIOHS ÏT IKkCtyCNTS fiUR LRS 1>ÀIIAII,H|}«IT^ft 



i^ 



faveur première, on &ubit le ctiarrae de non (ïri^iimlif^. Sr penlro 
djuks U senaAtion, c*cet s'arracher &u temps; le rfv« du aeoauel. 
[■comme oelui du in^'^tiqu^^, rev^t h Tornao d« réternité, »peci«m 
irî^nitatit. Knnl n mison tfi> diro qu'on tuj poiil ^'*n(iF/' Ia »«n»^nlion 
qut* houM U fciriitiT âi'. l'enpitc^K c-t du li'rupK. Il ;i L<>t-t di'. [irr^ti-iulni 
qu'on n« |>eul autremertl la Afttîir. L'impn\tâion d» rtfiiCîf^refiurrvr 
n^ijfwjii miU QD nou&i toutes lea £ola que k «rpHaEion iiou» i^treint 
Ol qu6 i3 }>eniée nous qultt^^ 

A Vappui de C4* qui précède, je pourrais citer ce TaIi que certains 
esprits éfiakincnt \tonH h tt^f^ti^r le» «onMituns on cllcs-im^mes et 
à le» compun^r ^ d'autn-rt» f^^ilornfînt dooéd iiouA lo rappori de la 
seosibilti^ eidennielli^«n(?e,comprr^nnent pour:iinftidin>d'i>mbléo 
Il profunde dislinctiou que Kanl t'I^iMit entre Va rnaiièrtj v\ tn /Vtr/ne 
<do U «uaibiUI^. Mario DaalikirïsclT parle quelque pari de l'ti&lht^- 
.lîqiio transc^odanUlQ commo d'une tht^riu qn'oLle Irouvc touio 
timp1«, pi^r&itcîment d^uet-ord xvcc ce quclh^ -a oUo-mC'tiic pni^ù ot 
senti. Il lui i^it imlund ^;lrlH doute, T^Uftf, ^ la fniH iirli.<Et* i?iilhou- 
'Aj&3te et uTialydlc auttlil, do 9e plaœr tour à lûur au (Kiiiit de vue de 
Ifeaonsationpurc. déKap^dalompe.et au point do vue de ta pons^ 
q«L s'empare àv la «nn^ition et kii impose se^ formef». 



Il 



ÛD a vïi eomment Tf^prit a uoe tendance h s'atiaorirer d^n» le 
iti et comMcu cette Icnd^'iocc est rartifl^e par le contracte de lu 
rnsation ot des eouvcmi^s. Siippo^^n^ invi?r moment une sone^^lioD 
DU groupe do »cfiKaiion« qui u*u rien d ori^iual. iCe«i Ir cas* do 
Imiltfïi If-s neitHJiHriiiH qui duntinut lieu X lu Tuiisr^t* niéiimtre : la Imnalill) 
est lour Iraà diBlinctil.) Ci.'tte Henaalioii n'aura aucune répu^'iianco 
à entrer dans le cadre des aonsations anl6rieured; d est vrai qu'en 
tlaon m'orne de ^ Ivinnlit^, i?ne n'onirern dans aucun ^jupo de 
itionjs anlérieiiro d»'-lerrriiiiLr; rn d'jiulrc* tcrmos, die viendra 
d'el]<T*n]^me «e nitiior dan» Ur Icnip», mai» elle ne ne «tucm 
kpfieiinont dons ftacun tem|>s; iïIIo appaitiondiit nu rm.Haé, non A 
ît moment du p;ii4é; elle seE'a reconnue, elle ne sera point localisée; 
}| on croira l'avoir r^t'é, parce qu'on ne pourra dire i[uand on l'a 
vécoe, quoiqu'oo ait l'impression ou l'illusion irèa nette de l'avoir 
vécue d^ik* Nous avion» pr6c-<3iJiimmont, d'nccerd, fians le savoir, 
fcvoc M, Kouillt^e, oonKÎdéré la fausst- inénicii'e comme * un ph^no* 
'mfvifî d'i^'hn im de n^p^litinii iutr'u'ii-tjrrï v, n>mirie <t une iljplopie 
dans le temp^i d. < Ouand on voit double dan^ l'cfâpace, c*est que tee 



4S 



nfivuc fuiLOMipmquK 






deux înug^4 n^ se (iupBr|to8ent |ias; de mi^me^ ijoauil on voit ilouhlc: 
dAns le tempe, c'est qu'il y n dnm le» centres ci^rfbraux un iiianf]uo 
do syQGTgio ot de KimultaiiC'îté, grûce uuquol les oncluUboQâ %imi* 
kir^ 110 ao confondent pus t^nUf^reineni; il en rôsulle ilans ta 
con«C3e»c^^ untT iningH douUt;, Tune \ive, l'^ulrt: nyaiU raflai blugie- ^ 
ment du souvenir. Le stéréoacope intérieur se trouvant dôraogé, leaf 
deux ima^ûË ne bo confondent plus dl^ mami>iX' ^ ne r^mirir qu'un 
§eul cbjci- « M. FouiU*''e ajoute : t Au rusle loule exiilîtsition 
Compk^e &fl irTi|Ki9i»ible dans Pi^tat »cluel île la science, mais ces a 
Diatadik noiiK font rompr^ndre c|Lie r^ippiuvncc du ruinîUer et di 
connu tionl A un certain tt^ntimotU ausai ludC'liiMÈSûbli* :|uc l'im- 
preft«iOo du bleu et du rouge, et qu'on peiiï considérer comme un 
fienliiDent de r^pëlillon ou de {SuplicBlioii, i^ CeLtf dernière pmpo-'^ 
lition GBt ixipilate ; rcxpUcalion de la Tausse mémoire nous parati 
devoir un sortir. Si nous admottons en efTel, d'une part que II 
roconnaii;«ance d'une? image comuio pjuscâ peut se produira en' 
d{>lutr>i di'. tinlr' 1iic:aliHjtlitiii i\tt oiHi*. Ini^ige diins \t* pasné, i<l d';iiiln 
part que Va rei^nnairt»ancc d'une ima^â peut provenir de la HimplftJ 
ajtdimilaUon de cotte imane à d'autres, en debore de tniito repr6»en' 
latlon du temps, nom; pouion» comprendra qu'un fisprJt raiurelb 
ment cnriin Ji siùsir H h sV\rm^'Trr bi rnsseinlilnncp dps chosfs -lil, 
À un moment d<jTin^, k^ sciïtinu-nt aigu de ccUe ressemblance, et 
éprouve l'impreanton de déjà vu en face de lïhoâos ràdbiEncnt 
nouvelles; tout de ra^me qu'un esprit encEEn ^ saisir au conlriire la 
difTÔTL^nce des cliuties peiU avuir, k un moineiL donn<?i, le seiilimenl 
ai^ de cette dirTt^rcnce, cl éprouver, en face de choses rentranlfl 
dans le iraîn ordinaire de la vie, I impression do l'cnlièrGmont nou-" 
vcaan. Il taui admettre en ouire que les ej:[inu capable* d'âprouver 
Tune nu Tautre il« im-m imprt'ïsÎLïns ciiniiMiri*s, infènful le I^-nipa de 
la nuance pariiculicre do leurs sensatioiiâ, et amsi peuvent être 
appelée tcmitift par oppo^tion ûUï infellûCtHc-h^ lôaquelè oat la 
rtptf^trntfiUan, non \g i^nUmeiuf du tf<mps. La dîplopie^ Imaginée par 
Fuuillfîir punr rendm f'omplc du TimpH^ssion du déjà vu ei de c^lle 
de Vcntiircment Ht.tuv«autH*ùsi rien de plus, selon nous, que la 
aucce^aion immédiate ou la transition bru^*^qje du mode >'&imtif ùm 
mode inteliéer^ttl de la porceptlon. Ainsi la perception ftennible elle- 
mftme a sea espfHïes; et dans celte perception ;jppaniU dt^ja Ift 
dilTèrcnce dea esprita. 

h- Dloas. 



clo Vâ qu'oa n'a jAma» vu, et pourquoi • on ri«kiC a« Ai:iavi>T]tr. anav reconaaJIra 



i 




rAriÛN» KT iKlCL^Himr» SUJI U£S VAUAH^&SÏIS 



*7 



Uonsieuir 1o Directeur, 

léte Ikouvcllea à propoi éoa deux irtlclca parun n^N^mmci-it sur Jn 

H, Dttç&B décrit :iLrui un oftH <l« fnutttfi mâmoir^oomplM*: * Un»ujct 
arrlx^Mnl rUiis un tiiTlIcti nouvrnii piiiK lut. rr^ifUt^fE l>Ttilri»ir où il nn 
Irouv^. Lo» per»onno« qvj'an Lai prèncnU pour U prumiôro foie lui Bcm- 
b[«ntavolrM vubh parlai rKACttrcntïnt dans k« mAmes clroorwtftnccs. 
il y a liMif^tcmp*. Les parolûj qu'il entend prcinanc£r, Ïcm oioIa <iu'JI dit. 
deraU tv avDjr cEticuduH, Malii i^un illmifin uVst pn^ de limgu*^ diiri^i;, 
le fiQUVomr u« p«Ut «0 prôcisor, « il fuit i>t *o dimout À jnesaro >• 
Lrmaitrv). 

ProciBo^ML€«<TirQon«tancn« ^ Monftiour \..> p<*rçoU ^i Lintnonnentdoniiô 
ei pendju^t un Umpji qui prut tiit prolim^nr. uns H^rio d'itnai^» cée^ 
t>nkl«A, un firoup« d'itlooi. Au premier Eit>cird> <^«f image*, cm lddo« «o 
pn^jinntcni xvaa k r.'iract^-Tf de souveidrat. Toutef^jU IMIutdon n<ï durn 
pan; \ç flu^et raooniiiU aoai^rri]ur//tu ii pi^i. 

A\aiil d'^ljuucli4*r unu «xplicAliuiidu eu phéiuiumie revejiunv. pendant 
qii^lqu<« in^tft^U, nu méounUmo dtt 1a mâniiïiro norrimk, Noiu •«roaa 

Touto aûriMlion dôiiute par un ni4>uvcn»3Eit, méonaïque, phynlquo ou 
chltiilqiKi. Li |H-ri^UhBlui]. k ciliuleur, l*udvur huiiI ûes mouvenutnlit. 
T&uLo fltjuiulfitlon fiCfiaîMo eo coiiv^riît d;i»< i'itd, daiiH L'oreille, dan* 
le tnum'U' cil ua ootirLiiil uervsiui' Ou ci^uruiil jmrvi'u^i Eiuuaeii i^nurons 
U iiûturv prtfcîHO, mni» nous nAvon» qua c'ci!.! un xnouvcniciit. ronciiou 
du riiouvemoEU qid Va «n^iidrù. Pur le Inlt qu« tutin Ian cour:Lnt4 uer* 
vous tonC roncUt>n oliacufi d'un roauvomont ojctèr-louf p[U'ticiilior, tla 
ont tkMtii iravctfnr ln« nvrfd ti\ec UniÉmc ^it64i<^. chacun dViin ^ariU 
QAO allure propre qui suJlît 11 b dÎHtinFÇut^r de tou4 kefl.iutros, UneafAnt 
rt un «dulle pi^vujil piLrcuurir un kiLi>tiioU'C dun» \c uïî'ine tuutpA. Leur 
viuuo ^t iik méiiko. Lo n&ntbcu do paA quci ctt^run fait o«l dlfTïiriïat 
Tout ouuraot nerveuit arrivé k V^i^roc cêribi-ole nvcc almi puA puj i iuu Irer 

qu'oD »e soiiTl«bt, «t en épruu^cr le «aiiLîmcat de La nouvoaut^. C«tt qu'alor» la 
daplldl^ nuruiak flvn îniiuir-* i;»<t «1mlE«, cl tm »\-n volt quVitint i|Uni»i Jl eu faq- 
drslt Toir 'leu^. CcM l'iiivi^mu ilcx i-Jin Je liuuue iikAim^trc, uù Tuiirli^ iMrniala 
dM iiufttfM *'Bt il'^ilit: 411 (irofll U^)iiii ilut'lii'iltf «Qormtilv^ « 

i'£i ïr>n>UU' < ïn^r. \- Kl i-.hct Ie:« (injajujiiftiijiicB que j'ai cbwrvCt 1e urnctftr* 
d« voijifiiii/ tloiit Jt park- Jv rrnujiqucroi cncure i|aa rdiidllku colorée uLU^Lc 
uM nutTiriff' aljij?; ur. Ji^ l'dJ cunainUo dioc deux par«ainMLgLics> r'uji daiuj'al 
|Uitl« dani uu |>rvi:i>dcikl urLkltj. Tiutre cjiie i*til connu de^utB, Cp tlpraier me 
■ilfiiiile eni-'irc. cujcieiic uav iiAitltulanlri ilu fvu cti>nl. lu fn^iLilA ^«l'C laquelle 
il l'itJArrak «lu l>.-rhi>B vl ûk rvfl[jui:i.', Aiv^iJu burjjiij iivu» i4i[hji;iul ijlhî ^luwrrL 
avilit ()i^ rdi]<iilJ<rM rutirrév; il i^UîL nii>iifi iin>t>itUleiEicrit itanuiiurUiiLie ij< iv huiieh^pv 
fiif In loi «JvM <l«Ji Tvn 0>i Hoilii i|iifi j'ni oi^ Jjiiia iii->q ifnïc^dcat 4rUcii^)- Ou 
u't. pttB de peine h cruifc qu'd cUit un diînjiti/'. 




4B 



ne vue piJ]u>-ior>itouK 



cnmmun]C[uo ton m^uvemcnl h une ou plualt^tirt rollulet corMcftl«c. U 
niotiUlc ccn cclluliri, l^s attioifi d'un ini>uvc(nGCl pA««!i|;ar <]iiî, vu du 
dedans» purluconioi^nc^tCiu^tllu^cetluo nnua ^jipplnnu t rv>Mr|0. c/>nit<if 
frvid, pe»,jnt. briliitrU, cic^ Toute trim^o ctrùbrnlc, vup « thtior», t*% 
un mouvflmcnt particuliop dilXér&iil pour ohnquo ffipeco d<* lîliiciïlftTlon, 
dilTcrciit prïiir clinquc nuance dAns Ia stïniulation- C'c^t dom? un mou- 
vement rttpTf^tentiHtf d"forin:int iivinï^nt.irn'ment un^ ftflliilt' coriical*, 
r'cid'.Vdiri; ahun^^iiiiL t'^tat antérlour d^é<^ulhbre molùuulatre d9 )a cel- 
lule HffeciÉO- 

Ortoutoorp^ «olidc qut «ouaTecnpirc d'une loriM: «frinnAnt momenlaLé- 
nncnl lur lUB.imbi une dL^funniitKkn, ne repr^ndrn plus jamau »& 
tortao première- Ur> vcrUi d« leur clanïoitt; iiiipnj-rftilf-« 1rs tnoTéculâii 
4]iii fini éld 4!L'arléev h*K iiiif* ip« a ii f Pflii Pt poHj^h rjdi ort ^l* ra|ipPoeîn?e« 
soii« l''U;tl(]U de U force niom^niiLTicc^ dmirt^rcront tuujrmrï rcartccn 
ol rapprochées plu» guVJrp i'i*t:îi'^ni .-nj/ïjr.îrnnf, l,% \raca qu'anm 
luïïôcf u^ic pfCAiivrc niodincûtjoni rendra plus oiséc une «ccoiidcclùfor- 
lC«hon ■pmbTab}ft. nellt-i?! rnoUït^ïi H îtoÏHihme , ci niral deniHe. Doncî 
luulv m^Hlilicntloii mol^-culairo don cellules <\c l'icoroc cérébrale, toïile 
iTnn^e ot par Ièi riï^rre inuff* ià^e llAn A uni?» on prlJ^le«M imA";eH, quand 
olLonc reproduit uitrrHecondo, une tri^j^l^me, un«djxiemef^iA, »erMraier& 
pJuii biauTTierit. t'ac^^fïmpa^llprn d'un ttlJnrt maitidrc qiia <^(ihii f^iiit uAcos- 
»itG la ronncilL'in d'iinas^PD ncuvelks. l.a bii»t phy^mloj;fiqvte de In 
facullt^ rvienlK'c lïuntifHlt! dans bi iierciepLioii Je Ili faeiliic r(*UtJV« nrca 
lufueLlc une tinaifC oneJcntic »uricil ^u milieu d^ b Vl^uIc iniiombrAblo 
toujourt deii im^^fi t\iji nppnrnUAnnl pour In première foU Cettr* r(ijnn- 
litc d'ima;;-e« nou\cUcit qti^ ne prorluiAiint à <.hai)UO nn^meiit, esl T^rita- 
bleoierit pivjdl(.'louïe- A t^ôt^^ dr l'Imago ytiunllc roiudUHAni^ d'un nbJeC 
connu, ftf forment lea imngea vinuoLko de tous Icjt utijct^ qui fn un lt)t< 
tîint ■oUlfUenl noUfl rc^'urï!. \e% imnirtï andmves de* milU bruit» (lot- 
tAutdnn3>reip.-ioecnviri>nnunlj0ftimnkf9ioirui[ivf! s dee odeurs i^pnndties 
dantt TAlTiKiiph^rpi. mnU Miriniii Jp4 '^^niAlnea d'inji|j:«B t^fio lix fion» mus- 
culaire dé^A>;e dans In (jrotondiïiir do nwt muii-lt^s, l.c smai rtiuK uUiro 
est noire «eau kmdRmcnEnl. l-ui suriiiLit nouii ^ipporic iJea JuiageH nom- 
broLi»i.'B et ^emdlcmejjt variâei- 

Si dAn« ce ruimdo d'Itnn^'H qui occupCfii ea un instnnt In «rhamp delft 
oo4Bi;iGUoe, il en est iino ou plunî^ur» qui ee ropréacntent, nom avofi* 
ooniicieno^ de t^ur uncJL'iiiiHtt^. non pn^rt^ rjii^ nihii* ritmpjimrw l'IrTiugo 
rcvLic '\ la mC^xue imntrc vue auLrefoift, mni» pjtrcc r|ue noii'^ \n coiiipA- 
poti* niix iiutrn* imnyx^ noiivrî^m- Mai* eeïti- prrnr'^iihïo dr In rn'-llIrA 
d'Apparitimi ire>>l qu« fatffjir de In m^naoïrc, elle no »uftU poii. elle donne 
heu & JffailEiuion*, 

Aiii"i une Imof^c nouvelle ne produisant dans den conditions Irèa Tivo^ 
rnble* d'MienLion pa»tiw, ]Kiiirr;L :4ur^ir avoa la iniicne EdFtniit<E> qu'une 
ijnuuv anricntie c|uî trouve Icb orifaiioa udjvpIt^A ù 4ii producliun* Corn- 
rti<pnl corri^i-in^-rKiii'* rplt^^ ilhi4lr»n ^ ^ Ko rappnLtrit Iph auuch tninget 
iiHbOCJées 4 celle qui rtou? oooupe. Si lo« ropr<;«ei)UtjnoB ai»eeices sur- 




OU^ERVATIONS BT HOr.DSIE^r^ »m 1X5 PAftUlIVâ&lK» 



49 



gtt4*ol avec lo *ara^*U'ro élu nou^'cnir, nous jugerons t^uB rïniaLrn ctsnai- 
àèr&o rai «ncirnnc- Ueia^irqucj'. qn il Uudr^ toujuiira â cuU: cloh IniA^fes 
r«pp«l44« «voir- dâitt la ounvoierico d«« iinAgcis nouvelles ao totra^nt à 
m««are : ccU muiliplicriL Iob puiiiLs iXt cïiiap&raîaun. PIua il y nur* 
tl'imvgtt* nouvallw notUs «l viv«ut, plu« faoilcment noua divliiiguerai» 
1m ai>cbc(^no4> ^i ati cofitrAkrc nou» nliminuortii les iniui^v» mj ;>ruJiiJHJtiLt 
pour U prvnitci^ Tuis, il i«rn trbc niaUiiat! de reconnaître laa Aouv^uLr», 
de le» diBtiEtgucr d'nvix; Iah qiiolqucv ioiagea nimrdlea pour pou qao 
cclle«-uj loienCvive*, 

lioveaufLd itiAint«naiit i la purainiiéaio. Dixtia tous le? «xcmpka r»p* 
portâf par MM< LaUiicI<»i Qi Uu^un, lo« Edt^eH, I«s îmK^os qui <tnt dotinri 
|i*u À riJlav;ciji du Utjù vu, vid ^lù «!«?» iEii:L}^ri ci[;f'«, dL^ti îtléT» fray- 
panfat. Voyez ndUmmcni lo paAK^po de Dickens (^llo par M. IjUaJldc; 
l'cpundc do l'fumjicit rA^>^>LïrLi7 [mt ^L Dt^^-iii, lïn tJuUc!. dam Icj ciim 
r&ppcJêa il rae Bomblc cvtdent que Wt auj^U hUi«iiI Oftut uri éuL parti- 
culier : ib cUJmLt absorbéa. Vtiyefi len pustsugcH cilès : Cvpperlicld, Loti. 
H i^ipienclatr^, olc.. â&''or6f^«. roottoiu ii von» voukx ^ diiitr&iU. ■ La 
tlJatrucUoii einpvche \v* {xraouuvn d'tipjf'r.cier iiucmic aulro BeatialiOM 
«Q d«hQr« do celle qm Of^oupc ncLucUcmeiU leur ctpnt. ■ 

Vo/oiis oo que devient le cas de M. \,, cite plut hauL 

M. X-, absorber diitcuiC. p«n:uit à un iDOuic^ul donné qjciqucc imngeA 
ibucIIcK el audi(iv{^» iiouvelloti. Cca ijuHfçes Bur^'jsaeiil dann aa e^n> 
BajeiK« tkvoo l'aitArice^ Ja faoïlil^ d« 1 habituel, du dûj:i vu- R'xr >iuit« d« 
«on ûut du dlsIractioQ, M< X. no perçoit «ctudlcroeiit que furl pou 
d1tDa^< rouflculuircB^ Le oh^imp do ta cofiflcjenpe est momejntanêmftnt 
irfrft rvtfcei, i;ltrz lui. Scf> ima^iEûa nouvelles, inLetiA». iiiséca. n'ont* 
Oûtéd'^lkB que tréi pou d'ima^i^ï nutivcUf s faibl«i( sc^^a11t dp point* do 
coinpftraiiou. iuavt puurUul pour qu'il n'aperçoivo de la pubaibililâ 
d'unv ilIuûOD. A icfr«uf e quo li? lenips Avontw, i mesure quo d» nouvellet 
Inugea a'ajoaieuL •( ne pT4«i«enl, non Lllusion dimlnoc. Un moment 
tient où k ch&mpdo la confcicnca rcnfertue assex de reprétcn Cation a 
boure* pour que IcdocitcdiipnrAiAocBur la nature du pseudo-nouv^mr. 
yt. UiigAiO croit que la pnrumnêïiu uv produit surtout duraiii r^nTunoe 
ot UjeuncMc- Je forai obicrvi-r que oV«l surtout pc-nduDl celle période 
do lavio que le Mena inu»culakre jouo un mie prepondéra rU ; quo par 
Cïriuvqiienl la quAti-oliMHUO d'imAgen muaculairoH h un momont donna 
devra afnguLièrem^nl iroubïor le inocantflmo piyebiqueohox Je< onfonts 
et les jeuf le* K«LLS> 

PuieMt oeite inrrrprr^UiiiïEi de li purumnéMie. ooiitribu^r â Tairo 
rrclLefcJier rmtcrprptatioti dej phônomoncfl pbjohiquo» ttur un terrain 
plus aohdo quo no r«4t celui de lix li'iE^pAlbie. 

Agrées, cnoiï^iour le birecteur, l'expression do mca acntinienia lc« 

plUB dlHhfllfLl^t, 



(llniwnit^ ilp niind,) 



J.'J. VAN BlCftVUliT. 



1. \<nr la num«ro de novombre ISVJ, 
tma vx»iii. — 169i. 




n 



iiCYce T^nii^Aoï^aïQUE 



SuUjt HAu*MVKSu. M l'Ai,* i utuEJiuA. N'olft dcl pntî. Tito Vignol 
<ITiend<cciitf{ dcl II. Istituto Lombardo, \S'M.) 

On «Alt on qiii>1 counUlff cfi ph^nomitnct. A rjuipoct d'un I^uy«)lgl^ d*ua 
monuimfit, d*4n tnblcraUfd'un objet quolconquiî q^xû Von voit pour la 
pr^ml^TK folB, <jn pi(' nipiipllïî tout k lunip l'avoir dt^jA vit. <-t JnnH drs 
oi>aflitiona tout à Tait identiquopt comme dl l'o^i revivait un iiiMtnnt 
d'tme «lîHti'inc^ i^vaiioui»^ D'Hiitr4.^pi fui>(, on n tti curivirticin d'avoir di^jà 
tnUndu, daii» ton mAmoA li^rmttif d«« mf^oïoi pcrHOiinoir, en qu'on 
tfi|il«nd; d'avnnm! nn d^^vJnn ctt qui va ^trr* diL, nr. d^rtn oortulnn rnM la 
pr^vlMon cet jwititiéc. Ce qd oomttiluo riJlaiBio:i de la piramnéaio, 
c'cait qu'un n'u puiriL cunsmi-m» d'une winloglcf iduf cm moins i^loi- 
gnée ealre uu àv«ntiiU0(it ^o-mé ot lo mommit présent - on erott à 
UH0 fdenUhr MiHolue. 

Au iku d'appliqaor » ci procousua le« m<^thadea ordinnlrsa de k 
8cldrtC4\ on a l^M^1^)e \ \>la\6ïf tjrJiiHHi Ica mmliro» qui le tîouvrnJf ii(, jiDn 
qu'il eût tout l'attrait d'un tnysll-re. Car ce mot m^ilique n reparu d^na 
Ira (^ïïHw de qijel<[U«« jt-'uiies psytiUoliisues qui croitïK as vuuîvUIe 
eynonyinL> d'ohsuur ou <l'i)icjnnu, A tout prix il leur faut du mystèroj 
ilv y^wuileit de l'aj-dolji 

Vn a fkjnt! ppoiionet; aonûuaomant lo»BTnnda mole d'inluttJo[\ tùJépjL- 
ItUquu, detledoLiljbnieiiLdcUperacmnAlKi^rledoii prophétique do l'Ima- 
ginationH h Ce» Ireia bypothOee* ont le tort d'expliquer un Un obacur 
par un fAlt plua ubscur », dJL trÙH bleu M- r.-iid L^tph^ auteur (U la 
<iamîérc NoU' purui*, à ma eeiinalârianco. sur la pjiratntivisie ', et qui 
d^lînU L'UN J]lu?<iuiiN ileB n liidludii;ïtioTi» vnxJi.M i>, ijii plulfH iEl-s n illu- 
pionn qui dovïonncnt vrftioa k, quuad cortaliic» oonsiruodon» lutenle^ 
ii« rSimigiimUnii, commit daim le râvc, nq rencontrent avec la rvalEt4 
et eoJn<Mdont Aveo elle. 

51. Tuo Vj^uoIi. qui a il bleu mi^rtt^ de la piyiihidugle cipi^hmen- 
tnle par scë tarauds travnux «rij^innuK, bien coiinuH on Kurope, n reprie 
l'iitudf? Ji' Li ^liirjiniiit^sLe jivol' PeHpril BvioiitJllquu qu'y jiui'hH rtpporli^ 
uu pAyoholo^uo de LY-colcr de i.'abunje» de Claude Jînrn.-krd oïl do Littréi 
Il fe trouvait ducïs ûpa vvnûit\\)na d'obier val loik p^irtioulivrernont 
lavorablev, ayant connu louveot lui-même^ par des ejrpéricnco« n^pd- 
iécn, ahrt, lui «t obc^a dfti mcuibrch de i^ UniiWe. le phénuméoe ûa la 
parAinnâ«ie. Ce ph^nomiïuo eet d'ailluiurs Loiu d'être rare; il s'observe 
miJtiK Iriîn cominuinNiH'iil, bhuh diitLiiiuUun do saxe, en nantît eutiinie 
«n ninlndiVr quoique pluti fn^quoninient dans la jeuiie«>4e. 

Il ctj *vTi\ ecrlaliicnieuL, h mon humble avL», do 004 plir^iiomïfnra, 
comme de <wlui de l'audition eetei^, ou mieiisE des ayncathi^jefl, qui 
pjUiHA d'abord pour ausai ruru qu'ex trHiijrdi[iainî, etquj, nprÈa eNquôta. 
«'eit trouva d«i plus rdpandua. 



1 . Btmue phihmphi'iwr. mnrv IB04- 



OBSBAVATIONS ET QOCUHENTS SUR LES PARAMAÂStBS 51 

H. Tito Vignoli, qui a étudié antérieurement la question des synes- 
tbésies, aurait pu faire ce rapprocbement, qui s'impose en quelque 
Borte- Or les phénomènes de l'audition, de Tolfaction, elc» colorée. 
sont bien des phénomènes normauji, ^o^t ^ ^^1^ physiologiques, selon 
mo'ij et dont Texplicatlon D'à beaoin d'aucune hypotbëae mét&biolo- 
gique» d'aucune loi d'exception forgée tout exprès pour le plaisir des 
ooouUietos, des spirites et autres assembleurs de nuages. 

On peut lire dans le mémoire de M. T. Vignoli des exemples person- 
nels de paramnésie fort bien choisis et qui semblent frappés au coin de 
Teeprit critique. Il sufTit ici dMndiquer que, loin, d'invoquer des hypo- 
thèses transcendantes ou des forces cachées, l'auteur ramène Texplica- 
tion de la paramnésie aux lois connues de tous les processus psychiques. 
Il assigne comme causes efficaces dit phénomène, sous toutes ses 
formes : 1° te réveil d'images mentales, d'idées, de sentiments, par 
association; 2'> la rapidité des processus psychiques; 3« la faculté ou 
puissance de construction de Timagination (automatique et semi-volon- 
taire)- Frappé de la ressemblance de ce quUl voit et entend avec ce 
qu'il a vu et entendu, et ne distinguant pas, comme d'habitude, ï'idée 
évoquée de celle qui l'évoque, l'esprit se trouve dans une condition 
Insolite, mais non anormale, et s'écarte du jugement ordinaire. L'image 
présente, transportée par une association inconsciente ù une époque 
indéterminée et lointaine, apparait comme la reproductmu de percep- 
tions passées. De là notre conviction d'avoir déjà vu ou déjk entendu 
ce que noua voyons et entendons. 

Telles sont, selon M. Tito Vignoli^ les conditions de la paramnésie 
visuelle et auditive. 

Jules Sou h y. 



REVUE GÉNÉRALE 



LA THÉORIE DE LA CONNAISSANCE HATHËHATIQUE 



G- UiLHALU, Esnai sur Us coiuti/ioja et les limites de la certitude loifique (Paris, 
AlCËn, IS9*). — REîïOiiViïH, La philo-Kphie de la r*^le et du compta (dans 
l'Année philosophique, Paris, Alcan, IB93). — Henri Po[[rcARfi. Lnui» CouTuriAT, 
Arricles dans lu Revue de Métaphysique et de Marate. iRfl3. — D' E,-G- Hus^ere., 
Philosophie der Àrithmetik» psycholugitche und iogiache Uaterauchungen ^HaLlâ, 
Pfttr«r, 1891). 



Lorsque, il y a déjà dix-sept ans, j'ai donné, te premier dans cette 
Revue V un exposé des théories de la géométrie non-eucLldienne, je 
terminais en constatant qu'elles ne pouvaient entraincr aucune mmli- 
Qcfttion dans les thèsea réalistes concernant l'espace. Quant à l'idéa- 
lisme {au moins sous sa Tornie kantienne), j'exprimais un doute^ et je 
faisais appel â d'autre» pour montrer que la véritable pensée du maître 
pouvait être mise en accord aveo les conclusions à tirer des travaux de 
Lobatchefski ou de Riemann. 

J'ai à peine aujourd'hui besoin de dire h qui j^adressais en réalité cet 
appel, mais j'ai le regret de penser qu'il n'a pas été entendu- n II n'y & 
pas, disaia-je, à déclarer simplement que les nouveaux travaux sont des 
rêveries mystiques. Il faut changer de terrain, sacrifier résolument 
celui qui est perdu et qui ne sera pas d'ailleurs à regretter. i> Si M. FLe- 
nouvier ne parle pan, comme Schmitz-Dumont^ de révenos mystiques, 
tl qualifie, peut-étreencore plussévârement, d'absurdes les prémisses des 
néo-gcom êtres, et il traite leurs conclusions de aophtsmes; en tout cas, 
il ne consent à rien modifier de sa doctrine de la connaissance. 

D'autre part, dans une thèse récente, brillamment soutenue en Sor- 
bonne, M. G. Milhaud, après avoir rappelé la question que j'avais posée, 
a, en tait, nié qu'elle existât réellement. Pour lui, la géométrie non- 

\. Reuue philosophique, décembre 1877, III» p. 574. 



RCTUE CÉnÉBALE. — tX l im^AlSSAnCR MAftl^UAIIOIiS 



.13 



GocKdioone, doal au r^alo lE no m^corniAÎt nuHem&nt la v&kur propre, 
ii*ï rien ù faire iiv«<r I0 rrltit^iiimr. pAi phii qii'kvru IVRipIrlMin?. 

it mi »^ml>I« <fu'aujoiird~hui lo problème ^t at^Mi mûri pour &Lre 

Il ne s'Agit CM r^jk]il4 de rien molrm quedcA principes mt^mcn do Jft con- 
milHKinro m-aLIiAmtEiqurî: raiipRlnnu brli^vnm^nt tnut frAbnrtt qtieïlfî ctt 
«uotofocnt k doctricic do Ktint n on siijot, 

Let Ju^rnent^ inAthi<:nnliriui*H sont iautt Bynth^tlqupn a prioH- I^ 
peint dd dirpnrtdiM raîtioniKnif^nta aiï trou^'C en trfTet nolt duns dt*ajui^> 
m^ntl nynih^LquitK AbHnIitmttiiE n privti {axUtm/iu on p'^Utikl»)^ :«ijll 
âskti» dût d^^ntlion» quk, m^lffrc leur appnrcncn analytiqufï. reposent, 
Miuf rrllfîi qui lont porcmcnL vrrhnftw, nur iinn syjithùnR primitives, rar 
4 Doi» no iléoompoionn 00 que nous Avoni oompoAO ftiitèriourcTncnt. » 
Ctitie iynlhi'M t%l un acte d'îiiluilton, t^t l'iiituitlun ^ priori est mndl- 
tÉonnéo pAr ke foroio* puros du noire st^n«ibi]itjî' 

Ontaltqurt M. I^ttouvivr «'éi^rtode KnnI i^iir plu^lr-urit points: mAlw 
lu diwrRcnL-c* i^nl en ri^nllié d'ordre sccontUirc cl oonocrncnC plutôt 
In Icrmlltcilo^fl qiir \n fur»! ïni^riR dru pcnH^nn ftl 1c HlJiiiri? du ni^o- 
oritlclMDc d&:Uro onolyiiquc* nonniiro de jui^rmciiU quo Ivaiit oonatcié- 
rAll coifint« syiiLht^tiqim (i-eliil-ii pnr mcmpli' : l'riipAeoii truL» dfmeii* 
eionoK il nVn taîl pas uioina r«puacr rjiiiat)^ae sur FintuitioTi; il emploie 
m^um <ri)n:iiti« «jn<tnyiTK'>4 len ftpivMtuiiN: intiiiUf oufiri7JyiE(|ije, J Avoue 
qti* Je TA© \i>iB p-^t In<in le proicri^j* : II mo »«mbto que dû |A»orie U oon- 
hiMnn na rail qiic »"a(?flroltrr, naf M. Ki^nniivlrr n« ntn pas f^iift li*ii 
juj^omcnta «yntbflLiquoa a priori MenI éffahmcnt leur foiidcmcni dctni 
rititmuun- Pfi'Und-U initrdïrp h l'imnlyie rim t-imiîepls dn diUonnlner 
cxpliciLement las jujremenlB BjTilhPUqucs non fortnviK^t», mms implicite- 
ment -(u|ip<iK#H \}fT Ifïrt (Ti^JîiLlli(>[i4 do c;Ttui<>4T J'HLiiaÏK cnL tout :lu roii' 
tr&ire. qijo ucllo dvlermioaLiou «croit \q rC^ribiblc but do l'armlyrt^-; quui 
qu'il PU «nU, ponr M, Honoiivlpr. rommr pnur KnnI, c'n*l tiïtxjf«irs À 
rintuUioA que Ton arrive on dernier rej9ort, ot c'est ïh lo point esecn- 
tlcL 

H. )lilhoud «dt plii9 Gdèk nu v^rlUble esprit do Karit» quoique, à 
vrai dire^ U concf^plion dL< ha Xhi-^v luit uonduil A ijviter de sa pro- 
b^ncer, trn pncidper dut la quoMion do i'ori(;ino do i^oa oouniLiowxnfjUD. 
h^muriiLiun^ ifiutcfitiK qifLt v^vite rbf!d''mcni les otpreftftioni (e<-hiiii|ites 
de jujfcnLcnla AnAlytiquoa ou nï-nthotiquc^a <t qu'il nmplolo de pruf^- 
rencVT, %hdk k-ur donner Lkn L-nlcndu un Hc^tut iiqutvalont, Im tfirmnn du 
•ubjce^Ufd cl d'objcctiffi. 

Il cfttestenLlel eri ^rtet d^ reninrqiitrrqiic fCant d«?«i^nu p.ir Inlultton 
un BoKO 1I4 penw^ dont la notion lut ûlait founiic par Un irmtK^rautiquo» 
de ton tenip««t qol e«l encore, A vnu dire, HullUumment r^imllii^r aii\ 
Itéocnètrrii da notre, Il n'en ealpa^ mnm» imi que, dcpv^ia unviOuk, la 
nul hi ma 11 que n fait de «ingii liera efforts pour a^d^g^cr de^TmiÊssitAs 
et l'ir^tutlion ot que ces efforts mit rcuiai ûf^na une Inrgo mesure, 
l'TRnnnii un i^ieniple pt^c^U ' 1» prupdi^ti^s UeradduLuii aHthmi-HIque 



S4 



BmruiG miLosoratQu^ 



vulgdr« (qu'on pûut intorventlrTordro ct«« quaniUAi ajouUr, qu'on p«itt 
IndffTiWmmcnt* It uiitr <nC<tui; quanlllè, en alctaic-r nuccM^lvnttioiit clcux 
ftutrOD ou blûJi d^uri HeuL coup U floninift ^(^ o'?h rioiix quEiniUt^s), f^tn 
proprlctùit, dia^t^- ao^>^ i^oniiue^t liitiiltivcmcnl; il icnporLc pnu ({un )?: 
dAolAFC, avec Kant, *{u 11 y n Itidc» jugcmcuttsyntliéli^iiM, ou ^uavot 
M. Kenûuvicr, joconiidôrc cof» propriélén Cfïminn d^duKc« annl>U<ïu^ 
mont du coacopl di} L'addUion. Kn tnut cju, je leur attribua une vnluiir 
olt)oolUc, en ce bCUB qu*Gn Icit 6ao»çAntj'Altifniicquc1cura«t>M£r|ucnoC9 
jio rcnlM^ront in concfetOj pour Iciadtlllloiis réelles quojo puU avoir h 
faire. 

Orun oortniii nombre nu moïtwdemnth^nftliolenn^flP pinçant fiu point 
de TUC ooiuplctemcjit abdlraîL, uiit ftdopto la iiïarclia ftuk*ftnt«- On 
dtfttnil v<ïrlJtil(^muiU ^(JdVti'DrL nue opAraiion d^nt ]o« propHoU« (pcrmu- 
tatkm. ^La4gciaLJ0Ji« ctu.j aoiil prôolséroont oollc«quo Ton fluit, put intuî- 
tiOD. app&rtotilrt>aqAnCl«lliimoDt& l'Addition arithmétique, irieli on pn*:» 
i:cttc diilînilion comme purement ïitbJQtitivc et nann iO préoccuper de 
savoir n'il y ji ou non uckc opiïrnlJon objot^hvo qui lui 0Orr«>jxiade, U 
sVnsuil que. de 1a norto. en éUblit touto U thcork de TaddilioLi a&n« 
aueuii appol A rinttiitJOr» uiau qu'elle n'a quune valeur nubjectivo; 
c'««C à la mathématiqtKï nppliquce qu'on lai>*e le aoin d« paner nu 
point de vue objocli', (*n v^cammant m, d# fait, Tintuition fnit bicii, oon< 
iiaÎLri; une opL-ruliun n>uEil Icrn canicEcrcs atlribu^^ nu concept de Tad- 
dilion, i*\ qu'il a ri|o rnnïlnin, H est ïI'jiïUoupb ii r^Tniirqiiiïr que It 
niall]tïuiulJL|Uc appliquée rcct^nnaU ce» rjtivckrr^, non ««ulomeni à ' 
l'addiUon antbmétiquo oonciiHe, maîi encore h d*ftu1rf>n opOrationn i 
(AddiUûii géométrique^ où Von Uent compte de U direction dr» droite* J 
Aiufi t>i«n qu« d« lour longueur; eU:.K Lu eonoopc contiruit iubjeoiivo* \ 
ment 30 trouve donc plu« vvticral quo h coi:cepl itiluttiT qui a donné 
oooavion de lo eorMruiri?; ceU« plus grjknd^ ^fidr-allIéCHtdujlleura, mx 
puîiil du vud birJotomeuL inattiûiualiquc, un avaiiluipo jiiuontedtuble dea 1 
oon«trnotLon9 da en ^nre. 1 

Lf A c:tplinatLon9 que je vicn.i do donner p^rmellronti je Vf^pèrc, de i 
oonipr^idre auirittainmeut cïomm«^nl M- Milhuud a 6ià conduit k parkr j 
d'inturprt-Uiliuii objticlîvo oL ^ulijevtive des ju^-enictit* et des eonoept?. 
«LU Uffu dn JtVri ii^nir h la torniinologL» de Kunt. AJoulemi'je qu*d (o 
ffftrdfi d^AiLlcurs d? proposer dcn diatlnolione tmp precisea el que, par 
une fine nnulyio, il niuntrr qu un momc jLigemeia peut ëtr& ot e^t sou- 
vent entendu dam \ea deux *cn»; que, ditii» la bcicnuo, la dilTérciic? • 
entr« h niathi^mAiiqu« pure et U ronthématique Appliquée n'«Bt gu^re i 
q'jc Iti^orl^juc et que Ton pciHie par de» nuanoL^^s tout à f^il insensibles 
d« Cfmcepie objecill» purement empiriques nux ponccpts eonstruita 
BuLicctivemcfit ^uxqueU ne au mêle au ctrutrnlre nucuii cii^ment fourni 
pnr roïptrlencoV 

l/objet de MA ihÔAO c«t au rciilu dci prouver quci la contradicUoii 
logique n'aulori«c aucruno aitjrmntion en d«lLOr« dos ïiûta pnrtîculÎQra 
directement ybacrvt», qu'elle n'a par *iiile iiueuiie vjileur pour ou 



les Jugciueuis pré««nLpa comme DâcOM4ir«ft. M. Mllhaud îlluniro 
ue«ion par des excmplrii «mprunit^a aux Tikathi>niAifqu«<, oxem* 
plM qtto m comtr^lcneo «pccink rendra cerUjincmcEit préd^iu pour 1«« 
pmioaophop qui voudront biin Iffs étudier. Mal« Je oc m'AT-rôlo pas & 
OM dêTcIopppmants. car il «nt surii«amiDrQt connu que ]a th^i»o olU- 
mto« ««t «n parfait :ii-j.'onl avor* U <]nnirlne kantienne. J« r«vjcni donc 
»ux cODsrquciicoft phili^topLiictuts do U |f6oni(ilrio Tion-eudJdi«nn« '. 

La poeillon qun M, Milhnud pi^nd «itr rû pnlnt tratla idtvjïnta : 1t ont 
tDCJUCl de regarder 1% onjirtltution de dcltc i^éomûtnc comme fty^at 
prouvé l"*mpo**il>diW du d^montrur le poïtiilatiim d'Kuclldcf; «uto 
topoMibiltlé réiultc directement de c« qu'un jujcenient ajnthôliquc 
■bnlonioil a pnon' ii«> peut ^tre ooTitr^K Ir^giqu^m^nt ^i ovt en eflM 
tMiilo de rccGunaitrc que U poilulntuiii dc« pfiruUèi«« Cot Absolument 

prfOH^; eniln la TArit4 dn c<^ poiitij];ituin est nufi^flAminont garantie 
riatuiUon tt^om^lrlquc^ \ laquelle jI Faut m CenJr, Avro Kkut. 

Il )' n IIl, e« nur semble, pmcni une pétition do principes, au molna 
une ignorMio tlenchL Car qu'ent-ce qui est en qurâtlon» «mon la vjiïU 
flitê inùf^ie Je riiituH*on * ht oiMl* fariiU^ noiin pprmm rt* fcrmuJor dea 
jugements ^ f>rion. Jusqu'à qii«l pulat noua A:jirantit-olk laur vcrJtô 
ob^ecHvi»* Si oIJr nr trrntvo p:kA de orlt/Hiim en d^^hora d^ftlTn-mf^me, 
e«t-cU« lonjour* infailUblc? Jlnt-cllc toujnura ubnolumcnt 1a niêpie 
d'un Individu à Tantrcr Avant de ciompnier lu critique dtt lu raison 
pure, Kaai n'aurnit'il pas utHement travaillé à une critique de TintiiS' 
lion '. 

J'accorde ù M. Milliaud que ïv-i coustructione Amtlytiquo^de Itiemann 
*oni rl^n îk ft^ir^ avi^c rintuUlon ; mula ra rpt'll y \ ati contraire de psir* 
IjoulîercBKitt rcm/^rquAble dAn" K'-^ travani de Lr>b.LLcher«ki et do 
llolyal, c^oAt quMi ont ennïtruit, en cmployitnt nntuuinn |fi^oni^trique> 
un •yatemc différent de celui d'Cadïde: o'eat auml pr^cUément 
remploi de rinluicjriu qui rend hint^ulir^remvnt int^reiiiunie, ii moa 
KD9» la icnlAtivc plua rcoenlo à*-itoriit:tric ai^nf^fate. dur u M. Calinon* 

Hvid^mment l'intuition do l^h.icchflftki rti cfltln dp M, CAlirum n"e« 
pM Itt tnûino que oello d'CuclUlo on de M. Milhaiid. Loji \tt\9 voient 
LU tu lU ventent eoque lu nutiv-fl na valent pAn, c^t r^'eiproqu^mentinulB 
Uû una onliU pour coU le droit de deelnrcr que l'intuition A^.* autres 
Mt fAUi&^e* Je le n^pÈite, où e»E ii^ irirrrluEii'^ 

l't>ur bien fajre comprendre ma ponoOi', jo vaU prfndi'o un autre jugo- 
>i«nt H)ï^^^|.'Mqne ahwjlumont.i pnnr' quo Ifl |n.ft(iilfinim de* pirallùlen, 
i% je vai» le peendru on dohor^ do la ^liom^lrto. ^ l.c vide est impo»* 
«It^O dan« la naCuro •. voilà une propoiltion Kriut^nue p;ir ArJetote ^i 

1, U. Miitinuil • T4»Dnaeré dcui clia]jjtr«? tt^« Int^rctmnta, mni» ihv IcA^ucti Je 
De piJï» iiri:i*idic auiiJiJrii'liLiJ« à jininvor: 1" que ^c* lli^tittmvt de li rii^mnlque 
ae pitetent cii ncn ^Ei'e mit^ipi*» puur iittr la lit'i^itiï; 2' i|ui' lu Milulhui de* 
inliijuniLO ojamulu^itin» d? Kui^t, telle i|ijc l'a iir^ruLri; M, R'^iiuuvht, tkt 
ilîuiuj». «Il tant 'ju'cilc rc^joic tnt le oAflrtlien fJc Hiillnk act^jd. GcILb ilorniere 
dÎBUJMjeu »t pfLrti<vi^4(i.'>ncal rcuic cL bien i^dnduJlcu 




t» 



RKtLX l>IIIM»^l>lll(tUK 



pA? Di>«CArt(7A> Auxquels Q0U8 ro pouvon» cUnicr (l'EXVoircu une clarté 
d'I^léat mi moin* ^galc h U nAlrc ; lin l'ont «ntvnJue coririie iiéo^KirL r^ 
(donc /t prioT^. <t alU Tont raotirée. iU n'en om pas on réalib^ donn^ 
fl'aulrv raltOTi que rînipoiMlbtliCi^ où Ut le r«0O[in»l>i>iHl«iii il'iivnir l'kn- 
tultiûn (la ville ; cUe cet donu bimi AbBolumvDt ^ pHorù A-t-cIto pour 

■ Lo \jiic c«t poisiblo df^nit la nnturo "i ri^pondont Domacritc ot Goi- 
!iendi,«pritii cpptwînemcnl mitsl hioid«fi qixc IcStngini* auquoruuUîur 
du DiACOurd det ï& Mt'tUfd'^. <Jtil pronoitacra^ La logique «ut ïmpuîs- 
Kant«: c>st lu tlitijie de Kniit. comrno de M. MlUiîiuiL 11 i\e tant paa 
parler de rexpFriuji<:Ç| quoique l'^ïcal ait m>-il]iour0UBOmfîrt broLiilL le* 
Irli^pA h t>t> RiiJH: il h'Agjt i>n t-t^ti dune queation rU mimAiBunnc-n piirn, 
*ïi dchof» Af. loulo CAptriuncc poeftiblo, 

Kani A purcmflul *t fllmp]cm<?nl *>carlé Icb jugem*'nti nyntlii'Wque» » 
priori de ce genre, naiti nf>us expliquer comment In eotitradiction ^tatt 
pOKttlblf*. Se!t cniègnripa cmt iSti^ eonvtrultes de fiiçon A cp qjo tAui 9y\- 
Usmo 80 lînt aolidcmcnt en apparence, cl â ce quo la latuuo qu'il oITruil 
i\'it dimtlmuy^ff aux yeux Mtt\% voila qii'ime CDHiraili^tlon ati produit s^ur 
une dc4 dùAiiteB fondai on lu )c« ^*3 l'intu^lion fçi'^mctriquc ^ aucccoal- 
%-emetitlrA nuiras snnt plus ou mnlnn i^brniili^eB à tour tuiir, l^syatètnv 
peut- il Auï>»jflter? 

M. Rsiïouvier ne a'esl paa Iromp*. qtiant n lui; Il n bien peeonnii le 
dongot- ; mai8 c^t^ce y parer que d« traiter d'obeurdt* une intuition quï 
n'est pas In mltpfl* 

Sans anoun doute, ndéalUmc kantien nVflt de fait nu tienieiit com- 
promis; Iph ïTnipiPisrnu, Hfllmnhltsi rn lî'lr, «ont aujourd'hui \p.% preniinm 
à adopter la di>otrinc transe cndantalc de l'espace; la Critique de Ia 
RAJsan pratique n'est pa* Uiudiàis: il n'en est pae moins tUalr que 1« 
défaut do oHiûrium pour les donnéeaa priori de Tmluition gcorEêinquc. 
pt la eniiHEMTAïkvi de fait une re*! donn^e^ sont ^UHt.'ï»ptJbI*t* de eonira- 
diction, obranloiu ubaolumciLl a^i point do vue lou^iquo la oertiludo 
obj<?fillv** dr la *niipnri* mntlkêmaiique : nr c*lto »*nnituïle wt pour Kftnt 
un poijit capital, pniiiquVlIe lui fournit un c^ieinpto qiil manqucrnit 
vanaiM^I». et que <vt eicemptc lui nul IndlspennEdiln ptmr Aftirmnr tapQ«> 
albllild d'une cu^litudL^ mt'taphyBlquo, Od aboutirait done \ un «ccptU 
ctunc IranHcend/iiiIulfll il y a. aucune gsirjintie dir lu v<^rit^ obJeeLlvod»* 

jijgemenl8»ynth6tiquc^/(f/rioril,eori-iK^^ t^ul ai» plu*, dan» la pratique 
el pour le» phénonténen, pnr la possihibti^de l'eiprir-ieriLMi 

N'y a'L-il doniï aucun moyen de e^Luvcr co qu'il y il d'aJanentLel dan* 
la doetnuv ûe Kant? C'^^itlfi ]o point n discuter ; je ne pula, at^ourd'bul, 
qu'expo«or brièvement mon opinion à oe sujet. 

Kf prenons Texeniple du juL'emenl aynth^t^ue n priori *Vir 11 p 
btllté ou I'iinpoBBibilil6 du vide- tjuelie eal» û l'heure actuelle, rattlludt' 
don phyMcions sur eeilo qiieatlonT Pnur eux, elle n'cxiite pa» «n réa- 
lités lefl eonoapUors du vide ou du picin ne sont que des façon» do se 
repn^sentcr les phi^nomt^nes h un degré où noui ne pouvons pis le> 



REVtlE GËIIÉRALE. 



1,\ Cr»>»Alll«A-NCR klATII^4ATI0l'S 



57 



Atteindre pAr TcKp^rJcnco; l'une ou l'^Lutre; hypothû^r pcul btroAclopt^o 
IndiiïcrctfQinoat; ilai» la pratique, on «honira c«ll« qui oonvloE^dm lo 
Enlcut. d'aptùa Tt^lj^L do 1a aokncf?. pour l'explication dc« phumimtoos; 
rinluition. dxinf ce «a», no proronoo donc quB mbjoc*tivfimcnl ; ollc n'a 
pas dcf vaJ«uri]tijH'livi>. 

<.>r, po«r I*» pf>HlLi|aU do la ffOomctrÉa, la t#ndanc* n«fu«]lo sonibic 
^tro d'.Bdcr|itcr um^ onrliuiii»:! ridalogucî : H^ Poinc^nirci, eu |>aftioHli«fr, 
IdcJiim tréa nullement tlan< on ■«»■, cC i[ a toiiUvâ tino grav« quâniion 
en Toisant remarquer que U vér^lioatîaii .1 pOHf^Tïorî du pahiulutumcl» 
paraLIvl«a,«n ta tupposarit pr.'Lllq uom^fit poMiblu. ii«a«i*raitpaji mo^nv 
iliuvjin*: >l tn elTot rexi^cneiiciï iious Inisuit rvuoiiimitrv un triuiifîle 
dortl la anmnift d«i an^toa fut pLuH poltlo quo doux droifit suivant t* 
«ysttnjc de L.oI>«iLchcr>kj. t\Qii\ nVii pourrions poa mciU» ci>ii?iBrver lu 
Kootnctne euclidienne» uuf ^l adtnoltrc que la luml«ro nu no maut pan 
va lâ^o droite- Inver^mnent, ttx suppuaunt que k lotntnc dca naj^lwi 
d'UD irian^le Fût toujour» rttjnn^o pur la m0«jre comma ô^ala a deux 
droite. iioiiFi zi'eji poumons paie nioiriA coimid^rcr comme vr^je ubjcctî- 
\oTnent U ^feomaErlc clo LobïlchDlbki.vouH la t'ondlttQrt doauppoMt quo 
L&* rayon» ltimk;cuji Hulvcnl, non po* de* driiUei^. mat» den horJcy- 

Le po^tuJatuu] deo puralléles n'aurait iIdbic» IuJ uuuJ, qu'une valeur 
■ubjecltve; la mi'mfr conclUttii>a dtjit-i^llo éire vt«jidtte. «uni oïaepC:oA, 
à tuua lea aiiouKD do I» géonicU'i(i? Une longue diacuavioii serait 
nCoo«fl^ilr« pour \a prouver; mais, par ar.ilogto, on eut ooridtilt ^ l'ad- 

Lft poallLon que l'on prend AJEisL est nettemenEdiitmi^le du sceptit^rame; 
elle mudilie. il est vrai, quelque peu la notion ordinaire de la vérité 
daiiA torCrf d» phoii-ïmt-nea. M-iks, a^vH tout, coll^ vérité ne conai«1ç 
johiaU qu« daiiB l'acooi-d '^Mrc lu* diter«e» icprcacntation» d'un 
mitnc ph^ïnomcno ; nout niJintenonfl que cet accord puut Hrc obtenu 
d^unc fa^on rigoureuse ^quc Ia science no repose pas seulement «uj- lea 
dûnnëen empirique^/: nouii reir^onnaiH^oik» x^ulemi^nt \ei rVe^t Mi le pro* 
cri») qu'il ptui ôire réalisé pur iltn voie* difiarenlçs ot de plusîeura 
maoïiirett 4]i»ilnei«8. Noua aornmpa enp«rndani condulta mxlurftilem^nt 
h ctkoiftir U voie la pliu simple» cl dan« ce choix nùiM aointnM icuid^ 
par l'inluLIton. 

Vne i>afviElc di>i;lrLfte de Li connaliaance n'accorde, pcul-^lre cncDrâ 
plus iiKvmenc que («Ile de Kint< avec Ïa ihMne iranxeeiidanlale de l'ei< 
poce et Ausaj avec 1;^ conception dea nounivaes, Si en efFoC Ich phèno- 
HkènflH ne «ontqu<» la «ymboliifaliun «ubj<ii;tlvn dm nounn^nea, oq CL>n- 
Qoit alc^nxrnt que celle tymbulleatioik puU«e, tb^riquemont au mohiSt 
«'«fTactufti- dû plu^ieum f^orfc dLlTor«nUrfi; on euniprerid moins qu'eila 
•lt« eulvant U dootrino de Kackt, uno forme ncoeisAiro unique, car II 
devrait e'entuivre de 11 uno condUlon trunKOend[u]ial'> applieablo à 
fonlre dee noumërLes- 

Bn réfrumê» l'idéoliKine critique reste liiuci dan» b«^ï grande* U^uaa; 




58 



ItBVUlî l>HILl>SOL>mQl'K 



nAAiiindiiA la Crïtiquo d« \a Ltainoii puio fiornU à rcfjtkdrc cl il y aurait. 
à examiner en particulier et les pr$i«miu«H antmomlf^a rie ïa ramon 
pure ii« aofit fr&A«a rallié des 4t ni ÏJ^omli^fl do rintuitlon, pn>v«n«ntilc 
00 qiio ct^JIn-oL n'A do f&lt aucune rtfjle, locvqu^tLfl ne l'aippui^ pas aur 
rcAIJ^rlciicc. 

Ajûutcrui-jo viiiin que. lur le terrain ui'i )ï0UPt noun plat^ODi, nouM 
contmcd en droit d'oppost?r une lin de non- recevoir bImoIuo tkux fantaï- 
«Icff réolUlet, oomioe p:ir exemple i\Bl\e» que M, Dalbceuf a «1 hrlthm- 
ment dâvcloppéev i<ï même, er\ ^ov,lei\hnl. iIaua «on .U()j7 A micron, qu'il 
y fl, [ihytiqiiffmnnt parboï. clcn gr;iDd<!Ur4 absotuea? Son tkypûth^-ic, 
comme on «iiEL. (^c>n»isti? Wrêduirc Ica dimcn&ioEia de TtinivcrA, Lout dq 
ftuppasant que lev aLaiiiD* ohiiuiquen no«Ol«Ml p:ia rioililUt ^qu^ le Loii 
rcMc da boLA et lo fer reato du fcn^ Il est bii?Ti cUii* <)ue <\ci5 lora la 
uoord1[iutioride»ph^-narr»é]ii>4e«l lotol^imeint butiJever^êoeE que l'unkverfl 
réduit u'eei phisf^emblobte elu u*}i\-o. ^Irûa «î l'capaiïc n'est <;u'uq« rein-* 
tlon 4ubj«ctkvi*, que iltrf>n«-noLis do« jVtnEnffs iihimtqiieA? Qii^l droit 
AVCiJi"-noua d'nttrihufîr une rrinUl^ nubsliinticlln a ce? Hr^* purcmcrt 

J'ai ocheMï ce quo je tt^naU h dire «ur ce ajjet, maû meti lecteur» 
t:ivent que Jt* »e l'at point épiiLeé. l/étu<Te approruiidie de M. Rf^nou- 
vicrsur Il-3 priiiolpe» doU g^oatéltit eùlm^rlti uuo lo»t;u(T diftcuiMOEi. 
onr mi^mn pi^ur qui n*admdt pas aon point d# départ, «^4 c^MiclUfilaiiit 
n'co seront pna toujoun moinii dl^ne^ rrAtknllci). M. Couturftti dajwlo 
Rrainf diT Mùtuphyti'jui^ et dû .VfjutieUea acnuqucM avec compétence 
et a moEitrij pourquoi cllt^i ne peuvent k plufi souvent, dan ce qu'elka 
oITrent rie nouveau..4<ln< ariiniEcs puur iv*i lunih^mattuien*. Je me cun- 
tonleriti do rdcvi.T, *ur un point un peu difTÉrent, ce que je considère 
commû unr arivur hiRtonquo. 

Au Itvre V des KUmcjLt* (ri'Juciîde, on Iruuve, dans la \u]|:ale, aou« 
le n" 3, ladétlnillon lUlVAnEe dti rapport quoette M. KonouvUr : Hxtt 
iti] i**i ^TtiitfT àjw\'i''Mf ii 4A&À nri^K^firixii HtiiA ttiitv\, IJattkci a d6Jb algnAlé 
l'iutLtÉlli^ nbsulue de oeue d^'liniUvn et «on d(?<fli>oord avec I ordre 
d'idées datiB lequel »e meut Guclidc. II a conclu qu'ello nn poii\nLl être 
authentique^ Il auTtit de oonnaitre IutlI aoît peu la torinmologio de la 
phUotir>pbii- &nliquc pourjuu'cr quv reipresaÎLin nwi ff^^cii appurtient û 
tin M\a iî[>i4 NtoJnien», qu'elle n'pst rt>riatncnieiil pas d^liuelide- La 
^^dtablc dt-fmitioo jinUquo du rapp(>n fdi^linition qui au roale duLl 
appartenir a ECudox^j^ qu'une tradilion hion aaauré« repr^seute commo 
TikUlfur de tïuta octlc théorie) se trouve dan^ EucliJiï.VH 1 ; < bevifnui- 
cleu^i sont t^itea avoir entre elleit un rctpport lorequ'cllec peu\«nl pur 
multiplication ec «urpusseï' rcoiproquomcnt, r II est certain d'aiUrc part 
qae cetio ddiluLtion, ainsi que celles de I t^gnlite de» rapport» ^ o\x de 

t. I)«» nraiiJtrun sont ditea dan* un m^ oie rapport [^ = §) « Oc« niulLiple* 

par ^Ti mCiufl noml.ro de A ot de C lonl toujours ca minn: t^<m|ii* iiupôrieun, 
^gaiii mi inf^rrcuf^ A des iinillipîps pur un m^mo nombre Jo U et Oc D> 



HCVUE GËnËKALC, — LA aMtrT;ll*«TU?t(;K HiLTiliVATIOnK 



m 



Irur in^galiié, wnt trô* liibitemccit calculées pour a'appliquci oui i:ran' 

uam^'E'jttue. qui iitv«sBitcrALl ceJtfr d«» limiter ou cnti^kîunrall d^ftutrcn 
tliflii'uiU^ Mni« il f«t tout i fall inox^oE do dirp^ ftv«fî M- ICenouvler, 
qu'JiIuUidû t\< poLivoit pM •'IntfrcJKfîJ' a TciUccncc des incommcndU' 
nl>U«, ïLors qu't] y & contjicFb tout «dq Iivrd X, beAueoup plua cou^f* 
di<r:4b1c qui? 1» AUtr«>, cl celui tjui U4>tit[«[it aaits ftucu^i ilouU l« plus 
de [toEi travail penoimul attr tffU Kl^ni'^nU. H «bl A^l^mi^nt «kitgiiU^r d» 
firilendit) qu'Arctiîni^Nlcr fie fuL cuuduil^ U r«clicrohc Ju rapport île la 
etfO&nféfiice au diriniâtcNT quo par lo problème du fium^ralÉmii flit da 
rvlr^n->^'tf' Tout ce que Ton peut <ILrc. dAn^ lo «ciis de* rcmAïq^iCA de 
U. Konouvlcr k o« «ujct. c'»t que loi g^om^trot f^roc* f<IciHtquci n'ap- 
pellent nombres d^jibord que loa entier*, un peu plus Xmû quo Iw 
tMunbreii ntitiniieU^ M>]« U n'y ^ }h qu'iino «tm[ilequetlioiid« («rnalno- 
tope. Au rente, quuî que pdL^4îs^« «n ponipr IMIu^tro multre du néocH- 
lincid, U iT)3Ltbi'^niniii|uA moderni^ revient ^nt f^rriMiic^ntfl anil<|U08 et 
ii'iiitn>duit Ia nollt;'» de rjQiclirc lEiL-Qmmcn.tarAhIcï qiic comme une con- 
VMitloa A^rbaBlo, dont la Ifgtttmli^ eit démontrée m^inteaHrtt ^vee un 
jKÀn qui Aurait pAru excessif H y a cinqui^nte An«. Je aï^rnale à cet é^^vdi 
la r<evuif do M^laphysir^a^ ft ût^ jUurafu do f8^Af, un urticte tr4« 
ûUê rédî^' pnr M. Ujcjuicr. prufenfleur à la faculté dea suJfiiif^n de 

Il nOQS ofll vcitu d'Allfiniiifn^ k prenilor volume d'un ouvrage qu^ 
'■eus promet uuc cludo approfondie do c«tto querhon. Jusqu'il préiont, 
M- IluMcr) n'a ImiL^ que du concept du nombre entier mius le tUre un 
peu mmbtticux de Philosophie de l :ttitf\méii/iMG. 1q ne vom pus bien 
cneflel ce qu* pont èlrçla phili^suphic d'uïïo *t:icuoc en dçhmii de api- 
Ulron* Tordre ^6ni^rAl, vi^unt l'envembEo de* tli6orie9. vt ne pouvant 
Hru iilileiEïecit abordera i]"*' P^r dea icctia du iiiéLjc-i-, Ici noux n'avons 
rlon de aemblibtc; tl n'Agit pnm?LpaLc<Eii«iit do rochcrrlitts tur i'ongine 
el la xiature dei <oncopla pdmortlJaui, recho-rchcM iloitt Icn «avnnta «pv- 
txuxix peiaveni parraitement ae di^sInt^resBer, puuqu"il« n'OQi qii'i 
prendre c«d concepts tuui fijruicj. Haia »i cea recherche» ne consti- 
■1tt«»nt p»4 une phi]o)i«phl«, ellea n'en nunl poH luoins d'un» tunport&ue^ 
invonEcMAble pour 1» thcorio d9 la coiiii^eMmoe. 

Kn [iMir comme rjtDt un auvrjt^ «pdclal #t étendu., M Hunsorl A«<A3tyA 
de comtder une lacune ^V^dcnte. V HUrn-t-il r^uA«1?i>W ce qu'il est 
oiK^re difncile da prévoir pour U moment, t.o nujeC, tel qu'd l'a onçu, 
Cat «s «(Tôt beaucoup plua dcllcat quM peul acmblni' au premier abnrd. 
l^fl r^4tilt&lH obr«ûuM par dei vludev pfl^cbclugiquta uu lo^rquï^n du 
t;enre de oellcb de M. lEuBSi^rl lOiit uii urfi'l ji^lalifs dans ujie ccTUilLii; 
reejuro \ i.i l,\npuo qiin parli» ruciii>ur; iH ti^ont point uni? VAlcur tint- 
rcTiieik. Comme In «a^all tru* biua Ariatolc, la lubcîquc n'est que la 
adeiieo du V^vm- ^^ lanf^age; ee n'eal que par nuit« d'une >inguliâre 
Illusion que Je lo-^cJen proc<rJc pratiqucnient en r^nJMfe, que» par ce 
I:iLt qu'rl poM^dû un u^nccpt déterminé, il ti-aitc ce concept comme 



00 RBVCE failOSOMUOtlB 

«11 »v»\i unt* «ïUtiMir^e iiii}^;>f>Tii]uiiir Ju ct^rve^u où il a éx^ ^Uibnri^, 
Autronnont dît. uuinmo a'H élAii ^^juloinoi^t posAi^d^ ou tt\i tnotna 'maaep' 
tlhlo d'ftWe -.irt[u\H ^ans rljrilcuUr puur tout homme fnli^Liil vmifie de b;l 

[\ n'y K pua amm cloutt! en g^ai^rn] rie ^;iven ImHtnvrn lents à i>etl« 
illusion, loffiqu'on sfidroaso e\c!iiHivQmont à tloa Icolcura pftïinnt la 
jiLènie lAjigup quL< vous, puur lesquels pur niiita L<-?i ulrmculB ilff l'vlkbu* 
rfttion (lu con<iopt ppuvont cir<f auflisammoiït HiinilaîrOH. Mata d'une 
nniion à l'AUlre. Il p^ut j avoir des «JllTiïfpni^s lrré(ïucltl>lftfi. 

On rnodlm protmbtom&nt fjuo 1<tji conccptn tcchniqtionnont dctinlflkvec 
ojHiPï- ïîp précÉslini [Hïiir qur. par cicmpliî, ]« niPl unm/jrif floit onlrnitu 
par un Krari^ui'* dans lo tenm oxact donna pnr loa Allomanda au mot 
/a/[MkEiil[i je rmiiuniuerHi on revunulie qua ai les A!leiii;imis onL uti 
mot Atisaltt. pour tm^ucl roiu n'Avoup^ piu 4o uorr^upoiidaut procitft 
lis ilolvnut i^vldornmeni potiH^Jer un concept pftrilcuJkr qu'il» iliMlffnent 
par 00 terme, taadm qu il manque h \o. mapriUr d«ii Français, Hfnoti à 
riinivcîrnalUiJ, puisque noua u'fLvuu* p;is d'tipreMipn éijiiîvrtïeiile et 
que nous ne aoiUons nuUcmont lo bcFoin (Tt^u ïorpop uno> Pour ma 
part.jci dul*!i (Jik'liLrorquâ, m^nic piii' Lu pratique di^aiiuli^ui'H^UtiniUEidBr 
JQ fi^U] poinl aequta ce eonecpt, co 4|«ji no me donne iividvmm«nl potfil 
le dnnt iIr coiicliire ipi'il h'li pai» de valeur iTt i|n1| ne- (■ori'c«i;iond qu'à 
un« eonfuiron de notioiiE qux devraient rosier dlstincL^F. Mme jo puis, 
oe in« auniblc, dvnmndor que Icj (.TJiiduiilLïna dta recberi-'hea lo^lquci 
«oient, «Ition <«jioliit.i\'tment, au luouia ûaaa url(^ ot^rLnine tuc^urc, 
l!ujil<!^0!t à \ix luiEiruu J:i:ib IjiJuuII^ elk'ti euiil puuj'suivLr^a. 

M. ]Ju<Eo?] a dkvUu «on volumo «n deux pfti^tioa i 1;^ pr^mmr^ trnitd 
dcH coïKcptx parttniLUrr* ilo plurnhtc^. d'uuiic. el de ncjiiibr^^ de quulil» 
{An:ohl)-, lu KK^ndo, de oe j^uv l'uuicuc appelle les eonoeplB symboli- 
ques relatifs uux nomliresH eE di?» dDuri^?^ Ui^iquen de l'arillim<>Lque- 
Dnn« l.-i premiore parLio, M. HuEBerl n^CEt eEToruij do prendre nii& puai- 
tiiJLi iivUtîuicnL dilTérviLui^e de cf Uo de sea prince ibuur». Y esL-il létille- 
monl parvenue IL ««t pormi» d'en doul«r- Il a b^au dt^ployer tixt^« Iïl 
crLLiquc (Je> cpiriian* iLiiU-rieuremcut «miaca une AubLlliiii lout A taXl 
extrAordinftire, on ne voit pix« bien, lout compte fait, on quoi tet 
propri?« formulée se dJ0tia;;ueul de odieti qu'il VJeut de diméquor. 

Voioi l^a corK-lu4ioni qui m^onc puru los plu< MaLUanLc* : 

Le oonccpl lie [jlur.ilitij préix'^t.' lut:Ji^ueri]i^]iL vciui de numbr»; ri » 
lormo par une nbKtr»4>iicn inilepondiuUo tit> \x n:iLui'e di*4 objcitH réuni». 
et pnr rfHcxion nur leur liMJAon collective, CvU*t lîuiMon iw »iiLjpo«e nul- 
lement l'exiftlcnoo tlmtiltanbc des objebi, cl «'iIa Aoni p^ryuA huccûmI' 
vemenL, oclte drcouEilarice ^/nilcrvici^t pu* dunn la rcpri^icnLaLkm de 
la plnratitv. La Tonni^ du tempo n'auruit done, quoi qu'en duo Kant» 
lien a Faire nvvc la qucaliari- Il f»uC v<:alcjj|cnt «rc^arLpr TiJca d'une 
HyntbMO dans l'espAce {Lunçcf ou «n it^i^nmit oollo d'une opurutîo» cl« 
l'ei^prit l'Épuiidaïkln une rvUlIon objr^Jiivi* ilïiiLiuiiinn) Hidin un ne peut 
dire davantaite a\ac J«vona que le concept de pluralité «ojt la Torme 



4 



pur» ria U différoncà, car io\ii& (iifr^ren«iatJoit supptwc una compA^ 
ralton. Or ïï t)'y en u pulnl tlV-ubliv «ritr« Ici i1iver« ^If^ontu d'uim 
plurftlkUi; AoukEncnt, chctcun <l'cux ftttiNr ira purlioulk-r TalUntiou 
fco«nnc uri fî^i^vis qkjiîlqiKi rhow, t^Ann a^jciinit 4ii|:i[)n^Eltoii O'éjçalIl^T 
cntro Icji umttfsU Undin que L'onMinblo provoque ^jç^lcEnont un InUrlt 

L« conoopt du* nïlalionii d« plus «l «lo momv ni^cc««ïto un nouvel 
MMptycfatqm fit rxiffo Ijï n^piV-^ciilAUon «fmuiianéfl d^ ileun eria^m- 
blM, dont l'un est partie knCtffC''A<ito <J^ fflulro ôu ost «^uîvatont à uno 
pottW tnli^gruitc ^c ÏAulrti ilVquivAloncc ilr dfiux nriflomhTiti ay.mt li^ii 
qtuu4 à obocun doï êUmonU do J'uti gn peut iMrc corrcjpondrc un 
devient rt un imui de l'auLre. sapa quUl rvsUi nutiiin élémt^nt n'ftyurt 
point d* eorrwHpiïndmit)^ 

Si Tou ciin^jdÏTiv loun ic« f^mrniliW «q ni v ait?» ta onCrir eux ounkincf 
forauit une pJjl»», Lra dtveric* cIomm peuvent «'ordonner pAr ordfo 
do grandeur, et Van pA»era do Tune à la aulvnntc par auijonctiun d'un 
6Ibment uni<|ULV t^ tâne d«ii nfjmbra* entiers forme une (elle ordon- 
nance puur laquelle te nom tli* dijiqucf miwîtnblti eai dâlerniiiic d'aprï-^H 
BOA r&flff- CO>opC«r uno qTtoiit^ eoncrèto, o'Mt cherehor to aombro Jjui 
lui ni équivalent. Ont bien dan>> ocUe voie guo les cD^ihémalLClonn 
cJïorohoni f^luellomcnt ùt préciser le canoopt de nombre: M. IIu«eerl 
loiiradrotoe dce cntiquej duiil j'^ivïjuc que Iil pcrtt^c mV-chappe, m.ifH 
qui HMMinbient \-iiVrt<urtoui Ijl voiTipliL?jitionduproutidô^ C«la ne auflJt 
pAM pour en établir l'iiiultlitù >- 

Hc c# qui eonocrne b HiKQ'iicntion iofriqa» dtt» noms de nombre, 
tioiro Auteur «c r^nico li Topinltm do t?tuAr-t Mil! qui y voit tlea prédi- 
cat*, non pa< de« objets, miiide leur nombre, 4?ancejït ijrd^enC^rMpril 
qiuind bien mèiuc il no serivil p.ii cipIkUement cnonri'v 

F^ aeconde partie da votunne renferme une excellente «Inde dce 
opmtiOiiLi fijndanieiitalOH do r^intliiD^iiiiue, ttinsi^IrrrcN clurd leur 
«ignificsiktion quaiid on regirdo siniplcninnt \o nombre <^oinrno uno eol- 
tectt'iii d'unité, san» nïcouiir aiu «ymlxilce isjslènto* de iiuméralîuio 
qui terrent a le repn^enter. Mai* je ne puis m'atlarder au:^ datada do 
oetio vludc q\t\ ma ^amblent d'allicura do Euitun: k inE^rcïMsr plutM loï 
mathenuticieni que lei philosoptios^ 

fl y a, dftn» l'enaOEnbLe de l'ouvr^vf* «" dehors de remorquablcJi 
dedu<it)OD« lo^tgi]«R. uno lr6« ^râiid^^ i-ioliixiKe rJinror mations et Loe 
opilûmts des pbiLa)»opliC9 «t de» niatïiéni;kLi4jienB qui utit tuuchA In 
maliAro sont d^veloppi^eK ai-ec une Ampleur quk rendrait en tout e4« très 
préclouft Je livn: do M. ïlus»crL no tûi-cç que contmc mémento. Lis 
«ÛCô psyehologLituo Je U question ine parnit r^^Liliveniont plu» faible et 
Vautour sk tenu t^op peu de cotupto. 4 mon ectte, dos faila huLoriqucia 



1. tj qiiWtrrm <jp<[alf.M qiiv M, Hin*ir«H iifiitihlr* n*g1iB*r, r>il q«"»f[ ii« peut 
ffnArc Mibltr pir l4 lo^upip. mh^ npiti^l a I hiluiLioJi, 1« nelion de L'âc|uiva1oneo 
lie à9U% iinM^raniM doniiM »iii<rht«mAnt. 



62 Rl^VOB PHILOSOPBIQUB 

d&na le développement dea concepts arithmétiques. Sans doute il com- 
blera cette lacune dans son aecond volume; en se bornant cette foia i 
considérer les nombre» entiers, il so plaçait volontairement à ud point 
de vue étroitf dont rinautn^anoe est aouvent palpable- Il cat bien cer- 
tain en effet que chez tous les peuples la numération est reatée abso- 
lument dans renfancCf tant qu'elle n'a pas été appliquée à l'évaluation 
dea terres et à la mesure du temps^ ce qui a aussitôt amené à consi- 
dérer les fracCiona. Faire reposer uniquement la notion de nombre aur 
le concept de pluralité peut avoir aea avantagea logiques et didacti- 
ques; mais psychologiquement, ce n'est pas VArtzahl^ mais le Zahl 
qui est le concept prédominant ; ce n est pas le dénombrement d'une col- 
lection d'unités, c'est Texprea^iofi de la mesure d'une quantité par rap- 
port à une unité déterminée. Si l'homme n'avait pas eu à effectuer de 
telles mesures, il ne se serait probablement pas élevé à la notion de 
multiplication ou à colle de diviaion- 

11 y a d'autre part, au point de vue psychologique, une lente évolution 
qui ne devrait pas être négligée^ Pour la majorité des mathématiciens 
d'aujourd'hui, l'idée d'un nombre déterminé, même asses faible, 5 par 
exemple» ne provoque guère comme image visuelle que celle du ohiffre 
représentatif. Chez les anciens^ elle évoquait beaucoup plutôt l'image 
d'une collection de cinq jetons (servant au calcul) que de la lettre 
numérale- On est donc passé de la représentation efTective d'un 
ensemble à celle d'un pur symbole. Il doit dès lors y avoir tendance À 
reconstruire logiquement le concept du nombre en partant de la notion 
de sucoession {nombre ordinait Kani, Halmhoitz)» plutôt que de celle 
de l'enacmble {nombre cardinal), comme le fait M- Husserl. 

Paul Taîînehy. 



ANALYSKS ET COMPTES RENDUS 



Pêdi^oglc. 



I41 qii«'lloii que H. V. a'eei propoié dij tni>t«r «n co IIvta ofil cello 

}itut-6lre qui nujouril'hui s"imi>ose Ir plus impérimi^cmunt mi\ iif^rU- 
gDgUCft et auA éduL^Atourti. Erieriknicr au\ onlâkiiU ol bux jounrn ifcns à 
vouloir. ItTs rctiJn? oupultleff d'a^sujetlir À leurs IdtL'H loijt'îi ImjUanoffc 
IDfltDcUv^» »C trriil]4chï4»s, (i'.i,4fturor ù leur int^ILt^no^ iin« «ouve* 
ntfie mnitrUi? JEiir tous tuLirs aicl<:h, fjiii'c qii'iU i^olflnt Uw ëutoura 
A^nncictiU do kur doitUiiée M non pomt ]«■ jcuoU in«rtct d#« clr- 
oùiuttaiiccH DU le h.i^ni Iuei » jvt^a, c'caL Ib nndia^peiiaabtc san* tlouto 
do TéducAticD, tuAit» uot indiaporu&blOi ti'out en mémo tornps le plun 
itifliL-ito. It j n à cv]a pEuHJKurs ruiîïOii!i, luuis la irir^illcure, c'cil qu:?, 
Uiàdis que la pivchologî^ d^i L'intollktft^rr^ fwt, dan^ HOt* ordres gùné- 
rftUK du iQoInj^t pluvt quÀ dciul oonRlJtui^c, uonn xoniincTH fori mal 
^elAkré* «n(;nro sur [«« Icli qut pr6«ldont a U proilucllon don aoU» 
Ti>]ontairci et a la Fonuatiu» du caractc^rc. LVLudc Jch aulcs vglon- 
ttïre* «o rmiDcDi? onoDrtT (^liCK lji plupurl do» pey(^hû]oguofl â Ti^tudo 
de* éivta iiiUrlIecLuel'-. BUit^alioiia. iijkaçun un jdt'ua^ qui itoiiE lus 
■lité«û<l«nU <\9 c«ft nclkiii, «l d»R ^rooltonc qui scoompaifnûnt «t 
modlfl«tkl cim ^UU lni«II(;otuclii ou bhn rncoro & TaualyïO i^ii mév^- 
CkiMioo phyvialogiquo, trci «duvont hypotbiîliquo, qui pornuoC à un« 
lavage do délerimQcr telle* ou U-lTo ^étic de outitiACttoii» muewulalrca. 
Hdi« il aV«t pnt dûutoux pour couï qui lo ftoiit ooiiiaciré* «pûcinJe» 
luciil A iVlude doB L>Z]i>(LLiuK-ue'» mtrtt-uiH el vu parlieulJcr %\v ]'a<;livité 
rvn^clite^ qiiH <M>tlc rioublii H^rlo d'nnntiK^ n't^pulH<» poirl Ja pFjrcbo- 
iO|fiu drs act«« vl que lc?( Tnpri'MrnUUoiiH. rnOmi; colonie» «t ltii- 
Copofcfl par 1o« nontimcnti qu'eltoi provoquont, no «ont poa Ioa «ouIa 
ântéciMcnts des mouveuioiitBi vi^Iutitaireti, eu 1e9n t^unditiousi loa> 
purv MuElîtaot^ii do lour appanlioci : o^eet Eà un fait quo it^^I nello- 
meuL CIL luiuiôro t'éLudr dt-'ti iiialadÎL-i utcutak'?. cello suilout doa 
tcipul»iori« Ot d«« pliénomèiiOH d'arrêt qui n,i^ r«inoonti^Biit cboï lei 
dfgfzt^nîb. NoUc oprU «a; auire cliuso qu'un vmIo rv4C-au de r«pr^- 
vrittallono dtatiiict«flttoint4^Diido Jolo ou de triniosad pnr Iog r«<AOlion« 




«k 



nïviiK rmLoiïDPriroi;iE 



orgMnlqiiAB qu'itll^n dtVlûrmiiKini an houa ; mata rnmtnp n^ul^v l4f 
ropr^iifîntAUnnii pt^avcnL «Icvcnfr dca objet» ûù onnnAl]i»Ai>C6 tt Atr9 
rpgardi^m cil quc^lqnc «orte rlti il<«liore, cVsi (lV|lr« ei^ukï f|(irî riAua 
&voan une conaa^ciitrc disiincte ot cUîrc; elles rr?jettenl clanfl l'ombre 
et nouv «inpi>f?heTit d'apercevoir nectem^iit vont c**t eni^mbl^ de ion* 
d&ncee. d'impubion» motdco* ci du déflirn qui viroat obscurémoiit 
Ml fond rie nnus-mfymiïs et d'cfi procf^dcnt iton acicf. 

M- l^n^nl A CM le trrs vif sentiment dca difHcullèa du 3Lijot qa'll A 
Abnrdé. mais il ne ai*mble pd?i que rc ^oit â Irur vraie (iaui>o qu'il Wn 
A»t\)ia<. Il a'cn prend do l'obsourité qui oinv«toppe ont^oru pour nous 
quuLqueii*uiieii den 1i:)Jh 1(^4 pUia imporlnnirin dp In xrolorti^ ^ i\e\ix 
théorie» auxqucllod II Altrlbuo un noiï9 et Linr portûc quVIlcdKOtnblcat 
n'«vrilp polril PU ri^alUrt. E.j* pr*^riilftpi^ o ronalilfl, dll*l!, A rnp*rder I0 
CArnoUïrc commo un htoc immuablo nur lequel noua n'jkV4>ns nulle 
priAci. M r'ri?it d npré« lui U doutrin*' mirurnuite di* Kniit. du S^clmp^n* 
haucr, de tfpcnoar ot de Taino. Un puurrwît iiiBÔmciit râpondp<* quo 
loTitqiitf Kuiit tt li'un*purt^ «lu monde d;*ft phénoinf^hOii dariH Udumulnc 
iiouniL'rial l«e AClcn de \ibtir-\i pure nur loAquch no fondo la mor&lîté, 
il n'A pohti «Mitonftu rllcr que Induration fuE i^Jinn prlnr lur t(>fl moblE«A 
•enaiblcfa do rnrttvittj humaine t l'on n^on naumit du rûBte fournir de 
roc-lllrmre preuve qu^ hoii Triiiti^ mémo de Fvdngu^ir. où uni? Inrge 
pari est faîte â Ti^ducEiLîon du «nructci^. Cctto iii^ct-aditL- qui cJkohAÎoe 
Iqb uiiB aux n^jtrea riop ucten. cv i^VhI poJnl uiio iiâi.:e8sllé fatale, u'est 
1» loi mûnio du d^lcfmlnhmc dos iaiiê de oonscionoe, qiic M. 1*. 
n'flitrait gartîn dn (innti*mcr- î^Hbnpeuhniier n'a fnit qur mptirft non» 
uno terme pr6dae et ingénieuse n In roJD^ utio vérité do âecis eomraun 
rt j'ciBD rni-nie dtrc unu Hi>rit> df* li'uitctie, :'i itavi^lr que le» IrtidniKes 
é;;oiateB ou cruelïes d'un bomme ne peuvent iv porter d'idloB-in^mt^e à 
être com|MitiB4anl «l [](.^«lnt<^re«iHé. Ou iiv parvliriit h lui Taire accojti- 
plir dc« Aot(j« on «ontradictloiL apparonlo avec aoa lendnnco« mAÎ- 
l.rn^AH qiip fi'ili Hont en eoiiformlti^ rt^eUr nveo cllen et C[u'tn \c hï\ 
prouvo; In cbo^e nppnrnit eIniremoTLt cher, ecs fouE moraux en qui 
nllDH eiiM.nni ■ouli**, Mîils hIilv, In majorîti* des Imnimefi d'jàUtrnH jnï- 
tlncta (*o[!\istent avou olLea^ auxquels il appurlionl à Icdueatiou d« 
duniii-'r la prridum fuaiice. Kii ri>alLC4^ ce Mu^t \e» teiidancL'« domJnanieA 
qui oncliAinont k« AutroR ot \ù» contraignant  no point Égir, Ot l'on 
ri»iite durant tnulc *^ vlcf ne que l'on a i'iv en rcA prcmli^rnN ann^a, 
â moin» qu'une éducation «yilémaliquc ou un conroiirti fortuit de elr- 
(ïtinntanees nu suit veuu voua modllW du ilebor». CJuct .Stil^iopenluuier, 
ontrainê pnr ei-Lto amertume conter \**s borrkniL)^ qui vlu^t ^n lui et 
06 boHuln d'arllHM- ipil lui TalhAlt Hiinpliner el 6|iui'er lt*8 1>pi.*4 qu'il 
âdorivalt, ait preBQt\iv \ch hommon oommo plu« difllcdo^ oncoro ù 
modiller qu'ils ne U «ont eu fftlt. co n'eat point dniituiix» mais t! n'y a 
pu In do théorie qui vaille qu'^n parte on euorrt contre elle. Âpencïcr 
mootrs qucr l'édutAlUm nr. peut qiif faihlemL-nt jui>dtfler iei te^i- 
danuev hWditaifOB, mais tl n'a jamnia déolarii l'i^duoation impuû- 



•»iit«, parce qu'il unit autant <t^« pcraonno ûombfon sont raiiltlplt<» «t 
eomp1rx«ï \c% liiitlnruqui^ not ftftoMmi nnuii ontli^fiçu^ii, «t ai Tiln#& 
^«fit que le Ticû et U vcrlu eont dca prijtîiïila comme le vitriol et U 
««ortf. il A ijinplnm^^nt voulu (ltr<! jiflr liï i}i](> Irt Hoten no «ont pn« indé- 
p«adiiil« den «fv^nc^tni^iil;» p»ychi(|iiDFi qur Jour Hcrvent d'antcc«dcnti, 
fti r«n rx'4^finm«iitii d^** rnndltlnnH m') vit l'Alrp qnl tin estletajot: or C4 
«ont li^ ilcfi chou» que M. t\ n'«)t pnf nt dUpCkit^ \ oontOAtor. 

Si Tu no (1«-«1hi^nn«« qui lui bnrrLuil !<■ ohemici nn ]<> pmjt ^ii^w iîéii«r 
psrcd qu'A xTAi dire, joub Ja Tormo miranfi^oanto où ii In pr£««nle 
«Hé it'«ii4t« i^ilrti i\* ni>lr#> i«-iiip*, <in iii^ nnuralt cofDjirendro on quoi 
le penl p;«ner dAVAiitas:<t U foi au Uhrc arbltCLir, qui ost, dk nuBsl, hac« 
jtux, Tv^jh^nKAhl^ pour iTiifl hunn» pari de 1> parnuftn <ii do IfL lAcbet^ 
dontofll Atteinte d'apràt lui notre génAfatio». El iv'okI Aueijn dea par- 
lloann de In lib«r(t^ mnrnlif qtil ait jamiiU ntâ resoUva^t^ où a-na pav- 
*tona tiennent I homme, ni qui ait soutenu qu'il était uM. dn rCva 
&rrnocbJr «t quo caU pouvait élre t'fi-uvr» d'uu jour: et* qu'iiMT tou- 
joun aftirmé loa d^fûneour» du libre arbitrx^, *i'f.9i qu^ cet f^HclAvaj^ 
MoH notre rpii\Tii. <>l qiic noTja i^tloriH Itbrnx do travalllrr fk rl^venir Ifii 
maîtres do nntrc vie : maia o'cst cela mâmi? qur nonlicnt M, ]'. et qui 
no paraa poiEi'i>iri? maim /vidrtit qti'À lui^ ^calcmi'nt il fci; yout. «i 
la conquête de la libcrl<^ est noDurcr à qui sDuhaite nrdomm«nt ào 
ft*app*r|enir h aoI-iii<^m?, v<*iXv! t^unqu^Ep 4>-it plupt ît'iitt, pEuB pt'fnibla 
ccit^orc que ti^ Il*< ponoont Qt Jio le dUerii lAplupurt dosUt^IciiBcuriidu 
libr« arMtri*; entiv puv et lui, r'nnt iino qtiPRnon df< niinncL^v. Ce> 
ttuanoea-l& donnent, j'onoan«1on>, à imecauvro «a physionomie^ propre 
«it ton ar^i^nt pnrtlcullr-r. mniH p]\rM rw peuvent *nrvtv k mpttrtk 4hntf^ 
deux docIrJDCB dcfl difforcnoofl ai tranoh^ea, qu'on «oit omcn^ h Ica 
eoavidt^rrrrommtf l'oppoïti^ l'une t\** l'autre. Il entct-pc^ndant un ntipret 
de la pcriBCc do M. l^ qu'il Taut mi^ttro un Iniiklt^ro : puur Ici partiiativ 
do la (Socirin^ rlnxHJqu'^ du Llliri^ nrbïLra, rouA naiHHoni4 libre*) et o'^it 
nous qui par noIrolJleliatf^ct notre oomplaieianoo pour nouB-mûmoa 
dlirinuons Hinqiin jour notre pou vole de nmii dr^tartnlner 1lbr«iinent: 
pour M. P. noua nalanona e«olavo!i et lu poMibilhé d'Atre llbrcit n'ap- 
pamlt «Q noui qu'avMt ]o ddalr de nt>UA j^ffranchir; main ni l'on prend 
l'hoDint; â rû|7e cù le prend M. 1',. ver« ^U ans. ces deux manitres âtj 
voir. Il £»ul r.*Vi>uer, en ro%ionnent fircMirnî l'irne m Tauire. 

L«')ivre do M. V, ont un livre tcut pratique : o'cnt bien celui qu'on 
pottvail altitndre An l'homme qut da^m sa pri^fuiin <kirlt; « l*a hut du 

eftvanl n'o«t pa« de aavoir, mais de prc^voîr pour pouvoir Taire qae 

l?pv*s)r loit vc que mmn vuitlotiH qu*i1 HOil, voWÀ \e rôle du savunt 
(p. XI)> * (ToBt Là, creyona-i^oun. uno ooncoption do lu acienor^, d«4truo- 
Irico dt^ la KCSt^nce elte-m4me «t qui 08t pour In pratiqua dantr^^reuAO : 
l« a«ul but du Havatïl, o'ofll, â mes yeux, la reel^ercbe do la vèfitÛ, la 
détermination dei; rappiirtn m^njitiintK qui i-xiitent entre* lut pUâno- 
mincs. l'eu noua importe « quoi pourra nervîr la connaiuaneo des 
Taita nouvE!Uiii qut? nous aii?Urutiï au juur ou ÛGm luJa nuuvolln que 

roue xsxTUj. — lS9i> I 



1 






\ 




06 nKvtjc riiiiosoriiiQt'E 

noiifl l'ormulcronu, \t«\x noun iinpùrl<t mAme qu'ello puLS«d 80TVLr ù. 
guoîquc nhase. <Jiio cca véril^» «ci«nlifiq»t& soient cii*uile suncepli- 
blcifl d'upplir^ntloim utilM h In pr^tiqun, quit pour ngir il lea fnlllc t^n- 
nûitrc, noij.i no Aûn;^con« pa» ô lo contctlcr. mnlH ac ttoni \à. noii« 
4enib1tf>t-il, d^^K pri^rif^cupiitiont qu'il fuui outilidr lorsqu'on clicruhc à 
âtftblir qucU(^a tiofit les relttUoiio qui uiLiAsciiit l'un à l'autre detuc: 
ffroupefl d» phf>roffîAnt>n. I,a fonction du Jiaviint n>M pfLS plus d'agir 
que ie |u;cr« olle con^Ule À oomprcndro cl À oxpKqucr. 

Toi n'enl pa» !*• point dt viut nuqurl M- T. sVflt pUe^: Il a liïnitf 
i1c«rlro flur In volonté le livro quM jugeait le pluïi immédiatement 
ittUo cri non pu^i celui ou il lui wratl pû<!(iblt> do fuirc lortir ]a pEua 
tbr^'o coKecUou d<? faitK nouveaux et tl'idf^Ps nouT^lleo : il cblîmc plus 
un bnn enrui'il qu'on* remarqua* n^uv^ mtr un d^^titll, mioore mal 
ebaci'vé, d'un pKicc!fRU« psychotonique Auh^i l'uiuvro qu'il a faîte ««t- 
«11^ pluiot (iiuvriT dn ninUrr> da moraln qun dn psjelinlnffiK^- Mais k [a 
oon^Jd^-Wr do orj biais, on n'en anuiuit ^uoro fairo quo do£i«]o!ïv», l'eu 
At* livri.>H mit pai-M «ii i->:r4 deru^cii^H ArirLLi-s oiï A'wt\i r^ïiiiiri^ &vi?c 
autant dû hkIc to>nul4 de:* pnrolea virilee cl jo\«^uâcr<« de tch pftrok'* 
név<>rp*i qii( nVrnfortrni ol oljU^rni ï» ?4(ï meUro en face do fiol-inl>m© 
ei a r^ll(^i^btr ^ur sa vie et eur le ]>ut qu'on lui a asdlgnc^. C'cat un 
llvro que tout lifijf*uEiiM f^euï dcvcaleiLC lire: Il en est p4?ii qititlénotent 
une !ii fine el si proroiidi' ox^^nonce do lu vie intOricurc dn commun 
d'enlrt n4>u>', UTi M^n^ «1 sii'c oL 41 droit di< In vie pratique. 

MaIs cen con;<cil9, qa'.- diiniLc M. P., a\'cc un Ici noocnt de pcr«u&aÎTi3 
AUtorUi* ^t de honhotiiiei rud«, ein-nri? a-uil cru nëncstaipc do I«a faipo 
ropoaor nur une théorie de la voloQtv qu'il expose avce quelques détails* 
lifl vcriei ti^A brJBveinont rdHuni^e r il y a k nos acte» t]ei.ix catf^rlea 
d'ADlécêdenta, des îdiSes el deu t^'lat» affuctirs; nous «ivoiifl toute puj«- 
«ftnce ïur mjM ld^f*8, mai» U puissance de no» rdôeu tttir nos. acX^ eat 
cxtrL-mrmcnt fuibic; IcA «cntimcnu en rovarch^^ rjou» di-l'^cmlneut 
liTL^inillilcinirtnt il ap^iv, main noun n'avonn prpuqiio direcirmrini >tni- 
eux ftuccno pHne^Cequî noun rendra libiCEi, oUi pour pai-tcr nvoo plua 
de» ppAcItlon (*t dVïaolitude. up qui ordonuara tun acic% par rnppuri ii 
une Un conçuo d'avaneo» jugÛQ digne d'ûtre atteinte, eunnentie et 
voulue- par ronH^quenll» c'fu^i ra^Nocinilon dr Vidt^(< tiu de L'irna^e da 
oetlo liii avec lou^ les eeotimentn furts qui peuvont Aizîf t*vt nous dans 
le m^mp sflna que t'Ktf* iili'e «t U rupture d^s assoeJalion^ entre colle 
idée et les i^cnliment? antagoniques. Xous pouvoui^ travailler â nouer 
et & d/noiier des :iï4nirUtious, ausnl bien dEïHUAËOL-intiozisdldr^cAatdfi 
Mntlmonla que des asaot-iaiioii^ d'idées à d'autres jd<:^«» ou d'id«e» k 
d^4 flcteï : et <t'est «>n ce travail que i^un^lsti* canerkU elle ment rééduca- 
tion que noua aotnincH t^n vtat do donner tiouu-tn^meG à uoiro volonté. 

M' R a $tru;i[^fuj)mtr HliupIlHi'' pour lit» ho«o1nti du &n d^ifionHirAtton l« 
mécauÎBnie de no4 noies; Il n laits^ dani» l'ombre le rôle pr^pondtJrant 
que Jouent dana notre netivild et notre vie \e» itnpulsloriB, Ic^a tfîn- 
danees, le» InstfnelB, lov hnbitude^p tout oe qui noue délermino à tel 



AlVALTass. — luvof. L'éductithn de la vùtùnt4> 



«7 



ou loi mvxe BftDt que nous le flouhattioni et souvont, presque siu;< quo 
»i>u« !<; Etacliioa?!; iL :k ÎaII siuçttlicreniriit pcllU- h place qus lit-^nncnt 
dftJiB Ia ^n^«e do« ftoton vol^nlaïr^u, Ion étaxv purcmout rcprôionta- 
lîfa, lo9 Hlvmt el »urtout 1rs îajauea» dont il seokblv d'onliiiftire uuMîer 
U fMitttr«1L« ofAcociU molrio?^ lî non« ^^oniEiln impcfulbLo do «OUAcrLrft 
fa Qrio jJHrmalioQ comme cclln ({uc formuliï M- l\ ji la p< 3(i : « ce qu? 
Tidd^ a de îoccc extf^cuttvc ïui vient prosquo toujours do non aïinmijc 
m\ec t«ti vr«ica puiuancci qui muiI Un i^LuUi ^frcctlfi, it AdniutUc cctto 
lDUii«r« d« voir qui ii6 ii'Appui« du rvvio sur nucurit pnMivir dvinoriï* 
Intiv*. c'««1 DU coijJBtiiri(<r ;l ii« pouvuli' uipliquur [vt mvnvtiiattitU* 
volOQiakrOfl ioK pluH «tmplan : l'antAc^dcnt norniAf d'un mouvemont, 
o'mI Qfk« Imago et ti €eU e«t \t^\ d\in tnaLi\Gn;f ni UdU, cela ont vrai 
é]fBl«iilOEU d'un ncio. oomptnxus de mouvomoitls divors at qumU do 
celle série d'AUtei qui cmiitituu lii coiiiuLle d^uu homme. :Saii« doute! 
oito mt dL^t«L'nim6c dajkii son «iiïiMnI>U< pjir un fuïBOûuu û» tendjinc^i, 
cugrilonuôev el dinj;rêcB, put' des coiivepLoua ubsirsiiLDs. mus duique 
act^ partiGuiler *ni nftianà par U pri^aonco danu la tionnciouce d^uns 
tmAtf« k xui cvrUin dcirrA d'knUimltif ou pnr une Ki^iï^ationn d'il y a 
ODCre i«-E émoljoni et Icp aetes un fréquent phroIli^liiTiieT ce ti'o«t pA« 
pAroc que les dmotloiia Tioiit len nnlcci^doiitA iionimus de» mouve- 
monta. maLB partrô que Ie<t ropréteEiLutionit qui di'tcrmfn«ilt ilcit 
r^Hexra musculairca. d^lcriniiieTit dWJniAtre aimuUauéiDCiU CC» 
r^nox«iJ vaj«utatn»fl et vi4««rsuK qui constituent U baA4 phyHiologtqutt 
de» émotion»- Bncoro ccU n'i^st'il poîcituiK^ ri^gl^ 5aiïou.\coptfuti: dos 
ACloi qui n4ouHl[«uC un trvt grnnd déploiement dn forée muiculnire, 
n'acconipUsseiit frcq^erumeni, ïan!i A^acoompjigTicr d'nuouiiR lïmotlûn 
vive ot Lorsque léniutioii allvir^t «juslquo irif^iisiLêp clJo nuit plulc'jt 
qu'vllo iii* acrt à rnccoitipliascmc^iit de l'jicte. U struiMe quo M. T. u^aîl 
PA« coujouri noUani«nE djRtln>;Lii^ gck dauK choaiM» ^i dintirtciosc^pon- 
duit, U v]v«ciU d« rimAifo el «^ ton«litd éraolionodlc; »M avait 
pQtli pluii d'illentioQ À e^t dilTârencoi extrCmos d'mteniitâ que l'on 
peut cx>D9tater entre les rcprë tentât ion» qui i^ncxistcnl d^^n» U Don> 
•oiOflc«. il n aurait point ^lé «ana doute au«ai «ou «La m me Al oocitraint 
de recourir & ruttvrii«atioiid«a ^lais aflcctir» uomrue^ Tunique eouruti 
d'expliosiion r>u l'on puiaito JogUim^ment puleer- 

Mais »i Ic« imAiroHCt leii Idéct' ont en réalité cetto ofticacîl^ uiotijce 
qiM» leur dcnio M. i'^, il vembEe d nuir^: pnrl q^io nous nnyonii puti «ur 
dlc^ eetic puiiiAAuce cULlC-re qu'il nou^ jkrcc-rde llb^-raUjucnL. ^hhï 
douto« no^^^ pt^uvons uKcr tle I cTn«4*mlil(? ûo taoycus qu1l indique pour 
rendre plus inC^iisoti vetiaUtet repi^'aeiitnUuus que nuua dédirons 
i[Latnt«nir ilfin« la ehnmp àfi la i^onHClc^ncv ou poui* itflaij^lir le^ r«pré- 
aenlalion« antaij^oniqtie*, inAih il a>n faut que ccn rao>CD» «olftnt tou- 
jcur» eifieace^; ce lonE en ràalit^. dans U majorité d«s «os, les eon- 
diUïW» eitérieuren où n^us somme» places qui Tord prédominer rtt 
nou< telle ou ie\U >iM'\^ il'idéea et d^iilli^ft associéi. Auiti ^iut-ll 
avouer que uolre éiluiatiun ett li^ujuurB Ijien plulôl l'u^nvre d'autrut 



59 



hkvuc ruiLOSoriiioUK 



que U ndtrt*. et qun aï nnufi pouvonn nauH mobilier nciUA-méincB, <î>ei 
flurlOuC oTi moditiant Ici condilionfl dnm Ic^^quollon nouct vivon»- 

rtoommnHndc pronquo M. V. coHimv J» méthode proa^inc uniq^ie d"»r* 
rlx'tr il t^( tu;iUriBV U* otii. uat bniiB OouLe nu cicdltHt prnru^ri* pojr 
parvenir à du rlonnSnnr »oj-niftTii«, «l on pout lo mctli'c en praitqui?; 
mal» t;e|a i^l alnsulii-rt^jnriit plut iDJklnJ»^!: quo M. P. ne ]c pan^e : Il 
c«inbl(» doué n cot Agwd d'uno façcm trio oicojitlonïiolJe : » je puis. 
(liE'tt. ([imntl jr 1? tcux-^' pn>vnc]U(.*]' oji mul dcrn <^jltSriiH Artfltuiolloii, 
do l'aticiidnB«uiroii[, dt< ruiU^ouii^ntiK^, onliii Jf* acni^mcrt doni j*Ai- 
IjtfitoÎTi puiir arriver nia lîn dO^iréiï' » J^a t>liip8rl du leuipii, [i» qui nou* 
fait ao quD no«i« MornmctH, cd A^nt no« habitudes; ci vc qun nou* 
poavunK faire de (jUik «frir,Am pour nnu» tiHiMforiTrf^r [i(iiir>-niAl]Lr>fl, 
o'osi do nouft pJaoor daun dcui coudlElonii c[(ii jiouh o outra imitent À 
acqadrir cerininc« hnhltudrs, peu ijuprjrlc Apri^A lr>rjt qu« noua 
hjmlon» fortomont oo que nous ïaiïoush î'^iaouti^l ont ila te faire, «I 
h trmtt da Ici fniru, mmti lluirous pnr l'Altntrr. Ce «lul c^f^t Jttirloui au 
pouvoir do iiotro rdllovion, c'est de dt^lrutre : ot noua pouvons on lov 
jinuTyï^iHl et It-ti e^aminaul mûtljodiqu^mccil vêûnlm h rirnpulRKftnro 
un ooTliiin nombro rlo mobiles qui noua dûtfîrminent ii At'ir; noiin pou- 

Vllll* IIM pAH Itlt^ltrtT Dit HlîrVirO (te I104 pASHinUSl dH» MlphÏHlDI.'^ qil| }c% 

LA|j*Utmt'!nt nt las anoMUaeEit à not propres youxr noua pouvous mënic 
on lurTitAitt PU liatuni^oln Miiume drs pUumra et \\ somnto dt^a doul^ura 
qu« leur Gatisraotioiu doit outruiiicr pour Ice uutron et pour nous on 
Dntmver vn quoique lUeHuru Tautiou : c'«M le pifMuUt ïiiv In^u^l 
rdpOBO la morale uUUUire tout oniLérâ. MaSa il iil« euriit, pas qu'une 
passion nous apiiArRi^ae dangereubc et vite, Il rif^ suffit pan qu'i-I!n ne 
nouA promotte quo de rnros ot iricortmua plaisirs, mèli<4 :ï J^ L^f^rtaine» 
et cruollo»^ douloLirs. pnnr que nous uo cédions ptïÎMl à ^:t vkrtoHuuse 
pulMEinco '. on ent «ouvont tJ^ainû en dopit de Eoi-m6tn« vi^rs un 1>ut 
qu'on Kouhalturiilt de n'alteiridre jnmiiis» AjouLuus qu'il tu' dc>prnd psui 
de nouii ■ d ;icoorder aut itl\i&s quo nou9 pri'tt^ron» \n valeur et l'of- 
JlrîitTe qu'il iiuu>i pUit > i\i. srfj, ou du moins mju8 m> k* pujvûu<gutïre 
qu'lndLrootemont ott ai^iesûnt eur \ea oouditiotiH e^ti^riour^i» du notre 
vie luciitslo. Ce sont tous ces pioc^^dés ijiilirc^ct>« du Liltiï cmitrHi Jet 
imngoi et les iu*tincie qui nous obsèdent ei que nouii voulons ioartor 
que M. P. a étudias ;ivtiu une tfts Kiaudu eurelé d'uuiiljsc* «t un sm» 
Ir^A orgouleti do 1»l pratique^ 

Il uuu» a fatlu faire HUi toute cette partie théoi^jquti du livre deM. P. 
d'iiuportante» r^aorvos ; maia dans oc» roeie du volume, rtou* ne trou- 
veronn ifuAre qu'û luurr. I*objot tipéoJïil du < Uvn^ qui V9t destina 
pAHioulioroment aux ctudlunts. c'est l'ûludo clos moycnji dont nou» 
dlfipoKonHpourdouuernouH'mâineiÀ uotrevolouk l'tduaatjnn qu'ex if?» 
le travail in tell eu tuel prolonge* ot porsiSvOranU * lJ*eesproeédC3leeunB 
Bont i^xt^rieLirn et n Luul praiidru ph>!ijijlo^iqiit7«, loa autrcn tout inCi>- 
rJaurc et puremoEit puyoliologiquoâ. Un mot d'abord dcji prcmiora. La 





tf Iq viÂttnté. â9 

condition ^«««(ktt^tlA p^ur vouloèr lort«roont et conetAmment, c'û«t 4e 
it l'k'i^ p<»rter; n n'e^l \k unn choëo qui dépend tlo nom honuccup 
plu* quo iLouB no I0 pcnsQQtd'ordtnolro : notre Minlé o«t cii pArtïo 
votrvi wu\rc, Le lrA\ml iritelleolucl n'cjit pAH \>\r \ni-m^ine mii]»AiTi ni 
4sii)(Drciii ; il ne Id devront que parce qtits non* no duvoni pun ob^ir 
«■X rjfgitu spêcJulcQ U'Ioio^'Ao tfu'IuipuBtiU le» occujintlotu sAilnn- 
Cdûr««- Kl tvul «j'ftbord nou« otnnirAEin* trop» Irop dir vittndes surtoul. 

I* plupnH dffA goriB do la oEae>« miiiïc, Lu mnjourc partial d<ffl forctr* âo-- 
^ilMïJi par le labeur dt< U dÎL^uatJun sont ust^i-'iiâcliffrrAr \t. Irt4), t Mni» 
Û ne suffit point de rvduiro «ou jilinif!TitaUon &u strict j)rccs»Alrr, iJUut 
vfilllcr Aur l'n^ruliuii (J« tu cliiuiibru, uo puiiit rc^iur 3i%iï% trop long- 
tempitilo0uilO|fairedelomptf on t^tmp* de\tritAb]eiexeriîje««dc ^m* 
ci»alîqii« riTïpiriUoirtt, «iitln eL «iirLoLiL e<> pr<ru^ïirif-r, tiiAi-cIier, vlvri< au 
grftnd Afr ir pEui posmhlo. M, I'. n'(ïiit copondnnt point porlisan d^s 
cxerckeH \lo1ontA, -r i>il jie peut aiciiirr de fri^nt d<TH iTiToriH pïivek^ui** 
iotMia^ii ot don «rrorlB mtcUoetu^k «nergiquo* ip, l^^j. > Il fnut i^vitor 
la ^oiiiùro ouofUftlLin que l'un commet jujuve^il eiitr? la i-uid^ ni U 
fev«e muteulAJr* : cWt uno lourd» Faute que do «e surmeuer pous 
préteiti-Jebe rtpartr tt dw bo JlMrAire. Cei|Uïï vmite M. P, par-desnuA 
toutrcVtit I» Imvai) on piQin ALr : e'oiit un asiantdo 1a ekmpMFn^î o>^ 
*nt qu'il iumttfi i^ntro Iri iniirt il'uuc obambriT, ■ Toutrx le» Idées 
ieuv<Mi| fhl'il, que j'ai ou le botihour do découvrir, ma ^ont vonuoe 
jis EUIÎ4 [Jiïimcniidr-i. La McMilerr^née. \p% Aljicn au Ioh fnrtïtH de 
trramo formctit lu tAiiLoAU tUi fonddelouUrHmvti vciiiccpLiuiiKv(p. 17C)l 
Me ne huÎh pciint^ur queM. P< nu ac f^nu puliit jci quelqui? illuston : 
ije no HAl» guère df* iraviil i^tiï nepuUtio Taito utilvrti<inl tiors d'uulalku- 
iTAtclrutiLi d*nj>*i tiiMioiltri.[uc'. Oc quiî dit M. H, noriiii fortjosio d'un 
ottiftlc, d'mi rontane^er ou d'un poùtc, mAiia parmi Ic-i hommen de 
«Clence* ic ne veia ifuète que quelquca malliémalioieua [jui pULi^ent 
oinet «0 pMflor d€ tûua Bftcoura extcriourt. Je me dorHAi^de de quoi 
it bJOfl cApAble un pljjlifle^ur^, ou uu hislorlon, voir luciiit^ un 
lOloçuequi n'aura tt pni «oui la main «eiG nott^ti^t «evltvresM'uU, à 
ac^na qu'on n'oit uue bien eiooptiuiiin.'Uu puisaauue de lUt'iJitatioQ et 
Ut vttion intrf'ri^uro, tiommant n fltru pn» dihtrnU par- Ic-h millf» Phû«e< 
qui vouH entourent et vou» appellent Aftns ceftse hors île voue-mâoko. 
Âjoutoi» que le» idc^eii nuxqudles on n>«t pAJt oontrAJnt du donner 
tn U> écrivAut une ferme pi-cdscn demeurent llollAntea et de contour 
ind^eiA «t que bien «ouveEit oi\ ryvv «n croyant p«ii««r. 

L'iij'jtièïko du repo» ne demande paa meîns do «oin que l'hyiriêtie de 
'aUroentALion ou dn IVi^rciee : La grande règle, d'up^^«\l, P,, c'ctl de 
le pA* «e eouotkcr lard et de ne pa» relier au lit une foU qu'on e«t 
iîv«llE^. l'cut-trlra Pil-l1 trup abiiolu dai;«i ta rondnmnAllon qu'Ll porte 
eontro le trAVoil du aoir. L"eat asm* doute un nage idéal à »e proposer 
que de le couoher h 10 hcurei, ronii de boDiiu foi comment le mettre 
eo prAlique^ Le« «éAncca au3i bibliothèques ou doua le* Inboriiktoire*, 



l&i coa^K. nï l'on 4>>i( ^tudtjiikl et |>lak ttrd vûfr^ motier. W qut^lqui» 
viMto» qu'on e»t aslreint dv Uirt'. les quolqut*a afTttîrca lnil[«pi^[ii>Lâlj)ca 
iJonI il faut pouriftrïi] i"i>cctiper, \o* amiN, von #3<''v**fl, »l voit* été* 
protcuicur, rhourc qufl vous vou* Accorder, pour vous promniïcr, pour 
aller ^xiiruticioxpoBtiion ou un muaio, dovor^nt voire journooprcuquo 
aniière- Elle cal au rcstr coupée, frivgnientêe, en nnllc petits taor* 
oeftUX par milla uoc^upaClODS diverte». Où rûirouv^r l'^uiVDlont do f^c* 
quatre ou cifiq hourc:« de trjtvftil paisible et rcciieilll que Ton paut 
chnqun unir fournir dnvniit va tnMo di* >< hfiurci^ a inlmiUiu I hcurn? Mal« 
M. r. ncxnble nvotr moin» «n \uc la \if^ aurmenf c des ^randex vl11c« 
que re:i>ilpTiOL< c-alme pt palsilik^ que peut n'arranger eri un eoin do 
province un homme qui. sans être ad^ujetti à aucun m^Uer ftbsorbûtit, 
ï^ pUit aux liatit^K teHOjrnoK )nti>]leotuell««, r '«^t «urtoiit {lii r^vte.iux 
jeuEirin icen») qu'il e'adrcsec. à eaux qui ont encore daiis Uun* journéciM 
d<ui hmirofl de lotfiir et c'c^l ^ux qu'il oxhûKo à Agir,» vivre d'uni? vi0 
Jiottve, occupée et joycuec, e^ dormir de lotiK^cA uuitt^eA. p Pour Icé 
jeiiiioH gens nsaey inaîirct flVux*mi>mt*» pour Tég]cr leur vio do la 
lionne fuçon, lji vio lajl la peine d'^'lro véoue >. s'écnc-l-il (p. Ïft3)- 
MUbeurcUfleiDeiit, Il ne d^pond p3i9 toujours d^ no lift do U rêgl«r 
tïoraïue il nous plait. 

MatA vil «ai utile de &e hiai\ portr^r pour 6tre eapat)]i> de vouloir for- 
LCJïiont>ceUi coup aûr ne auflU poLnL. l^ Brand inovoti pour se rendre 
maitro de*i>l. e'eit, dnprt* M, IV, ri'rtpprendre à niMItep, I,c but dn Lu 
n rcIlcxLOU méditative ».c'eit de provoquer daiia rùmede» raouvcmcntït 
de liante ou d'umour. IL faut Taire en quelquo «urto le«ilenae en nou*, 
nouff dérober porfoLfl à Taseauttumultueu^t dc^ imprcbeiune dudetiors, et 
rhnlHfr p^rml Ipin Idi^et »l Ira aenUments qui trftvertont noiro conatilenc^ 
ceux quo nouA voulons conserver. Le but A Miciiidrc, c'est de aou* 
rnndrp enpftbU d'un ti-nvatl aoutenu ei persiWérjjnT : noua no eotiaerve- 
rotii de nés étaU de eoneidenoa que ceax qui peuvent nom Màrr i 
nuua ^n approehi^r Volci ^i\ queli termes M. K . n-iume re travail de 
triage et de eélci^tjou ; a I" Lorsqu'un at^nlîment favorable pusse en licun- 
«etenee, Teinp^ehr^r de h traverh^r rapidflriïi'ni. lUcr sur Jul riittenilon, 
l'obJj^r A altei- «éveiller len jdéi^s et lea sentinionln qu'il t'ont vveiber; 
PU d'ftutrrt terme» l'obliger Ji prolifï^rer, i (Inrnnr innt ro qu'il poui 
donner, ^" Lorsqu^un son tinrent uoun mnaquCf refiiAc de s'éveiller, «x«*', 
miner avee quelle id^i* ou quel groupe d'itîecs il pput avoir quelqu«< 
lien^'t fixer l'attention sur ce» idéoa, lea maintenir fortement en Ea con< 
«Cienoe «t atten^lre que par li* jeu uiitur^l de l'astoirmLiun le ienl:ment 
l'crelHe. 3^ Lorequ'ua sentiment iJéfavorable h notre cruvro fatt irrup- 
tion en Ja conaci&nce, refuser de lui a;?.onrder l'attention, ï:iehor dt» fi y 
point penser et en quelque aorle Le faire prrir d'ii^aïutiuiiH 1 ' Lorsqu'un 
■enttment dfsravornble a jçranrll cl 4'lmpo^e â l'atlentinn sat\» que nom 
tJUisaion« Ja lui refnncr, faire porter un Iravail de crjtii:|uc malveillante 
eut toutoi les idée» dont ee sentiment dépend et «ur l'objet mi>me du 
•entimcnt (p. 9?i. * L'eaaentiel, c'cft de ne point noua fuir nouB-même, 



AffALTSES^ — FATOT, L'ifdacati^n fie h ii)hulé. 



n 



do noua recueillir, de notu contraindra «n <|uclquo Aorto au Mlc-A- 
Xèie STAC na« |>eTisile3i muln ooh pQri»Ë««pour nmn ùtro ^ nout-mfnw 
un» BOciéU vivaeiI^ ot diijcc, Il faut qu'ellcn a«qui6rdnt une partioQ- 
lli^rr piiJRMinrfp. clff^ii ne Vacquerrant qui? ni nom tTEHBrinii d« panai-r 
Avcc de» motA ■culorAcnt, ai noua nous Accouluinon« à peupler no tro 
«•piit d'lmj>;;iïs: et 11 Uni qujind houh vuliIoiis qu'tuiw Jtl^ itcvieiin^ 
Cfi nouf prcdooiïnhnte «vuquor «nna Offtstts ?n noire oontct&nco toutoa 
ka tnuigrH flOrotiifaires qui itodl ^roup^e^f HUloiir il'oUo. <■ l^o irtand 
Moret pour r<?rtilier en noua un flcntiinentquoE qu'il «oli^ c^at do miln- 
tenir lon^'iemp^ et souveni ilmtn Ift coniiflEcncn Le* Mt^ auiquHkA il 
Mt eupntidit- v jAfnaU noUA ne porterons «ur ce que nou» penoona un 
M|ftrri ftMX^z attPnilf: n^uiit «nmincs Iai «nelu^» de ch que l'eu periKe 
autour df nniu, Ica caoUvc^a do U lanv'"^ nivmc^ que noMtt pdriomt «t 
011 se rrHrtcnt le< icnLlm«iil4 ■ nii^diorrph « 'Jti t»i foule. H>t h&ine pour 
lOttt oe qiii e^E vr^jm^nt noble, La lyraniito dov proverbe* «'nj4>u(0JÎL 
reli» dn Inn^nge. In tyruiinid tic» pr«ju>:^n h curllc cIch [iioTt^rtio» ou 
pense  l'aido do formule» louteH ÎxWar^ vorUei dei «aprlU lrr6UfiOhl« ol 
irr'kMlerft du plunffrand nombn* ^nmi'i^ln i\ n'tnlguhn d'^tudUn£ qui 
n'aumit vite eouipria que ]n via qu'il mono À VimElAtion de «ce <!(*itia- 
fï4i*< ahoiitU h mtrriilcr ? tuus \es plniaîm duniblt-B, tuututt [va julus 
hjqtc?> et lorcincd à la vdntti^ do paraître arfranohi. d'omplir io^t l>ra«^- 
Hem de ori« et de Lipiige.de boire ^timmeuu 1vrogii&pd€ rentrer A ileux 
henrca du mntin par forfanterie, de e'Allictieriïn e^mpA^nlfï de ffinim«jt 
qiril vrrra df^mnin MKiX hrn« d<^ siE0rn«iour4 nrm iiioliiv Ai^ri qitn lui dr 
M'ni1ich«r > ip, 1ll>). 

Quand on in nrru ftln*! alTranatil de la tyrannin d** aittn;*, qu'on 
ftur;i «pptU à pcnior «a penaéo & boI, h vouloir sa volonté» on aura du 
iuèni« ixiu|i r«Vu*^4i h tMiniinpr de #a vie l'Imprévu; uequi iIéconi;erl« Jet 
rùsolutlonKcnooro^^hstncclanljifl, c'Orit l« Wnlni^onquî eepr^enta k Tim- 
prnvE^U, Val* Thahitiido dr \x médllallori poiU nouH laim jirAvrrlr **l 
éCATter d'aTnneo Ica lontationn^ « Prévoir nu point de ^110 pBveho**»- 
glque. c^cst prdmai,*incr les «■tôneiin.'nia. (.cllu prélmaginiiUdU. »! vWe 
eaC r'txi! «C rotte. rquivaiiC à un ctai d^ d&niilL>rt>^ion toi que la répoiine 
ou t'ooie «r^vcuie avec une ^ande r»pidt[^. hi Id^n qu'eniro la peiii^t* 
clo r&cCe ou d« la râponi^e i faire «t cet aete racnr ou cotte nïponfte, il 
n'ï" a pa* de («*rnp« nCi puia»ent l'iniorcalcr Ina lucitatlonH d^s «ïv^Jie- 
mcnlA l'iliïrlfîur» ou loa «xhorUtiona di^s c-JimanLdca * ip. 1^1). 

MniR VjI p»t ejuTcUt'ul Oc uif^ilUr^r. fvln i)c suffit po[ni : U fAitt agir, 
« Si o'oel ffoua forme do BOuvt-uiin que ao dépose dnna \b. mi^ricïire de 
r^tnEliinl 11110 pAttio 1I11 tntt?iïl quM Aucuuiiplit. c*t^l ^oui furmF< d'hii* 
btlude^ jh'lîvAA que «e dApoeo on nou» noire ocUvilép t C'est par tjt 
r4pf-tk1r>n JaiirnaliJvr d\ii::lrji qup runin avoni dà-ldt* d'accomplir qu* 
M fjiit l'cdumtLon de ta rolontè: pan n enl bi^noiti que loa nctcs «oiout 
ijnporUnta, ni difUdloi, ca qui imptirlf, t"c»l qu'th »olrri( vnuluH M 
MOOOiplifl. di's quMs fiont voulUD^ * Agir, c'obt par exonplo pour un 
étUfUatil eii plUlçpttophiti w Uier ii Hept heures el lire «voi? attention tnl 



u 



19 nnUE PIILLOSOPKKEUK 

ou tel chftpkro dfî Lctbnitx eu de DencArlo > (p. I3TK II it« faut 
négltg>er Qvcuiio oi^cjiïLon do remporter <ur nf)u*-miTOûi do pctllon vic- 
toire, "hn devanture de ce liLrnirc vcu» atlite ii l'heure nii iousaIIcb 
r«illror: paai^^ de raatr«i oot^ de I» ru«etrnarch<*3flrupLd«mvnlBtp-i:jS)> 

Non 9Dul«]TiejU iiQxifi deyioiioiiit nnAÎtrv» d'tibt^ir k tint* dcdsiouB piir le 
votil fjiit que noua y dbt^UBonii pluB nniivonl, mnia an a^tAMint nous 
procUm'^nB cri qitclquc lorlc notre volontd, Jiout nciu« h^jiM Itï m«ifi» 
et noiM idlijrdiKuiiB d'^irir autprmenl qiïo nom n'avun» ng^ â peine de 
nous lUftUro vn L-otilradiction avoti imub-iiii^nirï, hiihaÎ n"iiaïi'ous-:*ou* 
JumaiH iriïp i^«tt^(nvnt, trttp publiquement, trop fori^-meiil. El fntit noue 
onicver tout uiu^vit d;; ri^v^^iiir Îl ujj gciin.^ du vju iiuu iiuus n'^pprou- 
\tmâ pb«, et potir ecla rr é1 fnut cTombl^e noua j»tord.-kn< U b»nii« vola ». 
Peiit-élro }' nuTAit-J] »iir cetfi^ cOincojition ile^x rë«crvea À fMre : si 
K. Th.^ AppliqunJt doulcmeni Us r^i^lea qu'ii ccliLHe aux honimei dont la 
fooctloti 751 dairir. on ilc pcurralt qui; le touçj- do Ica avoir »i cUirc- 
mont rurrnu 1lhi>4e, ec on nurait peme. <emblo-L-tLt à n'èlre poiriL d^JiucïOrd 
fkvec lui» jUAiFi leJuurquoiiB <]Utf ks bommea dont il (inrle ont pour 
mblior do poni^flr4>t que U première oondiLlon pour que la penaéo HOtt 
fconnde, u'c^l qu'elle iioil Ubrc, 4ib?*i>imnc[it. Ôftn^ driiilc, il c*l fAobeux 
d'ètpe TeiKïUvo d'nutrm. <ie se* pr^^ju^^ê» et de spb médiocre* préfé- 
rence», tiiAis il ne faut ]iufl ae f.iirp TcacUve de »ni-miiaie et de a« pro- 
pre* r^soltilLoii«, il no r^iut pa^ 4'i>lilJt^r ïi ne peiiMoir qati C4* quo Ton 
«'es; d'fiv/tnoe rtSoclu À p;^uBer. M. ['... a rsiisoii de mjuh&iter une iàvotr 
tton forte, qui Jnfitin dev hoinrn«A qui «^cbenl vouloir, ae tenir aux r^o- 
lutLOLiJi qii'iU iiLii-onI prite* et Ion «imor. niuU 11 Taul prciidi-c ifnrclc de 
cr^er nirnti des fannliqEicE A l'oupi^u ^^troit, qui se rondriieiU, pttr orAinCe 
d'être d«Iourné? de In voly où i!a veulent imirclicr. impuissARtsà oom* 
prendre et a oxpliquor l*o qu ii« n'upprouvent point. 

M- V... e«L t'ndVDMntrt^. et on cela il noun pamil ^vnir f;rAnO 'raison, 
de oee ciTiplr>ift du ti^mpii. Hoi^ri«u<L^in#nt ivdt^«ii, où l'u«age d^ 
lieurns est tUi^ d-t^iinL^e : un y «et iil^l^cmi:!! renient inlidèlc et il Cbi ama- 
vuia do «'uecoutum^r ,iinwi ^ no point faire ee qu^on n diVcid^. U\ muI* 
rèf le, o'04t de hiio <;r qui* l'un fuit, de nu p^x ^Lh>piller non temp» \ s* 
irninor dur» livro a l'niitrn, n rtVder dovant su bibliolhtqup en purcou- 
rant du refjiinl le* tJlrt'A ûc* vntumrji. c Que l'on 1i->i\,ulle im cjuo l'on 
«e n^poBo* \i fuut le Iniro fr&puhomonlp et ne pav ec donni^r â soi-mcme 
rilluïjon d'une journée de Inbeur, lorsqu'un a pastié son tomp? à llûnar 
tl ft rdT4r- Il ne ffiut po*, lorsque rkOuK avons pluiiciira beâfignes en 
ti'jitii, paiHC^' *iixit ce»»u dr l'uni? k l'autre, inal»:! oIiulml i:ellc qui nous 
tcmbk la plui mïccHsaLro ù tormLn^r et nou* tenir ^ notre ehot^c- ftien 
n'énerve et n'aHaiblU [^ vnlontc comme cet éparpillemcnt do l'atLen- 
tiOfi, oetle continuelle promenade do l'cBpnt û (pavera louUa ebosOM, 
Cd qiû donne lu force ot lu joie, t^'evt daboulir, de lermi;ier : c'est lo 
tieoret de la (éc'onditt^ iriLtrlloctucJJo ot do lu bonn^ tenue tnornJe. Kt 
oetle Lonnu tunnr do la volonté, ueeL pour Iuuh cuui qui oui rc^^u une 
bauto euJturo kntellectueiU un devoir «trlel de Ja conquérir. 



AEiALYSCS- — l'AVor. L\'dïuatîmi di- ta iwfaiiltf. 



73 



do aotr« vie mordit ^^. Tout jouno homme qut ijuilto Ica unLvûrsLUt «t tio 
Lvatiidci't) fLuiB ]« barreAu. lu uiâdcL-iiic. etc., qui* r»rgcnl que 4M?k cnr- 
rl4r«4 p«ui-«iit nipporl«r et qui n« «onje qu'k «'amuier flottement et 
vroMTèrcmoiil irc»t qu'un mî»^rubl<f v jp. lôï. Jj> II Tiiut rciuarqucr loi 
quo pour M, I'... uno volcrit^ droito ot quJ tooct Atj bîefi do tou4 ^t UDO 
volonté qtii *c pouïC'de cHiMni-mc lont prfiAqLiG (1<t« «xprsMlona «yno- 
iiyoi«c- U no ft«mbJ< pai locit^ct- quo vouldr lortomont, et» Q'o«t pu 
n6c«iiBftireni«ut t^tri? désiut^rL'thïé rt f^cu^reux vt quc« tout iiu tiuntrnlm. 
Us bonunutqui aiivAnt k mieuK vouloir, vculctr avce le plun de «uito 
«t d'InébraiiUblo lermctf) n'uiitdWdJiinirti d'Autre but iixieUnulJEifacLkuii 
da leur* pAuion«. HniiH di>Lit(ï, il chI c1(j« hotmnoct qui mjbitiacrjl lûura 
paM*i(in«> qui li-ur cjbrU'tcikt, miala i ri^airt;!, «I »aiM las Almer^ des 
bocnm^i qui louliaitoraicnl de pouvoir ea r^fllatsr t oux-m&ine», 
mua U en c*t d'Autrcn et Ica domptcun de |KiupJci, Ini mAnL^^rs 
d'sT^nt, Ivii MduaUun do fommos Appurlienneat «ouvont h c« type, 
qui TculeDt trvE» dëliLwréuiLvit ce qu'ils déstrent cl qt^t [ir(;;ini3eiil leur 
vi« antf«r« pour altstadro la lin tfgoiste «1 brut&le qu'ils no «ont oBifi- 
gnéc k eui-nèmM : lU saut mAltrea d'eui-m^mos comme Lu<« héron e^ 

Lu dcrnii^rc porLio du livre de M> Kh, ebl con-ftorA^ « À appliquer è la 
vie de TetudiAnt loa low gcnéraJ^a ■ qu'il 4 d'abord àladièèa «n clitt- 
mèmea- Lcï enneiuii â uombaLIriî. ce Hont nvmil tntit in nett\%ua\n^ «t U 
pttTMae: et ei in «onsii^lil^ doit être combaUtio itvtrc tino énergie qui 
IIP Htr l-^WHT pi.iirit. u'«sl AV-irit LcTit piirci.* quVllc »t Je pluK m'ir niixU 
lîure iiv i» \ntiffi^c\. Le» cnUHOA afTnil)]isnnntt-9 jont numbreuH^^s pour In 
volrtnté, mai* < U p^L^nllé^o cii ii]i{jorunc«, o'6«C eeiie Henllmeritalitâ 
vai^e ft fréquente ohcs le» jcunei ifonif et qui aeheniine Infiensiblomoni 
t'inutgtnatiuu i\ kv rompUireJun t\f.s. rlxerîi^ Vf)luptiiPiuo« r (p, 1^1'^). C4 
sOot ce* longues congeriei [où pfuaeQt prc^mctteusc* et Ip^cive» dft* 
IdogtfEi de reinaiCFf t|ui éiierwiit b vouloir et faite <IujeuttR homme lau* 
dlbeur coin p loi nnttt de tous Job paresseux qui exouscnl pur d'irk;;i-fiiouK 
Aophi«n]eH ïttir amour de ne nuii faire, d« lou« lea dé(.-^ura^'^t qui 
oot reoonc^ k l'ftfforl viril qui Uur donnoruit la inAÎtrino do leur iri6* 
M, K.^ c»i liiipltoy»liÏP pour h* rftvr , agir ou pmmer, ï'ïi>p(*-ftr ap» 
■nuBoIej, anoiyfior^ obier^er. oe d^vciitcr À l'occfialon, Ia \io cnlitro doit 
Irnif » celd^ Le plus qii il (luiNM- ilouk pi?rmeitrr, c'r«t dVriviutcr une 
heure durant uliu ^ymphonit- ou de poaacr parfau une m^iiotie a par- 
iMurir un musée- Sajiti iloiiiu. ceul Ifi une rnnrAlo uu!itèr« el Hulrie et 
qui Icre de* homme* totU et droilet do hona citoyen», uiilen à Ia eilA. 
de bottf> li^v.iillcurA, iitdc^ A U «cicnce, Mail ii ne rf'ver point, Irjut U 
charme de 1* vlo iV'vnno;nt: »1 Toi) vit 1i>u)our]t de 1a \ic de ce monde* 
do U vl« réelle, \uui<ll rnoum VRilm<*nt In pHnr dn vivrr':* CcrtoA, it 
cOQiienC de prendre In vie au aêricux : c'est une eouvro rude et grave 



^ 



REYDE miLDïo^nicnie 



' f 
i * 

t ■ 



C[uc de Uhù do toi un liomioo, miii» ««t-il tiono inl^rdit lorsqu'on a 
accompli iDlAi'hequelaBoeiéU'TpAiJCexiM'er dr vnuh i]^ reprendre pnrrc>É« 
on liberté, n'cvMl donc ptifl pcrmifi da se lai««i?r altor piu-bis ii l'ILlusion 
qu^ l'on n'eiil pniiu allnnljë a ha ïiatii^ue uoniire uit cAlt^rii^n J4U ï>anc où 
il lui Cûut l'tunor et c[ii on a lo droit apfÛG tout de se rcpoecr ontrcinent 
quo \t»r hyi^liina. dr Hnioiircr luEwutïmrur, rEnimia biMUU-^ ilc or monffi* 
où rayonne b «okil, ut In bcauli!' ptue bolk« onooro do oo mondo qu^ 
nniiH r^vnnn «l qui n'exlHt^ que clan* nr^ ivvee? M. P... m* il^fie de* 
poêtca : il loi «h;v»44rftil vol<ïnti<tra t\o «a r<^pal>|jquu; oauoro pnrdiïnno' 
t*d Areuiqui Tniii ilen vtr». ils mivnllknt, nnux-U, itij moin», Tn*i«cdut 
^Ui 99 cocUont^rkt de vivra leur œuvrc^ il n'a pa^ pour ctiv IMMC d^ 
vn^prl». IViil-J^trn neppinUiLl y a-t-ll qu»Ufii<î dan^r ii prodAiHf^r r|u« 
U promitjro condition pour devenir un humtnc \ U volonté forte. o>il 
lie vlvri? p1al4<tJitinl : on courrail rinque rrMkvpin>r À tuun urnat qui «uni 
plua i-pris do b«auL« que do v^rilû ou fi'^n«i-|fie lo di^sir di* «o lAi»eer 
^nlrïkiniiT ïitiï iTjqiriivs <]cs cv^iicmciits dn iJelmi^t^ Vg honl U ilca 
râservob qni ne enumiont enlever ^ In thèio do M, l'... on qu'elle con- 
tient d'eaReniieUe xérilé : le dati^rer qu'il } a :l K-ver toujuur», wm» 
obligcrjamai» on potisêo à revêtir tiiieform»pr^cja« clarr«lée. ktlon^r 
aurtondes révei'ies seiiauelles. 

M. V... n irv9 bien niii en lamière qiia pjkrmî les habltudoa il un «>t 
peu d'au»iHi tyrJLEiiiLLjuc?^ el d'auAAi envahi «^jiMnEcn qufi W lia^Jtludet 
M3nj<llofi : IL «ait d'nulro pnrt quelle dillieullc il y n pniir un jeiino 
honinKT ^ mcikiïT une vit? pleiucmf^ut chute, au Tnilitu don rXï'Unlion* 
«onauelleB quo lui apporte ^ tuutv heure la L^mnile vilJc- Auaai est-il le 
IwrtitiAD iléeldÉ du nmria^u prêctie^. Il «bI pn^uadé que \e matim^ 
eoniraotij ii rentrée m^m^ do la vie tiriJe «j?t lu meilleure àc^ltt d'ftbué 
^ntinii et de irav^iU **t 1* pln« aâre (arAriLie t\e bonheur C'eut tint* 
ataurane** nvAnt tout do ne p4)lnt lombvr t'H untj vio di-rO^fl^o, fttle rie 
plûiAir» KKiMler^ et violenU où ■'épiilne In ptiuvnir ilo Jrtuir de tontiï» 
ïbftjolc* «eroinosT de* jeitM que donnent la tcndrcu^o et la pcnnde. Il 
nnna seinhlo que c'eut un nrdre de ï'ïm^idL'^iltIO[|[l m'j LE vAudrnJt ml^ax 
no pas s'ôLendro : M> l\>> ne Eioun pnrait ptiH a'^tru plncâ eur le vrai 
terrain oit «^ pi*i.it tidilier urifr nior;iliT levuelle, La innnil^ Hoxuf Ile i*Ht 
eascntiollrmont iiii<i nionUo ioelal<i ; Iob inoonvi^iUonlA pour l'indivldii, 
puur riiumnie HurLiiLil, et j^ontcndï niûuLc led Innonvi^nl^nu tronlro 
xneutnJ, des dxcèe \ênânena sont pea tntirqueii et enccro Inut^ll dkro 
qudla plupfirtdLi temps, on aotitlc-s veilkn proIcmf^fejtJ'irrE^irubtrtt^ dft 
la vUf ioé cxcvb nlcoûliquen c[uNI but inu-iminer beaucoup plutât que 
rnbiiH dt^ reblionB aeiu^lleu; cei abus pourrjiit im rt^stt tiidlcr d^itis 
le mariu^e ot n€ eo poutl prodiiire djins den liarMonn Jrn.VuliiVn4' La 
vérllibte question, c^eHi dt* ftiivoir v't un lioroinr a h^ droit de Titre d'tine 
femmv. pourvu qu^ll In payc^ i'inalrun^enl do Aon plalMr, 8^1 ont ïtïjfitime 
d« conrHhuiT nu mnlniieri détint* ^Inshe de pïirjult<u t^nonnmlqtipn, ten 
protititu^cfl, dont Téxiatonce semble oonstitucr pour Jn Hoclété unOAorto 
depi^rtl. La vie ontiiTement ebaatc fus[]u'nti marU^i> eut A coup sûr, <il 



AffAi.TSC9. — PiTOT. Véftvcntiau de la volonté. 



m 



roô fiafWdfl loj croies um oct aspcotn uno formo HupÉrLAuro df» vîrs: 
nuit têUb rens* •upvrieu.r*- d? vi« p4?ut^ailo ^Iro dan« l'Atiht «ooiAl «t 
|'IUOT«1 «cIucIb nuira <^CBt qu^un idc^U tt^c revenir acul pornifUrâ dt» 
r44llB»r pJotA^m^ot? CoU JÀ co iulI vkI |j«rniLs d« «o dotnûnder. ^a 
toulu« cl «n restant tvr le Icrritin de U iimriile souUk. lACond-imna* 
tbon ne s«ra jAnaii» trop aÂVL-tiï pcjUF l'*dullVir«, In «âduolion, io« avoii' 
tttrei ocnlàmoitUlcs- C« sont au rrnta i?cji pA^^ioits uû la teiidrtîKfC. 
r^nour qut uim* <>t iiutï point Huulomont Tj^mour qui d6«ir« jou^nl un 
n^Oiqui bïta plu* que lODiiQurâspcrduea avec tcEiprt>re«Hlonii«ll^cl«t lu 
t^anitfrHo, unnnl K datnitannc la puiHv&ikoa do vdulotr {?t dti ponflor : 
toute «niaa d*ànic oft no tn>uvciil j/oii^t place un«r «fij1lî-râ cnnlUiKHi et 
m «nttcr r«4p«c1, qui ne voua pormot point pour- \ouft mcmctt uE»l^ 
CsttiQe sonfl réliocDcea. <*aI vite une c^u^cdc luEtcn inlvricur^t quidbou- 
ti«MiU à uiie «orte do «uruicuLigv «LnitimeziUI, Saitditoutc, tMit cola«Al 
moral«n)c»t pLos «bvû que le» relatiuaa avtc Ica TeiimicA fucllcs, niAih 
C^ ou AiinU 4tran^«iitf*nt plub <^oi.tpjiJ>le loinulemaiil et aussi plus 
dAi-k|;croiJi< Où M. E\.. (h plcrinemi-iit rAi»on, cent lurB({u'ii ifiaisbe sur 
r&baolue n«o««tttù do f&iro k U préoccupation do 1» («nimo Îa p«liti> 
place dan» b& Tie ; U ne b'ïi^'jE pm ici bien entendu tXt Ut feiuiiie qui 
««E devenue une conipagn» et uih* amie, maiM de U femme impoMon- 
lieiltf en qu«iqita Mirlo etdout Ir sexe aeul et U tïeuutc \nua Itmitcnl. 
Utiltf AiitiNïji oI)j«ts «t qui V4il«iLl mieujL quoo iun otiuupe «ûlUcitont 
i'BlIcnUcn du jeune homme : IL faut pi>ur que aon mtèrôt. puiBac ac 
mumer v«i-a «ux qu'il vo libère ^mr tous U« mojvna de« «ol1ioitatiott« 
««nsuolif^t E«3 plua contraignajitc». Ick pluadomicuitrkcfl de louiez. 

H. r .- iVLudlo «hBUiM 1e« danger* qui pcuvoEit rccultcr pour U 
iTftlooti cl l'iiidepondnnco du jeune boniine du roiïioii inL-me oit 11 r^t 
'«pp^ldi TlTr«; ce milieu, «V^t un granp^ de cnmuraflct». uuxqueld, par 
fra&ntcdi'ii r^xilicrien, par AHir vAnitru^ d'c\cilor une bniiflle admira- 
lion, l'i^iwbaJit mettra prcvqun toiijniini nnn nmour-prr>pr4> il ohtflr. La 
cAibihnuierie esl a certAinn égArilei tout Toppo^è de Itimillé, iin**i dib- 
«olv^ale el dangorouite, lorsqu'elle devient trop étroite, que ramitL^ 
«4t fortUiante et saine ^ U vie pnr troupeaux le vaut rien pour le« 
hommes, li y a un i^ruTid danger a^ ii'ite en oetLe entière communauté 
4I0 vie atcc dea L^Amar/idea qui on maJu^iL^r ne irAvaîIlcnt uucre, c'est de 
^••UliAer cooquijirir parla IacIU contagion de leur pur^sao : Un 8ophitra»« 
no mftnqucnl pomi aux parcssuui pour ac juMiflcr de ne Hcn faire eL 
es lont Ude mauvais rAHomt ornent» qui trouvent oinemont l'ai^cèit de 
lovtctf Lea inielligeEircs. ha vi'^»^<^ pLiLnte de ceux que le travail 
«nnule, c'wi de n'avoir pa» Iv tmips de tr^vEuirr^r, Or. dit M. I'..,. le 
[itenpft eét toujoure bolvabJe » qui ?init Je prendri?. Lk rùludianl, cela est 
Mi ivIdMmaent vm qu'il nevAuC pomi \* pein^ d'y in^Hler, mHk<i lorsque 
li, p.,. ajoute qu'il ii'eai pu.» de profo^ion uû Ton ne pukade dana le» 
2i heure* de U journve >• trouver tc& qualr-9 n^eUGaair^s et «ufQianto^ 
à loua pour une >olidc culture mtcllL^ctucUe ", Il nous semble ao lairtter 
entr&tner un peu loin par le déf ir de démontrer U thèse qu'il souriofit- 



•^ 

^ 



w 



1TFVCE PTl!LOSr>P1lfOUE 



C«B quatro hflur^ft, qui, quoi qu'il «n puioAd (lir«, kouC bien courUc 
ne pHriJK-tlt^iir i^u^ro *]fi lonjcti«8«)i curetons hors de Ijl ïti^ù^aco «pdcifti 
ûiï l'ou conoonlni eii*i cffortu cl n&ï rfiohori^Zii^fT qui pourrn «o vanlAr do 
leti avoir trieii fi lui cljnigjc jour? HeiiJ^^ux i.hmix ii qui leur» ublkgJiUon 
profcaniannellcfi Eais^ont plusioura foi* par «emamo deux ou troît 
hnuriî* (It libelle [l'un bcjui de Vannât» jitequ'à l'autre, M. ?... ndct 
avccgrufid roiaon ountr« lo préjugé qu'on iL«pou( trA^^aïUirr qu'à l'nrki 
mais loruqu'K frrit pnr e-v^iiiiplo «ine Jp* k""*'"^"^* liil>llfill>«*|L'c;* nu vont 
f]Uiiit HJ&nn inoonvènionU pour Je tr.ivmi t<ctontj1iqu<i. qu'A ff^rcc île lird 
on en JLrrivt^ .V nuhxtllunr toL^jiniiH t*l partr^ul J«!a sfrurU de mémoire aux 
rlTorti» ùoltffl de rpchctcJic pot aovmàmc, ijue laqurUilu dos Jivrcfl peul 
luipplé^r il leur qu^tiiiié, qut^ U vraie dùï^uuverte c'est Viilév cl L|utî les 
reohurchtfA c^pcTimontaîriK no Borvt^nt qu'à la vùrilier, quts peu iniporto 
aprrà tuul un I;ih(jr;iloirn |duK oil iTkrJÎut biarn Hmliiltt^. il ivmH Kiuiibt« 110 
pu 00 îuiTQ ùfn i\Ace»»Hv» dfi liL rochcrf-ho fitriQiiliUqua nu Urnipi' pi^- 
■ent une idée U'ôj cxacic. U Tjut Jca m^tj'umcnU puiir tr-ii ailler, et 
uhxiquQjour H en faut dnvanlagu; i«« reuseigûcanenU. tl faut le» aller 
dierchti' tiû iIh na truuxuiL cE peu itnpoile La qualité d'un Uvve, t'iian 
contient paa le Tait prtkïU doiil on a be«ûin. 

M^ P'- a cousac^ù U dcrj^ièrc partie de von lit're & la Ir^ llno ad^ 
ly«0 do« joiCD que procure la 1r«vjiil «I h l'^xamon doA reusourccc que 
peut Lrcjuvcr ilaun le ntilicu cû îl vit le juunr hummc pour «c fortinct- 
rlartN «u rL^ffolulii^u d« travuillor, El no^Jt^J^ quel di^vr^it ùtra Le rù{ts doa 
profesffOUi'^ de r(>n!iei^nDinci]t au^meur : a tjir^ deux be-iuLii>i cBAcntlct* 
d« r^tudiant, i^cri(-il (p, :^^\}, \^ bedOLnil una dir«cLion morula et celui 
d'une dircoticin miîlhodlquc du IravoLl ont un rcmcdu «.uuimuu : b uuu- 
taet inliiDe du proCevaevr et do J'àlcvo, < 

Tel vtti en «on prandea lignes ce livre. Vnae den pluK \ 1 ffourc^Uïtc»! et 
de«]>lui vtvfintevdtudvadepêda^^ieinuriLle qui niont été caritca depuis 
iou^'lcoipa. 



i 



n. — Esthétlqug. 

Ernat Ooue, Dië ATtï'AËfiOË uku Ktisisr (Lrv rommrrtc«mi!infJ 
Toi-rj, av«t' :^'h^ Hgure« «t à planohiïe, Frceburg 1. fi. et Lùipiii;, H6\<,t 
1694. 

M> UOMtt a l'ambition d'ouvrir la vuic qui noua mènera â UQO 
«cf«Hi^e dt V/ir-t. U «'> cnj^a-f^e rf!'At>kùni«nI, ■?( nuuti apporti^ uil IIvfo 
eurioiix, Hcho, Lnt^i^jiHant. Jusqu'ici, dU4L o^voa raîi^on^ on n'o avadoô 
que dam l'histoire de l'art; uijils Va phllo^opMi? ilo J'urt est rejtCéo 
livrée à la fantuiate, et le^ systëcnep sont morti d mctfuro i^u'ilti fiaient 
ooin;ua. I^e probtème cunsisle h déerliv cl Ji expliquer ïi>a ph/nomf»n« 
arliiitiquck. Ce pri^blûtna a deux lormea, l'une indWiduclJc, l'Autro 



AIIALV3E8. — noase. DU Anf^tM^e der KumL 77 

•oolato. l/Ab«fnced« douumotiu UtaiUi beaucoup l'étude p#ychologiquo 
de» Indîvïdm. Honte l'éluda «ociolujfîque, Mal|fnS «en dlMt:ulti->«, clic 
p»at èiTt fécond*. 

QuVi-uii fnil ta nv ncii»? Port peu de close. L';ibl>é Dtibua. eu un 
pninkl^r M^al, mmono tout ^ l'aimoiph^ft, c'«4t-3i>diro au <]iiina1. 
Ilcrd«r Indique 1c bcn «liemin. «aiii rLcn fontLr^r de ijoahïi. Lcuiuk-iui» 
ftpf«a lui, T^Tio reprend lo problcmc, qu'il no nau ni poior ni rànoudra- 
Il ne rcmuiilc pu au JHa dt^ï c;Usajqu&», La « température morille » 
qti'il iovoqu« novui r-^nU p«uL'wlr« l« oftractvr» dd lu*uvrc dVt. mai* 
tt'ea explique pu la naîBMnco. HcnticquiLi rt montra la fiJu^liLâ da ces 
tMltur*. \x TJtc9, la cttmttl ci le montent, uIh du fiioina que TninOb 
vaVUctDtnl* If* àclmiL T.unir. cnhu. ne tient pA« compte de Im réactiori 
de l'»HiEio BUT k miluu. Il lormutD au /me lex maitrron rÔDUltal*, ot 
,fi?o»t l une tcncLubcc niclieiiflfj dont il faut éuergiqucmcnt t9 irnrder, 

[onn«quin. d~»illeurvr a rMUyé U terrain, pài» daVAittaç^. Uuyuu 

LUr&it pu aller plu«iVftnt ; 11 ubicn vu. Avec llerdcr. qur Tari cat une 
'Ibnction (lo rorgstnlAmo «oclfll; cummo lui, par mjtih<)ur, il avjLnce plun 
qu'il ne iirouve, et *c* rcchi^vchc* moi :i«**i trop pou cojiipi'^LuriKJvra. 
tl «e borne k l'Art Irani^uiit du div^neuviùnic atvcle. bro^ on n'a pou com- 
mence pur lo oommenoement: on a n^gliEfé les peuple* primitif», d^*crlé 
rethnologie, que nH70mmamUidi>t Dubuk «t Hcrder, alon que lod miit^- 

LUX CD sont devenus jualeiueJit plus atioiidarits. 

L'Uhnologie, n*^:knm<^ii)B, ^\i^\ri^ k'^tre eormuUAo avdc prudetu». liïc 
d'Abord, fiuo»iE^iiii;rtcuifG ilVt recueillie dan^ no« mui^âffHf Lu vi«i- 
b>ur y Trouve groteaquei dei llgurcb que l'ortinte n'n pus voulu taire 
tellod. l'ui*. l'a;uT-re n'eat qu'un fragnaent, et n^^u^ i^-nortïn» Je» ropn^- 
tfatiOTia iDCiiialef qu'olJo^voquEkit (]jiiiB«Di( admirjiteur»^ Qui n'n pu 

«eïUd'uneceuvredarti rie la possède puQ Louteulîort--, Noua no ajlvoha 
pû« c^que •ï^ntlteE^l lev ceuvrira dft peuples pnmiiirv^ou vi mi<m?t «Ucb 
»igmlïuijl quelque ch^iac. nVuirc ^uciAt^on cmbarut^iniitt.^ : < U<ii'bt-oe 
qt>*un poupte prirnittlï x So^on U- Goftie, la produetion, Ijl oonditioD 
cconoDiique, »erait le meilleur crllërium du degré do cuhure «oeiab. 
Koua aunon« uIotk, du bim de l'échelle, lee trLbuv qui vivent de la ohaMO 
et (k )o <iueillett« dvp) plazile«. AusErAlienn, Mincopicï, UuBcbinmni, 
Etquimaui. etc. l'our leurq j4rtt,oa pouidiritln^iEerrornoini^ntutiondu 
corpfl. la d6coriition do» jvf'we» et ufitoTi^ilet. U teprc^entitlioii lÎL'urée 
do l'homme, de i'onimal, piun ladan>e,donl Fciude a uns extrùma 
IciiportiAce. vu eon riMc dana Ica Lribvu primitive*. L& d^nriG* (^olto 
■taïusiiro xninive, montre le plui cluiremerit. j\ig6 trèi bien M. âo«n, 
U port^ de l'art. Elle est liée au chant, ut noua conduit ainii à la pué»lo 
et h U musique. 

PreooEi* JûniiltencuiC cm aujet? l'un apr^ TjiuCrA. 

Les pedoturee aur le corpa rapreueEitoiit bLen unn parure, Quatre cou- 
Lrucn.loBxauvAiceea'eii emploient suêrn d^ViiiiLA^'i^. Lcri^iugeïeuUrougo 
jauae) eftt d^un ueage général: cf'e^t la couleur exeiunt^ptir excellenee; 
U Huflit de »aig^ner an niiim^d pour ne la procurer. Le* tribus notrrs 



T8 



BEVCB PBUOaorillQU]^ 



frmplûkortt voloiitio» lo blanc. — Lo« pJaiotct latotouage ont égalem<ot 

une nLîicm de paniro. Lob pluie» loiit d'iisa^ cho£ l«ti iioirn. i-tunt plua 
vUibW aur kur p<*:»u foncve. le tulouA^*^ rl»n« iM tribut eUir^^d, Qu« 
c?s niurquVH uioiEt un Bt^iia reli^ivuK» ou Itiiit .tulre, il n'iiDporle ici, 
elles 9ant ««ttriii^^H roirnm& 4>rnamnnL — Lot piufiiOA ci o^iaitiFcs poa- 
vtJiil acrvtr iiunni i un but pr.it'qnfî. porlier une nrmc. norrrr I© Tcotr^, 
mai» Honl ctctlinos plulot ii ornor qu'à Ciiavnr On poroo te ai^piiini, )•« 
oiTilb-t, (eiilûvres. etc.: ondispuvo 1c« obovcut de pIuhécue-a ]ïiAuièr«B^ 
iJn dootiEquùio l«iE p«uijx. on «nrïlo ]o*t coquilleit; bref, on modille pnr 
Tart t;<^ c[u uiTru \a Multiro. — N'outilioii* pa« la v^klvur noctule do cortains 
uimg^ft d# pnrtiro : ln*ptr«r In cnilnto, pl.iLr^r rnppAtor s«i proucBi^n, 
[a raitqjc l'hpmmc BnuvaKe *o parc plu* riuo U femme, y n Aon r-ipL- 
efttLon î l'hûinme «at A Li fols uraant »t gucrrlep^ 

La déooratlun des untontilcA reste p<iuvrc. quand le tntciUA|;c eut déjà 
ricbo. IL ««t rnaJnivù do dintinguer «r.lro rondement pur et rurn^mont 
symlx^liqu^. Tuuj^mm «mt-il* p^-Mne M. OosAO^quc U ui.-oiiivtnD n'jt non 
il r^iro Av«c- lad4cornE^on priniiiiveH Lu «<»f-df«ftnt ^éomciiina tIcH «au- 
vUK^>* «cml^lo ptiiL6l tiv tvpiDduiit^ qu'uEiu îniA^' iibré^cir At^t iaii*i du 
niond4i ^mmiLl (éeallIeB, pcxu. oto.) ot des .actkcns tectinJi|ii«H do 
L'hr>mnicï {tiBHixgc. YAiincrk. de). Ln vnnnâHtr a pri^cMé Tn polorfe, 
rien diHoiinaAt m la d<;coralron de U poteno reproduit J'aepeot du jonc 
Ireaaù. Ce qo «ont là qua ilva HuppunUionn. iiiidi bien vrMbirmbl-Lbli;^ — 
La bgn^ffri ïi^ta^. dnnt l'iinitv* rytlinnquf* v^t oonipi:i>*L*i> de dvux v\*>- 
Liicnt^i AppArAit frvqucm Elle lit d^iiM l'cjnitïiLimliitioa piiiiiitivi?. Le 
rythme n dû 6tro lUja^gt^r^ ft In lom pnr l'imltAtton dit travnil humAin «tI 
dcA Form^A AiilmakA, toujours AyiDt^tHqucA' — M. r~ii>«Ac fait rom^tt^qatr 
ingéKiou H ornent que la monde aniiHAl n Fourni de« lujetB dv*(^oratif«, et 
tiuu le monde VL'ï-i't^L, Il ultribue ectlc pnrlit'ularilé à l'iidlui-nua des 
mii>tJJ*ad« \a ohu4K4>i«ur le Hiot.v doa oniem^niv, L^U[nFormllï> dik'Ora- 
tivccHl n)oU\^'i', d^MQ ItfH InbuH qui vuenL de \-.i rlio^ae» pur la puu- 
vroto do4 moyoïid tio prodiiniion. D une mnnir^ro ^i!-itéT7ir#, rornom^ni 
reproduH In» ohjet« qui ont un ÎJiicrèi pratique. Lop«qao U pknlc y 
AppArbit, oeU indiquo une culture plui avAno^e: lee tribti^ ont puttai- 
iklon i> Ia TJ« fl^rjcûle. 

1^1 Auiilrnliona «iTint reUtivemont avani.\^K dans lo doBsjLu Ue em- 
ploient^ dnn^ leurs pctlltu^^9, un roti^;^, un jaune, un bloni^ — cl même 
un blou, dont on uo saîL pnn \a provi^nanc!<» — qu^ilpt lÎKont i\M moyen 
d'ttAii somme. Les DoM^liiuiOLita Litj«<âL sont urli^îLeti. :jcuIa Ive Hyperbu- 
réuni (il«t AlDOUtiennes] pos^^dont nne «culptura. Tous, d'QiLkur». 
ib monlreut pou d'IatA^liiatloEi. et empruiiiéiU It'iirs Aujeis h la vIo 
ortJinalre. LiL tirifr» e\ b yro^sïort^fi* Boni le? carflclovas dofntriAntfl do 
OOt Ml primilil. Nulle perspciîtivr, cniiimc- dans le dcaain des enTants. 
Maïi la «auvage si^ moniro hu|ïl*pH'Up ix Icn'nïit : <'olni-oi ont un symbo- 
hato, cclui-lfk un fiunc TL'uliaLi*. — Ici M. Oobïi? fnil uni? untre renitirquo 
rnlvreiBAnte. ObsorvatLdrr, bonre \u«, (i<lr#KA«J(tA Hauvs^L-H.dU-iJ, pos- 
^Mont cea qualités ncocBantrciA a Ijirt; li^ur njipjii-i^il riioluiir vl sensu* 



AnALYS£9. — C066IÏI Dis Att/fi^^ngs dâr A'unjf. 



n 



tM a €iÀ perfscUcnnâ par ua r^uiittUrit fxcTvkc^. Lniir nrc Jk'««t donc 
qu« « ta iniBC ûit <cuvr« 03th6liquo dvn qualités *cquUc4 daiiv 1a lutie 
pour ljk VI* ■, Si r^rl a l'clipni? Muiw len i^en pjwioral *l rt^-ru'oU, on sn 
de«iao lAfAl»»'. vaiucuicikl cliorchi^o : l«iaodo<i>viat«iic«4VJtlt oliAiigc. 
L'ethoologic ré»uut clu mi>mo (''lup un |1rol>N^me inquirlum , le« bclloi 
sculpturoici ^avurc^ de iM^c <tu rciinCp en Prn(i4><;i av«icut soœbk^ 
tr4>p pa-rfiltca; 1^> annsïdt^rntl on a qui prèc^dont auiorUorai^nc, toMlù 
d'»utro preuve* k Icn tenir pour «uthonti{|uCA. 

Lm Atts pUnUquof. en «ur»mi>, nVii-iEcnt qu'nn ç^in«f chcï Icn pau- 
ptoa chnjHcijrn. Lf^ Jansc* on rov^rtohc, n pojr eux une impcjvUnoe 
■ocinlc qu» nous pouv/^nv i» pf^ine ^rnupijonrtt^r, t^ll^ o«l lu TorJii^ pfinoi* 
pale de leur bculîm^nl o>illi<iiqLte. Los corroborie tAuftrnlie) iiont k 
type il^M dnrwi» ^fjmnasUquPK. l.fiH Mtnrnpiofi ronnoET^Mpni aui: Au4tra* 
li«iU| dBAti l#Lir d»n«o commo eu toute choie. Lea Ilo«chlrnanH. ni bJeii 
doute pour nmiutlou. ont «ncore. {lepnndant, des d^nicïii gyniTiiut]- 
quc». l'iJrt doniic» minnquea, on ;^niTal. eunt pl^a varîéei, Lft d^infic du 
KAiktçourou, àv9 thbti« jtUFitrïhenne*, n^r l^i pi 114 uurjei]«i<. Lu ^ijorr« et 
r^unour eut AU^eî leurn duii^ev. " L'AuhUmIicei clAiise aijti>ur du produit 
lie fa «<h*s^, comm(> nrne Actfantt aiiLnur de l^iirbre de Xoi^l. * Tniin 1^ 
voy^ccura ont rcmnrqu6 quû 1a mesure est admirable me rit bîcn 
oh^rvH" p»r le« danseurs i«t t«i ehjinCfiurs. 1^ pUmir du rythme tti 
trcH fortcnicnt senti pnr Tc:i pHmîtirsH — Le dr/xnie .irrkTc comiue une 
rui'inc de la dAfiH< TiiJriii{]u« difïtrmeiô<^. — |ja tUiiBv, ehez le* iiaitvaf^es. 
a un« \aletir pratique et 40L:LuIe coiiAJdcrablo. l^lCe uAHOcic [en huntmca 
eo (ifk m^me plriinLr.en un m^m'^irinuvftnioiir. <*n viio d'im but coTnmuu. 
Deux Uibu* acellenC un traité do ^tki\ en dan^^jint en»onible. 

H. Spenoer n «ictf-ll queUpo<lBiedo«onllure«infAnourAicntunop(xiftl4 
non dJCrêrencLve. où Mint confondu» 1e« élcmenlA df* Tnrdrci lynquc, de 
l't^popé^ Ht du dramr. VoUIl qui Vneiei>rde bien, dit M lïi-i^xr, nvet; \ii 
tùêorîo do Icvulution. iuajh pna du tout avoc Ice faits. La puûvie dts pri- 
GOllirs il>«l pnn molna différer c:i<^^ qii(* la nr'itr'e^ ^ Quo JVvpren^ior 
d'unHCEitJmciUofTro une r4i>(^CL<ii>n rythmique, un « ciidencc, «t Jipaêslc 
iynquu apparaît. Quelques motn rd^)otia fluflUent ILUX Kotucudiïa, aux 
AiwtffiJJeria, Exempte: ■ Les N a rr^nierl arrivent^ ~ LeaNarrjnicri nrri- 
TvnL ^ Lf 1 vok'i bientâc. — tl'i n^purti^nt den Tvungournus, — Kt mur- 
cbcnt »Ue. — L« N^rryntori arrivont *■ Ou «iiccrre : * Le Kangourou 

lUTAtt Vil*. — Mnla J'ai lîmiru encore pLuK viïe. — I^ Kariynupixi éuil 
— Je TaI m^nsé* ^ Kunifeiiriiju, Kan^urou! • Lu poiïsie dts 
Esquimaux «et plus ftvnne^a. SJjléi 104 itentimonta «xpnmefl, en ddllnl- 
iTVc, wjni t-rv)Bilerv^ La poésie pHmiltvo virnt •> du veuLri; pin» que du 
caïur ■- L'amour no l'itwpiro pna: il runtn uno patiion qui E'épuiac 
lacCû qui lo BAtUffut. La iULure, pou davnnu^'c- ^»\it ity t^tiunts 
lortti^res, l'indK-ldu no chftnl« qui> h^k propri^s nppt^UlH. La tiutiro 
ftppfirall frcqucmoiejii, traître dus iuliriJittù curpuruUes. oiCh Cti04C»in* 
fpiU^re. fva oh^tnt* qui n'ont rapport qu'A l'indlvidij mt^resvent pour- 
tant une tribu entière, et de* tnbua mt^mcA qui n'en entendent p» la 



M BEVUE PHILOSOPHIQUE 

(tut^QOv \,m pulilio primitif »'4llHche mj>la« att coriienu q^i'h I2 forniB- 
L& nie»ar<t et la quuntîtô do^ «yllabo* rmiAre«40Tt( pLu« quo Je sen^ des 
mocDAR* liM CorrolKiriH» oik ri^p^tc dcn raoU qui n'ont pns de HOtid, 
jx>ijr t^^fier et soiïtcrur îe rylhmo, iJo m^mu ohca Ica MlnooptC!4. Lii 
poévie Iynr:[ii4> pHmLlivi? a tï'uliirrU une iiniiurCuiiru mu?<lEiti1i!: en iimir»! 
iicu, une ffijcnUlccition poolique — LVptipée est wj prOHu ohcxlo» Au«- 
trallanfl, Idh MiiivopIvB, Im Ituvchirn^tnh, Lvh fiqtjuïinniii c^jiilenJ eti 
récitfitif» rythmés. Mois commont dLiiln0ii«r uno po^Aio ^piquo d*nac 
irftdillATi hittoriqua? hn niliqui! du dcniamml pat dlllkilo loi, ei 1e« 
dooumciiLs [n>nt rïiroii- I-^» jiujûU ao rapportant à la chiiMO, h t^ (\vt 
ïiiij.^ri'Mp' Ifi vir do Ift mlm. -' J.o cltHinv piiss* |]imr In dcrnftro lortno 
de U pfji^KK- i^elon M. Oob*^, il y a dus roiBone d» pcmcr qu'elle 
mt U p]M4 nm^lciiEie, La i^(>nt«ur prluiilif mtme son rL^jt. I« dnuikt4tl«e. 
DftD4 lAméHquc! arcLiquo ot l'AuRtrAii^p an a de« r^lU à d^iu. Chori» 
fl raconta une ppiiitomlfii«< tUft. \cn AUoiiLkoiii, L&Dg une ]>aTiEuniii»e 
chcj! 1*5 ft AuistrftliiMie- 

3p4'ni.^vrf>Hilni<-, avnn L'nibhf^ DuIjiu, quo U luu^iquo «»l iinr ImlUllon 
pLtia caruclùrlatjqutî ^t d^^voloi^pi^-^ da la p&rdL^ qui eiprioïc dci «enti* 
m«nt«H tiphopfïilmiier. Gurni-j. pciisi'iit au contraire que la mui^ipit 
oat quelque chofto d« pArlicuN^r ; U chAnii, dmcnt-tlv. no p«Ut aorti 
quo d'un ^'Intid. L'oihiuilutcle di>iim' r-ncorv tnrL JL ^pancer; Il n'a p.i« 6 
bonheur at^o M. Oou«. L» tribun primitivca, on ofEot, no «ontoiit 
vroJmout qiivi lo j'yLlime: rhorincjniCt Im inlervnlics, ne >ant pn« appr^ 
cié«. ëeuU, \ca llai^hîmanï piirvionnûril ù rop^ti^r une mélodie, è 
linïti^r Inrt snn» rïjuitf juciit. Lu rjlhuie reste rétdtii(?iil lepInïdïWrlopp*^, 
et oela DO ouinprcrid, puisque loi mtrlodieH âuconipug:ji(3nt toujoura la 
dftnftr»;1ft nnturodoaliiHlrumenlHprtinUlfiy iilcls&unsi. Courlrsoim 
ton^ nont ccfl oiâlodies, I.0 lan^a^o ÂmotlnTinol^ in^'oquiT par Spcnocr, 
pr»tii£Mlf? JeK intUiiulioiiH hftviicx ot hiishfi* qui mnrjqiicnl ;t Ux muHique 
primilive: il manque du rythme qui Ici earaL^lcnsc. — M^\n commn^t 
l'hoijioïo Mt-H arrivi^ à Iji munIqucT Djinvin re*ourt >i Ia »(ili?rtmr> 
aoxuoll^. Or, Ion primitif» n'onipï'îieut jAiumn lu u^ufiiqu'^ k csprimcp 
Tamour, ri nui dtwutuenla. trop rjti'es rutn» dorili^. [ili »jnt pji>( rnvor«- 
blc* ^ rhypolhàne du ^rnnd n«(uraUfltD, — L'^ch<illi^ des sons ao acralt 
porfiOcliumi^i>, ïm]iIou (rurikry. par l'cxprcK^ioTi d&'i senti ai fïi>lA» et m}o 
Tylvr p«r Tomploi d'mitrumenU uouvônuï, AF4i«>pioii5 l'omnEion do I 
mxifllqun pniir n ri fît 11 !t lu, api^i:iJique> Leii priinitifa ti'y ch«rirheMt • 
«'?mmc que l'ncccntuatiun du r^tlimc iKi>Lïliner): elle u'i\ pus d'LnttooTi 
pArtlciulitrre sur leur \i«, ct^ d'une niaiiiùre ^'iiér^Ie. la civiUsatl 
d'un peuple secnble mdiïpondanto do un muoiquo, 

Concluonfi *vcï; M Ook*ç. I.n plupart de* ou^rngca dWU cli«£ le« 
primitiFo. ftO rapporlont \ des buts pratiques^ n\jn moim, et nriti^eut 
iiij<in0 plutfit, qiftku *Gntimeut citïïij tique. Tuulu^ le* nuîes humiliir»» 
oherehont le mémo g«nrc de aatiafaction dans l'art, et Jee nicna<!a lr>iq 
(l'othnolopln prouve ou quv k plntuauphiu préHuaiait) en ^uitvmient 
dono lo duveleppomcnt. L*activJtù Arlistiquo Mt giuseî vjolIJo que 




AtVALTSCS. — LET0CB5EAU. VÉvolulîOn tjetefmifV. 



Si 



■l'bumftaité; «ito Apparaît dan* lu jou, M varie fiv«o l«« cii*&onsitAncon. 
-Limité do Tort primilir ciillii. caC un fait qui frappe, un rc^Mrd d? la 
4iT«t«lt6 de* raoe« (irimitiviN, et iiviit moncre cUiremont l'tnilucnva 
de« motrui de produi^Uont Ln ulimjiC n'a dWtiuu Aur l'ori qutr par 
l'intormMlAiro du trav.tii huntain^ do la productjoo, «te- 
ll y narull «ann Jouir ût9 otncrvatio-i* À (aire sur uerCaina pointa do 
-ov travail. Mtcux vaUU on «ipu-fcr le oontcnu <|u y ohorohor dca hujeïU 
■de critique, M^ Qotati n'iillkhc pas d^aîllcurs. mal);ru 4oii ardeur lubo- 
H>iii9.<]«« prétention* «icetRive*: il ne v» llalte ([uv d'uvoLr lïuvvrt une 
^ona* ^e et ne dîMinnule ^ucufieiûPtit \vb dûfcctuoslk'F îuc-iUablcti do 
KUl ontr«pPUo. Si^i cOrurLitutoriK mdmod, si 8olLd0!i quVItoa AOi(>(U «CL 
effet, il Ici pr^cntc avec moflr^tic, et i<i n« fnrai ijdi^ luJ rondrc JliHicc 
*n d<felaraïil qu'il a <^cnt un e^t'^^lleni livre, qui t*l, d« plu», agriîable 
et bien compotiô, cEair ol mus luurdeur- 



Cb- Letûtimoauf E/i^,vOLimo:< LiTTÉriAinK i^aks lus mviuhSHB rar.Ks 

H. Ijclourneaa poursuit Tcnqu^lc UboHouoe qu'tl a cntrRpH*6 sur 
révolution dei grandi fuit* nooi^Liu. morale^ fumillc, prcFpriétv, poli- 
Ijqur, droit, reliiriou. Il n'eit çuCi'C pOA»iblc d'aLordor dus aujcta ai 
divera nv^f unt^ tVj^jilo ccimp^tence. Un tic peitt Gniger de râcHvatn 
qu'unie bonitr mrlhod* et *jnc critique àuflisammont Urgc, M. Leluur- 
Aoau poKttcdo t'un^ ot l'autre; mais aou ouvrn^'a n'est qu'un estai, il le 
«lit lui*mènic; la matière er\ sûtnb{« tan tût copieuse ettant'rt maigre. La 
hfiUi M'y devtii« «n mainte paja^itL^^ea. quelquefois peut-vtre un c^v<rUiu 

iptrti priH ûati* Ifif) Ju^meui»' 

t,a dii'lnmn chi llv^« ctTrntt une pri^mi^rc dirilc^utlb. A quel erît^rium 
rapportci IVvoIutEaii àta la littûrAt^n^? Quelle place aâM^ner jiux difTé- 
rtîntB peuple»? Quel ordre iuivre en une *i vaste deHcriptiou eompa- 

mtire? M^ Letourneau a ixdopE^ liinplement La diviaion ^éaérilc de« 
raooir foiiidee *Mf U couleur t\a la pe:iu, «l les a miaes au rang qu<5 l'es- 
tinw ordinaire leur a^'iiMCn 11 6ludic 1» littcratur^j : 1' ûct mcçs noires 
(UcUiLfitionn, Afriefttnti. ^2" de* rat>ffri jnutic<)4 il'olyn^aicns, AmAricBini 
aauvAiîci, IVruvicnn et MexicaÏTLB, Mouf^olsn Chinois ot Japouniai, -i" dca 

^rnocB bloncfaei lEirjfili'^nH et tîprhrr*>H, Arnbe«, Juifu. Hindou*, Per- 
sane* Grecs el JUmiiuiu?. t^iirupcciia barbaru?» junqju'âk U Un de Autre 

«BOyin J>g*). Ce pJAn a ravAin.tgv: de la dnrtiV; n'il nn tli^nt pou au nujnt 
n6ni« et ne r^euHo ^a* do l^ctudc fait^. ï\ Ciit au mnLu» trea propre k 
i*i§lude â fuirLv Ici. d'nillfiurn, ce aoiit lo4 conol unions qiil Importent. 

<L*autcur mo pardonnera tiona Jo p^ift^or flur Idb diïtail^ «jj intCroasnnls 
de Hon Irvrr prmr err eij;iiMi>r un piui AinpInmiNit ]f* rr-auUaii, 
Je profids d'.ibord Icn plua solide*, M. LeiQurai?au, et il se rûnccntro 

ici flT«o M. KmHt Oosï^e, tuiux iiK>ntre Tuni^jn nriglnt^lle, on peut dire 

-«h» towi len pnuplosi de U dcinav avec la muvîqua et Ja poefiie; l'itn- 



m 



riHVliE N]&LO!ïOT*inCrCl£ 



pOEtflDCO ftïcrpttjïiintfMiï (II- ]a (Ijiruc au point d* vtie (<aU«cttr; Torlginc, 
dar« la pj^ntomimc ou Uclubc tnînacc, du clmmc. qui aorait ninsi une 
formr primitive, loin trélie apparu nOreN^airement apri"* Tépopcp. 
comme Tutudo «iduanc des ola^isiqaf b irrcco ;k\ait pu le f<iire croLrc- 
U a mifi ^n lumli-ï'*',]njaKl, l,i pr^rfnminïinoe Hn ryihmp d-aiH ta miml<ju© 
et Jji puuDb d» «auvoficn, AJins înalfiler |>ourtaiii ^ur leur ffUbIc ««nii- 
monc di>>i inlcrvftltut munlcaux, qui eat prusquiï nul pnrroli, aoLon r«n- 
qutk de M. GoMC, 

Ce» cm^fttaLitloitit ozit Lin« réélis vnleur. MaU !m loi qui n te plui de 
p(jrl«o C4l tiurthinumonl ootLo qui rclîu la do^tîiiûû don lilt^raturv" auic 
fii>nd1tf<>ii4 dr VMat sortnl où oLlri ^n rn.i^irnfllpnl- Toute (^voIiJtvr>it 
ftooiulc vanic «cumiaOf il CAt \raif h un foctGUr ])rcmii^r que M. IjCtoMr- 
iinnu ne pDHV.iU fimrltrr, !« tiuriurlfenî «u In gilniP Hc* Ik rnci?. On i-crur- 
qucr» CiïiilfîfojB que bn rcraultiiU cxpc&vti pUut hnut nout r-^iomci^l 
Juatitl^ pnr l'i^tud^ des LHbiix A|i[)arLmi]iut ii ili^n rac^n quekonqu^A, Il 
i>«t éikdoiit on(Xrri> que la diSpendjutse de« iKti^rAluroA ot du milieu doit 
vivti un fiut fonsunU l/iixilunni^i! ûa hi ruï^t? |>T)rlc doniT fim' Iji ijualHÀ 
(io ['Œuvrc lillôrflipe pluli>t quo sur i"ovulolicn s^'iêrolp. Or, s'uet la 
loi d'^vulutiun qu'il nous fauL Celle Ici, M- LetDurneau ne ni^ aemblp 
I>UH ravoir loriouli^e ;^vec un» prt-ciâLozï fliifJLaa,ulA. ci \v pcuiBu^'v dont 
il pjirki> du clan ccHumuuaulairc. ou l'ôglnie ri^publli^nïii. A un rrgim» 
TnonarvhiquE?, oûniporte des tliffiouit^^. ikU!ieiC>^t qu'on veut moUrc <\en 
faits rôels auus ce,>i mol^-Ui. Il y faudrait uek^ analyvo pluA rt^ouroust^. 
t.'cB râwrvos ne m'onip->oîi'?(U pjis dû rocornaitro, jo le dcolarc bkii 
\itr, lu juste»8e do tes îdstia dons l'enfreuible, vl je Ji'uural plus, tout k 
rii«ure. qu'à louer- 

Rùgime rt^iivbUcnin, f'e&l uu po^j \Xrhfi, OnmlJlejk jiutr^ «fit l« oIan« 
toi quo le prâacutc una hcjrdc AUBlralionno ou hua tnl>u l^ahylc ] L^una- 
logle di^'4 rurmeîi est un indice ^(};^sii;i\ ou n^Oini? incntL^iu'» de* feonii- 
menU sociaux. J en dirai uuUnt du rvirtmc moti^trctiimie^ Comment 
iiH3iniiJ<?E- un ri)Jti?let nfricain h un ItuniaL-s uu ù un MansuurVcampHror 
de prcQ Icmpire ase^Tien â oolui d'I'Jlisabetli uu do Louis XIV? Il c»t 
dirlicile ;UJ»i^i d';tjipn'^i:|i^r justeiurut le i;araiHèn>! piijhau moi ni lli^^uora- 
tjquc de.'t ariËlocTflties et dea naonarotiies ;tncJonniïg ou moderiieM. D^ 
SnmUtutlcinb que uous décorons du même nom ne rt^pundenl point » d^H 
^tati iui>[itaux S0inbbbles, eti d<>j>jE di>M ri<pUquo?) de Ihistoirc, La 
lueiilulilê. cependant, tiuporLi^ ici plus quu k reste, et jt* pri^f LTnrai li 
«iioore i^ e«t indice " lùJ-rïiel » l<* erjli^rinm i>cniionuquv — la produc- 
tion — auoeplû par M, l^nial Oc^ife, tout jonulli^aiil qu'il Ht^raJL qu;uid 
nous diypo«eonfl Ica eta^os prinulih de Thumanitâ. 

Prfix^uup^ quM est d'un certain idéal politique, M. l.etoitrooan 
tLkclino à rcle%'or trop Us oi^taie informes du di*l>ut, ot du mémo coup à 
rrtbaî^er Ica IW.iihuiib LltL-niires dunt l'cspriL ne répuiid pas h t'ei Idi'-aU 
Je lui reproolioml infime, «n p--u«eunt, de jvocvoir l»lleK quelleg l'ortaincji 
traductions qui me sLiralilent Llvn su^pecltiH et détoneiH àeltaque lij^ut?. 
Ic9 ûonteft canaques, par exempUi rAppoitos par Mlle i.nuiMo MioliH. 



* 



ANALYSES. — LAToURKCAt]. S.'ÊvohiUon titlérairt^ 



SA 



Ld génie vftbQ Aurait déclina, solou lui* aveu VUlamivmc» ot d'une 
fogoa géo*raJ^, peul-Atre, te ^i-tin> artuliquo *veo loul rôirlmt» on^a- 
nlMtcur dca «oiiitïlès' Il fbI Sf^Tùre, tt l'fîxcLiB, puur ri^iliiiiJBmc; il l'eut 
B«M pour la «lokLJe K^ypto, pour la Biblei 1» tiUvtr.-iluro h[ntloutf ■ ot le 
DMqren ùst' Il acciiHo Ia fi&rouilc ilc« uo^kliqu^^i livbroui, ilu Jji C'ftjjnAijTr 
de HoUnd, ot dénonce Lo pbtriahsma oxcIUHlf dAn« le pitê«i\ Ue r«lrni» 
àe la Mjtr*riiLjU'^ aoiw ikvroit rendre indulifenU pour le* ehririu de 
gu«rr«^ Lrft leTitimcrhtd vioK^nU qu'un tannilotUtnX onl itfi, on «ommc, 
un de> ftictoura dn cïUc-uttvjhra liumuincb^ Au point di? vuo d(V4 lilLi^^nt- 
tUtOOt nûLU Avonit à rfroh^ïrohirr, #rk tout uuti. cuniment ollr^s ^volucr^t, 
tt nufi pAï prt.'iciïéiikt^nL qivvllv est Itfur ^jUuur eu ^i^ard h n'iti IdiS^m 
modftro«4. U i;e Uul Uj)!!!:^ pan nou« uloriner quv loa ArAboii, loi .l\i[Uy 
M d^»uire» onoorc, «ilcrtl cru i qu'une iritAKH i*ht iini^ {i«n>«w» ol toute 
MBpttMiAon uni" rniion- ^ (Jii'oit reprocho nux rj^iivro>^ antîii-niica 
l^lbMftOÛ de |)rn»ce< on de iiu>ridilv^ vcvl rt^-^nlt MlTU^\\t l'^vuliilinii 
tnlollocCuclks «cTL«nti(tqLio> Il noua «uffit qiio <:oi osuvroA on oUronl dt^ 
iémol^mifgva, vi L-'pst h la rvlaticm dus doLixurJrtfx daf;ituqifkl importe 
d« BMiAchor- Autr« cho«« «fit 1^ trav&ll du erltiquo, outre ohote celui 
du uatanilbie, 

C« <iuj pcït* vroi, ooflt quo louTo op^roo«ion prolonjféOi d'où qu'elle 
Tienne, (oui rcj^Lnic d'jtutorktt^ rxUûini^, ont pour oim>iriT<i<>iiiï<* 'rrnipè* 
obor letpaDvion du gï^nm hummn, ài.-u qu'une race n'a piL»^ ou n'n plm, 
€lei ré^onriM iicLi^oa BVjOIsammiriit t-:icrjjiqu«fl> Mais celle iMïtiHUtftïkin 
revient à dlro (|uo U IUt4rjà|ur« d'un pouplo déolinoAVOC •la vitatiU, ot 
lodMuaoado oo dcoUn ouïrent Mom dovAJiC noum un prubEvuiP autre- 
moût Tiui*. M. LolouraeAu l'Abordo, pou^ coaeluro, on des pa|zes oxcol- 
Irntffi- ' 

Il Aoluollem&nl. i^crritil, la Jitttrnturc non «oulomont dtï U l'ranc^, 
maie deTCuropc. rcavemble ^ In eoiiiôlâ {xilitiquc contempuniiue: cL]<> 
n'est i pou prè» dùharraNK(*e du jnujyf nntique» fTUi« no aait pao du tout 
où elle VA, elle vîtHU jour le Jour, eu iikiiio anarclJo... Ce aernJt ueii? 
6por[uo di> di^E^Adonca. ai l'on m* lontait poindre un grand mouvera&nt 
Û^ U-aftMorniftUon fLoclnlr^ itt par niiUe litlérnjn.^. * Il con^tnle quo le 
rom^n n^âli^le ae coniino ûan» b photographie dos Inldeun, que tne 
poto^cn H}|it vcihiti h «Relire dvs wra « uu k' euii eal ttmt. où le «onH 
ll*«»l rion «, Gt il njoLtl« ' " l>Ofi aberr^-itioii^ AnulagucA ont marqua 
uifltctt len 6ptiqutf4id? dvcLultrucc littéraire, et. quand alka ho if^néridt- 
ftoAt, le UMi] 4ï«t HAiiH romùdo- .\oitfl nOKomires pns oncoro 8L gruvcmont 
ntteltiU: lEiui* ou peut »o dcmondcr nvc^ quolquo mijujuluik qud 
«venir lilUroIro 04t rcccrvo jlux pu>B livilifiâa A l'europi^iînnc ; oa.f Iiiti 
DialaidfeH hUvnurcA oi^rruïpuui^ecit t<ruji>ur6 k det pciturbaliuu^n..^ dau* 
la 0011(6 du corpt «oot^L > 

KAïi- ^imjiiu. cjlAQt un pauone du flijï-Vûdn, p. :JîbH il mfltrtflt djLJl^ d'y 
'itnidonr U inoL opnf pftr lo mot mafi^i^' pour i]u'il o&pnrnAl uDff MÂe »alaa* 
UOquB. Jv »ii3 pl<" i^kaI kd- Le mol cbu^tï» cr |Hi«»ir0 rc soreit loujoun 
■que tl« 1a o)«uplL)aiqLifip 



M 



nEYUK miLasoniioue 



Puit, «orrarit lo probt^mo de pliia proa : « Cctto ni&cesfiairc oorr6lji> 
(Uiti. illl-ll, entf'c [es dcaliiices liUt^iaire? et urllca dca »(jcj^téa nV«L 
pni> propre â nouo rassujer. Juqqa'ici Ji«9 mitions qui noua tint pnVudc* 
wr In fi'i:ue ilu inouilt? ot > ont joue un KJe luiEiorL^iEii. ont eu un at 
final pluu ou moins tri^ta. Jiiut cii uctiuoiuiAnt progrii« »ur pro^rfts al 
pnliH de vui.' de Tiitl. du lu 9(^i<;Mce, (la l'îiiduïlrÎL', cc^ i^niiid?^ fK-i^lilcs 
ox\i peu ii p'Mt rioi'AlemctiC dé^éni^râ^ tou3 ont Uni pnr «'LmmobÉliBor 
iLinH lu dei^potiNTiio rLunarohi<|uc. ruA^civissemi^jit ri^ligieux, lVxptt)lUi« 
lioti pnt\s moi^i dû la niûvac par uno mitiorîldd* puiEtant* oti d'halîilo*, 
o'oel-^dJrï: pftr ]c rcniiplet irioniphiî Je l'tiïoiBiEïe sut raliruifinit'. De 
câa nation» dcffi^niirù^Bt ('OrUkiu<iK floiit ^6«l<'1^« pnrat^^t^ôcti £ii iippareno6^i 
piiur toujouru- Ui plupurt vt\i î^U- piiiitu» du leur intiuuralîla «iKialc. 
d'abord p0r \a clti population, puu pftr la canquitc. Ces dornivrcs, Ati 
U)t»|, ont l'^ti'i IcH MiiiiiiM ntnl p;irlnBLM.'Ji ; dc^* ciiv.ikiïi^curs inoinK ralHnéa, 
mais plue oninv, lour ont purruii mfuitâ un Eaii^- iiuuvi?nu cl U cyolo 
rp(;u(niiicaoè. Eu scrj»l-il toujuur* aifui"? L'^volniion sotble dùit-cllo" 
ffttalcnicnt iiboutii- ^ La mi^mv et l=bnk«ntablo Unf L& d«E«EpvrjLnt« for- 
innk cEc Viuu ËKC'clIe U t't^i^J'J t^i du iiiuiidc budnl ' » 

Lo tAb|i>au BCfAil |jLuB complet, si M, Letourneau avaU tt^n»l« iû. 
déj^vii^['e«G«nc« quL ne pj'odult nu»i par 1a dï&«o1ullo[| de ttniKt auto^ 
rltd, pnr là désordre montai et l'abaiatiemont dca carncttiree , il comblo 
vr^iinuut L|uc 1l-!i peupirïs iiiodaru<?s. au mojMB II- wùlre^ aûient ntonaoÛK 
do puHr par I uK':tp.icilf> pLutiM quo p.ii' Il^kcl-b <[« în dietuplLuo, et oo 
fij du raaie k' dcsLu de l'iuuiLTuiio Oivi^c Lu mal it*cu reste pas muini 
ï'CtM nb««nco d« coliêsiou mnralcr, ce triomphe cr'nâB^nt do r«goï«mo'] 
Bur raltralvnie. i:|uc dûnoncc M, LctourncAU- M(1la cette ouuhùiiuoeicû 
mortelle peut arriver sous d^ïi régimos ot on des iiitunljona Torl dUjicm- 
bl ah 1 ex- 
il pouriuit, ot je LiT^ia pur oeiitt citntion, «unit la diftoutcr ; x Toutea 
ticiH ùLudi^H AulL^neuruFi à piupui d*i lu fntmllc, du mjina;;;^. dv 1:l prii< 
pnétVi dQ îi oi>ni4litutlon polktiqu^^ d« U roli^ion, de U iiionvlo, noua 
antaiD«tié& anc mûmc oo^iclusion . k ncGc«»lté dcrweuir Kun ivi^'ime 
dft «olIdanteBodjilo^ C'act d'un irkdividuatiAmof^ïïccsBirquiïprovionnDnl 
partnul rAuurolm< et U slL^rilitù lUt^^rairea. San» duuLc li e^t impoir^ible» 
que lofl Booii^ti^id fulur«M mtnurn^nt JuniAis au clan i;onnmurkauto.iro d04 
p^tqiUfB^ qui, lui auH*l, c«t lunost© ,i la produclîoit iitlcrairi?: car 11 
ab^i^ebo la totalo ftclivilô ûtfs tndividtie. Lo prohlùmo eucùd n ruffoudro 
coiJBLSte donc h concilier une aultUanto tndapuiLduncu LL:dividLLello uvtio 
unû Euniiante •olidariCâ générale. Les soei^tAe qui Auront ri3SoLu c« 
pmbluEïLe. luuina ardu p<?ut*étre qu'il ne scmbli?, icrroEtt Icur^ tlttis^a- 
Eureâ prendre* uu oimorjuHquixIors m<?i>auu- « 



L- AnnË.ir. 



AlfALTSES. " CûKlîAfliEii. i)fl U mtoique et d^ la poMc. R5 

que aicdiocrcment lo potCi^- Cosl df^ao ilux pAt-iiea ititiaitinlei du 
livre quo noufl nout Allftchorcinft priACipulemrnt. Lftrlciii 1^ bul 4tr« 
reconitnijuMknt  M. Combnricu d'avciJr lente une eiitrcpriMO Oiflîuilv. J<0 
probtôme cJc roxpresïion mi.mcui|c ont ca «(fût de <:cux qiiL ni>ua ont 
rebuta ni^utc foiti eu dêplt tic leur allraiL irriUDt. et j'ajcmter^ti rn 
d«pit 6t l^ur invTJiable iiiiportuncv. Toute r«Blhûtiqui» luuficaie y oit, 
pour ail;» purlvr, Auep«ndu«. L» musique «bl-oJIe ou i)Vat-c1la pus 
^zprouivo d» ««ntîmantfl plus eu momir fftcil«4 i reconnaître M À 
cIuAM'r* B>l-oUir ou a'<At<clic pn» iiu bngù^'c? l'cul-oii ull ^^L-uL-un pue 
pon«<rr en mutiquc? Il pnmit bien que ]'impc»Aaibi1ilQ de r^pondro k 
ces Lrt>U qJcittLurta iiupliquemît riuipuabtbilitë de foitdci' L'cnthv^tjquo 

Oii sait lu repense d« 31, Elunsliclt, l^u triuakiuc ucAprimo rivn, Ilik* 
n« V^ut ri*n diro. Invontpr un ih&in» mLinii^Al, c'cni d^Mitter une furmc 
vononj^ Que cette forme, perçue p^ir IVirciJIc. itiiKcitc cliC£ r»uditLnir dus 
éi4t« ûmoltoniLcls, CD nctt pvut-^ira pnm à ineltre on doute. Mai» «i 
rû%<'ll de ces dciilimcEiE» e^t tV/|Vf àt b inélodk, il n'en c%i nullcim-nt 
liklln- Ici jo pjirapbru»e huNi plu« r^i^r je ne ottu. Du muin» jo ori^^i AVolr 
renJu. dans ce qu*vll« a d'^Racnilcl. la furmiiU du profraseur hiciiuol*. 

La Ib^O rAdiir.ild f\Kia Ion vl4?nl d i^nonrrr bfr dh'innrtrerAiL à \'»iùe 
û'uao infinLtc d'cJicrnpIcA. Ln prvludc de ÏUxch nut' Jcguol OouiMjd a 
prof M Kieêlebrc in^lotlip.^it unh^au iimnumcnl cl^nrrhltveture «onora. 
H fAutrn Inucr IciquAUlôicuryibmJquri. Ia belle otdoLinancc. le dêt'v- 
loppoTneni r^ifjilior et Robr^, \o Rtvie tirnpjc ei gf'Lnrilohr, On ne Hau> 
rait Jiro ^lt«(ilivemuut ctïtle p<tj;o 0»ti9 clr^ |jortu nu roLiucillcmc^iit, û la 
■ m^ditatUm *. Kt uV-^l d'uni- nii/dlt-ilinn (K< oj^ itpiïcé* qu'ost «nrii VAotr 
MnrUi dâ t/ounod. Mnin aulro cbodO est m^cii^erA propos d'un tnntt. 
Autre cliflMT CKt Irjt'iuim au i:itnuii*tittf.r tm tiïxliTjrEitt'ndHi'iif'tiirinini* 
IcHOiM. I>t le tTfrvoil do Gounod ri^ saurait uucuntfnient ctrc comparé 
k UTW trjLduc'tiun. Li* pr^^Tuili? du Lïndi un a rlû lu cuusu usmirémant, 
mai»oeuaftii>nn«M«, n'>ii cflid>jntf>H 

Ce n>«t pjit A propo» de J.-^- lïJich que se [tofte le problème da 
l'OXprtABloa muAiottIc. 11 peut m po»er k rooou^irjn do* (ï>mphonica do 
J. ITajdu nuxijuellcA convliinncrl le.* vpitUh\fi.n bnn^lfiA -^ pnrcr qu'idlun 
vont i^iJncroJect de^ai oudcFriit/e^Unapcut t^trctortde ael'LmnKiivor^ 
inuiï vu Vhjiu^'liiiT usa(*3^ rikt'lTpnirnl ifullu^ydn a\Mi ÏXiua Uhiilc tit 
rureine. qu il ^tait pluiti d« Vfrrvo i^t do ju^otiKij Ituniour. Ullnydn ù 
Mu/:irL U diHtant^e chl riiurtv, bLtii plus uimrcc qite de Mo/arl â 
Keoibovon. Car c'eut pnnfiJpûlojnotit on prOHonoo doe vc-;i(ulo« «yin- 
pbaaie)! cC do gnmdes sontitcâ d^ tt^ethoven qu'un en vient II h 
demander si le inuticîen a'oËl ou ne «'cat pan donnu un nutre but que 
celui de jitT^iluirc de belles furnies âumjrcj:. Et l'un ne peut buaitor kur 
ïn rAf>on««. 




99 SBTOB rniLOf^i^nrQVv 

Mùtfiteimiit ^"il i^'^t, vr/n r^uo \a Miiihii|\iu ilr ÏWllmv^n iioun procure 
doci imuKO» omotionnollcH, Aitti'omoMC dil, iinua l.tll fcm^'^r A clo» vtaU 
d'Am^. it'«nfmtt-U i:|u^ Ioa tIj^Ik lnl4^rirHii« par tlciu^i im^i^im^H wifeTX 
prAcU^fncnt cawx dont Vriulcur nouhmtatt do ni^\iB occuper l'Énukifl' 
naUonf NiilkmnnL M^ine i^ul miutlcnflr^it que Boi^lhoven avnlt tnu* 
jooFi conaotenao do (*q qu'il vouluit ojcprîmrr par lo inoyoa d^ Eoofl, 
HOUtkudrAlt plua qu'un paradoxe. Aussi e^l-on |jrudeiii- Au lieu iXc 
dSro que Js inijai(|u« ^x^tm€ on dit oriJtiiuirt^it^ont qu'cilo >^tiiffi^>'e. tlrt 
quoi l'on îK ralhDii. Alors w'il peut Oti'o p.irli^ i'oipru-iaiïHi mu^ifùla, tl 
a'ritl ^^ro pirrruLs dr> Imaardor iït*f lormca, tal« :|uo COdV^Ol, par 

Tel «ut notre humble nvi*. Tel nVit pas t^Iui do M. Oombanou. 
Hiir non ïMitiimL dAfOrmer qu'on pejisc on inuttique. M. Comliarim un 
craint pas cl'.-LSBJmiler une? pliro.«o xnuïtfalo a un vôntnblo Jui^tfin^nt 
|P. \fth). H««ïru seine tit qi4e M, CûïtiIuiï-U'u n viHt p^s un pïiih*'*<.iplie. ca 
qui noi.iB pormaC d« supposer, qu'<in p/\rlAnt ninsi, »on but e&t uniquix- 
menEdf* potier rertrol dans le cnmp des amis de M. HanaUck. Jcor^kinH 
qu'il n'Ait mr-nqu^ son but ot vo^ct pourquoi, 

D'jilKiitl 11 ('st inadmU^ible ipriizi ^ut r«Bile pendnnt une lon^o 
pdnodiï do son «holution à Iei n^ob'-^r^hc^ do son oBeetiue. Or kÎ. de Ta^eu 
nii-nh« de M. roiiibiirreu» Va ^\^u^i^\xn^ un riLiU pas, maU J^rfi-Mf expras- 
•ix^, <:'o«tq«'«eBoniicl]cnientollo n^î l'oat peint. Doinûmo &i tout d'abord 
on JL faH dn la muffiqui: potir if- plnJxJr do «« oliarmer soi-mËmc nt Oc 
diûrmcr «uirvî, o'eat qrjVsdOJitlelJcmcnt la muâii|uc est un krt «t TH^n 
un lingn^. 

Bit oho«o cvriouae, aï L'on voulaU oh«^cbl^F dos ar^umontA c«ntro U 
|liè«(f de M. Cnmhiirieu, ^'««1 M. CiuttUirieii lui-même qui. au lipsuhi, 
foUrDimtt les moiLlvurs. Commonl s'y eat-il prU pour dômonli^rï Où 
a-t-il piii»!^ H«« exempleH' Chez 1«h niiiifitilorm )tynipb<i(ii«lt*H|' l'ur-rols. 
Lo plu« «ouvont IL Auppuiï^ sur dc^ L^xtce d'opt^rAJ. KC co «ont ?«• 
t^itcn f]u"ll ïiili siilvpn dp^ plus abondant* comirrntHlrra. 

Jo ific DouvkcJiii de non commontnlrci do Li D^inir'? d/'A St/lphr^r^ dons la 
nnmrï--/Nnn r^r Fatlfl : iW-w In^nintm ciPtlo *^\o%ti. .TVIiirelA dtmïi 
que la tenue du rti fïravo qui subsiste pendant bi dttrL'i) du morcenu 
me rcpri^hvnl^ le t»0[[)m«EI de t'AU4t «i, qui plii« e»l. do Kjiunt endormi 
filj'dc«^oug doH^ylpbo^. Maih e'ilmo faut idlerjusqu'û en conoluro quo 
Ia musique poitt reprr^si^hler Iph rAppni-tJ4 di; (losEiSon d.ifiH Te^ji^uio tl»H 
ctrce ffU des ohoacn, jo mcd^mACkdc vrnimotit de qui l'aut^^ur fir moque. 
Ca.r fii je n? suvaI? pas quo Kouit dort, et que doA Sylphes daiiKoru 
AU-desBUS do lui. oe n est pna la mu^itqiie de Herlioz qui, à eUe ncuic, 
eût ïufd À mo te Tjklre d^omivpîr. C'eût ^Ii^ pour M. CrnnbnHi?<ji l'ntM»- 
Bioji d'éoriro un chnpiire itn*dit sur la nrimiique pitloresquc ou «oi- 
diKunt telle. S'il croit l'.-iVDtr ^vrlt, c'eut que vi-nluieni il ne fia rend \kia 
cumpte du vairuo do «en Tormulea oc do l^iUBidQbrLnco de «ca exomplow. 
C» n'i^tAlt vrninmnt prw In cas do venir fuira In leçon ^u mAltrn dnnt 
&0K Icctcuri de la Jtç\^uc ont goùld les ai llnca ^ludoa d*â3tbi^tiqua 




AJIALV8E&, — i:i)AtD\nt£i:. Dr la musique et Jlc J« poîw. 87 

m^«icAJ«, M. Châties Ui^v^>qti«, dont le« luitif cùnfinufïil ruAiortiDji. 
4 Ncut «voi-19 AiX et iioun ti« iiuusiABMronapu doreiiirc qu'il ny ;t jurn 
dAm rorobe?«ir« du ehuI Énitriitnffnt di'int to linibre »nlt exAC/^m^it 
reprô«cnbLLf ou de \x \ti\x humA^nc ou d'an i^baiit d^ûîtioau... a 
M, Ci>aibirl«u Invoque U ZJunrv rnac4f»r<*<!& âaiTtUSAi'nii ot Ua domt^ 
blAncbco qui, iliC-iJ» it'ont « d'autre objet que U^mltcL- Icn lIouïc coups 
dd minuit n. Soit. M. Li^^'^iue truurnit fii^^rt* d« pcma à rAppD- 
kr à H> CombnrJ^u qu'uno hikrpe tr««l pzi» uiit; cluchc, ncju plu* 
cfii'unc clnrlrioUo i(tAn« l'oncfanfe do Isi i'tiatorM'*) ii'ewt uu jfO*i«r dd 

AlorvLikiniiJiqufi n'tmitc poffTRt tl n'^a pfl« de taupttfut* plUoreequftî 
J^ crolsi eii effet que des termoii comme ceux de piltotv^qae oti m&nio 
d'imilitif n* «ont propre* qu'à égui^r tos .imnEoun deatlnHiquo, Kn 
rov4ncbe, jervcuim&ÎBqtj'ilyn li un problême dilJidle À [Tioijdir, piin:c 
que \% poitïticti on »«t d^Kcatf», J« Loii« m^me M, (Jomboneu d'avoir 
commence d#rûuuir I«» étémcnU nécoMaircA h eeUir pu&îlluu et À cette 
«oluiloa. Eruwrc r«t*ll que U question ti'a ffuAre fait un pA9, t»t cela 
inul^fr^ la pelrte prUo par notre auteur pojren l'iéporcr fX en achever 
la ■otulion. L'^tp:!!.'!! nou* Tait ilvbui. Autrement ce noux ciLt 6lê 
J'occ^BJcm d« rcniplirn dum U mesure de non forcer, uiiodea plu9 grftvca 
lïauiïos dij l>>>ilUiitijtLe muatCAle. Un compKudrA qu'A propoa d'un 
cocapcc rendu, ucu« bceitiona l'i nou» cnfcnfer iIaiïi un ■ article > 
vérltabU. 

J*arHve âl^ Iht^e capitale dn IWre. ^ sA\oir qu'il «xiitc uno poiiite 
muniï'ile et rlei jugem^iUi muaieaux, El j'ai vraiment hcintc de no la 
poûTOir discuter- La vérité est que je ne la pub comprendre. Je ne «aU 
pa« c« qu^ XI Crimbi^rioii «iii«ud p»r pc^tiu.^^ inudcule- Ei jâ huib 
d'autant plui huniilir dfï ne le iioiut Buvuir. quo hj J'en prcnuJt pour 
in««Qr^ dA In valeur dna ar^fumenla il« M, Con^hartcu le nonibt» da 
pajfiï» que cca Argumcnls rcmptin^ent, on itcra't bien prcA do If» 
oitimcr aani rèpliqu^^ Et mtello devait vire E'opimoa de* mu»cjeiiit non 
philosopher, peut-être n>n sertons-nous que médiocrement tiurprU- Le 
têtme dt pentes inutU-Ate «itl vn erfct o^hoe c'ourvnt daii4 {& vol*u1>u- 
lalre^ Bl je nV vois pji dliiuoiivénienl. Oo iiitme, aj l'on appelle 
4 p«iu«r en muiïlque " ce quo d^autr«4 nppelLeri invorit«r un« mëtod&#, 
aoil produire une aucco««Eon sonore cohérente, et qui, «n raisou do «a 
«otiAr«ni*a« Oit )Lipiie ' avcilr un aen^ *. Je niî m'y oppose pne non plun, 
MalM cal-ce U oo que M. Comb&nen veut dtre? App^ircmmrMit lum- Cikr 
cela qu'il veut dii'e, ii nnxxK provient obLi^juiifu^Dl <iiiv nul avant lui 
aie l'a dit^ 4e nouhajteraî!! no me point mcprendrc -^ur ce qui, dans ati 
d<K]tnûftd'rrih4tiqu«,paf««îi vev) eut pour Lntentionriollem«niori|jjrML 
Et pour éviter toute mcpi i«i.', je v»Js transcrire . 

« Pren^K dan» un^deupltia hell^it pageft de Musseluno phra^dde tfoia 
ou quiïlni *(iift- Meitcjt-lii en i^ro^tc, en ooiiffcrvanl lea m^nio» laota ; 
IJ «At eflrtiLin que la pcn^ce natirn plu^ U mtjme vidf^ur et la tn^mo 
cooj préhension . Il manquera quelque chose nu Mtxa > /fh J^S), 




8B ne^tc pHiLottOMiious 

Il miiif|i[*r!i Pfirteii» quetqn** i^hnae, Mnli ce quelque ehose ^«t l>MmrnV 
IIll^|<illl4ih1^^ dn lfiul<^ vrniiT pnôilc- Kt oc quelque cihoâc c»l prn«.'lit^* 
m*ni d'nrdre i*tivingcr à In penaût proprement dile. Un « dtat ^'Ame ►- 
«t une n pcnréc ■, cela fait d«u«. 

PouriULvoiifi : ^ La foouUé t1^ penner AVec 1p« scn<. Ij^narj^edeamMCi- 
clcnd pnmiUrdr est BotUo d'une longue culture du »tiia jLHi*ttJi(Ui^ â In- 
DOlf* il'nue évolution qu'on ppiil ri^sHm^r airiRl : Ira pri^m Ii^pp* ffhrmp* 
inu4icj\lc« crcé^A pur Thommc ont 6té imUativt:» et dcaoriplWcH: une 
fois <ionatitué&a et Hxèi^s pnr i,i trnduion, il i*»t arrive* iin moment où 
on l«tt oonaidériicBirri t'j;tîfi'm(*irif*tf, *n oubliant co qu'clJes r«prôfieo 
tai^nt d'abord: elE^s oui ^Xé di^^agi^^B dn tome ALinbiition roncrôle. 
quoique enriaut i'oniT>rcirLlo d<t» ^molioii» qui ]c« AVniciit prOYûquc^s, 
comme unô di-Appria de desHoiiit lariurlln nn aurait i*olevâ la atîituo i*t 
qui, ccpt^ndftatk oojiscrv^rAit le» plij^ formé* nulrcfois par un oorpp qu'elle 
riïentivrirtilï- Ui rnjson «>sl pmpnréf idors <Ifi c^a forni^ï mï^lotllqu**,. 
et, les trouvant approprier» a 11 pcnn^o par leur immaturialLtê. y Ol 
vorHi peu ù peu sn propre eubslanye.,. v (p. liW). 

VoilÀ qui e6t asaurcment mi^i^^Eiicux, plu» ini^nieuii qu'Intclllçible 
peut^i^Ero. Car In dernière plirjiAn d4>i on rt^^fn nn t<j);oHiA AtïiïiolLimf-iifr 
ricun hï ta compACiLjâon lirco du volJc qui ^'ardc l^mprcitito dola ntAluo 
n>m qu'nne }ohe comparnjiion- Qïia les prpmii'iroH formon iminlcnl^ 
njcnl îié imJtartvc». il »c pcu(< Maia de quoi cut-cllca otc imitnlivcj»?" 
Ou le voudrait navoir. Krtt'tw du i.'PkUrtt di*^ oUe^ux, du briûl de lit' 
foudreV Ut juoqua qad di^ard rout-ollc éi^Y II importerait de 
nouH rftniipIgTiflr, non pw ppiii-Titrn HTjr ce qui ftil (nn ri^nor^i, m^ta 
Hur 00 qu'on croit avoir 6Û.. M. Combnneu a enlc^udu des .iir« popu— , 
latreia. de* ces nirfl «HTm nom d'nutour. quo sp iran»iiiet:<ïnr, do giSn*-- 
ration en F^énëratioiï» kn habUnotn d'un paya, sunA pouvoir dire TAkO 
de at<s tnélodjea. Je oonimis. pour mu pnrt, ynif^ mul do chuniv breionn, 
tin ^nâral, ocd chuiila sont oourl« : la nivlodie n'y est paâ dùvclopputf 
comme cliM lea aymphonl'*!** allcmaru!*». Kllfl comprend ôetij pbrn*ç» 
de quAtro m«»urcrt. Mai» »i je m'utUL^hci /h eoa phruM'^, ju n y trouve nh 
plua ni moins do ponase^ ni plun ni moina i\c i Kiib:?t,inue rAtionnpIle » 
que «1 je m'applique â étudier t?[le ou (elle phriiac de Beethoven* Bn 
quoi le th^mo de Ah' i^uis dinn^yu rrannan* esuU plus nu molna 
peTitf(< qu* le ihfiTnç varié dufî-^pfut>r7 Je ne prctendapAïle* mettre aur 
Ia mi'mo ligne. Je prL'tPiuls Heulerneiii que In t-niégorie de U pen»ée est 
êtpani^e h l'un et a Vnutrt^- 

A toulUK que: par o penser en musiquo i} M Combarlen oVntende 
n phrnaer une mûlodte 'i V Kncore une fokis ni^n. C<ir In mélodin ot !& 
phrMc niusiojile «onï cronlemporulnra l'une dp l'autre. Kl nolj^ auteur 
■outient que b pensve musicale e>t vciLue onvabirU mélodie. Fi^uret* 
iimH des Konf éuils pur In voix et devenu>i des motfi {tar TelTet il'itnfî 
Ion Le ('velution. Ainsi lait l'enfant. Tout d'abord il joue avec son orgnne 
voral; plua fard, M « 8>n servira y Mai« quand il *'or servira Je m'ei» 
aporcevrAJ. Je pourr&i tr^daire s& pctuâc i^ l'aide d'autrcr» lenuce. Je 



AitALY9C9. — coMBAiimu. Dû la mu9ifue et de fa poéêiéé 8E^ 

pourrai *u besoin ^n coiTig^r l>KpreHK|on. Je diitinga^r^i entre 09 
i|uM A r<HilLi litre ot co ti^ril a dlL 1^1 l'uitTant k <liBtiat;utTr. je lui 
r(>ndr9l> p^r ma carrvcUoit, rq piriprA j>^n«A4> plu» olAtre. 

park« ^ tik'dcuui: M Camtinnoa n'hi^nu paa, hKt«ll» irjiduÉBible aa 
iDUsiquc'/ Jo nt? sais ii je vnis m« fdirc comprendre, }A-->n dcâfr est de 
p^rmetlre ^ M' Combahoii de mjkintonir ia du^trinc^ touchuixl In ré^xltté 
do la pODaë« muajc^lc. SAria lVxpo«er an dt^E^^r^runnl d'élru r^jetéo 

^OU m^A rnill^*^ Je chpr«*h(» iJonc* n'il est Îl In perkii<>o miiBioale oti U 
pensée proprement dite tW propriiHiiii TondAnionlakK communes, Jo 
flati qu« louie pomco rcl tr^duiiibU cii Unt quf* pciiA^e d'uno luni^ua 
dans une jujtre : qao dans uno mtmc Uin^-uc rllo est crioore U^idai' 
«iMe,pïn«qir(l<wf iwis-iïbl*» ri* IWprimer [.le plufiieur» manière*, Je^herche 
ai l'^rlK proprj^l6 uppurlicrit a lu nOL-disaiit pensée rlubjcuIa. Je mo 
dMiïandc fciua mimicictn «oratrcEipAbtndeciorrtFferlH pensée rotJBic«1o<)'un 
AUtr«» de telle ^crie que cet Autre pCit dire, dom pas : * c'ont njLeu\ 
minti » ou • c'e-tt plui original -, nu encore * c*cât moins bnnal ■, mili : 
v c'eut biea ca ciua je ehcroh^iji, o'cïI hien In formule que jo voubi» 
éortr^ ti qui rte mf> veri^itE pai -. Il m'e^t souvent nrriv<< de uorri^r 
des pcris^ce m UMÎcalt«, jamais de trouver aprùa correction que je aaimie 
C0 q<)« ]'avftt« voulu dlro ml^ux qu'Apr^i Te premier esHai, 

M, CoHibnrlcti inulnte et noun réprlc qii'iE e*l «les pensées in^xprî- 
nmlileK. un re peut pns eipnmpr tout ee quo Tnji iVprmivr», pnin «aC 
trop v]-.ii, Miii» peut^on exprjmcr luut ce que Ton penac. et rcipnmcr 
31VPC tlri mol*' S» M. Conib^pieu iippplle pens^'p c^ que l'on Jippelle 
élal d'ime, peut-être lui ai^corderni-jt; que oua f^lats dVime Bojit inen* 
pr^VinblOft Autrement qii'à l'ntdf» dn In musique- Encore voui1rnl4-Je» 
aaroir ce que sontccs éiAU «l'htmo, qtiel en e«t leurcoiiienu p«ycliLifuc> 
De nom rt^pondro qu4 ce roni^nu eti mLiniCAl, rien qiif* mii»iii^jiU o'cflt 
répéter renonce- d'un posliilnt — je dli posluUl pur ouphémiarae — au 
lieu (Je répondre par une vraie rni^on. 

Liaone encore ei tcichons Je trouver une bonne prouve- Voici qu'il 
vne p^r^it que routeur uni eu ipmn do rum^r nn th6Ne. c^r Je lu fl U 
ti»SO IjI ^ <> CoDiJTif on peut le ^oîr, un dev principaux nrlifi^ea du mual- 
ci47n eoTi«]tle h pri^iienter aouij loutpq ^es fnceH un sujet di^t^rminùf h 
d\rc honn^i bîetnr. npr^A avinir dit hlnnc bonnet, a. fnirc et à dcfairo 
tino «)~méirie... ». L-i x^tn arque ont d'une ingi^nteuie justette. Et il yen 
a beaucoup de ce genre Uau* le Hvrc de M. Combarieu. l*i bonne Toi ai 
faval* ailiï-lr* & un etlh^tiden qni -e «^ralt mis en frai* pour rii^mobr 
la thi«e de la p^nécc rrjïiffiVfifà, Jo juv'fraie la présente rcmiirque tri» 
propr? à ^n b^ler Ifi d<^moliltoit- t^-o\\ n'ompAche pas quii ïti pn^e INtï 
on ne «'élo^ino de lifc ; ri L^ mu'tjque roMcmble à une logique dona le 
aen« que Stuart Mlll a donnd k co mot ■■; ei troin lignes piu4 hiin • 
■ elle est un Jiii;emcnL de l'cnprit «e^ctcant sur deb faits détermines ». 
Qui, eîïeT Ju cherche à êdiurer le lexlL* par I« uoiiiexte cl Je siiU fore*- 

['de comprendre comme ai rflrr »if-nilïaJb » U musique «. Donc la musique 



fiO REVUE r»iiJ,nf*nNiioi.'K 

-«Mt xoï juKcmcat àa Ttiapnt et.., .Si c^noûiro r^oua nvii^na Ta rc8«ourxA 
d^ TOU- pli» clair «i remplaçant m la munqut^ t pur « t«Mttft plittta» 
muflCAlo >] Maia noimn* i^;airiiGrion8 n«n iflft oubitîtattoct. 

QtiVtt-'Ce dnnr, «ii<\ore un 4!uliji, i]iti' \ivti*,^t- v.r\ musiqv«^lît peut-on 
-dire que ta pi?riiiéc mubionlc commence lit ou )*oi) ii<? »<« contente plui 
d« Il r1)Hprmer aAvnfnTnsnt * t\cs Jirjibei^qucs ? tll (te m qu€ lîi muMiquo 
cJc l3catliovfïn est r pleine de aubstarice *, do ce qu'elJc pi^ul diflpotcr n 
p«nft«r profcincif-ment ceui <ltf noua qui en aernîpni fap^tlilaa, coU 
impliquC't'il que Ocothovcn murUe le nom do penacur cC le mfrÉi^ 
Mitromont que pur jiimlu^LeT S'enHiiit-ïl que ses phrji^ei miiBlt.'aJe« 
pulvcnt ^'trc qu;tlilivC8 de - ju^mc^nU Konorcs ■ l\*. 10%!"^ 

tl y ntiralt mativnlHn (çrAco ti trop ÎTisIstvr sur Terreur île M. CombA- 
ricu, l'une do» plus s^'^vc» et nuasi des plita hiaûrrcH que .jamais «sth^* 
littttn ait osé défendre. Nous vrindrione tependflni Un demanfler ce 
qu'il Mouhattc que noun ccimprcninn? lorsqu'il uoua dit qu'cri mimique 
Moturt eit H un pirn«eut' mi^dioiir^ b. J'ni Tjjoii peur que cela \ eu kUe dire 
tout niitiploTntïnt qu'il n'Ainio pais Mo£Art. <:e dont aaiLtrément il a. I« 
droit. Il ve pnLirraU m^iLamnlna qitr In tUftîi fie n'Aimer point Mf^v^ri 
n'iuiptiquàt nullement ochii do lui rcpraohcr le plun inv^HiiembluhLc 
doi pUtrLjiln. " l.p LhMnr prlrmlpitl et Jïîlli»! de Ijt SiftJiphniiip h^rohiup n 
ctc reproduit pcr Mozart dane 9an ouverture do t)/iitUr^n H Uaiticun^^ « 
De qut>1 %{ MoKîtrtd'éUit r^tiilu <:r>upâtile. i\ u'iiurnlt d'o^'Al qu« to PAri» 
do lu iifff^o IfH^JXf dovinnnt le mol « looomotiv« t trois laîlloiuit» avoknt 
rinvondrin dflft chprnina dr fpr. 

Aidi'i, cpie oc fioit une t-hone ontenrlue, les I1icao9 «rc-ith^tique 
muHirjiïe de M. Comliarleu stitil f^uormrH cl, tomine Ii^IIck» Inniïuie* 

IleureuKenif'nt que celle innplitudo h penser pliiloauphlquemertl 
«I>oxi0tc L*hçE notre auteur avec d^J EroB M;eltes faoultûa d'anûlyoe muii- 
r-al* vl qup It^t ronarque* d»* d^Uil dimt «oh livri> aïmiule «(Hit tlvt plua 
in»tru(;livc^. Ouldion? oc qu'ollon prétendent prouver ^x coiiHidùroim- 
l(>H on Hlo»-mëmpa. Nous en tipprons proiit. 

Kn effet» «M eat conteaLable que lu muaique soit expresâive par ello- 
m^in^, il Test iTmin*i, qu'asHucIfl-e nu dr.ime, lu musique, en de tTrtaIn* 
caa, n& uous parniafle appropriée iDerveilleuïom^iit aoit â uuo siluatlotit 
8oJl niAme À un lent^, DurtnvK une niCinv Nltuntiim ï irniter \ plusieurs 
munletenA. Voua <ii>uautercK des dirti'rcreoh d'inlcrpr^tntlon ot dea 
dltTérenreu djins TexatOiudû d*? llnterpcLii.iiloii, IV cp point de t^ue on 
peut «onstAtcrT par exemple, que Doni/.cUi est plui exact que Ho»ainl, 
que M-H coiilreAcns musicaux siint tvi^c-^ rnreu. 1^ Sv.xivur *Ae Luciif 
par «a«nple vaut •■ à ee point do vue » 1d Triù de GuilUuniâ TtlL J« 
ne prélondfl pa*( &s6urênieiit qu« lu musique du «l'.vfui/'' ^gale c<?]le du 
tfif}. Jono m'oceupo point do Li muajque «ncllO'mcnio, moh «oul^mont 
de 1a Tniiniqua dnns son rnpprirl av^n la nitUAtlnn. !Rt c>Kt i^ntinrc p;kr 
oii L'air, juatoment eélbbre, de //j FnooriU •- (f mon Fernande cKo.^ 
mérite Ir noin de ohcr-d ceuvrc. tl y tiurnit I.l une cuncuxe étudu de 



ATCALYSGS. — CMlUniKU. fl<* tri Tfiifiti^ue ci de (tt pwio, W 

lostlc A ^hlrepjeiirfrf, fi prvt-îeAmeni rtarip le retire iTH«ft>V pnr M. Coïo- 
bi^icii. l>nnc, n'cAl-oo pAj)-' ontr« uno *llunlion donnco d'un« pnrt et 
«raulrc pjrl uar plLtmllté de iypc> m«lridii[ue:i ou ryLhmiqur». U y a 
lieu d>Kaminor qitcU sotiX le? Iyp«fl Us mieux iippropri?<t. b«rlio£ a dit 
<|ii«lquc chiJEW d iippnicliJint O^mbuno pai^ |)<ciia- dt veiA'ti.ui'j praimnt 
à |>arli« U th««o doB > ;jlhi:-vv * dû t'«xpr«Mioii inu«fciale. Il propane ii« 
aubntiluer ii r.iir tU* Houj:«l dt^ Livl^, ««lui d«i i/t Grilc^ ih DiVu cc ft 
TiSir du léii*>r lIjui« f^ Juiv« 4>olul d« In -Vr^rfï UrcAitf, tout «n ffAM^nt 
et le tevio de â^rihe : n lïaoltol' qiinnd du Sdgncur... u» etc., cl It^ 
pfkn>lc4 do la Mîtrueillstite. 

I/miérusiinL sernU, j"j>iiu^-int*, ck ilnleiïijinpr l*-s tj-pm lEiûlocliiittea 
ou r^'thmtquuti d<*hma loc pluH aptett ti Ir^iuiro municaJcrment iino 
«ilumion dminiiiiquc d^tuLÎc. Souh ttv croyi>iïB pu« IViitrujirlHe ykioc, 
Ayant #u l'occABiOin de I aborder plustourâ fu\t dans nnlre ûnaoïfçnrmcnt 
d'iklhriiquc mualcik. lU les rvaulUU nuxqucl» est pnrvenu M^ rom* 
bartsn «vnt d« n^luro 1 coiilirm4>r les iiôlrc«- 

A «1 pmprin. jf ne piib me drlerdre d'riphmnr im refe-rel. M, Com- 
bnricu tiLe À chaque inBtnnt ^Vll<.'nn' et l{cr|[ciz, do quoi il y aurnil 
luauvabr ^rùctf à ?v pUiiidre Auriuul à la Jiiuiii^ri- duiit U Ioh nlr. les 
(UlaïUfi, lo8 c<<n-imenlp. M- Combarlou eut dou^^ dif? qunliivA du philci- 
lojri>«- El cfimmo li^»* (Ion» du philnlojiue n'oht |MfcH ixn»tiirri« dctre 
nppliqudfl AOX t?Ktcfl icuflicaux, on devina ft quel pomt Ion anAlysoM do 
noLrc aiitcBr doi\i?nt ^Lrc t-'Urtcuscs, instrucUvc^it nciuvcllca. AuMlj'au* 
rail voula plui d^Hudon do toxlo encort^, dût lo «ujot mc-modu livro «ri 
éXtv oublia. J'auraifi iuuTi^iiIl' pliisdti t'itatiuiih tit tirées il'un plus i;raiid 
ntïmbr^ d'auleurrt. J'uuriii^ %itf\v que l«e iiiaitr«tt italier« Tiutiûnt n\ïn h 
contribution pour une part pliift ji-rtindri «noorv, et ijuVin ne traitAt 
potni OCA ri chc« comme dos Lndi^ontA. Car lo jr>ar où Ton nbordern ïh\6'- 
t'>irc da ilrkLTnc iilum^caI, 0:1 docouvilni piTiit*6trc qunTIc piAi:cpfCpniidÂ- 
roule IcA mailrett ilAliens lionnent doua c^cttiï hmtoiro. Je tiroid bJen que 
W^iiriier viviLEit no luiun domoiuiniU p;ifl et i[uit ne riSL-urjriuftriktt le 
dtf^»i«ur d# c«» roAitr^p, C~e«l qu'on clîvl c«h mjiirr^js ont ri>mpi'i«, à ui 
d<r^iv qui no p^nitt pM» avuir lïcô KiirpHM^r. oommcnt. noloii U ujituru et 
J^ momeni d'un« pfvMon, J« rythme dai mouvomtntA AnUrieur« da 
fliAfi peut chani^or sa vtLrnAeet «a furnc- 1.4^ «lyle lUiïfnfi manque trop 
cojvcnl de dHlmction^ ot sM vauI par qudque i^liciae, e< n'oit aEiut^- 
mrtit pomi p:it- in l'hotï don Icntics- Ku rnvandio, l*o slyle a de* (inn- 
titôs do mt^uvi-mmit incomp»rAbLo«, quali1i-!t uiuînii prx-tiquOd  propre- 
ment ymrltr qu'urAtuirea. tft cCHt <^c qui oipliqutf lit fruqueiico avtfO 
Iftqviollo >l v^rso dons U ddolMnaliOLi. N^niporto- Jl hciaÎI i(Uârt>«a&nt 
d'éiLcdltr rnvoluilon de cptic Ijiiifuo drnmjLtIqiie et de coni*liiler ii co 
propon que do' toU inverteia à ccIIoia de I i^rchitf^ic^tiiro ■lûmbl<^^t gou* 
Terucr eotlt ômlutimi. Kn aivbUortUrc, oVsl l'utiliLô qui d»nU lo clcaaLIt 
(]« la construction tout d'abord; l'idéo d'cnjolivor, dVirnomonlcr, de 
irolorer pour li; simplo pUiair dca joux u'uppardîL quo plua (ârd, Dnns 
b Duaiqii« UaMerne, le Irait, primie^vemenE, <erl ii enjoliver la phrAf^ï : 



« 



RRVVE PGILQSOPniOUE 



put>i il d«vjt<iil iiitï^en ireii>ruBiiii>ti. — MuU c'tf?it prr^ms^nic<nt ce qu 
ifcrit M. Combariou «Ur l^Jvoluiloi^ do lu iiiu^rquo! — S'il n'avait dît 
qoft eetrtf II ii'ftiirAU ncn dit (]i]o de vrai. Main i\ erdoiul purl^r d» 
l^voluUon dû U 1 pcnivo muficftle •■. Ki o^cbi calto <^volulif>^ quo tiott» 
toncn*» nouïi, puur trèx douteiiae. lin uiu^tqLJc peut eug^^ér^r dtM RralU 
inonto, évoJlkr don cmoLiouE^ aanloç^uoe ^ celles qui ont aijscaé L'invcn- 
Ijon d'une forme mélodique. D'une ninnî&re géni*ral€i. U mu3Î[[m* 
peutôtro uTtprorfiivo. finxf quo co iju^ollt^ oprimc soil uti t^tnt nionlpi 

déllniAHalilo ( i:mi> hlmpli^menl préii^M. sikUmK. haus qui^ ^ qu'elle 

«SGprinno HOÉt do l'ordro do Li pcniôo. Il y & U, mmino «ùt dit l'a^Cdit, 
d«ft cr AcdrRi " A nu pus conToudrc- 

Nouit ne sauHonv, en lirnssunt, trop romerd«r M. GûmbûriOLt d'avoir 
(ih£" loucïjcr il l'un des pi-ublimips Iqs plus ardus de ru«!ln?ilqu«. Morne 
il faut 1« ft'licjtcr d'nvoir li'op pri^suinô d« ac» fojt'cn. Cor n'il ne votait 
pa8 i^rii en i^UL dv duimer l'/tH^^uï, il n'aurAii pnjnl fait de «ifr^-e. Kt h'éI 
n'ftVAit point fait do ai^go, il ntnm Aurnit Imsao it^iiorer et In aiiuntion do 
In plane ot flOii nioyciks de d4fc»»o. llQ:ic il liou'i A tln^^ d'une lonjjuo 
ignormico, t-Jt c'oat pourqtjc»! non livre c» dâpil do nea * énotmUés ■ 
re-stp. apji'K umt, un livre qui liu fail lnnmt*iir. «rt qne noa i chnjid* 
qucuri H uïuflicuux Jee pltui expert»» u'uiiraicrt l'crlus paa ôlc C4ipal>|^s 
d'ôt'.rtrc. 



WftLftechek. l'niAfiTiVK ytLih--. London» LongniAu», Orceii and Cu. 

Il csi difticile d'être mieux infiirnu^ que Tailleur de celle allraL>jti]itf 
ot Kug^^ative i^tii<f«, Il A mturrot^e len voyji^enrA. lue Qithvlicju'itke, 
Uicn de fo qui IoucIk-, ùoR a \a psychçlui^io do tu iiïUBÎque, aoit ù crllc 
du iiiu«icii!<n, no 8«mUe lui &vi>ir tiohapp^, et cV^t niûrii^illc do voti* 
avec quellrr ^Uaiico Ti^erîvain ^e nieul h trnic^rs ustlu ma&se énunue 
do do^iunontii dont, at l'authoni^itti nViC pas toujcjurs direclëtneiit 
V^r^ftAblc, nn piiut bien QAirr .loulcnir que laur ûc^rù du \ruïso»i- 
bl&bl« tullit. clAnn in plupart fies eat. a luira estimer leur vnleui-. Ctittl 
du luoiiLA «liTiai qu'il mms n plti d'iipprêvicr el d'iiucueilllr le» roncJu- 
Kii>nH de M. Wal bi^i-ttelî:. 

Le» cho^oH c|u'iE nous aasurc te p;i9Hi??r ou s'Atrc puséna ne nous 
(ïlouncTtt i^u^re . c^est bien ftinnL, ^olun noua» qu'il laltuit que ce îixt- 

l*ft lïiujiiquc csWdie «-"cnticllement m*'lodt«? Uni, tl^ijouJ W;»t'uw, 
Kt l'on cbt bien pr^^a de? lourire. M. do la l'nliKue «iii-d autrement 
répondu? M, WailuMhek, lut, don ut uno autre lOpoui^i:: ou, dit mojn^ 
«"il parvient n dênioniryr quo cl> qm apparaît toul d'aïJord, dan» r6vi>- 
luUon de U musique, c'est, iiuu Ijl méiodio, icaïfi le ryllunc, novi» voll 
conduits a oetto induction j^r^titRior-iqui* tri^s ourlouBo e\ tr» vrcvi- 
feuuiblublc , itVAut de dîvl»0]' tlncun^cicminuitljen pai'lJt'Tn piopurLinu* 
n0lLe«) co qu'il noua o«c arriva d'appolor Jb dynde lud^llnle de l'aigu ot 



AMALT3E8. -- uALU<*cii£L, Primitive musU\ 



99 



du [;ra\c, ilionimc Adivfaf: li durée- t^t il l'atliviai^ccii purllc» prtjpor- 
tlCQTiftll«>- ^uoncl on dit qu^ine longae vAut deux brvvtïii, que donns* 
t-ou t tnitii^re, ai»un quu lu brève lient dan» U ûarét Vtt9 pl«co quî, 
rapporU* À c«lln do In lontfue, no triïiivc un ùlpa oxnc^taniant la moitié r 
«t 11 c»l vrftiHîmblablc qut^ le rythme nit derarLcv U mclcdk^ 11 eufllt 
d'un rjihme pour q\ie I on lïrinso i-tx mefum. Le • galoubet - <]« V*T. 
m»jour rsl rhumbtc acMitaut (!* son l^imbouhn. b't c'ctit justement 
qu'on l'ippctli* lo r.'ritEjr>iirriU'rf'. rritnitfv«ment U muciquo c«t dono 
aMoc^êe à la tlaui^. CUo o«l n^io ilu besoin de rl&naer. et coauue, h 
nolnt d'élro fou, nul nn da^i»» Ht>u1, 1a cflrnot^re «ot^ial do la musique 

U0 co quE prvccde il rcsuLu* qu» \*7» plus aiio:ons inMrum«nt« (>ont 
«eux doai ka sans tiG s? dialinjîuuiTt paf des " brultii ». On |>cut d£re. 
«D <t[T«1, â v-jlont?. tu «Ofi ifU \v bruil Ju lAtribour. Oït attci, l'Avrn do 
ikolre «utcur. Le i^uiiic lui par^^iL Mri^ l'un ûc» prciiiierfi \^nuEi parmi lo> 
iaairuiD^tntfl, Kt corin a>«ïortlcn «'nppulif dn proiivo^ litiiloriquec. Ld 
tACabûur appArail boAiicoup pluMlArd, 

*>n a prétendu qut IV't^hellt' uiuijcale primitive comprenait cinq lona. 
t.CK rcchcrcbci ethnola^îqu^i autorUcm une loue autre hi^pothèsu, 
pUBitquf? d(' vii>lLî^< lir]i'>'4 '^^'plt^nnpi», dont U fabrtcMi&n remonte axi 
treiiliciue *iî'dtj avant nutrc orc, ont uiio échelle diatonique complets. 
U'opiniou t\t> M^ Wallancliek App^florall ijn« discufinlon sArieUfW ' Doud 
ne BAUhon» nouai j cn^aiTâr. 11 nou» aiifUrn, pour Vin«CLu)l, dn noter. 
^ao «I cottâ opinmnH jUBlifiée par lc& fattr^. veunit à s'<Jtab)lr, d'«n oou- 
■clurc t[ue l'honime n'a pAS in\i?nLé la muaiquo on n'aurait m'anuioïn» 
nuemic rAr^on d<>cl«ivt>, Personne n(< rc risquerait à pi<niier que Tin- 
venlion, «;he£ rhuinme, cal lîtrcc au liAbArd. Et hÎ rlle eut, comme 
lOiu lo croyonq, «oumiae \ de vt^rîtnhlcs InîB, runivprfcAtit^ï iic ces Iota 
tArtOutOÙitc«t dr-Mhommf;» uc «amait surprime] rc /roujoura craL-il quu 
'Vhomma n>al pai iii^ mu^ici^n. mais lu-utcmoiit spLn à lo di^vonir, 
Nuu9^ ne difltona pan autre cht^^e IcjrnquoL naguère, noue ci:in»Jdi^rJon» 
1a muiiquc comme une invc^ntiun l]um4[ni>. 

ai le o~tliii3<^ précOde U mtilcdie. u'ost-Jl p&vnAlurel, d'ft^itrc p^rt, 
«l*tulmcUriJ que Lot promiera hommes ont CttanlA Jk l'unlMOD ou lieu 
'jùe cbviter h plu^icurH pAriîci^, et que, p&r suElo, rhanuonitj cal. de 
leftuooup, plus n^eonte que U m^lt^di^? Cher les Hoitentou l't le» 
KouT eaux >/ Glandai a on trouve des chjxnl^ k parliea cun^irrUiittr», til 
nAlM «lec une boMe d'flcctirrïpagnerjienl. 11 ne^l pas rai-c, ehox le« 

;uplco 9ftUTAjïe^9, quL' l'on âache accorder un jiL-trunicnl. Donc le;» 

htoona do fait manquent pour Taire naître i'ijarmoaio longempo 
aprè« U m^Lodlc- 

Ljk dUlinciUin du maàtf mineur et du modft majdur est, ou pftrtit 
ftuefti ancienne que la tnclodîo tn^inc- I^t. ehoiic rcmarquAble» Il ne 
lemble pui que Temploi du modL< rntneur ou du mode majeur eorj-o;^- 

indc k deo états cinotimiriulB dïfTi'renla^ ta muïîque.oiiginal remeut. 
fi*e«t donc ^ai ovprOHjBive. j'i^ncerdn otpre^Hlvc d'un étAt intérieur 



94 BtVDS PRIlOSanaiOUË 

déânlf II y a ionurtociips qu'^JuTa soutenu «L que Ivt fusQo* de D:ioh. 
fiar «x«mp1e, n'n;p(']inaii>(iE ou ne «uFr^éraient «ucuii «entinatrat, C9 
qut d'alllour» iiv t«i vmpvcUo point d'ôtri* atlmirAbTcmvnt bolt«». 

Je na puia qu'ltidiqucr au loclour tau idiïi* diroctr]Of>i> du llvrn al J4 
tnlfllgnftW fin lomnfnniil le cliapjtrc ti >iir l^orÉL^ïnc de la mti:4ii|iic et 
là rofc qu*, d'nprêi M. Walliischek, y jouorait lo wn* du tcmpi;, Ume- 
«cnHpf. Kncoi'c une Fois, si IVvolutioii \a du simplr au complexe, dr* 
L'inHUnt qu'il i^«l plu« fAOil« d'Imaginer un f^lhme «an* mélodie qu'tu^o 
niélodj« »»ti» ryttimtr, on coiiipi-cnd Ton bidi Ia prùceasiuii Ou iyllim«, 
J^ftJûiil«rHi qti« Ia sirrdltè lonfllp, pour- si rRi-f>f]u>llf dcilt, l'oal inflDl» 
rnGikl moin.i qiic l'incnpîicil^ de maKltor ou de daiiikt^r en mcsuro» 
Aïnil, touii'K t-liOstTs â^nïcsdaiUeurfl, Inu hammi>«, pri* datii leur toiA» 
lilé. tiant plus a^naiblcn, plua promptctucnt et pluï frtcihmnnt ncn* 
Etibles uu rythme qu â l> rut<lo(li^*, il est nniur-ol qui« leM plui^rrcuttaoKè* 
à U [^irrtTeptlon dr« i'}-llLmes aluni t^lé II.'» ijrciniors plninirB imnîcauï. 

L'o^ plAitlm prlB ^n «iiii-ni^mflfl sonE d'tnit*n«ilA mi^dinoro- Uaiii lU 
font nftitri^ un désiir ohrx celui qui Ioa éprouve, cdui Je «c mouvoir 
an Oûtloaoïî. Loh onfatiH dansL^dt au *cifi du tnmboar. PZI quand on c«l 
Unitiî du ropoa, rien n*«9t Açrénljl« irornaio de pouvoir rêgkr »b mou^ 
vomi>nU. 

LV^-ulution des aptitiidi;ftjiiueicale»«tudiée cliv^ Veiifaut^ donnoraît, 
oroyonft-rioun, d«a rd'uHftts anAloRUi^^nut^'onolUâlona qito M. Wftltn»- 
clicka«ula pdttonocd'çïïpuirfl et le mi^rllcde d**^fl|:i.T dea do<^uinrn1s 
oihncgTAphiquoB Et ooit pf>urquci] iiatts ue snuriont trop rccom- 
mandrr gqI excellent livro à tous «eux qu'inlÂrease U peychctlogie du 
muvrcKii. 

L-D. 



ni, — Théorie de la cotinaiâaaiic». 



Bd. Von. Hartmann- Das Gieuncpaobleu iiEei HnkEîJNTTJis» theoaie 
(EittrphUttome'tuloiiisi^fit' Oarchi^^ndei tiim df r t»ù<jli<iUt'i arkcnnlnia^ 

Nous avoiiA d«nfl cet ouvrage l'opinion dtr jM. di? TlnrirufinT» sur la 
pOH^lifin qu'iî ppi^ïend prnndre II IVgiiril du probli'nip d<^ In eonnai»- 
Bttiico. 11 rAmrfie â troi» pi^inti de vue principaux len Ihêorle» quo l'on 
p^Ut emellcc? surewlte qup*lion, au r^nlisme n^Lil, a l'ideati^me iraoft- 
cendanul el ou rëalîame ttan^L^cndanul, ol« avnnt de se deckler pour 
Ttin ou pour rnuin-, tl I^a soumet A l». critiqui* J» pkia «L^vi^ro. 

D'apK<9 lut, ]g» proposition 9 fondumontalijs du rt^ELlininu naïf ecnt tes 
•UiVAnt43« : 

1^ Ce qui c»l pcxvu. ce *ont le* choAe* el]ej*m^nic!i et non pj> aeu- 
kmenl tour ftoiion sur nout; ce mont moiu» encore desimpl^ft produit* 
de rimBgiiitillon. — -i" Ce qut* IW per*;t>it daiiii les fïiosc* e'y trouve 
roelloment <.-uinme on le perv^i^ l>^o'^ <lti'il y Ait ei\ ollea inoint carnc< 



t^nkiiOD po^L^■^|Jtl]>I«. ^ S" L'on diov^^» «ont U^c« «ûLre «ileti ji&r uno 
Cttiualtt^ ix-ciproqne, et cdlc-ci «bI. do bOiî cùU^, objet ilo purtcpliou. 
— 4* I.M cho»«B «ont comme elles eonl perçuAa, mAm« cpiADd oEleano 
nous AfTnclVQt pA», Autrement dU noua porocvon* do» cikûso* «n »oi, 
d«s fiubatanc««. — f-» Kn inttt que lc£ clioioi 9n soi sont porçuoH par 
tous kff (1res doii£fl de p^rccpEiDOn ell?« 4^on»lhuc;nt pour c?» ^(re^i 
tin A«ul «1 utiiqucr monde il« ctioac-t «n toi qur. en qanljt^ dotjcl utïi-» 
lerscl de perception, iotiac l'uttcTinôdittiru uiUBBi, t« lieu d«i peu- 
cétt««t de» otTorttf ohoï L#i divers nujeU r-on^cienl^. 

Une semblable théoHr a bvtucln dVtiv juMitï^P. dit M> llurtiiia^m» 
ntala noufl n« pouvons pfti m^mo Iul aiinhuor \o çnracl^r<> do conitAih' 
sanco tlléoriquc : clin a AUrlout pour fonotion de rendre po»«lble uni* 
oHentAlton pratiqua dain le munde; vWiy t^m Avnnt tout une iiortu 
d'abrévûttion c^ravonlioiinvlto «t fumuiuiipH Uana d'autres eoiiditloiix 
c«tt« tliéorio ne iO nouli^nt pM. «t cela poor lot i-aibOdi «uivintQi. 

af Le réAlîam« iiajf est «a elTot en contrndïolLon avec U cunocplion 
phj^qoc du mond». lîoLIfi-ol mnt on rïvidoncn \cs pHncipot suK'ftiiU ^ 
1* Noua ne pcrccTorm pnn Icï chotcM moines, nuiii Irïur aclioa »iir aott 
s«nft, — ï" Ce qui «ïl pfM'j.-a fie poul pin elri? ooimd«ri commo le 
cAraoliro mfmode» ohosca en acî, i\ IV^ceplkm de» d été nni nation» 
d»iu reKp&ea «t l« temps, c>Nt-.^L-dir« d<M tK'tifrmiTiiitioiiii du ntua- 
tîo<i et d« mouvement- ^ 2° i.a. Ka\it>oMU- r^kiproquo des choses uo 
|MUt élre p«rçHn qu* ■! nWc ^t.1 IiAa ^ uns ncEion causale «ur no» 
Mtn»' -* ï^ Loii chonc!! en joi. iadépendummcnt dc> chnntfcmonl» pco- 
duiu par U eiiuaalLU^ «ont oorminrifei cl leur- exiEiuneo r?il eonttiiuo; 
Ici perocptioiiB^ &u oontraîre^ sont int^^rmîtleiite» «t dUooniiiiuiï» ; le» 
chose* en soi, tubstanttelUs et doudsa d'aollvité, «oui imposKiblos » 
p«roeiroircL ne peuvent qu'être d^doï toi des percripUonn qu'elle» pro* 
Toqu^m. — y ÏJ» monde des choses en «oi est uniquo pour Iouh I#« 
najet»: roah Ici perDCptJons et les opfirnilons dcn peméc^ qui servent 
ft le construire pciur la conieience, «ont 4^ri t^haquo lujet conscient 
numên que ment difTêreiiteB. n:ième quand ellçs sont ttjut h fait aern- 
hUbleii par t^ rGnimu, 

6) Le réelrMno l^^ii conti-eilît sncorv les l'évuUfkte do 1a physiolofEie- 
U'apr^^ 1a phyAioloijie en elTct noua ne peroevoi^n ni ces ohoftcs ni 
|«ur Action immédiate sur noA scne, ni mûme lot extrémiid» do H 
longuo chftJnc dct cauie< dans le oerveau, mau puromi^nt oE «impt/k. 
meut In produit tout spirituel d'une activité ré&cLive cE im^onii^ioritr 
(U TAjne qui eiC incTûnicJemrndnt cl r^^^ulT^rernirnl niiie en jeu pav t^ a 
^brftnlemenU nio[<îcula;reB du corvcnu. Il n'y n que Les produits do 
cette Aeilvtt^, en tnnt qii'tli onireni danfl la f'onitcienee, qur tojent par 
leur nature »usccpt)b)e« d'être perçu». 

c) Knnn Ia rt^ftlinme nnif ect ftnttphtTonophique, eftr, dtt M. H-, la 
phîloftopHlr RtAblit Icn principes lUivAntri {•* S'ou» pcrccvorm AÏmplt^- 
iDenl la contenu iiidt\ijdiiel de lu eon^cieni'e, c'CKt^ii-dir^j lea modifïo- 
lion* d'an état d'Ame particulier. — 2" La question des chosea en soi 



96 



IIFVITK Piril.n«nP»l1|UK 



«st en dcïior» du <lomaiiiu di: l'ci^piVioncc^ — 3'* l.n <tuoFiliorL de i&votr 
si lei lorni('« tJo Tintuitlon f\ do la panni^c vcint Apphr.ihtois aux choaci 
en 8t>i icd ^upîioaanl qu'cllr--* cjiiïilcnl) sorl de J& *phoi'c dtf Tcxpé- 
rieneo. — V Le Tïionde poai- moi Ml un itiofuIp tuhjcetif (l« ph^no- 
mènoH qui »c construit à L'aide àc moa donaatioiiB et de nues ftincllon* 
UitolIcctiteU^K, oûHiscit^HlOï 01 ïn^îonsci^nipti. — ^> Qu'il J ait ou non 
^*ftutr«9 mondes en d(.ihur« de <ii: mofido dubjcctir LVxpérîooce ne 
peuc |ïJm nttuit le prouver, 

^j maintcnuikl nous piuMOnn nu point de vue do ndifAlUmc traaecoa- 
{Iftrinl» nous pouvon* y distinguer deu\ brati(?hr* ! ridcVaUsmo irana- 
«ondanliil conAéqucm qui, patCanl dt- ce fAit que rtoua na pouvons 
non couiinitiv de^ chose» en soi.nlo îa poHKlMifti.^ d^ li^ur exiitonce, ot 
rid^MiBcnc? tTftndOondiLUUl lufoii^ôiruoTil , (|uî, tout «n aductUnt 
^omme iaconcoatablo l>^ïatonoo d94 climtt^H «m uol, aHinu^ quo oo 
monde trftnAcendant no peui paâ exister dann les cIluIuo* de iVapacCp 
4ju Umpa et des rormes logiquâs île- U pcnA(^<>- Cns deux id^nïiHmoi 
repOAcnt Aur une fAunse application du principe du tler» cxolu. On n« 
■cormidirro que cob deux op position « - IWpaoo et le temps icut ou don 
proprii:li^A dos cho^L-s «ii «oi, ou d«a formel dv \h pensée^ On Iaïmio 
do coti- le ooH o(i ilfl Hcr^lont. iï In foi« de*t fririu*^» dp In peoït'o ©t dcA 
propn^tvB Jr? Ia choflo ei^ »oi^ P'aulrr \intï, oucoasMrc lVxiblt*iioc 
comui^ tranacondnmf nu imiimni?niff: mais on Iniflïe de c<>t4> la oa> ofi 
■elle ncrail â U fins tronscciidarile et imiimnent». 

Un a CEBû^^ di^ tontXvr l'itlt^HlUm? 4ur i1eu<t pi'L^uve^, runc d(5du(^ 
tive, l'autre cmpiritiuc. La premîoro de ouë prouves pont »e formuler 
do la façon sulvnnle : Si j'as^nlQ do penser quelque i-hrj^i^ quf dvpacie 
Ift Bphvr« de mii c-oujtelcnt^c ot par suite n'appartient paa à aou Con« 
t£nu. c#tt0 tentative r^chouc* tant que dure Jn ûfinduion tmpA^éo ft«x 
vbjctp. pour orrivcr à U pcnaçc!, d^iMrc neccMajrcmonl hora do Ift 
■eon«niencrr : mais, a riribtant où cûLlt* leiHa tive semble rAuMli-^ t» 
penst^o enlr« d^na la sphôic do La co[i«cicaco, de «orte que je no 
ponao plu* alors la cïioiie en f>rti mala ma propre ponsf***. O.-lte prouve, 
selon M- IL, no tient [ine. »i\ n'n^lt rie ridi*a1itn^<' incoLi?6L|u«ut. Mais 
bOTDOna-nous &]'ld<^n1l5me radli'nL La di^mnnEtrMkon indir«eto de cet 
Id^Alfsnac leralt irrérutablo si rh>pothc»o de rhétt^ro^iïn^]lroonip[ct« 
d'une c^hoAo en >ioi et île la i:onHCieiice Olatt t:la:rf<ment prouva». 
Mj^U cette hypolhè'50 renferme uuo pi5ti1]oii de principe* qui rcaull* 
de 1& oonfnsioEi du SDQptleHmn nveo \i* t\o^tnnu<\ï\« ue^aci^ l^a^c« 
qu'uno expi^Hcnco ^mmïîdintc ne noiii* Jwil rien eoniiaitro aur l'homo» 
g^iiAlt«V rie 1a e}inse en noi rtdiz itcmtniin tW X^cuRAOtcm*.^, nouv avons lo 
devoir de douter do celte homoi^énéité ai d'Atlmettro I& possibilité 
d'une héff^rogt^nirilr roiupli-ri*; mais nniiii uM'onn pan lo droit d« 
pjiMer de oe doute auv I lioniOffC^noilô au do^i^niatjdme ndgatifde l'Jiété* 
rogenéitépparct* qo^ nons noijafliiplluiorionn p.^^ là une ccnnrufli^aiice 
dea choses en »oique nouH vcnon»du noua refuser. 

LApr^uveompIrlqui^ dorempirUmir rfpnioAur rottt* proposition qu^^ 



Jonqike Upi^nAf^e ïCTiI (lr*'|mï'K(^r lWi>ï^ricTicp, f>n ne trouve on pr^Hence 
(fian ]«u do riBiit^ltihiloti quù aoK&tilîquDmtïiit. oit lnju«4Jnd ot i>Ar 
lEiriM AâriH Tnlmir, .S^il e-n cnt itmiiû Ja vmenDu derrait f<^ borrrr A Ia 
dèacriptiOQ di» phénom^nw- Le torl cl<? ptlto justilioation r*loiivc (le 
ri<léAlivnit?«c'tf3td'oi>pu!ieràunv petite? putv» eieiCpU tli? louE Hi^mcrul 
expvrÎQi^ntnl, nn« iMcp^non^i? pT)r«, i>xumpt« 4« toute- i-^bb^irration 
hilflWliirlTe Car lotil c»* <iii« ro»niîmnnîfiiip^fî<»nctiiïV-fil*iu"in»iiMU 
•ictriovdinntMmonl oomploxo do loofcjvitoafl ot do combinaUoiiH do 
fimnntioiMi irânjtfirraées par la pco^^ï?. 8aoA te tmvAll de Ta pcnji^i! In 
obsinc dos PxpiSrioncp« n'offre rirn qui tnérito t« nom du fociUAis- 
■ance ^ ellr ii'cnt qu'un r^Mr triBle ri iiibenar, l^t posttJviiiiitf cal hl 
banqueroute de Jft connaîpsa&o^, le d<f»04poSr rie la oeiotice eu eoî 
BOUb le drjtpi'Uu de IV^ptil scikuliUqu^ Te plu« i.*1ovf.^- 

BsAinîrion* de plun prÀR l'idi^ftli^nio trnnuconclA&ial coar^équcnt. Il 
•Xclol, avrjiit*nDUii dit, toulfî ■l^tflcallon portiUvc et tont^ VBl<fur 
traiw^ondouitAlo do U cat^j^rio do ta otirme on aol. IL «o limite ^bo^ 

tumiTil k U «phrtr de U enllscJecire i>U ik rimmali'înL Hdua Cattr^ 
forao do ridêftliumo, le coiLtenu de Ln <.*unfloicuou c« bc dÏDlinguo poc 
tlu r^re > il u'y a auouiEP différfiiice etitre to uiuî dniitt U wtUc^ et le 
mol d*o« 1« «ommoll : c« n^* aoni quo (f<>8 inoillDcaiione d'un voul ol 
mAne r^iK^ I/Idéa1i»iu<î tmnHroEvInntn] cnuHArjuont <T»t un lllufilon- 
iil*mo ibcotii, [| Qouu pr^4oiito uu r^vo ih/^bj*7U'rtitimî qui n'oal ni 
mibalBorc, ni act-idunt, qui e^l LnBubntAiitiL-| et incundktÈonn^. r^vc 
tiDtiquo ot qui m'a qu'un MuL point de dr^^part- Ce^ r&vo, «ri tout quo 
chaii^rtiiueiit d'[iu;i^L-s< ae puavo dau» Ii^ (L'irips vi, cotuiin* \\ «al uii 
nh^olu, j1 oHt d^montr^ par JÀ qu'«n un citrinin nanti x\ renferme on Lui 
Ift forme ilu l^mpu : IL »t temporel niLSdl bLi^n par l'nppnrt À «b form^^ 
quQ par rapport â *ott contenu. Coramont l'oxpliquo la {^ouialiU, Ia 
ré^uUrJtiï dcti pliènomênicA daim cotte hypotlirse^ L'Ldéulipiac ac 
r«xplïqu« p4i4- d b prend continu un fait ot l'app^Llo une causalité 
imuianeiile. Mait ainsi i] traiinformo !»«< obJel«d«pcrcf<pttOLi an cliouca 
•n «01- Aua^i p«ut-on app^or l'kkalliimc tranficondantaJ un fAaIismo 

Orootte eonccptLon offre une dilUeuJté : loe objota de pcrcoptton, 
<ibo40« en w)l EmiDAïK'iitcs. contitiucnt à exister mémo quand lE u'y a 
plus porooptio»: comcieut ooatfnuent-ttv à exister? L(l houIo bypo- 
tfeèw paaafililtf puur rJdt-nH'^mv. L^'eol d'ailiiiettro qu'LIti denitureut en 
OOtts al»Mduni«nt incon^CLonU : maiH cottv hypotji^e aai LRadmiK^Lblo 
paccv qu'elle o«t «n eoritradf et Ion avec )ct« oonocpt* do «ODRotiuii cl 
do pore»ptLon' KnAn ndéallmito cont<ïqueDt ferme In ba4« la plus 
dMnvorablc que I*qii puluK^ imaginer poar »ervir de îiupjiort â la ooa* 
•efenoo inornlo ot â I;l conieienoo r^ligLouito, comme ptmr le» d^ve- 
lAfificr.^ Il r^xcrcera rapïdnnieiil snr etlr^ une action dc^truatrkc mi 
motiani n nn les raciiix*" don vIK>n liront Eourt foro«« vital»». â *a\'oir 
Islûionnnt? irérité trHJi!iot>ijUantAlc do no« pvroopUon», la crojftDOo 
•n un IHtu et «n nn hommo rtfot* ot tran«crondant«. 

mva Hixvtii. — IS9fr, 7 



98 nBVUlE PltlLOIÏÛrlilOCE 

H\ iTwîntnnïint t>ou« Koin!on» l™ ha*ps cIp l'idj^Jilinnr trnnïoendfcïital 
tDConH^iionC, nous vf*}'ûna que la rrductût Jid af/^urduin de l'id^A- 
lUmd onnKL^qu^nt u^ri ^Mnlf* pitn mojnii ia vaU<ur^ Dch nhoi^M en Bal, 
eicxiipt(?4 d« touto roJfltïon ftv('V lu moli sont comme bî olka uVtaUnt 
|HU, L'icl^llim^ lranfiCv<n<fAniAl ln<ionHi^r]UAnt fiAHKo pnrqiiâlr» «^uipei 
av&nl Av »c Unnfifonncr en ràtlUmo tranoccndantn). Lft promi<^rc cbI 
l'avAii drt Tnxistf'iirr «ti *ol, iinaiilvi?; in i!f?u\ièiniî pst l 'ni) m lus m n 
d'une cftu>*iilit^ trajiBCctidaiitc; to trof^i^iiKi iiapo esl l'aUribution de 
Ta forme ilu Innpn h U HioNff vu »i>i ; U iirtniri^tiLi* (ioit&UL«> a rutxiQ- 
naîtrc l'capac* oomtnu to?mc tmn«c#ndai'Ltc ilc 1>xJ»tonc^ ot do l'tcti- 
vite Au* ohoe^iA on soL 

ApT^ ftvoir montra Jc« oontrad loti tin ■ entre Icr pHnolpo» ot U con- 
iluil^ dfi nninlimii Ii1i'a1l«trji, M. Il- pamn en rrviii^ trol* ffirmnfi d* 
rëalUme Ircon^dqucnt : le aolipAinme, le ipirltuahaiac imm*^ttr^4liatc 
et la monndotot^tc. — l.c ]»ohph<lili} :irirtiie qirjiuvun objet de n^pré- 
eentallon n'a le droU do eu ptfU'or daim un rapport tranorQiidantftl 
nvva une elionu en koI à U «eule f^xc^pUon du mol. ïl y a Iroii 
maiLl^red de prouvor que le mol »o reconnaît commo uno oho«« oc 
«oL Lii premJ^rn pnnMHtiî à falrn dr U formr vjdn df* Ia ironnot^iui» 
une Bub»tanon Indi^pendnnte de Tobjel. à U r^onoidérer «omm« ud 
sujet artif nt prodaotrur. ii atlrlbueT à ce rtujel une rralUé traD«<M>n* 
dant&lc* et die &dniut quo c« tujat «« n^oorinaît lui in^^ini? dann la 
conielenue. C<< i^rocM^ ««t iDjusIlHé et ioipraibïiblL-. i-.aj' 4.^0 Lt« torine 
de la coiMolenco oat pa«alvo «t no peut ko Tcoonnoltrc «llo-mèmo. — 
par la d^nilÀmo maniera, on tntili^ dn prouver \a nom iranNOinriani 
du mot Hu^ot oonamo aubatrat et producLc^ur do TiK'tlvItè Incollooluolle 
inconii'lenir. d«rit le produit nppcirjiiL romnjo l'iiniti^ du comomu»! lUt 
ta forme de In coTiacience- MaÎJ? c'est une teDlatîvc hypothétique qui 
8« tronvd Hur la irAme M^ne qim l'4»?<Etai qui roiLsIxte A rappcirter lai 
autr«a objota ^ de< eïioaoe on »oi «^ntt^rlourf^». — Daiiti [a troisième 
tnanlèrcï, on croit «tal^tr immi^dlnt^^mf iil danu )a fonotfon d« 1a voion|4> 
partii^uiiâro lo sujet tmnsecndnnt, qui, dann lu fonction de reprâean- 
tnllon, "a cracha derrlèri? l'objet. Cn pmcf^di* e*t nnpnro impraticable, 
cnr la fonctiot> de volontâ aotlvo comme laWa' rcptc «Icn^ellemcnl 
lncon]iei«ui«? huhhI Lien qnn la fnnoLloit activa ûi reprévantïtion qui 
produit loa objet» : oa no aonc jaTnala quo 1^8 bute idéaux do la voknl^ 
ou laa HunlInifrotA (inncTomltnnU qui lombeEit ûnm la rnnMi^lviiK!!». Da 
T«eta, à no ta^rdcr qurr l'hypollièEe du aolipilnrae, on volt quo Von 
ne gA^e rimi à admettra un mol i^liuite mi sud, Ln iK-faiil du soNp- 
sîanio. o'e«t qu«, d<J la d^tern^j nation mvaJojilalre da \u productiviti: 
Inconiielente dij l'Mre pfrrcov;int. 3l uh revii^nt gia» aux uauneit qui Ia 
déterminent ot qui «ont «n deliorn do U sphoro do «a aubjootivîlé. De 
plLTfi, U oonricienoo mornin i^î^frinip^rjonjenieni une r^aliti^iranHi^en. 
danlale dos autre* peraonna^ea du r^ve de la vie on dobore de la prc- 
mtlrra p«r:«onnp. [»n itilipsiste ne peut ir:>uver plarn priitlquonicut 
quo dan» un hôpital do fous. 



AftALYSEs. — njiRTyiiv^. (inmdprofitrm drr Krktuntni**. 99 

U, H- kar r«|>rr>cta dïlri? ohlipoos do r<fCrkurlraiixth4ori«a iatouiMW- 
bUa des cftu«e« oooaaàonntlidM ei de Ihanxianlc pr6ét»bhe pour rtJù* 
pUcorl hjpotli^M d'une cauvaliU iranici^ndunlo dans Voipiio« dont ollcfl 
aient rcxitUrnc^. Oicn qtic Ir apiritu&liamc immAtédaliata sott cTicoro 
Ipmi tti* r^mplftoer la pero^piioii par rhalluinn^^timi, lE rêpoiMl cepon* 
dant aOA «xiir^iice^ morales ut prAliqu^^ Iv» ptud tlnpû^oLJâf^a. Cepen- 
duil on ua liAurail l'admMtrn, rnr II ont auhuI lLli>gttimo do OODflidArtr 
le» «*prit« comme ohoAci en «oi et 4c refuser cetU quAlItè aux ct^rpn, 
qu« d'Be<^f>rder aux nrirp^ la qiiJiJtt# de choifr» en Boi et de la refimer 
uixeopriU, L'moonBéquGEic^ùuHpirilualiantoinkEnal^naliDte remontre 
eocoro «n r^ tfu'll v«ut tme^-r rl<>ii l^mlmn prM^«« d^H l«« oho«c« «n 
ao& «pirituellrA, alors qu'il ii> or» n pan. Qt^'cat-ce qu'un esprit «f^m* 
t>lsit4(» au mi*n? K<t-C< IVnfent qui joua, l^* nniitrlKon qi*J ne pari* paa 
00001-0. r«inbrTOD ou VcDat fécondé? Hst-oiï Is Hottootot, le E^Apou, l« 
OMUn, ndiot et lo fou* 

Lft ripon^ie â oettc difficulté «a trouro dans la manadAlofT^e. I,iC« 
moitttlaa ne dirforcni «Tilrr? e11«>( i^iiv par 1^ pauvr^tri au ta ri^howc 
de loor onnlciiu id^il el de eon toiA, ol pAr lintcnaitë du vouloir ou tic 
J'iîiï^rgl» d^JiiiikqLi^. Vn»* riutmtion rnplialii pour la théorie de la 
coiiaaia4Anc« d&a» la monadolo^lo, c'oai celle de vinvoir «M y a uue 
<MiiiaaItt^ tranicondanta et réHprE>que dM monadcit et, mil y en a uiu». 
cov&ienl on doit l« oomprcndr«. ^11 n'y en a pa^, it Tant revenir h 
rbarBAonle ppêétablto. SI un« telle cauialit^ cxiile, nera-c^e une fonc- 
IkHt consciente ou lnoon^oicnte qut Taccumplira? Ce *ttn évidem- 
ment nno fonetion ino>OMClerie, l,a f-anftn1H(^ ««! une munkfentation de 
force, peu- laqudie l;i nionaid« d^varao une parlEo de ea lorce Uana la 
B|>liêre de* autr<H monad^n. Nou« fivnm maintenant une mfinadolofçie 
quï oeiiticfit riolluK phyASquc. Mal» cioui HOmaica olûre en pri5«once 
d'une aniFù dlflleultâ. Quel lera lo prlrtcrlpi<i d'ijidJvJduntiou? l'uur Un 
mpnade**upéricurp!i. ce bcto lorçainamo, lo lyat^-ziie dynamique dc^ 
AtorncB pnmilifv^ Quoi xera-t-il pour le« monnrleA pr[mitIve-<, pour lei 
demicrA étéiitetitfl d« Ea maticre, si ee^ atome» ne i^ont pa^ identique» 
en qualité et en tniertUi^? Uh nn pauvont se dtitLnjriior quo pnrdac 
dUT^reaeeB daiii l'milui phy>lquc. Or en ne peut admctiro que trois 
iMMies de dlfli^rc^nrcfl : |v l'cippocUton ou la d^ffL-rmic^i- dlndleo dan* 
un» rcvtdnblAncc qualitative. '> atw dirrorence d^mtenaité dann une 
frjmklitude de lu^mi- «enft: ^'' un^ tWif^viTK:*» daiis l^fi «Ignée looiux 
BOtt* une similitude de mcnio «ens cl du ra^mc intun»Jl<^ l/inEensité 
de la marureitatlon de force d'un atome prlraltlf «uc un autre »at une 
Ifrmaïk^r variable dont la valeur e» chaque caa particulier dt-pend 
d'une autre jfrandenr varinMo, O^^tte ■ttconde grandeur varuWn eirt la 
tlialance (At>ilandi- Main cette dinianoo a bcaolu d'un ccirri^latif tran^- 
cendant dam le moride r^el. Deux grandeurv cnatliéinutti|itr4H <lot\cnt 
tdUjijura Atrc ad mi ho 9 comme a}iint une eiî»teace tran?^condanifl afin 
qOiO l'on ptii*ie admettre une relation r^grullftrn entre* elloa. IVauiro 



m 



»vcB miuHOPiaocc 



fi»rt, »uppOM<rLtB do* MTututXoun do nidiDV oti|>^e«i, t\e mAmt Indlco M^ 
même iulcusité; ell«» poavcot jnontr<:r une cCE'Uin« d^fl'érfiûdm^n 

vl Buscepliblc «Tftuf^mcntAtiOD ci dà diraintiiion : clic est doao uii« 
gruvlffor. et uno grandeur iiiltfuiive, tout eu im iiout DppnrMiMAïkt 
pAA comufi telle ^ c« BCQt Lt^B siin^oa locaux. Koun aommcn <1oqc dun» 
ce eau «n pri^iic« d'un ^yfli^mA h Iroin dim^i]Alrii4 qrii o^t te corr^ 
btiT traOBC^ndaDt ^ U forrac d'irtuitlon de U npatUIlt^, Ce Ayslêm* 
i|af ««t UA aitalûguii IranAC^iidnrit dr In npat^nliii' an dtnrt-tv^uil? Non, 
«ar f* ce que noua «avoaa ik- Ia rv latîoD tnuïMïendaQtc de» monades» 
c'oM «9 aoconi sur c1«4 poinu donnés aveo la forme d'intuition cpa- 
ti^lc; mail de aa difîér«ac« ou do aa rnacmbUnoe aur d autres pt^iaU 
nou &0 savona Tlfin, ?" Il armit lilîArrp qiin laraiiiïtAlJlé Lran^oeDJaattt 
^w iMNMdea cotre ollca comporUt 1c t^mp^ oomoio forco immaa^ote 
d^aûB action et, au lieu de lia forme npatlaln de l'IntiiHJon, un^ tormé 
analoirme, non spatiale. 3"* Comme les deux objctii d^ ccmparaiAon 
%ùtti doa «jaièmeit qtiautftatlfH, À traU dLmeiuïoni, c»atinujint iu;iiO<ip- 
Ublca d'une ccrtuDO Eucaïue. oin exclut iànni la^ poasibliité d'une difftf- 
reaoe et Von 8dm«l une preuve tonique de ta <patialilf> du la relation 
lniiB«ci»daQte doa monadoa. Noua itocnniea doue rameuGS au rêoJiame 
mcMpninniAL 

U uc nouA TCAtc plus  rxamlner que Ec n^aliamo liaiiACCDdaiitAL 
Quelljiii itimc «us piT^tautiuuti ? L« réuliime tranii-'cmlnaiAL itous oflTro 
une théorie de la uonnâi^Maoc dualiste, et c'oat un ;p^c de lupériorité 
«ttr Uo autre» «ynt^inta. car tniu monlAme «ai aliAtriill, viûv H mort, 
ail ao rtafonoo pAe ttn duaUamc oanh^^. [)u rcaio dana la th^one de U 
COuia^Rcanc». DDUï avorts iffnirc k Vcppruttl^m du ftujttt et de l'objet, 
do Tidcal cl du i^^l. l'C rèalidmc IraiïaccudaulaL «épArv l'cxpérieiic« 
pure d0 «09 nddlUona mtelleetucllea, maia il Tolt mËme dana r#ip4» 
rionco pure une tiid;catt[>Ti sur le? prupriôlcs de^ choses en Hoi. Il 
rooonAoit un monde unicjue, r^ol et trutisf.'enjjnnt de choiov en aoé, 
«t, àoôtd lut correspondant, de numbrcux modra phcnoinénaui. aub* 
jftetUb et Waiii. dc^nt le contenu et \e ehun^nimit ?ual toujoun 
déiorminôa par Tiutluji ph>aiquc^ d'un inonde rM tranâcendAnt aur 
tout sujdC convciect^ l'our lui Lnut objet d^ prrcFpticin e«t un objot 
tranaxndaat d'une rêaLitA lrafmc:endanlAlep main cette rdation Ira^is- 
ecndariiaJu de l'otjjtU ^lvi^u une ^Tii.ï%e en ad traiiHcendanto et ri}<alle 
ncat p4a une mUcri^bU duperie do iio« tOQdanco« întclleelucllea. c'eaU 
unA tonc-tïi\n knI«llccTlur]ln insitnfUvc de la v^MtA la plue profonde. 
Le réalianto trnnncendAntaL aftirme que )c pon^ia «euhmeni le pro* 
duti de l'AelliHlè de mon Ame et JamaLi \it cntifitA tranncondante; 
il sontieiU «u.-at que je duia lo^quemeut obli^^ de peuHcr une 
traDBDendaDte et de coinpreudro cvtte cau^ie trnniicAndant« 
UA* choêc en Moi, k laquoLic je rapporte diLua l'ordre trutsceu- 
daatai l'olk^ ao pe-rcGiptlt>n. 

Le rcoliMBie tfaniccndantal aeu) «'acoorde avec U conception du 



m 



AVALYBEB. — PU LA CBAS^ERls. Ik la cîamficalioit^ Hc. 191 
qiM noui impoveiil lee Kionoes do la wtlan at peut U lak* 

et refll«. «cf^ntlllquonif riE pArIniit, uriff liypciEhèiKr- M«lfl il eai mamk 
postulai d« la conacioncc «tjtaiblc. induGtJv« . îL «Mt uti poviuUi àem 
9C\uton ât U iiAlurCt ^o U convoicnce télérJogiijuc. île lu cuiiwâvikx 
iAOrftr« fi rt\l^ii*\tv^. TJ tm uiu» «ron^^uMii^ ûe JlntulUdA giénétiqtie 
da monde, iT^pr-onlaqucHo Jo« formes du florttcmi de U conaciOftOO 
réffolteoi de l'ippllciclafA df rinlellii^^noe nu monde rèe} tr&iuooadftfil 
et ^or oeJft doiT^nt c(rc ndcquAtt^ aux formes do J'cLblonce, Enfin 11 
mtt iin« ooriftâqiienre d» lu pliÉlosopfiic do l'iclonlité d'Aprr<i Uqiielk 
r«niîv«r»i unitc ayEittiôtlquc, q'chD divine d^na un msnifcatAtion <o 
#Sl4t*ncA «1 ronftoii^noe, m:il» trirnjtorro. riAns cnn dfuix «pbi'-rvtt. 1m 
Sa4fli«» nttrkbuiA ivt>\onl6 ot Idée), d''HcriQinc le contenu du moatk 
pluoodDiétiAl d'ofttèji to mâmo princTipa formol lic la raïuui, ot par swlt^ 
doit êboutJr dnn» loi dousi «phvTC« do phëooEnonc^ aux mOiaie* fonncB 
phéooBi^iuiloi- 



B. de U QnsAorlo De la CLâ5alPIc\TtD^ cutcriTE et si'BJtCTrv^ 

DIS iftT*, I)K r,* l-lTTIÎn*TUftE KT DH« SHENrC*, l'nrl», AlC»Tl. 3<»i pt««a. 

I/omTn};:« que publlo M^ de la Ora^hork pM cltvi»<5 d'npt-ri la tobk 
co irot» cliijMïtei H nti diîut tpu]nmrni fl■|lpr^li lt> porpu du llvr» ^ U 
premier traite de la cliiiHiJïtiUlioii nubjective dcîi coimfti*»jnKc*, !e 
second do l> O-lHiifeifleatfûii objo^tivu^ el le troivit-'nnr de In sériation o« 
d<ï U i^radtttîoa h auivre d&HB romploL dt^n élcŒont^ «ntér^curcmont 
cUt^iHAA. Le dauxi^RJo chapitre oat dob«>uooup lopluieontM^rftbte: 
il s'étend on efTct do la pa?^ «^ ^^ 1a pace ÏÏIT. 

Voici r9 qu'i I'auk^ut etitend par elasitiil^^ftiion flub}«>cllv^ 4it eUa- 
«iUcaiion cibjcrtlro de* connAi^:«nnci;]i. \,a premlrre ■ rlaii»lâc \o% 
selon ?>(■■, pur exemple, Kuiv^int Fordri* oll olks dcvicnnmi appHejiM^i 
à respnt de lliomme, ennelgne dans quel ordre on doit lev apprendre 
«t do quelle manière, ot quoU loni Leuri rapporta «nirc Hloo, non on 
dleo-tnôinOB, luaia rolatïvomoat à nous. t^D d'autroa tormce, c'cA la 
elstAlliOïtion d>>t arlR, li^ttro» &t «(7!onc?9 dnnit rMiic-xlIf'n «t Hoa- 
tmetk>ci- •* QuAcit la classification objcclWc n cï'giiI U oUMtHoAMoii 
puro cl simple, eello qui indiquo Icn rappûrU rédo qui c-xi«1onI ^^ntrc 
toUo et telle etclcnoo. tel et tri Arl« abstraclton fAÎtedn k pcr:iouQc qui 
loa «nterce, lOf Apprend ou lo« produit » [p. !1, 

Panui les idceii lrit^rt*n?(jknte& que M, de la G. eiponedAna le eha- 
pltry» eoiitaori^ A la etsiuilicAtlon nubjo^tiTO doti eonnalminoos, aicni^- 
louc ta suivante : Jl mcl au Tiouibro de? qualid^scoriioreUrsque Tédu- 
calioi< doit tondrfi À dévoloppnr l'ELptitiide nu irav^U niaTtuol. Chiiem« 
dlt"l1« do(l »avr/ir, au moinn ^sommairement, travailler la terre, foa 
mitaui. la pierre, le bois, vMre artisan uu laboureur, Bavoir boulnngor^ 
cuire, coudre, Ae fabriquer les obîets de pranlère néceeait^H ëigua- 




102 



RE\'Ut PllltXkKfkmiViK 



loiifi «niTOro H» concepiJon d« la vertu étfolete ; il «nti*n;l pnr U cfrtM 
voriu qui cohaI^U L ngir d'ftpt^s «on propre Intdr^t fclon oniondu; il 
fait diïrUer du IVgoEfime-Tortu Ia lempârnnc^c, la digiillv pcr»oiincll0, 
la oha^tciô féminine [pourquoi pas lu masculine ï)^ lamour du tr&vnil 
vi Vépur^ii^^ la liZitirtâ vX E'indÉpcjidaiit-e utdk\itlufl11i!H. 

Dan* i^ ûhApttro oon^aor^ ik \a oEuveiHt^ulion i>t>jve1U«, M- do la lï< 
uommrnviï par cfa^R^^r asv^i. luiiinLieuefiiiitiiiC k^i^ v^«rcic*i* de l'édu- 
caticn ph^alquo, puis il consldAro tea habitudon do l'éduottlo» morfllOt 
cl cil Un IvA connalHiuincfiB de l'^dncitllon iiilvlfciituullesou dcHiittruo 
tïoii propromont dito i aa division 6^<}cjirl<» des cladsifionllou* nnU^ 
rleurt-« cri ch qu'U f^ilt rentrer dans les coiinaUsanues eiou Bi-ukiu«iU 
les êoionceif, maict ouooro li^s arts «t Jvb L&llr«e, on un mol lous !«• 
pfuduili dti Tuctlvité di- Teepril tiamalikH 

Avant d'arHvor â Ha prûpro oUi^siti cation obJQcUva do«^ ncloncoOt 
IcttroA fît nrtt, il Eîfini^acre doA dés^loppcmenis nasex étoiidua à l'ûx^ 
posa <Tt â la critiquo dos lyaléaK^fl auEi^rJeura do claâsifiaaiion do 
80tmiGcd. Drï B^niùiûf-'A de lïriilliam et d'Ampi^rp il roiiciiil cumiiio une 
Idtra pn^cL^une U <iSHtmciiim rintj'a l«a aclenoee de la naiuro t>t \^% 
«oicncv» du l'^ftpcit. JL n^^rorlie onUu autre» cUoscb à 4SpcQ0«ïr d« 
n'flvoii- pan ûnvlflas<i lous les poini? de vu* i la foîB^ niam d oonildère 
couLiEiu dt-vant demeurer la division «p^iici-'rimme an t;oiiur?l, «l>»- 
trftH-ooncrvt et ubvtrait. 11 s vl^nd ^seat longuomeut sur U cL^Kitilî- 
catlon do Woudt <*t on raproduit mt^mo 1« tablrau^ Il louo lo philt^ 
aophn alioinntid d'ftvmr rAlahll <'<3nEro Spencer 1^ ^rand «mbraricha- 
mcni dt> M^ieucea *Ik IVuprit tMi Taciî iln celui ilan [«oiciLci^sdo la naturo« 
d'Introduire une di«tm(?l^on hourcuso entre tes «ciE^^ïcea g<^néraloM ot 
l«a ■péoialcs. clo., mais il lui rrprochc lu uumpl&xlLé do aa claulGc^ 
tioa^d^olnro fauflso la djviaion do Wundt on sojiïno4j>ï formHUi(,ai:i*QC«> 
ri^oUca ot acJcnCos philoHopliiquoa. ai ostime quo dans son «nacmblo 
la c]ai««i 11 cation do Wundt, quojqu» plus rôcenle, osi inl4riaur«- à 
collu du ^pujEcer* 

VoiOL ma1nion«nl d^apr^^a qiioU prlncipoe M, do la H. construit »a 
propre: cLAHxiflcition- Il retient comme im^rartpintca . 

4" La diviHîon ■ponoâricnno on («lïnorel, abnlrait^ooncret ot ubBtrAit; 

Z* C^Ilo de Wundt eu acieaces do la uuttjrc oi scieuc» dg riiuica- 

S* Ccllo du mémo on Bc1uEM;e}^ t'éuf^raloa ol t<(j scll^irob Bpvtiialoa: 

4"* (l'ollci do l'iaton, d'AriMote, de Hacon^ de iîentliam et do d'Alom- 
bcrt en itcicncoa relative» À dirTureiiltuf faculté* de Tcsprlt et k divora 
butv; 

5° Oollc de Platoti et dcfl miÏRies eu arln et scîeiiccB. 

Ujub li> détail. ajoutO't-d, loa id^ïiss di^ dutinclioiL du quriliLatif ot 
du qiiUHtLl.itir» do la Huccesninn ai t\a In ooiiL-oiEiitanrc, du lemp^t et de 
l'eapoco, do La niame ot do la moléoulo eout ft^oondoa auaai ot dcivont 
ètru utUiftdEB. 

En outre it difltin^o la olaaaiiioation oxterno ot la oianKilioaliDii 



iDUmet o^uat^-tliro d'une p&rt l« iraoo tlca lîmitcti ot l'îudio&tioxi ilcA 
rapports tfïiirtf une hcIoeil-^ vi iiiiu auir«, d'autre part l'étal)iiEir(tfm«uc 
d«iidiviaion« iniiMouro« d'uno toieno«t 

nAivt («« lctlr«3 cl ica nrxa. l\ TMargit cnûoro en kHtroduUonl dAn^ une 
KUtidIvliilon ]vs (icdUiinllOTiK bumaïain (;ui ttintllufiiil Lculniviiux, Appll* 

1t dlHttii^ui* uiiL* cljutsilluallun iiuVieuliv^obJL^ctlve, la pluK impo^' 
tAAlc, uao cUi»[»ilicatiou objoctivo «t uuo subjective. Lu ijrcmîvro »d 
raliacko à riDdtvisiUllu'^ du t«niEr et du beMu, du oompreiidrv «t du 
vrfti» da vouloir rt du heu. La Hccondu oonA[«i«i iUn« k c1ftft#0Eacnt 
pRrnbjflU^ on allnni du plus ximplrau phii romplr^r. 1 Ji frliiulflrAllûti 
«objective p«ut i'éxro de deux inAnicii^^ : ou rolativcmcnC à l'humnmtâ 
daiw ion cvolutkïft <ju ivlAlÉveiiieul ù l<7iifjiDt qiii Apprend : nuivniit 
TMilcur, rbumauité tri t'cnfani proot^dcfit d'une façon inverse : Vnna 
iM4 rK^c du eliiipli* nu (.vJmptne, Tentant \a au uiit\irtt\vi< tnilur^lltf* 
meot du c<i&L-rL3t i lAbBlraLt-ûonerot. puî» a TabDlrait. 

11 dUMnffjifT rnrnro du» sclencca objaptiffrs i<t d«fl «rlGncfu Hii!ijf>o- 
tivc» ; ftinf-i la mALtiiSmntiquc est une acknco obJeoUTe, maiA par le 
rAliinnnnmt^nt liont «llr %o wri potir ftindcir «» thrto^^^^nB, elln «i; 
réfère À une :ielcO€c subjootiTC, c'a^t-à-dire rapportant l'objectif au 
flubJMsttf, la logique. 

LViemplo fiuivani fait bkn comprendre co que J'aut«ur oatoiid par 
«CicOft^a g^rt^nlj?ft on flpA^f;lAl^j« In pplnlun^. l'Arrrhli^olui^r U A^^ulp- 
buv août epéCLal«4 : un seulptrur peut ae paa eavmr peindro; maU 
P^lBtrei amhfCAnin ai «rulptruir doivent ponvoir dannini^r lo dcAiin 
•*t Ainai l'arl commun ou l'art i^énërah de mJ^n^o In ffriLmmAtre pour 
toutou lev brniif^haii de In litn'^ratiin!. 

M.dela G. tient compte ensuite do U eompUxil^ et do 1a nlmpliolt^ 

Il inUoduit cn<.'oro doux [louvcau.v points de vua. celui dv IVlil dnna 
lequel U Hciniicc! cxinio pour l'hotnmci et oolui du milieu où ne trou- 
vent pJfte^i IrH élT^>i. 1j% «c*lencL-.d](-i[, peut i.-.KlFft^r- pour l'honnino i 
troia Âtala différent!» : ou bien il U docouvrç, OU il lu perçoit uimple- 
■MOt» ou «Ile lui «in iran4nii«« par Vena^EgnvEnent. Quanl au mdivu» 
il coDBld^c l'capoce et l« turopa ; ainei il y a de» arta qui ao martifea- 
t^nt doni 1d ifîmpfl, In muilr|ua par exemple: d'.iutr^B uq nrnntfeBteDt 
dani» lespace, comme le^ orta du de^iin. d'aitUen enlln tn^ oauilUi^- 
tiMit dam l'uD et Pautre. comme U littérature, surtout eommo la laU- 
mure dramatique. 

C« qui précèdv «applique à la da««ifl cation externe et en partie 
MtMi h la cbtiailî'^atlon iuternc, A l'i^gaid de celle-ci eu particulier, 
H* dft U O- luiroduu unt> nouvelle divi»ii>n fond^^u Hur la coutidvraCioii 
d« VéttX «tatlquo, djnAmiquiiouHtatieu-dynuniLque païuii^mple. duna 
laphonétjquo en étudie a Tetat biauqx^e ta natunt dfin phont>niciR, a 
l'état ntatico- dynamique lcur:i LrAnHroriiiatit>nb HpuLitkn^e»! à r6tat 
djmamique leurs cbangonientfl aoua l'actLOQ d'autre« phiontooa. 




IM 



«EVDI 



IKIB 



Telii Hitzit liTfi j>riiivip«s Ùt9 Ift cluMifiCHtiou uonveUv* pruposéo par 
M< do U G- t*fk dh'i^ion fondamenUlo. ^&hJk' ^n poîal ilo vu« 

loitTM 0E>rrûiipandMit â U loi» au boiLU «t à la aonttUiLlltd; â* 
«ctftnfïnji pnnJtlVHdfi U naturi? tii^Tri^iHiriduiil à la fom au ml aet À 

»u lit] filt huiiiniiK UEirruïpuiLilArit à la fute jlu bieti du lall hiitiialii «( 
ft lii r(>Ioiitt- fp. Sl))p Vu oxpoH« di^LaiUA d<t6 «ubdivUionn qu'il 4Ub]i( 
eiiBulte uouK eiitmEiiemU irrip liïiii, nom* uou» ooDUnUtroiTs {|« m^^ha- 
Ur lue pufr«agoi» tntf^rovKAntii AuiXMnU ; M. de 1a il. conllid^^o ju«to- 
RlAnl le mmaM rQniinr In KUOccHHcur mi ligne illrnctn du p»êîiii« 
6piquc: il oao diitinguor, avec di>« réserve*, il ont vrai, lorsqu'il parla 
d«a HOlcTtionA poAiUves objccUvas. b sciiciiCL- dv l'iiidivjduul et cofillu* 
jçent et la fioienoc du g^ni^ral : uiiv pctroîllc divibioti choquera touct 
ceux qui cniitlnu-fiii d'^dritelire. »ur l'atittjrilr dv Socrare, d« Platon, 
d'ArUlolO ut doe «oolastiquo^r l^'ll n'j ^ P^" de sctenoo du pArtiOulloT; 
inaSfl il L^t IncoiilontAhEit i^u'on peut ooniinUrc s^'ie^^tifiquriiient l'Iiidl* 
vidu<rl : rhlniolrCr Ib R^OA^raphio, qu'on s'acoordc à appeler idonoiM, 
sont A pmi pr^ rntl^Prnient des adetiCH*» de rinilJvidud- 

M- do la G. attribue nan» liétiiler Is. vie tm\ uiiiièraux^ il dôoJaro 
mâm«, mn\a \\ u 1o tort do i^v pfiH d^v^loppar hh \t^aii6t. qu'ils ont de« 
fonotiorkAdo nutrill4>nr E^nrlnrtt do In llu^ologio, il fnil <rotlo roin&rqu« 
iiit4r««8&nU), GontlJ'Eni.^c, «fîmbk't'il, par TexpiTTionco, que lonqu'une 
roliglon «o dlstoot, c'mC d'abord 1<î dogino qui a'otTaoo, pul« la moroJo 
parLltIull^^t? altEichr^i? à aaiic rnli^'iuii. pulii \c euUn citiîrleur, uridla 
que \o développa! me lit dt- la r«ljjfif>u «o tiiii dans Tordre iuv<>rao. Le 
jug<-t[ii?iit quM purU 5itr Itfs rn[>porU de la religion el dtf la mi^Lapby* 
t)iqu<T efit irnportaMl A roUvcr, attendu quc> M- de li;^ G. ne çnvteatto 
uncarm lioftlIlU^ conim l'une (d c<ïi)tre iViCnî : U nii}Uphy»iqu« atsK 
la vloo efftnntiol. dlt-d, qui lui ^tPit commun a^ne U thâolo^rle, d« n« 
p&ii VAHfiurRr dn «rx poiiiti ûv dt^parl ; ifi-pc^nduTil » lu méUiphyitjquR a. 
vlvûnicnt albiqu^ la religion - {p. ti'i). U fail ^'^raluiiicnt dt? très 
lionnpji rntnarquiiB lur In payi^liulujjïiu. quoiqu'il ne huH panuri pvyclio* 

loguc do prorc^ion ; a[nj^i 11 iMlîi;io JuAtajuonc quo la paydiulD^^ie a 
Tiilt loiit'l«ui£r^ rauHse fftiitt^. a ^tnnl iralliîo par la intllhod» d4.^iiut^tive 
qui no %y ndaple Qull^ment *, main U auLf^àre en dînant oa^uit^ qu^ 
1a puycbologm InductWc t*%i cnaore une «eianc* en voie de forriiAllon 
pliLtAt que prito pour TcnacigticiDcut : loc idualkna, la mimciirt^, la 
dunVî iIp* pluVitonifnvï psjiOïoUiyiquvB tt d'autrp* |K>iriis nui-ijrc %ttnx 
d«pui5 aitiex loti^tempB ûv']ii iîiwlive ^kvûc tQiti et dv^ Aujourd'hui Ui>a 
■uffitamm^nl cururue, 

M. de la G. idouliliala niorato A. la eoionea eodab eubJooUv* : o'oat 
U uiii^ c«iit;4^ptlon da la inoi'aliT qui eonoorde avct; la plupart de o«ll«rs 
qui Bout <<xposi.'0« Aujourd'hui dann Ici tfranda ouvrage» »ur la morale, 
4 Oit de In AotTli«L<^ ullc-jiif aie que vU^nl k eimurt^rlnaLluti ûvn octiouii, 
on ORt bon ou. mauvais toujouru cnvori» quelqu^un « (p. S£ST|, Cela a«t 



vrai, muif. o^jcctoran>>nou«> tl ne faut pAA conclure «aclunivomoiil da 
là que I le moril t-t le nocM tw font qu'un b ; cii r^Allté le iiiorMl otfC 
[iDoioa ^Lccdu qtie le^«oGial; il me rattnclie îi U r?liLli[>n oocUle do dlrU 
^^vmiiti ilirï^. iiuitreÀ aerviLirur, Kuuvtîniniil à gituvenié cl en ^è.xMrvu\ 
à la r«[ailcrLd« fort jl faihM; ^ïitr-^ "^aux il puut y avoir d?f( rapports 
Bo^iauK, main le M^niimcnl du devoir iie p<jut paa ne dtfvelujjpor. 
La dorntere purlie da l'outmcn de M, do U Oh traite de la |*radattOQ 
Mllvre daiu l'emploi dci <HAn]t*;iU qu'il a antérieurement o1a»r»<irt^e. 
[«von* i^\ te< remarque! «aJvnnlOH^ H veut que l'éducation sott 
le, c'eBt^dirc distriburi? ^v trtlu sortes qu'nltr ait fnunil Un 
îréauilttl utila à quelque momeul qu'on rinloiToci|><!. El didtingae riua- 
ImotiDD e«<ïinulaîn- leutiei^EieuiT-iil BrscuudaJre Bpî't'tull ri l'iiifitruutioit 
tertiaire faecoadaire «la«8iquo aotuell^J. LHnsti-u cation tertiaire doit 
èlr«p HuiT»i)l lui, eïicyrlopédiqu», aveo pr^omlj^anoe pourtant doa 
«onnaïBionoeii qui tiont Le plat natureLloa (cenniiiaAanc«a concrbiee), 
oti qut KiTrve[il d'iniiinimeut et de fondement aux autren» ou quJ alilenC 
Le naioai dana \% lutte pour la vie; au point de vue de Tédueiation 
Boratu. Tauitur retommuudr! oummc c*e qui cal Id plu» iiHturi-d et lo 
plue mile U religion dil-poudl^e do toute id^^o supentitîeuM». Quant â 
rinntrnotjoii niïcutni.1airif, «Ile doit ûtre pr»e(|ue eoiiïreineut «eifruti- 
fiqtM. exclure \^'^ cornaU«anoo4 qui no «ont pn» d'un iit^ojce pirfLtiquo 
fp, 2M.>, Bnlln dAn*k l>rïMttu"ernent primaire il faut dnv.tiitnifn enooro 
dlimlnfîr, s'en Eeair i l'enAei^eTneM puromont ecleatlllque, supprimer 
tooi o tûx l'Iri^tnietlvin lutAr.iUc quj pri'a^ut» loi \v± plus grnndK dan- 
gon : en c0«t elle inapire U viuitén \c dé(*où1 du travuil manueJ^ 

L'ouifii^ dfl M> dcf U 0. tbl un pt-u ué(jligr^ souh Iit rftpport dit 
styk, il eM parfoïi» irep «ee. Il ioipElque iii^nnmein» un eHort Liofinîd^t. 
table de réflexion, d'ariRl);«e il ûe H>nLhrsi?i^ Il a encore 1o mMta 
d'Atra original : oti do lent nulle part rinHuenoe profonde de quelque 
iloetriiwf que rxittoiir Rappliquerait àiulvre, Loh prEui^lpiiIeN erlliqiu» 
qu'on puioae lui ndrasnor ni>ufl puraÏEuent î<tro lod suivunloe : 

Uii'apa«aiiJfliiauLmeut dêfltii ceciu'Umitontlp&racîoijoe. c'e!»t U du 
nnta an défn^it fréquent, »iikon K^T>6ral, choa eeux qui fL ^appliquent ii 
oJancf le* Acleuoe", Cent ce qui oiplEtiut^ qu'Un ooinincTltml hI Taellc^ 
méat ootle autro faule^ commiiie aiiui par M. de la fr., di? pbraLtre 
cïonaldi^n^r la M^lorkoi^ onmie un ftrn en m^I, presque lllaUnl^l de 
rtioffimc lui-m^nao. loa livron favoririent d'AÎllcurE t^vîdemmvnt celle 
iandaneiîqunuouaavnnii k liypfiflt-n-iitrr la Hulenci^: ou iMLpuiti? kvroiru 
que la ieien<^e cet dans le* livrer. Main en n^alil* la «clenco ou mieux 
«MOlrea^BBMBtiiîlUineMt un état eubjectlf dr mfiuu^ que le langii^ 
ou parler cat une fonction p^yehophy^iologiquci que la di'^eetion ou 
d%ér«r eat une lourUon pliysloïnjïiqur*. On peut ajouter que «avoir «at 
un ^latpajeholO)?iquerelah\emcnt hcjinoi,'^iit>, quelle qu<^ftOtt laohofie 
qnat'ntimlt, quRp;irexuinp1e Iccbimïfitc-Haitaeusiblea^rntde la mfmc 
manière que le ph>-aloLen. el que par cr>n8iiqu*iii il y aurait peu 
dlot^r^l, peu de chaneuB de MJteue à toaloir daaser lea acioiicea 




106 



niiwK 



nuÉBÉdn» 



priALVi en vIlea-mèmeH- AuHal ce que Von classe «ouveitt, ^t ce qu'i 
tui mOmc elavafi «ouvcni M. do tu fj-, c« lonl ke obJoU connus plutôt 
quo Inshcimiccfl. !1 eut clnircn offclquc quand on diâtingue 1rs itcliîcuvu 
d<! In Tijkturo et odlciD do Toiprit, par cxomplo, en cIoûbq les objet» et 
ItSM i»h^mimtin-a cmmus Ul'ei [jIuIùi qui- les HiHeiitîns HIcB-mfîmM. 

Eriilii \iuv critique toiidjkiuiinl^hkk eu^'uro à udroaa^r à t^utcd lo« 
cluiTiîtîcviLonFi nies H^'k^iK^t^ i<( À celle qui* propose on prirticulirr M. Je 
la 0«, if'wi quu ««s claealllcaUon» aonl artîlkiolles, M. d« U G. s«inUo 
bli?rk faire alliii^SoEi aux rt'^les de In dnfiHi H option nntjrolk quAud it 
parle do cUhsnr  tou« l^a poinU do vuo; mois U na s'ogU janijus pour 
lui. I omiiH.' pour K*is pr*'^<li!pe*3Purs, qur de poîïiLs lU- \ne t^xUrwMre à 
la aoionuo : a'OBt oomtucf êi quelqu'uri (;royail jivoir fail luiv ctaËeilîcft- 
Uoa uaLurvUiT de t:erluiiis atiimaiix jiarue qu il \vh uurait reuin'd^s ^U 
«0 pliant pur rspporl à eux duiis tcutOH les pi>BitiunË possibles : an 
clAMNitlt-Miod HoraLL eckoori? ï^rlltielell^. car 11 Aurait nr^lfg»^ loQ« le* 
or^flnoo inlt^rnoK- 11 oi^t martU^i^to d'AllIourti que cortAtiis doa poi)itsd# 
vue rnumi^n-j* ^i;*r M, <]<• ta iï.. pûuln'lnî iiii'nic Uiub, *i>iil extr^rieur«à 
1a >oiciiicc : d'nbord onnaidL^rar. rommc il \e fait dans ïjl oltiBflifloalïou 
objrullvi?. robjcl lîotniu ci non piL-i k- fjiii inOiufi Uc savoir, tital i^ou- 
sidor^r quutquo (ihtJao qui u'aifu un rapport là vii4> ikvoolo fait do «avoir; 
puis Ho^Ti^uper desiiklILcuxdu u^m|meUk)ïi4paro. c'est encore ^vido 
mont *-cn tatuv a dos oArActcrefl non c^sonti^^la do U ecioaco. 

On pourrait adrc^^nr nTL^nm À M . th: !n ii- un rertmu rmiubri- ùc u 
tiqiic£L de d^taiL par c^omplo lui faire romarquor quo le pnrnUuh»m« 
qu'il ïMliiiei cuire riitttUit'^'ucîu, le vi'ui et les soleiuifïi riAlurtOlcx «t 
oxaut^d, lu vuluuté.lo biciJ ut lus qvi<jiLcuc Iiumaiuus, la Euiicibilit*!, 1^ 
beau et les HrtM eilettresesiun peu anillclel ' UvoloutA» paroieruple» 
pout poursuivrij lo vrai tout commo le lilen. 11 rut juatlilo pa« Huril- 
samtncitr laillHi-liiciUm qu'il a<lri3<<i conkinn rondam^ntale ilft* itcieri««« 
de TûtprU et des }icicuoc:i do la naturn. «i Von oonsud6rclù jïa^oholofcio 
h^tuHk. nti scîniU'il pan blini ilifritntfl parfuU du la dlslini^uer Ûa lu 
phyalquo ou de U phyaiulogio? par exemple no oi?rillnc^t-cllo paa à la 
ph^-siique dans l'étude ûvyi veikaaliouA de luaiei de la vue t nVxisti^-i-U 
pas urio «denix' qui Huppollfi psycbophyaiquoy La coucaptioii quo a*, 
fflll M. ik» U II. lie la phllLiartplik t'*,t ir[>p influencée par celle» dM 
IruiLOK iSli^montntrea fraagam dephiloeoplilo^ qui la oonaidAront oommv 
un «TURHible lie qijjAirr wîlPHoea, dontiroJ* psyrholojrique*, 1^ psycholo- 
gio, la logique et la morale, et uao quntri^mi^ qui n'a aucun rapport 
étroilavei; le» prâci^Jeuleep .savoir la nnHapUjsique, «tirtede sripuce 
du surnatun^lr Celte «onL^&ptLOJl de la ]>liiloEiophie tend aujourd'hui 
k disparaître el â cire reniplaoï^i? ])ar une aulru lieuucuup plus facile à 
di^f^rndro, suivant laquelle la pliiLoRophii^ u'a pas J'obj>jt spûoisl, est 
ujir Himplo niiillrallrm du savoir, tiu e^tai^iubliT de ^tiiiérhliriatioM* plus 
cnmpréhcn^ivoH que oollca des scicncoa sp^cialca, mais portaat stir 
IcH iiiiïmea olijeu. 



tri 



REVUE DES PI-RIODIQUES ÉTRANGERS 



IftDI. Janiiary. AprJL 

l'hégêli^TxUma et a^ critiques. — LUpoiisOu aux crUîquM ûe 

dlstlnctîon entre la mctaphy^lquc ou nntT>lofflc cIlathtïDrIc de Ucou- 

iiAî-nwi^t, L'imitation. chQpilre d'hUtoire rtùttiT^H'? de ta cotiiCiffnce, 
^ L'imititlon r«t mil? TL^mLion ^lurivori-inolrLCV ontinnire, niAiri&veo ce 
O^nkctcrc partitiulior d'Stro - cir<iulairo >, ooMt-ù-diro qu'^ïlU ropMo 
Aon propre «liinulu^, El]** h^i tlêcltiic iIa Ia ilifViHit île 1:a rApi^lltrni^ fin 
tieoroloçio vi or p^ydiolo^k- li'niitrruL' Indique on qi^o) IL n'accorde 
Av«*c Tarrie et -Sighcio et ru cfiiol II l'rSmrto d>ux: 11 Indliiuo iiuahI I«i 
rapporta do m thcae avcc Ica thcoricii racontes sur le mouvemont 
organique iR:mor. V«riA'orii. Kilhiio, vie). Troln e«pf<trpdi d ' i m j talion : 
1* 0ubcortic«ilcs Q\i bJi'jlo^jqutD [tMo qui tmul au-dcgaoun d« lu ooti* 
ftOlcViM^< ?'* i-'ortir^Htef oj pHy^îioN^giques fiiiiiter d^b .lonn, des iiiouve- 
manUj, ^ ptablîqucv ou corllcale» «ccondairc* (pb^omènoa lociftux, 
oooto^or, morten, etr!-^ 

L&imii:' R'7t«xi*>T>« rtur t« tnntàrinlumc pnyt^hophijnique. — Le dua- 
lumo asx irr^diiotiblc ^ toiitr npoc^ulnium ni liig^nifURc qu'elle soit; la 
corrtlallnti de t'cnprit et du ocrvcnu rcslû un problème. 

InoSH- Sur la ftu^orif fff l'*^rn<itUyn de Jjtrnen. — Longue et minu- 
tiâaa« criliqao dcit divers d<5Uils do oi^ttc (hcorit) qui rumcue tout nux 
clivigeai«rnta dn oorpn. l/aiit^ur ta re|eiie : loi, comme partout <^n 
pti^holofcie, 1c mol <!ei( Atro prd«uppo«<^ pour rcniro U» fait» intdtil- 
^Iblea: (*^a%t nrin n auIukU b qirl est In d^tormirnot ukime, Conijlueion 
' |;^^ralc . ^ LVjnotion n'est pan la eon^oienrc de ckan gc]iicnt,e corpo* 
«U, inaU uti Bomir \ff.-etin'j): ae n'est pan un plamir ou un-* doiilaur, 
lOiiU une attitude de la sensibilités * 

yoaaTîQUKT. -Stir ta naixtr^ <fp t'^tmotion fsfh^tique. —Oui celle qui 
ta cr^ïont »on c:ipreBj»ion ou en s'y adaptant aubit un obanictTUioat 
K éHini di» caract^m - nll^ «i-t rli^venue objective; elle a un oaranij^re 
I UaptnùûiÈûl ou «Qpra-pcri»0[iDeL 



109 



REVUE PHILD&OPm{ïl-K 



HvtLOP, lAbfrU', T»HpontHbfîit& tt «sncliort. — L'avitsur revidm »ur 
un Buji>l <l<^jà traltd un p»i<llo dans la PfttI- r?«-rio>»' iJuly tS^'J) et r«mône 
eu K^Aïulc imrllG ta llherU nu pouvoir d'inbtbition- 

1^. Mac J\rct\uT. Le tr.mpti cî ia diahi^Uqite hA(jrUenr'' (l*^ tirticloi. 

^liJtiiwuK ru IIiiimîHiN. I.a tum/tcimr.t! nl/ïv-Vfire, ^ llépori*i^ h. dffS crl- 
tjquod adrcr.T^i-cs h l'nutour pnr s^loat â propos de son livre « /^Affo- 



Tli« American JoujnAl ot P%ycho\ogy. 

Janirary INM. 

T. DoltoKh L«rE/f^mefM15moi^e lmportaiit«239p,). ^ Le rythme dAi 
\tt. nfttur«, dans ks fnJts pliysiûbgiciuec, dimi 1 AltuntioD. dans la Iaq. 
gftgiï, diui« la luusiqur «I l3paé>L0. Aprt^A cvtlc intrr^ducLÎOJi. Ibutei 
«S^pOM 00a rechercher «ipi^rimeniale». q\ii oiC pour but d» r^duin» le 
rythme k une ««iivitv pEu» fondojQemuJc tltr IVapHl (fAtUte aur Imlo 
p«f^ioiiho«):t"«éFlc.lcQpruflsionfiBonorcsabaUumon1unirorfMkaoaquA- 
1It£^ Intcneitén iaten-Allca ; \e sujet doit lea grouper, non pat un cfTort 
voloatatru, mais <lc la mAïLîJir^ ta pluE upoutanî^e (>t Ia plut aii<^' Son* 
ctftte forme I0 grouponiurt rythnii^UL^ 11- plus «uréaLilo u Ituu eatre 1, 38 
fec et Of 1 1ï «ac La plupart doA BiiJtiLA ont urio londance Ji grouper 
par 4 (ilurdc mûyenne i, 'it ecc^)- l^our le irroupcnionl par 8. durée 
moyenne 1, ifi nec^ >— ?~ «#rj«. L^ aouw «ont prod urts auf*e«4a{venieat 
do la manière suivante : uniforme», puîa lo si^îôint.' muI oat accoatué, 
pjie le hiilli^ma seul. KâBultatu k peu pn^q d'A<^cord nv^c coin d4) Il 
prcEntirr série. — Les niouvemcnt» launc ulnircfl ot lea AHsociattoiiB 
doÉvont iire oonsidi^ros comme Wt. coTidition* oi non les n^sultai* du 
Ki'oupcmcnt rythmique. — Cortctudjon gcncrAle, • \m coiieopEjon d'un 
rythme txl^« uucs(-quencepaTfaiicjneatr4^};u3iJyred~iniprtfBa1oi».<laos 
Ica lîiailes d'environ I fioc. t U, I »eo. Va mezubre de la «^âquenco peut 
ooni^nli" uiif» ou plitsieu^it Impreesloiu sljnpiefl. S^ll y a plTHd«iura 
tmpruMlana, cUee dolvont AfTcoler un ecirtain onErc d'arrui|:emeni ou 
àire mûme en état de ooafufton: mai* chiiqucî membre dn In ndqufïnco 
doit âtre DXACtoraeul le mûmc dans Varran^emcnt dn ici vlémcnla, 

TlTr,HEWKB. 1" tiecherckeit nur i'at^anyûitwn miVfL-j^-. — SiirAâT ■sxpd-, 
ricocea auditîvDa, une aeulc paraît duc à uiif> AvBoi:îatîaD miîdi 
MLr9f>l vipiVFli?neoii nnrlHivpn. {\ft}\ 011 Iroi* 4r»iii dfins ce oajt;ooûoli 
«ton {contre Scriptarc} : rassoci'^tlon môiliato n'cxi^ie paa; Vapj 
ronco du plir^nom^nc n^t un* foniillcin rie laltrTiiIctn. 

î" iï^iicHou^ ■ iiûn'cjrte//cji > et motricrë ». La difrércnoc cntrfi 
doun ne TL-iultL' paa, comiTio le ^uppoie DcMoir, du pmci^dt- ottiploy*^, 
main du tcmpêramont du aujet; beaucoup ac lOût paa propices k c«, 
geuro d^D\p^ridnoefl. 

UBnaaTRJ5M. Elude fxpérîmantah tur qudqut» cùndiUonê dt VacU 
VU^ tn^moif.\ '- lUcLereïies aur L'uinu«noe d«v ^ariattoiit dlurnoi 



ReiVC JOS PËBIOUI^UES ËTBjl^Cïns 



100 



Lkhox» Sur lêé e/fèU pt'jchiqac* de la UmpéraiMi-c. -- L'auteur 
h>ili(|iir qu'il y ■ Uun nuj^ilii i^luilli^r. <Jiidqaj^u mMi*ï-tiiH tint Htjiit(>iiu 
quo la laOTttKtc dépend du tbcrmomcirc qui a ccrtmiicmcnl de Vin- 
nut<ii?r itur ^arUinoH fnrmi.<-t de 1a cnmiiiAlltA. l.r<i Tari»tlr>nfi du 
t«mpi ogiftceat sur W foua. les idioto et sur ccrtamn csalEtJfî!!, 4ur lo>i 
Mdicîdtio, etr. Le chef cPun^ lUJtniirAcfur^ emplo^rurl .000 riuvrlorii 
dUAit ; ■ L'njoar dé«agTiJabIii noua fait pefdro tU p. 0;il de travail xitilc; 
o*cal UD facleur doii[ iukis d^voiu tenir compte itana no« pri>1il3 et 
pfrrt«#. * 



The psjobologic^ Rovicw. 



O* filiiftrt Fi u-kutojï, t,t pnint fttJ iti^* pjçy^'hrfifrijti^F^fl . — 1,'hommn 

non cnltivtï, danv aa Ti« jourralIârD, pratique à ha mojiicro la mélhodo 

piyi^iologiqiis; Il observe «I «3i péri m»? ni» : Tcultf la difTi^ronce sntrr* 

}ni «t U p»yi^holi>^« conalsto «n co que oo domJor appliquo «ofgnou- 

'iemenl ha niclbodc «t roohcrclie umr n^nnalimnc^ nompiMo d<re 

quc£tiouB. La position da psyoh^lot'uo **t collna do rmldligorcc eom- 

maui?; cueuul^ liomiiii:. il vat libri: t]<? l'huisir riJi^dllniiai- nu {o rûlÏMiltT: 

(H>mn»0 ptyaholOgUAi lUiOb p^<ul p^-t ^ il Tf;» qu'ano h'iClt«« roxaclJtudi> 

dam» l'olwer vatf o ri et r^i[ii^[ii.'iKi-. Li:»» dJriii^ulLéfl ^uuIcvci-b par Ia 

!ih<^rla do la coniiaiiiEanoc ne rogardont pat la p^ycholofEi*^ - ollc tj'a 

^pM qaallti^ pour 1c» résuiidro; ellir Ûnn inxc[iicr frjiirhcnicuL le point 

^io vue du fCO< commun (f^iiitonco du monde? L^utt^rjcur, clc^), i^na «? 

pr^uc4^appr ilvs 0'jiilraiIii.'t[uiL3 que CfrUt ptfnitimt |ji.-ut r«iir«]'mtfr. ^ 

Bull UQO adïox tciigu<< cHliquiïcle La f'f^i/dtofo^ju* do W. James. 

i. Bdvck cuiiiinue bon dcud« do pt^ubolouLC aiorbidc sur Le cm die 
John iiunyan. 

JftSriLow. CommiiUiiitté et iititaciatitui d'idèa : Atwtt ftatUiiqfte. *- 
inotoatiïcHtEur un tAbIcau, pun montra bruflqucnaoui 3 unedAvie 
L'ilêvea^ chacitn doit écrire ijuni^diaif^mcnt Ux* oinq pti-mtcrti uiotA ii 
loi augurés par |« mut âonL Kévultats : Il ^ a plus du cuiiimiuiauté 
d'id^ts pour U pivmièi'{> :L^satK:i^li<iu a\ec \c mol duiinè^ birauLuup 
moitt» pour U avcoDde i>E la din^inution eai pTogtm^i\e en atUnt von 
ta clijqLjJî<rniî, Qaunt \ U naturiî ûa TAMAnclAtlon, Lc« p1uf> frilquiïutiïJ^ 
sont coUeii par L^tpC^ccs rxatur«Uoit, puis du tout x Ia pnrtic cl da J'objut 
rà la quai il ^- 

DOLLBr«t MacKsbt CATTEtL. iHvr hs lemp» tU réacUon et U vttesss 
de Virtflu^x n^uetu. — Kxpi^riPUL'ÇB aur im rdautbcia 4 rwciUition 
^leclHque ot aux improasiona taoïilos. 
OmitOKii. Libre ^-ii-bitre W pf^tjch'Ayffnè^e. — La tviidanoo HCtu«LI« «at 



110 



nicvuK rirtiosopiiioCB 



d'iM'iutvor la qiJ04tloti d<i tï llbrrM : on In jugo Insoltibln pl l'on Adm^ 
amifi prciuv?rs. que le raocADismc caI le ictil type concevable do li^i 
pour un*' urtiviic^ r^guHèrp, \\ TAut rn]>plÉqticr  Ife volliion huinfttno. 
Lk Ubortâ «uppoflc }c choix et <;onjiisiQ 011 ujio dctcrEnlnniion outoikomc 
fit l« chou idftns IVtat norniAl) rl^cotiU du mol tout onMer. M>i« ceci 
ne nouH fait pua êc^happer à Ift néccHAil^; VAr «i Ip ohoï% dépend dd 
moroent, celtii^ci fl(Vpt<nd k *on tour dn l'h^ri^dlt^ ai tXn millaii (Bzpové 
dei dcctrÎAw riv*k» an* Néo-l^iuiiArkicnjt ni dot Nt^o-hArwiuîoos, 
oommo Weisnmpon, sur l'hc^r^dlLé ; Tniitcur prvnd pnrci pciar 1«a pr«- 
mlers). CHt(qLl^ àa 1a po*HJi>n du problème par KuAt. Il faut en revenir 
ik U notieti f(dnotiqu« cunit^nue ûnn» la a^i^t^, IW^^t^ «ît l'ivf<X«)ri*' 
d'Arlaiete ([ui a accorde avuo toifdcuK îil^oa aotuellcmeiLt dominantei, 
la p^yehogeii^M «l le cnrnrli^rn ti^lMnglqn^ immani^tit d« la ooni* 
cinoco. Toute activité psyoMqu< v^U ^^ *^ ndilai-v, U\éû]o\;iqnv ri ce 
qu'elle fuit ^ chnquci moment n'ctprimn jnmnls complf-t^m^nl ta vraie 
Dkturv. L'elle doctrine pornict de dbtingucr entre la «phôro du moi 
normal et du moi nnormaU 

HtRAU ïfTAMCKY. Lu peur CGintnc émotion prîmiiiw^^ — 1^ douleur 
étant, d'apréi l'aut^ui-. la maniroatMion pr-lmLllve du fee^ing, il osi 
nati^rrl que ia premt^r^ï i:moliiiit ail aun^t unearactôro pênibk. La peur 
OAt l'cxuliojpatiûn d tmii doul(<iir Mais onmmont pi*ut>ni) eramdriï une 
douleur «luW n'a pas éproui^cH'oEnineiitrobjCl qui acra douloureux 
peut-il être perçu comme tc17 Commrnl expliquer cctto prL^p«rcoptken? 
Elle ne iK^ut VHrc par de» révivioecncen dr>uleureuso«. Elle ne pout 
ri^«iuUor qiie <le ilojleur« «^[>tii*>( r^«lb<iiif>nl et elEe n pour niarquca la 
diAtffjluLicin ou r&fTAibli»cmtfnt tio la force iDi:nlAlo> 

llvauov, Ex}fàrtt!nir'^i sur l» pi'ix-^ption *ifi rp^paci» (l"" article). 

ïlALDWiN. /-a nug^faUoti penouneitc. — Ville parcourt cho* rcnTout 
los phoA» auivante* : 1<> dintlncllon ir'^"!^^'^ <l<*i perionnM «t dQt 
iihoBf'a d'Après le juuuven:tcnt;^'dLjitinotion entre la fixité d'action de» 
ehotwfl ci Tirr^gularité d'aeiien d» perioniicv, d'eu l« sans de Tagir; 
i* dlvtJuoUou vutrc dncr» modes caraotârivtiquen do conduite ou du 
carAelt^re poritonnd dci d^rr<ïrent»fl p^Honne»: 4* l« iwui de TocuviC^ 
personnelle, modilié porriiuiLallor, dcvicnC lee«nseociaK 



Tbe Philoaophicol Rovîcw. 



CAtDEaWûOn L*Mncian tt le nouveau dans in v\flhùde ptiiloeo- 
p/iiV^ue. ^Avec^ In dévolopperacnt de» sciencca d'ubaurvalionla qu«--»- 
tlûn**cpoao; Gommont lascience «t laphJloiicphLedoJven|'ello«mocli- 
fler Icuri rapports pciur qui? hi puua^u cL ta cuikiiaiaamiCL' ï'iicjuordent 
dans la vîo quotldiennof Uoaucoup a 4t4 fait pour In pn vc Uologie oxp6- 
rlmontalo; maUellt! n'eiit qu'un auiiliairede In uphiloHOpliio mentale «] 



um» NOiniAiTi 



Mi 



: 



vstlon Lr)t^ri«rur«^ L'xiutirur l«rmlQiï aa liiiï{[[uarit qu«lqiiei df}»ideTabt 
de tn payclkologî^. 

DBWBf . La rj^afiM/ioTT J** tn pfmrmnt* i-nmtne S'SAitt moraf. — Lô 
ad b«»oin Aoliiol do l'éthique Ihéonqun, c'en la coaroptîon d'un 
IriaViil i|iïl r».«k> apiP, tintiiTiifl Ip îoni le?* ïiyp(ïihfw™i (Jann tria nrlenreic 
ti*turol1cit, L^tdcal flx6 cat U > pcot^? m d<î J'éthiqiic akotiiolJ<'. Lai ftoioncos 
ntkluri^ltfii ont trouva li^iir voE^ «n n'^jdnirtt^nl aucuiio <h<^nt*io tlt», 
inAi«Mijlein«iitcclkEiqui aaDtfru<iluouHcrfdaUiirexpérioiicrr;lA morale 
doit auMl Be détKimiit8er ûe tout IdM qui no sert pue à U prAtiqao, 

W. ^i<tTrj. nf^rfi^udo. -^ Exomon do« àiv^nen opiniont) qui ont iié 

&îniI^ti(\K. ytcAurtispnj^hfilagiqvftfi.^X^ti psycholcirio <>xp*îrimùiUal* 
no ûïtV'Teâr rancinLno piyolinlo^iHiNlrospectii'c' que pur l'flïftcUturie 

ot kl Mlîdité do non r^iultAis- Toutç meturo implique^ doji él6n:i«nEs 
p1iy«iqTir« m p^ydiolo^riqui^v ; djirn 1i*k iiieHUi-eH pli^Hiquon l't^lr^mrmi 
p»ychlquo OAt &u mVnj^tjm ot ifîvoraomnriV I<o« mosurcs peuvent 
ftvnfr' tiniîi Inn dflffr(*H d'flinpiUiidp : nndop'f^. dnim rhnqiio raH.doil fitro 
connu et Goneljilé, Le d«^ri^ momdro d'c-\acliludo dch moHurcs psy" 
bolDi^lqiien eut di'j h U difllcitltr^ de «il* inutTiloiitt dATm dm rondilfotu 
«lonstanlcs. 



LIVRES DÉPOSES AU BUREAU DB LA REVUE 

t, LKDOt, i'MU* fip U j>fïjjfimniîmi*> t'Mmatn*?. in-8, Horia, Oudtn. 

E. Dl ItonKirrr. A.Comlc ri Ihrbvri Spi*no*r. In-lî, P^lH^» F. AloAn. 

B. BOWAC, L'LdA> du phànomètw. In-», Pano, F. AloAn. 

Laubent. t^ Tiia^if H ladiviiiitlionchpî l'u Sur(i*CUjiliiéi^u^}n*i9t 
P»Hfi- Lib, ^«V " Artlndépijndant >. 

LAu-T»bC. tt' Tao, irnd. du cUîuciia par MatTiIûu [M^mcr lll>rnirlp.) 

V. UimAiLH, iM ^o^ïi;lT^p J^-u rw/M* nrcrvîtam : Essài di* mMhodf' on 
mythologie* gfrctjUti. InS. V^vir^, Thfrnii. 

RjuiOM y Cajal, J>k nouT^fllBit jdéfê cur U af'-'fcfrriv 'tu système 
nrrn^Lu;, traduit de? iV-flpikguol pur AjCfiulny. Ii-S, PaHn, RoJnwftld- 

F. Altari, 

11- H^tt. D'> lu C9nnat»«Anc^ ri?Ufj\euse : oH^i criiiqufl^ In-fl, PftrU, 
FiBclibAchei. 

O. Dantii.li:. Ln ji^ye/ïoloy/o d^ i\tmtitif. 1^-11*, Paris, F. Aloan. 

O. Lk Bon, r,ffA fpjrtp^i/ï;/toîflpïïjtttî»diîr*^ut>iuho^t d^s peuple. In»lî, 
Pftnc, F. AJoan. 

IrAhD. Happorte €i mêmûireM sur ttt mauivige de rAnfijroii, publl^v 
par I«ï !->< HournovttlO' In-H {Prt>^è€ médical}, 

hfi^TiKSX, Les Cnitxr^tée <f« Él^A-Vr\iit ?^ du Tïuinci-f. In-fl, 
Bnui<il«fl, lAtn«nlin. 



113 REVUE I>II]L0S0PB1QUE 

A. PiLLET. Essai sur hs Pcnnàfë de Pascal. In-4, Drealau, Grass. 

V., Navillb. La défiiiUion di' la phihHoptiif. In-S» Paris. F. Alcan. 

Lévy-Rrlhl. La phifosophii' d**Jacobi. ln-8, Paria, i\ Alcan- 

lÎEBNKS (M.). Les di'tix din-ctions de la sociologii* contemporaine. 
In-8, Paria, Laroao. {brochure,) 

A. Campbell I-'haser. .l*i fsaaij concpvning hiiman UtidcrstandiTtg 
by Lockii,collaled a/id avnoiatrd, î vol. iii-S, Oxford^ Clarendoiï Prcsa. 

G. LANSiSt:-UAYaiOND. TUc geni'tiis of nrt'forms : an Es^ay in oompa- 
r^itive Ai'sUieîics. In-ft, Now-York, Pulnam. 

G, Laxsint.-Ravmosii. Arl in thi'onj -■ an I ni l'oduciion to Ihc stvdy 
(}feo\ni>nfafit:i'AosiUefics. In-8, ?*ew-York, Putnam. 

ECKOFF. Kanl's inaugural Dissertation of 1710. transtated into 
Englisft witk an Introduction and Discussion. In-B, New- York. 

Norman Wilde, F.-It. J^icobl ; a study \n the origin of German 
rraiism^ In-Î*. NcW-York, Columbia Collège. 

A. DnEUS- Kant's Xafiirphilo^pl\ii-ab (iritndluge seini's Système, 
[n-8, Berlin, Mitscher und liostclK 

G. BNirEL. Enlwurf finer oniofogischfu Begrilndung des Spinaol- 
i*nidett. In-8, lîcrlin, Hertz, 

IL-V. SAMSûN-WliïMBLSTjEn.NA. Dh SinichkeitWhf" ais Xalitri^hre. 

R, Leii^tann. Schopenhauer : ein Beiirag zur Psychologie der Afffta- 
pkysik. In-B. Berlin, Wcîdmann. 

E. FiCALEii. nupido sguardo s"! iion}o deiri'omo vtta uafnra. I11-8, 
Cagliari^ Musoas. 

Ahdigo. Opère fitosophincUe. VU : Lnliagioiie^ ln-8, Padova, Dn^hl, 

Garhim. Evotuzione del si^iiso chroinaiico ncUa infanzîa^ In-6, 
VeroïiB. Franchi ni. 

S, UoMfiBO. Dottirinn contra dottti-hi.i. In-lî, Rio-de-Janeii-o» Nunez. 



M, K. Gruber, connu par ses travaux aur l'audition colorée, noua 
annonce qu'il vient de fonder un laboratoire do paychologie à runf- 
vcrsitë de .losây' 

Le laboratoire do psycholoi^iu des 1 fautes- JJtudea (Sorbonne) 
publiera^ au commonccmcnt de l'année \H'3hy une Anni^f jif^ychofo- 
gi'l^e^ eiKitenanl une j&êric de mêmoirca urt^innuxet un compte rendu 
Aussi complet que po^ti^iblo dca triivaux de paychnlof^ie cxpc ri mentale 
paru» daoK tous \c-i pnvï^ pendant l'année 18^). I^eii souscriptions (au 
prix de 5 franco) floiveut être envoyées au Laboratoire do psycholo^e 
fSorbonnc). Paris. 

A partir du numéro d'octobre prochain, lea PUilosophische Monats- 
hefte paraîtront sous le nouveau titrti do Arcli'v fur sysiemalische 
Philosophi'-. 



I^ proprié/aire. garant : FÉLii Alcah. 



CuDloniintvn. — tnp. P^ BiuiiAiiir. 



L'ANCIENNE 



ET 



LES NOUVELLES GÉOMÉTRIES 



Troisième étude ' 

LES POSTCUTS RËELS DS LA GËOÏllh'KlE EUCLIDIEFf.HE SO.NT A LA BASE 

DES H^AGËOMËTRIES 



DaDS l'étude précédente fai fait voir que si la métagéométrie est 
plus générale que la géométrie euclidienne et la comprend comme 
cas particulier, elle D'en est, au fond, qu'une extension. C'est même 
pariàqu'elley trouve sa garantie. Sur ces divers points d'ailleurs je 
ne faisais gu^re qu'adopter et reproduire les idées des spécialîstes- 

Hais la métagéométrie élève une autre prétention : c'est de n'im- 
pliquer aucun postulat ou, tout au moins, de se passer des postulats 
de la géométrie euclidienne. Cette prétention je la repousse^ L'édi- 
fice commencé par Euclide n'a cessé, dans le cours des siècles, de 
recevoir des agrandissements* Tout récemment les Lobatschewsky 
©t les Biemann en ont doublé et triplé l'importance; mais ils n'y 
ont pas ajouté de nouvelles ailes; il n'a jamais été nécessaire d'en 
élargir les bases ; les fondements en étaient assez solides pour sup- 
porter de nouveaux étages. 

Toutefois, il s'agit de bien s'entendre. Quand je dis les fonde- 
foents, je n'ai pas en vue les propositions fondamentales telles qu'on 
les trouve dans les livres, mais les principes réels dont celles-là ne 
sont souvent qu'une transfiguration imparfaite ou maladroite. Au 
surplus, il est rare qu'on décou^Te d'emblée tes notions exactes qu'il 

I. Voir le numéro û'ivrli \%'A^ 

TOKE XZIVin. — AOCT 1804. S 



114 



nKVCK rULLOSOPUIQUR 



ftwt dooncer en léte de J'expoâé d'une nouvelle icxenat, oC Jo roa 
sur lequel elle s'édifie n'est pas souvanl mis è nu du promifir joiit- 

Ccci cal particoliÈreroent vnù de la géomélho. Sea pr^leodus 
prinnt>c», toliï <|uc \t*s manuclâ Ic6 exposcnU oc aoal poa rationnel». 
Lu [irciivû Je no \]\ic l'avanve n'est \vis difU^ilti h turs. 

J'imvre la ijrenm'-i'M k*tiotnéLrie vuiiutf, t'Alv. dtf LBgifwIn? (I5< ddl- 
ticn) par exein^>Le. Au haut dô la prûmiùic^ \i^f. on lit : < Lts 
l'BïNGiPCa. DÉFINITIONS. If Kl il > a viagl dCIiiiiliona. 

J'ouvre t]itc]u)c; et d.vifi Euclido J en vois irente-cinq. 

rnurijuui vingl? [u))in]ui}i In(riU7*r-mi|? 

Don» Logendrc, la pr^^nûcrc proposition eat la suivante : v t^ 
gùom^vio cal une ftcnïniïi.1 «jui a pour objcl lu rncsuro dû l'ctcndae. 
L'étendue a Iroia dimoriâiont, looi^ueiir, lurgâur et liULitijui'. » t^tnïe 
la une délinitlon dâ rôtendue'? l'asaoïm. 

La première propoMtioa d'I^^ucUdc cdl que & le point n'a aiicuno 
parlio I». 

La promiâro proposition do Lcgôndrt) ii'uKt pas dîne KucUde; la 
pix^iiiitTe pmpuâilion d'EucUde n'csi pus dfuix l^'^'indre, Singulière 

Dant^ EucliUe ot dans Legondrc, la dcuuûmo dâlinitioa porto que 
« la ligne est une longueur sans largeur 9. h^t-ce qu'une distance 
est nue ligne? Le Lomp^v 1^» <'«t plus un nioitis long, est-il uneli^neT 

Dana Lcgcndrc, la IroJMÎ^mc: délinilion est âinr-i conçue : « fj 
ligne droite Cflio plus uourtcliornni il'nn pf'ûil fi un autre. > 

Uaiiii ICuchde, la dôlinilion eorreâpondaiitij e^t la quiiinèmo, «t 
elle atl aliuj conçue : «: La ligne droite t-ni relk- ipii i\t st-nibbble- 
ment pUctoenlre aes pointa, a Outre la d^fTC-râuce des rAdactions. 
remarquons que la propoaitii3n do Lcgcndrc sonne non paa oûmmv 
une d^llnition, maii^ comme un thoonVm^ £ur les porlionâ de droite, 

r^cini^ui^mo iIcHItiÎiji'I^ est, il puudo cliose \n'ùs^ h\ iiiiVne dans le^ 
doux aulrurs : " Une- MirFact; est ce rjui a li>ngu(;ur el laruiîur sevle- 
mont. * Ëudide ajoute (déf- U) : « Les eïtrt^mitcs d'uui; surlÀcc aoiil 
de» ligna». 9 OU aont leaextri^miiC's d'une surface spli6riquo? Lo 
point n*esi-il pas rei:ïrf*niitL^ d'tin cûne? Une sur&ce non plaoQ 
o'a-t-elle pa^ U^oib dîincusions? 

La ta* d^tinition de t^c^ondrc est la X>^ d'Euclidc : < Loa partii- 
I^CM sont des droites, qui, Aituéuii dans lo mL^mo plan, ne pouveul 
se njucontr^rr d'aut^uu cùl^, h r|uclr|ue di«tanf*<* qu'on les pro- 
longe ' P. 

L Cu n>>d iJï ni lu Totraii^A d'KLjL-lïdkF< ni v«Uu Û*i hn^aoAti/- J4 a'ni vu «ocaa 
i[MonT^i4Bl k inv tnodillar Ut[fùriiin«iQt Vano «t rauirû \i<ivt \(n idûiilUitr. Jo 
jirfliidnt ttficon L ToccAtion paroilJû licence. 



J. DEL.BŒUF. — L'aKCIBS^E BT LIS TtOlNËOEï c£o«|>,T1tlCf IIS 



Après la Uouto-cmqviif^iiïe proposilion vieniifiiil dariH Euclide le» 
emoiuk^ au nombro do iroîa, ou de cinq suivant ica inQiiii>«;rit8 ' ; 
* Qu'on puîK:^- lirnr uno droito J'un i^oint ù un aulro; "i" qu'on 
se prolonger incl^itiiirt:iem unt^ Jroiie ^Liii^ajit aa direclion,..,. 

Celle iiui a ittpi>J[-t Au\ fiajull^lev. 

Dtoa Ij?fLcn()re, il n'y a paï de demandes. Legeodre, en efTei.dan? 
oUc IT)' (édition, dL^montri^ en Ihâorômo, par vu proche it rmllDi el 
ndi^pendanimcnt du la Ih^orit; t\v« parallûles, qud la eomnic des ttoiE 
mgk!» d'un trbnglf; c«t escale A d<.<U]( droji» (Lîv. I, prop. kix)> 

BiiGn d»DS Legcndry^ rt d^riN Kiiclidr. il y n dos axiomeft» ou 
hoaHm de cluq cliez Icproiiucr, dod^uxo ou dfî dix chez Josccood. 
tulvatit qu'QD y fait ou qu'on n'y Tait pai rentrer deux d» dcmon- 
les doDt J vient d'Aire question. 

Tous le^aiiomcA de Le^endr€ ne sont paa ceux dXudide. Danb 

r^mdfv on roit ngoriyr ou nombn? dos axiomes quo < d'un point 
un sniro on ne [jeut mâner qu'uno «culc ligne droito, et quo doux 
;iitdtîuni. \'i^tt*^t nHrfiV'tr cm nnlidi^. Mifit f'-g;ili<H. lanu{uV-liint jiIïum'h'a 
\iû« ftur i'aulre, ellea toiacidenl Jana toute leur ôteudot*' ». 

l^êOB Ëncijde» on Ut qao < cLcux droites ne renfermonl |>oint un 
Bspoce. ut que l«fi gnndeiire qui ii^*ftju)jtent ontr^ elles, sont égales 
sntr? ollcri >. 

11 e»t certain que, tout au moins, il D'y a pas confonnitO de rfdoc- 
Lion. 

Voilû ce que sont les principes de la p^omëtrie dans Legendre el 
daiift Euclidc. Quand ou cnnstatc de sî grande» et di? 6i nom]3mu!%eâ 
liverfreBcc» dans I <:nonciation dc9 principe» d'une scienixs pcnt-on 
Itroqu'il*^ sont Lk^finJtir« et irr^-procliableB*.' 

Qui* ver^it'C^ «i nouii portions notre atientiou fiiïr l'ordrâ dans 
i-j^iud Mint r:iii^^t!H les propo&ittoiiïi el lâ& Agut^ce €be£ côu deux 
tcurst U faut cliercher Ie3 coïncidences, 

Kl pourtant te géométrie po^e pour uno «cionco oxoctc. PUtoc 
dfl|li ressortir Tuniv^^salil^ et Mornït^^ do« loU gi^ométn- 
CuâctèrcH qu'à vingt-d«ux «iéclc«dc dist^int;e Knnt n^^nforni^il 
Uî mot d'Apo^cticité. 
Une chose r^ultû cUirement do ceUo onmparaïBon — que nous 
voci« laito brifve, mau que nous aurions pu allonger — c'est que 

I. |(M dhitri^noea «ont a^««x miUbltu» Lva cunm^rwv** auiriuflllM vllei dan- 
Itflt lÉm ont Ae« cipDvff?» Kt friliiiu/tes «In In iriiinJ*n> In plim iavanU pAr 
, P, T«»a«i7. lanl djin* diimni Jiflklri>< itm^ (Urid H-.t oiivrAU^ kur 1^ «deucn 

t.KIAia «ont cnfHïndanl «jntlu atahI qu'on lai pinu l'une «ur Tanlrv, Si pata, 
iM •i^nilkT placer du olldcB l^un lur ]'autn?f Li* redftcLÉûn cal vlaibleiuent 
loUm. 




1 



Legemlreet Kudide (ou du inoii^f^ «4% copislei^) ne sont pas «l'actwnl 
ni entre eux ni avec cux-mèmo!^ »iir ce q^ï'tl faut entendre par défl- 
nition, axiome, thi^orfirm;, demande, Legandro baplîmi Axii>tno ce 
qu'Euclûlv iipiHine ilom^ndâ, c'est-à-dire ih^^ori^iaf- non démontre*, M 
il A|i|)KlUt UtMliiiUoti lel lli^ui^iiie sur la droUif! iluut Ktict>dt< nv |Mri^^ 
peu. Toute celle terminologie est à refondre. Pour \& moment, n(|H 
parlons que dûs d^lïmtions, ^ 

II y« deux esp^cefi de défliiitïofK; il v n de« définitions qui cré«fl^y 
lathosedëfliiic — (elles »onl l;tplti|mrtHr5di>rinttions|[âoin^tnqiieë|H 
il y en a qui îW b*>rnçra h déf^rire lobjel, c est-k-dire à donner de» 
mai^iuoâ qui l<^ fontfcconn^itrû, tellt^B ^oiil, ptir exemple, icei défîni- 
Uons dea planâtes el des étoiles. Le** unes et les autres doîveni 
adéf^iiaEes, c'eet-A-dfr^ rtn'elles doivent faire connaîlre le sujet 
nen i}ue le sujcL 

Kn gi^omélrie, ollos «ntiAfont ti porte (^ondaicn quand eltedBOua 
donnent \e moy^fn de consrruU^ la Ugure. et par ^aïie de iiou« Uj 
repR'w.ïTi l''r,fVe!i(Cft que j'ai appi?lt^uri»'dTVlnilicirii/'WI»rjM/''-T<tHe w 
\a doflnilion de h triroonfL^ance : * une Ii^ne dont tous lea pomt4 
aune même dteULDCO d'un point lixenonimâ centre. > SaD.i doute, 
point de vue exclusivement lugiqut*, U eirconf^r&nce, et la circoi 
renée seido, poasf*df, |tar exemple. r^ill.ribiitMfivniiT.; u *>iirrl«' f*>nTH 
od les corde:* se coupent en parties inver.nement proportionnel Icé. 
Mois au point de vue génétique cette mirr[Lie ne vaut ricii, pari 
qu'elle ne permet pas dtrectemenr de construire la figure et de ^}t^ 
repr^senler. Pour c«lle raison, or ne di^-fliiii'a pas lelnaiij^Je un poly- 
gone dont U âommc dc!i nugle? intérieur* fait dcu^c droits, ni I4S 
triangle reotafi^lc celui 011 li^ curr^* i^on^truit sur l'im dee eôté^^ 
equivHUt it la »omme des earre* consiniiis «ur les deux autres. Ce« 
dt^nniLîmin ^unl de** lliijorâines riéjjcui&és et donnent lieu U la qiinft- 
linn prêalLibto : parciJlca tlgurcs pcuvcnt-clleô ejtisler'? La po««i< 
bilit* do leur exinlence n apparaît la plup.-vrl du temps qu'A fa auj 
d'Q ne démon «t rai îo n . 

\.t:s g^ométric5 usuelldH c:OTiliennent bon reinbrr* de di^ïlnilioi 
de cett^ e3|>ùee. L'une dcfi plua i^tonnanteâ eai celle de» triangl 
semblables : a dee inangle^ qui ont leurs angles ^gaux et leura oÔI 
proportionnels. » On s*!ipertoit bientôt qtte si Ton prend le* côl 
proportionnels, ou n'e^f plus maltr» dcTï finales, et interseniej 
Heureufiemcnt un IhiVjn^mi; vient voua tirer de peine en établi 



V. Il cil Fïien remnrvjiiAblfl ciul^iitUde miitfo AU noiahm ilflH dtffnttiiilM 
r^cnlif * d« e^crin un «rurul^de Imit f!4TUtrr oL <Jr li>iiL ni>on *. Ca pcatulal rJ 



qufi ai \ù% angl<^^ sont Légaux, le^ côtâ« «ont proporliûnn«U et inver- 
;(t>ifit?ii1. ÏA* luiiïiie i|ui jti)|Hj!ieniit h ^e^ él^veti <1« cûnalruin* un 
tnatii^lfl dont il dotinenijt te^ C'H'^a et Ic8 aïkfrles oâ commâltraJt paa 
one fautf? plus i^norme que l'inventeur dû coUo définition ^ 

Lft définition doi[ tlnnc Hto g^mHiqui? oa. rommo d'auU't'M di^nt, 
ooiuCmciivc. Ces! L. U lumière de ce prrccpltr ijur nau» iillim* t'\&- 
minerlespropo^iliom g^omélriquâSituxquelle:». dansciJ aiëd^onu 
aSJccUï, par i^éntiralisation* le nom de postuUt. tes poetulaU con- 
cerner Js drottf? cl le pUn el les pinillt^les. Les premiers ont él^ 
décoiivi!rtH<lppijlspfîi]. 1^ troivi^me nonsaiHâ légu^ parte» ïtncienf. 



n 



Le postulat cofiDu universellement 80ue le nûm de poetutalum 
dtlucUde^ a éié lormul^ par lu i ilons t^e termes i^iilv^ma : 

n m une droite l'jndxiril sur dcu\ JrnitrA hit le» ;iiif[Ies inti.^rïiïur« 
4'UD mâmcoât^pluspotit» ijucdcux droite ces deux droites pro- 
lonCE^cs 00 rcncantrcTOiit du c(Mô où \af> aiiglca sont plus petits que 
iJou£ droiu'. fe 

h', ji'ajiprenilraî rien h pt-i-sûiiiiiï ûii disant. <jLie i^'e»! en paslulal 
ijvi a ilotmi' naisa^ii^ aux ^{éométriea diLea nOD-cuclidieiinea pour 
cMù raJEOQ seule quo Lobatecho^^'«k)' lo premier, suivant une indi- 
c3lion do Gflu^t*, nr Iï- mit p?ïs mi rinmbn^ d*î»i v/riiO^ n^cc**nire5. 

Pourijuiii O'IU' ilnnatidr pluliVi i|U''lidk?;iiiln!dTjH'lidr, piir (*%rin» 
piQ que dinix droite* ne pouvent enfermer un e*pace?parce que. 
plu9 qui* toutes les autroa, elle a l'air d'un th^or^me. Il est dinîûilo 
d'y vûir un axiome, encore plus diflkde d'y voir une déûnlllon. 
Elle !f«mti|e appeler une d^inonsirnlinn^ et celle dAmonttnttion, ni 
Euchde ni aucun de* (r^omiïrcs des siècles qui ^a sonl ?>uccêdi5 ju»* 
qu'au n^lro.nc l'ont trouvt^e, 

Qorlle c<l la rainnn d ùire de ce posiulat? Klle lieni à la di^flnition 
nw^tnir que Ton dcmte de?? pûrallt'leâ : ï drrjite«&ilu^e8 d^na le même 
plan et qui ne peuvent se rcnconircr si loin qu'en les suppose pro- 
longées. », 

On voit tout dp» suite que cette df^fltùlion n'est ptis géD^tique- %\\e 



I. M n'ai jnrQ.iJi pu. Jailti \f tr^iupi. Taire parla^pr nui mutliCiiiiitklflii» innn 

màmt^ t\c.. p, 9h. 

3, Dftot ïc« <if]iTlfV4 nioiIfniA*, on dimno louvq^l A rn ïlorliU;)! iiHA Funno 
Vibim )r4n«>r>lf ql mom^ ircvriH^ . rri^li pluh ^nriL^tr ; v V\i\- [■ri'|iiNi<]ii'tilAiro Pl uni* 



118 fiEVUK l>inLf>ï(»Pl1lQtt 

ne nous donne pas iù moyen de iracer <le« psrtilJ^lfift, ni clioce plu* 
CTirieuat^ eiirore — celiiî île ïe^s iorij{ir>aUre. 

Si, iK-aireuï d'acquérir la noUoD du parall>^|jâme,]e trace une mul- 
titude de droites qui ne v^c rcnccjntrcnt paa dans Ic^ iJinitcâ do mon 
tciblcau, comment dîMin^firai-jo cHloia qui no «o pflnconlreponl pas 
xf li^rn i|ii*cm h'st prolini^i*? }m W'ririuLtiori l'Mt mL-i^rKMli( do ttkUt 
pouvoir* 

CeUo définition conlicnt pourtant — la auite dea Ihfior^hnea le 
prouTO — une marque distlnctive et eicituive du parall^tisme, b 
]ttqu*!lle. inïtjr^(ri.»rnis<.'r»tni\iilrnrf, il Kumid^riniermédialre d'aoe 
propcfâiLicn ainsi connue que. par un point, on peut toujours mener 
une poralIMo à uno droits ùi Ton n'en pout mener qu'uno, Ccet 
mémo Iù ]n vmie forme <lu pottniatjni ou tht3or<^me oomplément 
naturel <a tndUpen»able de ladénEiition. 

Uai.<i ce complément ne làretidrail «luaiid même pas g^n^qtic; tt 
c'est justement c€ que fait d'une (agon détournée le postulatura 
dXuctïde. 

Fjî enV^t» du momâril r|ite dmii druflns inègnlf^m^tit nbliqups Sl>r 
tint; rudma troîâîènie ss rencunircnl ni;ceââ;u riment, il ^tiffll de leur 
donner ia mOmo obliquité pour qu'elles ne se rerieonlrenl pass «> 
^idmeilant bien entendu qu'il G\iËl? des parallèles. Car celte lOitit- 
tcnco une fois admUt?, res droiles-lïi seules §iont pnrall&ÎÉ"^ qui font 
ftvec une m<^mc fii^coatc de? ongles internes du mOme Gâté é^aux & 
Jeux droits ^ 

Je dis que cette d^^fmjtion est gt^nétique, t:n elfet, Ûtant donnas UDO 
droite AB et un ]>oint C par lequtjl il nouA faut men^r une pArallëltf 
à AB, jft tmï^ un« â^canle ijueiconfiuc t-E, et je mf>nrt OH ilr 
manière quâE'aiicilc DC£ soit leâupplcmcnt de l'angle GKDh 




l'ourquoi ninintcnoiit n'udopte-t-on pa^ celte dernit^re dârmititfn? 
parce qu'elle exige un autre postufatum. En eltet, si au'Ueu de CE 
j'ftvuLt menô la sâcanie CF, et fait l'angle DGF supplément do l'an* 
glu CVH, aurais-je tracé la mj^ine [larallf'le? Pour qn'il t-r «oit aioâl, 
il Ciut, comme le* deux sommes bŒ + CKlï ut DCK + CI-'H sont 
^galeâ, que roDgloCtiJt (extérieur au Iriengle CPb) âoit égd ù U 
somme des angles £CF + CFK (ted deut intérieure opposé«)« Or 

l.G*eit ladtllnlUon que propauEt toRemlrv. 



3. DCLBCCUF- — L'A^CrC^t^E ET LES ^C^LLES cëOHÉmEIï 119 

celte propo6ir:on ne i>tnirm>ir «It'montrer qu'en «nppo&vinl j^tahlip 
l'une (\tf i>^K fWx-in ■ pur un ytoiui H nu iw peut mun^rr qu'uni'! \ii\r.iU 
lèle Al la tJroilo AB; ou bien — cl nous retombons «tn»! nnr la 
tli^linitkn f|UO Eioua vculioDft romplaci^r — ddiix p&rallô]«fi ao ee 
n>jjcooirent pas si loin qu'on ies suppose prolongôee. 

U y en a qui onl cni éviter le por^Iulal eu le regardant couiniE un 
coroUoire du Ih^orèmo sur la sommodca angles du triangle '. En 
coDaéqucncOiiisifCcoiit ciri>rc^sdcdi^montrcrcvtht«r('mo i^nna pas- 
ser par lu thtrorie do^ pirail^te». Lc^*emlreî a dt^peniti) une somme 
teurmi- d*iu^éniiuiié pour anivtr A ce résultat '. ei, ft cerïain^ 
^gardft, 00 peut dire qu'il t'a alleinl, car> dans nos livres, d'aittred pro- 
pûîtitionfi 30nirobjoldod^mon&traltonâanalO|rUf^ssaiiBqii on en cod- 
i*«ie la rigueur. Par imilheur, {Tïmnn? je l'îii monirô niUenrs ', \e pos- 
tii]«tuni uVj«t luise un r»riilhiin?dp en tbtkïr^tnn, ift jt- En'^liiitnrï tpii^ 
M, Ronourier tombe dfin» <:Qlic crrour *. Moi-même qui, en m'ap- 
puyaut tfur meb principeu Cil la dcliailion de la dirocUon, di^montre 
saoâ peina Je iti^or^me sur la somme des angle», je ne me 3ïuj« pas 
cru quiUd envere le poslulattini * 

D'euire» encore se «ont imaffino qu'en oiodirLantlV-nonccdEucIidc 
ia dillïcLiJlô ^cratt ôvitôc. (Vc:^t nin^i que M. Ht^nouvior i'sU pour Ba 
pari» dUpix^^ â donner au poaiulat là forme suivante qui lui sein* 
We d^ beauo*jup la [neilli?ure t)e celles qui mil élé prfjpos^H ; 

« Si un poiiit se dt^pUce âur un plan de roaniùre à suivre lepérl- 
rnètre d un polygone convexe Tcrmij^, d'ailleurs quelconque, lorsque 
Cd point aum repris sa direction initiale, après avoir oiiMi nccompU 
«l'aD^le en nn^li* nnt* rï''VoliiLîrin rnli^ri^ Ih Kiiriimi*. d^u quriiitlli'-st 
angulaire» dccriU*^ dan* ccil<^ nholution eal égak à i angle» droîLi. 

« En d'aulrca tonnes, la somme dûâ angles dits oxlérieure de ce 



1. ^lu h* V<*t pM itmifiiï du [tnttiilut i^r, n'A |inM T>rAIiiMii U ilAmiJ(iiFi<r?T4)ri0 
lui-m>>m* ^f {'tuMUffencf, liv, IV, Huip II, % 11^ \}, un ilonitu unr «lemonn- 
tfAliva— qui p(»uprci caal^aLvr le^ gdm «lu flianJo. 

3- Voir le aïOnioirc 4« Logc^ntlro i3Qn« Ici lleeufitt de i'Jnetitut dr Franet. 
•soie l«^X l[ rat r^turno cl r^rujqii^- ilini mot t^roté^omfTirf. tXr.., p. VIN 4l miv. 

>- Voip powr mon «rKitm^nliUon ffU^notn^nef. «sic .p. ït« pt hxw/. 

k. Voir ,<jiïi*w pMip*uj''ft"jifi', iHflï, p, :ir Tout r^pffmiiî»iil fnfiïrc, M, ,1 Tnn- 
n#r; iu'onvc)JiLl un* ^iL^inc.riftErpitJon *\n^ j« lut fepprin uV^lrn mlrn j|Uh fUliA ipiri 
L^fcTifl» ■ iriHftv dirti^ In 4" jSditimi ilo ia i;*i>m(tffti'- Si, fîiï-ftUt, pnr «n [Mi[ni 
4<»nn<^ Dn pdiitâU mener t\w>\ pamirMo A uno tlrr>lifi ilnnn«fl, r» «Icui pnnU 
|M«t liJtiprtlcnt cDtfc vJJcii an anfild. «t il inorEitL Ucjk. tu moyeu fl'unf? coni- 
IniClJoff 4ltTncTitutfl, lier trouver lur U dFoiltf donQiJc un pi^tnt (M '|Qo la <ln>lt« 
qoi il* rr4ii*ml in fioml dnnnù, pnt«eni»l f nire IfH iT^iii pjimlT^lvA «nppt^iti^MA f,« 
tf^taul ilH4'4tu il^rnontlrHlioo eV^nr ^jupIIi? port <!« Ihypolhi^ifl «i»*» *U%\x dmUp* 
K«kiit un p^ml ccrnmiin iotii ii«w«*aLri<ii>MhV uh ail^Im Wm. j%pr(*fc LmlI, l'iti^lo 
«I» Lah«Ur^!iftft«kjr apirtiifi «n^L» il* pamllAlmmu ^ i^m «tt I jinglu R-rniA par lifi9 
^foiliïi ii(ukr«i do Si)«caKLi 4m ni>a'«^caniii« — «4t un angte Um- 



polygone eA\ ^gal& A 4 JroiU;.,. et quand..», le piilygûne e^t un 
trlAD^Ie, U ^ommi^ des 4iigl&4 iDlériears étant toujûur» ég^o à I 
droitfl, en vertu de cû poâtutat, il C3t facile do voir que la ^omcoe 
dosaQRlos int^-riaui^ du tnangld est 4gale a doux droite ^ ■ 

Cette idûe n'est pas giri>riK<<mi*iit notivellf"^ die dote irtm d^nû- 
ftîAcIft '. « On ne peut a*&cï s'étonner, disaia-je en ll^ '. que ic 
puatulat se trouve di^qlmuIVr dnnrt une denmndtï au^i simplti, « Car 
l'accorder, c'est accorder implicitement qu© l'anglâ eatténeur d'un 
IrlAngle est <îpil J» U somme des deux inlérieurs qui lui sont oppo- 



<^ 



«âe- 4 Ou admet au fond que st par le point A on m«ne une droite 
qui fnit r^nglo h égii ^ l'angle extérieur B, te troiciârnp imgl« < «el 
égat iiu trnisi^mc iitigle eMi^rieur C; et c'est pp^rLst^mcnt ns qu'il 
fiiul dômonirer. » 

IJ y a injeux h dire encore i^ur cette détnonsLr^tioo» c'eat qu'elle 
est rigoureuso b un ïntlnliâMimal pri^w. En effet, les angles exiérïetu^a 
A. R, C L'ouvrent lout te pl^ii, s^ul" le Irimi^le ABC qui' peut ^tntf 
aussi polit que Ton veut. Or. en dt^flniâsant l'angle « la pcrtion dV»- 
pA«^>pIan comprise entre deux droites qui parlent d un m4moi>oint >, 
ou voit que ees angles font qufitre droil*!, moins lu surfa^^e du trian- 
gle. n« ]hf tes Jingles du lriari;{1<* hui tlrtix drulls plus l& ^ixvhui^ du 
triangle. Le triangle peut i^lre inrîniin<;nl petit. Il y <i donc un trian- 
gle où la somme dos angloâ t-quivaut a deux droits plus un inliui- 
ment peiit, et par conséquent â deux droits, eet infiniment pettt dis- 
pArai^Mut doublement devant Tmlinitâ iTu plan. Or l^gendre a 
démontré que s'il y a un .^eul trinngle où les angles sont égaujs k 
deux droili;;. tous les triangles paiticipcnt de ccUe propriétén 

Pourquoi donc celle démousinition ne nous satif^tiit-elle poiniv 
c'est parce qu'elle n'adurde pLi» rniiit^lietiieiil le puâlul^iltiin d'Eu* 
clide. Celuî-cî est inlimeinent lié àla définition que l'on donne de» 
paratlôlee. Les dôlinit-oïi o dea droites qui ne peuvent ee rencontrer 



^ î. Voir r. PbjïîïTj, <Iif t*/ii{'iâophi^ rfw Maihrmalik, p. Hil. 




S- Pntf'jQm^ufit . e(r^, p, 3ïa. 




8i loin qu'on l«)> prolonge »» il (nui démontra qne « pir un point on 
ne peiK mtiiwîr qu'un»» piirnïlMc A «ne dniii'î ilmni^ > . — k* iliSflnil- 
Oii«df»droilC»<"*pnJi-ni«nte*»,iifaut dt.'moiilrflr<jiac 4 la liiînu «qui- 
dinUntû il^uoe droito est une droite» '; — k^délinit on « dcâJrotlctt 
ay&ni même direction 1, il f^ut élablirque* les droil^^qul u'oDC poa 
m^jEU^ direction font un ân^le et ae teocoulrenl i> ; — veul-an dire t\u& 
'* les parallèles «ont des droites qui fonl avec uns mi>mc troifii^me $t 
d'un m£cnc Ci't*^ de colloci deux nngtos donL ]a sommo est dd deux 
droite *, on rctivinvi? le pcisfufôtuin tel rpic r;i formuK^ Eudid« : « Si 
une dnâlÉt InmlKiiU sur deux drnites fttJt Itu dii}jli*ît iiUi^ritsunt d'un 
mBme d^ phu pcliu que deux drottâ. cee deux droites proI{>Dgée« 
•e reDcon Useront du c6X6 où les angles eort ptus peliu que deui 
droild. > 

Quant A démonlrrr celle propo«j|iond'apr^)^l('3^ moyens ordinaires 
do )a (rfométrie, il fntil yrcnonccr : • Ce iWiniil, ponson^nou:', se £tiro 
illusion^ dit M. [junnilc dftn:^ le tnivait dont luit mcntifin la m>ti> 
pr^édeme» que d'espérer traiter ei résoudre en quelques lignes, un 
|ir<>bli''me (|ui n déjûué, (rendant »\ bugltrinph, les efToiLs de Uiul de 
Itéomètreâ. n De son ct'Aé M. Poincari dit dans l'urticle ilfiji cité ' : 
« Co qu'on fl dépensi^ d'olTortJ? dans col espoir chimérique o^l vrai- 
ment inimagimUilr'- Knfin ;tii rfimmi^neement du siècU? el h p^u pr^ft 
PD mern<< Iirnip^, dt-iix îctvmit?«i, iiti Russe et un Hougrtii^, fH<iw;it?w 
citew.-iki et IJoIyai, éUblisat^nt d'une façon irréfutablû c|ue cette 
démor^tr^ljou est impossible; ils qoub ont ù. peu prée dâbarradâéa 
de» Inverteurj de géoméiries sans postulatum; depuis lors TAca- 
déniie des sciences ne reçoit piu^ gui^re qu'uno nu deux di^inon»- 
trâtions nouvelles par un. » 

J'avo^io que Je ino défie un peu de cee démfin&I rations pn^tE^ndûoiûnt 
irnîrut^bltïit d'une imposillillité. florallen a*t»oii donné de démons- 
tratiuu^derinipov^Lbdilédecjirrf^r ïect^rde [ Il faut croire eependant 
qu'elle:^ n'étaient pas absolument bonnes, puisque Tauteur de U 
dwmdre, M> Lindemann» soutient qu'avont lui d pouvait rester dcw 
doutas'- 

Toiit^rfoiff rRi)i auwii^ h i-eilrtîri» ég;inl!i, jt. VTti\v>, ^1 di^puis lniig* 
temps, h celte impos-^ddlité. Ct^sE pouniuoi. il y a quarante anâ. 
J*Ai cherehÉ ^ 5 rclaire lii science et â la pkicer sur un nouveau 



i. C««l U r]ilfn«n«trftlrAn ût cAUo iirofKi<tir/pn qiio tfti Umarls n pr#cflAUfî an 
lUA d^at lt« Auf/^firu itf l' iciitii'irtr dtt tciffirfÉ rfif Hfifftqtir. KIIp comprend une 
tingtMnd ùit p^^c*. V^r Vroi^^tm^nfi, tXt., p^ 313. 

%. itfpirf fl^rt<»'a> itPi Sri*ïnr«. ïl it^cembre INUl. p. Tni). Voir aiiMi lUitlftin <ùr 

S. L4 ^«iiTon«lroit4)n '1^ lirnlpmrLun rxr <t>'. juin IHKï YnirVaittùirt ei'* h ûv«7- 




pi6dC3l&] ' -■ Dans i'^luUe pri!cédcn1c d'oillcur». on a vu ^jue teB 
mMafftonèlrcs rcgni^dcnl Iq po&tulattim d'tlucLiJc commoun Bîg&ô 
t1i»UDcUf derc^imco^uclittk'n- 



ni 



Si \a théorie deê parallâlas entraîna lea pena^urs dans un laby- 
rinthe de: propïiM lions dont il» ont cm no pouvoir sortir ijuVn refon- 
danl ta géoméliie — c"e*l ce que j'ai fait — ou qu'en l'olj^orbanl 
dans une gfîomr^tric pr6ten<lilmenl i^ânérale— iffîet ce iiut font loji 
D^lféom^trea ^, les postulats ite la ligne droite et do plan nou* 
conduisent dann un aulre Uédale, d'un caraolére dilTérenl et a^aiil 
un uulrc point de <Iépart. 

NouH pailcrona p]u>> fard ùi incidnninicnt des postulais du pFAD. 
Tour le mumetil, U droile seule nous oceïipi^ni. 

Dans l,i*.gf^nt\vti^ *iï\c v&i IViljet de deuv prupikKJiIiiniï : I" Tarir 
gualilitH-' ci^nmie délinition, « la ligne droite eat le plus court diemïii 
d'unp*nnlùiîn autre '*;- -'J° Tautro baptîsûe aïiome, i d'un point à 
un auire on ne peut mener qu'une spiiIo droil*.' ». 

Ces dcu^ proposition-'^ «our. li<rl rt Incw vki> ihï/ïirAmcs. Pareil pro- 
cldé pourrait wneuliéremenl simplifier im^mc la gêométriç supé- 
rieures- ih'lliuîiim : la cyololde est le plus court clicmlii de descente 
d'un point à un autre, c'est une brachlsioc^irone; axiome : entro 
lieux points un ne peut faire passer qu'une brachiatochrone. — ' Ou 
encore : Définition : sur une sphère» l'arc de grand cercle e^l Ia 
plus court cheiniu d'un point à un autro : ft.riome : entre deux poml» 
on ne peut tiror qu'un arc de graml cercid. C'est un peu \h d'ftil- 
leurs C" «lur fniM U'K nAupiVifiUiirrs. 

Ilicn ne monlrL- mieux les dilïicullée inhcrt^ntes i la définition de 
la droite qu« cet expMient d^ Legcndre, esprit lucide et ingiïnieux, 



I 



L. Lty niul utl dts luipEiiai. CumL M- iLciLOUviur <|ii[ It i-Mu iVaptli A.-J,'JL Vih- 
GBirr, cUni ivn opuicuhî Sur un fjoint ée l'ftiâlaiiv rfr la tu-omftnf (I8ÎI»), p. ^. 

S- L^ILo d4llnn(on il^«*I i^oa daiii Kiti7UJu» t:ilc ap[HirUunl h ArchEnxl^de, donl 
lo rtdacLiOQ oit |iriAf^mbb l • la drailo cal la piu» couric Ac\ llgnei quj oni 1m 
Ri^mos cïlr*mil**- - (Voi^ snr mUc doûnition. Kcnouoi^r, i>p. c<;., p. in cl tgjï,^ 
Comme celle de L«g«ndrci, «llo no fi'a|-f>li<|i]c qu'ta la portion du droite, filnucbot 
a voulu roiiiAlîorvr i • L» lluna drojlo «L une lu^1^ indofinio qui cal le plu» 
court «IwDiu oalnr deui qufllconquni do «w (loinlK - Moin comment udc droite 
ijidifiniPt un chiiinin iniïéfiHi pfir Cf>fii^<fucf»tf pcaL-vlle ^(nttv (iJuh caarl chamia 
fin^rv ilijijv qijolf.^j^jquut de tus points? Ht puiK quVitl'CU qu'iina Uffno qui ««t ua 
chfujifiï La fâdocUoo osaotc ovraR cdlc-ci : • La ligne <Irt4tc k^\ une ll^iiv iuJ& 
lïtiiv di>Ql toute pi>r(ion caL ta i\tt>%\K \l plu> oourle quo l'<in puJiu Ire-^ci eriU« 
loa Jeux |iu;iiU qui liaiïlcut cuUc p'irljon. < Pour le* dAieHs cic celle JiBCUB#i«a< 



J. DELQŒUP. *- L'ATICIHI^NK RT IJCft t«09f«Ut> OlailtnitES H^ 

s'il «n (ôt Car il rrojt fndispenHible île il^o<atrer comme qucii lea 
argU'ït dnntat wnt égaux (proposition éndeutie fiar défi ni lion, et 
julinL)H.> par Kticlide comme axioms ou |:ofittitat) et oommo ijuoi utio 
dn^itc nt' peut coLip^r un c^rck en troiit poinU fliv, j|, prop. III). 
Qu'on essaie donr fil? «<- n*pnV«t*nliTr um? dmUr i.<^|jpnnt mi c^^rcU 
Hu Itoiâ poÎDts cl qu'on voie .-t'il n'e»t pa:t pïus bcilc d'imaginer 
qu'entre deux points il y ail plusieurs plus coune chcminii. 

On a. tlonné d'autrea d^itmtions de la droite ; colle tjui ne eorl 
pa^ d'elli^m^me quand on la fmMourner autour dedeiix desespolnls 
lii lî^Eie de diivrlion con^^Untc — celle qui c«t «omblablcment 
|4aicte entre ses pointa — d'auir<îa eniiîorc. 

Cette d^midre e«l celle d'Euelicle. a Celte déllnitlon semble 
obscure, dit M. nmomier '. parce qit'ette est concise; maU cim- 
iiieni exprimer plu» exaciemenl la forme d'uno direction pure dûna 
rcffpocc * IViurM, ItGDouvier donc ccItfîdôfïnitiond'Kuclide revient 
h la phMdenEe. Je ne puin niVmpdclier do pen#or i^ua ce qui «emble 
f>bKTUr est rpielc^ut! pou oL>srtjr, i^l. itm^ ni HIk n^îf?Ml A la jirér^ 
denii-, L^dleci vaut mieux. 

D'ailleors, elle etti peu pri^cifto, car elb contient le terme non 
iléflni de «ét-hhbt"^ t:t puïs. oommont placer la droite semblable- 
Oieni rrn!n* Hir< poirjts? (le neratt d^')â m^ez difficile de In placer 
setnttUhli-rni*uI i^ritre deux de ses points, et qu^nd on donne deux 
dese« fN>inl3 elle est toute plic^c» comme rimptiquo la première 
do« demamles qu'on va lire. 

Quoi i[jd en «oit, <TtEc d^lliiitîon, Fuï^lidA la flanque de troiA 
Hemamle«, ou, iwlon certain» niitniincritAf de- deux Ji^mandc-ii va d'un 
axîo«De, k anvoir : 1' Que d'un point h un autre en pujaHC toujours 
mener une tiftne ilrokte; 1" (Qu'une droite llnio puieee &tro prolongée 
in<li>nntnicfnt «Liivam sa direction; ^ Que deux droites ne puissent 
reiiCermer un espace. 

On remarquera qut* cetto dcTiiit^re tlcmaudc est pour le fond idcu' 
licpie avec i'axioine de Le^fendre que d'un point a un autre on 
ne pcul mener ([u'une ligne droite, ou, {^lus exactement, que deux 
dratle» qui ont deux pointa communs coïncident. 

Ces demandes sent visiblement -des thc^ori^me^ qu*F^clîde se 
dôebre impaissant ù démontrer; et l'on ^Aisini h^xiê paina lirurana- 
logte âvec lc« drimuidca nu thi^rfmes «xmceniMni li<» pdrrtllijt^it- 

Kousavem^ vu en fîlToL que ladéflniliondeji panilii-le» idruiiCA qui 
M se rencontrent pan] avikil beâoin d'Être compktce par deux pro- 
poaitiODs teilea que ceUe»ci : 1* que par un point on puisse lou- 



1. ûp,rii,, p,i. 



m 



fiKwt^ vmw^o^^iQvz 



jour5 moner une fmrallole ù une droile donQ<?e; ^° q^'ou n'en puisse 
meagr qu'uno nouie — el nous 1 avons criUquâç de ce chef. 

Il e»L &H^Gt ciirieui àe coni^taler que Ib d^nnJllon qu'ArchimMe 
et IjegenJi^,elaprÙ6 eux Dlonrrhcl.donncnlïJcU ligne droil^^^turabe 
BOue une critique anatOK<.ic. S^m^ doatccilfr nllrihuc A In Jiirncdroilo 
un« marque que holik xavoidg «.Hre Ji^iinotivo; mûU comment recon- 
nu ttroiifu non s 1;i ilnjtln pjiniii loule» Ips îl^-ne^ qu^ l"tm piîut nii^niT 
cuire deux imitiLt? roiiiinent pouvona-noufi nou& UAMirr-r qui! iiouib 
l'uvonsiiiienécV l'ourcela. il noud Inudrait Ig8 rf^Ufiti" loutû^, pui» 
les fluporposer; oa bien pcje^dor uno mesura fixe, qui ne pout ^u» 
qu'une droite 01.1 lino diKfonrtf frilfî qn^itir oLivnrtiii-e df» romj>as> et, 
au moï{7D d'elle, les c<3tnp*rcr. [I nous fwdroii pncoïc pouvoir 
apprécier une dilTércnco inllnimcnt petite. Oittc comparnîson n'c»L 
donc poftsiblo que M l'on a pn^alablement une droite. Kniïri toute» 
eei% (qjJ^raiion» nous appri^iidn^lenl uniquerneni qui^llr* t-41 l:i pUiv 
courte des nantis luen&Qs, et nou» dc aerioiiâ pas asauréa qut; la 
droite figure dans leur nombre. 

Mais aupposonE-te; nous n'aurons pis, pour OGi% le moyen de 
tracer In droite, T9c «ofte que nouft ne somnies pas cerUins, d« 
pnr la d^rinitinn, qu'entre deux points on peut foujijurs lurpirr un 
plus court clii^miu. De ik. d'un eûtt^, la demande d'Euotide « qu'on 
puisse toujours conduire une droite <l'un point à un autre v com- 
f^étdd p&r cette autn^« « qu'on puisse prolon^jer m^i^fînimenl un^ 
droite suivant sa direction 1*. D'un AUtro côté, pour marquer que 
c'est un allnbut fxdunif de la droite d'^^lrc U pluft courte liijnc ou 
d'r'lre coHo qui est Kçmblalibrtirnt pUctT^e eniru s^s points, un itvcond 
pOïluJiit oiftt n^ceA!*air-d, soit T^ixiome di* l^c^yciidi-f* quti 1 cnîrH deux 
poiiiU [)n nr> pt>ul tificer qu'une sfiule iLgnn droite ' », suit la truï* 
aiâmo demanda d'Iluclide — qui revient nu mi^me — que c doux 
droite» ne peu^'ant renfermer un espace >. 

De la définition que a lu ligne droite* esi celle qui peut tourner 
gujtonr de deux de !^^^ point» ttaiiit :iortii' d'HIt^-nit-iiir v, du ii'ji rî'^n 
pu tirer, pu* mOmc quVdle ei»t lo plud court Hiemln, t«i ce n cnt. ^ la 
faC^^ii dTeberwej; % en pa^^ant par la d^lknilion qui plaît à M. U(<nou> 
vieret qu'il met bien à lort bous rigide d'Kuclide : c. l^ \i^t\e droite 
e^t la ligne de direction conataiile. p 



I. 0» |JO»t fotniiilfr crïtir pro^ijAilifiu «Je licnUfMiip dL« fl1n^i^rfîn : i>iitro rrlli*# 
do LckïAiiiJtTi Fl iTHuLlidï» \r-t siiiviiilra tcïrit au>jl xatatlo : PciriK ilruîlci ne 
pi-uvi;Til arvii (ilu» d'un puiiil de fjiajiiun utna cojMliLcr; *î dEUi «Imitoii ciiil 
âifUK |>ij]iilh Jo Lummuiip dl» fo'mci-lciU ilanî toute Uur «flen^luc- 

ï. VuiL-- ù lu «Liitc lie inci i'iitié-jrrrnt^nej. cLc.. U dEetcrtation tte cet ^mlntnt 
plnloiHi|ibc: *«r ^t /"rinctp^îj de ta ft^méirif. 



C1L« implique une iltHinitioii du la dir^tion, r|uo boiucoup ne 
dopntific |iâ« vl iiii~Uol>i)rw(>|c ôiKjncd dû la inanjùro tiiivanto ; c La 
dirfiuUijii est ïii ri>btlioii ilu lieu iraii p:it-l un «^l^rnent mcibil^f, au Jieu 
CHi il >a_ Soiiâ entântlon.-i piii rf/y*/îuïi dr dvujr- lU-uj^ In rialurc ïlii 
pftdda^J'anélÉnueDtfcéoniétnqucd'uDliou a' h un autre ^'.laquelle 
découla de I& différence entre U eiiuiaion du Jieu b' à l'égard du 
Iwia'.flt lasiliiMiiindo imis Unt luilnw Heuv qu» |)eut occupera' 
dan« «on mrnjvrr tirant ^inlcMir d« .-r\ n 

Exainmon^ d'un peu |>Iuh pr^a c^tto dt^fioition dâ k dircc4ioa> 

Un Ijou, dit l'auti^ur, n'eal pa^ identique avec toul uotn^ Dca qui 
a la loCme figura : ce par quoi il «>n diKfm^ue. c'est su nittutîion 
De lA, îea exj>r^?iaii:ins : ailnâtion ù l'é^iinî d'un aulre heu, ou par 
mppûrt k un autre lieu. Le point b' peut 4^trc dans une inllnité dr 
eiloations par rapport au point a; ou nombre inlkni do eituationsi 
terne une «urfac» spiiérique âitlOEir de n'. l^ âitii:iiion pnrr.iculiûre 
de &' eeA dAiâriUiDée par rapport auK autres bilimtioziM pijnntblt>K^ i?t 
Ia nature du p0Ssn«<T dou' vers &', lEtqueilG dépond de celle Mtu^Uimi 
pftrliculidre» 4»t la dttgauon. 

S<Hi« toiituc4j« propuftiliun» un pr^u obitciirc« «c cuch&Dt pluaieura 
ditfauU rt même de» ciMxIe». 

i* La définition de la situation peut Ctre pliiloâophiquc, mala olte 
n'ttt paa gôométriquo; cor louts idt^ gûorntMntiud dcEmuuîo sa 
foeaure. SaiH doute, une ftgure i->e dj^ingue d'une autre qui lui ost 
e, par fia situalioD; mai» cotte diâtiiiction «M toutes ti^gaiive^ 
-h'^trc que Ton ne dJI pas en quoi conïislc celte dilféivnce. Si 
DOu>; &fTuron« dant> l>»pace deux pointe a' et i/\ noua voyons 
«|Ui^ 4' :l rrjM ii ufrt* Mtuattcin qu« a' ; nmis qurlh e%i cullo situa- 
tion'^^ ITf-bt^rwf^f ii« nuuh l'apprtïnd |ku- Eu d'auti-e» tarniK-i, si mua^ 
dièpUcûna le \tciai (f\ comment r^tniovor sa place [mt*irir:urr? (}ui 
«6 voit que cela n'e^l poegiLle qu« par \a dirùcUonn'lf' ol ladi^Lanco 
n'^', ou tout autre moyun (deJîCooivIonn^H-fid'iino nature quelconquo)* 
qui ini|iUqu« ic« nolion-'s prëcAUrnLi^s ou m^mc-do pJu»ccmp)ii|iiéi>-i? 

^ I^ Muationdc b' peut ^trc dilTérc-nti^ wmft que b direction le 
«Oit. Touâ lu pointn d'une droite ont dea SLtuatioaH dilTd^rcntcs, quoi- 
qu'ils w)i«m toua dans ia mf-œe direction. 

a- l^^Mrwc^ ré|>ond : cette situation de h' e*tt déleniiint^! par 
rapport aux autr^ lictLf do son mouvement autour de n'. M^iin 
cotlc détermimition e«t eiinibondant^. Kn olfat, cotto situation étant 
d^^tcnuîiK^i* par rapport h dt-iw de cesi Itvui tiur ectto >uri!;ico sphà- 
rique. f|!r CM lU'ït-nnini^rî par nip|«irt à iciu fc* ouïrnr. Dr. rn;*nj(>re 
que, d'apr>^ï cclt*^ dittimlioii, pour avoir l« point h' il faut Mippo»er 
donni^ eeâ rapports avec tous les autre» potnts, ot, comino deux do 




m 



1» 



hE\UE Nlll,O&0l*HEt»i:e 



Oai rapports aufJUôQt, on ee tr^XJVi^ d;mB J'emUoirsB quand il ï*^gi( 
â& aatlfifàlre n\i\ .'tucrt», A oioins qup.: c^Ia iV^iJt IIl^u île sot-iniMue, et 
qui eatftd6mortrcr. 

4- l*aiis une pKinik^ro rvMacLiim. UclorwrK ajunUiit ; éh totif quf 
U pn^na^f. ^nt drli^ruthitJ ptîr ïe point dv ift-pai'l t'i eeiui d^arrivêe. 
R\|>1u:itiî mi iuLpUrîLe, vMUt îiiddeiJUt tiîil iii^ccAsain! ; air Utoloa U>8 
efl(>i^ce« ijr^ iidaajt'C^ d^ "' vers 6' ne &ïOt pa» propres ^ mr^jiun^r [a 
Jiroctjon. M:ij» il est pliisiours do ces putinge* tfui &on1 duieniiinrtt 
er quelque i^çon par Je point Je rli^part cl rdiii d'nrrivée, la cyclold* 
pur exemple^ fTffttr^ccJirrbf^cst-iïlledne tlii'Rclîiin? 

&4 DADsla déliniticjn luOmt^ de lu droite, la qualilîcAlion de €vn*- 
(dmf suppose la vnriiibiiitti pa^^ibLe de la ilir^ctidii ; or, nous ne 
pouvons Apprécier la constïince ou ia variabilité do la direction 
qu'au inoveiL il'uiie cUrectioii Hxe^ f^oiT^Citnto. Le cercle est inaulfeAtt-- 

C" Celte dd-rinitioD est toute négative. c*eftt4-d]n? que m «lie 
permet» la conalancc étant £UppOi^I^ i'oiciliï 2i conMotcr, de rocofl- 
nsltro si uno lipno donaiiâ ejit droite ou non» elle iilndique cepsD- 
drml ^nrtiri riiityi*ii de trnc^îr la droite : cmiiiimnl (Jt'til>un ]>l;ii^^r ur 
LruLMriiir point r' daua la direction a'A'? La Utfiiiition ae le djt 
pOaV 

LadOllnitlondelailn.iilf^quenctuâ veDon»ct*«?taminer itoBupprittUi 
pas plus quit kv jtutnvs :uii un <le& puslnlu» onTîruiîiVH sur 1» llgnt^ 
di'oito- Elit* n'est qu'un*; proposition sur la dniitr, un vérilablc th^- 
rome; de *Oï:Ut qu'il i-OBte h établir que t^mc ligne de dir^ctxofjx 

IVIn/rwr'g ^ i**Aayé de celle proposition un© démonainitioa doi^i 
\-oiai 11?» ^*^rme« : 

La ligne droite (troiâi^mc définition) c&l tino lifcno dûtormloée 
entièremnnLparileuK At^f,^ point»; ladinrction ^ml délsrmin^ par 
deux points. c-i]\\l\ dc^ ilf^jiRrt v^X atïm d'arrivn*; rh>ni.r Ih tî^ne droite 
est la lueauiv de U dirrctûm. 

Ce rai^oniK^fuenl e^t ngourous dans le cas oii la prémiâïïc c6t 
mise ^us forme tnverae : toute ligne dët^rmin^o par doux do «oa 
points eel une ligne droite; tre qui est possible dans la manière de 
raiïOTUier d'ïjebcrweg» 



\. lîiillit, ïl V a coMluvklou» un ffoiiça}! dans lui mots diict^fti^i ^^i iUnîU, cor 
lAvil -ifTiJÎfliï diftct. cl l'on ^lAtinK la àti-tcUcti par U lli^ni: JirtcfB. Co [lAfbul 
UfiiUr^m ii'ciUlc pu en aU^^muDd OÙ IM moti fftrctit Qt Eich{uR§ »«mbLcTil «voir 



J. DCLBCEUr — l'AHClO^t: ST 1K3 nOUViaRS GriojltTlIlKS \i7 



IV 

[nïnilti'^M irit:rrerttt?s Ji l;i dt^nriîtuiii tkt \ti ligne droito pr^ 
ïtentciiit, coininf:i non* venons de Je voir, juc grande analogie avec 
u«llcft qui eatour^nt Ja déljnaion dos pardli^loâ. De l/i vîcnl que la 
0éolDélrle aun-euclidiecnâ c't-'uati leâpoâlolaU qEjioiUtnkLt ^Initroito 
eiailX pnntlI&leB pour en rkire le cjiractère de lu ^^orniUrk- i-ucli- 
dkmie. cm, plas brièvement encore, le caractâre de b dri^ite eucll- 
dicnne. H D'y q on effet quo des droîtoa cudidienDCs qui soient auâ- 
CQptlble* d'tïtr« pnrallâlcfi '. 

d>[ii'riitmit, niutgn^ ivs aitîilugies, le iinililrrrn^ dr In ligne droite 
n'ttiil |MM de im^mr nulure que ceUù di<;i |ia ralliai «'a. Ici, <m cnchat- 
Daiil tout bien que mol un cerlûin nombre do prcpoâitiûnd, ncui 
avoM Dm par conrjuérjr un moyen de construire d^â parur:ètes 
«t àft rioiiH tni DtJrc nno idf^e. Il nVri vn pa^ ainsi avec ta droite, 
et la riUni>n de octte difïcrcnce est trc^ profonde. 

l'onr fcri anlrcH tigurc-E de lu ^oorni^trio, Tintuition vient ù iû. euJtc 
delà dèiiiution; pour ta droite ôl pour le pl^n (ajoutons ei pour 
reepace], VinluitiJoD iin^cède le concept, et la définition doit se 
moïdcr 9U1' rinluition. De aorte que la d^flnlf^ion. quelle qu'on la 
cbQi0issc,i^t discutaldc et dJï^culëedaiiâ Tcsprit, LadrolicQt k plan 
(etrospacJ0)o:iiâtânt, si j'oseuiiisidir^:. enddKirsderuspril*- tatlee 
\t» i>tlnlris des [ilnradi^ — el l'uTipi'JI n miasioti d'rni Kni^îîr le 

Toule science ituL>poBe un objet qu'elle d^'liruilc è sa fhçou. Voici 
tme fleor, Ole pouri^a CHro l'objet de U botanique, ou de 1:1 pïiysi* 
qœ, ou de la clilmie» oo de ta gt<oinétne suivant que J« U considé- 
rerai »0U5 tel ou tel aspect. 

En un mot, toute science suppose do« dorinôcs que t*03prit élo- 
bore d'une côrUiiio manière soiis tonne dû eoacept»^ L'aittroiiûmiu 
tToccupi? des utre«, ul die dt'-ltnit te qu'elle entend pfir a^rre. et 
qœl genre de plit^nomr;iti.-,<f tintnnA (>ai' eux t^era le Mujet de a&b 
AVbdes. La iumiére* tien qu'ém^Li^oiit du âoleil, n'est paa rotjot de 
raBUonomiâ. 1^ gt^oniôtrie a'occupe des ngure^, et elle ddflnit 
les flores à sa façon. Le cristal logr.iphe, le boUinisl*», U- /shi^ 
lo^te déllnjsâent aussi les llgure-sdes cIiosl'?^» mmûj' non ru gi^u- 
iaèlre«. Maintenant, conamo le dit exoolicioiiioiiL M, Hanouvier \ 



I. Du «ireL>arcftjD':oa lï'jnventrliiu&i peuvent M» apti«l4« p«rMlJU«. itunncl n» 
$,&p.<i(,, p. ï. 



MKTim miLnftni»mQrTK 



a le.H ilcfinitiona âc iisiiiv^h l'aide de &inétriicilon9 gi^oniâtruiueai 
kg siip[Fosjtjûnâ de Uftux psur les pointe, lignes ou aurracoBqui 
^alisfom ft de«« condtUons rr{]iiiHi.^s ■^ "^^'t li'^bord k$ plue eimpleâ 
d^Eiiiilioni* ili>« fît^i»rn6i irTvur-lidr- inipliqiicnl cJ&s fait?^ d^intnilinM 
qjc nullcdémonslratioitïiViUeindmit sans en supposer d'.iutrc» <lu 

Mois, d^ mèmd que Teâpacô foural par rintuiiion devient par abs- 
traction l'eâpa^^ gf^niétrk|ue homogèiiG, Je niéme k Hurfuee et )a 
tign«, fournies êuui par l'intLiilioii, dovieanent, par rt^duction d 
dimcn&iODs de l'capucc liomg^'i^nc* lu niirraco ot In Iikhc liomoicôncSt 
c'€Kt<A-dir9 Ifl plan et ta droite. C'e»X donc en valu qaa io ^^mitre 
r.hi^rt^hfî Ui ùM\niûitu g(^i»èln|uij {deHCt'ipdix) ilt> la droit» tH du plan, 
pui^iue et ^Jiil dea Uonaé^»; il ne peut que Ica déOnir |jar une mar* 
que r[}9tnctive et firMUnclive qui en fait des cocicoptâ- Aussi, simples 
marques distincthiGs et ri^n de plus âuni I?!; attributs qui BgureDt 
djinn lepi d^Artif iuns [Kiirllcs dt? Li droite. De lit vient qui; ces di^flni- 
tioDs ont pour lu plup-irl, entre autres défauts, la forme de théorèmes, 
ou bien c'oîtl U^ t^a^ pour celte du plau — alUis impliquent un 
ensernblo surabondant d? conditioiLs auxquelles l'esprit ne voit pas 
qu'il pui^e saliislairc éL nifiins qïiVIles ne sfneu!. relit^es et Traduites 
par de» postulai,^ préalable» exprimé» ou âous-en tendue. 

La vraie rnat^uo caraat^^risUque de ecâ données iniuitivos o^it lo 
rÉsJdu de l'abstraction quï, a^ipllqu^^e i un fond r^el, leur a donna 
Jtaiaaanc6; c'est, noua venons de le dii-e. riiunioyt.'Uf.'ité, i:'eKt-à-'dirt4 
la propriété d'admottrc de» iïpiirc» nf? dilTj^raiit qu'en grandeur. 

Or l09 dciw premterii (mstulati^ d'KucUdo concernant la droite, si 
Ton yfïutbien attenliOTi, m- font que lui ret'orin;iKn»KiKi camctèrede 
ffifrurfi*. Pur le premier, Kuulidt? denmnde qu'un loi dtntjm la dnn1i% 
en d'autre teriaes qjon lui flonnt une r^^^r'^; par le second, il 
domando ^ pouvoir prolonger une droite indâjlniment et, c^la va sanft 
dire, au moyen de rerie rnéme n.'gliî gtiSTcnnt stïr «i propre trace. 
Dans II! troisii^ine t'-ulln» il c^racli^riM? la dnjitc comme étant nimpl' 
entre deux quelconque» de f^cs points. 

Il n'a part de demanda concernant le plan* Il n'y on a pus non plu^ 
dans aucune géométrie que je connaisse. Cependant le plan, lui 
auaai, est une donnâe ; on ne le peut dricrv-e. Le plan eiit doimé ^uir 
le mVoi^ portion de plan qu'on foit glisser sur elle-même, comme la 
droiU! 08t fournie par la rt-gtu^ portion do droite qu'on fait glisser 
sur €lle-m4!'mo- lltïduil îi sa plus simple; expresi^ion» \e rabot e^i tjue 
purljon d« dniite, r^pré^nire par le tranclianL tin fer. qui x'appute 
îur dcui parallèles, représentées par les deux arêtes infi5hcurca 
du boij». 



n 



J. E>CL&<EnF. — LAnCIK^criK ET LR3 nOUVIELLES C1 

EnEin. lWp4[^cg6oati6bi(|uc <^l und <lonni^fî, b donnée primUKe 
et miprC'U^é. Et hû anCAt &e prolonge m^LllDimeiil eu gliMuot «ur 
luï-mt^fiie, à la façon dont se {irolon^E-iït indér>Tiiniei)t ï& itUtn iMhi 
drûile. 

Or c*€et ICI que je me sépare des m^tu#:^i>ruètrcd. Ils ont regardé 
re6|>ftco qu'ils nommtïiH oucliilion, comniiï vtaui on quoique sorle 
Muv cr^uliuii de l'enpiil. tlt'fïiiii? \tâv ût^vlniuv-n |inj|3rw-tt-* cbQi«îu« 
pAT lui arfrfJrttimfMrti entre d'autrera égalemenl po^il>tca, |»r exvtn- 
pio, i^iie les Imi^anffled d'un triongiô y font cxûctemeni deuxdroiU» 
Pour prouver ce qu ils uvanc^ni, iU onl créé d'ftutree eâpoc^s, ^phé- 
ri^tu^, (h;fH^drjKplii'-rii]iiJ*-M, »ii Iiïs IroÎK iiii^lr« (I un r.riunglr font plus 
oit OKÀn» qvc deux droiU. et iU en ont édifié lu géomMrîc. Ils ont 
mi» dur la mOme ligne ecà Irma ordre» d'e^paccâ; mieux encore» 
lift oDt ftubonJonné le premier aux d^ux siiUres. 

C'oîit U pi^ds4^mf?nt cp que j« no piii» accepter. Oui, de^ eripaites 
0phériquea. paeudosphi^riTilue» .loot dc5 crMUons erbitmircs de Tee- 
priU d & leur instar, il peut ^Ti^erdeft ospuccs (elliptiques, hypc^rbali- 
qu«t, pur3l>oIi(|ueit,ctc.MâUi'eâpac« euclidien est, eoinmtïjiî J'ai dit 
d^na l'éludi? prét^dejile, le produit d'une donnée réelle, iiniplitltV 
par une âl&trdction. L'espace euclidien s'impose et. si leà hubilanlâ 
de Mar» font dû la fE^^ométrid, c'e^t «ur ki fnârnt? abËiroction et leë 
mAnidS donniez qn'iU r^dincnt. 

Sans doute, l'Jt l'upnrr^ îles ï^iliaUdiewsky et des Rir*rnann nnl, 
eux auvi. un fond expérûnenlal ; ii» Ëi>ut iso^i^nes, rV^t^^Wirr! tela 
qu'une ligtire ^eomûinque,âolLdo, suriaceouignG.peut&'y di^plucer 
«ans alt^^ranon de ses propriété MMpuregt eomme je l'ai e^ipliqu^ 
ilanfi l'élude piVi:i.'derïlo. De méine» Tespace euclJLlien est i»o||t'ne 
— d'une i^ogén^ité parùiitc, il c:»t vr-ni — ; tuais il e?t rn outre homo- 
j;àne. on oc «en» que toute ligure géomt^triquc >' est suBecptiblc d'être 
a»od1ilée dons s^a dimenslond looc en gartlant «a forme. A premi&re 
vue. Il sen^ble *h\nc que IVHude des t'^^paces inéleuclidiens puisse 
pré*:éder celle do l'espace euclidien, puisque celui-ci contient un 
attribut àf plut. Mai» cette première vu« efit superflcietle et fausfic- 
L'homojçi^niîil^ n'est pus une qualité qui vît-iil s'rtjoji/ur h Viso^ù* 
m'il«. ellt' la i^tniiprund - li^ul (:e qui est ïiomL>^éiii^ enl isiigéne. Et 
voilà pourquoi le» ra4^tagt:oin*itriea no sont cl ne peuvent Olro que 
des excxoj£8anCQs do la geouitT^lrio euclidienne. 

Aussi Jl «at impossible d'xsuvoir lu géoiniHrîe, ijuclque nom qu'on 
eroi« pouvoir lui donner» hiît Lfautres ïiaite^ qui? la gruiiiélrir d'Ku- 
clide. Oh: en parole», rien de plus facile. Cn invente un langage 
spécial oii lc« motA âont nouveaux ou bien détourna» de leur sens 
Iridiiionnel — c'^l que nous avons vu pour la droite, le plaji, les 
TMC tixviii. ** 161»;. 9 



tpiitauK 

p&nil]Èlo«, eic, — C4 Ton s'écrie irJompliaDt : « Voye^ï ka po^tulitt^ 
d'Ruelrde ftont devenus iiiuliles, iiuiis ]^â HU^|iriinùns, n JlCuHiiici- 
Lcs |>05tu]atâ âe retrou^eol iatocla souo iM nouvellea Ibrniu] 
Ccal ce que JG vais t^-tabl^r. 



J'aidil anléricurcmcnl rjuc les «pécuUliona d08 m^tog^omLrlre» 
n*ont pas é\é iiixi1ilct« b la philosophie do la géométrie. Nous avons 
TU E^n L'fTta qu^Ue;' onlmU lîiipkiuQ clarti^ un n^^ulut îuiportantt d 
joLvoir tpjt^ rn(ii;ii:t* tfudiflitiiL eïit <'»nit:l(-risr- par ciriit jinTprî^t^ 
l'une concernant la domme des ongU-A d'un triangle, l'autre con* 
cernant le pamIlùUsme; d'où ils onl lire la fonclusion <piia c^s pro- 
priété Eont indemontrabJeâ. Nous verrons plus Urd dans quel mû^ 
Goltc* conclusinn eet vraie, dsD» (|aeE ^ïenri cEIl^ est j^ujïse, ltë[j^Lons 
«ncorc UDC foi:^ lucla vraiij cara^'rtâria tique de rc»pnv;« euclidien, c'est 
quek tonne dotf ligurt-a ytitl indùpon Junte ilo lourgnindoLir, ooroc- 
iâtiiiiqvLQ de laquelle découlent les deux proprléiës *u«di[««. Par 
eùusér|Lientr elles ne déllniasent pas mieux l'espace euclidien t\uc 
celle. parc\omple, du cnmï de rhypoti5iiuso- Noue Dou» propimoiiïi 
mfitno do l'omirr luuto la gâom^lriô éli^montairo, loutû la thf^one, 
vfkLri! autroM, de« tnai]gl&4 semblables, tunit \nvti^T pur celle des 

|i;u';Olë|rw- 

Maia fjuant À Kl pft^tciLtion dea mût&^âom^Lnca d^étre dc^ gitoiné' 
tnea gûnCri^los, d^ire ind^pendontos do la ^ôomûLrie cuclidk'imc cl 
de se passer de ses po»tulu1â, noUâ allons voir qu'elle n'est paie 
foDdr-e, qu'elle» onl Irurs posUiUt* arriki^ue-fï à ceux d'LWIïde. 
qu'elles p1<>n;;etit leur» r;u'incj dau^hi (^vornrtric ouclidicnne, cl que 
si elles sont plua f^Oni^raies que celle-ci^ e'eM A la iii<;.oti dont une 
équation du second degr^ est pTim g^n^rale qu'une »k|uatJon du |)r€< 
mier» hien ijue sa >iokitiun cunsiete h la décomposer en deux ^i\\ 
lions du picmier dcerp- 

Il serait Tual:iisé de laire une pareille déini>rstratJon in aitêii 
Il faut nécessaire 11 Et m prendre pour base un expusi^ syiUématl^ 
dç« principes Je la géoinélrie ^t^iiêrali? t-i riiAt>njicr in lYmcvrM. 
IleurouBCmcnl lioux savanls, donl Tun o ilê l»ieu souvent invoqué 
par vaoi pour i^ houto ci>mpt3ionce, MM, Calinon et i}. Leclialad^ls 
mnltre et W. i\\M'i\'U\ ont uiiï eu ronui-, «i Ton peut ainsi dire, lea 
proiiuhitiou.H rlénit^ut^irec, l'un, de la j^i^oinélrîi? >phr'-riq]ie, rautre» 
d'une géoiiiétriâ englobant la psoudo^plit^re. Co sont le^ premières 
do C6a profiositioDâ» les déHcitione pnnctpaleinent, quejev&u«>ii- 
meitte à une critique Hllenlive et minutleuise- 



1^ imvaj] iU M. Ciilini^n d'M il^ l^'^H; il c*i imihil^ Élude tur Ul 
sf>hère, la fi^nt' dirt>i(f i-t U'piuti '. Celut de M- Li^t^lia)^ :i puru iJuns 
le« ^Vomvrf^! at»uiF«« de mathémaiiqiie» (décembTG \9Ôi)y ci îl 
a pour litre 'JueUjucn thccrèmf* fit géoniétri'^ élùtuiniaife. là. Lccha- 
las EaU étal do«^ dludo^ do M. Calinan, admet comme acquises cer- 
mJnes pro|inMiliniiK tlri ktih ilf'.vAiirJ«-r vt inilÎAlPiir, «t a'lc>plp Bea 

Je ne difiiitfc pas. comme jo \"ienâ J<^ l<^ dii*, û mo livrer iri A une 
«liMutitoQ C'jmpl^te <le ces deux études, gt:<aérideTnciil ignorées du9 
tedeural qui Je tn'»JreKw. P'Aîlleur^, fourélâblir malhè^ h ^utiU 
sanoodc prouve^ JD n'uurni besoin qiio dV^aminerï foijj leaOélïni- 
tions et en outru lo pn^niicr tIiéoiy:inc do M Lcchnins. 

rpiUJH) loiiie figure 4pi} eat «titti^Hurt'Uv, peut y ëired^^plocfît* d'une 
ùiv>>n iptdconque sans défornuticn. > 

Uit^ourt-vLsemeat parinoti il D'y ft que le plan et la sphère, Atirraces 
i\nc t'ai app6l«e« Ueg^ues^qui rentrent dnng cetle délinition. Mai» 
led métagièoinèlr«« l0itrHiï>iimi]|^ij| — tiii\% vn f>m le ^rrlt ^ lea aur- 
iAœs dévolopp&bles. d^rivrcif du pUn, Idir* i|iifï k< ryliiidi^e et le 
oAne* lea «arf&ces «pb4ri<|uca denrée de la !i|>hiïre, et en cuire la 
ieeiido« pliure ainsi que les surfnces pseudosphérlqne» qui en pro- 
Tieonent. Celaa t^ié rlli précédemment. Atn«*, selon ma termimjloeie 
fn*v a lu lettre, un cylioilrc droit  base cii'cjlaijra u'cnl [iiw luw 
auTÙtce 't»ogi:ne. bien qu'une ]ïi;urc quelconque puisse n'y déphiccr 
wîvant deu:t direuiionft >aiu altération, et celu pjirce <[u'oii n^ pour- 
rait g^te y fuîrL*if)urrki*r m^uienne li^iie ilroitesanftlu d(>f(jnnLT. Maia 
i^uivoTit la li-nninologiiî des m^tA^i^omirtiee» c'est uno aurfnce iden- 
tique ik eUe-méme, parce que, pour eux, une flffure est cen»ée ne 
pm 50 déformer toreque. pour la tr»ii3:p(irti>rifUrU&urface ou une 5ur- 
Ue« dUftrenti?. il nV'Ht p.-i* iir^iT^iNiiir*'. lii? iiiotUnrT xes dimensions 
îoiérieuri^, c'e^t-i-dirr dr \à plier ou de la décliiryr, ni de rétemïnî 
no de U ro^teterrer. C'e^d uiD&ii a-l-il dté dit, (^u'uu liubit [aillé dann 
UD pUn, peut £â placer a&ns se d^rormer sur loule e&pèce do Burfaoe 
conique ou cyUndrique. 

Nous pourrions remarquer tout d'abein! que le plan et Aus^i la 
sphère eonl des «urbcced^intuîtion, et que rcspnt raliiie prcjmpte- 
ment la diïilniLion qu'o^ en donne. Mai» on n'en prut dire autirjl dc« 
BurCsces déri*-^'^». li-lltw que lf?i ^urfiice--* Ji'ïï-ldppiiiîlos ci cenain*» 
furboes Apbèriquea comme cellea que Toq obtient en roulant une 



1. Hnwy. B4rt{4f-LAfl-rûull «l C". Voir <lu m*Dri« nuUur »vn MnMtvctiçtt -i la 



132 



R1CVCJB rHll€M)l>H10rB 



JeiLû-spîit^re hur elle-mi^me «Mi forme ûc fiiw?-Mi, rt cncorp moin^ lïe 
]& paeudutfpli^^rc et dcssuK&cGs pst^udo^ph^Tiqur», dont les pro* 
prii^i^e D'opparaii^âent iju'Jl la »ujlfi d'une coDteutioii d'ini»f7Jnntiï}i> 
parfois iiv*s l4ht>neuse- 

Ti>iii4^fojs l^Lîssiiiis de i-jH^ cellQ conaidéraiioD «lut dorint^raît tmp 
beou jeu A la rriLique. Suppoeona pour Tinatant i^ue Ica auteur» 
n'ont on vue quo Jt) plan r;t lu «i^hC^ro, quurid ils les dt^inisaciïTit 4 t'itf- 
aurfAces &ur lesqnellt^s tmf /î(;urf pâvii *>!i* di^plAf^éê d'inu' lU^ii 
r]uelcon<|U<T .s;inn d ri forma ti ml *, 

Or il mulo aux yeux que ce n'est l\ <ruo la généraiisuion de 1t 
dôfiititioa ordinaire du plan : « uns ^urtbce eur laquelle ttnt* ligne 
droite peux ^e dc^pl^cer d»nstoiis lefi Kpn»* a — nn n'ajoute pftscC l'oo 
n'a ili» resle (*& besoin d'ajoulrr <i ^larw dt-lbriTiiitii»! ». 

Cependant si la d<3finition dti plan ont tcUemont coclbniic h l'idée 
qu'on }^Q fait d(^ t^ni objt^l que, pendaul plua de deuic mille an»;, ^W^ 
DA sculûv^ HU{7une dillleullt^, elle n't'Q dissimule pa« inoliiïc un [wiu 
tuint, i^nliii de la po^HÉbdité de rejcjblciii^B de cet objets nari^i-tlf* 
déHnilion e3t aurobondanlc, 6\\g iinptLquc une innntlc de conditions 
dont on n'a :b EjlcuIIc que do r^fmplir une k<;uIv, et il y a lieu par 
conséquent d«i «'suGïiinT quti, punni ^ellesdà» Il n*y en a |ia« d'in- 
conkiiatibleiL Jivw: celle-ci. 

C^Cfit dan» ce siècle fteuJemontqu on s'eneatnpervu. Si.en r^lTet.nrï 
ciiMCndri! lo plan par la rotation autour ^*nn point tlie d'une droite 
n'appuyant toujours Htir tmr «eivtnde drniti» Hup. U Taudmit démoQ* 
tr«r qu'on peut mnintctijuir, prt-ndrr jmnr amtre de rotation fotit 
attire point cl pour dJrcclriw totiu aulrt droite de la :4ijrhicc ainsi 
obtentie sans ipio la hur^ee eagecidrâe eeâ^e d'^ire la nU*mà \ On 
riait que cette démonstration n'^ jamais été feUe, et ne semble pas- 
pouvoir OilrH dc^duite des priucipeA ordinaircù de la géométrie* d'Fa* 
clidC' 

Or œmbien plus eompliquâo, daru^ w hirnpJicité apparente, e^t 

i. Jt- ne WJi *i ui ii'c*l pw Krb ^^e t'tobWmf dt lit iPjnc ttruiU de^nnytrvt tint 
pian, lldiJKlLjci^. lHff\ qui 4 fait in premier irltc ili'CJ>iiiorU« iCn lovl rji», j< tu 
rvfAii'Ai* rïc iaa|-in«inr virn 1SS3« Ld i:htL>jue (J« ci^liu (li>]tiiitiuu it lit dtciii ma»^ 
*'rj*J^ff»m*nrj, p. i3l ol iuK ■ El|« im|jUqu«, iIjwilH^h aiw in/lnitf ilv ooadlllmu 
iloni une iuule Bunirnll. IJ ilv^iuil «Iuljlï rxiKvr pvur 1p pJnu uti IliAorbjna OiDil 
ffHiCii : Toale rurfact eri'jrjiflrrr pur tr mimi-Fmf^t iVanrf drfiilt (yfu^ralfirt) «f, 
yaitant par un piiiril far. /appuie i^mtffit'tmrrit lUi- vm- tirtiHt fij-t ^itirv^triery, 
rat ^tit pUin : eJ ilitul Im ilftikiunjhliuLlu" cocinJut^rAfL Ji ^UbJir i^uk, duni^ ^Htl* vur- 
Incc,,.. fdvf^ itmtf^ tiui t'uypuie mr lieiLi: j^énii-utnk'r* s'appuie dur ftiurri. n J~4J0U* 
laiK c]iL« ri«ii nu Hfinll pZui coLnniodc, pouf hupprimi^r 1» putlulilum i1'Hl)cII<J«v 
que <i'j*i*r.p[i*f nour |«t parnljirki U d*atmlon tiihniiiL- : - Sominoni p\traiif;et 
dcUT rlrcjtiM liLu^cs danK ii[i méuii^ iiUn. ijuj Toiil avec luulns la ilrolI« qij'L>n 
poiri Unir «lin» c? phn, d» anulvi cufri-ii[>k»udurilï4;iEEm«i « Toulfl l« quuUoa cM 
r1« Mvoirt^ i1cpaftilllc«ilrvktc«t}xjaltful- 




I 



J. DELBŒOF. — l/jUfClBKKK ET US NOUVRl.LRS G^JtWÏtniKf iftS 

dôlloitioa des surficefl identltti-iee A ellee-m^mes, Ure^trci^nit-oa 
aux seules eurfacc:^ Etrictcmi^nt îsog^^noe, le plan et la ephèra. Ce 
fi'œt pBS, camnir* awc ]|i |ïtiiti, Iji ilniit.'? qu'il i'agit fl'y f10pl»rer, 
rwii* iHHî lignes ijui'-lit(iTh(nn qtii y a i^tt^ une Tiis liTic^i^A. CVsl. rt-rfrai 
Je mom^ïiit, ou il ne viendra jamai», de 8e demander Ai du pareillea 
lea 1*0 m possibles. 

La gécmétns usuelfe, Ayant po«Uilfi la déOnition du plan, démon- 
ire par !i^ vnieb ijrdirr;iir^s qoe, sur le plan, toiitu Dgurfl plane, 
nïcUli^Qc ou cir^id^trct peut se déplacer aan» Dllérutîoii; pui?^ 
cnfïondrnnt la !-phcropar lu roUttKtn d'une demi'frLrfmli^rcnce, vlli^ 
ifesEt pa* emtarrû*!t6e Je fiiire voir que la aurfcû iphrnqoe jouiL 
il'uiitï prr>pn»^1é anaiof^ut*. I.a in^Uféuinétri*?, t-llï-» [:oi«nït?nc« par 
U postuler non pa^ seulement pour la apb^ra. mais pour les sur- 
(ocds ffph^riquod, triais pour la p&eudosphëce et les surtAc^» p^^udO' 
«pb4fil|ue«, toutes «urf:LCO« qnt n^ lïoni paa stricternmit i^p^np<T 
Pour iniinlrrT rntiibirn i^r'tli' d rrn<it:ifiï i^l. «'xnrhiliinli*, iHiriiotiA- 
noutï A nppclcr qut t-'e*l tont r^c^ntmcni <|u'iin profond géom^Lrft 
41 décoiivrrt que cotte propnétil* cppartenaiL a ac6 k!urlac«â en tant 
^u>Ueï ^ùta douées d unâ courbure constante. Et comment esi-il 
anivé à celte décoaverle. sinon par une suite de dëducljon^ dont 
le point de départ él^t dana la géométrie euclidienne? V&r qacWc 
sério do ooD»idàrations no Cnot il pnfl dC^jA que nou5 passions pour 
convenir que. «^ur \m c^ne pur exemples uno ngui'fî quelconque peut 
Mt tlA^htcmlc tinjltîH nmiiit-r^s sans diif'n-trinthtk'f 

Ou cniin pt^nL-i^tne r^fuier celte arf^umeaCation en fatsant remar- 
quer que le postulat de reapace euclidien est tout ûuasi compi^^hcn- 
«tf, puisqu'il pi-^âuppose que toute Hgnre, solide ou autre, peut %^y 
MpUu^tfr KAiiA diH'tn^i-mfïnl. M virnl dVrrr rr^pritidu fi i^ittu? <d»jt!i:li(in. 
Au food, la géomïUriud'Eudidc n<î postub qne ta propriété du ptati 
'ileroecvofr partout \tm droiU et celli^ de Votpucû ilû recf^voir pm> 
tOM un ptaii ; avec cee deuK postulats elle démontre que rtac^én^aé 
■Ae Vf^i^^v ï^' étend h toale »iur(^« autre f|ue le plan^ et que l'isog^ 
jiéité da plan s'étend .^ toute ligne autre que la droite. 

C<induHi(;n ; pgiirijo happer auic poi^tululs d'KucIide, on <^i>mnicn<?e 
-par en admettri* un autre qui implique le postulat du plan et toute 
ht géouiélj'ie t-iirliiinurie avei' di-s d^ve.loppefimnl^ li^^iustsudaiiln 
qui déparent toutes les préviaioas r|u'ont pu a%oir KLiclide, De*»- 
«artc«, d'jVloœbert ' ot Laptace- 

Çe n'est pw; tout. La d^^finition comporte en dernier lieu U condï- 



I. Col iTAlgnibvrL <|iji dirait i]uu k mcmLuIil ilu» parallUw tlall \t HcnAiIikls 



I3i REVUS miLOSO^dtQL-FC 

tîon « Sun» A^tùvmjiiwi «. Co itirmc ne ce coniptv'nd qti« «i Von coi 
nnTt ^Ji pr^nl;Lb]»? ce rjiiVM lu /oi-mc, cl pnr l|1]i<I? nuiyi^njs oo Jj 
s'jkiEiiircr i)U'uiic fornir di)iini3cnc ^'altilrr pn--,. ^^llppl^:iIïllM que Tï 
ait ces connaiâsunc^Ge^, upri>D comliioii do Oôplacomeniâ poufra-t 
sifflrmer qu'une surL'ace donri^e est identique A elle-m^me? 

ÙG toutes las critiquer qu'on ^eut diri^-er contre h& pt^lenliui 
de la K^^omijtric: qui veut ao dire ^ifnérolGt il r*cn est pas de pli 
gravû ot do pluJA pônotrantu- Coiiiino nouj; lo vorron» dAii» la «uil 
de ce-4 éludib<» la géttiu^lrUs :i |30ur nb/w la* fiiTme%, e{ pour fjitr Icor 
detrriplitm. Kllê arriva ^i Ihs iliîiTin? l'ii Irw r:irm'it*iil t im ra|)jiurt 
dû irrandenri*. Lagùom!ilneûiiaiyli<iuei?lUvini5me, ce moyen si pui»- 
«aot de (JeBCriptLon gâoraétricpie, no repose gue sur des npporie de 
ccHirdonnées. La gtem^tm suppose donc CDu^iitui^^f? la âCJoace d» 
l^r.tmieiir», et v'&^l ïvir ^\\\t (jumelle i>din>.- lu isrîc-ncr dt^s Tormefl. 

l'oMf ccin. il lui faut — non pas comme on Ta dit, diîllniroc qii*CAl 
[^\or\ne^ puisque ectta Uiifinitiûn i*i! ton Oui — maiB udinoUru uaû 
ppe mi <>re forme comme connae. Cette première fotiiie, cette forme 
unité, Hi Je pui^uiJiaipurlL-i, H>t la Ii4;ne dniili< : duii^ U li^ne limite, 
la ferme cal dr^tcrmin^e utiiquemoiil par la |:randeiir» eu d'aulm 
tormoft, co qui di«tii:i;u^ une ligne dvtiii? d'une autru, c'c*t aa loti- 

Ciù pinnl 4iltriU, b^^ut^» le.-« fonn^M, ilt-puJK lii plti^t »irnpltt, Taijgli 
par exoinplâf jusqu'aux plu» coRipli^iuée:!, la marche de la lune 
autour du aoÏ^ïI, t^orODl d^âorilOâ au moyon ilc lignée drodeii plua ou 
mol Q9 longues et djspoaëes d une certaine maiii^ref c'eat'j^-du'e fai- 
aanf entre elles certains anf;les. En un mot, dans la description def« 
formes, il nentrera d'autres élénionta que dea Iisnci» droitc^s de^H 
anfcIcÊ et des nombres^ ^| 

On ncnnpr^nd mainl^nanl, ^ann qui.> j'uie tm^oîn d'insitter davan* 
t;i^*, MU' c|tid .tolidtr Unnï th: lonnui^taiin-ï diiU sV'djIîcM- la nulion 
gévttfétritiut! de dtfarinaiimi^ Déroiine-t-on uu gant quand on le tiwl 
ûuquon le retourne? osl-elle dûiorm<?o Timage rciilloléo par le 
miroir? qui de ceux ijuï n'ont fait quô leur?i claesy^ rrifiri que, eut 
nntU^iuï, un angle qndiouquitpL'littti.^ pi-oni4Tn4<r Katisqn'il.-ii?drri)nn(i? 
Combien mi^me de mes lecteur* cette ûsacrlion ne ri^vollc*flle pasV 
Et pourlnnl rien do plus juste, du momonl qu'on adin^rt avec Iûa mê- 
UgOométroË qu'unjT surrace ne se délormo paâ quand on peut rappli- 
quer sur une auin* !iiirr;irf^ nniin duplii^ature ni iléclïlnire. Kt Us oni^ 
ceKnH liT droit di! ri'ntiiuilriT iiin^i: ni.-iin on a ausai ecUn de ju#;eV^| 
que lu notion de déformation nmm entendue n'ost pas intuitive, 
qu'on ne peut la mettr& en tôte das éléments, et quô 1^ raisonoo- 
ments par lesquels on eu tire des cousi^'^uonees, pourraient 
n'être que des cercles vicieux. 



ti- 



J DELBartJF. — LATICIE.^Tïi: ET LE» nOt'VELlf» CËOUËTnJfrl lifô 

Cette cht^ue fiumt. Jo ne m'ârr^lersi pa» à demander ce quesif^oi» 
no i]i^|»lHi:x'nieikt el si un cercle f« dépl^o quand i\ toutiie aur lui* 
En'>mc. Je veux Lien conciîdcr qu'an l'épondroît & la question J'uiie 

Vf 

VoUft poar U dt^nnition d<- b ëurTocc* l'as^ns à la délimiiun «li^ la 
ligne — do la ligne pécddeUtue, qui n h prétention de se sutstiiuer 
A U ligni^ dmitr. 

• Une fi^déMqiï^ d'une 5urfflr<t id^nlîqno i cllc^mftmc i»t une 
ligne ftiUiéc atir oolt« surface iH telle que far doux pointa de ocllo-ci, 
U en passe toujours une et gi^néraiemént une seule, o 

Untî preïnièn» oljsnrvaiinn : n'y aurall-il pas proHt îl dire plus 
simplement : ligne ptoiJrabmcnl déterminée par deux pointa :^ 

N9U« TonoDS dd voir cornhion il o«t diETiciîo — »inon iinpoaijible — 
do »c ïV[3n-:;enter une Murr^Li-e iJr?nUtu^ A elk*-rtK^mo, *anj! tle* 
ounDai»?uiiirt!» ^iiiiiélrii|ue-i ^m'-iilLiblc??* <■! mt'iue rrv--* lïhniduH.H, îdi- 
pJii» grand nombre de ceux qui onl ta patience de inc lire, ne ticmX 
prottabIcTJient pa^ enc^ûi-c parvenus L &o fairo une i<I6o tant eoU pou 
jQsre d>? U pseudoi^phL'œ, et de ceiix-Ift une fiiMe parlio Boulemeni 
AUTonI ftaJi4i dVniW^iï qur le €Mnn ririTiili^iro dniiL oi^l \)nn Mirr^c.' 
identique àclfcmfme — quoi disant, je ne crois p^v*» leur fiirc injure, 
Lcn^lu^S il y a qurirantc ufi;*, simple i'-ludmnt,je f^oliHirlai^ chaz mi-B 
lirMferiaL'urft maThématicicna ma nouvelle dL-ilnttion dt la droite — 
une 1i)jiit' ujd'-tlniineiit divi^ilile en parLirs ^embkibles ou dont lei* 
partiefl, qudles quVlle» soient, ne dilTi^rcnt cfuVn irrandeur — tous 
cûCDmenç-aicnt \hxt m'oppo^cr h circfinfcroucc, ci ce n'àUiW pn:: tou- 
JOUK d'un premier c>iup quMs voy^titiEU qu'un are d^un cercle n't-»t 
jicijL mu^iMalili- h aiilrff nrc^ |)lii:t gniiid tai plii4 |mlit du lu^iue ceivlû '. 

Pour jinnûder Jivec ordre, nuu* laisserons pour le moment le» 
gé<xlâ:»Lqaeis de U pâeudoâphûre. et nous envisagerons la dL-tJnJUon 
eofonie se rapportât au pTan, dont Jes géod^sique» sont, comme 
on le Mil, des droites 

La droite, pixrcon^qucat,^ra dédaic la ligne qui.r^urlc plin. est 
tcJlc (TIC, pnr flcu\ poinl-i, il en prisse toiijour* utio et gènéndcmeiil 



4««L jAMlf, film aiift /'''o/'^yum-Wi, ffi(i>iuè l4 tl«rii<>Tiilr0hon iln ]ic)*liilM il'Ku- 
«H4ft «l A i|ui j'avQif adr«M un o(pni]hlairo do mon ou^rH@<«^ IJ m qvi^iin t'ivoir 
JMfr M MPI* Iv lirf' pnrL'fl ijur mi flt^hnLiion tic Ib ilroâU K^HpiiUqiuH a, U cirfiOD' 
f£rf*M«- Tuot n^irinkfnrtnt ^nci^r*. un «utrv Cûll^giin. iir^(tt*tcuF ûtt ffOomâtrlv 
t'i^rivuro. mfl flL In Du'imir rj|ij>i4;Liun. C4i torUt di mAhintnritlut nir font «^riindrc 
11-jimitni il'htù imhii Jo iiiu4 popi^i t4«ûi :tu potnL dU(tr««*<r (]«* r?proi>|i«t 
aliuï ;>«ii londAfl fttix JalluiUon,» inât«gtiou6trlitu«fr. 



is& 



RKl'US PHiLOftOrnmiu 



UQe Wi\}\e- Aucun miH;i;(^oinèlre tië i-ei^ou^iera celle «l^^litilUûD, 
Qudic idvc va>L-oii av^c c^iit a^ faire de la ligne droite? 0(i6 cbacua 
»e coQâulte, ti tl ven;t cju'il a besoin d<^ Imro appol îi eeecoQoaiamD' 
ces gëomiMnqu«B pour r^pproiiver 11 pttnâdr», \y-^r cxcfnplc. qo^b 
circonférenci? c^t nus^î di>b>niiiriiH^ pnr dnix di^ m» [itiiiiU, » iïiïn 
poinU soEiL les Er^lrÂmiti:» de *OTi diamctrc \ Comment dcviD«ta*l-U 
qu'il nc«t pa:^ ia iXMCsiîtjn d'uiii- circont'âi'ânc^? Jl âcm -turtuut 
cmliii't'o^^ pur ce mol 'jaitvrot&inetit qui soDoe étrangement djLoa 
une il^fiTiili^n £L^ùmâtriqut^, et qui est inspiré pur un caii que ytré- 

Majï adfiicUon« qu'il 5ni55C par se persuader i|U<> ladéJinïtioQ — 
abstraction Êiilo du mot f^if^n^ru/^minic — ne convient qu'à tiue seule 
li^nOj la ligrn> flnnUî, il i»<?ra i-u drmi Je se Jemjiiiiler commeitl, iivec 
cvUc »euliï initiejilji>ij, il pourra tracer uac li^^ae droite dcjfit deiu 
points son! donu^ KjjtrocCâ Jeux points, on no peut en faire poeeer 
qu'une seule — celii est ternhlsment vjiguu at rus«»»iblo jiIua a un^ 
^ni^ms qu'fi unt^d^llnitioti =. 

Quand jV^Uu:^ ii IV.cule piimaii'e. lo petit livre cl'mthnRtiiiuc qtie 
noua ûYiODci entre lea mains nous oîTraU à n^&oudro ce prciUOmt ù 
plo^ourë tins : Un ral^j^au iran^porto tvenXG pAssngerB, dont quinte 
chrêlieuB el qutn;£e turcis. Uup lempi^lc siirtiriil ci lii cupiL^iine 
dëi^de qu'il faut allâgci la rbiLffii^ en jeEanl la m'^ÎLic dea pa^^^gcna 
h la rocr^ Il fe« fait ran^^or &ur uuo ligne et diuque neuvième mdj- 
vidu fwt pr»^cipiié dans los Hois, Lu Providence, guidant le hasard, 
>'ari'aii^f! [v.>ur t|ue leâ tjiiinze clirtïltens seulr^ «oienL ^pargnfrâ. llana 
quel ordre le» pu«aagenâ te ftont-ils mia? A cette question U n'y a 
qu'une réponse- 

C'est un L>roLïL(.^me bi^n plus difTicile ù n^soudrd i\\ie nous oCTre [a 
dt^nntriiin {Jf- hx droltn, Vtiicî le^ deux joints : nji placerai-je un truî* 
si^mc? quTïlle «cra sa place parmi les pkctSEï pOdsibleâ*? h quel indice 
lartconnaltroï 

Au âurpluB, génorahoona le proc^^dé de dëfinition. Pour are 
logiqu(*t j1 faudra diVCInir la clrconrt-reuci^ une ligne telle que pur 
IroiapoioU il n'en pasAo qu'une aculc. La parabole suivre^ avec as 
quatre points; puij« rcliîp^o et l'hyperbole avec cinq point*, cl Ainsi 



1. Elk* cil aussi il^UtriuliK^e |>ir ilciii r>oiiit4 iL i-L(l^ ««t orltioffonalo tiir dU 
lilin lionne. Voir l'irU*:!* «AiiTtiiiL niè iJ>' V, Poii]C«rj>' 
ï. Faitifiriii ly^iiiiirr^iirir i|iio inflUi ilï^îtuiU»!] ij« la j{éfH]Aiii<|i}e n un raracUm 

Awmjilfi. nant pn nomhro Inllnl *t quatre pur <]iiBirii toMti>« InA^i*^»- 
;t, pBTciuiiiplD, quel «t le uioL froaçAls rie ilx kiimi ([ui roikf«rrnR Iak driq 



de suklo. Il y » iViiiHmtm une ^énmMriv- i|(ii pnN:èd& d'iin« Ta^n 
SDikiyuc. MiiUon voil li>iit<!c:^uit'?r]ut.^pc>Lir <|irim poi^ttte dire d'une 
cÎTConfôrcnco quo c'est uno ligne? dc^iinii- par Iroii^ de ROs; point*, il 
but qu'on dooDe sa loi de génératicin. Un irlongie atiui est défini 
parlfolri iKjiiilâ, ai Ton tinttiiid i|ue i^e?^ jxiiiil» â^hiI le» IroifisoinmetH, 
Ubo eUipde Te^t auaâi, s'il est entenda que deux dea poioU sont lœ 
foyers, el le troifiieme un point de U courba, C*o«t donc uno loi de 
Kénérallon (lui il<*vniit vernir ronipli^tr^r la d^Hniliim i]c* \a drnitii, Rn 
xnmtnf!, rHfr Im /t riA ]inur nin«i dirn fi>r[nuli'-(< p^ir Kmlid'* quand 
il a dit Cfuc ï.i ligne droite e«t celle <|ui t*L niïmWflblrnutnt ;t\acét 
cotre fsea |>oin1i^. Au motns dous voilà Uxés; nouii auvon^ qu'il noue 
feut pJa^r le irolal^me point Bemblabl«>m{>nt pr rapport aux deux 
Wttres. Miiis h cV.sl puur aboutir à c« ri^sulUit, il ne valait piw la 
peine de rcjcAcr Ëuclklc. 

Quo la loi dïïjî<ïiiiiralion*oil uncomplémoiil imiispoiiflnblc, impli- 
GiUïou exfliciu. de c:etie ilélinition do U di'ùiie, c'i"*i c^ ï|ue l'on 
Tiiii fju^iiiil oti f»ijaB*î quï?. îiiir une aplH^ri", il n'y ix pji* qui- l'an: dn 
^rand cercle qui âoil déterminé par deux points la loxodromique 
e^l baud co QùiS du moment qud eq loi de K^^nération est connue. Il y 
A mieuic oneoro : okI-cc qu'une porallMc», un pUn paral](>le. m^mo» 
dan* r^rt.iins l■f]^, nur. tiin^'Mih*, m; itont |vls drUirrmin^ pur un sri^l 
point? l'uunpioi'f purce <|u il y a un^* Im dï? gcnéralion impliquée 
dans le» termes mCiatïe de laogeuEe cl Ue paraik IûV 

La définition préc:onls^e t>i^t donc in^uffisauri?. Au fond cependânr, 
celte déHnition i\o la géad^i[|iiu n^t^l mvenl^e que pour inviter de 
UMDbcraur lo déJInilîou ordini^rc de h ligne droite. De 16 vient que 
l'on a Ji't introfluiru un adverbe fféitèraicinaittt qui sornhlo rnjprunlé 
aux >;r:uninaU«â al que Ton ne rencontrerait peut-c^tre pa» du^K t^mt 
&i€lid«. n a pour luit de réserver te râït ofi, »itr une MphiTe, les 
deux pointa donnés sont les cxtn^mitéa d'un m<^me diami^lre. Cette 
nslhdkon doil a'clendro Ùl tuuto& loa «urraco^ do râvolnlion dont la 
génératrice so ti^rmine <nr Taxu — tel un n?\»î — et dont qnelquee- 
unrji mml dft» >.iirracrï Kphnriqurs, 

M&is^ &tî nou^-f iittardoni pa^ à ce m4lencontrcux adverbe et pour* 
voua notre cniique» \m. dt^tlnition conviendni-l elle inicu^ ù la 
,^6^t]0 de la âpliëre'.' NulEement, Les deuE poinu donnc^», mu- 
fona-nouii mieux noiislii^erd'alTaii^ quand îls'iLgira de placer le trui- 
«ènic*Noïrc cmbEUT'i^ sera miïmc plus «rjind ^ cor, sur une sphère^ 
par (Icui puinLs puuent deux ar<'« de ^rund cercle — Tati^Ant partie 
dti mânie grand eercle, je le veux bien. Mais aur le cylindre, fCit^il a 
bube^ drruUin?, p^ d«u\ pointa paaâent deux ^i^H]iîîiiipjej< Tai^mit 
partie de d&m Jtéiicfes djiïérenles atiivant qu'un tourna à dioiLe 



^od 



5H 



vr-vi'K [^»iu»Mihmi|iJit 



ou k gauche '. Pour k ci^ne, cibnerv^Llioii an^ogue. La ilélinition &l 
d»>iic indOtermi 11(^0. 

Mais voici qui est tout i fall gnve. el grave qixQ je c'oM croiw 
i|U(T les mi^ingi^niii^trds n'ont pas pr^vii l'objpclion. Sur un rrtrn* 
ontinaire dont le développement occupe un pclit angle, pir 
«xcmplc de *W^ un c^nc tissez aîRU por ccns^-gue^i, uno géodà«i<|ue 
incïôlinie fera i>lui;iourf foi»; \e tour do la surface, se coupant elL&- 
irti^me ù plusieurs re|)riiies. <raiiTJL:il pin» tmivvnt ijuf. \e cône est 
plaa cfflIC'. De soile que &i l'on thuiHii pmir lïointô Jonrn^ ks poia to , 
do rcnconli'C, rindctcrmi nation cM bitn plui grande cncoiyi "• ^M 

Ct qui vlont d^^tredit est tdllcmont otacl qu'd i>Kt ontondu qti«^^ 
g^KlésJquiï c«T. nu fond b ligne Ia pins courte qn^f l'on pisjt lin^r 
erUre deux puinl» sur i*ne Mirfmc doJïni^ts i.*t m>n pas scnEritirrrit »Lir 
tiDC auriùœ idetiUquc li cllrv-mi^cpe* et que, ftur la sphère, le cyliudre, 
le c6ns, etc., de* doux arc» poEMLbt«£, c'e^t lo plus court qu'il but 
choUir comme g»:'od^sique. Il suit jle la que c*e*! par un ârtlttc^ 4? 
langage, propre fïlioin^ioi'âi^ulf-mL'iit c&u\ qui y mettent de la bonne 
%'L>[orLtét que Ton échappe momentané ment à la marquo dietînctivo 



M 



i. Et encore Ji- rrLiRob*lncli<in<lir ^ai ir£t compliqua où l« oyUnd r« tfl «om 
d'uiit rniticv plaoc jJum^ura roji vm'oul^c aur eljc'iu^infl' La iE^d^{|>JQ «lu 
cjlinJr«f Ja ctUo fliTacq £ur |A<|udio une l'ECio droJlc iicut bu d^pl^vr panL- 
Itkmont it flk'iDfnLC. me mppoElo un proM^mu que j'ui aqucnis dii(u le l«ai|]a 
4 hnn nn^nltro d« mnlh^matk^enBi «nnp que j'aie ol)kiiu iiii>] «nluLion qui a* 
«AlikUl anli^rrimciil' TouIfToin J4 mo rafiiioll^ «iit^} mon c^ïll^^nci M- iMaflr. dr 
rLjriiftir>iE' <U fïAnil. rii'ct^ nvnll trout^ tiVR* Fort luiik'iiv. Vi h^iudlc. puitr k 
monciit. nni fii: iik l'irul i]i*iii]iiGr- J*î nr VAi fil»* Jan* Jd nihuioirv- Vu^ci ce 
problème : RUiil 4tonn<: itn ^t^iifi.frc linifr/frii (Mippotûna ni^n^ jfn'il loU & bdsr 
diculfiirc cl Jraii;,iiii<:iir uik de »» uruacrdlrkifl rrotllt^nL^iH li^n d'atiLroïKriaeii* 
ilaat dvniii6ï im cvlioJic liuk-Ikii ni iiuc Jroïk. place» la 'IroiU saf le lijiiniirt- 
Oa TOLl i|Lic ce praljliiïii: * ci^rUiii» tappot\i qtcc Io dfilitjliori ordiDoin du pJ«a 
el ]« pojluldl d'Kuclid?, Jd le t'Kardc comrit: irt9 «limtilt- C" tirotih^mc mo hit 
lOuttoir d'une ani?cU<'t<: hi-ia carifiMne» PLaItaii* to c>ÏJCbre |d^^^icii;n av^u^il», 
«^ (.'fait inUl^roMLV, ni, un ji>iir, i) iik ni ynri iriiric «uluLloii ifiii itou* parut 
«tuipVf ri jrr£|ir)dinl)l<\ D'im pi?inl itvvlr»ïnL|ijr <k lA Kurfftrc: prï> c-iinmc ceatn 
fiV nvc^: im i:firnT''^ji urdinfUK. un \t\uil j InrAr une caiirbo eLliplIque qui fmod 
unr^ forme de |>lu> cji plui dllaikuA? A iTi«»iira qoe TouTcrlurc du c«mpa«A'-ijEr4ri- 
dil. An munirai rtù wUo tmvcflHn.- ttl *cftln A U Ci>rdo qui aoqB-ldùtl l'ojv de 
00" do Ta basa r^rroTalfv? du (TtimlcD, Iq firnnd oXO du ct^lk cltifi» >e Uirmmc 
auji oiUviDiti^n iJ'liil iii^mv diaiirlre, iSi itiamictiant un BuppoM! •i\is In limiHhc** 
du campa? bu rvooiirl'ctil dv inoni^rc A KotiVjutaot k i-ytindj'iT, J'cltip-r- pourm 
»'alTuriifcr tfiKTïrc et ïi>iti'|H'' ri>i»*ortïjrc du ci^iiiim* wri r.RttW au dinui^lrv du 
CilindiT. ruJlËLiitti ilcïi^'iii-lni Inrjj^QtiLc b f^ll^^-ir^cti^cn lai |ioiiil ■liaiui'lrAlCEBcnt 
0|H>Uïù ail rnnUc. Aicr-judiuatit i']ii;i>ri} rmi^crlurRH l'clJipic ><: i!OU)ic en dcm 
fiolnl* qui «IHorminniil iiiic v^i^rnlriro. Ce ilV«I ijuo Wl JDitr» «prt.-* qLit: PU- 
ICAU me LH li^iirbrr au d*iii^l la fauto liau* laifuclk U (Util lumbi» ti mi^L a m 
»Liilfî. 

3. Sur un cArn? de résolution, i!» poïnli d« rtncontro «ooL viiii^ «ur deux 
Bi^DËraLLkcj otnioaSci. Il >-,iû«lûnl dç p-ifrU do ^eacclnl^tq^leTod«V«loppcna1D1 
du cAne wl cumprù^e Sm* dourt uii« demU ircDuKruncc. 




J. DCLDŒUr- - L'A5CtK?(:<tË tT LUS KOUTEUES «lïOSâTflICS 139 

do 'î^i^ minimunt, Kl alocj revji^anenl, mai» bOïuCDUfT pluj; forte», 
|Oiil*« y» ol^eclkiiiH uiiXf]ue1JeH lU^iine lieu b it^.liitiiioii vttl^iitn* do 
b droito '. ConiirieiilT vliU^ii, euite toutt'ïi les Ji^iii-» <jiii« MLr un iti»tt 
doané. peuvent joindre lieux pointa, rficoDDDltrolapluai^jurlci'ÏPour 
cela, J nou4 IjbuJrïiit iVAb^n] \^% n'ciifirr (c^ircta viciâux, ; puis, rdCti' 
46es, ks supLd^riïoserï i^nilTi ptiuinir ii]ipn^i-if.'r un îiiDnimi^ni petit de 
b]|igupur> ApK'-n i|tj»i, iiiïii^ MK KFTunïï ^ut^i'i^ «ivaho^a. iiiifrujiiiï nous 
ik9 Muruns Join^iis ft, parim lo5 Jikcioïi incBtirtîiî», sa trouviiit la pltii« 
oouite. 

Semblable emlt.'trnLïi wr \n s\i\\f>rt} — i^lniil mi>itie ;tLlmis qu'U ue 
âoil pa& pUifc dilliciic Je ccidiJIcr anc b^e que île k rçt-tilier. 

Concluons donc eiiourc une toifi 'juc hi dtMinilion de In s^odésiqtiE^ 
ao aouAlJiit <>vit(}raui7iuj«dt.'»0ïnicuUcj(i|uc j^uJovcatl^j^déliniLont^ 
vulgvr«Mdcf h(fi^unuHiii* T^mliili^nnC 

tj'ii ^rikiôr AiKuineût enfin Lfui. ^ lui âeul, jterail décisif. 

Noua avoos vu, <^ana Ttiiudc pr6c<3d€nte, que lea eâpacea m^la- 
géoniétri(|uefi App^rUcnnent A deux genre? principaux : île 8ont 
Sphôr»(pii*s (Ml iwinuln»ph*'Tiïpirs. Tiiins k'i pivrnkirfi, TiJ plan, rVisl- 
A ftirv la îiijrtaL'^ mlounubleT E-»t une »ui'bi:tî ^phi^ntpjc qui ?t^ luirao 
Uriâir en outre par C4rtto douUd pTopriiïl<> que lô^i dr<^itc-s (urctt de 
graiiti c^rclei. snfQeaiameot prolOD^dae, s'y coupent toujoui^ eu 
âe^x points. «1 quo1a«OTiiiti9dt«nng1e«r)e6es inangles est ^-^nablEi 
êl supt^rieur^ â deux droits. Dans les seconds, le plan est une sur- 
Idco pscudosphi5i't4|u«. où do^ tlroîte^ (fiiSixltï^jQUCs) peuvent ncpa» 
t roiKîOiUnïr Kans pour ct^lu i^iva [Htrallvle*. et où le* inuni^ItM ont 
Mt««i la iiûmiue «le leur^ nngle:* vnrî^ble jimls inférieure fi deux 
drûils. 

Cee ctractO^rCB do sont poe d£montrcSi ils sont suppoftéâ. Maïs U 
lâgilimilé de paroitlo^ «uppositioii)^, c'itKt-a-djro U prruvo i;utj la 
conception lî» on s&urlUi.M^?! ii'e-'tt p^js cmti'adictuirt! — vomiue le 



irfnïOn uit iv qi>'»l i'a^Uo cnirliiij i lo mutLiu «al «ur lu riv&nr, le cliii^n Jaat 
Tn*! a 4|u«lr|iijr '1l»Uui:c fJri hnrJ; l'un lOLvrrlK cl l'ntilrc nAfiA 4|:aTciLU<iitt vJtN 
ci le cIm«i> ftirrrlu: Lk rcjojiilire 141 iiiBllrc: il vrnil unv f^oufbi; qui»*! rMymploiH 

S. le 4oih mrt^iclcr k t*^ lujcl ^uî Ji^a auieiiFJ 4v ff^uniûlrJGH ^kaM^itl4iiv> 
iJ«i»nrilrcnL. k k oiAni^rv dXucIjI?- kiu>9 pauer par la dAllLilUon iJc El droiU 
^iM cdarl chcoiin. <|Uc. «liins un tnafiMl0> un <âlû «C plUB fwlit quo la tomiui: 
de» flou oulr«?i ilou d ro*uUf , cik ii:t*n.inl a \a ltmU«, ifuo Îa droild an( lu ploi 
tot^ti f hf mlci' Jd l'oiuit: }inv Iij* limil>?i, <iji i<riu plii4 tard comiD^ml cm dJRl- 
Ltttlfï SOUL ro<>Uiof on ik*K«vnn1 U gAamtiLri» nur d^o bftfiOt nLÎ'iniXfillie. Jdftih ctt 
i|fl< Jo '«prnrlkvmi mtrlciul 1 c^-.' ^L'^mun'IraUim'k iïV"l <1n n'nppu^f r piïiir Jtmuiï- 
Irer une vdnE<- >jni MUte nui >4:li>, lur utn: vAnl^ moin* faïlIii^Lc. A «tivnir i^ift, 
4aftt ifE In(tnfi1«. k plu* v^^'i'l ^'^^ ^1 op^ioi^ «li plu» gfouil nujrle (Voir llAUCtà 



iM^ nKvue miLûsaïuioiR 

seroit. p&r excritple* csUe d'une aurt'acd oi'i la â^mmo de» anjcJes de 
U>U6 les IriuriËiôs serait la mente mots ilitTérente de deux droits ' — 
l'âtte preuve, i.liA-je> ebt ijn)ftd« It géométrie cuclikiïeuno. C'est œ 
i^u« nous avons vu, c*c4t ce que M. Poincaré lui-même a mis en 
lumï^ro, sCLDa »3 douter qu'on pouvait tirer ai-|^tnvQt coQtro lui de 
eee dxpt) entions. 

Qu'e<:t-ca cijptmJarU que cette gt^jrn^lHe auelidienne» ^'^rant <Ui« 
mdUgéomdtrieâ? C'est celle d*uû troisième genre d'ea|3di.e — teqtit^l 
ne conticiit qu'une espace — iespaoe ouctidien ou h<iniogt*D«, doat 
le plan Jouit de deux, proprléti^â qui le distlnf^uent d«>£ pfnnc nnïteu- 
cMlen» ^ fa prntnit^rt^. qittt deu^ druiles ipmiconquss tic s^y c-ikupent 
tin'en un point ou bi«în vont paralJâldâ: la seconde, qur? la stoinm*? 
de» aniïk^ do touH les tnangle^ y eal jovarïabJomont égéie à deux 
droiu. 

Or l'exiAtenoe et U coâTtiatence de c&i deuK propriélés, les nit^ta* 
géomètre:! l^-i nupposeut «an;^ songer îk justifier leur suppoMtiou. 
lia admettent tlonc ka po«tiilLils L'ii^lidicn?; mna tes dc^mo«lrcr> Car 
nouâ nd regarderons pav comme une ddmcmeti'aUon v;ilabli> on f[éù- 
m^tnif, ni «urtout en géoinâtne Niémen [;iire» Ui [ireuvrî unalvliqua 
tjui? ^, d»n» le« l'oj mute» trigenométrii^ued applicable» ^ux plan» 
méteucliJiiMiâ, et admieee par hypolh<!i6e, on fait un certain para* 
inélrQinlimEnenigrftnd, ou [aiEurliLCti il(î);iri:ingte«inrmiment petite, 
on retrrtuvR la CAraatArivtiqut* du plan t-f du Erian^lr? i^iclidieuf;. âl 
les rm'itflgrnnifilrr» n'*'nt pas vu Iïî cercle viiiiius dft !pur r^ïsonn^ 
ment, cent i^ur co cercle tt un »i vante punrlour iju'on le p^uvouranl 
Jla ont cru suivre une ligne droue. 

Et ainsi encore ujie fuis noua reloml>onFi «ur cette conclusion que 
!a métag^métrle, quelle qu'elle soit, ne nous a pas déJivr^b du pos- 
tulat am d'Euclidc, 

Il serait certes inlêreËsaiU de suivre M. Calinon et de pQSeer no 
cribL* Lrune cntiqm? <in* faiJiïesse les dt^nijnstnitions de* proposi- 
tion:* qu'il iippuie sur les deos d4:-nni[ioni qui prtonlent. <hîî« m'^n- 
tndnejait beaucoup trop Inin el sans grand prulll puur iiiii iïh'»jut. 
C'est ainsi que tout d'abord il dit qu'une fcéodcsique en iournttnt 
ûHt&jtr{'}) d'un do w*> points cngt'ndr« un angle. D'alford elle engendre 
uns surface et non un un^ltr, â iiLoiu!^ que \\tn nu vole d^ne l'ongle 
une Hurrace ^ ni M> Calinon â>n g<irde bien. Mutf passons. Fnauite 
si Ton songe que les géadûâîquea peuvent Ôtro et âont d'une fai.-on 
génËTOlo dCtf lignes courbes et qu'ainai une gâodêâji|ue en tournant 
peut engendrer quatre angles, dont deux en général dîlTérentii, on 



t. Voir Prv'tçoméAti, «t;., p. IT- 



vf>it que U noiion dangle eel singulièrement ^lar^ic. Au^jti, priur ljk 
l»r«>CJ&er, lui o^Nil DécwttÏTd de pAi^sor tout de j^uiIc £u t inluiimcnl 
l>oti1«, c'e«t-Ji-t1in^ :iu foml, 4Ut drllrur l'Jiti^Li> i\& dciit courbes qui se 
COup<^"t tmnirir cHaiil L\^iiglA ilt-n dfiiji tiULgriilL^i^ ;iij {it'iiil il'inlersec^ 
tiMii» C'cftt ea efTet ce que M. Colinoti i^lathl ili'9 h pii^c suivante. 

N'ettlon paa en droit de prÉ>lérer loue l*w pofeluïals dt Ju (géomé- 
trie âuctidienne aux poslulau du cnlcuJ difTérentLel? 

%laiti il reste eiicurf^ «l'ftutrt^ ilifflE^Liltrïs, Ocut portiiiu^ de Uroitcft 

tïur un plan, qu'elle? aient ou n'aient pAS un priinl rommtrii. (onl un 

j^oglo quoron obtionteulâaprofongeantduDiâaijiiiir/nT. J^^s chi^se» »e 

pttBeeat*«Ue« deméme avec deux arcs {le grand cercle ^ur une sphiref 

>;i)1lefueut. et l'angle «le deLix mx^t^ ne peut b'âiileiidi-e jjiu^ dti l'angle 

r^j'ib ri>iit ^ leur point d'inl^rscctiou, cet Angle éuut cdui d» It^m^ 

tisiïeoted«Q ce point. C'œt ainsL d iiillours qu on le d^Minit. Au fond 

i>nc l'nnglf* d^A duux itr^x rit l'^nglr île leurs plans — ran0ledi<>div 

- et ran^lc tir*-» Uui^i-Dlm nV^I iuilrir que l'iiiigle qui mesure rângli< 

>i^Te«t r^iruiè ï-ardcuïperpendtculaiieafi Tarfie. Or pour établir la 

«ntfiancd de cette inei=ure^ quel que soU le point choisi do rorôto. 

00 doit s'appuyer «ur 1^ (KiiFtiilfitum dTuclide i Letrendre, V. prop. 17)< 

Concluons donc que Ir piïiiuliilum ilTuclidr esl dissîrauli^ dans \n 

IdlniUon de l'ati^lc, et uitt^i tombe k' diïrmvr avanU^e que luu 

sTinbuiiit A lo gâomûlne ftph^rrque >. 

t^uderuier met. Dnnrî ^la proposition 0, M Calinon éUibHt iju'il y a 
irtii e*p^i.«H de bui'l'aot^b jUeuliqueâ k ellea-iilâniï's, rrllcs «Il Ips 
ftodjsiquiea se coupent en deux pomtA. et celles o(j ellc;^ Ar^cuL]i>cnt 
mon point, ot il no pounuit que la gâûmétrïn d«e preiiii<>rcâ. 

SeidéfnoDMtraiJonx sûtit Ie* plus souvent âcourtéest; il rcnvoio pour 
hft déwloppvmeuld à lag^onjt^lne (ilaiie. donl, dit-il, la gi^onirurie 
i^M^ue ne diffère poe. 11 lainâo ainsi ou lecteur le soin de ec 
dtiiUûirer â lui-m£tn43 RgnliUWJç^ unglee droite, des angles oppoeds 
f«F Iv fromoief, U nommu runsiunln de» nnglf^s adjacents. Je veux 
tiieû croire, mm jo me driii;- (Jut? M, Caliiicn nie p^inlonn© cette 
pmk presque Îrr6v(îrciicicuae; mots o'c«t quo M. Lcchalaa, son 
diœlpjb, a proci^dv autre uieul et que jo n'ai poH tHé pemucd6, comme 
(Q fa le voir. 

VU 

V- Ij;dinJ»i9 « donc fjiit auln^rneuL, et il but bien lui en ^roir 
Pt Lui ne aesl pas borné aux siurrace» sphérique»; les quelles 



1* Vbv ïitudf çrUiié^ de M, Calîno». r>. I. 



ut 



ttkxvx i>rtri n?(ni>ttiqfriç 



ei\ giîïéTfà, itonc y com[iriâ la pâeuiloHpIkL-re. ct^tte BurCiec OA, 
comme danï le plan, las gëodé«i<iiies n« se coapeot qu'ea an pomt 
et donl il admet rexietonoe ir.ij>t<>« 1** ihéDrèiiie Je M. CaJini^n. Maï* 
il fbrtitulc be& ihécrèmes* et il les démontre en o« paâTiaiil nucAm 
chaînon ^u misonncmcnt ■. 

ExjunvnansclonoàlaloupoAon premier thôtM^mo fiui vicnl inun^- 
Jiiiloiijent itpr^-« li^H deux ilâHinlion» mpEx^li^^ t>Ut)t haut, i<n Isnt 
4]ii*aikp]ii]iii^r^ aux aurfaircË 4 à i^éocléaitine.*! indi^rinit^s i, 

Ma t&che est plu» ar<i^c, parce que lea sur£icM pâeudosphén<nie:> 
i)« se pr^iienteol p^a d'êilea-m^mes ^ J'imû^imaïion du lecteur. <ju*iJ 
vcutlM bien ne rA|i]inlpr 'pi^ Tu plu^ simple de^ pseodoflpïiOrairei* 
senil>Ti< à Hfï [îonit't en ftfmKî <lr (Irvir df li>*errni, a'4^vas»nl vers son 
ouTi'tlui'e qui «o l^nnmc par vn bord trnnclinnt qu'on p«at prc- 
lonstr indûflnimont par un iirtliiott ff]u''i'i;il. (^t, du cî<'»tf^ oppow^, 
s'amîndÊfiftnt indétlnimont eu va lube ûe pluit 4tn [tlua vttïlé qui iw m 
forme Jauni «. 

a TnEon&us 1- — ^nû domi-çéodMiqiie indéfinie étant donnée 
sur unu tiurlace Identiqu» tt ell«*mèra«, ollo engendro tojte cette 
gurian^en trturnetntiiulimr d<T Wfti nriRinf^O. ot ec\h d'iinmcuvemenl 
eQiitiuiiKLnArol<^urnurk>ft fwitie^déjâ engirfndrècs. > 

fthien-itfioii Trïiduit en lanjf:ï|ïe euelidiûn ce tht^or^mc s'^non* 
cenut comme *uit. Lue dem*-Jro»e ind^nnie ^lani donnée «ur ^"0^— 
plBXi enpendre tout le pinu en toumnnt nntniir de hot) origine O, eUH^H 
Qu'eAl-cc que tournorî Ja question c»l déjà anaoz: embarrassante^ 
rguand ce qui tourne cit une droite cl qu'elle tourne enr un plan. 
Elle r^^^td&voiitego quand ladroito tourne, par tftempto^mr un oone 
autour du sommet. Main elle IVnt au dernier \t(j\ut ipiniid eu qoi 
taiinie est une ligne (une courbe i vajpio, d<Sfime comme on Ta ru 
plus baut ; telle Bcrait, par exemple, i™ sOod^sique pas^nt par un 
ptjiot ^nut!citnqtts<\e la >;urr[ia? d'un iMni-, mt-il de révolution, Knlln, 
■i nou« «avonif ce qu'est une dEHiii-drnite, NsronB-noua ausni bien 

|.Joi1i>l4 JtlH vL^rU^dc! iJÉrBijiieM^tcKtiBlu, A inÉ l'aval» cominimi*Ta«-VépriHtvi» 

de ctt nrTTi'k, i-t d£ti-'ii4T d'a^uk fïiii In ï^omf^iriti il« la pstecidoiph^rc. >iif[nri> 

4 tt <|UK jVerit iifUK tJHiil, nu r-oriiiTkrnrvmrcil -lu iiliJijiltrR VI- Avant 4]fl lÉvrff A 
nnprv>«loD feiU iTTiiMi-Mu: i-uuU\ <{ind \v. il^tiiïiiA lr« »pr«uvM dr|Kiii la «ojn- 
meT)C«ni#nl d'avril, j'ai umlu in*l*iri:lr le malcnieniJn. C'en ft« qnl «Xjiliqne ta 
r^lAriT ^LiYHc i itm'< fi (infiitlrc^ Mul> mAlifr^^ un ^cLaiiiï^ >itlvL Jc^ dindit |]r«v|u« 
•lit okAtnolivt fulr^ lui. U^ llalJJioii et nu'J. U cju^^sllon a [iliititt riirul^ r|irATiinr*, 
U("* choie r'»pBïnl<nL cjt rrstj^u tunitanlo, tV« (]U4 le prcmlr^r thi^op^na ri»! 
U. Lcchdnt q'Aii(>lli|iiiî A k picudoïpht^rv. Dp FiurE« guvjc uni pu eu ilc çruiilt, 
«bariffcTnentn Ji (ftlri; ft Oku preuxiârc itHluctÉun. 




.{.a ^ûi.\tui& iï£4>vernj&s U3 



ce 4]a*6$l une ilémi-géotféaiqueï lîne ili?<Tn4-drrtlte est f^rmlR^G par 
un iJOini d'un cûié. et e^t kndAlinit? ilf l'^jlr?. Mjii« qu'cst-rn qu'une 
demî-^écOéïiquo sur uoc sphÛTO? Scrail-cc ]d dcmt-circoDfér^Cd, 
torminâe par deux points dtamoiralcmcnioppoiH;K?iJiirmt )i lademi- 
géoMtiifat ilt> 1.1 (j«cticlûftfi}ii>rn, nuUK en dirons un mot jiIuk kiirt. 

c t^ géûd^que peut :ir^ mouvoir sur la aurfacd autour fie «oq 
odgliM 0, en rertu de U dC-fimiion de It s\2tt^ù idonlique ji eUe- 
roOfDe, D'âuVre part, loul point d? la «^urTjici? d^U'rmiTK» untr géodé- 
fliqu« passnuT .vi»>(iî par 1r pain! O, dViii il iV'Mild- (^Ui-, qUAni) Ia g<V> 
d^ique décvît toLM ff9 mrïuttfjiyif^rtU pûMiAW d;in,H la Mirrac«: autour 
de O, clTc pnAtfC par !<? point c-infiidCTt- dans un^ de eca pdctilionit. 

^ LaroCftltondo la géodi>sii|iie autour de O e'cpôred'âtlleursd une; 
tnjun antlinue, cl, |iour revenir Ji *.i |iij*ilioii pKimifn», celle ligne 
ti'û bc99in d'oporer aucun mouvement et% a'^»i iJU'c'r«i« du mou^f^ 
PMnl iiiitul. car la d4'?£initLon do la surticiï ïdcntrquo & eJle-miïme no 
cotn|3on? aucune difTérenoe euire «ei diversâ^ pûrliei. et' qui tais- 
trra:l s/jni nriaun f>ufjharih' ' U nécessité d'une dÏM-uiUitiitili- mi 
d'un retour tk partir d'UD« position quolconquo, £n vain aàj<cr«r(iJt* 
«n qu'uno rotAtron complète pourroil J«ii«cr non dtkrito irfw autre 
najt^te, oïir %'ïi y av:ut plus irnrii' nappe, }e% gi^mli'Kîijufl-^ joignant 
Ir;^ l>f>tnt-i lie doux nappes dilTârenteii a p partie ndraie-jii^ irlfr^K itusAJ, 
4 la utrface qui aeraîl vu n^alitè un espace ù trois dimensions, i» 

0^$ert;aUtn*. Jai «oulignô IM expressioue qui auroiont (çrand 
besoin d'i>tre dt^fliiic*»^, notamment ruUi:' ric ttapfff\ qui nout [«ucu 
flans lag^rni.^Xnci âcs r-MpaciT?i ri qui Ciîl dirv h M. L^chaloâ, avec 
iai«on d'kjlkum, <\ii^ la iurfttce aaraiî et rtxitiîé un €fpa^ à iroi» 
4imejtt*ofis. |>uj=ique (Jour joindra deux poinlâ appuricnant h deux 
nappes dilTéreDles, il Taudr^it sortir de la surrAcç. Je ne m'^rr^lti 
paH&rialerveation — ici certes inattendue — de laratêon nuflittatitt 
dont TappUcAtion, mal entendue, peut aboutirt â^j^ en mt^Câniqur* h 
des condôquenoc» tingulU^ru», ut qui* Lirïn anUsmlûQ, gimplitit-rail 
ta ilelfi deâ lim'deîi permL?M*a meniez La gi^>rii(.^lrJi^ orrlintiir^ '. Mais 
tout le momie t^ouvi end ra que c^itte lungui^ difmimittmlion ei^t très 
eotortillde €t qu'il est l>icn difllcilc de la suivre ainon de la com- 
pretidro. 

J'ai demandé k diT« amis, doc-I«ur« vt profeeecurs en ïcienccs 
malliûmatîquc^» de h cunlrDiefy tou» m'ont dîr n'avoir pu le fiiir« 



un tntncif îtoctlt. 




144 



ncvre ptiiLo»orarQVB 



Ikutô ûe la kai»ir *!Ufnsaininont. Quoia ^t moi. jd no I& pdn^tre qu'à 
la lumière dt-j* prifuiipes uauelâ tie lu ff^omt^lne. 

Sand doule une demi-droltd tnJt^rmie éUiiU donnée sur un pian. 
engt^ndrc tout lo plan en tournanl autour de âon origine 0; [)our* 
quoi? — p;àro9 qu'on Ja mainticnl sur le plan, et que de cetio lagon 
Hfr m^ i»'i(t ipiViijirniln-r le plaît. Wnis rj».b ni* nous ;ip]iri?iirt rieD 
dti L>uL On IViigunJreiait touf. ntisaf bien en y f^ii^iant tournr^r ur« 
braDciis d'hyperbole, de parabolQ. da conch^jïdc, ûLc. I^ur eiigcn* 
àret In pseuiio^plj^re. il n'y a nulle ii^ceasiié de prendre une ^v^» 
iïrï«ii]iir. Cl* nVsl <]iir* liop évidcrif piiim^LK^ \n p^i^iiddsphtrre, loihiiic' 
le plnn, «si snppfîsm non st-iilumi^nl pos&iblo mais donn<*e. Le tht'O- 
rtfinfï ne tail oiD^i fjue iLier uno dc*â i'LjnGéqucncc* implJqut^cs dircc- 
tement dane une définition qui suppose un potfluht, um};i qui] a 
ôté monlrtV plus haut. 

Mais autre cbose est lirer une conséquence d'une dtïûnilion, ni 
:LUtro chose rst de nous Tairo voir In tifniro défimo en nova foumis- 
«ant un niûv^ii do lu eouslruîre, h tout h* moiuR. dci iimi& rimaginer 
im ilr la cuïia'viiir. Car il m- fiiKl p;ïs pciihi' ch- vui^ qu'il t_^ qnpfi- 
tlon ici non d'an&lyae maia da g^omii-Uit^ .^patulf-, et qu^ TcîtiJûci^ 
eetle rcc4?ptacli> ànsobi^^f^^emibtfs. 'l'oulefoia ne faieonâ plua état de 
robjfïctiuii cnpilnli* liri^o du posiiil^tt impliqué dans la dL^linilioD d€ 
In HurHiciT idi<-ntiqi)<% [Hïhliilril qui hitijI juslillf? sii ^ihii^rstion par la 
rotation d'une géod^ttique qnt^lcrjncgue, cl royon? fi ce mode de 
gAnéralion noua donnera une itiùQ guUi^ammont neUo de In cht^ec ù 
construire. 

Il n\-sl pa« rontc«iJili!(i quL\ connalswrit ce qviVst une droite, on 
fiO représente Nins didicuUé la forme de la surf/ice engendra par 
une dmilE^ tnuniuiit Jtutour d'un point et s'appuyunt sur uno oulie 
drr:>kie. Mai* se repr<56enifr-t-on aussi racilemeni la génération d'un 
vEil^^airâ €ûne de révolution par \^ rotation d'une ^éud^ique (Mi^nn 
de pLua court chemin chaneeant sanu ces^e de forme) eutour d'un 
point do la surfaco'ï Et si Ton voutail &û ffAiro par lA IKi^e d'un 
eOne, y réussiniil'on'? Nulleiiicni, puisqu'un ne s;iurail puA d'après 
quelle Un il fuiidrait déformer la géoUésique. A plus forti? rii«on 
est'on impuiît^ant à se ropiéeenter par ce moyen b pseudo^pliiïrc- 
M. Lectialaâ, il e&t vrai, — et peut-dire est-ce Ift ce qu'il me répon* 
drait — n'ënonce qu'un tliéorùnie concernant Itra surfaces continues 
qiieîconijve»t s{>écinëes coiniur iSlunt identique» & dles<mfmes. 

On romarquero que M rct'imiaa. upr6s avoir ini-i dans son thôo- 
F^mc la dGmi'traodceiqnc, parle ù\! geudà9tqv9 danâ .-^a déinnnâlni- 
tion. Opcnd;int £i l'on (ail tourner une g^odéslque tndL-nnle dans 
U^ doux «eus autour d'un niêine point 0, il ^'agit de e'ai^urer i 




DRi^BOiur. — i/xm;ik.>m)( et LË« HOUVKLUS GlÏDU£ri4l£S 14$ 

surface d^crile \tàr Jea deux lir.tnchw irst uni^juc, et qu'il n'y a ni 

icler^ecttOD m emboilcmeot. Ne pei-tlon» pa» de vvto que rinUiition 

ne DOUE doDnv p:i$ Hdfie ^iW'-aM de la nurfcuze identique k clle- 

mvtnp djnl Ipj* gt^KliVsjijiu*» winT inllDie^, gi que rien ne nous cer- 

tUle que \c9 deux moîtiùa d^une mf me ^éodéài4|Ué> |icuvciil se i^ecou- 

vrir> Austti M. LcolmUiâ croit devoir aller au-^ovant de l'objecUcn. 

h^-il ;idniiàâibld que. dan« utLc Ki^niétric, J'aulour donno du 

di^niousinLiioDa ouxqLielie il prévcïîL que k lecLûur ftjni nuturellC' 

metit de« objections? Il y répoml haii:i doute; mai» y ri^iond-il d'une 

rrc persuasiveV Je oc doute pas que» contraiDt, il y parvien- 

.; nuU U dâraontinuiOD serait par là encore allongée. 

11. LerlulaA n\Aiu:rï i-iii:onT i|»u la n;titJon ei^t continue el sans 

'rttour. Il yapourlûuldeiTaMïrÊiccTJi ivtLitinucp, mr^ine reclil^îjir-», 

qui ne pouriutent 90 décrire d'un uiouvcmoiiicon tiiku et Han^retournu 

moyen d'une demi-droïie. Tel Eer:ut un c6t\Q liélicoidal, c'e^ft-âdire 

dont h dinvlrircKcniii un'.- hèlit^e inddlÏDle. Une paraiJle surine ne 

pourTOûtsengenElrcrqiJcpardGuxinouvenaentsiiidéftQteeafieiiacon- 

< Irairo^ Si le iki» de Hiéliee est infiniment F'^tit, auquel ca« elle m 

ooaCbod Avec une eircjjnférence, on oltiicftit im eOne ordinaire, toaû 

donilasur&cae^l censée eonijA^^ d'une inrinité dt^ «urlaoe^ qui se 

recouvrent cl &e coafundeut. Enfin si le -ïuniintl du cûiie cM dau» 

le pUn de la circoDlcrcncc Jii^licoidale.i, la surface ongendri.V'i est 

on plms mai« un plun qui lui-m^ma se comt<o&9 d'une inlinii^ de 

ptenK AU|if'i-p{Htl-i. Au liiin iFim cCtun \\i-\u:\HAn], j'iiMmln |iu pivndrc^ 

un cAtic ou un cylindre splr^il, c'c?*(t-*à'djre dt>rit U djri<ctrj< e t-vnûi 

une 3|ur«lc irdùlinic. Il Taut donc Uure appel fi Tintuition, il faut 

«e reprt^senter U useudosphère d'une certaine fa^on — plus ou 

moine «fxacle — pour juger de la vjili^ur de la dâmouj^triiUon. 

EoÛnt U vient d^lrc rappela que U psoudoaphôrc cAt une ^urfacû 
limilé€ ressc^mbUnL ii un verre tt chamfmgNe qui :> OvA^emilve n* lo 
iiAUtei dont le Tond le perdrait dan» rinilni. Cette iturfacâDOse pro- 
longi! an del^ de aon bord que pur un artillee de gâotn^rie. Cet 
artince, d faut le conii&ltœ pour ±e figurer cette eurface infinie dantï 
tou9 lee sens. Pour rintuilion seule. dIIc «'arrête brusqucmc^l. Par 
eooâéquont U ^eod^Jiii([Lie paggjint par un point donne do la pACU- 
ilo^bi>re i-Jtt divÎMTir ^ttiti'nilrinrni p;tr m^ \nnnî i-n dnux dr^nii-gt^u- 
ddsique:!. lune Unir, T^ulre inIJnicî. Si Pon CiiL tourner la dciui-géo-' 
^éaique lime, on n'engendro la âurface qu'4 cf^udition qu'on Toi longe 
quand il le faut et comme tlle £:iut|u8qu'fLla rendre infinie, 

Voib un a«9e3r lum notnltrc di^ rriLiqui-4 i\ur su^gi' n? hi prrmicr 
Ihéorème. Le second théorènie porte que a unv tjcodé.-^itjuc ind/^finic 
^Hoffc fa *uffQce en cfctMi 'V^ioiie prâ^tfjitanl un carufUfra dic- 

TOItt XXLIUU — it'^i. 10 




14r hbvqk puaosfîi'iiiocE 

i(ncny>. iâ u'eii ai compris ni L énonce ni J^ d^mont^t ration . 1.*<ïiiotii^ 
□te parait inénic contradictoitv avec U dûftnEtion de ïa suriuce iden* 

Maia quadirvii-j'^Lii l.mUiriiie tii^tjrt^miïfjiii! a unir 'ii'oiUti^uë O'/tznt 
Uctjj; de aea poirU^ dai^s dcttx rv'jiuna Jiffri^nif-r^ rt'ncuiitttr ta sroo- 
dttftifuc qui «àpare ccw t<^^ji^n« t? La dômomtralion d<j ce Ihôorène 
compcdiûl deux po^eâ enik>rQ« el (.>xige livris ltg\irea> CWt Jire corn- 
bS«n elliï OHt laborieuse ci pnrUnt ssujclle ,'i oautiou. Ji> m« hAtu 
d*djimit;r que* dans les fféomtiirie^ ordiimircs, on ne ctMtclie pa» a 
déLOOUtrer que. H deux points .sont |>m dan.-^ Io.-ï deux r^^ioiifi du {>iaTt 
eëparée^ p^r une droite, c«Ue*el e^t ft^c^F;F;dlnjmotil eoupée par la 
droitr qui rHii? ri-^i driax iHiiabiH II fauL ilonc^ t-u luuL éial do cau&<, 
wtvfiir gr-'î a M, LecMas de aa riffucur cl de sa fr^ijehiso. 

J*.» ne vi!U\ piiD paufÉUivro plus loi:! eot eiameri, (mrcc (|iic la 
loyjtul<^ ex^ig^mkt qu@ Je cite fii riilirr toul<»i; les d^niooftlralion^ de 
M. Lectialas. J'en^.igr vivrixii^nl h*. tccliMir curkîTik dt» contr^^ler nian 
jugeiiieiU h recourir au i^te uriginuJ. 




VIU 

Vûili donc démonlréo — tlu moin* jo TeepôPe — la projiojiitioû 
tiue J'énonçais dan^ ttu ïnviiiirnvitïuiln [\t, i'srii : a ILy auaeintimV 
dcî jjâoiDétrica> maiacllea it'ujipuical tojtc» sur la «éoméiritî d'Ku- 
cUde. » 

Jo pon«o Avoir bit reââortir la vauilt^ Uos tonutircâ dos géo- 
Lii^Lrex qui veuleiil donner à Ea ^éoiOL^tiîâ une ha^^. plus [^"ge tjuû 
C9lk< iliï lu );E'*o[iii^tne euclidienne- 11» AMIuaioaneiit, quand iU K'tma* 
ginoiit dvûir mia dû cijti5 toute intuition i^oncri^tG el avoir écarté le& 
podtul^ta en rompUçont l& plan nf la iign» droite par Ica concopla 
de )a aurfaco idwuiqui^ ei di? la gfiiii\^sH\iiQ, Au Tond, on ii'accopto 
aucune âtj Irur* |lî■cïpoîlition^ qutî nous béin^dco J'inveiiLiu^e. c"t-*|- 
à-dirc apri-r^ flVHre ai.^ur6 quellûd ^*ap[Jiqucnt soit au pJau. aoil à 
telle Jiulre eurCaœ connue. 

De plua ces géom^lrlen ne peuvent servir i <?mdii?r IVi^p^e reelj 
puÏH-iui? 1*00 ne saurait dire quel geare d'dlLHlrai:tiiJii dim^t? il fou- 
dralt faire subir L lespacc r^l pour en Faite un e:»pacc uu ^^phi^rique 
ou pâeudœphériquc. N{;riis avijns vu en elTet que Ton n'onj^ndrsit 
cea nouveaux ei;pac''*fiuVn innorp'JiTirjia l>^|i3ce eut^hdien 1p* pro- 
pri^iéîi dn Xa splirn? nu il« h pî*i-iid(ï^pÏK'iv. lU ne. nq>r(*flonieni <\(tnc 
pas mieux Tcapaco réel qurt ue ie f.iJt l'capacc euclidien. au conïjaiu^ 
car s'&^t celui-ci qui nous mât a mârue de coinpivndrc leura pru 



j. DtXBCEtrF. — i/a:tciex:<e et les ïïouvklles gÉomëtries ht 

ortitmtri's. Jï- Jut art>ilraircSi puroti quo rion n'omp^ho, si 
Ôtfitfieaiiit'Hilinic^uU^ftil'finalyfto. de créer des csp&ccjt AlJlptiqu^s ou 
lÔlpBrboliqueti. A cet égard. iU aciul touLunilldtiU. Beiir«Tri»nnl'ilH 
Veapaoe euclidien comme cas particalier? CârtaînemAitl, ma.\» îx U 
ooïKltEiondd^'abnter eouB l'inlltii. Car c'est en passaiU Alinlmimonl 
gTftOd ou h rinilDiment ptïtii qu'on flonn«i fi la ephèra ou k la psea- 
cl<■«ph^Jt^ ta piiissiMcT app^rpnlr di^ naUK rriidrcr lir plun ni pJirUnl 
la lifiïiedrtïilesatïâ l&sqiieU elles ne, -lerAicntm^tnc |Kuf conci^vfthlc^. 
11 ya rmimcnl t^^iilc uIjuiil'i> quo, duiitt ex? li^ii^ ciniuit, iiud'juo pr6- 
caution quo l'oiii pronne, on udmcue ^ubrepUcûiiiânc dû» ^icj^IuIaU 
bien autramejil li.Hnlis que celui ^r^uclide. 1^ passage A l'inlliii ou 
ladéfifulion de l'angle vjilem h eux seul», comme je rai d^H dit, tous 
Ice poslulets do t& fri^om^tho tnidilionacHC' 

Les g«omôtriPfi moteucLidienaa^ ne i^ont donc \^^ un4» gi>Tiérdl- 
snliiin, Timit ibriilrini^uL lUir f?xLr*i)Kiori ilr- h Kin>m*HniT nidiititîitue, 
M«i.^ unsM r'c^l \mr ],\ i|UM leur It^tiniîti* e^L K~<^rant)e comme 
II, l'oincaré l'a et\ bien prouva. De pItiH lûur porti^ philosophique 
têt iacoQleiUble: atle^ noua out promena dans un espace fantas- 
tique, bâûâ daute; nmin pevit-ëliv 1I4; c&% ùlvAiiges spL^uIntion» Ki>r- 
Urft-l'il un jour Ia visirjn claire de la ni-^cesBilé univ^rscUc pour toute 
chQ»c d'uToJr trois dîmcD^iond, ni une do pluâ ni uoc de moins. 

En aiUmdAntt je ne cr<7i« pau trop risquer d'être fauK prophète en 
pnV1i«.ifit que In gL^ïiTuMrîi* Eniclidienriti roniiriueni c^ncrura pendant 
de l<ii)^ McTclcN il inîtkr le inonde? i^ Ja scierie de» f^gui^a. Faut-îl 
entendre p,ir l qu'eUe i^t irrriprot^hable et tpf elle est bAtic eur te 
rocV Kon. Leâ nit.'tûg&ïm^lreâ t'ont ^uUisamment ébrautétr pour que 
Ton revienne de cett^ cmy^nre 

DûRH dos étude» uUt^rloures, nous cliQrclicmfiJi h l'éiliCiei'aur un 
toi plue profond et plus fcrrac. Si nou» rc r^iUMiseonB paa, noue 
mPOOfl du moins TLoûnour de l'Avojr uutrcpnu . 



J. DSLBtËCK. 



INFLUENCE DE L'AGE 

SUR LA MÉMOIRE IMMÉDIATE 



Jtemarquê9 préHmirMiirêê. — Los obsorrotione dont les 
iiulveni concornenl, «niif rjuc^ii^'x-un^s, 1M Bonias compn^s ent 
huit et Tingtans. FJU*» <mt MA litîtos sur un peu pTu» (îc 100 éibv 
il'un lyc^. Le phénomène h «^tuiiier étiîl celui ^e !a mémoire imm 
diatc. Ce ph^norn^nc est plus mi4>reâaant qu'on ni> la croiruit pou 
dtro do prime abord; car il eql en rappori ^[rokt avec la force 
l'atl^iition Gt avec lï^tendue de Ifl c*m»Mence, t:"Bsl-ô-dire avec deu 
des qualiU^s les plus essentielle* de rcfl}>rîtH 

Jo rao suis proposé siirlouL di? dïibL'iy<*r lo lormiii, de donner une 
vue d'dn»;tinb]€ t(uirL;^n:imem exacLo de la mt^moirû iminiidiate 4tux 
divi-n*!^ prTÎcHle.'i de rail(ïlej*i.^âucc. Auaai n'iiî-ji! ru rei'tiur«^Miriji 
miUimlu cojiipliquôo de rochoi'chc. Voici «luellea soot les di 
obaervûlion^ que j'ai bitos sur ctincua de« JGiiQe& gcna conai 
el comment j'ai procédé : 

Je proiionçaîe uiip seulp fois, posdmont et nt^ltt^mmil^ pur et9 
une feéric do chiiïre.5^ ^U dï^s que j'avais fini, Irlcvc devait rdpët 
eiuictomcnt la sâri^. Les 9f^n<ï^, établies d'avance, ont C\é l)î 
ântt?ndu lv£ munies pour ebseun. U y avait tt groupe» diATt^ronts 
deïi diinVe'4, des letlrert, ile^ mouo^yllabes, deâ dinyllnbesi et il 
trisyllabes- Les cïiifTres Ploient prcinonc^a liolcmctit : je disitU don 
paroxomplc giK, doux, cinq, troi^, Ituit, ot non pas soixonte-dcu 
milld cinq coût ircuiehult. 

Je pnii^i>daîs par w'-rit-s d'un noiubrh rruiïKanl de '.'hiffres, lol- 
trc», etc. ; aiasiyai utilisé de* séries di^-i, ">, K, 7 et H < hin"rea; d^na 
quelques cas j'ai essayé dû fairo répéter pJu.i do H chilTrej», maîa c 
ira« ont étO MceptiODnels : en général * cliiffros reprèscntont 
liniile que u'a pu dépasser aux Ages ronsidérês la uiùmotro immé-, 
dmte el môme cette limite a 6l6 rarement aitcîiite, 

GhilTrea et lettres ont cXù plaoé«, cela va de sou dans un au 
ordre que Tordro a, &, c, OIC-, I, ^j 3, etc. 




la 



B. BOURDON. — ITirLLEHCK IIK l'aGE StB LA VÉMOIflE lllJrËOiATf: Kd 

Toiilc» le* lettre» employée* étAÎenl mono^yll/ihicpjc». c'«»t-Atf]ire 
i|u y A Wi taisiaû tla c^t^. Lâa mois ^talCDt toiu d«4 vubuUntif», 
udjccUni ou verbes usuels: eu outre J^avaJF) pri» ^arJe ijuti deuic 
miit» hucc«abila ii« puaseot dûnper lieu à une aft&f^eùttion d'iOée^. 
Voici par exemple ruDodoa séries de Bdis/Ibbca que j'ai employées; 
papier, moutrhuirflapit^bottiTUt, canif, porter, Lœ t«mieâ mon^- 
«i/Raboi. /JintjlUthr'»^ iHiyi/'ilnt wiiit pris ifunw )<Mir 9ci-ii« )iri>|)ra, 
c'âttt-è-dir« cjxnmu A'fippiiLjiMiil tfxi^liiAJvnmeiil à ti IjUif^uD (lArli^ : 
o*fial pourquoi on oe doit po» AÉlonner de voir parmk loa di3)l(ji]>e:i 
prAcddents tapaye^ bottine; de m^me j*ai employé oonucio inonoayl- 

Je n'ai nthtnê ni les chilfres» ni Jcjs tr^ttrcs, ni tes tnouoi^yJlAbcs. 
Uoujlt aux dia)Uabt» et Irifiyllubc^ outre que j'ai lolDrodc entre 
deux d'«Dtro etxa coDsécuUfa commis entre doux d^iffrcft, teltreM ou 
niûiko»y1Jâl)T?s rDuiî^cutifs un Ir^ court arr^t, Ms ror-miLif-ut n^e^^iiaî- 
revnenl. par dérmîtlon même, de* groupes de 2, dcr 3 syUabea. 

Pendant que je prononçois le» chilTrcs, Icttr&s, etc., cortaïus 
>OUii»« gens remuaient lc« IV^vro^, d'autrita no lcç rpmuni^'nt pae; 
j'^ lai«iiéJI eei «^^urd cliaruri Huivrc libri'iutnl «.i di^pn^liinn n-ilU' 
ralle; i*sù craint (I& fau^aer dav^ntii^c? ]tn n-»ultjitr< de l'^xpirrirnee 
en eKigcûnt de tou^ par ext^mple VimmobiUl^ï ded Uvrt» qu'iin lais- 
eaut chacun agir hIi ta gmse- 

l^iw autre pr-^r-^ution rjui n*a pOH <?!*> jvrise est la suivante : falr« 
reporter tout Je monde ;tvec U m1^mc vitesse Los uns répétaient 
aumifoslcnurnt âvec iii vitetse urec b<iudlc j «v&Îjï prononcé ; d'autres 
alUienl plus vite. 

J& ifie ^iiiA toiijnur» tenu en garde coTitre U li^inrlanca de^ J^i;nej& 
^en» h grouper et ryllimer leur pËreeptînn m leui' râpoone. Cette 
tendance ne s'est du roslo pas révélée au^&i aouvont que je Tauraift 
Cru d'aiïord' Ceux <tui ont manjlQSteinent r^thmC^ leur^ roponsos ont 
HA laàKitU d9 eùié d:iiu( Ie4 calculs qoî vont suivre. Qunnd j'ai i^u 
afl^irrf«uï jeunes geu^ dr dii-vcpt A vîiigl «ns, je Ir» ai prii-.i. ;ir,itit 
l'cxp^rionce, de ne pïu^ grouper et de ne pas* rytlnn^r. On peut 
aiouler, au nujel Ju i;;rouiiement et du nlhmrT que les dinyllabeâ et 
trinyllubes, é\nn\ groupés d^-Ja quand j<4 let prononçait, ue «e pré* 
talent i^u ûiL-itËineiit A uu nouveau ^riiui)einr^nt dmu IV.sprit di; 
celui rfui DVdît à les rt^pélcr. 

Je nu me suis serti d'AUcun instrument pour miûotenir eonslante 
ma viie*»c de pnïiinndaiLon. Jo me suis simplement appliqué Ji 
parlt-r linijnuns ;%\m Va uu\iif viie'ssf, k tiii^fiin luiuînir i*l bi uiémi! 
nctlrté. Im coutiVrlsuit à uu jour d'intervalle la régularité du ma vilenie 
de proDoncialion an moyen d'une bonne montre marchant et arrô- 




180 



B EVITE PBTIOGOPDTQVE 



titnt par pres«ioD et injtirjunnl. hK i inquJ4mct« de seconde, ]*^ 
irotivi^ qne je prononçais <î l'hilTrun m ;) M.*cofïHcR f'nviroii et 7 eo 
■i aeconde^i i. et que L'écart irmiimum d'une journée 1 Triulre nftâx 
Hé pour les fléncs tic *' chiffre» en moytinnô dts ;tT c<*nti<>n)cs de 
seconde cl pour ct^We^ de 1 chiffres de ii^i ceriïiémes. D'autro part, 
en met giiiilïint sur un in^lronomâ, je reniai» ln>â bien, (orstgun ji» 
prOBOnc^iis dfta chi(Trefl ou IcUrcs avec la vilcssc do JOO par minute, 
qae c'était là ma viteatc ordinniro de tTononciotion dans tes cipé- 
rl«0C68 en question» f^l wi i^tiuimin', i*ii ohï<^rvam La vJteëfte de l*iû 
A !â miniitf.\ ji^ M'ciUii» iniit aiiH.HJ iti>lit<i]i«nl tjuc c'r^lait Iîl une 
vUessc Bcnalt>lvmrïTit pluît grande que celle 2i\ec laquelle je pronon- 
çais d'ordinaire ï<^& iJhHTree ou les lettres. Uailleurs, in*5mc une 
dilT^renCË de vitesse telle que celle qui e^ci^te entre lUO et W» 
n'exerce pas une action ron«id(>rablc surira) n'Hiihals : c'est ce que 
j'aî conistalé par quelques expérience:* «le conln'ile failca avec laide 
de deux jeunes gon^ hgés de dix M-pt une, ^. et P. Je mo suis «ervi 
de chLfn<QB et de lettres. Je me guidais pour prononcer el lee deux 
jetïncfl gpna se j^uidaienl pour répéter sur le^ tiaf1enu'nt»i d'\m 
nii^tnmrjuic. Les vitesses considérées ont et*?, dans le ra^ de S,» de 
100 el l*JO cbdlVea ou letlrca ^ la minute; j'empîoyais do;* séries 
de 8 cbittre** et S iQltres Tji \iri?9se (*lnnl IHl, il y a eu II ft^rioft 
fftijsses de rïii!Tres et .'i liorinr?s, et la vitesse iM;inl 1^«, il y en a eu 
C fausses et 7 bonnes! quant lox lellreîs 1* vitesse étant 100, ily u 
eu 10 Jr6ries fouâscs et *2 boiLne^. el la vilessu étant l'ifO, il y n eu 
8 ^ries fuusfie» et 4 Lonnee. Le prc^res, quand on po£«o de 100 ù 
1^. n'esl donc pas constd^rnhle. fiaus le oa8 de P^ J'>: obs9r^ 
troift viteesefi, 100, lUHot 1^ Les résultais aont ; 

pQ¥r Ist thifftes, Ie5 vitesses àUxnl siiccessÎTemcnt 100, 108. 9âl>, 
et M désignant les ï^ries oii il y u Ciute ^jar omission^ MU ceiles oîi 
ï\ Y X l^nle dans lit re{>rcjdurliui] dt- ]\inlre, et 11 relies <juE ont ^Xé 
répÂtée^t correctement : 

M H, ^ M, { MO 

12 n, 7 M 

II B. DM. :]MU 

et pctir ff^ lettres : 

5H, IBV, HM, :iMO 

ÔB, Il M, 1 M?, I MO 
10 B, I B?, 8 M, 1 MV 

Comme on voit, les résultats f^ont presque oxnctcmcnt lea mêmes 
nvez \es trois vitesses lorsqu'il s'agit des chilTro^. «Jucint aux fetlrxtfi, 



3 



il y a UT1 ikniijtri'-ït :i»v'ï inrin|iL^i[iiJiii<f ou |ii««r de !» vitrwe 1O0& U 
vlta^se 1t1S. rnriM i|uuii(l un anivtf ^ la vitcwte lt2(), It-^ ré«ulUU do 
soot paA sciuihlcfaant meiUeurs r|ij'avec la vitesBo 4(W; Il convient 
de d<r« a.'pendani que I*. a^-sU conscienc^o de inieuv rtpôler lo.^ 
eéri>-ifi (t(* lettres av^c Ia tiIkm 1^ qti'avtN^ h vitesse 100. Il faut 
r«nnn|UfT eocûro que porfoi» len dilTérniccs entre lea ré«ulUtft 
de d«ux iJEroopes d*o:ip6fkrtcc-*< datin k^quclk? lo vîIcmc ûe pronon- 
cULOd avait 4(é lo iiw>mû iont pluu oontidiSrablox qu'ealrû ceux 
d*aKp4ri«nco>&a<w: vîtea»«a10(ft^t I'i() - ain^Klann un Kr«»U)M^d'<-xp^- 
riflfinea avec vitesse 100, P. a eu 8 séries bonnes sur 10, Uiidi^ i\iie 
dans QO autre in^upc il n'en a eu quû ^ : ce dernier fait contribue h 
raodfd probable ftuf^ nnlluenoe de» variations de viieuio telles <]ue 
celles qui «OUI (^onstilèrées dana œs eip^rjencea de uiuUrtMe et k 
plus brte rai^oa lellee que celles qui ont pu ae produire dans Tep- 
acmUe des exptïnencos «ur It^erra^^llea porte cgUù ôtudc a été minime. 
n n'en serait pae moin»; utile de rendre uniforme la viteBaede pro- 
QOCicUtion dans de lelle* «ixpi^rirni'iv ; cVkI rvr que i'on pourrait faire 
una ÎDCûnv^nicnt, eu moyen d'un métronome, dé'}h en opérant sur 
de» jeunes fcens de truite :■ ^uator/eana: avec de plus jeune», peul- 
6tre l'emplfti dti métronome âerait'il dangereux à euui;e do la dis- 
traction et du trouble qu'il tendrait k priMliiiie. 

L'iMïun^ (le U journée h laquelle le^ ub^ervationH ont étr^ TaitiiK n'« 
pas été conâtanlc. Un eesc^ ^miod nombre ont été faire» le soir, 
épris B heures, tn g^ni^ml j'oi avité tes t)f>ures de r^rOatjon pen- 
dant desquelles le bmic des couth aumit pu troiihlei- ri><l^ve exaniTnë. 
C^iendant <fUeUjucs obseni-ntioiis ont ea lieu pimdaiit ]v6 ri)>zri^alkirtH^ 
mais alors dan» deâ salle* oii le bruit de?t cours n'arrivait t]ue 1res 
Ulénu^. 

J'our les chiffres et le? lettrée, ure série daiift cbsque groupe n>Kl 
rompuAT^n que de n chiffres ou lettres; elle sera intéreîLnanliî h consi- 
dérer pour détcTiDÎner ai la diniculti^ s'accroît ou diminue qu.^ud ,nu 
lieu d'awr à r^dtcr une nAne comme i^ 7, «, 4, % 5, 8^ on u à <;u 
r^pécer une comme S, 1, 8, ^, -i, «. s. 

DnnK diju lin deft gn)uj»es, il n'y a eu <|tie ^ on i fi^Hne^; pnrlbis 
m^ixïCi pour lea motd, je n"ai employa que 1 ïH^rifw, On pourra 
trouver que c'est peu. Cependant refTon s'accroît àî n^nsâhliîmcnt, 
qUMKl do U r^pMitJon do 7 cbilTres^ p^r exen^plo il faut pansor îi 
celle de d, 'lu'Lin pcdit nombre d rigii-rii^Mres Cailen jivec kuiu nufn- 
scul A établir alors fi la limite tie la mémoire immédiate est ou n>.n 
paasitcinte- f^ outre Ifîs s*^rn*5 di> a, 7, H chiffres ou lettres, de 5 et 
6 mots se contrevient réciproijnement et mullipliant sur chaque 
IndkvIdor-onHid^râlesr'eiEîhfi^nemeiits, On pcMtlnEl^iiimoirsr^nseitler 




RmuR pmtosriFMiocE 

à cù^x qui vûttt^raioDt rcpi^nJre ces cxpâricncca d'omploror 
t!boLqtie ^roupf(^ '» OLJ \'i liAnc^ ol d'on^>loy4r danK U>iu Uîk groupes 
m&md nombre Jl- s*?n[ï*; .^ ou li «érift* Heraianl aïïif>li*irii:-rtl îiïiffl 
nnnlrA pniirrlaljlh îles moyimneH J'une gmnde vAlei)r:et il y- aunùl 
d'aulrf; jïort îivaalage à employer 6oil pour loa chiffres, soit pour les 
miji&, <iic.t le mirno nombre de eériss ai^n qu« Ja comparaison ito 
réeutUU fût plus racile. 

En c« (lui concemiï le» ^lulc» qui wjnl conimiMv^ diias U ré 
tïûQ dcfl séries, voici qudiues'Uns des fnîts le» plu» inté 
que l'on cofisUte. 11 y a de Jt^(;6r()t^ Iiujtc^ qufî j'&vai.t d'abord 
qu<^ lanlûi li?, laoïût M?, suivant Rio q appréciation subj^cttrc, ei 
qui?, diins li^s [:ji]cu1s d^Unitit'îi, je rangtï .kï m pie m eut piurni les a» 
correct» ou parmi les lautes : par f^xocnpie une lettre changée duu 
anmot. l^n i^pétant In Ë^rie de disylUhc»^ perdrix, fif}» owr. j^rtfCi^H 
ffalop^ jnpjtrr, pUiKif»itrç, parmi Irs plus ji'iiruvt, nn drl frippr,-!-»! liw^* 
dojniijicir. Tei l'iilmil dr M^pl ans dU rymlru^Mn ;iii liHidi*lMUillonpn 
répétant In ?crie rf*-iinHt»ï/'. fif/faiV/ou, cAaïFiijrnïjfr, cJi.tatirr cl Affirme 
m^m« avoir entendu diatailton, Lee toutjeuncâ enlaiU^ panûMcnt 
parfois ne pas comprendre les mots, lis les disent comme ika 
groupes de syll^lir*. iir-potirvur* de »c»&i de Ifi celle feule qu'il* 
commettent quclcrucfôi^ de remplacer un mot pnr une syllabe ou 
f^roupo do Hyllubos dépourvue.^ do sons : cxomjiJev ïvc pourt"*'^, 
iidfui' pour TniffNftJt/^j thàiaigt'oir pour f/icfrr'>f;n^j', riiu/ifrf^ 
Tftut(iE«*/tf . Uuf^lqtit'I^J'^ uue asïWM.mtiaii d'idéi-H fait intervertir l'urd re 
de» motddelaat^ieA répéter; exemple EéC(.\ liurfl.^.au lieu de '^NH 
cuir, palet dur..^ Quoiquotbis au&sj une association d'id(l'Cfi fait pr^^ 
noncerii Ttinfantun mot qui n>i«1 p<la du loutdnns Ia série; exemple 
mMi^in ;iu lit^u de chiritr^inn (I^ïii» rf>> t'UrmpK^s ^4jnt lin^^ dr* 
obscrvMionît faitr»). l-i :w-rie de "ï lellrti!*, y, k, n, r, /t a <*t6 asMa 
souvent râp6tt>e iuLSOrreeieriieiit ainâi v. A, r, n, p : la faute e«i pre- 
tialitement due âi la ressemblance plionétiqne du A' et du tj: le Jt 
omèiie IV plutôt que Vtt ^aus doute [iavce qu'il Ikit conlbsi^meni 
penser ou q* Certains commettent la feute d'ajouter par exemple 
une lûttro et môme doux à cellc^s qu'ils ont entendues, de diire 
7j 8 lettres au lieu de 6,7. L'un ileA jeunes g^ns examinés pntsen* 
Iftll cette ihulkularili^, itprêîiAvuir rtianiiui.' unesérie, del^rtritrendriF 
parfois et do la n-^péter alom correctement : le Tait est assez t'iuii- 
D&nt, CûT, plue il s'écoute de lompfe cnire la perception i*l la rL'i^ijti- 
Qon> piua Toubli doit Otre profond- Certains, apri>s avoir répéta efr 
«voir omis qudqny *duisr% i^pnmvpnt. mjiis san= pmivoir préciser ce 
qu'ih ont omis» le sentiment d'avoir oublia quelque chose; ce seiw 
timont peut être rapproché du ùnï p^ycholoffiquo de |>ouvoir rccon- 



pet^ 



k 



B. BOUEtDOII. — lM'UT.'«i:e IJK l.'jlCR SUR U JHf.WnMK iniir.l(MrK ISS 

naître quelque) chose qa'on serait cependanl iQcapaljle de ae repr^- 
s4HUcr ooCtomcnt [lar In pon^vOi et do quelqu4ï« aalroA phéoomôD» 
qui tiânoeni le miUeu untn* la rcpn^w^nufiiin tiHXa v.t Toubli 
toUl. 

Le» Êiutee ordîD&ircs cûmraiacs forment deux frroup^ itrincipaux : 
les fautes pAi' omission et les fautes d'ordre, ti est inconteatnMe que 
\m m^mmrr iln Vnrdrf- ^t* iliRhiigur d<> ta iiii^in<>ini jIcv phénomènes 
isDlt^K» pui>4|u<^ li'-s f^LUtrh d'rprdri.M:oinLÙil(nit >iHivirnt avi^i: tnt<? rvjïé- 
Liiion corroGtd d«6 chiffre?* lettres, etc., de Ia A^rio connidér^u. Oa 
pout remarquer A ce propoH qua souriant s<ï àouvonir c'est se sou- 
venir d'un ijnire, que» l^^-iiqi^menUdG ce que l'on se net Rapprendre, 
|Ar exempte Jes mots d'une le^un-^onl d'avance cennu^r que beul 
leur ordre doit i>tre appris. 

Ia cûcopofition des sC'nes mllue sur Lom faute». Ainyii il est pro- 
ibable que les séries qui st^nn^ni irortiiKiwiVs uriii]U(*iT]rMil di* nom» 
'tl^ilijela, de &uljïtâiiti£» aeraitciL plus tidlni ^ répf^ler que cti\\K> où 
iJ entrerait des aubstAntifs et dea adjectilâ : en efTet ded aaâoctations 
d'idées, r-omme j<> l'ni constata quelquefois, tendent à se produire 
entre canains itnimiaiiiifii pi fîeHains adjecliis. En outrt* b* Bi-^rie* 
lOb «e nîiiajnln-til (l<în m«t» sirniMHtkïe» phanittiquctneiit ou pfir Ift 
Bcns prâdciileront plu» de fautes que celles où des ossimila lions ne 
pourront se produire J'anni le.^ «i^no» dont je mo «uis Ë^rvi, Tune 
d'elfefï, cliex lei; Jeunes enlants surtout^ a donné lieu prâeisi^rneni à 
I lia CGrtâhin Domljte de Idutes frar aA>iriiilulioii, l-'khI Im bi^na de Iri- 
I ayllebe» aaimiWf-V, ^yor^lirr, JtnntorVe, rtrnoj^iWfiîf, rutnoncvr. J^ttî 
I itdervâ deux penreif pnnoipaux dy r»utos commuios dnns Ja rép<''tilioii 
I de cette aéràe : d'une part J'utniKïîon d« l'un d»; deux mots phoniHî* 
I «leeïDeDt semldâMeïi rejwtmnèt^ t^iratr\imeur^nm\t^<m quJïiV-'tplique 
protiebicincnt par l'assimilatLOn œniplïtc des deux motâ d&na Le 
•ovvenir, d'aulnt part la fusion iniparbiTe — celte taule a eié beau- 
coup motn» frt^iuenic — di* res deux mots : un exempte de fusion 
îni|>arfi!iit<! tfl If Tuot ilrpoLirvn diï i^rns vum/tiicr qu'un i^nfsnt a 
ttubsutué aux deux autre»^ i>n \'i>rilir iri m petit ce qui se constate 
en grand quand on se ÏWrn txi ri^mr tinnit: h doux tmvaux anulo 
gués : ainsi o^luï qui veut étudier h \:x foL^ l'itolJen et Tcspagnol tend 
k confondra les mota de rea deux kiif^uei, «t il ïrtniverail lout pn^lll 
t n'étudier Tuno qu'api''» avoir acquia une cfumaiftittucc èùto do 
rftuire ouù Hiidicr simultan^mentdoux langues plue dilïércmoft que 
les pri^6dwiii'i. 

pour tniiiiziET avm' vr-a ob%ftrvnl\tnj^ prtqîrnitmîrrK, il h^sIk U 

parler iDatuteuani du rapport de Li mémoire jnimt.diutc tt\-ec ce que; 

ll'OEi ftpp^e ^nil^alrement I intelligence, J'ul CfiEiayé de résoudre la 

I qoGction de co rapport dune manii^re objective, en procédant comme 




I&t 



ABVUB PIÎILOSOMIIQVE 



il âtiLt ; Ta! Eli<<mrinclr< a^x profr^n^^tirii prindimux dos jeunes gotm que 
j'ni nilirnïgL's i!i? vmiloir bioii mt^ rlunue-T d'an mol leur oi>irii*m *Dr 
rîTitdli^jenre de i^liiicun do ka^ jâunea gens, en les qualifiÂiil pir 
eifimple d'inLelli^nt», Je moyona, (f'jnintolligcntSi J'cu mt^proché 
aneuits ces quàlillcalit's des r^ulUit^ individuels oblfimjs et j'ai 
déduit de [k ïl'to^ manu^rftun ptm gNïsfiiiVn». mni»; pu tout ra* "bJW' 
tive, Ifî m|)[w.>rl c1irrc1u> i^ntfc lYni^ndiK* i\r. Ut W-moM^e îmmnlialv d 
rintclligcnoc. A prÀ^iri il o^t pro-nquo C'viJcnl i]iir J'ink^lLigcncce^ 
611 rappûN avec la irn^muir^? iinmédiati^, qu'elle implique au maini 
UD degré mov^n de celle mi^molrë : pourralUon en elTet €onc^o4r 
iju'liii jeuiitï liuraine de vîjjgl ans piM ôlre ù la foi/» iiiLi^Uitçi^nl el 
incapable de? ri^péter par exemple '4 chiflVea? T-cIui qui d^ autre poft 
pout r^p^ler S ou 9 c^itTre^ bah» errûur ne mAnifosto-t-il pas p^r }& 
unv aciîvité, une ^lirnduc de porm^c i^ciiKid^ralilr^? CAtm un Ldiol, 
pimi«»ant nwiirdR f|rjiiliii7:r .'i ((iiin^t^ :Lti:c, y ai oin^Tutr un jour imf 
réduction éLi>i]niintc de Ui nit-nioirt^ jriiinédEjdr : il ne imuvuit r«>jiéUT 
ft&na faute que ïJ chitTr^, bieu qu'il appnrUt beaucoup do bûone 
volonté ô se îaJsser interroger !*ur ce point. Parmi les enrants sur 
1c«quE;l« ont rir fuilcft une partie îles oJ mer vnt ions aclucUes, il s'en 
4^t trouvé un qui, de l'avis uikinimc de ses mallrcs, 5Uiit compila' 
mfînt iuiniGlIigent, et qui de son câl<> no |>ouvuit rOp^torvnnit cr 
que ■* chifTres, :* lettres Gi 3 mois. 

KétutluiB. — lïans le Lalileniu iju'ûn va voir plii^ luni, Ic^îiâges ; 
CDnâid<5r^â année par aantSc. Sont compilas comme ayant par oxeraple 

8 ans lous ïqs cnfiLOtâ %Û3 do plus de 7 an^ ol domi, ol do moinâ de 

9 ai:A ol demi. Lej^ îmtyennes pour eliaquc iinnt^»^ nr Kûnt pit» <^[id>lii^)t 
d';Lpn*9( le mi>me nomlirr d'iiLilividus. .Vià pu rnusîdéi^r^ pour rl»- 
biîr ce^ moyerLUCs. G élèves de rf ans, 13 de U, 12 d« 10, 9 de H> 
» de l'i, 7 de i:jf 7 dô f 4, 5do lu, 7 de -16, IJ de 17, « de 18, 7 de IV, 
et 8 de *2Û. 

|j' tal'k^au ei-de^sous se lit facilement. Il psî divjs(^ eu 5 colonnM 
priodpaied se nppotifmt aux chiffre^ lettres^ monoayllobee. dieyl* 
labo« ot trisayllabe^. Ch:ici]ne de c«3S colonnâs se subdivieo en plu* 
^euTB autres en l>aui desquelles se Irouvenl le^i cldlFre* 5, ti, olc. 
Cea diiOVea indiqutîiit qjwi la S4?rî« cùusidï'i-^e «sL teïlp de Tt. r.tt\\p. 
défi monasyllaboa. etc. Au-dea»ou3 de ces cliilTre» Indiquant h nftie 
viennciil ceux qui cxprimont la proportion pour cent dc« ca^ où il 
y a eu répétition correcte de la s<?rie ^onsid^rée. Cette proportion 
hVéI pas relevée pour Tt ^hif^^c!a^ 5 lettres ni 4 muta ; c>>l «juo J'ai 
ccsaii, quAud je suir» arriva* aux jeunes gfîn* de quatorze an*, d'inter- 
roger rt^guliûroment &ur cea ât^rie^t, ayant <'onstatû que li^ fAulu» no 
^ praduisaienl plus a Tégard de ces seriez que tr^a eiceptionu^le- 





B, eoDRiKff. — inrirEmLiï di l^gk «un la vénotnc ikhépuit. I&K 

iDeoL D(» Tâgoil^ H 4ns les lautes sont nullca ou irèsrArcs pour 
ô chilTro«, S monoayllal>e3 âl 4 diayllabea; il □« s'en roncontro un 
certAJD nombre <la  .^ 13 ans que pour Ti l^llres e4 i irl«)'lUhi.'«; ù 
K niu i<l il 1^ âQâ, il n'y a pa» eu unr ^culc fauti? pour le» siVinv i)»? 
£>chilTrediiitTérenls. li est il notcrr oopcndnnt que pour chaque ano^e 
^11 s'est presque lotijiKiri: irouWi r|uelque« fautcst JcrMiu'jl s'est ai^i île 
!râ|>$ier C0Gi^n«sdeû cliifTceA. T> lenr^v et 4 mcitt : iiinvi j^i relevé 
encore «{udqueK fuilea pour & cliiE^s connmiîted h i%. U\, 17, 18, 
l!let ÏO tii.*i; pour & lettre» également il a per&is^è quciqucn fautes 
'oprèslitûï ■ ainsi on en trouve Lï 10, A 18 et A ItiaAs. il cât^rcmar- 
ijiKir qu« Ô lettres et -S rrJsjlljilir» Kont n*(n*fiVii pendant le^ prrt- 
nii^rr^ (l>^s :iniiêeâ con^iJf^rÉei!^ p|j» cïjrticilemcnt que ^ «^litirnw^ 
4rooDOflïlUbc#€t 4<li»7llLitca. Voici iaproporlion pour lf)0<lc3 r^pé- 
^titions cciTOCies const^tt^es «otre 9 et 13 une pour leH vénc» da 
Té Mtin>« diff^reïïles : r.S. tl'i, 07, *î7. H.% 7î)i et voici celle des répr^ti- 
litiu» ooiTti^leâ de i tri&yllaLcs aux iaéme« Agu : 4^ 55, €7^ 75, 8Ii, 
|H6. On peut donc dîro cpi'îl y a à peu prûet U mémo facîlitiï t coa 

tïljt^ fioor r^pi^tir 5 cliilTroâ, i nono^yLlabe» et 4 dinyliab^ et 11 
tourne àtfS\c\tUé pour répéter '* Jrtiivs et 4 trb^yll^beit, D'nillctinï un 
^trouvuni plus loin de plu» amples reaMlfueinentA mit JAclinït^ult^ 
Frclfttivc qu'il y a h rt^pétcr dci= cUitTree, des lollres, t\^9 mono- 
fi^Uubcs, des diBtlhbe^m dvs IrUyllnb^s. 



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On remarquera aussi dans le tableatt quelqtu-u omKsiona pour Jos 
irtit^ de 7 et 8 chiffres et de 7 et H tetireb ; cd^t vu'.ni t\n cq que Iq 
i^iDbrc de* r6pcnsc« <îOrrcclcs |ïonp et 7 c)lt(r^^•« ou lettre», aui 
Igefi considérés, éuii déjà aï mitiinie que je n*ai paâ cm ntiJo d*in- 




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hEvuB rQiLOSOpjjioii: 



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terrogorsur fee &M9« eirp^Heures; on peut enn» h^^iter coïisid^r^ 
8 chilTres ou H lctliv> |mr exemple coiihiib ^t |>mi prt^s im^iotfïiilJeB A 
répéter pour lc3 enniiitsdo 8, 0, 10 et 11 4ns. 

CImiTun (loH chifTrefi 6, 7, ïï alî nippi^rliî, iÎdji.h 1er. colfïnncs 
ehilTrs^ ûi des teltres. â deux AJ>rteâ : la pn^miërD de ce^ séri 
celte de gjiachef esl celle Jnus laiiiielk Itiiis lew cintrrea ou Jellr^s 
i répéter cb&que fois étaient din^rrcnU; la âcconde est celle dans 
loquollf* au cantmln^ i\ iVmier\'>.>noit jorniiie que 3 ebilTTeff clilTdrGnite. 
Le» )«4?ri(?â iGâ plus Jnli^ ressaut es â i^tndiDr ibns Ï12 utLWu. p:irci< 
(|u'dh-H iiMti'otu|rml^plus griuO ttuuilired'Gli»ervalUius,9MUit rtrllt-ji 
de 6, 7, d chilTres el lellree, al celke rk <i mots. Li^s moins intôreô- 
ÊSDtes, celles qui donnem tans doute lot moyenne* les moins 
exict^tf, parce qu'ettt^s ont compris le plus petit nombre (l'i?Kpi^ 
riuncG», sont les »rnes dont il vient d'éln; pârlétout à Thciirr ctquî 
n'étuietit irompOfircs quo de ÏJ lettre? ou de ^ cbitTrca diirércnls. 

A prenûi^ru vuu, d'apn>s \g Uibïouu ci-ilcf-'JiJB, Jcs Ofcilblioiis parate- 
8en1 rortea d'une année fi l'autre; mais tl faut se souvenir qu'avec<ij 
7 el 8 i^hiffrea par exemple noua sommes pr^que rontitammeitt sur 
la limite Ua l'vtcnctuc de la roétiioire inmiédiatc; en coij^quencc les 
moindres oirconManco» ont pu fAiro vaiior un peu lo>â n'tsulmts 

TuutUK ln'iculDnre» du Inbluan, ^aufuiTif t>x€i-p1iaii^ révùleiit ilau» 
tenBemble un lit^ar pro^rc^» de 8 ù âO ana. Celle qui fait cxcepttoa 
ea( ta colonne des âOrioa de 8 chinVes; il est vrai que lo^ résiiltata 
qui y sont rapport^^m^concom^nl que tes flpes dolâ hîûan». 

]jt. mun-hrasii.^nsionnHI'.ï est surtout ni!(rf[uriudiî8 k Uan^im^tu- 
sivcmcnt. A partir de 14 nna» il n*y ii pTVMr|ue plua de pro^fèt*. U 
eeruit intéressant que denouvollï?s exp^'inenceavmaBeni conirâler ce 
résultat, établir timportanee pajxhologlque de Tûge de 14 ans (jui 
tsl, mirunt- ùk sait, r.igf? dti la puU^rté. PourO chifTres, le maximum 
A éi^ atteint k cet fl^e avec fH) pour cent de n.^pi^t;tionfi exactes; 
pour 8 chidrcfi, c'est également ft li anH quo jhî trouve le ohilTre lo 
plu» ^Icvi^» 33 pour r«nt; enrin. pour 7 chiffres, Il y a eu il) pour 
ct'.iil d« i-ôpélilions cxoLles iiu inémf? Aye, el le maximum. allcttU à 
Ift et 'iO ans, n'îi été que de -Ui pour cent. Pour les lellres» le» 
nionosy lift lies, tes disyllalîOi^ et lee insyllabû*, les rêsultjus, en ce 
qui concerne Tiïgo rie 1 4nns, sont analngnes. Peut-être le* mny<>nn«fi 
Alevétts Iroiivi^cts Ji cet Agp lîeiinrnl-eUfts mi peu 'i cr qat?, îtur It^» 
7 jeunes gens considérés» il y on nvail 1 mtclligcnts et 1 iri^ mtel - 
ligrnt. 

Eu outre il n'y a plus de progrès sensiMe h [winir rie 1-1 hos. Pour 
rendre lu fuit plus frapp^nl, j^mopons 1& et 10 ans d'une part, i9 el 



8, BOURDOEf* — irCPLTEZtCE DB l,*AOE âi:n IK H^OinE IMïiIdIAIË 1^ 

Wdeiautro, onooconeidi^mni toujours qud lo«1''^«orioB<lL] inbloflii 
composé^^ t1'é[éRienU li>iu <lin\>n?nl« : mjtiK ti\mvi>nK qii'it se r^vâto 
un pru^rOat drUpriMiiîOrMclt^ crin pr?noJeg h U^collJe^Jf(Ji^l^llr 13), 
injii:^ i|Lic l'i <liiri^renc6 £at» le» proportions pour cent de i^pétUions 
eorrycUîtt lûuriuefi par cee deux përioU^s reele fois âu-desaoua deîi 
et d fols âU'dd^ous de iO. Si noua groupons de mArae \&ê deux 
ânnt^i'f^ int^i-mi^dfjiÎR^^, i.''o«t-A-dire 17 Kl Ifl ans. dous consUtona 
ijiVil y a pr<JërC'3 de H-UÏ A 11)^ an^ \} fois di^Alement, mai» qii'ij 
n'y â progrès de 15-l(.i ù 17-19 ans que 4 fois; enfin, la did^rence 
maijma quanl aux ri^siillMt* fourni'^ par ""es iroi* ptModes ojinparées 
entre eIJaa ct^l pour 7 séries (sur 1^2] motndrtj ijue 10. 

Si nous consitiéronâ âi'^parémrut les (^luJTi'Oâ, les lotlri>s, ]<^â niono- 
!tyllabiJ£, les disyllabi^â ût les tnfiyJlabeâ, voici Jee codcIubioqs que 
(lou^ fiuuviïtjs ritriniiler : 

Pour € chiffres, do à 20 an* ', le minimum de répéliUons coi'- 
reclea a ùiCi âoVS pour cent et le muximurnde Ui>. A ^ ans io iiocnbro 
des répétitions ojrrecivic ti>inbo ^ 22 p. cent; de 1> ii ^ nnn ce 
rifiinbrt' est siLur A [n'U |in>s t"iilr« Thï et ?>"» p. cetil; en hIThI, il ne 
tMnbe au-Uosous do -Vï p, ciîul, et encore rPfste-l-d alors trilvs voisin 
ëe ce dernier nombre, «|U*à 13 et 15 tin:^. avec ^-ï et 47 p. cent, et it 
ne dépaieo 75 p. cent que 2 fois, ù liun^ uv^c yu [i. ceni, et A 19 
A\^c tOp. ceDi;la moyenne gi^n^rala exacte, de Où -20 anË^ e^t t&^p, 

Oo:int 7 chiffre», il y a eu moins do 15 pn cent de répétition* cor- 
recte?! t fi ans et à 11 nn^ : la moyonno oxactc pour U, W et 11 ana 
«al I j p, cent. M^iis pour toutes le* nntr^t aniiéri, c'e&i*ï*-direde l*i 
h 21) ?Ln», y ctni^prin m^mr lu tin&, la nj(^><?nji(- »r? liront rn1r<) '25 «rt 
GO p. cent (exactement, entre 'Ht et 4G) ; donc de 10 k âO uns on doit 
En trioyenno pouvoir répéter ^icacloment d@ 1 ^ *J séries de 7 chiITres 
aur 4. La moyenrit» générale d*î 1^ ^ '20 nriJ^r»:! IH p. wnt. 

Enllii lea moïenries tin répï^Utîiïtis <;orr(îCU^» se liomirntn pour 
8 c/iïJÎ'j'M, en glanerai uu-doaeous de 25 p» cent, Klkîs n'uttciffucnt ou 
déponent loffi^n^rneni ^ p, cerT que 3 Icis, à 11 an», ù i^, et a 20, 
De 1-i A 2JJ apï, Il n'y a en moyenne que 2iï p. cent de r^pétïiion» 
comu-Lt-.H, Ttuit t mxr &. 

Ainsi qu'il a ét6 dil, 5 Wtrca n*ont pas Loujours ètô rëpâttïe» cor- 
rectement. hoHIk i:i onfi, la moyenne a diù iia 70 p. cent, c'est-à-dire 
(l'a peu pri*B3);iir4- 

Pour Uttruft îl y u nighis» ûa t^ p. cent de ri^p^litiona corrocivâ A 

U 11 fmt IcmjourH toUi^ataa<lr«. rlriiiu <;aH «Jtfirïaiiaiia, dtfiiK Tiûs le mol iWu- 
tffv^mf î ^'««L-fL'dir* qu'ici |-ifir utitiiipl-i on cToR ccmpr^n^lrv C0Ttiin« ï'il y nmlt 




1S8 «EVITR pnir^iiïiiPtiionE 

8. ïi cl lOaan : la |>ropodion moyenne «xactt* pouroot trois auoèc» 
réunies cbt tïl p> ceol, c'oet û-dire 1 auî 5 environ. De 11 & 13 ans. 
la prcportion ae tiont entre ^ et 50 p, ce&t lexaclement, entro ^ el 
illj^ lu moy«niio jiourre^IroU uiiiëe» ^i^'î p. cent. J)q lAfiSûam, 
l« aior&nDes par année sont «upérieurc», ^ur:^ 17 auh, ufi nnuL 
Irouvûns ^i p. Dcnt, & 50 p. ooi^t, maU cllce n'Alt^iKOCot paa 7ô p, 
coiit; la moyennâ pour touleâ ces annéCA rûunicA û»t r>7 p. cent, 
c'csit-fi-Uire environ îï^r». 

r<? 10 h 13 uns, 7 IHtrea 8onl râpLHées (.oiThckiiH-nt moins de '2(1 
ioi» sur tOO oa d'J foia &ur ^ : la moyeDEie exacte eai 17 p. coot. J)c 
14 k 'J<> ftiiâ, ie« ehilTn*», mut deux exceptions, ^e lienaonl poiir 
chacjlie «nmV' i*Ttlri< 25 nt TiO [i, «r^mt; li^srliruv eicoptkoDs se prodcii* 
ftciiï Ji 1"* vl 19 ail^. A ir> iiïi> li iij[j)ciinr ijst .Vl cri ii 11* sus 22; la 
moyenne pûur loutea cett unné(>» réunies est de «flJ, c'c9t*&-dirû & pfta 
prH exactemcnl Je *J sur 5, 

Uv 13 ù 10 aiis, S U-iiret 8ont l'^pL^Ei^es ctjrrei; terne ul moins en âû 
biiïiMur tlXï ;Uaioyenacg»>m?ralGesl 17. De 17 à 2il4ii!i, IntiKiyv^nno 
fïéiit^ralc est 35 p. cent, c"cst-*i-rfiro environ i sur 3, 

4 monù»jUaba»t cty^tco il u f-l(? iliL «Qtit rilrpûlûd d'^)à â h ftne 
pre«r(iji- )iiln>mist[, un peu irotri» sAivriiiimt pouriunt que 5 chiUïee. 
1^ Timyeune générale lie â jk 13 du^ a tHé pour 4 laona^ylUlws Je 8ft 
p. cenl; pear <> leUrea elle éUùi de 70 p. ci>nt, et pour Ti chilTrcs de 
SM; l'ordro croassant de l^cilile csl donc, pendant cee annùcft :5|ct^ 
tn^e, i momwylluliBS, 5 chirTroA. Si i.m «^umpare pour les iiléilM> 
«nnvk'Jt les rt^ulmt» moyen» Idumi» <jiirttiil il s'agit de A di^yUabea et 
j tri.^vllabc^, la nviyenni^ f.'ènérûlâ pour 4 biayllabca étant 86 et 
pour i trisyllabes «ill. l'ordre de laciltli!' croissante devient -. 4 Irieyl- 
labes ((iSJ), 5 lettres (701, 4 monosj'lbhes ou 4 diâyllat}ee (8t>), 5 (AjT- 
IVea i^i), 

5 mono^i/^Jo&Oji n ont donne h K ans que i±^ p. cent ou ij^ do téy^ 
Liliong corroct<T£; nmistl ko produit iniiMteoeneit^t; brusque à 9aiiâ et 
le» rnciyeinies reslmt di** lora JTiM|u"a Kï an^ eritrt* ri8 et 72 p. cent; 
la m[>yeime gi-jiér^lti de 9 ft IW aiiet e:it Ûfî p. cent, soïl 2 Kur 3. A 
partir de lï ans» Icïi nioycnncâ par année, sauf une chute Jéfi(r« à 
10 ans, depaâïent 75 p. cent : la moyenne |;énérale pour celte 
période est A.1, soit un peu plu^dcr 4 sur fi. 

f^ r6|»TMilinTi <lc fi nitini/xifllGhen est à, peu p^^s impo^siblo k 8 tïl îi 
ans. De 10 à 1^ ans, fuinf une l(;Kûro cliulc i 11 «ns, où l'on ne 
trouve* que i^ p. cent, los moyennes par année sont coinpniit.*9î entre 
2G et 'i8 p. cent : la moyenne j^én^vate e^t pour ces à année» ^i. A 
partir de 11 iins^ wml" un aliaissement l^^er à 15 t-t 10 ans el mie 
aaoensioti ïiasck considérable ^ '2i.} ans. les moyennes par année aonl 



^*djTc h peu ;*r«!» 3 sor 5- 

5 d»((r/ti46«E oui 6U cépùtés corrocleraânt 17 foiti nus: lUO, soU 
pr6ii|iie 1 fois sur r» âi ft ona^ l>e 9 â 1.3 mis, les inoyenn<?s ^e li«D' 
nenl «rntre 113 el TiO p. cent : Jâ iiiuyerme ^énèrili^ert i2 [>. ceril» i^it 
2 flur 5 environ. A partir àc I ^ ans, les moyennes se licnncDt entre 
m cl *Mi p. conl : la moyenne j^onûrule et^t 7ii, soil pr6s de l\ sur 4. 

De 8ii;îaon, il €it a pet> prL>a iiiLpo*!iibli*denf'ptl-i*?r 6 divtjilabts : 
le* ri^|)^liItuuH «:urrci:J.i4a Uf: suiU en clTi^t, i:oriiiiie iimyr^iiue |,viiérule, 
qu'au nombre de 3 p, cecil. Sauf une chute ^ id ans. ofi il n'y a que 
li l>. cent de rt^p^tiUeDa correctes, [es moyonnes ee tieitoent ensuite, 
avoc dos v^iriaLioiis s»«ç2 frjrt(t« d'une iinndo A Taulrv, «ntf^ ^ et 4S 
p. CKMt : la nioyi^ncit* gi^u^nilt? \utuv i:i-k ;uiné>ï« rmi HO {i. cvnl, Holt 
prc^ltM ! TOr :L 

On u vu que 4 irUylUtbfiti n't^Lnent pod réptïtûd sûrement pembut 
l63 promtëre» des anaË^ conaitlér^e^^ et que la moyenne générale 
Jusqu'il Kt ans n'a èié que ûq i}!) p. eeni, e^est-à-dire d'un peu plus 
de â Biir 3. 

Peur 3 trïitfiialtt, il y a pro|:rês sensible et régulier, saur une 
IC^re ehuio ft 12 unn^ jui^qu'à 17 au«, A s onR, tucuuo H^rio tle 
A lrî«yf|:fchr» n"ji pu Être rf'[n^tt>t', Ije immbri! iltf» «ériiîa répélt^e* car- 
rrctiTiJirnl, jejm|u'â M au», ne dépasse paa p^ ^irun^e 25 p. oeut- A 
13 ATI9. on truuvo tilt p. c^*nL Do 1^ ù W ans, (outes ka moyeani» 
par ai>pée ee tiennent entre *n ot &S p. cent : la moyeaue gânérale 
est 38. fioit presque ^ ^ur r^. f ] y a dijnr. prc^^que Tn même d[nici]tl«y ù 
râ|)éler 5 trisyllabes el lï dis)llat>cs. 

Quftut û 6 lrijifffrj6nt, iiioui» (Je 10 p, cent des sôritfs sont r^pétdc» 
•anii Diuteju^u'ùi3uii>t;ei m^iuc U ifu pu en étro rc^pét^ quelque*- 
atMiS cucTvefaïutwjil qu'à 1D ei 1:( ririâ. ensuite, Aiiuf une oâcen^ion 
«adet coDsidi^raLle juhqu à 33 p> ci^nl It 16 ans. ia mDyennes par 
4D06C9 ^nt comprises entre lU et llf p. cent : la moyenne g^i^êjale 
de li a i!0 uw «t 1^, c'ost-fi^dir^? a peu pr^« 1 «ur 6. Amsi on pvut 
eon^îdf^ri^r tï 1ri<y1labtfJB comme ln'*« dîfQdlûM ft ré|iéier m^no ptjur 
do» jruti<;ngi;iL%del4àiQ An». 

Uoe purtieularilé dcd réâultula obtenua a dâjù ûtiS âignaléc. c'eid 
raâOension oseez considérable qui s'etl produite ^ Il ans. On peut 
remarquer muai dms le l;ihkMU ei-iUfisctUiï iinr Tt^tLiTum i.^ ile« 
moyennes A s'abaisser ^ 1^ et 19 ans, Cc^mmc ceiicni)tki;t]\dia)sscjnciil 
ne « produit pan |tour lou» le» gnnipe^, il ne^t piii* [»;i-»ïi-i dû am- 
clure que vere ee« dge« la inC*moii-e immOilmte commence ù taj^eer. 

J'ai pu Caire ercure quclqui>>it ob^ËfrvïLlIunt^ snv '.^ L*(it';tfitTi J'Age 
iaférietir £t t4 ans et âur 2 jeuDc> gêna d\Σe supi^rleur h 'JO ans. 



160 



nfevuK rttiU)»opttiocic 



Ue* n'Ois prcniii^rs, Tau, L., avait tj afia et dorai, un autre. 11., 
avait 7 âii£ ^t 1 moU, et le iroUième, B.» avait 7 ojia et 4 moU, iVmr 
clilfH'ââ, L, s*efit coiiHlfimmenl trompé, [jour Ti ïl n'a cûiiimi^ bu 
contraira aucune erreur, ijuanL aus Ictlrea, las résultatâ tmt étt^ A 
peu pr£i9 Icd tdôidc», un peu nioinA bons cependant : il a'csi cons- 
Urament iromp^ pour ti lettres», et n'a pa» eiu r^péior U «ono <1« f» 
loiin!» comfHK^ (le H teltree dLfTt^rentes fteulemeul- m^» il a bî«ii 
répéta l&H autrea aérJe» do 5 Jettreâ. U s'est cùuaiiujiiiieut trompé 
pour leâ monoaylbbos ot n*a pu mûtxi& en r^p^or 4; au contraire il 
en a rtïpétâ uno Tois i d^ 2 i^ylLnbt?»;; il % pu répétera tnsyU&bea, 
maiâ non 't. Ainsi il<im^ lI h \iu -ilhir jusfpiVi h ch'i^eA t^i ît ïetireCi 
iiiaii^ non juftqu'A ^ mots^ 

1i. , do qiid<|UL':i muie plu» Agé, » répét*-^ tiana ïimlc ^ t^îlTrcii toQ^ 
d)tT<^r4fntM ; maia U n'a pas ausâl bt^n réussi pour le^ lettre» : il n*a 
pu eu rt^^it^tt^r' saiiH r:tu(â que i; les i^éries de coinpoaéaa Jt- leiti'titt 
luiiti?» liifT^ri'Otes ont été toute* r^pct^os iacorrccteineol. Pour ie» 
motâ, IC9 résultats sont encore plun m<''diocrtï9 : il s'ost tromp6 coos- 
tammsut en esi^yuni Je r^pHU^r i Irîityllubos, &l uiu? foi« i^ur doux 
(juanci il s'ti-st rj^î d^ \ niûnoHyll:t|iii<i<m de 4 di«Ly11abctt; i'ti siiairmï 
il n'i Kté si\r dis lui qu'à 3 motb, U ââmbltirâit Ui^>rc ijue !a mémoire 
îmmàliat« des mota cat relativcmeiit foiblo ohe^ Jee jeuDes 
enl&nts, 

B,. très iniiilliK^^nt, ilcmni- rn f^onsiVpieitcv c1i?ik r^Kultattï assez 
retnarquablcs pour îion â^e : il a. répété A r^u pri^ Mn« &ut« las 
«ïrion de 6 ot de 7 ohilTi^a et a pu même en répi'ler correctcmiïDt 
S AIT i de 8 chilTrea. Il a pu 4>pa!emem r^pùler a fol* sur 4 les Mi^neft 
de tt IMtreA- Eùattn pour les mots, 1 monus^llaLieh r?t -i disyllabe* uni 
^tt* n^péléft saîîî* faute; et J) a eu encore des r^pétiticMis currectea 
pour monoevllahoï^, 3 4Jgyllnbc:i et 1 trisyllabes* 

linlin deux jounos gouj;, M. al T., avaient 21 nn». L'un d*Oux, T * t 
groupé l«w chifTrûï et len Idiire^, aui^î eitl^il arrivé a pouvoir dire 
corrtclement quelqueaséneddedchitTr^iïi et de i)lenreH, M. auooi>- 
tnure n'a pu répéter 8 ohiffros, a'esl in^mo trompé quolquefoid à 7; 
mais toutf^g ses séries de 7 iKtrt^i; ('t quelques-uneg de 8 aont cor- 
recte. Il a pu r4Î|ïiM.nr s-in»; fttul^» (] uuu\nay\hhea^ maïs ïl a oommla 
de» jkutes pour 6 dîft>-]lai>c5, et n a pu réptftcr aucune des séries de 
G tri5)iUbe^. T. u commis 1 l'aute ^nr^ avec 1> monoayllobea, et 2 
sur 3 avec 6 dlayUabc» et (> trisyllabes. 

H n'a paii^l^ fall mention, diins ce qui prècè^le, des séries ilepliu 
de Si.'hilTrea ou lettres et de plus do ti mots : quoique certains jeua^ 
gon» ftiûnt pu répéter quolqucfoi* lï chiffroa, ï> lettres ou 7 mots, ler 
Ifiit a ^té trop exceptionnel pour qu'il «oit utile do c'en occuper Ion- 



B, BODADOn. — lAFLUSnCE DE l'AGË SOR LA HËHOIRE IHHËDUTE 161 

guement» Aucune série de 10 chiirres, de 10 lettres, de 8 mots n*Et 
pu Être répétée correctement. 

Voici maintenant, résumés briëvemeat et présentés sous une forme 
pratique, les principaux résultats obtenus; il ne s^agit toujours que 
des séries composées de chiffres, de lettres ou de raots différents. 
Le premier chifTre, après l'indication de la série, exprime la propor- 
tion de répétitions correctes pour 100 : 

Chiffres, 

5 chifTres. — 94 (presque pas de fautes), de 8 à 13 ans. 

6 chiffres, — 22 (1 sur 5), à 8 ans. 

6 chiffres» — *î5 (2 sur 3), de 9 à 20 ans. 

7 chiffres. — 15 (1 sur 7), de 9 à 11 ans. 

7 chiffres. — 37 (3 sur 8), de 12 à 20 ans. 

8 chiffres. — 20 (1 sur 5), de 12 à 20 ans. 

Lettres, 

5 lettres. — 70 (7 sur 10), de 8 à 13 ans» 

6 lettres, — 19 (1 sur 5), de 8 à 10 ans. 
6 lettres. — 37 (3 sur B), de 11 à 13 ans, 

6 lettres. — 57 (3 sur 5), de 14 à 20 ans, 

7 lettres. — 17 (1 sur 6), de 10 à 13 ans. 

7 lettres. — 39 (2 sur 5), de 14 ù 20 ans. 

8 lettres. — 17 (1 sur 6), de 13 ù Iti ans. 

8 lettres. — 35 (1 sur 3) de 17 ù 20 ans. 

Monosyllabes. 

4 monosyllabes. — 86 (plus de 4 sur 5), de S à 13 ans. 

5 monosyllabes. — 25 (1 sur 5), à 8 ans. 

5 monosyllabes. — 66 (2 sur 3), de 9 à 13 ans. - 

5 monosyllabes. — 83 (4 sur 5), de 14 à 20 ans. 

6 monosyllabes. — 3 (impossible), h 9 ans. 

6 monosyllabes. -^ 32 (1 sur 3), de 10 à 13 ans. 
monosyllabes» — 57 (3 sur 5), de 14 à 20 ans, 

Disyliaheti. 

4 disyllabes. — 86 (plus de 4 sur 5), de 8 à 13 ans. 

5 disyllabes. — 17 (1 sur 6), à 8 ans. 

5 disyllabes. — 42 (2 sur 5), de 9 à 13 ans. 

5 disyllabes. — 72 (3 sur 4), de 14 à 20 ans. 

6 disyllabes. — 3 (impossible), de 8 à 13 ans, 
6 disyllabes. ^ 30 ( 1 sur 3), de 14 à 20 ans. 

tOME ixKvui. — 1894. a 



ICi 



QKVCB PHILOS 0^11 101 C 



Trûii/Uahit9. 

4 triftyll.Lhes. ^ W (un [tmj filuft dt^ û «ur I^, d4 S & 13 4Q8^ 
r» l^^Jihl^«s. — 1" (1 siïr 0), dt- H A 12 liii.H. 
B triAylIabca. — 20 ([ilus d4 aur 4ïh à 1<î ar>, 

5 Ihflyl labee> — 38 pi sur B) da U a Sii ans. 
ii trisyllabes. — 2 liinfossibfô) de ï< ^ 13 ma. 

6 irityllalies, — 10(1 siirlV- «1*^ lift 20 nus, 

Chîffrtm^ leîtrtfic ri uitfts. — U rat itili'jr»w;mt lin mmii;iivr ]<m dlf- 
férenœd qui ?ie »ont prciduilcâ entre ks cliilTre-n, les lettre*^ «i les 
moU^ Je divise pour cela les années ^impIom^nE en *2 groupes, L'uii 
qui i*ad6 8 h 11 ans. l'autre* de ià ù '20, Quand ip^ anni^^e consid^- 
réeii ne sont pns les prt^c^dciUos. un chîfTra plHCi> entrr ijarantTktee^ 
mdiqoc de qudlcïi années il ^'agit. Je lilasc de c^tc liï» sérias (jui 
ont Été coiDpoâoûs âûuktiiont *ii-- <) lolla*^ ou ohlUre* dilftjrents. 



Ua I fe 13 tH, IM t« 4 fU U«> 

4 moBOvrlltbM HA p. 100. « 

• dfinyiiâbu sa — t 

• IrjaytlAbcA •.•>.-- Aï — 

Si^liUïrei W — 

Sl«Ur«* 10 — 

5 monokjllibft» . bU — 

s *3i*yll«btf« >» — 

A triHyllATiM,, .... lH — 

fi diiiïiT* I...I.,..., . ,. Aï -^ 

-]«tLrc«. 2S — 

< a<rD0*ïtl4liG* .,..„. 2â — 

■> dU^Uth» !J — 

» lrj»yllabo> .. 3 — 

" priirrrri , ,. .. ar» .tu .\ u tn\\. 

- \tillrt* 17 (IdJ 

SchriTrv? IHIA ISan»). 

- ]«UrM iO (idO 

On voîl pur li; Ubleaii pn.Wdonf- i}ue les L'.hilTi^ps sont plus fâcUâfl 
à rëpéier pour les t-nlunt.t q<jc ]<în Ji^ttrc», tandis que pour les jeunes ^J 
gens d6 -Il a 'JO anï. Iim un^ ot les aulrns présentent à peu prè« \^^M 
même diOlcuHé. (> lellres pp^fteotem pour tout9s Je* anmv* ii peu 
pr^s eiueteineid l;i ni^rna dJf(lL-uUt^ qui^ ii muta iuûnr>Ay1l:i1>^qiit*s. 
thiUTres éc|uival6nt & peu près comme dtQlcuIlè k 5 monoayÙ&befL; 
7 chitTrea^ 7 lettres et 5 tri^Ilaboe s'équivclent h peu pn't ouct^ 
ment de l-lb 'JO ans : nv on rvnatqnùnk que Tt tns^'IlLiL)^); contien- 
nent lA «ylTribea, c'est-Ji-diri^ li^ di>nhltî environ de ce ijii'en t^nalim* 
ncnt 7 chilTres et 7 lettres. La diiTéreaœ de dink^ullé que pn^.HCDtcnt 
lea monosyllabes, les d^syllaleâ et les tnâyllabcâ est petUc, par Oûo 




B- DOUIlDOn. — I^FU1^^CE DE LA« &CB U MÉHomE tMUËDI\r& 16ïi 

ftôquODt lo nombre tl<T8 âyllubes des moU n peu tl'inHuuncc : rund 5 
IrâGVllid)^ sont |]1n>& faciles cl<^ 14 A ^ iiriK i|ui' UiKrUitïx'it, cjur»!- 
(|ii'U y ai! A ré|iéler il^urit lurl ÎTt nyWdïitt* ci d aulre piut l'J iteule* 
ment On peut prévoir que p]u8 île -ir> ou de 19 ayllabea encore 
«erafent répétées sand tauLd m au heu de formor un certain nombre 
de tiisylbbex H)ok rornu^iieni «^eiitemeiiE '[iit?l^ues phni^cK. 

SArifM comjwMV* dK H vliinimt^. — Goniparaji» iiuîuicnftnt, m 
conUnu&at de divbcr le» :Lnné«,5 eji deux eroufic?» le* j«<:ric» com- 
pûiéOft d'ékmoau lou^ dilTorenU et celles dunr^ Icstiuolkk il n'eiiu-ft 
que 3 êk-menlà. Le chiffre de gauche reproduit ci-dea^oua la 
ino)eniit^|>ourliaa séries conipub<^â?idV]t^iu«nl&différentb et li^ LiiinVe 
suh^aat ta moyenne pour Ïoa outrer. 



Tlebltmv Vi>«ï 



B - 

7 — 

N — 

A ïêttrm. 

i> — . 

7 — - 

1 — . 



D« V k 1» 4lln, 


M II 4 Jltiri 


Vi>4ï 


* 


r.-3'kl 


E9.n 


'j:un ov UÂ n to»^. 


ïï-39 


IV- ^ (K na»A). 


TU- M 


iii-i<j 


• 


3fi-Sft 


A^-7f4 


n-ii (di ta « n «m). 


lfî-3S 


1S. 1 (& 13 an»|. 


SB. S 



Il!)t'i4Hfff*"V L-oinmo on voit, Iw Bâri«§ composiM BWlVnerit àtt 
fiHhiôili sont un peu pim dkfAcllâa b rèpéler que les >utreA. IJ y a 
ce|i«ndAnt des exceptions. C'est qu'on elTet ceiiaineti aérien, coni- 
poo^dB par ciontplo d'ûli^mcnU tous différents, peuvent pr^âonter 
oUes-mémeSf iHiîv&nt le« oh'incntK qui y enirent» plu!> ou moins de 
difflcult6 : aiiuû cHlâ «^érie dtî lî leitrt'ii, j, c, j:, f, m, *, coiiiine- Tex- 
p4!rienc« l'a prouva, eat pluA diftinlt^ i^ue crtlle jiutre, c, /^ m, ti, j:, 
fr; tandin que. de It & ^ an», il y a pour ta demi<^rc GO pour cent de 
répètiUoTiË correctee. il n'y en a pour ta première que -ïl- 

i^ mémoire jinm^^diafc wr f'J*jcWn*;pnr*. — Tour orriver k rdBOudr^ 
ap|>ri>\imativcincrtt ht<(U'"j«il.li:Hi(lr* rapport» eu tm Ui mémoire immé- 
diate et l'inEclligcncc, j uj di:iliupa^ h iVf;ard de ta mi^Jnoirc imm6- 
diole, Iv* 3 caléjiforieii suivantes torta ou D^upénours^ A lu moyonno. 
moyens btbleâ ou infërieursâ la moyenne. J'ai appelé moy^i» touis' 
reut^ rgtii r>iit fouiTii de« fL'ïulliitb ^gaux k hi nio^t^jiiie die Hii|it^ri(?urH 
ou infi^ric^^rs k cette moyenne de moins de 0,5, Le^ n^f^oUaiâ, dactît 
cecalcuï* n'ent pas 6t^ rap[iorU^'( 100. D'autroparl^ j'ai additionna 
umz wuvent ^ 9J^rï^ diffi^rcnl^^N, pur itxi'fTjpl<^ d^rs f^c'ries de 7 et (\e- 
HcbilTrrH : ivlu t'it iirrivft iiumjJ feu srne-s pn>sp niaient toulf-s deux 
HDC proportion de rrpfHtIions correclen vuiMnes de fiO p, cent, Pe 
pluft Jee eénefi composùes de 3 âiemenlâ ont toujours ête addition- 
a&ea avec tes aulres. Il r^6uHe de ce qui précède que les calcule 



16^ 



nsvL'K rHiLosni>Ai<iLx 



siiivarjlti pr^genienl une rerlûliie jueiâclilnde ; ruais Je ne poii\^l#, 
àonfy des calcula dp ce (jenrc, eapt^rer arriver à une ^raixte prècî*- 
eion, pDiequo Vunc rlos qualiti^s ù ooinparor, «avoir le do^r^ d'Intûl- 
Ifgoncfi, n'tStuit c'n uucuno U^^on «x|>hniabl<? inaihiïmfitjquonioiil. 

Il faut MiïLt*!' l'ii (luUv, jniur tiîrii aiiii|inTiiJn? J«k r^--«it]Ul9t f:wli>ft< 
souït, que certaines aiinéis il n'y a ni jeune» g^nti inintelligente, ni 
Jeunoa gêna trt-^ë intoUiKCiilâ, ca qui a ittrcduit dans \ee groupc=^ de» 
forifi ou des faibles cominç méiiioire,de8moyenscomme ùiielljgânc^. 
H &iutr«iiMnjijor encore quocerteîns maîtres srmt |>Iils jii«(>o8és f|ue 
d'4Ltttrcs h qualifier quelqu'un de Ir^^f intelligent ou d'ininlHli^eoL 
el enlln qu ù partir dd 17 an^ environ nti u afli^rc h doa ék^vc» tîç^ 
cJasses supérieures parmi lesquels 1) ne peui plus gnère y en aroir» 
après le triage ojx^r^ [jar le L^accalaur^aE, d'inintelligents. 

J'aurais fu diviser, comme précédemment, les r6sulUl« en deji 
groupes : ceux quL se rnpporlf nt d la pt^riodc do 8 à 13 ans, et ceux 
qui i;ti rnpport-eur. ^i 1^ [j^rinde âtti^t 30 iui% : ^n oITct peut<-t)trfi eAi- 
ûD pln?t piii'I<^< ;'i rûnTiiniln- itit^rniiirt* Ht iiLtiUigt^nui! Irii-Kipi'il «'agit 
dVn&ntâ de d è i:ï an3 «[ue lormiu'on a AlTuiro à de» adole:ictfnl4. 
J*al rononci copondanl à cette divieion, parce que jVi eanâtol^, 
d'après Les résultats et après ravoir d'abord ailmise, qu'elle ne cor- 
responil:jil h rreii. Voici donc l'exposé des rî-siiLtats pour l'enseniMe 
des jeunes gcn» conî^îdi^réA^ avec omû^on scolcment de (|uelqti«ï 
cas oii la nombre lies obsorvntion^ étail tri^p peu i?cruid^Titblc pour 
que les conclusions â en lii-or LHixscni pr&ieiitei' une grando probi- 
bitiu^. 

1^ tableau ci-dehsous e^i facile h lire : 9 très ittîeUîgetilA, A int^- 
%cnCtf, olcsignide que parmi les Ibrts en chifTï%& on complota 
Jeunes gens très mlelligents, 4 intaUtgeots, otc.; je reproduis Jea 
qualiScalirs mCme^ qui m'onl i\té fiiuriii^ p;ir Init pr^rf^Asmiti^ de cw 
Jeunes gens. 

ForU. — C tf^B intelligents, i intelligents, ^ asscK totelliKents. 
IB moyens, :j médiocres, I peu intelligonl,i inintelligent (total = 3t<>- 

Moyenit^ — mtelligenïs, lu moyens, ^ t"'<> lurelligc^nts, 1 f^lble^ 
(33). 

Faihk^. — 2 In^s intolli«<^mts, 7 intolligcnU, 20 moycnft, *t poiw 
inKilli^onU* 1 Êûblât £> iumleliigents (43). 

F\>rt3t, ^ Ti li^fi intelligents. 7 intelligeniMt 1 asseR intelligent, W 
moyens, 1 médiocre, i tùble, ^ pou intcUigcnte, i inintclligcut (37).. 



B. BOtiKDOH. — imt«:i» DS l'a£X sua lA «iuoiftK miito«rK 16S 

3ii>v<?'U. — 4 trâ8 intelligûnld, 5 inteUlgenL», 14 moy^oa, 1 m6- 
dàocro, *2 peu iDtelItgeata {'i&). 

Faibitt. — ^ iréis intpHif^enls. 8 inletligenls, 1 fiBsez inlelllgent^ 
1G moyens. I médiocre. 1 foiblû. 7 peu intcllifzcDt?^, 5 inintclli£«QU 
«). 

forts. ^ 8 tr^s irklelli^entH, (\ Inleltlgent^,' 4 a«sez intelligent, i% 
nujyens, S môdiocie^, :^ biirlGs, i pea bteUlgenU, I inintelligc-nt 

1 1 im>yetiï<, 3 pftu inidUtji'iiu, 1 iiimii^llîgeiii (:W). 

futtj0. — 4 ialdlî^Dtii. 20 moyeiu^ 1 médiocre, 4 puu inielli* 
£eDte, 4 jQiolGlIJgeiiU (33}. 

yorin. — If) trt^i intellig<înK 5 întclHgviiLH, 1 asMx inle-Uigr*nt, 
Il laoyend, 1 m^<iiocrc, 1 Taible, ^ peu inlelIi^iiU^ -1 mmtdligtint 

^lïjrffric, — \ lr*K îmrliigf^iEiL, ft itilelligenrg, ^1* moyens. 1 m^Oio- 
crc. 1 faible, .1 peu irlclli^cnts, I icintc!] lisent (31). 

fnjfc/«, — m intolliiccnt-^, 1 n5:-C2 mlclligcnt» *J0 moyCDS, t mô- 
tfiocro, 7 ptu iiUellJgentit, i ininlclligonta (43). 



Fi^i'U. — î> tr.^s inUOli^nls, r^ intelligents, t Bsse:^ iniolLlgent, 
maycns, 1 mécliocrc, 2 peu Jnlelli^ent». i ÎKintclljg^nt (^iTi). 

ATfiyfïrtii. — 1 in^a iiileïlificnt, 5 inlcUi^cnU, 13 moyen*, I médio- 

Fii^^. — ^ latelli^yenB, Iti mcyf^Tiri. ^ p«u mielUgHnta, 2 inin* 
tflljiïrmu :25). 

Ue^'f résultats prâcMcQls, bien qu'iïa ne puboent être qu'approxi- 
ja^alifs, laia««nt néanmoins apereevoir un rapport see^e «troit entre 
nni^lli*p*na*r ri 1a nOmnirc Jmm*^i1iate : les tré* inidlJ(i<TntE. intpl- 
fi^nli^. .lAicrz intdli£i-ijt> i^RVijomiimnt parmi te^ UttXs omiuit? 
OM^moirCi dâ mf<m<] que le* médiocres, le» Taibl» comme- lEitelli- 
^eiico, los peu LntoMigonlB el Ioh inintellii^t^nlfi préclommanl parmi 
le* faibles. ConalikTona Je plus yiH »fîulemânt lei cas exiri^mefl^ 
d'une |tart lea très inteUi^iiI», de l'autre lai ïninteDîgeotâ. 



im 



Wi'Ui pmi^^oE^iiruuË 



Pour lc9 chifTrcs, sur tl \r{i& ii)UïIlig»nUp 1i sont parmi les Toru 
comme m^^moirt". 2 [»iirmi le* &UL!'?h; peur I»?* ît-Ufâ«, 5 ir^* inicU 
l{g6nto»onlpariTiHeâ farta. 4 parmi lesmOï'cndetâparmik-arAiblcï»; 
pour lC3 monosyllabes, 8 tr^ intelligent jont parmi les forlB, 3 
parmi les mnyun^, ^t il n'y ^n a uuciin pii'ini lti« tiîbl^; pour tàâ 
(li»iy]lnh(M, iO iK-jt iMlHlli(;rnU s^rml jMrjiii \e% tori%, 1 parmi Ibs 
moyanb, auciiit parmi les DLibl&'^; eiilin, ^>our lea IrirtylliilH^^, 9 tr^A 
inlcllif^enU 9ont parmi lea forts, 1 parmi Ifts moyeiin, OMfMn pamaî 
tes CiiiJ>Les. M(?mGs résultais en ce q\iï concerne 1^ iniaU-Uigc>riift : 
pour ïea chilTri'*;, i! y n :^ tmnti.>lligeni« pnrmt le* failles. I parmi le« 
fort»; pour \c^ lettres, il y en jl «^gnlument ^ parmi los faibles et I 
peU'rni lya forts; pour les rnonosylinlfo^. il y en û4 pnrmi le^ faibles, 1 
parmi les mo)'eiië, ei 1 parmi les forti. l'our le» trmylloic-K» il y en 
a 3 parmi ïes faibles et 1 parmi les forts : mais II faut ^juti[i»r c|U« 
c'est ici surtout qu'il y û ou des omisHons lors du calcul des rëaulUlA 
ût que ecË omiïâLons onl c;4clLLsivcnicnl port<^ sur les rnoyena et lâs 
Dublae : rïorie tous lec tntntolli|^!inta Jitî^éK d« cûté appartiond raient 
aux gfiHi|H*N i1f>-< riioyi?!!:^ e! de> f^^ihles, Xhm tlnrir il r>Nl, ituujniea- 
Uihlt qu'il existe uti rapport ttioJt entre rinlrlti^euce et l^i ini>mojre 
iTnmtl-di&tG : ce n'cat riuVxcc-piioiiac-llement qu'on trouve un tr^ 
intelligent parmi [&% liiiMes ou un inlntenigent parmi lea fort». C«f 
derriï^refi exrpplioii« pniivertl ti.'iiir wf>[i Jt ce que len deux aptitude*^ 
quoi<iuc as«o<ÛE^4 ordinaircmenl, ^c ilî^^socicnt réellement igueique- 
foie, eoit îi un aiTnilili«Aemcnt momi^utanO de la mémeirc imm<ktiale 
et dd rintûlligencâ, aLTaiNissement dû peut-£tr4> A un emain degré 
d'IaUmidaiJoit. Il resterait. Il eat vrai, U expliquer le eu où avec In 
puissance de mémoire se renccntre rininlelligence; ce cas ne »>«! 
du reste pr^seat^ï qu'une seule fois dans les obscrraliODs que j'ai 
&it&3 : c'e^tld ini>mo él4>ve itiimttlligenl qnf, dnnf; toutes lea BériûB, 
a, maigrie imn îriintf'lM^rtirr', tninii il'H n'^si]ltar?t -«itpOricurs A la 
moyenne. 

M'}ttioi}'fis Bpâcùtlt'^. -^ On pool 9C poser une dernière queotîon - 
Y a-t'il trace parfois, dans les résultais constatés, d'une djMUolatrati 
emn? 1« uuWnoire cîen rliilTh*:^, »ri»llr dt*>i lettres el colle des moL»t 
Tour rL^^QUilrc cette (luestiou, il ^uflEra de recbercher le^ eoat ut 
c|uclïju'un, ïiu]iêricur Ù la moyenne sur un poinl, est infj^riour àur 
un aulro^ 

Or on trouve ijue la Jissot'ialioii, alrïsi définie, *e produit : 

Entre chttTirea et lettres 13 fois sur lOû, 

Entre cïiilTrûa et monot^yllabea 1.1 foîa sur 100, 

Knire chiffre^* el dwylitth(?s 1*2 fois sur ItJr*. 

Entre chiffras et ln*yï1ab('* \ M< sur 73, 



DOUnDJ 



^^31fLCK:(Cl DE L*AGIt SUR EA MCVOTUC HVWSOÛTK Ï57 



Eam» loUr^iï iJt manosyUftlii;« 13 fûi« sur tOO, 

Entre leitre* <^t (lisïUabT*H M\ foi^ nur lOô, 

Eaitc lUirtt el Injyll.ilea 11 fdiï» aur 7:3, 

Entre moDoayllobeâ ci dîsyllabâs G fois dur 100, 

Enite mcnosyllabos et trieylÎAbctd 6 foid dur 73, 

Enirp ilJKvlIrtlw'H cl IrisyllMbos^ "2 fni* Mtir 7:1, 

D^aprfjï rc^ rif#iitLiti« il ?tnmblrrAit qui^ Li din.Hocûition tende h »c 
produire plu^i ^ilonwnt centre cÏJÎfTrûft, IMtrcs ol mol» <fu'cntr& 
noonoi^'llaliûi et (rUylULo!*, qu'il y ail donc lieu d'^labtlr une légord 
diâliodlan Butre la riiéukoia* iiuinëtliale tles L'IiiflVes, L-elIe û&h Jet- 
Ir» €t celle de& oioLSk Cei^endanl il convient de remarquer qu*en 
somme ecUc dia&ociûtîon ne bc constate, quoi» que «oient lea groupe» 
oonptnto» qu'a£so;!mrcrnonU 

Cofir/uitJoit, — Kn n^iiîuiii^ la iiuHrioir»* îrriîin^iiîali> s'arrroît un peu 
dr H À 20 SDs; tillo prtJfirrsït? ^tuitûul île 8 it 11 iinsp ptiîs d'une 
manicïrr: in^n»ililu dû t^ ù ^, Les st^ries les plim intt^reîiiïiuntcs à 
étudier, pour pouvoir constater ce progréâ, sont ceUâd de fi, 7 nt H 
c)ilfTVies> ii, 7 et »* lettres, T^ et il mois 

Cntm câ qu'on appelle vuLg.-iirrment l'intelligence et U mémoire 
immifdiatc, il y a un rapport iacontcstatiltï qui ^o constate ai^ém^nt 
•i 1^00 Kt h^nw ti LTXiiinLcmr lt>« cstA eKlrârnss : ^uï Iras titea Cïtcop- 
lM>nM,ecu3: qu'on quuUlle d\i iri^* intëlLig^citâ sont nvtssi au^dâSiius do 
la fD(i)(-]m<î i'<iniuio puiHKance dti nii^iriuîi^ iinuir^tlinlu el tvnx qn'iiii 
quatiftc d'iniUlelUgenlâ <4onl au-dct^oua. Il est bon ici d'i^ludier aur- 
louL ces caa cstrOmes, A c^mc de Tinexactilude nf>ce8Soiroincnt 
inb^renlei dan* i'étal actuel de la psychologie» aux ncherches tou- 
chant l<?s rkpjïortî* de î'intollij^tncr- rî. de b mi^noiruicV-M commis i*j 
on n'avait i^ w di^poailion» pour déterminer la taillô relative J'un 
COTLaid nunibro d'iumiini^ qu'un jnntrumeat i^rcJË&ier : la compa- 
rùu»ndeï tailler moyennes «émit déreotueu»e, mai», malgré l'Un- 
pef&ctlon de rtiistiunieiit. un ne r^e triinipej'^iil pa^ ^jr Te^ laîileâ 
«xtrèae», en lie mettrait aucun homme ifnuid parmi Ica petite ni 
mvcrâcmcnt 

B. DOUBDON. 



LES RÈGLES 

DE LA MÉTHODE SOCIOLOGIQUE 

(+' articie «,) 



RÈGLES RELATIVES A L'aD>E1NTSTRATI0N DE LA PREUVE. 

I 

Nous n'avons qu'un moyen de démontrer qu'un phénomène est 
cause d'un autre, c'est de comparer ïes cas où ils sont simultané- 
ment présents ou absents et de chercher si les variations qu'ils 
présentent dans ces différentes combinaisons de circonstances 
témoignent que l'un dépend de Taulre. Quand ils peuvent étro arti' 
lîciellement produits au gré de fobservateur, la méthode est l'expé- 
rimentation proprement dite. Quand, au contraire^ la production des 
iiiils n'est pas à notre disposition et que nous ne pouvons que les 
rapprocher tels qu'ils se sont spontanément produits, ta méthode 
que Ton emploie est celle de Texpérimentation indirecte ou méthode 
comparative. 

Nous avons vu que l'eïcplîcation sociologique consiste exclusive- 
ment à établir des rapports de causalité» qu'il s'agisse de rattacher 
un phénomène â sa cause, ou, au contraire, une cause à ses effets 
utiles. Puisque, d'autre part, les phénomènes sociaux échappont 
évidemment fi l'action de l'opérateur, la méthode comparaUve est 
la seule qui convienne à la sociologie. Si Comte ne l'a paa jugée 
suffisante et s'il a trouvé nécessaire de la compléter par ce qu'il 
appelle la méthode historique, la cause en est dans sa conception 
particulière des lois sociologiques. Suivant lui, elles doivent princi- 
palement exprimer, non des rapports définis de causalité, mais le 
sens dans lequel se dirige l'évolution humaine en général i elles ne 

1- Voir iGâ trois auméros pri:cèdL-nls do la ftevtt*^. 




OURKKFItM, — I.KH HEfJ.K» IIS U H^THlMlK 4ili:tUl^r.l4)MC 169 

peuvent ilonc être il6>3uvenc3 ^ J'âi<1e de comparaisons, puivquâ 
celle6-«i ont poor objet do conaid^^rcr isoléincnt Joâ couples rormôâ 
par ctuniue ph*^noinûnu flocial nvec Jtr groupe tio «os coadiliocu. 11 
but, au r»nlr,ijri% ni|][iriM:fii*r W uns tlrK ;iLitri-3i ri n^rtnrr tbn^ mm 
miïmiî ^lyQthcM itA étaU aucoewifa de l'huiruuiité de ciutii^rc A 
ttpcrcevoir^Jaccroiâaemôntcontinudeoba^Liediftpobjtionphy&iqiw, 
knioDectu^llo, morale et polJli<|U9 ' >. Tel e«t \q rOlo de e«it« 
mèthmlr hi^trlnl|u■r iiitî. |)Ar Miitr, e«t dépourvue du tout objcl (l«.'s 
qu'OD a rcjoté to concopUon Midnmonlalc de Ici rtociotogic coinliste* 
Il oat vFfti que Mill d^^^lurc œlte méthode de rQxpi>n montât ion, 
ni(>iiw iDdJr«cte. inupplic^ible k lu sociologie. Maia ce qui âunit d*>jà 
à <-idev<>râ buu jrgu me ri talion une ^i-ânde parli« de 3on autorilé, 
cV-»t <piM Vapplii|uait éfCBleniciit aux pMnoméncs biotogiques, et 
mOme aux foits physieo-ciiifiniiiioiB ieit plus cuinpluxeit '. Or li n'y a 
plUB .\ déiniuiin't' :it)jjitinrtiu] Jjuf* la cUlnii^ et l:i ïiioln^a Dûp^uv^'nt 
4^ln- ifuir di-H M'ii-tu^fn i-t[iéjiiut^iLtule». IJ U*)' u duui^ pas dâ raisrju 
pour «lUûïe^ cntiiiuea BOieul mieux fondées eu ce qui eoDCCrne la 
tociologia; car le« ph^noin^neB koci.iux ne sd distinguent d«d pr^- 
«é<knis qoe pur un«< roinph.^iiii/' phi>i griuulv Cetlo dilTâr^nct» jicut 
bien Impliquer que lemplDÎ du rmHt'ntiL^^mi-iJleipcMmeiitAJ eu socich 

p fàtm éo diflicultc.i {encore que daii-^ ir^t nnWcs «ciencci^; 
ilpMCQqui peut autorisera Jû J^clurcr rudicuJemeiit 
impossible. 

I>a nwl#, toule celte théorie de Mill rcpaso sur u« poMiiM qui, 
»n9 doute, est M aux principes fondanicnUiux Je ea logique, mais 
qui eet en cx>DlrAdiction avei^ tf>uK Jt-» n^uitalM de U i^riortce. U 
admeti ttn cH^i, qu'un mi^iiie coiiȎqu(^iit u*'. ri^ultv |ia< ItjojourK 
d'un iiK^mt? .inlri^deat, mais peut être dit tanti'ft à uufï rnuHft Ht 
laotùt h uno autre. <'Hte concepiiou du lien causal, e:) lui eolevmjT 
toute délerminaljon, le r^rid à peu pr^s inaoees&jLjld h l'analyBC 
ici«ntlllque ; car il introduit une telle complication dans l'encbe^'i?- 
trenrrent des cause^i et des efUil» que JV*pnl s'y pcr<l suie retour. 
& ua elTcl pcul dériver de aiu»e* dilFiîrcniefl, pour »uvi>it ce qui le 
rrniipc dbiitf un eiueniblo de circcnKiancûe» donit^t^, tl faudrait 
.périence se ntdans des eondilionsdi^olemenl pratiquemL^iit 

il^ surtout en sociotu^te. 
Sktala ce pr/Uudu axiome de la pltirnlili^ des cuusea est uoc aiga- 
(àcm dtt principe ;lo cait^iitc. Sa^F doiit<i. ki J'en ci\)tt avec Mill quo 
I4 cauAO et Velfet «ontab);olurjieiit Jjf^I^n^gi'^neic, qu'il n'y a entre euv 



r t.Mrt. rJr.. IV. aïS. 



17Q ntCVUK MllI^yOl-mULE 

aucune relation logique, il n'y â rien de coiiiradictotro b, admettre 
qu'un effet |mjs&e suivre iamùi uue L-au^e *?l laiilût nue aulre Si le 
rapixjrt qui unît C à A eel puremenl cbroDotogique. U n'est pod 
exclusif d'un outre rapport du iDt^mi; K^nrc ^ui unirfiil C à B pof 
dïsrnpj^- Mai&£], au oonirnir^^ le lien cnu^.d a qui^lf^u^ v^u^kû d'in- 
lolligiMiT^, il tiv\ murail Nro ^i i;r! |iiiti]l îii<liUrriniti«^. S'il r«»fiMKt«- t'si 
un nippf>rt i|iu n^Milte ili; ht nalurr: x\cst chooe», un iiiéine «DTeL tie 
peut --ioulciur ce ruiipurt iia'uvcii uae steuJo uiuee, cur il ne peul 
«xprimer qu'une eeuîe nature. Or il n'y ji tjue lea pluioâophei* qui 
aient Jamais mis en doute l'inlplijgihilil^ i.1e U relsliuii csu^^le. INjur 
Je àavunt, dic ne fait pai» que&tioD; elle C6t supposée pur U Ent^tliodc 
nn-^mc de la science. Comment expliquer nulromcnt cl le r<>lc si 
imporlunt di! lu di^iuction daiiâ le rmscjiinornoni csipiïriiûcntai et lo 
prini^ipi? &jmbiiu*irut citi [ji propurliiinfialité entn^ lu catusie ei rellMf 
QuaiiE riu\ ::an ipjtî l'iku i-jlt' ri <ni Tun pnUeud t^batirv^r une plura- 
liic litï i-iiuBea, |>iftir rju lU lunticnt d<JiiioiiBtruUt^ il faudrait avoir 
établi au prôaUbl6 ou quâ celte pluralité n'eât pu eimplemeot 
apparente, <in que ï'unlïè ^ilérleure de TelTpt nvs rrounvrt^ jiH>i une 
réelle plur'iltlii^.. U"rf île fei^^ \i est arrivé ^ Ta science du n^diiirr ù 
l'unité Jc.-t CiiU?ic.H dont U divcr^ltr.^ au premier uLt>nl, paruia^tit 
iiTC^ucliLle 1 6tiifirl Mil! en donne tui-mOmL' un exemple en rtippo- 
lont que, suivant les iJiéories modernes, Ju pioductien Je la chaleur 
par le riutlt'mtuK^ U pen:u»^ioï*Jai:tiunc;liimifjue. etCK, dérive dune 
souEc oi m^mc cause. Invcraomenl, quand il s^afiit de relTet, lo 
ntvant difitin^uo 8ouvonl co que le vulRRîrij confond. Four lo Ken>i 
commun, U- imil de fti^vre dési^ifne une seah- <>t in^intî <*iitirt' inor- 
liide ; imur U sciemii, il y ji nno muUiliuUt dr lièvre* Hpi^cifiijm-iuent 
diffôrentea et la pluralité de» CHUiten ae trouve en rapport avec celle 
dee elTet^; et si ent^e toutes toa o^pùces noeelogiqtiea il y a pour 
tint quelque chose de eoinmuo, c'eat que c^ê cauMw, ^(;u1imeii-iiL, w 
eonrundcnt par cerlaiii£ de leurs earuct^e^. 

Il iniportc d'auUint plus d'cxordseï ce principe de la aoetologû; 
que nombre de aoemlcj^ue» en subiâ^ont encore rtniluence. et ct^Ja 
alorB m^me qu'ils n*en tjnl pa& une objection contre l'emploi de la 
méthode cûmparalive. Ain^i. im di< courainruent que le crime peul 
Ctre^t^alcmenl produit \tar les causes les plus diir^rcntcj^; qu'il co 
est do m^me du suicide, de la peine, elc. Kn prutiqu^inl daiw ccl 
e^ipnl Ir r;U«ennemenI expérimental, on «uta Ix^au n^miir un numtiro 
cun^idéraliki de r«il», un ne puurra jamais obtenir de loin précise», 
lie rapporUt détermint^» de caUffalitCi On ne pourra (|ti'aâaigiicr 
vaguement un conséquent mid drlini h un ^-ivjupe conTus et indeilni 
d'aniecMems. Si donc on \'eut employer la méthode comparative 




d'are mAOïéru m:tc[itilii|ue, c'e^t-^-dir^ en m confonnAfit au |>rin- 
cipo de oâusnlitô Ici qu'il ee déga(E« de h acieocd ello-m^me, on 
devra prendre ponr ba^ de« comparaieonB que Von inKtitue In pro- 
pijiïiit.iitri Kiiiv^tilr ' A vu mi^mi' flfi'.i aorrrjipnnd toujours unp.inème 
cauM. Ain?bi, pour reprendre le» exemple» dti5> plus haut, si lu 
crime, « le i^iicâdc roconci.tiïserit Jcg; L'auKûH dilT^renleo. c'cftt que* 
en rÔJitiH), il yadt'seApei?e«lrtaditTérenlesde cnmoâ el de Auicidâ^. 
P»kir 1:1 peine. ;iu fuiitrntre, o'eat pu wirUi d'uu âl^ii^eiil qui leur o>l 
commuu ^ toute» que Le« cau»ca diffiireditea en appaieocs, qu'on lui 
attribue* prodnUcnl lotir cIlTet commun \ 



II 



Toutefois, si le^ divers prori^dè* de U méllïode eoMi[)aititive n** 
sont ptiB inapplicablo» A la sociologie, ils n'y onL pas tous \inc force 
^alvn^eot déEDoa^nitive> 

La ni^Uirïdc! ditt? di-st nricidi]>;, «î [a»l e«t d*ailU-LiT>L quVIlii coUKtJluft 
untf furtiit? (hi rù^Mi 1 II i-T lient ei[it'"rirnf"tUal, iif-st, puiir iiiiisi dlii% 
d'flUf:un uââge dan^ l'èlutle dca pliénoim^ne» »t)ciau3k. Oiitm qu'elle 
ne peul servir qu'aux sctencoa os^cz avanot^es, pur»qu'elie suppose 
déjà connuea un nombre» imporUinI d@ lots, les phénoménee bociaux 
mml tN-;uicntiti Irop {rumplf >r-iï [iniTr i^iip, rtnn^i tin cns donné, on 
puiKW euctcmcnt retr<it]ciicr rc(Tct de touicfi Ica cauëgs moîn^ 
mus. 

La même v^h^q rend dtElkilemenE utilisables et lu iiu-ihodf dt? 
cCMicordnDce et celle de dilT('Teni:e. Hlie^ supposent, e;i niVet^ ijui* 
Icfl CAS contpdi^s ou concordent en un sciil point ou dilTèrent (mr un 
seul. Sau» douti*. il uVkI pitn de '-^lucnc^ qui art jumnii^ pu înntitucr 
d'expV-neiioea oti le caraot*-re ti^oureusemeni uniqutî d'um? coucol-- 
d^Qce ou d'une dlfT^rem^e fflt établi d'une maiifc^^re in^éfut^liU*. On 
n'eat jamais sûr de n'avoir paa laissé âeliappcr quelque antécédent 
qui con^^uitic utx t{[ij dLlfére comme lo i^ons^^ruent, en m^me lemp^ 
et de la mOmo luainvre quc^ l'uniquo {LnL<>e<''cknl connu. Cependant, 
qnciiqni! r<^JitiiinAtioiï atisulm^ du tout «ilt^iui^nt advrniiœ «oit uury 
limitu idéale qui ndpcuti^trert-ellenienlaUtîintc, en tait, lc.-> scicnco» 
ph^'Sicoeljinniqued €t m^me le» seiences biologiquL-:t n'en rappi-o- 
ch^nt assez pour que, dans un grand nonU^re de caii, la 06moiutn- 
tioEi puibse Mre rei^ardée comme pralkjueinent sulYlsantâ^ Mais II 
n'en est pIuA de mémo eu wciologio par suite de la comptexiti^ troi^ 

t. V, iKtit^on lAr trtjvûfl a^iaU p> ST. 



173 nEvuE puiLosnpititîtit 

grande des phi^noinûnQs, jointe h rinipOMWJbilité de lûute expArioncû 
anificieJlo. Gonimo on ne saurait Taire un invenuirCi même k pca 
près compk'l. <lr tous ïi** faJU i|iii ccK^xî^lerit au nein iJ'iin« nifmr 
société oti qui w sont succéda au cours de w>i] hiï-loir<*. on tn^ |>'^ut 
jaiDuiâ éîfG n^urù, m^mo d'une tnEini6rc opproximativ;*, r{uc doux 
peuples concorilani ou dJIT^nînt wu« touï les mpporift, aaul un 
f^ee cbanceâ de laisser un phénomène h^ tlf^cobt^r sont hien Miipi^- 
riûureabccUea de D'onnéglieier aucun» Parconsàquonl, uncpaiciUc 
méUiodo do démonstration no peut donner rai^anco qu'A Mit oon- 
jtfcturosi qui, ré^tkittifs û elles seiil^, sont prcw|i]if dL'UUi>«« de l4^ut 

Mai0 iJ en eal tout nulremeut tlt la méthoie des variaUona coo- 
comitantcâ, En elVcl, pour qu'eUi) soit diiiionetralive, jt n'os* pa« 
Qdcc^i^ir^ que toutes les variations dlfT^yrentes de Mlc^ quo l'on 
cmn|wr(r oienl éfi'- rJ^<nin?uîirmont exclut'*. 1^* simple piïiaHHisme 
dcî" viiteijra par JcsqucUcs prissent les dciix phciioiui'neu, pourvu 
qu'il ait ât6 établj danit un iiomkrd sutllKunt de cas auflisammenc 
varias, est la prouve qu'il existe entre mx uno relJtilon, Cetl« 
méthode doit v-e phvili^ge U ce qu'elle ;it[ejnl le rapport cau^^al, imn 
du dehonf comme Ic^ prcccdentes, in&,is par le dcdun?. Elle ne ni3U« 
fait pas ^Implomcnt voir doux ïml^ qui fi~iic(!ornpapnent ou qui 
s'eiduoni exi^ieui^ment, de sorte que rien ne prouve fîirect*»mont 
qu'ils soient unis [Mv un lien iiilï^nie; au i.:ontriiii e, elle ihhis les 
montre parlicipanl l'un do l'autre et d'une maniiire continue, du 
moins pour ce qui ropardo Leur quantiti^. Or celte purticipation* A 
ello seule- nufnt 11 démontrer qn^k ne )^nt pas âtrangerfi Tiin A 
r*iulrtv La manière dont un ^ibénnrn'*np se d^'-vdoppc ro f^^tiirime U 
nature; |K)ur que deux développements se correspondont, il faut 
qu'il y oit au^iti une correspondance ûnns les natures qu'ils manilJEM»* 
lent La concomitance cooaiânie est donc, par elle-mt^me, une loL 
i|uel que suit l'Atat simult^ni^ des p}i»'[ioiU(*neï4 qui sont restés en 
dehors de la comparaison. Aussi, pour Tinfirmcr, ne auflit-it paa d« 
monin^ qu'eUe e^i mise en <>**hix pnr qudquoA npptications parti- 
culières de ta méthode de concorduncft ou de dJfïi.Vt>iîCft; ce fiCrtit 
attribuer k ce f;cnrfi de preuves untf iiuturiLi* qnM ut: pr-iit -ivoir i-ii 
sociologie. Quand deux ph^ïnomC'Oes variti^nt ré^uU^remont Tun 
comme l'autro, il faut maintenir c^ rapport alors mt^mc que, dons 
c«rtain0 cas, l'un de a^^ pht^noin^ne» se présenterait &ins Tautre^ 
Car il peutne fairtî ou bien que la cauw ait éU^ ompiVhée diî pro- 
duire aoncITet parTacliond^ quelque cauaecontrairu, ou bien qu'elle 
dO trouve pnïsente, mais souâ une Torine dJlTérente decelLiï que 1 on 
a préc^emment observée. Sars douie» il y a lieu de voir, coEnme on 




DURRHEIU. — LES ftËCLES DK U ■HBBfrfcOntOIOCIOlK 1<3 

dit, mnift Donil^aboficloiincr leit t-Ai^uliarsE d'une tlérnouictraUon r^U'* 

El <t4t vrai que tM lofo i^bliea par ce procédé n& se prfaentent 
pas loujo^n d'ùinbléo fions la forme de rapport de caiifiolil^. la, con- 
OOiDÎtance pent •^treilun. non h ceqn'uiii}e«iiTiém>m^DfW«l Incanae 
de Tantrc, mai» b ce qu'îU «ont tous deux dos ctTet» d'une mJSmB 
cnuAC, ou bW encore 4 ce qu'il cxislu eulrts eux un troÎHK'imc phé- 
oomAni), iiiICK-alé mais liiapfîT'ju, qufc eit rtsfTet du preaiier «t lu 
oaufie du aocood. Le*) N^ulLits aLixquoLa jjoiuluit celle in^ltioile Qtxi 
donc t-esoin d'^tf« bilorprél^s. Mais quollo cat la mêthcde expétî- 
fîaeaUlcqiii pcrmol d oMcairiTiteonic|UfîiDcnt un rapport do causa- 
lité aan^ i\iw iee faite qu>llo établit iii^nt lienoin dÏTtro lUnhorte par 
rflaprit ? Tout n? cpii inipnrli\ *■>*! qiio rjïttft fialioration sain mf^lho- 
d>queiïii*iit a^iinluice. i^u cherchera d^mc, à l'aide de la drductiiju, 
comment Tun des <3eux terraea a pu produire* Tatitre; puia on a'el- 
Ibrcertt de v^rit^r ta resuLtei dr celle «Induction a l'aide d'eip^ 
rienoea, c'Gfit*ft-dirf dp a)mt»arAih-i>iiA noiivirltcK. Si Tnii n'aperçoit 
eùtrt cu\ aUL-iin lien direct, mrloui aï i*tiypothè«e d'un tct lîcn con- 

, uudjtd?» l>ia d(-i'\inïùnifiïiirf-e»y ou ^e mettra h la rccliercho d'uo 
troiMâine phéoomdne dont )&8 deux autres dépendant ^leiïient ou 
rjtii ait pu servir d'inlenii^dmire entre eux. Par exemple, un poui 
étdbUr de la uiant^re ta plu£ cerlaine que ta tendance au nuidite 
vahe comme la tendance ii ria^tmction. Mais il est impoaalbte de 
comprendra comment Im^tniction petit conduire «u suicide; une 
leJto ex|iJiealûjn <!«! ^tt eontndjf lion aver U?h \oi% de ta p^ychologlo^ 
L'insitnjction, surtout réduite aux connaïasancei» éIéni<fTitÉiirrtt> n*at- 
leliit tgue lea n^|^iûna lea plus superlkieliett de la conscience; au 
contraire, I instinct do conservation oet urie de nos tendance* fonda* 
metitiitef^^ Il ri'' sjmr;iiL ttnnr i^rnr pJrrtHtlkU'mrni nUer'ti^ par un pTi^oo- 
lilfnc aussi ^Iniinnî f^t d'nn nusfii f-iihlf^ rctcn lisse ment- On en vient 
ainMâsedernAnder ai ï'un et l'iuitri* fait ne seraient pas la conaô- 
quence d'un mi^nie ùX^i. Ct^im cau^ commune^ c'est raflhitjliasemem 
du iradiuoiMliHine nf<ljj^'L*Mi\ tjul renforr^e h la foi» te besoin de 
aavnir et le penchant au auîddc. 

)l«is ce n'est pa^ pour c>ciic &ea\e raison que la m^ltirxle dea 

Tafiatioria concoiniluntCj; dr>it ^iro rinstrument par e^ccell^nce dca 

tvcbi*rrht-s sofioUj|;ii[u>"?i. Kn i-!T<'ï, rrif^riie iiuiiiul li* circonstances 

^^^nnl le plua Cavorahlet», leâ auLi^csa m&Ûiodttv iirr pouvant ^Ire 

^^HP^ée« utilement que si lo nombre des fbila compan^ ivtt très 
eemsldérable^ On ne peut lrouv-f>r deux soci^t^s qui ne ddDrent ou 
qui no &e resKemblent r|iT'j^n un p<^jni; rmis on peut constater que 
deux failn ou s'accompagnent on ^'excluent tr^a g^n^ralemeuL Si*u- 



\u 



NKVUK VIIM.ltSIlPHtaDK 



Ifimïïnt, pour qvtt cell« constatation dL une valeur ^oritifiifue, J1 
faut qu'«3lle ait tHâ t^ile un tr&a gami Domliro de fois; il CaudrJiit 
|"r©squ*t ^lr*> ftj;»iiri> ^jiio ir>u8 ks fuite ont *^tô p^i»^* en ri^vur- Or, 
imri sM^tilfrmKnl un iiivt^iiUîi'i'. nu^i i-i>irfplt't ii'ol \ui^ |Miib-<ilitr, niai» 
encore tcnfiaibiqu^on accumule îiinai nr; pQuvcjDt janiûa tire ét^lia 
avec une prâcuion «nniaanle. Juâlament paico qu'iU tont trop ooin- 
lireuK. Non ^èuleiQenl on risque d'en omettre defisentleta ei qoA 
ctMilrudisertt C(M)\ qui stntl cxriinus, maih enrora on n*pst pas sûr île 
bieo oonaaltr« ce« derniers. En foit* ce qui a souvent discn^ité les 
miaonnomontâ dût 6Cj<;ii>lofîUGii, c^^l que* fjoinmc ilit ont employé 
do préfiJrencïi la méthode de concordunc:e ou facile de difTi^renc^ et 
ttui'toul la |>rHmit*re. ils ne soni \t\nn prôiïCLnipftii J'enia^ser ieit duci»- 
mcntË qiio de \cë critiquer et de les choisir. C'eet ainfti qu'il Leur 
arrive E>aDS co^ec de mctlro&ur le mOme plan Jee cbdorv^tloDe coa- 
ft];:^i? cit rafiidt^tntnit fiiUos de^^ vijyngoiii>î Gt tes lexles pri^cî^ do 
Vhiïnliiîi'F-. Nciii KiniEi'-iui-nt, en vnyunt ccf* di-uionslriitiaiib, nu tir. pv^ttt 
s cm{»khâr de se dire qu'un seul lait pourrait suffire à Les infirmer, 
mata les faite meniez sur le^quole elies Boat âtaijUea n'ioepîrent p&a 
toujours conllance. 

La méthode ^ta* variations concomitantes ne nous oblige ni ^ «la 
Gea6niim6ratioD« jncompl&te^ni Zi de e^sobservations superficielles. 
Pour qu'elle donne des rosultAtti, «fuelque» tuilâ sufKtient. Uè« qu'on 
a prouve que, dans un ceriain nombre de cas, deux ph6noini>iiec 
v;irieiit l'uu eonnne î'autre, on i>etil èiv& ceilaiii quW se trouve i>a 
présence d'une loi. N'ayant pas besoin d'ôlro nofnbieui, lee docu- 
ments peuvent élro choisis et. de plus, «.Hudiés do pros par Je 9ocio- 
loguequt les emploie. 11 pourrudonc et, par «uitc, il devra preiulre 
pour matière principale du svin imïuriiuus Ir^s nucir^Li^^ dont \tv 
eroyanceis les trotlitioua, len mceura, le dcxiil ont pri» c^irpn en defl 
moDUUnenls C'Ct^t^ et authentiques. Hans doute, il ne dédaignera paa 
Isa renseigne menu d» l'ethnographie (il n'cËt pas de fôits qui puls- 
'senl «ire d^^deih'n^s |iai- le «avant), mais il les rneltrfb à leur vraie 
pince. Ail lieu J'en fxiirc Le centre de gravita de ^es recherches, il m 
les utiliHera &n gémirai <fue comme co[npl6inent des pri^fdonu ou, 
lOLl au molnf*. il ^'elTorcera de les conllrmei par ces derniers. Non 
ïwiulemeiil il drcoDâchra ainsi» avet^ fiUia de disueniement. l'éirtiidue 
de âei> compo raisons, mais il les conduira avec plus do critique; cair, 
par cela mCmo qu'il setiachera a un ordre restreint de faits, il 
pourri ]«s contrôle!' avec plus de soin. Sans doute, il n'a pas ft refaire 
Va>u^T<* des hlstitriens; Mi.iis il ne peiil [yujt iiok pltis recrnroir piiftM- 
YcmcntH de toutes inuin^ les înforinatirins lieni il 5e sert. 

M«is il ne faal pas croire que la sociologie ^oit dans un ^t^t do 



DDHKHFIIM — LES HECtES DE LA «illlOI^E Sm:mLOi;iUl i: IIR 

aenâble ïDféhoritc vi^-Ji-vU des autre» '^cicnccâ parce <)u't!ilr ne 
pout gu^ro M) ««mr que (1 uii leoiil proct'^iJi^ C7X|j^rimuntal Cet incoji- 
munirai ft«l, en off^rl, L'ùinncnj*!"? {mv In rii'h(?*sr ihîu ^"nrUlioTis qui 
ïi'offrfiil H|xmi:inéfite[it nu\ i:Ami\mnUit\tfi tlu nucritilo^vjr rt iEiïtiI on 
De tiwjvt flucan exempte dâna lea autres? r^miit^d de lu nature. Kcfi 
cJiangecDdDte qui ont heu duDs un or^aDiemo au cour^ d une csis* 
ï^nc*? indàviduelhf sonl ptsi mtmljrMix i*t Ir*!* rcstr^iniR; ceux r|ii"ofi 
prul provoïiocr ftrtiïlrîHlrnKuil ^-ans d*'tnniv b vk^ »onl etix-in^iiiea 
compri:* don:* «râtrott^^ïi limileti. Il e»t vrai qu'il s'en est produit dû 
plujt impfjrtaulft dana la âuit<^ de l'évolutian zoologique, moi* iU r'ont 
jAU?fé deuv*n>^mes que Ai* rares et obscurs veatIgâK, Dl il toU 
«icure plti» iifilcite dû relrouver les condilionn qui Itw uni tlrlrr- 
ittîniTA. Ao contraire, la vie soctalcr c«t uno fiuît? mtnterromfiue de 
inriâlorinaliDng pornlkJca; h d'jiuttvsï lrnn>;fQrmatioDâ dans les condi- 
tions do IViUïr-iiif! eolU'rïivc; t-x unux n'ttvorN jvw ïicnlem^nt ï) 
noln; dUpLisibuit atUt-a (jtii m- rappiirlt^iil h lairt [^ptupir nVenlc», 
nuM un ficjuid nombre de celles por Le^queUâs ont p&.iï(â le.i peuples 
tfiffparuâ ^ont parvenues jusqu'à nous. Mal^é eeB lacunes, I hiatuire 
dertiumanitee8laiitr>.*ink>nt cEnir^et compli>l9 que celle des e^p^cn^ii 
aniniaW. De ptu», IJ existe uniï multitude do ph^nonit^nes sonaux 
qui ne produi»cQt dan» loulc retendue do la âodi5t^, mnJs qui prennent 
de^ l*jria^ divemfî» »c1on lo» r6giijii*(, ica prob;ssion&, les conles- 
■îon«, eie, TeU «oni, par exempt', le erime, le suicide, la nutAlité* 
In miptialilt^, l'épargne, etc. De la diverbilê de (*» milieux ^pmjLUX 
réBuUenI, pour chacun de ce» ordres de lails, de nouvelltin srrie* 
de vwaliODfl. en deliorg de ceilei; que produit Tâvotution hiât-iirique. 
Si donc le «ciologuc» nr pou! pu3Si'mplo;-cr:vv*^i; une <>gale ellicaclUÎ 
UMA kst |ïn>i^êil^ dcf U reiThr-n^ht? ripi^rirncnLLlt^ l^jniqiie m^thude, 
dont il doit presque ae servir A l'e^tclu^ton Jc-i uutro, prul, d.ins 
M!ft muinti. f-ti'o trèe féconde, car il a, pour la mutlru en oeuvre, d'in- 
tompi3nl>les res&ourceâ. 



lil 



Maia la ualure même des coin para isona soeiologiqueM rliiïtrre sl-Iou 
CMS. Elles peuvent approcher des faits empruntés ou À onv: ?^eule 

unique Riciéliï — ou A plusieurs âoeiéiâs do mémo e«pûco ^ ou à 
plilfiietirtt oxp^^n; «ocûiles dUtincles, 

Le prvini(-r prni'F^c^ peut â^n'ire. h. la rigurMU't cpuml il n'agit de 
UHi^ d'une grande généralité ii't sur le»;uda nmm ûvmm des inXor- 
malMnft etatiatiquea assez oienduee et variées, i'ar e?cemplo. en rap- 




176 



ftSVVG THILO&OrniClC 



firocTnnt 1,T ooiirlic qui cxT'H'ïï'ï J» marche dg ^^uicitlo pcmlnnt uoe 
p^rKHiiuli' Utinps mjnisuiDmrni prolori|i<ïe. iJcs vudutioiîfï que prd- 
semlP le m^m*; phiViiomi^ir sumnl U:» pmvincie.s I«m diutsw». fa» 
haitttala rurnux ou «rbaijiH. fiM s«xï?s, to âi^:^*, IVtat civil, etc., 
on peut arnvor. mi'-ma eane étendre ueâ re^'herchog au 6e\à d'un 
aeuJ pnys, A ^bhr de v^riUhles [oie. quolcju'il soit toujours |N^â& 
r^*lL' do conJIrmcr ces n^>iiUnl!« pnr {r<tiitrf!A ^i|j#rnAlîon» ùûtc^ «ur 
d'ftiilrc* pollpk^ (in la nn^mc c^poou, Maw on ne peut oe coiilciilcr 
do compurateofiit ainiit limit'^e» qxiti ^juand on èltidLe de ca eouruiiu 
ïociaux qui sont répandus «lan^ toute la ^ocii^lé, tout on TsriaDi d'un 
[Hiiiit k IVitm. Quaod, &ii contraire, i) s a^it d'une iofititutioo, d'une 
rtïfcle lundiquc on moynic, il'uno coutume organise, qui o«l Ja 
mâme^ur loulo l oicndiic du pay^ il ishaque moment do mu histoire 
et qai uc rhnngo i]\ii* âtm% Ir Iimu|i4, oti ne [leui sa rt!nr<*rmcr ÙSkim 
r^t.uilr iriiii .-irui pc^iipln; car, .'dtns. on u'auraît pour rnatit^r^ de Id 
preuve qu'un seul couple de courbes paralUrlea, fi savoir ceite« qu^ 
esprimdrit ia inArcho hUloriqnc du phânonn^Qo conAid^ré ot de ta 
r-Jiiisi? ronji'r.l.iiriV^ tii^ils iljtti^ ceUt; Sfiiiln c^t uin^pin siJdtMA, Sun» 
iloutfT, niAnir O' m^uI parailéliiïnie. a*il e^t conviant, r-^l drp nu fuil 
G0iiMidi^raMi2, niaiâ il ne suuruiU 't lui seul, con^titur^r unû démon»- 
trfition. 

Er rai^ftnt entrer en ligne do ompte plusieurs peuples de in^me 
espèce, ou dijïpOBo âé\ù, d'un chnmp do coniparai&on plus éteikdu. 
D'abord, on peut confronter Thistoiro dr^ Tiin par celle des nutrcaet 
voir »i, chacun i'eux prjH fi p;)rt, \c iJïOirw ptiûnoirii^ho évxtiue dam» 
le lempseii fdni'lirjn des ni^nie'!! ci>ii(liti(in». I'ui>i on peut t^taliNr d» 
comi^araÏBonâ entre ccb divers déveiop|>eiiicnl«. Wr exemple, od 
d^ermincra la forme fiuc le Tiûl étudié prend cticx ce? djfTi5rcti1e« 
soeiot^ au mnruont oii il parvient â «ton apogi^o. Comme tout en 
ap[uirtt?imnt 4it nit^niit Lyp^:, ^llc^a nuiil puurLanl dt*H indiviiIuAUto^ 
di^linctâ», cette tonne n'e^tt paa partout U niéuïe ; ou ;iura ainsi une 
DOuvtlIe s^ric de vanalions qu'on rapprochera do coUoô que pré- 
fienie, au m(>me moment ot dans ctmrun d^ oe» pays, la condition 
cenjcrrluri'-t!. Aitmi,a]>iV'S ;iv<iir ^mvï IVviilutîriii ili^ Iri fnniilIfT piitnar- 
cale h travers l'hiatoire de llcmc, d'Athrne--», de St>i«rtc, on cl*5r4cra 
005 m^mû» cïtù» Auivant le Ui^^ré maximam dû dévcluppemcnt 
qa'aileint chear chacune d'elles câ type familtal et on v^rra eosuit* 
ni, par rappijit Si Vêlul du milieu social dont il |):ii'alL di^poDdre 
d'apri^a la première ci^pcricnee, elles se cla««eDt encore de la même 
miini^rc. 

Maj^ cetto méthode eno-m^mo ne pout guùre se sutTuv- EIM ne 
s'applique, en «ITtil, iju'aux phi^nnm^n^.s qui œ sont conMitué» |ioi^ 



d«i)l la V)G lies paoplea compac ^j. Oi% leo frociélÉ» no cn^înt pa» do 
loulou pLèC^ lour orfïanitation ; cWcs la ro^^oivcnt. en pitrtit\ loulc 
fai[(^ do colles t|ui Ic^ ^ini j> ri^r^dt^ciï- U^ qui kur est li-an^niis u'^bI» 
nu c«riirft dt.^ Imir liÎAloJn^ h* prodtiir rï'iLiiriin d^veloi^pem^nt, par 
conséquent ne peul ^^f^^ ïrx[>liqui? :» Ton ne wrl pas des Iimik^ de 
reâpèced<Kit«U»1ont pûrli'>. SouEc^j. li^Kadditiouriiiiii ^^'.-^umjoLjlent 
ft ce fond prlmitir oi le iransformeni peuvent èirt Iroit^^în de tîciio 
iD&ni^re, Mais, d'un niitre cAté, plim ût) hÏ-1ùv« ilanft Tt^hidlB 
socîalo. plus Icd carsclères acquis par cliaquc peuple noDt pi^ti de 
ebo»e à cijtj.'! de:icaractfSrc£>lnujsmi^. Co^t^d'iiillcui'^, lacoodilion do 
tout progrOfl. AiQâi.leftéJén]eiiUnouveuuxqu«;r]i>u« nvoiifi intrcfduite 
dârt» lo druiL doiiiâ^ljqiie. le droil tli^ prupnétt, la tiuimli\ drpiii« lo 
commenoement de notre hialoire, boni relaUvuineia |r^ij noiTd>nTti:i 
et pCfU importante, coinpnrés A ceiJ:^ qu^ te passé noaâ a \ég\iù». 
CTccI (toiirquoi W nouxeiut^t^ui ut*prodiiigi^ul ainsi ne s^iLiraient se 
n»u\ny't\f\rtt vi l'im n';i ^m* *HudU'. d'^ihnrd wa plir^rKinii^no?; l>tr]S fon- 
daiiiviiUi]\ qui eo ftonl ied racine^i. Puiu' pouvoir rxplK|Ui;r [Vtot 
actuel de la ramtllt*. du martage. de la propriété, etc., il ta jdruitcon- 
nalttv quotl<>« en kodI les origincft» quels eoni les «éléments Bimplea 
floiit cw ini<titutionj!i snnl rompi^mOr^i cl. sur ces points, riiistolre 
comparer* d^n i^-riiHic» ^odc't^.'^ cnropccnnc-^ ne saumit nouA apporter 
de firande» liin)j<-rc». Jl laut remonter plu» tiajt. 

Par conséquent, pour reodre compie U'aue Jn#titultuQ «ïcioli*, 
appartenaDl ii utte et^j^Ji^ce df^fenikiit^t-, un l'uiiipart-ra leA runiie!£ 
diltârenles qu'elle pi^acnle non feulement cliex lea peuples *}^ 
OOU41 cfpffCOt maifi clau$ toutes Jos o^p^cos ant^rÉOurea. î^'ai^fit j1, 
par L'xemple, 4lerctr;ï>ntvuiûindoiii{ï>--iiquo?On coiiMitucm d'abord J? 
ty|« Jh plein rudiMieutairr qui ait jaiDpjin t-xii^li^, ]Hiiir Mnvn? l'iiAuild 
pas h pas La nuiijërcï dont il «'e^l pixii;rr\-^.iivei[u-nt coinpliqtjt^. C&tte 
mûttkOde, <fue l'on pourrait appeler ^;eTnîliqLie, donnerait d'un seul 
coup Tinfilyw ei la syntlies>.i du pheiiomï^ner Car elle nous moorre- 
rait ft IVut di^Nodi- le* rl<!m<*fds qui te eoiiipo!^eiiI« p^r cela &eiil 
qu'clto noujt le* ferait voir su; .-tiintjoulant successivement les uns 
aux aiitrcii et, ai mémo leuip::, i/^rïtc^. îi en largo ehanip de c^mpa- 
raisf)», elle serait beaucoup mieux en ^I^t de d>?ievmiiier lea eondi* 
tions dont d^'-peuJei^l leui foniialiun et leur 4ïHi>i.i!ilioij. i*ur rt^nw- 
fH^nf. p» itfî pexU ^-iili'jnei- un fait sûcial dc<jnelitit€couii>le^ilé ^'<M 
t^ndition <r«ii lïuieiN} U di^vclappianfint tnU^ral à iravern tout^É let 
êêpiiwt%ociaU*i. Lanuciuloi^iu eutnpui'^e a~e»l p^is uuu briiii<.'lK* paetU 
ctdiere cltT la Hudulugie; c'eal Ui !«neiohj^îf^ niéuitf. en tant qu'elle 
ceflae d*ètre pui^ment descriptive et aaptrâ a rendra corople des 
bit». 




tT8 ntvvB paiLotoi-iiLouc 

Au cùur^ do te» eompraiHom 6t«mIui-H, me commet vouvtïni uda 
ftiTâur qui en rjuis.He len E'(:'<iu]i^t3. l'ai-Mn, laiarju^t^rJu i^en-t dans 
lequel ae dévdi^pp^iU les évèaemciilA fiouMUX. il cdt arrivé '{u'on a 
diitiplcincDl compai^ ce <|Lii se passe au déclin de chaque capèce 
ftvec co qui ae proiltilt iiu début *li> l' espèce sumnto. Kq ]irocédukt 
n\n<\, un ^ cm pouvoir iljri<. (kir r^rmiilf. i|nf* rarruMilisKpmvtil dcft 
cn>y;u]ci<9 rdigiv'U^ix't i-.t <ïr. Iiïtil. IrmiîtitïiiCkli.iiiit: m; potiViiiL jainùft 
i^tre i|u'un |ïh6iïom^<ui3 (ju&ta^-cr do lu \io de^ |>cu pic», parce qtilj 
n'upparalt que pead&ut la demtèrG pt>riode de leur exiâtenee pour 
cesif^r d^s <ïii'»ine ^voluUoii iH''ivHN> rer-ommpnci?. Mais, AXec une 
IcU? méLhodCfOn cât cxpos*^ f( prendre iJouc la mart^hc rt^^culi^i^ et 
DéccsMuro du i^rogrès ce qui c«t Tcflot d'une tout autre causc- En 
ellcîl, LVbioii :i& iruuve uno «nci^U- jtïune nVdt pu» I& «îraplo pro- 
Ic^MifeiiLerir dt* r^ui iMi t^Liieni inirveouts. h [a i)u de leur carriOre, 
le» société* ïiu'elle remplace, mai» provient en partie de celle jeu* 
110133 ra<5mc qui cmpôchc les produits des cxp^iricnccs faites par 
\ee pouplr:*^ antArii^uP'i dVIri: tcuA mim^dint<?mcQt oAi^miilnblotï et 
utîliHitblrK nV>t ;iinM r|itr< l'ifiir^itit n^^'iiîL di- »i-s |mn'nL% d<-K Ëicnltè^ 
et dt:t prrdi.ipû.-ttLiun» qui ii'tiùlrcul eu jeu ijue tardireaient dan^ sa 
vie. Il eut donc poûsiblo que, peut* roprendro ïe mOme exemple, m 
rôicur du IrsdihoQolismâ que l'on obeerv^a :tii d^bui de chaque hiâ- 
tcire ne soit pan du *i ce fait qu'un r*»rnl di- it [ilii^nnnifnp ne peïrt 
Jamais ôlrc qur transitoire, maUnSsuJtcde^conditîou^ïpL-cialcsoù 
se trcnivi> pl/iix^' loutre i^cicuHi^ i|ul oomitieiice. Lu cortipjiraison ne 
peuii-lrtî dt-niofistiat-ive i|ue &] Ion <^Umme cefacleurdo l^Ego qui 
In iruulilt>; [lour t- arriver, il *uffira rie e^n\s^dt^rer les vocitU^ qtât 
Von aniipart à Itt moitié pt^rioiU de leur àt^veloppejnent. AiD^i. pour 
savoir daoâ quel scaâ évolue un phénomène social, on eomparcra 
ce qtl'il est pend:inl la jyuiitïSftc dç Hïmjuo espace avec ce qu'd 
délient pendjinL lu jt-uju-icKi' de? l'eKptV'*- suivuntu, et suivant que, 
d'unn ilr. ces iHapea U t'jtLiln^, il pi'é&enler.i phis, moins uu autant 
d'int£^ni1ité, od dira qu'il progreaaG, recule ou &e maimivnt. 



CoTfCLUSJOtf. 



En riflumé, les oarael^rc^ diâtiiic1t& de celte méthode sont le» 
ïuivfiDtâ. 

D'iiLioi^, elle vst lnd<^pfndIlnl^dn toule pliilofiDphïe. Farro que la 
aociologie esi n£e des ^mndeâ rlotrtrines pliiloAophiquca, t^tir a gardé 
rhubitude deB'appiiyor£urqueiqu<ï^yi4&mudont elle setroutYiaîm 
solidaire. Ccst ainsi qu'ella a éiù i^ueceâ^ivomeut poïillvi^ie, évolu- 



tiomii^tr, ^>tHuulintt!, ulurâ i|U*eUd doit h« caiitenler d'âtre U aoclo- 
litgie toul tourt- Uéme dous Mâilerions h \n qualifier Ae naturaliste 
h mo4nâ qu on no vouilio ^impluincnt mtJiqtor par I^ qu'elle coDSi- 
dète leê faiu sociaux comme explicttilo» riaiurcLttrmûiii, tu dans oo 
cas, IViiilïi*^!*' ''-•■I it**rï iiMiïiU' puiMiiiVIli' sî;^niluî .tiifi| il Teneur i|iw 
\e loorinloBun fnit oMivrr^ <1r .leieEice tsi n'ai i^ua un my^-^liqott. Mu» 
Dou» rcpouasoitâ to mot, si on lui donne un ncoi doctrinal sur 
l'esseDc^deachoBe^ sociales, t;i, parexer[iflf>i,on«ntt^nc1diri?qu'el[eâ 
9ont rOiJuolibleïÇ'iiAi .tiilrv^^ fiiivr.-^ CHHniiqtif-Ji- T«l v>rir}h>(,'ir* ti'.* jm« k 
prendre de poMi entre kw gTitndcs h>iH>thÉ^a'< qui divisent le» mcto* 
phy^icionfi. Klii* n'a p^Ln pin» à Allirmi^L' la IiLtïrlù que \ù d^icrmi' 
riifïmt;. Tooî ce quelle domind»* qu'on Ini accorde, c'est que le prin- 
!!)]■< ik [:aii8alitt> Vjip^jliqae aux phénomi^ot^s sociauv. Kiicore co 
princi|)ti eal-il posi par elle» non comme une nécessité rationnclld. 
iData senlemont comme un poetulut empirique, prcHluii d'une imluc- 
tk>Q lé^itimE»- Pui^ue In loi de {^auitiilili^ a 6ie vérii\i^t> daiiv Ui% ntitros 
r^^cii Hr Ui i]AhinT^qui\ pnvgi^-wtivnni-nljdU- ;i Htmidii Min rrnpiro 
du m^Ado phy5ii;o-chimi<]u<^ au monde biofugiqiie, de celui-ci au 
raond',' p9>chL>[o^-ique. on eal en droit d admettre qu'elle eet égale* 
ment vraiodu monde sociaJ; et il est poesiljle d ajouter aujourd'hui 
que Je* recherche!* enln?pri*ej4 ^ur la hnnc d*? «..e postulat tendent à 
lo conlirmer. Mftifl la qucatîon de !«;tvoir .-«î la nature du lien causal 
exclut toute ccnlingcnoc n'oot pa^ trane^^^c pour eï>la. 

An iv»:ie, U phdOHOplite elle-m^nio a tout inlL-rt^c â celte ^nianci 
poliotL à^ Li fiociologie. Car, tant qtie le ^ociotojjuu ccnsidi^re iHA 
cbo!<ea sociale!» trop oiclnaivemont tn philosophe, il ne le» voit que 
par leur C''A6 Ec plu& fzt^nc^ral. t'cini pnr o>j elles rcj^^mbjcnt le plus 
aaKautrçschoawdcrunivcrs.rir, *i, an etT<it, tei: fait^ l'ondament^iux 
des ant.rp« n^gncjt «i? l'titniijvrnt dan» \t^ rrgnt': %tMr.uû, rVjtt mju» dr^s 
JVjmir» nouvrllrft A qin p^it rcla mfone en font inirux compri^ndre 
la nature' M^ii:*, pour lea aporccvoir aoua cet aspect, il tajt sortir 
dc« gJnvralilAd et entrer dans le détail des faits, C'eat ainsi quo la 
sociologie, h mesure qu'elle ^e sp^iali^era, fournira des matériaux 
(iIitH i»n^inaux à ta rMciion philosophique. Déjà ce qui prik-t^de a 
pu faire entrevoir commontïlcjînoiifïfis cs5cnticlle3, telles quecelleo 
d'espi^'-ce. d^organe. do fonction, di* nant^ et de m^A(Ii>>, <le causo et 
de fin n'y prisse n le n t «wis des ïotirsiuutijoEiveîiui. D"aillttutN,nVfit-C9 
\t:is la NUcmloj^LC qui e:it destinée ^ mettre d^nn Itjul miu rdirr une 
vlét* qui pourrait l>;en ^tre U buse, non paâ iteulemeiit dune p:«y- 
cliolo0e, mais de ti>utd tine phdoi^optiie, VidAd d'association? 

Vt**a-vlfi d*?5 doctnnr:>i praliipies, nfitr*: iTii^lhode permet et com* 
mande la même îndùpundancc- La sodulogic ainsi entendue ne sera 




ni individuel fetir, ni comniuni»1e, ni socialisto, au aem qu'un donna 
vaJicairemenU ce» mol*, l'ar principe, Hic i^cnorcm ces lb6>neH Aua- 
tfnolloi^cllond saurait rtK:oii[jittm^dc- vuleurKdoiiUfic|uc. puisquoUcA 
LODilcni dircctamâni, non â exprimer Jci ^iEji, maÎK a T«^ roformer- 
Dii riioiijH. si dte h'y iiiIéi-f^Tç^i*, li'esf dans lii ruT-siirr ufi idl« y voit dœ 
t'uitii ïdcjuux qui (>cuvent l'uider à conipreuclriT b n'-altté !(ociAli^ i^n 
coanUdaUnt lo» bosolae qui travaillent la 3c>cidtâ. Ce n'«6t |jiiA. couUh 
I^Difl, qu'elle dji\*o ma fI(^1;intl'^r(?st4^r dos questions pratique». On • pu 
volr,iiii conlr;iirf-,qtu' m>tnr p]~i'<iii'njprtlioJii:i:in8tantç était deroriODltt^ 
de manière <l ce quVUo puiA^e aboutir pratiijucnicnt' Elle i^ncontrc 
Q0CCJ^^^ir<îm4>nt cC4$ probk^mo^ uuttn'miî dc^^^arccht^rchc-^H M&ïs, par 
cela m^iiie qu'ils no ae prùauntant a elle qu'à ce innin^-nl, i|tio, p^r 
âuïte, ilr4 Ae d^a^eiil des Tails^ non tli'H pQh>«ion:ii, «mi pt^ul pn^voir 
qu'ils doivent se poser pour te aoclolo^uc danade tout auti\-9 trrino 
que pour la foule, et quo ic^s »iolutione, d'odldure partieJlea, qu'il y 
peut apporter n*? sjurxiiuntcoLiit'uUn" riat-ïi^monl avpi^ aucune de ctUee 
aiiiqiiHirs s'^rrrir-ziL W piirtih. M^i^ le- nvli* dr b MirtoIn^ieA re 
point <iA vue doit justement conalMi^r àn()u» afTraadiir de- tou» le« 
|iurtis. non pa^ ifint en opposant une doclrine aux doctrines, qnVn 
taisnnl conlr^icler sax espntfi, ou face de ces questions, une attitude 
six!'cUle que U iciPiice pcnl %<^»\v donner |Mr le ooDlaot direct de* 
chow«. Seule, en effet, elle peut opprcndrc fi traiter avec re^peL'L 
mai» Kans fÉtiulu^rnô, les- instiEutiun:; hiMorJqiio» qudic» qu*etl«ï 
«oient» tin nous r^iïï:;nt sentir ce qu'elles unt» îi lu ftjig, d^? nt^cci^JNiiri' 
lîl de proviioiRT, i*?ur l'orue de râHisi^inire et leur intlnÎM variutiJLiti^. 
Kutecoml lieu, notre mi^tliode eut oLjeclive. Elle edt dcininéir t<>iit 
entiiire par celte viàc que lc& l'ajts sociaux sont dee choâe& et doivem 
dtre traités comme iqïIg^. ï>:uis doiite, ce principe se retrouve, eous 
und fbrme un ptun dilTr>rirntf.% h lu bnst^n dr> ductrine»^ de Cnmte et df 
M Spf>nivr. Mjii» ce:^ k'^ii^^^" pciurw'urîi ru oui diiriut'^ In formule 
rh^orirpie., plu? qu'ib nu foui mibeeii pratique^ E'ourqirdk-nc rcalit 
pfis lollre morte, d ne sufDâall pas de la promulguer; il thibil en 
faire lu base de toute un-? disrï]k1ine qui prît le savant au lUtinidit 
mëiue ùù il aliurde Tobjet de âes recherches et qui racconijfta^nlt 
pae à pas dans loutea dCAdOnmr^'bcs, C'est it in.Mitucr cette diâciplaie 
que noUË nou^ Homuktïta ulUchë^ >îoue ;ivoufi muntro comment le 
sociologue devrni tk'iirit^r Ieis ruitiuns iiiiricîp^^Ës c[ii1t uvuîl dee faite 
I>oiir M- mi.-tLrr irji tuco dea fait» eu\-iuéme:«; comcnent il di^vait 
atteindre piir Inur» caractères lee |iluâ objeclUiâ; couunent il dei 
leur- demander d eux-iuAmee le moyen de les classer en sains ût 
morbides; commcnU cnÉln. il dïîVJiii s'inspirrr du même prlnci] 
daiiïf lefi etplication» (^uM (cnljiit ctiiume dAUs la niHnî£-re dont 



DtiRKHKiM. ** LKs iipj;i,ks iiK u M^imiiK Mirj(i«m.tur>r 181 

prOimKces e.^iiLicatiofk». Car unfî iai» ^uV^n a le «i^ntimenl qu'on sa 
Ircurûeaprbwn&odochoâea^&n noaongo mômo pluaàle^cxphtiuer 
par dâB cAlculfi uUlitaireg m pArd^raisonnem^niâ d'aucun^^ aorte. 
On comprtmil Irjp hi(»n IVrarl f|tiil y a vîtïrt* ilr- U*ll^ cmmes et da 
kl» elTelfi- Vue chose c;*t une fcrcc- qui r»r i^c-ut ^trc m^cndrée que 
par une aulre forer. On cherche» donc, pour rendre fompto des foîts 
f«>cinut. do« t-o^rgie^fi capables d« les {iroduiro. Non £4>jh^iricnt los 
r-i|iliculiiJii« sont âuir^H. mm^ {^lles »4jnl mjin-'nx'nt ilL^iik(iiilrih*«;, ou 
plul6t c'cAt Alors »eulemeDt qu'on i^prouve le begoin de \e» démon* 
trer. Si l&A ph6noinènc5 aocJoloiïiquc:^ ne sont <fur? â^n syntèrne» 
d'idë^e objecth^e*, Ui- (.xpUqïHîr, i-'i^tl lo^ r.Tfn?nM»i- cl;infe leur ordre 
logiqiMf rtiH<^t4^r^p1ir--ilioii i^^ih Hk-iiifrn»! s'i imipn- pryiivr»; CoiJt Hil 
|duA piïu1-il y nvoir tiea de !'iilu±lrer île qiidqiiLî» i^xcmptt?^. Au ton* 
traire, il n'y a t\UQ dos expériences mûlhodiLiueû qu» puiitHenl arra- 
cU^F leur secret S des choses. 

Malfi si iiousi'onRid*'tn»tslc*fiiiu fittrimix i'«inme ilos cho8€<&, c'est 

coiQmo df» cAott9 fociatef. C'est le troisième trait caracléristiqild 

de notre mâth<»dc d'^trr vxcUjr^ivcinent HOL'ioIofnquc. 11 a souvent 

pttn qtM a^» pbânomt^riûï, £i oauîio d€ leur oxtri>rnc coniplcxild, ou 

bien éLilejil r<?frH(?L-dres à U acieoce, ou bien n'y piïLvaîent lîiUwr 

quts réduit» à leur» condlliona élém«ntaireâ, Mit {jsychiqueT, htiH 

orfE^cpMd, c'esl-^-dirv dépouilla» de leur oalure propre. Noua 

avoni?), nu contrjur«^, ^ntropri« d'élablir qu'il <^lait po£«ible de le» 

ImiïjT wrii^uliflipiinir'nf !4*tw rii-ïi l^nr rnlrvur dp leore caractère» 

*pi:ri(iqur»- Mi^ïtuï t\ti\i% -ivun* rrfiïvr do Tiinwut^r cille imrîiatéria- 

lilô siii gf-f^friv qui les i'ara£^t«>rLa^ h C(^IIc, di\k complexe pourtant, 

dt» phédoiUi-^nea psycHologlquos ; A plus Torle miNon nous 4omme9- 

rous inienlLi dp U r^Korher. fi h suite de l'yole Ualienne, darift le» 

prophélés t^n^ïik'S de lu niMi^^ro organisée. Nou» ;ivùnî» t>iit voir 

qu'un &ut jiocîAl ru: peut (tre expliqué que par un aulre faitâociol. 

4t, lin même temps, cous avon» montri.^ cominent cette eipticalion 

ftd |ii)L4âili1e &u ^igiiûhiiil tm ordn'dt* rait^'v rlnm^pg irune suiïiBanle 

efficience potir rendre intt'tlii^ible la proili:< IÎ'Hl drs effels que nous 

leur attribuons, et a*90K rapprochée* de ce» efTcis» pour pouvoir csd 

rendrxM-ociipttï Auri;; qu'il «oit tiécesâcure de les d^naturt^r par une 

)ikrn|>Hrir.iL}iiii arlilkjHIc ■ ^'v w>rl h> propri^^s du milieu aoeial 

iiil^riïï*. La »ociolugif; nVsl drinr Taïuicxc iVourure aulrs T^cieneu 

«Itslincte et uiilonome. ot 1c senlimonL de ce qu'a de H^écîuï la rc^^hté 

«ociile est mvmtr loUcrncnt uécc&sAîro au sociologue quo, fieulo, 

une eulEore sp^>:iaIeiDetiE iMirLeiogii[i)e pont le prè^i^rer 6 l'iDlelli- 

^eoce des f^îta hoduux, 

Nous cstimona que ce pro^Tèei Ml le plus important de ceux qui 



r" 



18S iraviTjc i>aii:*«oputiHK 

resienl ît faire a U sociologie- isans Joule, quand mie science 
en traïii àtj nalU'e, on entL bien obligé, puur b ûiirt?, de >e référer' 
aux seuls mod^loa <rui oxisUsnt, c'esl-âi-diro aux science» déjÀ fonnée». 
U y a là un trésor d'expo rirnco» touti^s fhircs qu'ii «cmit iasensd 
<lo no |)at mettre bpmEil. Ce^i^ndanl, uiiet^oioiic^G ni? p^ut&d regarder 
(liniiiif dMtiitivi;mmit rimstilui^ que rjuitiul «lit- ».u;t p;irv<tnu<f k si 
Taire une ^emomi alité tndi^penJaiUe. Car dit n'a de raUott il'i^i 
que Bi elle a pour matiùre ut ordro de laila que n'i3tL]di<*nt pis U 
autres eciences. Or il çi^i impossible que les m^m^e notkona |)uissenl 
convenir i[lniit>(|iii^iiii.<id 1 i)j?i; «^hui^t^ii de tiniure différente. 

Tels noua paraiï^cnt ^tr« les pdncipcj^ Uo la méthode 60d6lo- 
giquc. 

Câl eUBemble de règles paraîtra p^ut^ôlre iDutilement compliqi 
hI on le compare aux prooèil^îa nHès qui sont courammeitt ijiia ei 
usage. Tout cet appareil de pnScaulions peut afnnbler bien l^d)oriei 
quand on voit la facUité nvc^c laquelle d rltj^anU ot 5uhtitâ cepnts 
jouent au miliou ûa* phénauii^novi Aociaiix ; et il osA^ en nlTet^ cei 
que hi minr! vu |ir':iLii|Eie d'unr? IHUr iiiiMliode un ï>;tiir;iit iiviiir ytoi 
éfTet de vutgariHer la curioaité de» di^i?ie:i MOLni^logiqut^n. Quam 
comme condition d'initiation préalable, on demande avtx gcn^ de 
défaire des corcepts qu'ils ont l'habitude d'appliquer a un ordre de 
cltoar-H^ (ioiirnqnînKfTfMîllrK-ri A ïwiivemu fbii»i^on ne peut «*:ittendre 
à rc^'crulcr une nombreuse clii^ntMi^. M.iis ce n est pas le but oit ooui 
toridOEirï. Nouii cruyûna, au c^iLiruirc, i(uc le moment ^1 venu 
la aoclologie de renoncer aux succi>a mondainâ, pour ain«i parler,) 
et da prendre le 4^ara;:ière é^oténque qui convient â leule ?i iei^fr». 
Elle gairnera uinm en dignit*^ et en autorité ce qu'elle pendra 
populanté' Car tant qu'elle rc&tc mWc ixm% luttes dc-s partis, lai 
qu'elle :ie eontrnto d'Abborcr, avi^c plu» de logique que le vulgntri 
Ira* iiléiw r-iKiiinurit^î< i?t qm*, par ^utï*■. die ne iâEijipeâe Jiu:uiirt roini 
pélence apécialo. elle n'est pa» en droit de porler oasez haut poui 
faire Iniro 1g& posions ^t le» préjii|;i^s. Aâ^urémont, le temp« 
vneun' loin oti t?\U'. pourra jouer cl> riJlc (.'mntï'OiniMit ; poiii'tjint, c'est 
£i U uirlli'e fUi i^l;jt lit; l« remplir uci jour qu'il ijoua faut, i)i'^ muinto- 
nant, truvailler- 

ÉHILK DUBKHEIU. 



ANALYSES ET COMI'TES lïENDUS 



I. — Sociologie. 



le Eo^oli. L'OMiiiNS i« LA FAMtiii^H. cs L4 rjiO^niËTft niivkt 

L'ETAT (j>':iui' fj{n* êuitc stvx travaux deL^\t.'U tl. Mcrgnnu trt- 

duciioti (rftfkçAisa par Henri Tra\4>. i^ins. fîeorjfo» C»rrF, dJitcur, IS'JJ. 

On lT4>iiv« d.\ni^ le Wxrtf i\o M. lCitf;«lH une» dooirinn ^1 un^ mi^tljod^. 

La doclrini; cM culla du marxisme, U m^tliodtî rrl!<^ qui refonstruil 

l'OffgftnujLlion domestique àts rhumamté pr(^hiEl£>nqu4] p»r l'obverva* 

Uon dtfs rftocH ftAUvogcA. — Lo uiarxiamcf iirufvTtsc sur U FatnUlo ane 

Uiéoiri* qui trou\~e »& formule ûart» cetio phra>o du ion fondutvur. que 

routeur A reproduite : " t^ fatiitllo m^Jortio reilfermo vn k°<'i>^c i)^^ 

iMttletDont retfol&vatro (J<}r-tM'lutii, tuiAê encors U «orvA^e, puiaqua di^s 

^^^ri^but i?Uu HO lajipurto À ilcb ^t.'L'>Ji;<ji4 U^nuriculutiv. Clle rviifermv 

H^B' mUik^urc toufl l«iT antAgoniflmoA qui plus tard fi} d^^voloppcront 

daiti» Ia société «t dutx l'Klnt t (p. 6'v> '- Tin il'AutriTK tnrmi^K, dn mèmtT 

quo IV^Utonco do l't^tat tomit > Tftvcu que In Eodi^tâ «o in«L en irré- 

médiabU ocriitrjidii^tioD <ivi?c Hoi-jn^mun vat fidiid^c en aulugunLiuicv 

irrfrConciEiAlîK^n cju'etleiMt jm^uÎKHaiilv àconjuri?r> ip.^Tlf.d^ni^fHO \a 

fAniilte iOAu]ttri-<iiC d<f rAisvrvjBsouii-iiL L^curiuiijiqutT d'un hiiq ù l'uutre. 

■ La fniiiiJln LrtijlvidiNilU mod^mt" e^t ha^^o t»ur IViolavAifa domAA- 

tlquo ptuH <ju iiiokin tiiHtjmLiii; dv \a rvmnic rîl tn )kOt:li^ti£ moderne ctl 

afbo naïve dont len lanullc« indlviduellea conAtJtuont lc4 moléeulo*. 

L'bominc de »o» jojra doit duii9 la plupart de* oa« gagner lu vie de la 

lunilk« tout ku moini dans Les cliâaoa posecdantoc. et ceU lui donne 

«tne aituBliuii prépuiidi]tuute qui n'a invi liesoiu d'être BpC-t'ijilf^iienC 

|>rivilv|{ié* par Ijl loi. Il «»! da»* l.t lumilto Lo bourucois, Ju Commit y 

^fl!p^L-M;»loIcpl-olât«ir1^ » /p. ?-0< Lat:uiidLUoudo ]<ifjiiuj!leeurvl1ét«i^Ail 

l^ft originel et montrerait qu'elle e^t une ori>ntÉon du cnpltnl et de 

I* rlcliea»e. Le ft^iilablr priiinpij du pouvoir pntei'ikt;] spriiLt la ti^n>* 

Vnlsaion lic-r«ditniro don bient. - llna loWa lU^oriu porte enello-mùiuo 

•m réfuUlicjD^ Ou nous dit quo 1^ frmme inar j<^o oit nuujno p;ii k- 

vnan «I on en eorolui qui* ?a oondiCion vcft colle de l'ottolAvo, Maie, 

«lu iikAÏtre ou de l'i^xcUvu Luquol l'tuil uuvirri daiiB Tuiaiv^Lé p&r le tra- 

^ftll de l'autr^r E>'il #«t ]ojuM« «tabwurdedo oomparor losrapportia du 



164 nRTDK rftiLoaontocis 

prût6titrc et du liourifcTniR ftc«ux do ]'(7«cJnvcvt du maître, n> 
|j1uji tib:(iirJ<i citiîrrrc cJi.- inoittrcr dnns Ti^pouso U- proiriairc ij« U 
fftmilU au moinimt niAaio oit L'on roeomi»i( quelle vit <1o irav&îl 4* 
boii tanrî ? Kuocje-i? ni Von avouait par U 9L10 le " lioarifooia » ii'oaI pu 
un exploiteur olHif ot quo le prolt^lalre pfolllo do aon aciÉVltif! Mil* 
al l'ehprit tJu livre, ni tu nom ie son Aut«jr, n'auloriKnl iu>c lolle 
inlerpr^Ulion' 

Ij'lui|iDriAn{^o i>L l1nlL:r6td<T \a Jocirine ilUpnrnUtcnt devant ceux dti 
la muthûdo. 1/AUtour l'appuio *ur les <StuUtïft «t c^lc-br«i du Lewii 
H. Blorgau^ Il en formule nvltemviit la ctiiLelusion eii cea t«rni«». 
4 t^ dvvoloppiïrueni: âo la f.imiUo AArit Vhi*fXolc& prltnltlro oonaldfl 
daiEti lu ]'étréuitraf.<tiLcji\t uLiualjiui ilu i'urt;le i^tJi ciuliiuiîeAtl à rorîifinclA 
tribu «nlit'in» ^nnh !aiti(illo ri'>ifn<i ta i'ommLin.iuti^ ronjuL'-tlc oniro l«t 
deux siCArik a {p. \Tf. fli: in^ilc. formiilo. il dôdulL uug npjii l'i^UtJoiidiï la 
fMBille ei uno ppf-viatoii do toti nvotiir^ SomnioiE- nouit on prt^Keneu 
d'une iiiduutien Hdeiiltfiquc? Cette quesliuu v»i In pluA i^i'uve qoe 
pui»ri<> ^r> poiir^r la «ocfologi^. â^ra-t-eUe un» «oi»nco vraimcbc poK^- 
(i\e. uuiujjit» la p!iyi'1itrl[»i;jv fxpt^riiiieutalf? it la Ifioluifîc? CotïM^lcia* 
t-«l!o «n lf)t«irprûlntii})iR Bttbjiiriivijd de îatta soaaXv^iXfi par Letir nature 
mime U iVxAmcn? l>«ii doriiicrA-t-on pour hue Ia Grlt&i|Uc OU la i*tiî 
nndutiiDii v<^tJtablv ou de vûruo» analopioe? 

Nuire ÏJUt a'e«t pas. connue ou peut le? piîu^er. de vuuiuellre à uDe 
dlfteuttflio^i urénéritio la \alour<lo« doumnenU cihiiograpliÉqueB» ot la 
poaBÎb)JEté de recoustiluer icrâc û (tu\ te dév^loppi'iueikt *lv9 titH^J^ti^ 
prdbii^lOTlqunE Celto quasilorL, tranchée Hl Ifg^romant par Ion t^cole* 
évc>luti<in[ibLca Acrnlt trop vn^Le. Nouh vludierous f^culciiu^rit l'uaogit 
que l'nutcur a fait de I.l mètikcdci olhnoL'mpliique. Comm» le Ublefto 
d'uua fluciétc nr>cuit(.\ ûnn» ien LrmpA qui tint pri^cëtlé Ia (*ai»ana 
d» In eivi^fftatlon e<Mjfieiii{i.|ue, ne poutrail «Mr^ demandé à un« induc- 
tion dii^rcte. l'Muteur cherche k j bubatituer celui U^una »(K^ftâ sau- 
vaf{o diVtArmiuiV.k^ i;^ aacttiti^ &roqu(ïii<e. N^^iia n'uxamiimronh quv W 
preuvGEt t^unl M. nngclH croit pouvoir ne contonLOr pour én:?er ceW 
analogie ca ludueiion U*gUuno. 

C'en preuves itoai au iiomUe di? troia. 

l^es !«ocl(>ttfi grooque et romame, ut plui tard len BoviûlËv ^rio^ 
iiMiiKr et celtique nous orrrunt ^ leur outrée dana riiistuJre ti la cîvîli- 
«nuotiune itiEtUntion évidemment aniér]0ur<i à la lAmi]l<> patriarcale 
cL mcina^anjfî, la ^cni. cL cette inntjtutioik t;et ^ihlbloi^ieul uufî trane* 
forn^utiuii dL^v inirilutEUnt douioitiquet que nouaprejento, tardivemânt 
uenucrvi^e, la auclcti* iroquoinc, 

La «ot^tctè troqiii>i«e n'a iJt6 modili^ 01 par la dom^^Ucation du 
béiail.ni par VixuijCtj dea nii^taui; donc vn peut y ehen^h«:r rima^U« 
la (OGïétlV ar>'^Tino on Hi'<inj<kquo avant le» deii.v grandes luveotioiu 
d'où d^L'ivoni U iiviRion <Iu liavall ol Toidre i-cunguiique eurep^on* 

1^ e entra fi le entre la cituntlnii respective fnHe a la femon^parlofl fttt' 
va^ca, notamment lea Iroquole, et Ja situation avilie «l dégrudi^r que 



k 



AKALTSES. — P. B»r.cts< Vcrîgin^ dû ia /ffniiiitf, etc* 1^ 

lui t*r^rai«iir f«l<in Taui/'ur ]:i monu^mlfi ci lit pntruroit^ au milieu 
rj«a nocifytt^ doM U vi« ïd drroula il»nfl IlirtftoJrA. i^oan prouve quo 1» 
r»n)jlle TDOEioir&nne et pui^rmellB rnî. t'elTdt d'uue i ffraïuî** di^fAlti^ hln* 
torique du ao\« fi^mliifii • |p. fii;- Ur iioti>i pouroaa 64udier chex le« 
troquet « r*UiE 'i-ïcinl Jjui aurait pri^c*-!^ cott^ défaite. 

Noua doulonn (ju'ijn critique troaro nue qQM^î^cno preuve daaa 
l'odvrftgû do M. Krkgrh- 

Xouneroyooi pouroirmnntrnr qacchocujicd'ffllc» ac retourne contre 
la Ih^^t* tic TitiilMir. 

On A ■»ou\cnt roprooh^ ik LowU IJ- Morjfan d'avoir prôniaiun^menl 

romuinc; c>M cii clT«i irAiichor In qijcatian tky^ai cxnmcn. — IX-* que 
Ton LitulltUfî utifi rniripAraUrin mirrr li-i rU^ut tniiititiittoiiA. rnlto d«« 
Arveus et G«Ho ilcnlroqiiiïiA. on voit les difï^! rentre s ^Accentuer pon* 
daul qUL* l(*it refttnnib]AEic<n BVrr;iC49Ut. L'institution um^ripalniT ifuff 
Ton A qunljfî^u de gt'tis est un* di^'islon de la hordo: aoe membm, 
d *^»i|rri^< pîir 1111 m/*itii* lalnunL'H- '"• p^nveiH *"^ iTiaf^i^r rdf tm eux fiuii« 
luceeC^: In filintion vb\ piircnicnl mHUrnoUc, le tnitriaiirc ^riudiaa- 
Tfktqury ^n d'aiiirPH lermpti. nn ^rniip^^ do (r^rnii d'iinn tj'riM, i^pciUHO 
un i^roupo de ncour» d'tin«nutrc ^jmji, cl Icn cnfAnta cfui nniMicnt de 
oo DiBTlage n'App»rtieiin*nt jnmal* fi la fnmilk i\v Inur p^-rc, — l'hcx 
(pa Arjftc^ rien dr pArerl: b lîliatîon e^t nirourouiioiu^nt p&tcmdie» 
le iDAHjk^ Tiioim<.'anif* ; la paroc^t^ par \v\ Jioukuret ou >«j;i)Mf/un r--t In 
aeulo qui compte Montrer dan« riiitlitutiori aryenne uno iraUFiftjrnia- 
tlon dft rtnfllttullfin frn<|iinlaA i^>nI a^Kum<^r la tj\rhd do fournir dfi»i 
prouves en Ntpport av<îC rinvratacmblancc apparontc ûc. Ifi th^^icî C4i 
d'«Utr«a torniP», El faudrait rAduIn* \c\ dlfT^ronroa k la proportion 
d'aecid^nU nrpltffcoLIc- 

].a \M^hff U jiliiH dilicTlId e«t il>tplk{Uf»r k pajMn^'« d« la lilutlon 
matlcrni^Ilv a l'aifontiiin. V'HXc ir^liLiitfon o«t ouirnl l'Ioi^n^o ilo no* 
Ul<*i** mnilf^rtips *ttio pniiï Tùtrp la flllallon inatiirticlln rlln-m^ïinp. malfc 
«Ik nllcfllc un àia>\ il'caprit radic^iikmcnl opposé à cclut qui a priHalu 
cbox Wk 1roi|uoi«. NijUd. mudf-'nicEi. ooitï atUichoTiEt une L-)^ali» iicipur< 
tance À lu purcnlo par Ie4 fcnnnen lït à la par«ntL* par Ion tiOLame»: Im 
Aiïiérie>jiln» tudixèae» iic rlJ|(^<»^luHi^^^^ll ra ij^riiAruI qti^ la |iarenti? 
par laa ftnrno»; UyA dOctcti^H arycrnimN, au dt^hut do Tilgo hj*lorÉqu«, 
fi«t connaUiialcni qnr la parcniA par \e* homnir^^ t1 H*mtilr- ilunif 
qucl'anoicnoeGO«i«1<' domcEiiquc dtn Indo-Europc-cnA srut plus que la 
ÔAiri! cnetFre é]«i;juie do ceïle de» lioqiitds. Aus&i toui en d^clanjit 
qiM le pa»«n^ode 1a lilialiori lu^tornelLo ô. raj^rnatioa —ou il voila uno 
rfvoluiiOTt rorm1ilahk> u — no fut ]>aA du Inul aii««t diflli-.llo qu'Lt nouH 
«tmblo aujûurd'hul r rp, 'j'i), vu qu' « d nufht do di'-eider fltniplcmont 
qu'a l'avenir ]«a dr>orndanfii d'un n}iîml>r'iî inaxouliu l'tAtcniicat diina 
^gent, mai» quo ceux d'un mctubi'elijiniaiu dovruicnt oti vEru exclut» 
eu ce aeiiH quMs p:iï4eruiciii i la f;erw du leur père - pp. tîJ), l'auteur 
aJoutv-^d non flanH prudence « comment et quand n'a^^complit cett* 




1S6 HEVUX PIIILatKl(>niQl'£ 

njvolulioi'i clie« }^r'^ peupk> cultivent tiou» n'en ^mv^eib rkn: iflk 
rAmontf* aux ti^mpn prAhutcriquni* »- I.Akwionii 4o e^^U ]«i féiTolut>oxi> 
prctUioriqac» que rou* no corinalitaoni pM, non plu» i|uq M> Unifia 
ni aacan ïittr«. NVx»ïnlrionfi qup tes t^mps liUtonquoit- Dana H^ypn- 
thtBcqup nciusilisculons, Vhislriredudroii romain dcvtcnt totilcnli^rr 
inintviltiçihir. tiri tJfïUTt' Tnblcpi û 'lu^Tiiircii, «Uir ut>iis faH iiitttlcr  U 
dd<iudc:K'« (-1 il Id disparition lio rJi^naLJoii, c'cBt-ù'iiiri^ ïu pr»grc& Ic^il 
ei 4>i>ritiRU du rJrolt lond»* ïiir 1a pnronrr |iarli>» fenimei- Alnkl, pluit I» 
aociét'^ Aurait M CApyirochéc du ti^mp« oii ««iiJo b fllïaU^ui auili>ni«U< 
ccmptAÉt, mALtifion nuralt eu do pcn^hnni A protoAlof i!(inir« TAXoliiftlon 
d« la purc-ntv muiirmolla. Ccp^^'i'Jiitit tout ce que tioua oi^rofia de* 
•Opféli^A prlTntiKe'^ nou4 pi>ru> ïl p^nii'tr qii« oli^/ eir«* kiiie Invtiluiion 
ctft MÏn4i-^<.i f^i <*bAcr'vûo en rnUon do «en aiiliqult^î, Itt&di» qii« 
CffHwti r[ui trinl rt^i^cniea soulAvont do violontct prût<^f]tnUQl>« i|uaBd \m 
Aouvcmr d'ufiiî tradition conirairc cnmtfti <onU" cllo». i 

AuMl l'AUtPtir imn^inn-t'l! une loi-tp do t^onlllt hl«toriqD9 «ntr^ |g 
gùnr ol la famliU^ monogamn: i^otAmmcnt c^hcx )l^s AlhéDloo». La 
faniillc eut d(7\'L-mit.> < uriL' puintcniic' eu tnce de la {fr'nft ■ fp. l'fCf, Une 
tûïk' amcrticjn auruît besoin tl-7 qudciucs prpuvoH, car cllo «at contre* 
dito pJir tout» MfiLr'' or)»hnl<4Anc« d4»« InKlIltiiionk anifqu««. CoinmeiU 
expliquer en cfTut q\ic U r}cu«, uon^mts d'allloura la plirâilne. u'Adiuîl 
patmi a(ts mi?iTibrca que Ioe cnfnnu k^glllnt^A nt ac rcconmU 1^ droit 
de d^aaroucr ooiixdi>iil la Hliation 6tA\\ nuKpActo? 

NouFt no «omniet pat habituai À vciir l^i di^^fcnacun d'une luatituilou 
prcrdmious liîur protection Icb rù^'l'M tutélajrc» de niiBtilulïon ri vain, 
liank rii>jhr»tlii-«n do M, KriK^nU. ta Q^nn aurh\lt dû ^ir« lo r«fu^o des 
«nIartK ikaturcla, cIga bAlardM ftdulliiirinfi et Jcar accorder do» j-araiitîea 
igatn< h oHI05 dcji mr^nii It^glErmcs. Ve qu^ nooii nommoM4 fUintion 
natumllo ncal-il pas l'équivalent de oc que M. KnccLit nnmmr ïllratiou 
[iiaiern<?]l« ? 

&W y avait au un antagoniemc entre U puifloance pntQrn«llo ot la 
g^nn, io progrtt de Ia preml^ra institution Aurait dû trotiioidor av«c 
la disparition do» veali^ee do U aecondâ, l^>urquoi donc i'tuatoiro 
ofrrd-t-^Ilo une (Hointlon 4<ntii^nimAni concraiF«T L'hiaioir* dn droit 
rontain n'c^t que le r^cit de la lente Abolition do la patria pott4{n^ 
qui ne turvï^cut qui? queTqutrs ni^dnK h In tfoïu, li molna — t'houï po». 
aiblc — qiirJ lihuleur tiv tnMo Aucuns difT^rence entre le pouvou' 4u 
père mwlï^rnfl nt frUil du y'i\lii»rfstnilisê roninm, groo ou j^aulola^ 

Lea ln«tilulion« KL:^^nlanlquGH, colllquoa ot slavus, coninnent'eltea 
mi^ut la tht^orln que ne ffini colle* do la Ur^Qo «i d« Uom^j^ Aax yeUK 
de M. nngcU, la fjcnt gertnaniquo cat, plua quo le tt^ti boU^nlqoe et 
la ifiirn! ram^iina, riina|-e peu mridiflâe do la «ocIMA domniitlquo de« 
Iroquoia. Il oroit pouvoir un donner quatre preavca : I " le terme ico- 
thiquo qui dâaigne Eo olan. Tu pens. iCimt, ii la nioint* racine que lo 
ternie quino qui dAaljçnt la (uniuïe ; ^" d'apréa xtn texte de Tatitc. lea 
bvrniaiiiB uural«ni allAch^ plus de prii aun lila de 1eur« «cvura qu'à 




AVfAiJÊBES. — F. EXGULâ. L'm-iyin^ tU Ih famitU^ etc. 

It*ur9 jir^^prtîM IUk. iiurvivjiooa énïdvocc de la tlllatiou nLaUrmoIlo, o( 
p^r cont^u^nt «lu itiAriSk^ H^fKlii^mtquu; i» In îtmnc 4lnit choc i«A 
Germain» Tabjet d*UQ rv»|JUCt qui eurprviiait ka Rdioaùm; 1' Tc-xM- 
Utioo d« la cooipiMÉUon att^Rt^ l'u«agi> do la v«nd«-iu> quu paraît-il. 
traL iiiHêpmblu d'(tD«<ir]£ni)UalLonilo i« bmlllo îJi-titt[|UL- m o^^Ele ilcs 

Nou> tciiii»i>nji itiix philo1ogiiC!i le soin d'nppr^oÉcr In vatf ur rli^ lu 
prtJiniêrp preuve. L'au leur lui-mémo Ja dêcL«r«doulQUi«. guAad iiotsa 
io vo^oti» rappruchcr le grec t"^^ du mot !'■'*<;< noua sommcii porté» 
â crdkro qu0 1> lingut*tiquo ne lui r«ndrA pu lo tcmojgnngff qu il en 
aU«nd. ^ L» avcojiilo |iruuvr pAraîl jilus &cri»u»ic*. i l.v frî-n- dir U 
mvr> oonsld^r? Aon nai-i»u comnia»on liU: quslq j^i^-uits mâmt* tii^nurni 
k Ikin du «ARif entre oncle nijiiernol i-t ncT«u pour pli» ^Iruit *^l plus 
sacr^ qu'«nir* pcro ol fiU, d<f t^llo «ortv que, lor»(|u'on cxi>fo dos 
Dt&gGn, k âU de la Eiajur e»t comldôré comme une plua t'r-indo gA- 
ranlie qui» k propre tïlt de celui i|uen wut oblEkrer * ^p. "Jtti. 
Kat-ce là. comme k peiue l'auteur, une aur^'ivaiico inaalfcbU- de Ia 
tiliAlion flUtemolle otd'unanl]j|ue nkannKOHfndkaAmiBquey Jkii^iiidant! 
k luêurir pftMAtfC, TacIIc Afiîtmi:, akitMi que Ivi rrconnUt M. tlnïr^lB 
(p,ïl4J, rnxtGloncadudroil piïterno)^ Ur la ftlMtlon paiornellovliarllia- 
Ikm miitcTnelliï étant nettement contradictoire», le» »ontinionU ui k« 
ld6oa qu'implique lu premK-re exoLo^nt Qt^ecKia ire ment Ia mrvivûnee 
do» M:rilimt.'JiU K Jc?i iJ^CB iuHéparablea de la BAcande. L'auteur ko 
tforsil^^tlv Wiv [liJli'uiiLo d^nlorpr^aU<>n a^it avait bien vauLu reeon- 
luiilre, avitc loii> lv« hblorlcna du droit, qui; l>nUque ruppurl de pi-re 
ài lllfl oe repote ni aar U oonnan^umUA, nt nur l'aiTociion, malt aur 
l'uulo/Jfit^ I-e nu adoplif devcn^il Vé^l du lïU Uyltime, ni. au point 
do vue de la EsoulumCf primait le novpu materne). Le lexlo de Ta(?lto 
Qv iirtJUTe donc rbn à un esprit qui u'eBi p&b prérenu, 

Cjiijintâl'^tonnementde« it*>TnalJiHfluvaml0rei^p«ctqueIi)4t;ermaiiiK 
ftciruidaieut il U ftîUiiiie» il cunvii:iil d'v v^ii' l'homm^ttc i^i^dn a une 
ohfljitoti» fiupt3ri«Lire. r Sao eorrumpcre et eorrumpi voeai^ *.rL>c:uium, » 
Il fauLcloiic Vivrc dan* le eerele d'idvei habituel aux communUten. pour 
ooDclurv du reepeet daa Uermnina pour k<i kmmee â un ékjgnemenl 
do cru peuplée pour k marj«]j:e moiioi^ame. l^u droit. U femme êtnit 
otie^ lofe f>rirakn* oe qii'elk «mit l'hnr 1^4 HomntnH.uno mivipure en 
luteLlif. Mani'e. rllo vivait touit k mundlum de ^on uiiin; Ilile.«tiU'4 lu 
lutoLte d^» a^nats de ta lamilie : %'euve^ eoub la tutetk dit **>n tlit Aine. 
h*ppctltfL't>ne-nOD]t qac le plujt pummonl teuton d^ cûden gcrmam* 
quee, la \oi laLique exotuait lea lUlui de l'IiL-Dtage de» jmin«ubl«i* 

Quant À la preuve tirée de l'eaîBtvnK^tf de koonspositioiuelk permet 
seulement de caractériser la fantaiHH» qui pr(.^4ido a la méthode do 
routeur. La composition pHuiili^e eti lu roeliat du talion ; chex tes 
l<'l«noa, elle eal, comme l'a ilahli lu^l^l de C-Milanges, le rachat de 
la peiue Lnllis^e par la cour de ju^lïcw. au«M uni; partie do hi compo- 
•lUou eet^ile pkyic à l'État. Loiu de coexister avec la vendetta, la 



138 



lICTUa PHIUïSOTIIlOfR 



apivTt a\ct\i V'til irvilontriihr i>tL ^lour k'> MHimrH gi?rnt;iiiif|UiT3 le plu 

grnnd de* «rimai IVaillourt. tlnr ûc U «atiff[icti'>n aiïoord^e nvt 
itftiitaitula vindic&lifa une pri?uie rcluijvt» fi une forriiu tlu mui*^ 
oui uni* li.-krJioH<u loglqa» qui iéuoU M^ul^in^nt une i:ci>il«nc« «tevi- 
*ivc rn lu orcf'dulitéiiu loci«tir- 

L'AUttfUr nv p&rla qifcui paE(«nt du c]%ti roLtiqua. Il eito l'exLBtMico 
chux Icn Crllch dv la codiciLurinuIr ufifrli-'oln "t en L-i^iicIut il ) txbl«fi<« 
ADtériouru du ttuiriag« HyridiJiumquo , viou tfo plu*. Il i^ut êl« mtér«a> 
Sftiil (il? Te voir rt^pondrtîÀriiitcrpréUdioriBl rom&rquableiiuerilttiatri 
8iiinn#rMaJDeâdorn^0<t*tïn4>ouH«uat^<lK'i»]i>rï itt>latATni|li^irl»nd*lB«, 
inlerprétitJDii qui ct/iitli-Niûrftii d'une du^aa »\ i-tlnXstnXv la prëAni* 
nonc« Ao l'tiuloriià |inl<vrno]l« sur Iciuton 1«h autrci initilutiOUfl ooU 
tlqufîx, MbU, «iiKu^im m, R[iir^U chr/ Ic-Ji ^Irtvrî^- 11 »'4^pr4)|>rie Ia 
théorie d un scioiolo^uc KUddc»iif, M, Kovulowl;)-, lur U Zadnign. IlU* 
ncu-ï préscTiiU-roit le Ijrpe vivant ^ d*un? trAU^UJun uiitrc U fAroill* 
mAiernelî* isttuci du mariou^ par grotjjtoii r.>t la m'iiiofï^Aivkie inod«ta»i 
(p' Wf)- Il impurtaU de cili^r ccïi Iîl'Ii^» étunn]LiUi.'H- ^i »u li«u d'aller 
cbcrchor «n îîiiAdiï «oa autonUA aur \es itaXilMUatia ycugo-alaveSv 
M' iCikgcU ^'était ndrcAAi^ aux lrAVau\ dcn jurintcf^ «erbcR. toi» qtto 
M^ Hogikic dmnt Tuïuvrv n éii ti olAirciuont ri^«uiuv« p^r 31. l'édor 
Dêmûlic. U u'oùt paa *:\ié une prvuvQ i[ui :tr rcruurue Auesi coinpkè- 
leuierit contre lui. Ch«ï lea 8er]3«v. population chri^^Uenno tiopun d«A 
nlùclu», Lti uanatce aetl ntOHOgAine, «st-ïl be^uiii de 1^ dire ^ !<» 'ïadrûf A 
n'diit aalr« qua In rommuriAUtA tnistble qui ,|<iu;i un fol rOlA dans 
noire vie «ociihlc iiu movi^n fige, bi cpUo A».»ocin11ou de fiuiiilto cH 
préflidco pur un chef i^lottif, lo di^ma^^iTi^ nu hou dir ï'ûlva par un Aioal^ 
il n'en faut rien conclure contre la IHiAlion patirmcEle, puU lea Vougo 
^A\«i poraiBtcnl k fAir« 6ncOTe uno diiTéf-Anco eniTQ r&g/iAtio<v on 
pareut^ par f# fr^''^^ êang et la cuirnation au parenté par te petit ênnQ, 
ût ^fMTunl [» puToni^ pnr toi^ h4jnm«iK a la pftrnnt^ par U* f^iûCMa. 
GnUji f lu-/ Vax la lilU niAriéo cM tiujgui-B exclue de riivrltnso^ Lo» 
dmeipkfi tlo l^wiK Mnrffan dûvront nvuiv la Angi>ftte de choreb«r 
silkura U LrhOAitiiiit qui lot Ml. 

Atn'ii, rïvn dana 1«h mutitutiurm pnniiti%'Oi d^io Indu-Buropêenfl 
i3'ail«Io la Burvivanuc de la fumillc mAlurnclle ou du uiariaifc cyn* 
dlaimiquc. rsirifiul lij marljiLTi^ ggi monojfatnn; partout In patomité, 
tdcnlitive avec TaLilorllt^, f?st la clef do voùtu dci inulItutLouA donw^ 
liqueu: partout U femmo eal *n tu1<*ll«, et d'.TUtant plus quon remonta 
plus lom dnus le pomf, llntre rirocjucb cl TAryen, Iz. di--.irmblAftci« 
Ont eorûpIMo. U «tt %'rnk quo M. Eniï^U £e flaltu do L'«ipitqu0r ]yAr d«« 
causer ^ouomiquva. 

Ni k» Iroqualt, ni I01 Aulreit tiibu« indienne* de rAin6rkiu« du 
Nord n'avAicnt trouvé d'nuirEiaui. 4UBC'«ptiblcM U'ûlrv dMUV^ttiquéii. 
Lour orgïiiuatlon «ociaka m: sera-l-eJJo pas \\majg^ evACtO d» U aociété 
indg<eui-i>pAcnne avant In domoticat^on du biHail? Une telle indue- 




AnALT3G9> — r. E5CCLA. UOTigiite ite tff f<tlttiils, etc. 188 



Iboo BoraiE lé;;i(im<-. qu«iquo hardie qu'elle ciudt. li Ton avuU pH» 
aoiii lie liéu^oiJVL'Ln' rexiblenut?. «» lii slfucLury lui^iilr. il*utiD suluir- 
dïiïMiori dfl« carAcUres, At fli l'o^varnaation rlome^tiquo ^lail vUil>Ic 
lû^ni untï dv^fi^nilAnGc <ln l'or^anlA Alton lJkdii«Ufollo, Mais (}i>ur y 
ftrrivar,Jl fftudroit pr^Alabtcmt^nt prouver que null^ cbu(ïiï, hors IV-lkt 
«^(VMtonlqucH »« peut iTiodîlii^f 1a ntruclurc «ucialc nliiofi, houh Aviin» 
dovftDt nous un dv tci «>phi«uiPF iiiiluotKB que ln% EofficicRA qunli- 
Oi-iit lit? r^iuïn.' a[)»t'>L'ie' Un Miciëlé iruquuiiie vi \i\ «cick'tV- praio- 
arv0n&9 k« r-»ii-<i>mbl0nt pnr un or^oU-rv nv^gAlil, rnb^uncc de DhcpUï!- 
Oti «ri cuticlut qu'elles dDîvont Avoir «b cominuii ifjue lour* oAntO' 
Utwe* pùnuU^ ai notantmont lo murlfigo ot U ÛJinlicin, Iaum« aiulo^jo 
bl4tn ottriirlrrUio. 

L'AUtAur A Mnii rtinport»nc<> de Ja première de eos oondllioii» 
lo^quies. II B»C 4itlAi:b'.' ^ uiuntror que daiiA rAiicicti Cûntmcut lu 
jr«m a ùt^ ddftn^r«g^e ot i'égftIiU do« «au* tviivorti*^ par 1& dofue»- 
ticftlîon du bétail, quVirmt plut Uni aicyravéa In dik'i>utisrttf ili* l'art 
Ki^tAJIurfïkluo. Majc, «I hftbilo quvllo pamiMO, son a r^u montât tïoii 
r4j*ltt «pf'clctiM: €t in^mo lophiBliquc; cUr ticiiL pour urcordi^ ctu'«i 
Eufope ]ft p«nf v«t r<»rgftni«&liûii domçiliqne priiicipiUe ot Ia fAinUlo. 
un dénttn^Iirv^iEirut lie cpIIf-cj. ur c'est c^ qm eut en question. Nul 
doult- qu<< Ia 'jf'ni Aryi^nD» n'A^I «té (t(>finltLt4Muout diHOato par Eo 
pru'jri:« i^^cotiuriiututT. phr Ja «ubvlilulîon dr^ r^tAlluiii cucitrAL-tuirlirï 
ftux rolAliun» do pAraolil. Uaift nouft cb«rcli>;>nK ft fc^volJ-, iioti oomm^nt 
la |l«u< » élé (lîanonic, uiaU ni IWlorUf iîoniui:«l« ei palt-nivlle h éU 
ano con^^uonc^ di: Ia dnniMticailon du hètall ot du profr^^ do Ia 
richonKcî, Or «'il eu ut ail élé aiiiï1« la dcutlnclo do \a Aonl^l^flnirt^titfque 
diuiï l'Kuvopa nryeane nu coui*» d« Ja p^riudo bUtariquo aorftit Loia^ 
icl1t.rliiU-. 

L'Autctir iSHtinta «n «riK qu'Aveo l'aifnctjllurQ, oonfeéqucnoc de l'art 
métAlluriTïquv ri du Ia dotnc^tivAliuii du bét^jl. I'^^aIIiù pHimlJvc d« 
ttOX«« «diuparu; dopvm tont. In fommn Aurnit «u dAn« la TAmilli^ uno 
BilUAMou Au#*l cfTuc^'i' qur dAU» raïU^iiè protliirtivi^ tp. 25î^. MaU f| 
n^iriiKe de noue expliquer dcujc ^rjmds faits mcompAÙblpOn bveo <:ott« 
hj-polhovo : k* pfciiikr fst qur d^jm l'èri! iiiodvnio 1» relèvcuicni juri- 
dique do la îvmitiA A ooinoidé avoc iv ûiTolopp&meni croissant d'en 
UffprïAoa induitlrJvIk'M vi cooinidrclAlcB qui tout<^s huiiI dJrii^^cd par 
riK>mni4; l'AUtro fAit ^l qu<T dana 1«« «ociot^c aitMcoIo» barbArua, au 
^itdAD ot idAuic eu Cïùuu. l'Alirib^emont do Li fomniv parAlt bf<*ri èlv*^ 
on rapport av«c l'inargio do t9. parlicipPAion aux tnivAux Afrlcolo». 
h'AniciirAlApbndli>cieîiiUc-«urupêe<iuen'a-t-elbpaHpriciuv6 qu«lo*Qjn 
du bélAil A d'Abord été dévolu aux f«miDO«T L'idi^o rtrAS|fo qui nou« 
raoDirv U fumiQO iwrdAnt >cn dioitA 1« Joui' où olJe uurait élé nuurtie 
pAf UtrarAiid« rhommong ropQa«doncftiiFaucun« Induction «4ri«tuo. 

i*i Van peut trouver uiiu guuho qui, au»! bien que l'Indu ut rto, i>\vrov 
■OU Action «QF loi (oruioi iuciaIcb. la vnEour du raiionncment do 
M. Eri^cl» v'aflnnjlil «rnoorc- MciLua uut vucîcté a'Adft|Jto À Ia ptoduc- 







ll0ii< i^ Ta lutte ri>ri[ri> In mlun-, plu» vil? dotl iiWjt|>i«r j\ Ta f^ni 

s U ïvilto loniro rhomme. Apri» Ivn tr4tvAtit <k hpi*ti<!Of, il cet inu- 

llU d'iniivlf^r viir i-t> i^nittt. A Ia Imnii-riT tlfr ri-ilif loi, iioua i-oyon« 

Lft tbéorlo d« Leu IH H. Mor^nn A (iniir bnsc tA tllulIncUon d# r1«iiv 
ayalcin«i <1« paronl-^ If^ ly^t^ime di^i^riptif, qui pr6viitil en Rurûp« oà 
l'on eompt* Ion ip^^r^i! tlf piiN^nti* il'uprcm If nmiibn* do g^ULVAtlimn 
i|Ui ooii? Aéporf ni d*an nnc*tï'<: m^iimun, cl lo syiitèmo ^^ianii/î/rili/" oà 
1? m^ino nfim »r*rt â rxprinu-r ili-t cUmhi'M i^rrlK'ivn i]v pArtnl*!. Irf aom 
d« pdrv d£«i(rDnDt tou» 1o« ondni^, li^ num dn /r^r^, U*v» ]<m <r^ii* 
>1n«, eto. QfAr><> au «oconfl fly^ti^mr, l'in^Wlilii iin rntinali un nnmhra 
depArcfitPt btTAUcoupplui <&tcndu. Coït Jh un pr^cik?ux ATAntatr^ <Ub« 
un At-it florï^Ll n{i autïune jmtki' criininL'Ik- ne pruièirtï Icc pcrHtnDtt« 
ol o" la vnndttiA K^no sans uotiUbI*'- Ut- Il-^I vXhA, d npros j'IiUtoncn 
frflnf n-i'HiiuiIieri *ï:kriii-4Ti, V^tHl hui^UI di» Il'oijijimh. M^ Krigetn vtc le 
OOnt^ito p4ï. Qii4>llc quo poH N^n ^dmirnliim pour • <^i>iU7 «dmîrftUo 
eunitlllulloil lie la fjfnt iImm tnutc u juuLtc--»»^ ni na «ilmplieild i 
Ip. \%\, il cAt bkn obllffi^ d'y conatotor le r6Ic dv lu vendclta jrbiJ.j, 
ur la v^ntli^tra, ni*UB Ip voj-cin» oti Torae, uHt tiun IVÏTcl, irnb lu «'auilit 
d'un «ttachcmcnt poKiEitnDt à d*?! relation? df> pAri^nti^. âtin cou i i < . < 

quel rhommr rrivitlfé IuIbhu f^rjlf-riirtir Uijtiber vti «It^nu^'l^dt* t/n 

qui «xiltc lu brarouru do« ]roquof«, raoonn&lt quo ■ o« qui ^t»U en 
doborx dv lu ifïbu 4^iaU en d«lior« du droit *; que U nfi n'eiitiaJI 
paa ripri-us^mcnt un tr&ltd de paix U guerre récn&U do IHbu a trtbn, 
et In gii^TT^ t^iAtt mrit^i! avi^r Ia rrruiiiilé qui diaUn^uiT IVirr humain 
du EV^U- dfîtonimjkUï • ip. UH). 91 noui expliqua pai* là le ^etiro d'nl' 
irulHm^ q«l u pu rr^^ticr pi»rini l#?i IrtiqiiuiH ri qui iiVnl qup rinitlnel 
do lu f anacryntiuikt norvi pnr l'noMi^lJiMOe mutuolU. îj£ noue joi^onf i 
Doilr cduiii' l'homur de rinccsiiv «t mirn^ U crnSnie d^* «iTets qntf 
IcB unions oonriauicuiriuv pciuvirni nvolr nur Tav^nir d uno nce totil* 
gui^m^rL*^ noiiM conim<xiki;nni À cnmprc^ndrD !a formAlion ili? la »nc>4c4 
damo-atiquo ào* }roqnoia>. La orainio de* oiiïunE cfïnttnnguiiics a cfd4 
l« clan f*%n^:JLTnf^. l(f di^nlr d'une parentd riuEtLbr«ti»e, lu c^uftininn d«t 
oncle» ol du p6re^ Nouf» sumuieH eu prôtcuec. non d'iintlituliona nrti- 
lloiDJlf^d, mais cI'iii«ikutioij» cW-i^i?4 par uno lonte modlllcaUun delà 
nature hutriuinc. 

L^rHipiiA iiouA avnnu h dUauter une tentative ia\ta pour rACcnalriiM 
1a AOdMô aryenne prëhintot'ique par l'obaorvatton d'une tcciéîé 
anaryrniie prL--*um'?u niieuA (xjnwrv^o. Il y u Irou de cbnmhnr si rvé 
Induotionn norit d îireonl Avec Xo* ili>nr;4f>« ilt* Ia iï:iléo ethnologie. 8ant 
dikUfc- cutt'* <T»*rnL(Tif rui H^a[i|itiUT quo t.tir dii» dr>cunkenia arrTi^olo* 
IpqucB. MaiN de told iVunnk^natï^^a «ont parfola tuftooptlbles d'nno 
inlt'rpr^LAlfon «neiologique prdoiAc; lU pnrmctlent au moins la cwi" 
tique doA hypothèBcs, Or Ia pc^riode nooliUiiquc tiou» pr^aenl« deux 
aoriAA de mnnmntnns attUBlunl un ttut de U ludétë dnmfîAlIqun fort 
difT^ront de celui qu'on ullinne »voîr dû nécosMtiromont pr«VAlelr 



AltALVâcs. ' ir\ ii\^¥iii^ //nri^tne tte la famille, ffU. |£H 

ilor». Ce fiOHi d'ahunl Ii^k mniMin^. t^ maison «t^i comme t« wintflnae 
0xli>rno d«i U famUlv, «t le» doni mot* sont ■yrt<»n>-moii. Or il n'y « 
rifiti do continmi i>nlnï \r.n pnlafUti^K nt ic% tono^*^* tunifumr d«« Iro* 
qiwU. tàt Gca dernières pcuTcni abriter de» ctïntftines do peraoncea, 
1» Mutrâv, ilit MtirliUei, jrcjt'Fiiprîiii pas uni? suparndd de plu« dtf 
qiMltv cinq iniïtroB ccirri». J/nulre mociuLuciit vnX It tumuliia: \*i aoia 
«vor fpquvl il tc^tl curitluil atUMi- Tc-.'ti'iivEK^i du imiU? drs morLi^ qui, 
4u>e rAneien Conllnont, «ommc ^oh inonnmnntA hUli>rïC|UO« Iv 
pnmif^nl, ^ t^t^ InWTjutrftMfr dn I't(l<^i^ iMtrlmcAlo. M. nn^cli, il k^I \rtX, 
•• T^fuRLcrA pout-Ûtro cjnnu In por-iodc pnlécJilhiqao oii lu crjli<{ui3 oa 
petit {r pnÉvrc- Mniï il ashiïtiic lu lâibe Us découvrir dnn^ les «iao- 
uenU pil^oEittiîfpiFD IV-quival^iit di^« * toni^ikOH mniMOfiti » iro<iMr>iH<f«. 
Nit!tx)iLï-iiujfl di>[fU t'aclîuu de ï» civilUaliuit fiur la iiiL>[i«Ji:Amief 
NuJkiEEUinl- 1^ QivilÉ(mtir>n u ovtdammont comprimé Lo ponchnnt au 
vaffAbondftfCii, ot pu* cnnMÙqiiiînt. réprimé iem UicUnAiittn*, qui iIaii* 
wi étftt nnt^rlffur AVM«m pu oontCAri^r La cclii^fiun de loi lOoifU 
donuuitjqur cl favorisor l'éiroisme mddcutiti (ci t:Vït «anti dniito co 
vagu&orKlA;^ vX C4'- riipluro» ^uiî no» aul«ur( intocprvloiil <'OjnmL> un 
cociuiaïusmiï cl uii matriui'cul>, La cJ^ïiiBtttt^ii n \ivii à pi-u rh^i^ruché 
lo marURO do ndï^nl da rindieiwltibilLl/^ {»m ^Vct-nomiriani U contraioU 
que rtjniDii mcinoi^snit^ rpivl nrcnhi-aWc dann I*éUl hnrL>ni'c^ Mnîh d^s 
U di^tiui de l'humnnLU U londune^ û U monoffftmlo n «ùrcimont n^ifftd 
ni d on K i^ic de lui-mr de la tcndancr ït VauluriC^ pnterncllo. 

Erreur T répond M. BjiïpÏa. La femme tnt roapootèo ohc« lea «q* 
TitfcB eL même vhct. Iva hsivhttrcrti ei\a lï'iTHt uviliu qut; Uaiiï la -uriété 
pfttriarcatvi, Ooac l'Âge Jiistonciiie u ^iv prûo^di' d'^XDv gtMido d^^fiitto 
du wi\e tvmluUi. et c>Mt <l«n») U ao^îM ir[i(]itolHiT, type dc« «ticf^lèc i 
flitpllon m[itcrn«ll«, que ni>u« d«vonn UgJUnitTnnontcliorctior 1« tnJjloau 
df ta ccindUloiL faitr à la fcmim^ dunn mjK rncc», lonqu'clW* liLaionl 
prc3 de leurs ongLiiflH> 

t^t'il vrai quu Js femiui- Hall ni r^^p^cti^e cUax 1rs poptilatldui k4Q* 

va^-««f NouM \tki*t<ynt à M. Cn^-uLn la ro^poiiiabillt^ du «on ariirmationi 

U » |fvilt*4trv rIrH HOijrLWH d'îiirurmAliuit qui iluu^ j)i«nijdi^riL. Xuu» 

ba pciïionB pan d'ailidiirA qiio la firmino aH jamal^i ou ilnaH la «oM^tA 

civltlHi^a la fhituMiDn ilont i-11e ol drijne, NUi-i iVtnU'ellEr dc^chur d'iino 

|>osiUon supérieure qu'elle aurAJt oc^cupâe dAns loi tempi pr^hiate* 

riquoB?Ci!Hlceque Vauteur m?trll^^c rêt?l|ï!iiH'ni d%n;ibl:r. Où Llierchfr 

t-il Iv tp^uimi^ii d>.« la voiiditio» dt^^ïraclee de iï4 femiiic< inarirelf Laîi" 

■otiK*lui Ia pftrule. d CuUe ooiidJlîuii dé^'iadée dti U femoi?. teJIfl 

qu'allé ■« maniroRto cti«R lo« Vrec« d^ (em//^ ti^i^ftirifie ot plu» encore 

^M tcnip» claiiijqiief». a ^L^ grikdudlîenipni n.'plUi-riT H disMiiutL*'?. en 

oertaina oudroiU mime rovfcuo do formci pluv doueea : clin n'e^t 

(lulk-mcûl liUpprlinén • jp. fil) <îVal pt* qin' mms nvoiia pemc A cam- 

f-rvndro, mémo an «ntrnnt un înataut daii^ les idéca de l'auteur. 

Krst-ce pab daui la suciiêt^ ^'''^^tîquo cl romaiïic IilH-uîhiic el ulasïlque 

quD jiubikfito tin«ore la ^ejut rf~e«t'(»e pft> dauH lo aooiâttï modunve 



IK 



KmiE f^HJLOHkPHlOlJE 



qu0 lojt vc«i|Lfo do ctiia inaUXtil'ton a disparu? S'c^l-» ^s dan* U 
ijena ^i^co-ronialne quauriAlt survie» ^nirorfi un reste do Usoplété 
iroqcobo? Ur, «Tli>n l'anUur, U comlEUnn do la fooimo o«t d^crvdéc 

4 graduulkincnt roplUr^«, distiniuldo^rcvc^luc? de formes plnsdoucM* 
ûtttts iVi\irti\}o iiiiiiltritft, L4 iltgnili^ Jl* la N'inniiï cat 1a nurvlt^tinn dp ta 

J"f^:ni*r<» rijuMiU'Ml l'auteur n^nouilrail ruite dlfllciiltô. CVïl qu'ait 
OIToi li> dt^voloppxjmcnl du <lrott de la foinmo, M qui; iiatia [>ouvonB Le 
cclisL8Ur hiétfjriquf.ment^ o»L «n mmpU'-io oontradïcUon av*N' It^ dM-^ 
loppomcnt pr^hlttorique i|un Ton ima^'lnc n l'ftLdc iIudd cLlinofffaphlQ 
iTOiEipIttisxmli-- Djim r\'.'c t"'*^^^i"i<^'lH^'^> I" fi^rnmt? nuraU cm la pl<tlno 
diHpoqiticn d? soi inômo ut Inutoriti'' ont sce onfnnlti: Thomiïic n'iu- 
rnU eu t\»\\H Ia iri»lhOii C|u\iiii* pOHilion «ubordi^nrir^p trlTc qur- lu 
•qunw lui \Mt, paraît it, tiun» lo4 • Jonifues miittaii» « iroquoisv». iVé- 
clprtrir d<i l:^n nninnud. «Ilo Aornlt lomb^» iJaiii* k iJi'ttrrAdniiori d» 
IVpoquA homânquo, Mata Ici, avec IVpoquo hiattiriquiï, lo lAbL«u» 
rhunirii il\-iip«*-ii l'Iilstnlru du droit dct [a fniïïmr n'oti phm qim In 

réoiL d« eUii a»<M;ikftioii \«ra lu iïbcrlé «t IV^ilib^- ubolition du U 
tiiatiui. uLulitiuLi lie lu lud'llr drs ^'.'iiaLi- du luuiidium; acicesoiail à 
rh^'Mlngo, ^ \h propriéltï, A U ttitoEl^ doti <}nfant«; abolUiOD du orîm« 
d'uJvkÈîro, et, À uni» dftin réocrnle, liAnttlon i^k^Ic d^ IVUilUVm pour 
loii doux fiAxee^ On na anurmt imni^ino]' un d^nac^c^ord plu^ crimpM 
«itrR tîïî que l'on JTW^'/ «l hit que l'oti tiifjpnKiT, Toul dcvktidrsili peuf- 
étr9 olfiîr «i Ton bo rôeii^nalt â voLr dnns le c^l^brc mulnareat tm 
Btilro KOEU dt< TubauJuiL du Ja iiiùre pAr lo piTi^. uljïtiiduii qui deiuiL 
Otro tW-quonI en oirol An tirmp^ qii Ioa poni^hniiU qui pou«flO<tt 
rikommo nu ^ngubondA^tr jiAValc&t pa» vld r£primi;A pvj* lits habitudac 
Imudii d(» la oivili*>a(ioi^, 

AnAun^menl udua jic peiif^ona put qi;(- quHque lot tAKtùe d'«!To1iit1on 
ait améliora la nituatjoD d« In fcmmo^ LV^volulion «utiPAlc n'oftt â fiof 
y[ïu\ quv l'ai^Tiuii U'Jiiiiuuc dus peiiiharils liuitiuirm cl dcn idtt's. Hu 
rail, la f^nimo n toujours tondu a intpcKAr a [ homnifi un Ci^ftAiii r«4- 
poct. ci il cC fort |iQ?^Aibl4î qu'elle ait pu y ri'<iii«ilr dAnn quelques 
iooi6t^i burbarofl^ IJl oli par parc»o l'homn^o lui a Iamsd touto l'aoli- 
viU éounouiiquc, en bc n'a^r^'iint la guerre. Il ne peut qu'il lui «oit 
arnv(> ce qui «et le ton ot ta ravaiicho de toitu lue prolMahats; c't»1 
de LviLi^iïcîar de (a vj^uuur. ilo rèut^ri^jti Hupérit-ure, d^ ladiitUiipIfDC 
pvri^onn4>ll<i qui r^AUltent diL lrft\al^ lanclU qu*^ rm«rtt» condamna 
ru^îf A une ri^gr«H*ion' Ccpi^ndAnt ViiivAHLlKAlinn hijilortquc ntt peui 
oonclur^i do la foiDRio ïroquouc â Ja fommc do la locj^ié arjenna 
pHmlDTC, i'^r la couclïUon du la première eat sniiH dout« l'rnet d'iuie 
ioa;^ue évolution. 

L'Aulviir liiutilru ddiiA riiLi>;rsUtc tien auxua uiiu i:oiiAéquenc« da lu 
OivilltatiCkn, et il «n conclut quo la olviU«ailnn (int condamn^blo. 
Ncus Kvoat poEna à comproiidru ce raiioniicment: pïaidor alik«l la 



AltALT8C9. — Y. cnoELï. Vi^im dt la farni^ tic. 193 

OAUftc dc« ïemtù^*. c'o«l ratifiûrd'svkaoo l« r«j^ de leur* prctnilioiM- 
Diui» IViat K&uvAïrc. Irn (I<^ux ïpkoh paiaiNn-iLt ^L'&ai parcfi i]Uff leur 
activité e«t peu ^iii«mb]abl« : mal» hï l4>ui^ .ictiviif^ «*\ â peu prAa 
IdvuUquv. c'tfHt qu'elle osl i>oiir aint-i OEr» nullo, M. Knytl» no cons- 
ulat 11 pnn l'ojEirAmcT dAjjnndftnoo do U Hooiclé iroquoi«< a l'àffArd 
du lEioriiic phir5LqLi«^ ;p. intl). Quftiid l'AoliviLc «c dëteloppc, clic ic 
■p<^ciB(} pour chnquo %oxc^ Alor-i Vhonimi< rcnuontr&iil moins d'obuta- 
clca d&D« 9» c on île tu lion p^xiiivb^iquL' pruud duna lu acviélé Oomea- 
tiqup K oihaique to ri>[« pfrj>oii<l^r&nt MaM L'InA^SLlUé ronvtionn«lU 
n'ûiiplùiue ijullemeiit la conlrahjlc vl l'oppr<f»ioii » ellu ii'rmplfque 
p*erirt»gatKLVdeRfl:ft7ftrïtloiijurfdÉ({uo(i, Co n'Mt pan U division du tra- 
TAi) qui explique ]*Al)Ainhomcntde la fcmmn chcx Inn Hrccft <il chci Iua 
U'^bredï^ p'«hI ronclonnc confmiou da pouvoir pntortjct et do Vsm 
torUé ujAritolfi imânuK). cotiruiioii qui »*ctii tuujuurfl plus dia^ipi-^iT. 

Nous Ti^avon* lïtudié duiift le litr« du M. Hu^h que lu (rûtù «don- 
tlflqua: iioLr« unliqu« aai-&il pu t»^ purtur sur il'Aulrca puuiLa; tious 
ftnrionn pu aiq-nAlor la virus hôgiUÉcn quo la thcoriti pofla «n olie, 
«UirraAtber Le ton de la diiou»>lon. toujours violent^ oouvonl u-ivial, 
br#f, pou di^rno d'un tuvaut. Pour piir[«r d? In fcmino, M. Bti^d« n'cct 
pftA diî ceux qui trt-mpi-'iil k-ur plume diii? la pousaitro de VmXc du 
piplllon^ La Bclonof, mise par lui au servic-c» du minisnip, prend don 
allures de nii^g^rc- Noun dc conlc^tcroni piu ocpcndoni que cc-i pAfçed 
un^ro* ne Uiiii^iit porver un ««ntjnieiit nificère, outré mfme, df»i 
rëp»f allons que ta Tomme ent en droit d'obtenir. Dioona dono en deux 
nota comni«ni noii-« ooneliirlnuR ^E «ur le droit «otuel de Ift fi?iniTiO 
tt 4ur U méthode applicable À l'Atude du pai^sé do co droit. 

LVcol* eomilKtt» a beaueoup trop rntlïl^. au nom de la niatique 
oocialc, la fiubordinaEion d'un loiic À l'autre. Cette nrreur a na nouree 
dano an pnnl pni do celle ét^tiie : ellf niL> le droil nu profil du dtn'olr 
qu'elle identilie aree U fouotion Boclole- l«a femme a des fonctions 
■ocinle^ Autre*i que l'hornuin: «Ile l'aura donc paa ]e« m^m»^ devoir» 
til p&r suite lee mômcH KflrnntîetL, puisque - nul n'a droit qu'à faire 
«on devoir ■. Ainsi li* vi^udrili la divUkon du travnll jcecial. t^a pro- 
tvHialion qu'élèvent contre cette AolutLon àv* travaux telji que colul 
dont nout vetioii* dj- rtiudrc? poiuptn doit *irû aoouedllï', nu mom» 
paHidl«mcnt, par la acicuov Boeialc. La Hub ordinal ion de la femme à 
l'homme n><t pa4 un« loi Immuable: il iroHt p.is vrai que lur ee potnt 
1« prc|:r^i» n'ait fait que eonfîi^iner l'ordn;- La cause de cette aubor- 
dJoaiInn. de vt^ nîTAermcnf. JurLfUqun est rl'abord In ccnruïlon prlntl- 
tivff du pouvoir paternel et de !« qunlItL^ d'époux: c'oat aueel que le 
iSroJt a loujoum di^peiulu di* In proi'i^dure ot i\wû In prortfvduri* !a plud 
OAcl^uoe cet un eomb&l. DialiDL;uotia se i^^ne unième ni oe que Comte a 
ooafoAdu ^ la fotirfioh vi la j/jiruNf^'tf, Tar exempiCn le droit do vote 
««1, romme réliKlbUilt'i îo service miïilairo, le aenïice du jurjr* une 
fo(i«lion *OPlalp, el en n'^ftï pa* ime foni^Hou qu<* la (emm» puieae 
eiar€«r jtUcmcnt dunn la «ocitSté politique. Maîa la capacité de 

Tcnia ixxvMi, — lâ9t, 13 




a'i>b1t)fer, élâuient f^itseniiMdu dmlt, tir proj^rl^t^. ai hi e^pmt^M â'^nitr 
on Ju«t£cit> «ont ilca çarnntics. L'incapacité du lu fcrome h oxiïroer 
uni* foniTtion polttiquA enigenkit dniilunt plut qxiet na (?A|Ucft# otvitfi 
fût ro^onnuo^ Lfk dM'Jeion dit tnLtnil «octal h>- pordrftU rien; 4ïUc 
lîeiRRrjiit finulrmcrnt ri'rttPft cm^lrAlnler l/nvnnir il^vrA ri o ne voir con- 
«aoror la pleine c^pacUA civilo de La femme man^o, ot comme «k Tore- 
licjik PNl rRiontielIumoiit domestique, !& mi^rc do\-v» ctorace de canc*ri 
»voo k p«re et &u roémc litro Ia puido&nc^ p&tornolte danfl la nofiurc 
où ffllc* vHt légitfmt^, c'tfJit*i^*dln>OTi t^We eut exl^êt* par Tr liten de celui 

MrU polir avoir itnp \>rlt-ahli^ AtiInrUiV i;r1«^nTlTLqiie» uni* t^ll« 4ïon< 
oJuator doit r^pOMCr Hiir unr mtrthoiitï bten dilïc^rontc dc^ cHlo qu't 
appllifui^if M, Rng^U. Il fAtit rompn' Jivnn rhnhhndrï do nubstitii^r 
wLiitrAtremont le* doouraonts «ihito^rophiquca titit document* hlstc- 
Hquo«, l'iftude do* rpIvllUalions Inf^rieurf^a h oell^ du phxsiï loIntAin 
de rhumunJté. Au lieu d'uue ac\otn:& unique du dL'x^clappcEoeut 
liunniin. IT **l M*r**«nr4rrp à nnln* avifc iLh con«iiltiinr d*uit Hctptieiït 
indiïpoadaiitoa mairt compl^montalrcHp Vuao parûmes T histonqn?. 
fautni jiiimmonl «ihnni^rnphtfiiin, Orftrfl atii Irnv^iix d'Ki^nrl Sumnor 
Maine, on peut cf>n^id<^rcr la première oommo ^baiiebôe: Ia neeonde 
ottt tout «f]lit>ru :l l^hW. 4^nr juieiaU nouH ne \-nyf>(ift i^eux qui ii'intitii- 
lenl iioolologuetf etbnu^rapheii s'appuyer sur do9 dcoumeAti ebjccllh. 
iëXt qiie ceux qu« cberohant h rei^uellllr lus aroJiéologues et le« foU< 
Icrluti?» , 

î^ Jour ofj i'-vK dfiu\ ne^nnont Eecnlent fflltAB. I^h «ifX'InloLriiAR prr>e#- 
domeut eomroe \cti biolojçi:itcii| loriiqu'ilA rnpproi^liOTtt lea eoncluHÎoci 
de Tom bryologie et eelloA do Taïuitomle romparân, D'Iol IA. p;nrlAr d«A 
trtÏJUB sauvaj^A vivaateEi eommo de « fodnlicB doeinux *, «ifiEil qui) ]« 
fait rauTeur (p^ 19). vv it'ust pus, romme il le |*n^triid daim son AVint' 
propoa, cQUBtiluer la n th^orio niatérjulisto de l'htvtoiru ofp. I etsulv.^. 
e/efli Mc mnntPf^r iVtPftng**»- au* conrIlUou* v^rltftTïIeH d'une aelem 
«oeiftlo po^Jtlvo. 

ÛA&TOK HiCltAtlD< 



Bdouu-d AuguHt Schratdor. DaS Rbciir in ueu ^Baf;HLKi:rtTLiCJl] 
OBDNLMV KiiiTisiiiJ, fiv&rEMATiacH USD iwODiHïiEiiT, BerUn, V< 
VOfi Kmil KiîHnîr, ihi:*;i. 1 vul. iU'a.39D payes. 

L'ommET Tr^dM'ii' i.h^^dIjj, M. Ticliriioder lïst un disolpk* de LewU 
^lorjcJtu. 1^ iii'.TKj^ iimi^ fibl » Mj^ yt^ut iiitv runsiiqiienue de In décam* 
po«lilori du mnrlngo GyndîAATUtqun, qui lui- mémo Aurait éié Ia limita* 
tion ri'un coiumuRk^iiie i^ilniïlif. Timlcfi>iA lu cnuAL» qui auiaIi iIISAOïin 
Iix flOciiSt^ domoiUque t-'onimanistc n est pas U m^mo pour M. HoEircudor 
qup pour M. I^tJgeltt : t^c ne nctr^iil pftfï la richr..%sr, mnls Ia JaIoukIh. t^ 
joloufio eat liMo de lu r^lle^ion. non du pcnehAnt ncxuel, eir, «don 
j'j&uleur.ve dvrttier tuudau uuuimumsme. — âiTuti appelle* droit cou* 




AlfALTSCa. — MllllllKlirn. Dar< HocUt, etc- 



19S 



lunier !• droit qoi r««uUa dvs> mo^uri*^ do« biMOina îrrfnccbi«, et 
droit positif, cclut qui ré^iullu do b n^noxlim, U moooifAnife Humlt 
une iniULoilon du droit pOHitif. Main U di-olL poaitir vojt »it ilr4>»9r 
d*>4nt tui lu dru[t iiïiiuii'l. uLi ai<ali[|iiirit du clnili qui n rst aiilrR qii^ 
1a contcionco à^n Un* flu droil, la vi^ritv t^i lo bonheur de l'humnnit^ 
L« droit naturel cnlcndu Mtt^t pioU'«lu. eeluii M. âchriAdcr, i:urilrc lec 
UMnifOngoa qu« la monogAmiv et la fAinitki pMrJaroolo oi>t introduit* 
dauB l««rftpporU de» dcumcxc». Ce» ina[i»Lcrt]fe]| Ipk p1u« ifrâve» aunU 
partit-il, au nomL^r» di* dtux : la prûiomption do patflruUiV TondOo »ur 
le mariai^r vt la disponiLioii â iii^prî^rrE' lc3 4ic>Ljrtiïinnr*H^ l.'nuU'ur rhllm« 
qao la prouve da la paterniL^ driil firu oliercib^c dnriï l'h^t^dilé doa 
ûftrBf<t<:rc]i phonique* vl quv )a loi doi( rocutmailrL< la pvunUtuiJOD 
oonme une profcttion Icgilmc : kl a ptl« noU\ de râdi^^ir un lotig pruiot 
do ioi ifn De Aci)N' l.cn doux réfornit» |jrlncl[iflIoH qiiM pi^puHi? irOTLsIa- 
l«ot a accorder au pîr« Ju droit do dl^&avoucr l'onrant qui no pr<^eon- 
terait aucuna reaseui blancs phy»Lque avec la lârke de ic» ajici-tro8 
patortidlB «t fk ?onaa«r«r l^gal^ionont Ja proBtitution, 

&i cboquanLiî qu« »oJt In pubUcalJun de M. ticbronloi-, ucox qui 
aimeut irotivcc raHnmbUoi en un «.oui volume louUfl l«« «rtoura 
théoriquoa cl pratique* qu'impUquo une mî-lhodc vioLeuMO ne n^^rut- 
t^rODt pa« qu't>Mt.' ait ùl6 f&ito- 

H. ticlircudur intitule aou livre « Iteoherche Eiocîologlque ■. La kooIo- 
lôgie a «in effatcr^é ui)pr4Ju|f4 en «a faveur Mais luuteur cit au fond 
étranwcT nu vâHlabk e*pMt do cette scienoo : il rvbttr imbu Uee pr^jugi^i 
du droLl natiij'ol. Ceci ainsi qu'il loumet .i Ufie oHtique «an« ptti£ 
notre aociéli^ domestique aous prcstcxto que la iii[jiiutfjiinj(< tuntrarfe 
le auDliment di- U vi-'rité. Mai* il ne se igLicie pan d'on frAamincr le 
fonction i^ritalile. o>«t-à-dirtî la pK-st-rvntion de reiifaiit prudent 
lo«te la p^rJOd^ de la eroiHfvnnoe, f^t par hUiCi3 la lubordmaliun doa 
iulér^t» de U JCi^itOi^tJon pri^i>icrhtc À ^-cux du la ifiicjOruUucj TuLuriï. Kii 
fautrea termev, Taut^^ur niâL>orLnait la rapport qui unu la ffiinUJ« A La 
eo&aervatiûTi et au dcvebppcment do Tetpèce. 

U. Sohrccder déclare no (lax igjiorur que «et uoncluslona moralea 

ti juridiques clioquerunl bien dci Ipi^teurs dunt eU«fl Contrarieront tua 

* poN!JU|c4* >. A noire nvih, to» ih^et^A nt* Unitmem paa xeul^meut doc 

■MilimeritP bien «nracinûa, miJ^ encore 1«« exlvuncoa de Tcaprît 

*«fon1ll(qua et le •impLti houci do 3a conHjquenoe lofclquo^ 

L'auteur, avorf-noun dit, explique la di^compoaition de U ramillc 
^rimiiivv, on d'autrea termaa, do U aucitité dorocîat^quo oommunisto, 
X**r la prépondérance oroltiKaute de U jaJoueîe* Maja tmit aon effort 
^9t de ntiïntrer que oKe'j l'homjn<> la ^alouaic a aa vourtii> dattv la eon* 
Science du drvit positif, et loin do duriver du penchant oemol, comme 
^hea l'anirnavl ^o eontrarj». 

0[] pOurraHftrc «Lirprin de voir aurifir une afllrojaiton ni iraUcjiduOt 
abi Von n« ae mppeEnit tes objeatioui ii prtoica quo Sumuer Maine 
«lîrtgcn au nom de la £Oologie tramforniiate et de ta aociolojie ont* 




196 HKVUIC PlIROSlkl'fltODS 

idbIu iwntre U iJi^rîe do 1» profuisouité orlçindlc {L* E^rty f^ws 

DfLiis niypothcsv de t'^volutton, k laquelle »9 i^ttschcot LcwU 
Morgan »t M. St^bro^dcr, l'hommct primitif c^t un ACm ««mblAble aux 
«ûimaui »u|i^ri(.-uT)H. Or cht^t. i^cui-t'i la jatouiilc cnl vxtrviov ol ii« 
tolfrr4 aucun p»rta(;^« lièi tort, In tuppoxilion d'une huimimtÀ pnmi- 
tEra «ntJ^rcincnt dcdtitu^p dr jalousie est contrains  toute vratftciD- 
blanoo. Uien que M. ^elirtf^ilvr n« nomme p&« ?4umiicr JJnirc, t\ on ■ 
rcturiu robJ0Ctiou> Aushi nous i^x|>ûsc-L-ïI ThUloirc cl« la jfiIougLc dduut 
\'&.ge |3aléoh1hïf]uo, hlalolni flUBCn[illb]e, t«H« t\n\\ 1a pn^^ti^riut, d« 

(rebord rOAsonri do jalt>ii*iL* que ooniro l'ummiii. Ce aouitmcnt ■<* «t^i'ïit 
(orMé p1u:t t^-ïi'd et IcA mcmbron dt^ la inbu ^crAicnL ilcvenu* jaloux 
doi étriLTiifurs; i>iitiiL. grn'icj} n La rôflr.'xi(in, l'incJividu <«rnit devontt 
Jaloux de toud hob eeniblHbloA du m^me Mue. Alors reiilôvcttuentAunilt 
divoua lo mariaff» iiyndSnaTniqu« et, râ^iilarluf^, niirAtt doniu* lieu ftii 
mirLA^tf jiioLiiiL'Attie- Il c«t aisi^ de voir (|ii'unc tclli! hypollK-^c eatcuu- 
irodilo pnr touiofi Un doon^oï d^^ lu pjiycrhologiD ot do l'oChnographif*. 

Quatid M- î^chtœdcr noue dît que n l'insliiict ou rintcllccl tl^n prc- 
RiUra Uoiurncï ori>A un^* jjiloiivii» di rTi^vi^iiti- de ct.*\l*y di^i arxiriAUi » 
fp. ÏJ,»^ i] i^BUQiti b tÂ<;lt0 de prouver que. luul e» i-t?sUot (id«]« 
i r^volatlonnlMnifr. on peut admettre une dir^rDiicc primordiulo colr* 
rtntcUijtcncc de Thommc primitif et ueltc de r^iuEinnlH -^ Qujknd |] 
□OUI KOutk'nt que la julotHU* ^1]nkaln£^ d^i'ivi=> de U uation du droit, éI 
a»surni.i la t^cho de uûu» npprafidrv coiurnonl utïc idâc pure peut Cfécr 
i1«» ri«n lin ai^nUmont airiml Ton» ruhkI ImpiiUif qu^ cctul-lA. car loutOi 
Uft ïnducden* de In psychologie cipi^Hmontale uqus monlrcut ditci» 
le «loniltiifffit un antdiuédent da l'Idâe. En fAit, k JalouâU n'^ii &ulJ« 
pftft plui fi>rlc f[ue ohoK lee dégénérés. Icd îmb^oiloB. bref, là où Vid^v 
ji'axvrcc Aui^utie lrdilbl1[uii A\Ar f«H ^etitluientif^ 

La rcco Hall tu lion de la aocïôtû pr^bi^toriquo à l'aide de rcthni> 
l^raphte in^p^ri' âft* dour'>a sâNcuv. l?irLcorn fAitC-ll no pft4 Altérer le 
i**ns Acb dr>cunt(^nU cLlmographiquo^, Or ce qui caroetdrUiï k'a aïngU' 
ll^rn tnuiiutLAna mAlHmoniaEei clet; AitutraUenK «t dn: Iroqtiols, o'eat 
rcxogaibfi;. c'eat-à-dire Ihorreur profonde de rinocsle. ITne tribu cit 
pnrtagc^e Jiinij en t\v\i\ ■f^rlloii* ou clant»; nul ne peut h« marier dann 
5011 t'iat). Coinruczit iridttirt;^ dir lit l'hypotlj^Hu d'uiie abuoluo promitiouil 
primitive â Uciucllo aurai; l.itrdivmnnni mia fin nnn diRpiiHliInn Jnlome 
à i'âcord doH étrangers? C^^ que Ic^ coutumod aauvagoa iitlerdiaenU 
ce** prrtclBiJmont runion oonjiaugulHe. 

L'Acole de LawiB Morgan coasidère, on le sait, la inonoi;ami« comme 
un AbaiAiemftnt de la couditloiL Juridique de la fernme. Tel e%t bien 
l'aviM de M. bchrœdor {p. V})^ Aussi 3i>mrrea-nouB «urprio de \olr 
quelle* r^form^^ Il propose. Puisqu'il s'a<:yii da ro^tllîer, ail nom da 
droit naturel» doa ln«tltutfond historiques, on pourrait penter que l'au* 
leur va «on^Fir à relever la condition de la violtme, de la femme 




ArtALYSES, — p. Avnttv. !ji atnlagiitn du tueurfr*:^ 191 

mvnétT, gu^tlr illuaioLt It vcdt «ccroUro Jo» icnrunlica du prJulùgv tic 
r^ïpouf. Kacilitoi- te <léHAV«u d« pAlomlt^, fartl^t^jr l'j^moLii' tvoaJi 
roïik les tépur.iUoD» qu« le êentimcni du droit dicte à SL Sclir(cd«f ! 
]| «st illfAcilodi> do conyottiro pritlquenicnt <l'uno façon plun trrAVd- 
II itou»:iijfflrA de rcn: arquer qu'ici renfdnt asi le a&oHjW. l.'obllsAlion 
d'cicvcr tout 1i?i c[ifaiif * ii^k Aprr^rt 1^ m:%rla^ n>f(t pm o-onlt^mpoTAine 
du pouvoir patf^mcl ou du manAK^ mDJiGifftiutf. Kst-il bi^soîn do le 
>rippel«ir i un juriRl^ t»1 quo M^ î^rtinvdtir? IlAnn l'nncienn** firniftlû 
id<i-«urc>pécnri«* en Or^cc* Xl Uomc jum^u'à CouMaitlin. cheA ïve 
OtfrtaMntt au A^hut riu mfiyon A^, k p^rcr m lu pouvcir Ahfinln d'Aban- 
donner TcnFant vl niiïnic de le ioire mctLrc â mari : il cnC juge nouvc* 
nun do aon «dmimmi tlnnii Ia fïinilip. >ii In Hciiun i» pnicr ctt^ ti 
Ailaqoéc pnr M. ychroidc-r, a aervi à lui Ptilevei ce pouvoir, il fout y 
voar non un vwttKf}nne, mais un4< <le« condition» Itfii plu« iiiippriviia«» 
de forOre moral (t du \a vie do Tospece» Cftr elle est la ii^^lJou du 
droit A l'infanilridr, L'aulntir n'r^iil pEis mftnqu^ de le r^cinniiAitr» «I, 
ftu Iteii d'une CTllri|Lic Aubjentivc de Ia ffimille, H 4-\H fait vr«iiDOiit CO 
«pi^annonco le titr« de ton ouvrage : uco recheri^ho si^ciolofpquo. 



n. — Anthropologie orlminelle 

D' Paul Aubty. L^t '^ontai^lon ou wi^inini;, Pavit^, ?éhx Aloan. 
Mllrur, \i<.n. '^ i*dUii^r, 1 loi- i!i-J*, h^O'i pn^cs. 

Ivi qu^itmiL ^luitive par M. Taul Aubiy oit devcEiuc fAmill^re À 1» 
ecicJol{>;;ie c^rlmLiielle. t/jiu1i*u]' upiuirliniL k l'éci)]» d« M, Tfirdf . IiarrA 
la ifcnr^^e dj crime do «uii|f> le UtcTour «oeinl, HiTiHatioii, lui purait 

iniporT«r hiir In fArteur bli>to|;i(|UP nu EniiirtH jhhyrhnlni^iitii^. Krir la 
iclure e6r<fbrnle, voire nuri'Appéul- l/kmAfre d'un prcmiernikouri'-olut 
RFmblrî une t-nt^M mjif]wiiiii" Or lu pprptirïillou d'uno m^Hr d'ftDlr^tcj.in^ 
d<« CHïQdilJûnB en çêncral idoatique?. Le meurtre cat ninei et)mparâ Â 
[aik« msbdie ccinf4i]çieuHe. Ijd inénte iJe l'nuicur t^st de «élrn apptiquéà 
MtDljMr octt<> dontiée, il diviîn^ut^r la oont^iiirîmi de«diBpoailia^ia meur* 
iri«Te*. celle d^» nifidnlitrn du iiinirlre, fiillu Eu r4p«rru]«Hion de^ év^ 
neaicnta pobuques et do» umlitutjonA sur Ia ennU^ion do ibunuoide, 
Ch:trurie lU *n% éudus est nii'lbi^duiu riment dlvi^i^e rt AppuytrA Hi:r di>« 
dociimeiiU prL^ois. LiM prouC<*i crîminclï^ Ici Mémoiros doe prinonnlor», 
mux dru pidi(Mer«, «nlin l?i« ^ludi^H L'unci-trtun di* rbuibrupologle crlial- 
cello «ont l«s «eutEi» itouroos où il pulae* 

L&dlapfifllLlon AU meurtre 4>atcrintAtflnuAe,nfkalft la contagion u'ntt4*l!iC 
Que defl flujcU prddlApoflfiji par rh«rttdlttï et Je milfcou^ La fAiitillr cft k 
prpml^riT i'dui'Airioiî du nirurtrler Colle wi Apparaît un prf^mn^r miil- 
r«ilcuf u bien clo> chauceï don oomptor p]u«leiLr.i autres. L'exemple du 
fttre fuit uuturilé- « LVuraiit vît au milieu du i^rlnie; Il rn pri>l1le, H v<ift 





196 RKVUK TIIJrOKtirKIOilB 

«'ïn fiiiro rf?ntr<ïr hourr>u^, non trnvjul fini: il voit let rn^ûs incomni** 
dorjt nii ijBC autiïur de lui pour dé^nitcr Upulice. lI riiivjid tACOntcr Im 
détaiEi du critne, il voit do quoUf^ clofér^noe on «ntourc ceujc qui avoo 
unr babiltîtt^ cutiaumtune pcrpvlrf iiL lea plus ^puu\flntabl«« mevrtr^B ■ 
[p. 18)- — ^tyyit l«i!L ^eux do rÉnillvidii ain>ik prop^rA, mittLon* U pfflilo 
f«uil|o ^uiïli JforiDO, avc^ t»e» i-oiuun» ilurtt lu cnmc c^nl l'nuLqu^ %ujct. 

ui^iiMln rhoinme ]« plui iiiU^rcKt^int clu momcjtl. avci* sci dcaonpliuiia 
minuticuKCJi ûts rmet ai do« pruoûtlvB <I«s nicurlra^re, l'édijiïntiua «« 
oomplètti, l'impitUlon te renforce- Ce que la fiimiUe a f«Jt de Tim. le 
sijjour dr> b priHOii t« r«rA d'un AtiCre, peut-Aire ar«c d^ji oxdutian* 
pluf jjuiHfraTiLpH. du« moiii>lo» criminels ptut iii>mhruuïi, dc« consciU 
pluït diVlinU. \,kse lr>rmt>T'i^nt les jisBciciKtions do itiikUjiLlourB Jcipt^itca 
bniifif'ïi do jnoLirtrlcri^ i]uc loi gr^indâ pr(H:câ i^dmincli rtiiui apprcminit 
k oonnaitrc. Kniin *ar de* «pnlB ninsi préparcn pnr lliïrvdiltf. I*dijc»- 
lion.ls milieu cl UliUurulurcpuputALrc.kBpt^L-tat: le draei^i^utionscapî- 
lalaBagiriienoDrenvoc!Ufkepur4iEun^^er^dou[aL)1c*. «UhetpltJHd'uaadoL^a- 
coiil, \-A curioailc mauvnJqL* qui t'j p<jrU ft <riffTr HDfV, IcL'Cinde 1c jECTi&e 
taUtnt d un» pervdfjiiott payohiqun pnii a pou tmnbfarmrt on idioiyncrM»^ 
ciimliKiUtT pftr \n lOpctition *lt Toicmplc et t'ipnprcf'tion siu^fgt^ivo >iir 
Ln lon-fiia de miouK on mieux prvparo.Chos d'autres dâjà plutavaneê* 
dam la pmliHpoiïUiuii, ïi hnbux dpcutucle dctciinino dVmblào ua« 
€vplo«ion r«duiitabli^, T«]lc rmlui'« Abrupiu ou profondément t-icl4# 
n'aperuotl daiiM la sukvuulé du «uppli;:L* qu^tiii appmoil puukpeua Irit 
propro IX llallnr In vanil<^ d'on li4>mmo- KL pour mi^ritor not-mèocM na 
ftUMi bcEiu nort, on rvpctc TauIc qui it v«tu «a rAcorapcn*c nu coo* 
damne • (pp. 70-7t)- 

L'imilatioti a développé la pc^i^éu du meurtre ;*son iiiflucncv ta se 
poursuivre, elle euggi^reri 1^4 détails de 1 eKéoutton. L'auteur «ludie U 
contagion dee procédé* homicides, l'uflagfl du vîlrioï. du revolver, le 
d^peçA^ et l'inclniration d^a victime*. Partnul il montre cea mod&lttés 
an mparlrc ffirïmtïil dvs séries nV^uUùrL-s; pjirlout r^m.^ge Inbnée par 
un pt'emier ^rimc dnns un cerveau prcMiaposn dûviODt l'ctcitAlioa d'une 
lendaiite ^^i le n'pvtcr diu]** des clrtcuislBuces identiques. 

A ceHiimt mom«nt« et d^na de uertAjjtK milieux^ oetlu tend.inw oet 
tout i coup renforcée. LacnnU^ioa devient ôpidil-mie. Oette aif^'r^vation 
efltlaconié<:|uonc<t4oit d«« grandes perturbations piïliïlquoe,«omme les 
gucrrcit civile» ou iiitcruMloiiJiI««, suit dea iraditiifi^e |)ru|j|-c-anccrUine« 
rare*. L'aulcur prouve l'action do li première cause ptir une étude de 
la eomluitc dos fouka criminel ios, ^oit dxn:^ Ica évif ncmcnU historique*, 
comme la Terreur et lu Cummune. soit dune ces ^rèvec hidouiri dont 
celle de DccA^ze^lUe eu \SBij offrit lu parf^vit B[Hkjmori, Il montre Je ràle 
du rar[our i)thniqu« ànns la onminahié de lu CurHe, de l'ILalleet dea 
dépsii trmentd Ti M n^'ikis frAqutiitéH p jr les llulieuïi, Ion lïouL-ho-du-Rb^ne 
notamment, departematit qui, nu point de vue du meurtre, a paeeé 
du vingt-ecpttcme rang au deuiiêue- 



AITAI.T9E8. — P. JUIBAT. la t^ûntê^WTXavi mnurim. 

\èoi! de L'auteur, mnl^TÉ letali^nt ot laoonficionoA qui! n uppotUu 
â la défendre, n« Ulvi^ pan (k- MOuti*vvr fiurlquei il^fJlauUi^i. 
AccordoiiH'lui Biktia points que l'imilalïon» la <xtuUi^ioii li'unc imai^c 

tiu'ollc rende compte dcn di«po»itlon« mcurb-L^rCH i^lluft-jiK^riiCB^ tjij'it^i 
prvtnirr sicunr^ ntmmlA pnr A nnll 1m (^aijhp «LiffluL^nin frunt» n^rit* {lu 
meurtre* commU p-ir B, C, D, en aoric qu'en rcndnnt ImpoAAlblo Ia pro- 
pmgBllor <Ie l'image du crime A- on rendrait ImptXJible* Im erimcn de 

Il e<it uiw premJ^e ilifllcultT^ que I nul«ur n nper<;ue vi iVarLi^t^, C'eut 
c^k dc«moj'ai»>e£.deccenipportg tonHUnta qu«luatati«LiqUD0Aprim4 
ATeo Uint d«t clarté. OtCe dL«tri1>^tion rtii r-rlmp pnr A>^, pnr nme, par 
«iktAOn, <t ce rapport ni pca vurinblc du eontinifont onralncl ûu ehiff^Q 
dit la popiElatloTi. «onUee lli dna f«UB vompnlJhLcii aven l'hypnthhaa 
d'uncconUKloacnvalkiMonteîM. Aubry ropoiMl quolc* m&Udica contm* 
gienvonVicluenlpu une diilrihutlon rt-giilif^re de î\ rnurtnlll^ï- l/ana* 
b|;i« est plitusiblo» il est regrettable que l'ikuLeur ir^it pis cru devoir 
bi développer d«viinta^e. En f^lTet. ritfn n'«niptehe d'jidniectro que oer* 
laio ô^ djuiH UEï «OKo et à cctt^lnca B9k»ou soit plus o«ce«iiibIe b U 
«oniâginn du mpiirtr^», 

Tau(«foiji celte objection prend tout h coup une «ârieuie iniporlanc« 
lion la rjipprnt'hn [l'uno miirp quo Lwl surplr rnïin^(lifttoin*'ni U nation 
dtA loin d j oarACtèrc, Si U iitaUntique no parait pis v^niblcmciit aitoiter 
l'exli1^nc« de lu coula gittridu me u rire» la cvut^ho n'en «eralt-ellv pat que 
riDf1u«nce de l'imiUilic^n f>4t bornôo auh uiudaliU^e dea cnj)i«« do aouiç, 
MiCidenuqu» Iji «taiiHhqLip n^flflifl:^/ 

OikractTre, c'c«t lnhlbitioii, rf^viMeLiicc pluH ou moins ûncrtique de 
riDtorno b l'externe, dm tendnnoc4 j^rciFonde* nux imAgei lmpuUiv««- 
DxtM U conduite du commun don hommcsii un acte n^cuplique par Timl- 
tatien d'autum ptuH Umli^mctit qu il ejil plut InelgiiUIaul. que par »» 
raotncA H tient moine au fond du onrACt^re. Plua l'eKeinple d'autruS est 
cppofê aux mobiten uonnAUï. vnolnii rimUatlon rend eoinpif^ rie l';Lcte 
qui )e reproduit, ha contuifion d'une iiAafe auj^'gérera t'vn;pIoi d'un 
ÉDfeiruonenti d'un proo<f<1fi honilelriOt mAU elle no pnrikLlrn crt^or une 
dispueîLiciL u^turlricro que lA où celle-ci prérii:(tAiU lioa ]>[>mn>G« no 
AiASUnileni pjiK parce qu'LU l'imitont, mai* ^'Imitent pnrcc> qu'iU ee 
reftMmbknt. Kntrc fai^mmc^n trÈ« diff^trcnli, race», pcuplov. roUgion*, 
pmrtji, la diBvembtance puu>ii4>rmtt plutôt k une toi'Ee d'antltheso dana 
Uconduit«H — Il nVatdonop» étonnant que !& etotistique morale ne 
hcnn^ pAn compte dt 1^ contagion du meurtre. 

Dira-l-on que bcruucoup do cAmoliifïB aotti inotublCN impuIttiTH et que 
Uoontâ^iOin tmjuttve en Uit pa proie? ïli^reuri tout prouve que le cri* 
minel-ué et k criraïnel prorce«j(>nnt1 ont Ocn uaractoio» dârinre. D'ait- 
leare, ek le meurtre ùtait ordinairement Vetict d'une impulnien eontft- 
^oua* et «i lu oanotàrc Atteint appArtenatt au type InnUble, il efïuit 
»«sal tftciloment f^uèn que contamit:ié; cjïr on acoordere que la aocliti 




300 



ftEvuR PHiLOiutpniûrs 



colui iJli moLjrtro, 

M. Aiil>ry noiM r^pondrnU qtiù Irotft FaIIn lui <lonncnt rAtftOCi, 1 
terfle dEin fiunLlIoii L^rimmclEois. coUc <I«b oâ^aotntionc 49 mourlrii 
tAcnil^f'ji tliitm ie iiioiiJt^ iIuH prlooiif. t-iiliti ueltt- ilee Tctulcs humîcMes. 
Ct> aotit oos fuilti (|tr]l a 4>lu<lid« av«o 1^ plu» <I« toiii. Nous cro^'oot 
qu'ilb sr ru U)u^- tient plut^L contre lut, 

L'BulOiiP TiKtfitrc que cût-UinoB rnmillcîa formant des AâsoDiAUona «pon 
tnnccA de Jiitrurlrlcr» vl Je vnlcur^: i! montre que Les pHsou» sont ea 
qudqucï Barte dee députe où vienneiit se recrut«r les nEsaciatiotia d« 
iPnlkilPurH et il ixïiitliil lie rasauciation à lu ootiUgion, Cette induc- 
tion nouA ttombl» prâciipUéû ol tiiei^ tâm^raire- Une oa^ocialïo» dMtlné 
À efitrar m luttû ivcu t'urdre sucial uxl^u de see iiiointfrtia une rrsolu- 
tiùix, un«<^ner^t« du CAFAclère etunefluite ékne le«idôea>inccimpftlibla« 
AVcc lji contA^Joii d'une \d^.a Impulsive. 

L^hypuLheEC ûs JaiMinta^ion n'est pQint nik^ese&iropour rendre cotnp 10 
de U foniiatjuii d'une )<foLcl< ddmestiqLic odmirdlc. La pd)'cUolc>§;l9 kt 
pluH norninle suMît. Un pr«f[itcr membre u è\v m>iid»infi(^ ; ita f&millt 
voit ve» roljitiuiin devenir pZuf JillîcrJee avfo la auck^Lfr; f.'Ik' »«u 
uutour d'olle une m&LvQiltEince e{ une dùnanco qui l'imtont. ^i not 
mnoibren mml groastcra» IgiiorjLdt», vloïeux* lU d<^vJGnncnt dn moiiL» 
icolm copabUi <le eomprcndra ks elTote bienfaisant* d'une société qui 
leur l«iriuii;De surtout de la duretc . iiii 9unl bieuLÔL avec elle nur le pied 
do gui>rre, comme I>h1 mis tribu de BoliémieuH. Ilaiu eoi cocditioo*^ 
Loul rlii^tJ'LMUl li^ifai qui aurvitJiiL ust iiik'rprilù comme uire preuve do 
rboflttitto qui ios ontour^ ot leur p.iraJt Appeler d«ii ropp^tiilUt. îjl (U« 
enfanti naïaiicnt djina cette Atnioftpb^Ti;, iU i/ojjt aui^ujl bn*oin de «ubîr 
la oontAgion d'une jma^e pour ombruier ce que M- Tartlo i; appoJê 1a 
prcifcMion criminelle. La Imhic, \o* aontimcuU vindioaLlfi. l'êloït^no* 
menl di^ touie aociâte Konnôte, riiKapicilé d'eKerc^r un métier régulier 
aut1ia(<iiL 

Lji part ûe la priaon â la formation dea ^sutooLationn d* malf«tt«Qr« t 
été dk^criie une toia puur tuuUus pur lïciillium aveo une précIvJou que 
le« onquâtee de la cnmmolcfzio n'ont pus dèpaAiiéa, J Égnoro «i M. Aubry 
a h\{ uaa^'v doB pj'^^cs mliulrjLblcM dii T'raiM de^ |>i;inDs ef dft^ rAcom- 
ptnses «ur ooite queilion. Il ■« ronooiitre urec le i-nmd crmiiualiito 
tftxt un pciini ; les priamtnicrA mettent en oummun Irur «xpijnetice pro- 
fesHionnelle. Maie oe que lïoiLtbam montre HUrCout» eoet le double p 
noméne tioci<Ll dont la prinon est le thùàue : alT^iLilia^euieiil du lou» 
motifs tul^laireet «ontimentA mociaujc» Aentlmonlft d'honneur. d« p 
deur, c[o-,<'XAll,itinn muiui*]ltiileiiiJiiHJf*"udutlcura- Appelons eclai^n 
tA^ion. 8k nnxw voulons Irn ils porter dans la science sociale un vocabla' 
biotogiqut^ mi^vlLiblcmmit vaijue et impropre. Je n'y vuia qu'un phéno 
mène de Kolkctorllc morale bien dclûnoije n'y voie nen qui r#«peiïible ft 
b pftipaur^itjtjn d'uTie ImaifiT Impulsive, (ïur une prison v^i autra oho 
qu'un asLlo d'aliéné»» 



la 

ml 




A1fALT8E8' — K ;tUlih\. IM crmîagion du meurtre. 

Lu. fotjlo onmmclle, «n revincho, n'o«l-ollB pitB cnïéA, Aa4«mbl4« p^r 
untî imaffQ jmpulaive qui lu nieut caminc tcraïl anti ÎotcoT Noum notxn 
avouons p«u ^oEiviLiHi^ijEï pihr I«s fuiU que oitc Tuatocir. (jur pondant Lu 
U^\oluliu[i Ji^B mfAiiC» Aifiil portu dïr?f ivlos diï dIj^U au b»ui de piijuc» 
(p. ïî'l}>o« fAit ritmiULlona-t-il qu«lqiLe ftrtj»Jot<LU avoi^ W mactancrua d« 
M|ilvu)br<- que routeur en rapprodic? t^'il y oui uu vniiio pi-upuré, c'iïbL 
ti*ii coIui'Là- iJi foui» ^tJiiC à TAbbayo, A la I<'onso» «te-, maU la prtni«^« 
dirigeante l'tntt À lllûtet dv Vilk. CulU^ i^oh^ièii [l't^Ukt pitjt iirjr linpol- 
•WD, eHaim ui\6 tli^ono; jwiriaiïii *]Io n* fal plun meurtrière quo quniid 
elle prit ïli\-huit moi* pluu Uni (iiio furmç HyalcKïaliqup. Ié(,'ale. pm- 
oAduri^r*. rlAtiH I«4 L4>ia d^ pralHnl. Lj4 bniidiï U«b U|.'ur<-'CLirs <]« »ep- 
teijibrv ô£. oomntc celle don funilleur» d« lu Etut^autLo i^n mai fdTL 
comme jadii oolEe doi bourreaux do lu Snmt'LJarthÀLemy ivA^t dû être 
pcndar;! dcA mois drrs^û, éduquén, Uolée do touï Icf» AetiUmentii 
buiiinini p^r dtJi pri'divutJotii bjou oalcurûeit qui BuraKCiUiient eliez 
l«iira audjteiirft le »(i[Himc:iI d'uiic fausat: jualioo otcvtui de lu cotiser* 
vairon pfirflnnnnJl?. 

Bend-on bicit C4>mpte d« U formatluii d'une foule otîmmello ûu 
unaguiant un couriuil homiLvdo qut la parcourrait, une image su^cit^a 
par un exemple «t qui paierait de cerveau en cerveau» transformant 
tcut i C4)up ]«« c^FACt^re^r L&a Itxiiv tt^rooigikent akEse:E eUir«inf>i]t du 
contrAirr. Uuii» \(f9 jouriiL'170 r«:vr>lulK)iLiKuro^. les crmtoa ditfr coniieio» 
■ont rommlti par doit luniratleLirs viil^nkros. Ces u«soci;ktLOiïs do voloara 
et 4e incurLrlcrïi que Tordre normal maintient dam l'ombi'c en âmcr* 
gent tout a coup. Rien d'vtotuiant ; griice  la lutt« ciigagck* (^onlre le 
pouvoir» la police et IWméc, par une partie de la pupulatioD. les nifll- 
fakteurt «« ■enlml ruk^iur^v, ear en cf^ journées les ^loilnies oiv]jnïiir'4>tt 
<ie leuin inilreprivoi imvttillent pour eux. 

M- Aubry n daixc rvunt unA ooll^ctiûn do \»ils le^ pJu« mt^Ms^ïnis : 
moi» nouit pcnxonn qu'il le^ l Interpréti^a d'une façon beaucoup trop 
aynt^tnitique, <■! par oonadquent étroite. Il a ôto domine par urit- ana- 
logie initiale enveloppée dans le terni« tncdicrjil dont il ae acrvoa. Mtiia 
la ttûoiologi^ A pour loi d« ^'aiTranchlr dB ta biologie dont In tutelle 
p&r»ljrBerait «on d^vf^loppemcnt. 8ari« douti-. vhf^t. L'aulour. coniai:ion 
atgniE)o ImitAtlon. Maia l'imltAikon nuInniatlifUf dnnt iVohoUho ont ]p 
type parfAH ctl un fail patlioJ^^tfiquc quj d^ns la pratique caL cerrigi^ 
par pluvicum facteurs, par le carat-ttre. le sentimenl et le uabcil. Il y a 
notamment mie îmitatLon raieonjic-e. une imitation nnaloiçique ou par 
prrc^edenta qui différo enliûrvin^nt dt* luiiitation impulsive ^ il y a uubii 
Ticnitation d'un modile, d'un idé*l concret qu'on se forge en en pre- 
nant le^ IrailA <MiiR la conrtulle d'une porsonne réelle Le rieurtnor 
peut Hrc iii^itulcur ditne l'un ou l'autre do cce deux eeiia. Tous dsux 
Sielii'^nl la (rntiiaj^ion, car cca ilvux formas do l'imiEatirin cxpliqur^nt une 
élatioratioLi meatalc £>û le mol tout rntler eat actif. La «oUdiLiJtè morale 
Mitre djine la ecmpo^ition du earactêre criminel, mais mdirootemont. Le 
régime pénitentiaire f^it dca meurtrlera quand, en ra»oml>Unt dee 



205 



hsvue thiLOSi^pniOL'K 



dMlnr]urLT][fT, i\ çràts une attn'siphtrrc morhk lnctic«, moftoU» k tOQS toi 
«cnl^mciilrt ïooiauic, <i touti k'i imiUfA moraux, hca pAHEoulIcni rvput^ 
honnôtOK aont d^** ppf>png:i(«iiric du orime quand, par Ciprit frocicUar 
ot anarahiqjL*, pir «bui d«5 dioil^ de lu criiique, il^ nfTaibJiucnt I'auCo- 
ritiï des a&nciîonii r^pfOfl«K-oH <»t plu4 «ncoro. qunnd pour r«alïaor leur 
îdûat Aulijoolif, lU niellertt 1» puknsancir publique eu è^'hi-c-. 



D&uiol SAUiia. l/OfililVB PiUi l'anaiechis. rarl». 1ftO;l. Imprimerie de 
In iî(^(,-oU(^, l-Jt^. ru<* MoufTetard. 

M- 8aunLi » vLutu iKJufn uipuser U cnomlc aiiurcliierts oi tenter dcf 
jUGlini^r In BOfîto d<iiil Él & f.iLt pnr|ti> du rtiprrjrha d» ^xtulf^tr tiéïtuit^ 
iotm^ xocli^l^. Avcr iiiia hnbUoIr dljilorl.lqtic tnc^oiitcstnblc. il raUai?]i« 
h dojilhêonoii phiiotopbiquov réputô«E orthodoKOA la doctrine propre uis 
anarobiatrs, c'rsl'ù'dirc le driïit uu vi>l, ou \v droit, puur qui manqnr 
du rkécvflfiAirtj. â arraf<her ou propriétûiro le «uperHu, ^ « L'Aa&rohie 
«dnirl la sOL^iiïlr hi ull« ?bL l'utjoniidle, jiifti^ vile refubij l«> Aucéiree 
ifuMconquos, Inuloriti; den plua nnclcnn^m IrfldttlOn^' Ko prAMfil 8««1 
<iuiiiiii6Rde)cpr^Ar?nt;lc Mai ht^iil tliri^r le Mol. dilarftii^cn —la niknur 
qui o»t la votre — répond n^^-aii 1011117111 à lu quoition bnxieitsr do tah 
coiiAoience, rien no m'oblit'e plus h Ia noDi<^U<;je puiï me H^aret, 
renier Icti Kivolof di.* vio cc>niTnijiie et recommencor i\at\s 1 i>olein«iit 
m» \éT\iîth\o fxiftk<iiurf r;iiiuuiiet]e « [p. ÎO), ^ « Nqub vouIuilh l'nvctiir 
r^«|]oritAnt Ut^m do pa«>i(^, itnua voulons U «ooiétif< >imp]pm«rit nctueJl«, 
la bot'lr^tif^ oCi Dotrn huinAiiili> erti^ri.* h^ iJuîaffi; mouvoir k Yniat^ lan» 
bouPWr trop dfr cndavroA tïnconibranU, l,n pay«hologko pluA ou miptai 
iutnriK*, l'ubjicrviiUou bULoni]ii(î, l^t AULlhtlque s'iïnnbevilmii ûa uïm- 
eonffiîe: futovUme qui n'eat pas irrémMiablc p^«o do tout son poidi 
sur les diverses tnJUÛfoïtalîohB }iumaiiio& dont elles boul («i^ciu l/« 
IrïOtitfU o8t donc ri^iceBsuir^, l'ftbstriït^tiûu di?q c-ortirtgvnctDti tn>p 
itsuirva puuv cculilbuei' k l'cttirriL^tle iiioruli^. à Ia d4)ilnUiv<T e^cl^lè ■ 
(p. IJÏ. ^f L« promit!' doviiir d& In momie annrchlt|uo «at AvLdi^mrueu^ 
l'fljSJi'ïc/iiffrfTt nf^U'ihi.r, le respect de;b nrtiviir^fi huntaliirn dont In dl 
tien peut oroiner h mienne i- ip. 'M), - Un contrat oti d l'eHgin* 
la «utH^tt^, al roi>de aoul lu droit à rcxistoncc, droit tout rcUlifd' 
leurri. .}» n'ai pu oontrjietnr Avto û's^uUvt quo inve twmbtabl^a, le ro«t* 
dr> la u.Uuro oonîn^vvc doDC tv droit dt< iu\iiirJunl,ir;j« <n^ puis r^i'lanuir 
ooctre U luilo qui mccrnsfî, l'int^lli^^nco n: H JLb«rt^ n« pourraient 
réïitfîr k mu foron, MaU l'bommj^< n^cm iiliriiLlquir, tloit mi? n-'^pocler, 
parce qu'il doit immédiMcment (wmprt^ridrn Hatitilitr^ d'une mutueUe» 
opposition t (p, V]. l^rt termes du pm contrat < n'oiii rien d'irbltr 
et «ont deiinitivemoDl dùduiu de* plu* clairoi £vidence« : agir 
HUti MoK agir enicacemoni. donc, respL-ttur le Moi i.Mrbii^er qtil 
torsit eortuhiciDont au point d^nutilieer TelTort d4i!ipan»)0u ■ l'p 
Junqu*loi, ]o ne vole pan ce qu'un criliciMc oonséquoiiï puurr.-tl& 



"M" I 





itueUe» 
Itrab^l 



ANALYSES- — D. sAtTîu>, Vordrf' par VonarchU. 



m 



luror «III G<Tt ir^rmi^loA. i^omhinn do loin dis\n a'«ii a^'onn'noLiii pt^n 
^'r«s|irH86*oa pr<*ftquu Utn^palc Jit*<[iio lUn* lu* modcArrA maiiuolf 

t.A dopr.nnit proprement wiarrhique, rirrpupmrl dp Ir* proprîrtti! vu 
naalni«n4nt ■'AlUrmor^ muta la bacc! t^ii est oiu^oro Dinj^^olJârctncnt 
^UïflqiiLT, CV^t uriti t^umbiitiLiBuii île la (i^yrliolui^ii- Ut? Blruii ut dti 
r^alromc plntonicii^Ti ou kniitir^n- ' Lo nïoE v«t Mtn* For«e, otlijf^^L* uiue 
WtiB iU* la Foive. Or 1^ forro (^i>noltit Imjui^tliAteJJirnt fi TartlOTi: Atre, 
o'ci^l auïr u fp.3:^j. MnU rr doux clÉmantH composant l'hommû normal; 
au-ilcjij(nu« de Tindlvtdu «^t Vttommc et le rném« hammr. tK^uticnt 
Iftuti ks individua • fp, <tt). f* l/identil* humaino •"cet vari^o au won- 
lAcl di? la N^Luro liivL'ri^^f: lu Niilii:ru a piuvo(]ut- Ui^a n^aL-tioiis i|ui 
n'onl pu drpîiBBVr I* foiidamoniril poHhilile do l'homme **M7n'•^ mai» 
qui l^ iriodjilivrrentr di^i'vemmvyti * i|i. ~^4|, (ir rnnjujiïiHlloii ii^£Atlvc, 
Id i?9nlrAl^ no doit nolon la moralo tinarchlsta ^arauttr que ce minimum 
humAÎn. • CcrLahiement lu Tierce — le travail »Qun une forrnf? queï- 
conquo — est n Tontine de In l'ropnétâ; lu ai vts que j'aurais pu avoir, 
ti j'AïAJfl |jr^L-i*(éiiii?Eil faU l'elTorL qui ttï 1'» valu. Mail la Hltuatiun n'tt 
^&« elijirj^t^; Tïoti n'oift iiitd<rverm dans riiit^rvjilio, jo pui^dono «nor^ 
nvoîri:*^ qui* lu ïe, . Tu ;ih ^in'iLrlit.^ à la iialun; relR'Ilc Icfs valeurs dutiL 
tu jcutii; mon droU vaudra \c tien, eJ Â mon lour jo lo \cn arranl^o 
EDiilgri^ tn rr^aLï-lancR, La fo^^e pnïvUolrc iL<r pouE fonder Iv droit i-ict'- 
aal ; !• fait eeuL en résulte, qut rovtc & la motel de la Korco- La montlo 
anjurbUCa — l-a Itinvon — in'ordïjuniî. Il frt vrnl. un ta rnHprrtrr, 
>kl9 m'interdit In kiilcn. mnio neulompnt a\cc mon temlilable, jvvco 
riiouiine en l«i. IVk-meiil iiLk'essairiî à Ion Immuujl^ vummv h U 
mienne- Je puia to dmputcr lo >iurplii4. L.'n oonti-nt quo U ICaiMon 
iCCtple, «auve^arde ton minimum. Il ^^Aranlil la via on )fni'Jiiili»Aaikt 
b mienne,., avec ta vio, tout €0 qu'oiicïQnl tes App6litii normaux; 
au delà, rien ne m'arrête ptusi u (p. Vt\. 

Ti'tti-oo pBtf là uni» «impld eiagération doa aiionioe it priori que la 
^#O<k^logi0 irapéritiiriiilalu b'vhI tu bJ ïuuvent i)ppu>iL-i' depuis un dtrmî- 
Ièc3«r l«ft moralo orHi<^i>iLAn on*k«jk'n^ lo mépria du pi^o^r^» iiistorlqu^; 
elle a fait de» rlljcipiDi ti-op conH»^quont« qui ne refuttpnt k ri^spoot«r 
BOttI oo que ce progron a ajoutt^ Â l'arch^typo humain. 

ConaJna eritiqueti «'évertuent â t^ïn^reher litcn loin, on Huasie par 
•^emple^ roriçriTi*> de la théorie anai-ohiquo, f 'est fermer lea you\ a 
l'évidence. Ccito tti^orlu uhl une Hur\'h'jirii^r< dr ilnt^liinrii mt^tnphy- 
itquofi sjinpllilei, ftu milieu d^uoo Eooiïdu oumpliqu^o, quo TcAprit 
de In »c.ienoo poittSTe pi»ut noul UtWn nmijin-ndio tl aorepter. I.V-tpnt 
lawiquo produil «^ontantSmont l'Anareh^Aln à la \\n du XîV ttijfOlo, 
comme il pruduiNïLiL le jacobin à la Un du xvii". T^? ri>m&d^?)e n'en 
V6t< pttc d'autre que U dirlusion de In psyohologl^ fxpi^rimentftle ot 
de 1a aucrolok'ir puaili\-e. SeulïTs. ces selencea pourront noua giiôrif 
^d« la chimèrs d'un* i aoeiêU rationnelle • sans racines hiatonquea. 

Y- 



SOI 



ne vue HiiLOHoi<jji(ri;e 



Uauricd Zabl«l, Li: ciiiiiK «ur.iAL. 1 vol, lii-IQ, ?66 pa£«a; 

U ^tt niAlikU^ frHKtraSrequQlqiii^Ft irk^i^t; pr^otNes tlii jiaiiiptiirt viûltriiU 
ooofui et <t«olomuWiro du M. '/Mhlcx. Voioi colluiï que nous croycturt y 
tp^r^^voir «^ t,A cMntp nool»] n'eflt aiilri* rhnnfi quo la )ii4tlrf» fnnitAf» 
sur 1a toi (p. K<3). La loi Ofit un oHinc <I^h qu'elle G«t iuauvaW, mau- 
VAiHf» il^fi qii'nll'» Ttç pfirmiTt ^aa à U nnnli^ti^ <1n rnndulrn rhcmicir à ■& 
011 (p- lï'vi^ < La morale juridique cnl U nE^t^ation do Ift morale * (p, i^Oj., 
car n ce n'r^vt pA« npulcmpiit pmir noua un droit do rofuter rnliAla* 
unoo »ux loJB injuatun. c'est un devoir - \p. i'JU). Lev lois cUilea COD- 
flaqueni d'»bfird 1a lili^rt^» \e frmi liu trfLvail rrriHUiie. > Que «Jgnlll«iM 
IpflA pre«eriptîori4 rcl/itlve» à V6io,t dvjl dee persoime»^ La mal&nilsc 
de TK(flt «nr llnfllvJdxi d^s «on ontp^e il»nfc la v[f ■ fp. 1ÏÏ7». Criip 
UMui'pallon iK pou^Auit pnr la i;i~in«i^eratii>q IV^(fn1e du murint^c. Le» 
ApouK sulQti U lot f ne tant pns plus moraiiV que di^u^L amiimt: iïv le 
•onl peul-ctrc moms : lintûrôt seul a pu loa unir, et lea amanla. eVet 
Tamour qui les a jfitéa nui bnu l'un de l'autre, Aua^i bleu eoinpre- 
nons-nous le» parlîâaiii» de l'aïuojr libre d ip, tl'H)> — ^ La loi a ticio 
^fralemf nt In proprlf^i^. mAniP enlk' d'orl^Tini^ li''gUiniFi 4^1 d^ ïion alnl b, 
— « H n'y a pa» da droite aatta dovoira. Je <hcrcho le» devutra dti 
proprÉt^tniro 9l ;« ne («h trouve pas. Cctprndnnt 11 a Iouk les droits, le 
droit de nous Faire payer aon Immeuble. 1c droit de vivre de notre 
aubslAnce, de nous nipiurnr Tmp, la lumière, de nous vext-r, de notin 
impoaer ces capnocB, de savoir Ica leitras que uou? recevons, los 
journatii qu'on nouH envoie, d'ouvrir oie de fermer notre port» k qui 
lui oonvieiki. de nousejtpuhûr. de nous vokir, le to^ii soua U proiôc- 
nOTi Cl« la loi V (p, \i^\ij_ — a |,eii Ici^ (x^nAleti eont pirï'e ([ut* leE lola 
civîle*^^. Loin de protéifei' la v^ciétiiv. ctlea la d^lruiïtent: elle» d«* 
vfisnnrni l'i^eole du vice, la aouree du orime. Ce «ont elloa qui font 
pulluler le» inaEfaUeurs et Ica noél^rata » (p. W). — f Mobncra miac^n 
do dire qu'il n'y a pas de eoupnblo pour la toeivté. h La aoejeir> ii> 
que le droit de se protéger et lauleur en conclut que i lea IoIb d'ciira- 
dilion lont uui» airoeili^ ■ *p. I5rï), 

Ju»qu'lcJ HOU* croyons drilendre la profes*iion de fr>i û'xiii pur aaaf* 
eblnto ; cl^irumpnna.iKiua- M- /^blut eit nnsrehjsie comme Paucu) étAlt 
aooptiquo [qu'd noua pardonne Tiroriic involontaire do oe rapproobe- 
inenth Cl fait de livnanOde une pri^paralion h Tautorlti^ temporelle d^ 
l'ËK^i^C' IJ cite Avec cloifca l'ierre KropotkÊne et sa Cuftqu^tf du p^iri 
(p ^Ml pour iiEiuh ampner par la main entri^ len hi-si4 i\n AAini Thoman : 
■ Le droit e'oHt la r^li^ion, oiir ou il ac confond avec otie, ou il n'eaC 
que la oonvenrailon de la vr>lnnt(t humaine ot par coiiAi^'luent do Tm- 
iu»lk« «1 telle enl la volonii* du plu» fort » |p. î^^]. 

Saint Thomas nous ent^igne, purait*!!, trotK cea où le* loia «ont 
iikjuato» — quand cllea sont coutraircB au bien publia — quand elloe 
d<3paiient le pouvoir des lAglalateuri — quand clleti violent la jusLiot 
dUtrJbutive. — ■ Notre raiaon aeulc peut nous dire ta cUea pont 



AilALTSES. — M. 2ABLET, t* flWmtf «lîifl^ 
i3«VLOC«i>4p.l!^Oj,llopli 



Î05 



» 



«tltmehé«i><lf*l~uaDiil'autr«dcccE( vLoc« ixp. ll^OJ, llopius.tt&irt Thomas 
■ prru'LArnr !n droit n l'iiisurreL-iitrii L'uulrcr le pouvoir i^iti a'^i^it pua 
«n vue da bien commun, «t t^'oet A lui qu'on peul fiiro rouontor 
fïntln mnximc : i'iftnurrticîion ^st le jj/u* saifil *itf* ifpuiiirft • (p, 2Î0), 
Ed matière d« proprîol^, «i «Aiiit Thornoi « nooordo h r^lr« rojHonnftble 
un rluniAtnp naluri»! nur tmjlof- I"** i-i-rjiuirflft o. \] fttlmet un droit aïI- 
gibto <lu pnuTre au nuporriu du ricihc*. Icj M. i^abli^i Vappiitn «ur do» 
t^itfîi foniît*lfi in hi .Sf>mii^c' tfu^iiîoifiqju'. ■ rtHiVAtit ! opclrp formel 
«tAÏ>li poT U divino Providcuot.*, los oIiobûo inf«rictjr(>s ci corporollM 
«ont dcïtini^ci k subi-eiiir aui iiâtîraHîl^a da riioiiitni': ri il» U sorw 
Ift diviMon dcB biens *i lour appropriation d'Aprï^s \c drort humaic ne 
peuvent tttin oLihuvIo à e^ iiil« Ttiomme ^'^n nervc* p'nir falrt^ fai^o 
ftux br^noinA do riiofnmc. AuahI Io aup^rtlu dci un» rtivlcnl do droit 
aaitiri-1 ntj bcuoln ilnn pAUvrnm v fp. 1S?j. t-n P. Lltit^rACorn dariiL Hnn 
Elhlca lire do la dootrmo tbomintc d«a connéqucnircd plun provon, IL 
cotK^lut h la arî(fati(Hi Je la prupruHi* fuiiir^ère et minf&n- aux tii^^swi- 
tonx UDO porto do droit do imîflîv qui nous parnSt p«u dinLiurnnbli? du 
plIl^KA pur ec nlmplif, 

Batr^prondron^-noufl do rAfiilnr ooiontitiqu^ïmont do tollo« lliMhoc*^ 
K»ppi?11mN]m<i]ouii. par rxcmplfî, <[ui? ncitrn Cndc t^Kil n'fut pan l'im* 
provifAUon d'un tcgisUtour, m^jo Io fruit du dévoloppomcnl hialoriquo 
do U nodule fmtK*'!*'^* ^iiliiL Tlicjiiuip ouf à coup tùr o-xi-UBUblt* de 
s'ètro ^gar^ on IraiUnt cJo lu dcuonco «olùuIo ot doonomîqatï, Maitf, 
ijQoIle ^traii^ id^e d^Allor l^ftppriiindr» k buii ^coIv! Uuuleur Bunrt 
douta gourlra do noirii objontton, 11 noun fait connafiro von mépris 
pour r^conoiiiir poiLtIque. Ia critkqun hldlorlque» U plillo1oj(E« ^t 
• ^ïulrcfl moifl vldafl do paivt * |p, fSIf. Co »ont, parait-L, do Nlmplni 
in»iqurîA du proICHiniitlMno, 

A défaut do critiqua «t d« «oionco un pourrait demander à l'autour 

dn biou UrL- le? luiti qu^tl ur^iisurc ai amèremoal. H verriU pur exemple 

que U loi cunnaord ](t»i dovoSra du proprît^tarro son» la forme do» 

«iM-\iiud«'>( et de« taxoH; It vorrait quo le ilroit m(x]erii« de [iropri^t^ 

étn»t lii*^Aparat>lo du droit de contrnctor, loe devoirs du prvpri<.Hair0 

nofftt pn^crlMf^mnru ri^f^ ciblitratlntin du dt^^bllxnir qui pnrn1»pnt »! Tort 

rîncli>rnor. l'OMtètro verrait il auaoi quo, lea loin !i«oaEoA «t tnilitairos 

AXCttpt^ns, Io» lultt no comniUELdorit jamiia, mnlH ne lïomant. nu à 

Téjçïer Joe liliçOB» ou à proliibur floun le nom de d<^lil» ol do orimoa la» 

«teinirM ALI ÛTiiii di^M perHoiiiXTii. Mjii*< M ^^aljlei ««^mble incapable de 

<l&8tlniruor Tosprit d'uno Inâttlutloti do t'ahu* aocidoncol qu'on on peut 

fnire, irLcaj^^tjlr? iitontr de mettre on balance ta mal que fait uuw lui et 

lo mal qu'oUo ompAcbc- 

X- 



tn, — Psyutiologle. 
~W. Bcxipiure- SrumKS rnou ntn val« rsrcitOLOOiCA:. LAttoitATonv- 




^ 



ft^nc niiLosoîiiiQUE 



soMii cîo tit». M- :<rripiur« ^xibll* 1^4 trav&ux 4* son JAbor^tôire 
durant la l"* idcl» titf^M^'JJl- 

I. — L« plufl tEikportint i-ai In ih^nt' <!«■ doctorat «n phÉ losofiJi l* o4 
U. BliBi éluili« ïe« osdllntiOru dc^x Inmpx do r^Aotton tous l'iDQtMao* 
dOB varl»UonM do lours d«ux pririoip^ui (ui^loitr* ^ l'ctcitation da eàià 
pli>MDli>^i^ii<- et Vaitcciion <lu C(tU psyDltologiquo. M- Diiiu coiuitAU 
qiid, dctnA l'cbsourdé, k'v rénchdTtpt uiiditivoi ont i* peu pr«< la méEiic 
dur^r cjuÀ la tumiôrs; main ai l'un pAftso bru«qurmeut de t'obscanté 
à Ib lumiâro, ou oice f>frna, ofloa augiDontonl d abord, pour r#VMUt 
à leur iiLO^cuaQ Â mosuriï que I« »ui«l a'aocouti^rao au qouvcau millofl* 
Si Vùn rupprocho lot ftltarnancoi de lumière «t d'QbflouMtâ (p. ox, flft 
Uiaaiit uacUl«r le îoyot lunitticuti, on voit sVlover U moyeaoc d4>» 
tompu do réaction oc s^notit i«ur varintioii aïoyenoe, D en «ot do nAjoe 
lontqn'nii «ubsiiluc à uu atjn uniforme «t coiitimt les batteioonta dU- 
oonimu* d'un irùtronom*^ rvat donc )o thangi^m^nt ou riQcomplèle 
habitude du milieu qui aujtmenioDt In durée des temps do r^^lionn 

ApK-v avotralnvi èinhll junqu'aù va rinfluance du mllien, J'autecr 
recïlierdjL- ^ qttrl pninl le conecloDce du eujct ti*on rend cûmpte. 

UoK^ d^iin una ohniulire, À V%hti de tuui^ diflnictictn autre i|u« 
oeLk'B (ioti.V» ci-dcaeus. k vujctL écrivait, après chaque réavlion^ s'Jl le 
jugc^ail oourU, longue*, etc., ei poitrqiroi. ( 'âiail une sorte do sÉgoa- 
kiDunt pa>t;bol^K^Q'^i^- Von^erj dcji chltÏK» donnée par lea apparvàlft ï 
on nvutt ainat, cûta U càxe. lo t^mat^iEi^c de la «onaolence et o^ftl 
diJFi itLHtruï»cnU> Bntre lee douï, le désacootd c*l souvent ccoiplei ^ 
loUa riïaction, ju^e longue, t<3t plutùt courte ; lell*^ autre, où le sujol 
s'élall cru ith* attei^tif, a dur^ plus qu'on moyenne, cto. Tout éôu 
brouilla, mCine Iw caraci^r«i dlaiInciÉr» dss dirrérentes toriee ds 
réHcLUjiiï %i bien établi» par Wundt ot ses élcvos; Le sujet, ajwit 
ooncontré tout^ «on attention «ur \on «Igraux flonores, croyait aro4r 
doon^ dfiB i-éACiion» «K>S7foivlBt.i.nft : il ec Uout-a que les s/ries obta- 
HLios prO^eiktaient plut^it loi ciiractcres do ri^actiom UOTlilces. 

D'où M. BLUsoonolut qu'il n*eal pas cxActqno les rôectiom n)otrîc«« 
eeult* H<)lenl de* « rélU*x<.M oérf^bram i* Crèt court* Tout cujet bloa 
drrMiïr^SltparréJltxetûrébral , Mial* tanlùtco rclle\ee»tahaDi]otu>é 
â lul*tnQmo et tantut 11 e«t accMi^r^ par la conctiniraiJoo do l'Atten* 
tian. Hii oe derujer cas. on a les r^aetion» le plus courte» poaeibles : 
cIIm ne sont oependant pai oécessniremont moirlcn. car l'allenUon 
qu[ dimluiiie le temps do réacttou peuts'appUcjui^r nu eiignal tout aussi 
bien qu'au m<»u\'omiJtit à fairi» ponr r/»ttif 1-» force de Taileatioo 
plulût quo »a forme djiuinuc la durûc lien réavtîous : c'ost un point 
dont U conacionci' eut tr^s meLivam juvo > 

i. î^iuhaJvut riaernlcut d tspobjr if adopta por M- fili» pour cootr4l?r trfri caa^- 
iein«itl. Jutiju'l t utlUièma <]« ««onde, le ilurr»* Ju inuips Je r^ecUon, — Sur 
un c>LiutlK i;nrcRiBir«iir nu JiApMon «ltit:trli]iii: mAi^nl, pur un »ignd de Deprcx. 
Ktt JOti tibfatiadB ^ tfrJlcri h une bi>t>inr fJc ttiimlicrr. lOteraalfc dans U CÎrcuii. 
l'cicilatioe tooere pr<itoquv urhc; ^LieiiiilU' i|iiï va de la pleuift du vi^tnal au 



ATVALY»E8. — KIIIPTtîhE. StudiéS^ CtC, 



SOT 



DitCW un tr«vftiL uiati>gu«, M. ëtattery rachorcbo VinQaonoo dot 
variations du stirn^l «onor« sur la dut^« des réactio^is, Contraîremoût 

nv rpiA croyaii Wundt 9i f^onformi>m<rnt ît œ qu'a vu M&rtiii«, c'est 
Jft hauteur du 40n pluLôl que ftoci Lnt«n«Ké, qxit ftgit aur U t«u3p> <lok 
r^uociOEit. 

IL *- Jtf^*iir* du iempt d'A'xaTnmctUtinn de Pisît^ 

A défaut Atft proci^d^i phy^iolof^i^lti»*. M. î^âaiiboro ■'«&( aorvl, pour 
oatta inobttre. d'un pruo^é paye liu-phyaiulotrl que. 

A :;ii ci>niimtftreH d^ r»l] drcfl du Hujot rr<vll orauche éUni krnic;, 
tourne un dUque cr^noli^ ; c!ibqn<! crirncnu porttf lua^ l«Ur9, q, do 
1 millimètroa dv hauteur: «ntro Icb orânonux m voionU ^ de« dUt»no8ji 
que V«>ii peut \ArlcT, dci O de iî^ centimètrcn de hAutr^ur. Le iJi^que 
tournbiitH (ïti que 11 lellre en uxponiîoce cnire dam lo champ viiiU4t 
du nujtit. uu csircuit ékrtiuiqui? ti uuvre H met vt\ nuiotio rai^iilUe iViin 
dbrODOCD^ir* : aIEvI l* vivion tk^LU'. o'<ih<->ji-(ljr(* rftcrcummodation 
fbW. U auJQt ferme le circuit et Arrête roJkcuillo. Le U'uips de U réae- 
tlon repritHAnto l« l«mpH rr^eeimlre à}n nonKAilon -f oeliii de l'Accont- 
modation pour Ia tIaIod nette - a\ l'on prend cn»aktc Ic^ lenjpH nécaD- 
■aire & la leantion saule, il «uflit de Iv rotr^nirher du prevédeiit pour 
Avoir lu durée du temps d'aecommo dation, 

KftU»ni varier 1«« dUtincei», M, ,s«axhoi-(> a co:t«tAt(^ : 

1" Que lo lernp» nAcoHulre à l'occontfDO dation uuk'OiunLe aveu la 
distAftoe ju«qu*au doti^tbma mMre: k partir dn là, \i (1«v^«idI à peu 
pr^ Li^nMant . 

t*(juM fïutpluide tompa pour tixer un objet <>lQigné xprùitt n'ùtio 
accommodé b an objet rapproché, que pour (airt ]'inver»c; 

3* Que le l'-rap* d'8eooinm<idAtion dknliiUï» avty r4>\er(ilei?, mt^mc 
}i>rM|uc Etunrient une Uliitue douloureuse, main a'euip44;iuuit pat» Tau' 
CKWkinodatlori. 

lU. — Il^ch''fcfnni êvr ÎAMnMiUté mtuicAlc des t^nf»nt4 ci fUr ie 
iraci <J«4 tignvt àroiton. 

Lct dénis derniers Iravaox nont dr» reclicrohea pcdat'ogique^ 

U, Uilberi \'trti d«muri(li> kl d«i*i i^nTanu AU-d<i««ouH d'un cortafn 
âge a'élaieui ptt« refr«Gtaire» i foule ^d^cjLUùi^ muticalu, de par l'iu- 
•qiTïaant d4\'0lcppoiiiant de leur oreille, IL a constata que U majoritiA 
doe ^-citera dUtingue, dè« aix ans* une différence do 3^ de ton. Celte 
nttea»* d'ofllo eroli axée Vh^o : niaiii elle lultlt dc« p^rlodee d'&rrvt 
rera TA^e de In puberté et autour de la 'J" année» Uryan a constalé le 
m4me fait pour le« mouvemenu volonialrea. 



c)ll3dr* oi^t^lHqiir» a lr«ieri le papieri relie i^ikccelk fiut mouaheiurle jioiat 
de le Tihimlion jexrfl A i^e meuii^at : f? luouverueni Je rdadleu proveque plue 
loin une autre tilJnceltu Jaus Ich iii<*^iiirf iu[ii|iliuii4. Cliaquo TÉbi^tien rXriidaJil 
«ur iiiir luriHLiTîiir fndle à dîiietT tn 10 ^larLinf, la lucivuifur Je librtliuTJii fem- 
prkBo cuirr lr« J fu^ijclm il<>iiLirr<, nu iiiilli^itiD prei, lu durée île U r^ncliitu. 
U'auirr perl, un «piiArcU '(ici-Jnl ^^n^itc Lbaquc fuin lo muuvumuiil ilu tiijtl 
puur t44tfir> C««l Iv diviiuAiUf le iilun pri^ci» que ai^ui LUimftmiouK peur iEi»hrvr 
le Lrmia <l< riectiùu. 




908 



RKVUK PIKLOSOPHIUCS 



MM^ Scriptur« et LyinAii ont r^cliornLi^ qiAOlle» IJ^oa droitoa Tcci- 
fant trHrc HVHC lu nioia<4 O'orr^iur po«i^lb1(T, ot qu€LI« est ]& pûsitlon 
la pluct fAVorablo. lia oui niliKi oonflUlé quo \h p<iflltiû4i la plus Cftv«- 
mhXtr nM utiL» fri^H Ivgjrre iiidinfilHO^] du front, et que Tun n It minimum 
d'nrrour qunnd \ep li^rcfi sont vcrtioftlea. )o miLilmum Jor*qu'cll«» 
vont rin TiAiit en biks lolim une Int^ltiidiiHOEi d« 1.*^'. 

C<t <-nA<^mb]o àv travatix condiiU ^ (ion oonoluAlono trô« rc<trcialc«H 
qii4> noii8 Eivim* «IffikAl^vn ^11 pauirAge, IjO^ pK>cholo^lM« 8aurunt grrf 
lie 4^utlu réftorvo nu\ travaillai un paEiaotji ot tAiiftOttfl ^tit V(»ulcq:vi 
«l'abonl bien dégager lot tniia. nu lieu de pnMutr vJtc am loU g^D^ 
r&Tcci, El|69 viendront pïue tard. 

J. l'lftLIPl>t. 



AJoui, 16U^. brooh, in-'^ de W pa^«A. 

SI Tnn rniranfîlm Ir litre, fnui-lttre, d^iliRticfî, ctp-, In tntvfti) 4* 
M. J.-J. Van DicrvlJcl og réduit  .1? pages» plcinee de oha46«. À la 
Vi^rlrJ^, jidw|iAVIkM tontiennent i la fois un *li>ge do la nn>ïnoirc. tii 
cipoHo do>:Mk/Ltiqi>t* dow dLVi^r»^; thi5ori«AeeBa)'éos pour rendre compte 
de cotto pr»H^lrtu*40 racultf^, une tliëorie nnuvelU-, et enfin une esqnlii* 
do la physiologie, do In pathologto ot de l'by^^ne dû la mdmolnK 
Sans pt^iendre condrneer Riu^iirc aaiic rikLuctinn et abri>ger n?t ubrAgé* 
v4*[ion« tout do Guitc au point prininpfd, - CJut^lIc est Ia uature intiBo 
du L'titi lracr<Ht de avi veati^H. de \:eH r^Bidus t|uu. suîvnnl TU- Rlbut, 
MaLid«toy oLd^atiIroB oni^orv. lo^ inipro^kionK eonaibloalaiflcenldwia 1* 
oyrvcuu? Eu d'autr^H lenucA^ qnollo ithc doua son esienc^ l4 but 
DTpnlqud do la mémoîraV q Cost, dit M. Uolbœuf, uno modifioaiion 
ûant IMquiIlhri* deti mcilénukïi-,. Ue rcïïdu de* raotlon nti-WfeuK 
conoiittir aiinplcmctiit en tin tiuuvoI aïrau^L^meut îcipoisé aux molé- 

OUltJS. " 

Cctt» liypotJi^»!^, M- J^-J. Van blorvUet n'hâelte pas * Ladoptor; U 
ncuvcjiutf^ i>bT. daitH le di^vAloppi^kent j]ilHI lut dnnmt, I«h applications 
quM on tire et les apc^r^o' ingt^rtioox qu'elle lui nugg^ro. Tout d^aboid 
il la complète en lui imputant un nom. d ToLtte îmAgc cén^bralt. 
rdm arqua- t-lli ovt uu mouvcmL'^nt d'une allure purUL>ukiore modinaat 
momaDtanëiDUiLt «.^urlaince vulltjhs de l'^roc-ce t^ér^Lrâle.,. La tnuw 
do paiita^o do ti^ mouvement d^form^nt conjiiEiluu nua l>'ii<i^^^^iflpi>- 
nition. n A la lumlrrr^ de cetlt; appi:]1atu>n, M, Vjin Vlîi.'^rvIîeL ptf«ii 
établir HOlidomcot > qu'une imago qui se roncuvello ono aooondvp 
UDc dixièmo fuU, ndcojiailc puur ne formor un ofTnrt qui va en dik^roia^ 
cant >, aulremeut dit, quu lu mémoire te perfectionno par Thabitudo Z 
il De lui tu(t pas dJffîoilti de prouver etiHuile qao % mute lmai;e i^t^n^-^ 
bral« qui «e reproduit, r. peut rappeler EouautroxJiuageaavaoloaquolJetf 
elle a hrm*è un groupe Qu une a^rie ■. 






M. Vaik Hjcrvllet rompt oiivcrtcmi^nL avcc le* doctrines A[ici9iiUQ0 
* lep<iaF?[l^a prùoluiui-^nt que l'Mprlt re(^orumit urip »«njuilrin. une 
indice qui l'a aodid6 autrofoia, paroo qu'il compare oollo tnodUlcMion 

<|UI Le n>prodiill, Ji 1» mfnt<» morlillenUoii part;un afU#ri«ureiii(ïnt- 
Qotto oiplionuon revient à onUc-cï : il oxtJitc dann la conacionco une 
IraagiT «iictriitm Ai-i'^tf? lir [3qui'Ilcvli!nlKn|il,w5cr ririiftf:nrtno[i\'^U»e, - 
Lm-m4mc. Icin clc mauquor qo didaciLiîmont, on prend brovcmciit aon 
parti, tfl t?n deux motH repoustis invv vi^rueur o«i duutrJrien qui lui 
0omLI<rnt Kur^tui^os ; ' Non. Noiu rocoDnaUttOQJs UQo modUic&tfon 
coii«cle&t9, DO» parce r|Ljo Tboa est une ot li)cnllqu«, roalH pvtvcv que 
lo oorps (Mt d«mour£ h môme et a gardd reropreintc, la tfaco. Ktea<fe 
par U roodlfltr.-itioii c»iiHLii?uttî^ ■ 

Vxiu U tteniKîro partie do son «i^sai » l'Iiyuiolugien l^atholo^ic ul 
H>^l<.iiv dti la M^mitire), I« Judicieux auk^tir atliru raitlvMtiun lur- o« 
fait trop p«u retnjirquâo, quo U méaioiro ou iocultâ réteiilivo va v'af* 
Ealbhuairt do Tanfanccr à la vioUlemsc; il aceepie en «oLirnnt la olaa- 
iLQuitioa de H. Th^ Kiboi en amptiblcs «I liypertnnéaiefl, et cntln 11 
di>Dae rdaUvuuioiit au bmt e^ciLict- de cette faculté dt^n otniwilt 
9xcrell«n(« que noou ti« pouvons DiieLix faire c{u>> dij rtrpriïdutru : 

t /'riffLu. Vixtjr lit» modiÛoatïonfj {)»ycïiiqu«if à rùi^laul uù l'orj^a* 
ntemc pfwaïîde «on luoximum d'âoerg^c vit-tle. — » ^«rando. Aoocmi- 
motlor te ou Jca ori^ane» qui Huiit. puur racquititiuii choludo, len fac- 
tour* principaux; rc^tàcber Iva mucclt^i uuuommodateur* dan or^nc» 
qui iilDtervtiTiJiiviit pas Uuub le ttovaJI pi>urfluivi. — ■ Terllii nt sur- 
tout, iteaforeer l'atteution ceair«lft| eâLJ« qui pertv «ur It^Ei modilïca' 
tiojs ceiitraJea nîbu[UtiU iIkm stiamiMIona ^tiripliériqur;». a 

Quant aux oouctuitona de cette iolido i^tudo, les voici tollon quu 
l'auteur Icx formule ; ■ Tuule iiLodilÎL^atiou paycliiquc est, \uo par lo 
douo«a. ua mouvemeat d'allurn ^pâciale a[l«otaiit ]«» «ellulea, le* 
nbrvA nerveuBOH. La méuioirc de fixation, la nt^moiro de rc^iroducCJOfi 
«ont <l«i proprUtéa de la mntiero- Uoeoi]iiaittc> cet le fait da L'^fiprtt, 
La méiuolrc d'IdentïJlontion, la mémoire latcLIigcnte est une Tacultë 
de rdhiDe. * 

lie looMUr peut juger, iiur eeti quelques ciiailuD», ooiublen »out 
•éduiaoutes, encore quo porEoia liassrdeuaea, li^a vues de M^ Vau Bier- 
«lict.KouBtiouiipcruaeUrtj'J« uuohcuIc critique bien l^i^^ro ; pourquoi 
l*uilo«r raû^'i'lJ la volition parmi leii ph^noménôB mi^EtectuelaT 11 
aeuibk) auasi donacr au mot rtrininisci^nct^ Lp. t^i une aJgnjfScatioQ 
<pi« IMM14 ne Hommep pas hnb]tu<;ki. ùa Fi'^iuca, à lui r^^ooiinailro. Ce 
aoiit 1^ hLtona-neu» do lo dire, de puroa chicaoea du mot^, mais il 
Caut louer iaua rê««rve le« qualité» dont Tait monlre cljLns ton étude 
U favaiil i>roreMeur, et plua que tout, la p^n^Lrnlion, la hardi^aae, le 
•avoir et U bonne votoiit^. 



TOMC XXXTUE. — 1804- 



Ik 



ïii\v\a DU imimm de nmum mmimm 



LA PROJECTION EXTERNE DES IMAGES VISUELLES 



ht (juo«tlon don ImogcK mf^nUlo CKt un*^ cl««-pflrli«« les mieux àVi- 
dîâOi<,do Ja pnychologic. Taînc moiilro quo i'imaj;^; i>At mve Mnantion 
^tfMÀÎSnti*, AH t^i^ni>ra1 plut fitlble i>t rnuinti tirtlAflf^^ que ta nenvniloii 
pHmitivu- Maury. |mr lo« o^ipt^Honoon qu'il prMl<]uo ou ta\i pratiquer 
«or lui-iu^me pendant am r^vrs, hitIviî ù i!onnrr, Biir rimaf^», i)m 
renaei^iioincfilfl pr6cIoax. Gallcn fftil une (inqu^tc aur Ica Imoit^a 
nientatafl, ri drtrrlt lourM i^îiiactÈrL-îi gï^iiûraux et leur* viit1V^li*i IntU- 
vîUucIUa^ I*Lu3 rco^mmout, tcft <}tuJos d« MM^ Binct ot l'^ré snr 
toa hIl11u<^lnAliOElb BUg|féf-ée« che:e Lea h^^piiotlciuetf, et W «npt^rieitcn 
do M' Bmat &ur Ia vision montalc ;^datr(*nt d« n ou v«aoi points de k 
qutiitioa. Sur les conseils ni amia la dlrac-llnn <fn M. HlnM, noaa 
AVOU «oirtprb Tt^tudc crituf^ pantc qui avait i^t^ nf^frli^^e, In projec- 
tion «xttrns des imA<^efi visui-UcH. f^ur vciXa proJRiTtlon c\lcrnrt. on ne 
(rouvû gfucrc quo quciquoft inota rapldo^ d^na (îaUon ■(: « Ln placo où 
riin&ge parait être ïIiuA<*. dl^-îl, dilTtrc boHiicuiip. Lft plupnri dc< por* 
aonncD U voiront cIaiu uno dlroritlon indàHa^c, Icâ autres iL un<> dJatftQco 
oorrL-itpondant h la n^jklIiVr. H y n. un poiiiotr ([tii v»i na1ur«<TliMâant 
raro, mata ])Out, Jo oroU, ûtrc ac!qui:i nnnu i^randi; diTilculti}, c'«at te 
poiïvoir dr projfilfir iinn Imnt'" nvnUlr <ur un moirpati dp |un|«r, et 
ûf Vy linor de manicro â pou^-oii' la difcalquor avc<i ua crayon. ^ 

lJn4> euqu^^le IaHo hut vlngl-c1n[( aujet^. qui tou<(. Buuf un, îkf Yv 
Ûelof^o, ii'oiLt JaH que répondre oroicmeiû h dCH qutfotlOD* porflbt 
aur lies i*xiii[Upli»a partlculUrr^^ ut de dlvorao nature^ iioiin a permta do 
roOOAtVftUrc d'abord que ici latAfrca vinuoDoa no sont pa» Loujottr» 
looalfi^e? dr la m^^ciK^ fti^on. qif^f av^Kfi? dt'ivc metffpn prSnrfpjtux de 
lowUsatioti, cl que Iel ptédominanoo d« i'uD ou do l'autre <to osa 
modoa comlituo d^ux Iup''b ni-ttetnt^rtl aiuicit^isâfi^ onuulte qa% G«i 
prédUpoeitioTm indimduelt&s à looaljaor auivant tel ou tel modo «onl 
annivent ctmtrfi-balmeèen pur des tOTiditùyiin objiTtir^it, en aorte qu* 
le modo do looaiieatton, pour un mCmo individu, ^ourr» varier d'ua 
objet A i'auir^t. 

l. iaçutriM info tiumop fctûtiUift, p. H- 



ttATU^ hV LABORATOIhE DE HVCHOLOCEK rilV«lOL00ICVC 



?ll 



MMliàrft géWSralo, oortaïiiti dtij«lE. quaml on Itttr cito un nbjot 
tflb'ttn llMmuiubfil. uiit pL-rïuuuc; qui t-bt it Ld CîiLilfoLl dicter* 
mioé,*1Cu«ni]«Qr repr4««nt&tlondansl&cfJr^cfiV>ft rnitstio ou lUp^iiftaEit 
que se imuvtt k pAr^onnv, ]« monuineiil. L'objtit, ttvoc- lïf s^ntim'^nt 
ds VinUmalte cpii Jo« «Aparo do cot «nilrolt, «1 bton tjuHl* pourront 
dlT4i d'un olijct qu'jU 1c volent n Acniic. h gauclie, iJrrrlArr mOme, 
Auni Iriun que di^vAnt ^ .\o pc'n»cn oc momentH dit M. Yvoa Uolago, ftU 
proreneur lïilLfieljli ({ul* j'ai vu j Hoidclbr^ri;^ \vi, tlaim mrm r^hlnt^l, 
4|u] rtg&rdo au midi. j« tourno 1« doE à 1a liuut^ro ot ttkis fiKCc &ij nard. 
Or j« TOia. je ntiiiti Hutst^hlt û ma tiruilo eL un peu en ;irdr're: j« «eus 
MvrrAy quo ynl vu ^ Kdimtiourjf à ma £:auDiiG ot on ava^t. Vo même 
pour lu choHDK- Jfl «end tlffi-rl^rp mol notr« laboratoire Je lianyul^ Je 
AOTifl dorriôro ot k ma cLroito oolul ^o« AElfrmardA A Xnplfrn «t filcat dee 
AUtrov,-w Lor^qtir ji? suis désonent^H daxïa mir *.nlï(î i>i^ j« nn nortimifl 
p>a les pomtfl onrdiEiaux, mes ropr^tiuritatLona prennent noanmoina Ift 
Fonntf lopoiçriipLfquo et puur t-Uaizutie Je m?K UnagcA je piiurrai^ A. 
brîtU'PSurpoirtt vom ft-^'nnnor du fîoipt f4 dirtction où Je ht 9r>is. •/' 
* -le vola il'loi, dit M^ Hilllppe (<lu lalmratnlre «le psychoïogle pliytlo^i 
loiriquo d9 la t>orbonn«j, jo vola le l'aiithi^on dovant «1 Noire Damo 
ik ilmlti* >; et apr^H avcjîr chnngé <Ip plarn, <]nnn une pWV^ voltilrte 
ûti 11 Eotim«- ]o do« a ce qu'il regardftiC tout A l'heui'i?, • muititc- 
uaut. dit*ll, lo IY)U Noti'C'r>aQ[k« â ^uchc vl lo Pantl^'uu cti-ini-ri-. p 
« SI d'ici. <]uai MQOlQbetlo. dtt un aujeC, )o nnnga i ma <'hixnil>ro 4{ul '«al 
rue BfitboIloL je yoU la ru;; U^rLholIct dcrdC^re. Je acnn un inl€r77atiê 
ruïir ••: ot un autrv ^ • Quand je songe itol omile jOLir, j» le vota à ma 
droite, h TËcole de» Iteaux-^Xit» oCi 11 ttavaille; qunnd jn p^iiat? n lui le 
flolfp jo]i*Toir dftn£«a chambre. <Ier-rl^r« mol. « Cent J A. pour Iok sujet» 
dr [*L-«te <:atît]forlo. \ù premier iQomont d^- ta Loua1^«Atiou:ètk pourrait 
appt'ler co mode de lociIlHatlon, ipitp Eoquftl te aujc-t ddlomtn« lapo^i^ 
tion de l'objet par rapport â»a propre ^olt Ion. Ift loadiMiion pdtr 
fMpHtPt à roi\} 

%ouTcnl le» Bujefca a'en oonteulont: mais par riniEii tance, par l'ai* 
tention» la localiH^iion peui ehanifar. Le «nJoL &^ sont alon comme 
tmtwporté supré* dr Vohjrt dc^cnupluagcanil. « Ju voit b luur FJfFi?L 
dit un naiot. dem&re moi a. L*auche; eI j'Inaiste, je nu' la reprùHonte 
rciiuuic 1a prcinicrc fob que je Ta! vue, venant <3u TrocAdV^ro, on taca 
de caoï. Daut le premier m6m«nt, où j'ai la aotl^n de l'intorvnllQ qut 
01*90 n^pareje la roiade lacrAndeur qu'elle peut avtjtr à une pareille 
dl<Uneef dana k d«uxlùQt» cfts, j4^ \x vola de ta grandeur réelle. « 
■ &i jcT penae A tel ami» dit un nuire, jo Ii^yoI;^ dau» »a citambre» «t na 
ebambra dont un direction r^^cUe: mnir, sijev«t]\ maister, Ja m^ ;>«rLte 
tEana la pî^cc oîi je vota les détads, ^" Au prcmior moment, dit une 
Mitra peraonne» je locati^e par rapport à l'eadiolt où je mit \ct: ptiia, 




«s 



HKVUK P|ltl,Dj(fl|*HIUI]lC 



pourbion dâUiIlor le* 0l>jcU,ir7 me trariépor^*" à l'endroit où iU tifitil; 
ce titi soTil pas liTK ohjotfi qui vlorninrit en fncn di? moi, <.■"«/ moi qut 
|0« «uU^Jtï poux voir de loin d*ftbord, puiv, pour préciaor, jo voi« pi 
(ETAiid art jtt'RpproctiAJil itioï*nj^rric< de l'r>bjf»t< }.& pahhah:» riu prainler 
au douxi^mo ttioinuQt n^nt pAa lrc« Irrunquc. Je il< auU p» li-bM 
f.T jif/rri;jfii- Ja jioik f' i^'j^mfn. ^^ l'ar oj^pnnir.ifin au mndn di^ InrAlIft 
tiou prât^âdoRl, on pourrait appeler tociilimlion pur rapport à. iobj^ 
ce moue de lotralUaLlaM, rjul comlfito à déivrmïncr soi prtipn* padtloii 
par rapport & l'objet iiiâmc; quo lou imagioQ ot ftuprûo «iuqucl on «e 
seul oomiaâ ir&UAparli>> 

0'«el ootlo £oCâlMuh<rn j^ar rufJ;Jûrf à TodA'E qui pr^oodc ot (ful 
damlnn <ihei <l'nuiri»fi ftuJ(=iU qui, «lEùt prononce I<ï nom il un obj 
d'un juomimoat, d'une porjtoofio, pcrrirnC k flcriftmiïnf <ic leur «ihia- 
fiûH jicJueiie, ds Vinîi/rutttU qui Iûa lirtpiire da Tobjta, et ■» ncnlent 
imniâdijiCom«ikt tranAportci, par une aorto Uo voyttgc pflyobologîqua 
inHtoiitané, ilanfi Tentoiiru^'e de eet objet, pliia ou niolris pr^§ d« lui* 
« til t« frongo ftu l'authf3on. clil M, Uiaol, Jo lo voia conimo do la ruo 
Soiirnnt a ; a Quand Je veux voir N^jtre-nanift, dll M. Vlottir llcnH ida 
J^LboraloIro de p^ychologiei, j^ mo roprâsentc quulqtio cboM» dotrè» 
t'ri^od devant moi comm<.' M jVinlti mi liuut d» U rm? âaicit-Jacque». 
ï>i jo «ûiii^o â 1& Venus de Milo. je U voie d«vaut moi. m/iitt c^*i9t ps 
■3UKj« 8uls devûM «£i«. J'oublie Lout do sultM le 1at)oraiorre, ofi I30U« 
Hommc», jo pon«e que Jo «ui» dovant 1a Vdnua do Milo, nu Louvre. » 
11 no faut poji, fin rlToi, iHrn [ri diipf^ liit lanj^^ngu, QuEUid les hujqIs 
diaiïPt quHla voient un objet ririi^nC «l'aï, iU veulent bien dire parfois 
qu« TmiagHt-at venur *(; poMTr drvantfux, —cl noua vt;rruu*iiuei-Vit 
00 qui a liuu eu Ki^noraL puur lun objotH îtEm^îu^ts qui n'ùnt d'4dtu<ih«« 
fivvG auuuiï milieu dj^'ti*rni:u^, qui IWlteriL ùhuh le vklo, -^ inaU plus 
couvonl, kU vouioLit dlru par Ll4 qu'ils eoiit oux-mèmofl devant Tobi^t, 
c!oinnuï ilw CR4^o[i vienne M t >it un l«b promue de H'eupliqi^or av^c (n'^ciition. 
-'fDomcro una <îxpresaioN qui .-v^mble indiquer la loitalisiition pJir r/ip- 
port k Ki}i. se uacbt l;i îocoHaaiion imr rripptirt è Vùhjvi^ 

Suivant oe xuode do localisation, \q^ eujoU 00 sentent ol>iiidio trui»* 
port^b danti rL-ntuuriige de Tobjet, ils JEikâ^iiii*iit Tuljjst daaH le milieu 
où il a M per^u. l'objet lui-iuéiue a« préecutnat de toi ou tel o6t4 d«lou 
qu'on l'aura vu r^t^mmeiit uu qu'un auraVbabltudiT do îe voir d« tel Ott 
tel g6U» 0cli>n quii oc ^v-io. do tel ou lai o6té, qu'il aura le plus vivc- 
inrtil frnppi^ r^sprlL Je vni» ï'^h-llscs Sajiit*Sul|jiti!, dit un sitjjet» 
oomrcio du ooté de lo rue :^aiiitSulpioo, partie qu« j'ai L'habitude do 
lu voir do 00 tûté. PlubttiurB fuis île »uile vei JuurH-ci \« lai vue do ca 
côté.... Je voie le Collv^â Jtollindo profil ooiitmo mo trouvant on baut 
de la rue d«8 Martyr» ou JV^tai» la dernière foi» que: je l'tii vu. a 
■ Jo vuj» un oJjjut toujours nvco loa oSjoU qui l'entouroat, dit 
M. J. Hï, 1^ vola Nc4rc-r>anuî r!e fane nu du i-Mé qui Inngc U QuaJ. 
Lo oi3té ooohâ par iQd nLaJaona n'existe pao pour tno\ : jo n'y pa«0« 
Jamais, v Je oiti! il une iiuU'i- personne l*é^liae de la MadelDÎLio : « Je ï& 




vola ri'ftbord tie profll» mfl réponiî-olli*, enmmft d* 1a Etftilon Apu 
«xiiiilbufl, puÎH je Ia voifi oonimc at je rcven^xb de U place âc U Con- 
corde. Je ne 1a vf>i>i jnmaiFi do derrière, parrw que Jp no ptisie derrlArr 
prnquo jamaiB^ Je voie toiJj<-ura les objet» du côU où j'ai ThAbilude 
ûe 16« voir i!hnH la r^atliâ. Je no vois JftmAln iin« fïhr>AP Hi?(]lo, mal» 

il'on»«inbto- » On voit qu*en ^ûncrnl l'objot r'cnl p4L« imaiflné dana 
1« *ld«< maU Oaiih un crntlre. <1uaB un mitlcu d'hnnj^os; ca non 
ptte dviA uo milku plan, mais duia un mïli«u un profondeur qui 
Tf«Qt aboitUraL point prik^h où lir sujet a ]v Kentlmeni de su irouv(»r 
lui-DOtaio, exftolom^nl commo dan» tn perception lo» oLJot» «ont \'ua 
dan* un millnii qui vri^nt nli'intli- nii i^iijrt- Il nilitr nlnuf un rnpyinrt de 

,-ycMition Ticuoment dilorminiï entre l'nbjct et le pomt où In nuj^ït 
looallBiï liii-m*me. ■ 1,'imagit t'L moi, dii M- Vlotor FïtînH, non* 
fainontun ennembiv; il y «unectirtujncliaiaon etitrci houe, » Kt blora, 

iVuirant que l'obJ«L, par rapport é> o«r sujet qui «e sent trariHpurtjf 
«opT«« d# lut, ■«rft plua ou moLnn KiAGlcmont en rfic«, à «Iteito^ ù 
fflii&li«, cti hftut ou nn IWA, pliifi nu tnnlnit i^toij^n^, Iti Mijnt iflrn qn'l| 
voit l'objet p]u3 qu moma oxActcment en face, h <irolto, à pauohc, on 
h^ut, eu bju. plus 1IU mojUBp tuiu^ « Je vok le P&luin-Bciurbcin à mu 
^aii^liO) dit un ftuj«t. mal» à mn ^uolto liu fnot qui eiÈttA-baa....J^ \oid 
le Louire plu» pr^n quw la Madi^l^iiii* : c>at qu^ le l#oiivr^, je Ih vota 
4u pont, qui e»i prQjtquû dovart, «t Ia Mndolnlno do la rue Koyale. Jt 
llir pob pnji /a yf ititehinf phin loin, pjiire fju'cUi* f^t piu» loin d'ici, 

'«ut« parce qua je me /Jgiire Ja voir d'un cndr-oit d'oh c^Urt wf plue 
Ibtii. Je ^uU l'Arc ilu Trloiupha loin purcre que je le voix ûe la pkno 
4i0 U Concorde, b 

\_iA plupart dflfl «uj«tad«i notre deutij'nte catégorie u'ea tiennent k^c 
Ipode de itiotliêaticn pAr mpport A J'Qt»j>E-jQuelque»-una, daiiB on 
Siocond moment, loc^lUi^iit Wa obj^t^ pai' rappoc^t h TendroR oCi HsMont 
otu-tDArnoA : * Kn voyant at\ imnginntion un objot, rilpûad l'un d'aiix, 
je Huùt atumrl/é parniun iiiiaL^'r. Ji-ne sonse pas h moUni^nie, nïuon par 
un retour, p.'ir uno utti^nlion dp<>cjaiif, et alors je voin l'objet a droite, 
s l^auelir, derrïèri;, peu intpurle, » M»jk lei AuLrvH, pair ue retour sur 
ouAm^modi, par ootte ftllcntton Rp6cm]e, n'arrivent qu'À nvoLr l'Idée, 
le scDtlmtïatdc la dtrc't;llun. Us no volent pni VoUjcl dnnH nettv direo 
tifit) mtine- Mèmu pour las ubjeta loi pluu prn<-hciE> 11b no miitrtt 
JftUiitU que devfknt. Je demande k un iiijirt où 11 vidt icMa ppruonnn 
qui eftl juate derrière lui x « Ji} lu etnn d^rrU-rv, ri>pond-i1, mw je la 
vois dtvftiit^ t * Je ne uo t4 jauj^iiri derrière, dit une nutre parsuune, 
irialft devant, un pou à droitOi un pou a ^nuche, n'imporL*. I,n nalen 
f|ul eut dnrrli^rc moi, je le scta ttirrièrc. mnift jn lu \mi*> d^.iMtnt; pour 
me le repr^aenler, il but que j'aie l'iniDge devant le* yeux : comment 
rimftgifierftutrtimentlf » Ll- sujet t?xpliqup d'ailleun» un quM veut dïrn 
quand \\ prOteiid que l'ina^ eet devant se» youE : ' truand je pcuse 
&u UbiU^lcl, dit<il, llmaKe e^t devant mol, paruu que. qubnU j orrlvo 
par le pont, je vota lo ChAtelet devant; elle est devant moi parée que. 



«4 



HKVUK t'IEIlJlMll'mtllJl 



3« juc r^ppaitc h U tio^c.^^. Je mo Tcipportû toujourji a rerudroit d'o» 
j«* T«iu voir Tûbjct. l'I^lnfll diin» r^utto aiu^^oric nouit [tlauniriions U« 
BUJoU qui dan* un a«oond moment voient dans toUo ou toUiï diriïoUoii, 
Qt tiO\>% qui. daii4 ce H«oojid m:>m^nt| tti* bornant iV iii*aUr qci« l'obj) 
oat dAiiH cottu direction «Aoe l'y vdr; mat» un oaracttre tour c»C vomi' 
muri à 10L16, c'eul qn» a|>nrTaii**in(*nl lU voïnm Tolijet en fac« d'4»ttx, 
purc« qu'il» ac ««titonl au|irvi> de tui.A 

U 

^ T«U «ont lo» deux lypos oesontJelA que n^u» dî»ftinguon:i au point d« 
vuo de lu lo<mli>»lioii d«<ï tmftgM vtBU^Uoa. Dan? le premier» o'A«t 
U ^ocalûafion par rapport â 8i>i qui pr^cèd« vt qui prédomine» 1a Joga- 
Jitafi^n pAf r^ppoH A l'objet néXam qiï'»cc«BEoire;dfLn0l« dvtiKiêmo, 
c*90t )o controiro qui a lieu- Mais co9 dcii^i^ types ae r approche nt^ei^M 
<|Ti^ oerutnvH coj}diticint obj/^etivti peuvent f jtim prt^dominnr eïiMt lec 
jruJflU d'une cvitfgoHcIo modo do li>oaliaationqiiicstc*aontieIÀr<utr«. 
Huivantquetapru^UiiportltJf^n à localiser c<?IonL un di?«deuxœod9«fl9ra 
pluA ou moÉns accomuéi?. lo» couditiana objoclivcs auront plu» ott motiw 
d>rricaf:ic^ : a<mni**nlrp le* sujpit qui lendont àr^aïUH- roriiplét*nootit 
Tun 'M l'autro do no» deux t) pejt, a^i^SniffêîAftfm [a »ério dtï?) auJeCa qui 
panant de l'un ou do l'nulre, maU poi^r l6< tnitigor «ulvaiu toa condî- 
tiona objoctivea- Ces Cfind^tiona sont ; !• Ift dccfance de* o^>ef>, î» 
/aïï (ju^ii* onC dtf* utifichvs étroiUt avec te/ miiïffu pr^eùt^ ou qu' 
éont détachés d<f lotit militu*^ 

Sil «'agit d'un objet q«l a élji perçu dune un milieu détermina, 
d'un objot Ir^ proche, cortsJi:Les porsoniirr» d« la dciuièioe 
gopte pourront «pnntnnt^mctii 9& le ropré^icnter à ta place r^alla,^ 
Adroite, iiCaucha^dorrtiM^e; par contre, pour l<^t» objets éloîsn^. pour 
Isa obj^la qui ont Aiù perguB dana les milittUK les piuH divorfi cl qui par 
unie n^ont do conncxinn .a%'co aLiotin milieu pirticulli^r, tr» «.uj«ln di* 
la prem^é]*e etitéguric lui>al]eeront L'omm^ oeiLv de la deuxièmo, >^'agi1- 
Il d'ubjeta o1oi;.'u4a^ le sujet ao aentïra presque toujours immédlalem^nt 
traii«portâ devant «ux. * Sk je son^ ^ ma chambre de Uaraeille, 
d^utare un au)et, je me plaoo îmmédfatomont d«i Jam pourU voir. > (U 
uo aiitrs ; d ^1 je pense â la Tour Ma^n <1n rVimoe, jo ne pense paa â la 
longue dUtafiœ qui m'en népnec.fij ^tii>, jo la >oi3 ^ ma ^auetiedu bas 
du petit rentier qui y ooiiduit- » El quant aux reproEentationfl d'obj^la 
dftaohéfl de tout milieu, aux repriiHcntnlionj Abstraites et acih^matiquee, 
le£ âujeU Di^me de la premiïre eati^^gorio ne Les luc^^UEeront jamnJa à 
droite» à icauche, derrière. juaU, uotnmo ceux de la aecoiide c^to^orie, 
i\* lea locAli^eroni devant euï: seulement comme eea Ima^a no d^ooa- 
perdtit »ur U perceijtion acUielle. laiasnnl Bubsiatar toute la partie 
qu'ollcs ne reeouvront pii^^ tes sujets quronile «(«nunieat quo e'eat la 
rcprôientation nu\ ent «levant cuit et ne croiront pa* qu'lU «ont vaik- 
mômes transportt^s auprèi de« objett. Le* objetH ou let perflonn&h^oB 




TBAVAim BU uiDoriATtnnf: uc r^vCiioLoatK pbvsioiociocc 



SIS 



k 



ImagiiieMrfrv, qui n'ont pa» Hi Hfisoclé^ avoo un mlliou dâttrmte^, at«o 
un ntiUtit dot\i ott mil In (tlrL^ttlJon, i^onl dans lo mdniD cim. II faut 
r^ranrquvr toutofcm quo c«1lc loo^iuilioii do« imogoa d^nnl loi, bUV 
Ia ffmd di» In pnn^ftlon riL'itudip. <rBi rdalWeraeiit rare. C'ffsi qu'un 
rn«t Ica objets ne ïciit giJuôraU'iu^vnt pas ImagiaiÏH Hana cAdr«; 1«8 
objets mèm« i|iifi Tuii |M!aC voir parlovil. vi qui (;ar rtuUti n'oal pa« d6 
milîcd purtiouli«<r, «ont loc&IU^a pcir hton ûan KU]«t9 dAna un mllÉgu 
ooncreL J« d3» â un Hujc^t d'i5viïl11cr rimngc d'un c^npc&u hnul-de* 
formo qu«U]On<|uo, « Jo \-<fUt, rcpoml-il au«AJlùt, l« cbjipaau do loi ami, 
h Ul itndrott, djum (elle dinflUo». » Mni», ^L rari? ijuc soit lc<uui, iDUlen 
1^ f^ia qu'un dUjet imA;^ine ud objut saut oadrc, dnna le rid«» it k 
lofîjUjHï devuiil IuL !iur le funil auluel de U purceplioa, quel i|ue AOlt 
Mm mode haNtu«l ci« localÎMalion- 

ni 

A €614 do* prMIffpotHloiu 1ndLvidael]oji«t doi condllfonn objoohvM, 
noiu avons d^jà nntrnvu Ir rtilv comiilÉraltle que joue, daiiï Ir mécai* 
nicrao df Ift localÎBAtion» le Eaitd« iMtcntion^ t'ar Iblt^nlior, un stijel 
p«ut pMHKtfr <rjii modo Je luc'Absailon h Tautr^. l^r raltefitiun» «n 
cn5mo itaipi quo la local Jiintion. la grandeur do l'image peut varïûr. 
Volrj«t principal Auqut<) uii peri^i.', l'^^lui rnir lirr^uel %a ptjrlu ralivfilïcin 
•at c<>]uL t|u't)n Ln)a):itic nvio le plii« ôt^ rottct^ : Ica imaef^s qui L'od- 
didrviit nom d^iuiant pli» mj^iinn ijiiVllpt ^n *wnt plus Alnlgnt^t^' 

■ J6 v«1h ka objets avec leur oniourûRo, dit un mijct, jo voia 
bloci VeuCourk^ immMlnt, mnU rrrntDUTiL^n i^lcil^nft eut Hou. ■ 

■ 6î)o«)n^ au ducL do MoDtmorcncy-tloutûvillc» dit un nutrc, jo roie 
rT'abonl 1^ Rkt:tit('Cardln]i1, «I au L<i-t)trc^ loii drui ptirieuTinug('fl ' \e 
tout doTiini. r^i jlnslistu sur Montmortîncy, lu cadre s'eCTufio. puis Tad' 
WrnnirA t\^ MotJimfïrftncj' (îïtpurnii i'i Monimopi.'inrïy grnridil- a l,a plu- 
part dca ftujcta décluroDt oli clïoi qu<; leur» jmugcji ^-ruidiMcni porl'at' 
taintlon. u SIJo aange hlafnçnrlo du liOuvro dit l'un dVtix.AU pmmlitr 
niomont jo û voU tn pcf^pcctivc comme t'il y nvalt un rayon viiucl 

qui aille Bur l« Hommet «I hi litïiic do icrpù : jv \;t Vûis en rMticliùtt, 
e>Bl un ciTût dop«npoativo^ Main a j'iii^Uto, dan^ un second natmcttU 
J« in« u^nt» ir^nsporl^* Auprès i>]lc< et Jl« la \o\k de sa gri^ndc^ur ri^^lie. 
Dan* le promior mocno;it, je voU un trôa grand nombro de ohooes; 
dam ta 4t>rord,j« no vois plu^quc let t7tioa«aimpûi(anie«,mals beau- 
coup plu* jc^andcs* > ■■ 81 Jo songoi lafovadedu Lou\T«,di( M. Vîotor 
H«nrl, )o «uU en faco, contr* la ^rîLl^, bn lr»latum. je m& rûpr^^ente 
d«bout, plna près; la porte oit plu* ifvondo» ce qui cnlouro »*ofTaoo. Jo 
Mtiit maÉnleiiant cmro la ru* et rontfi^o. o D'nuirna sujetn diJolaront que, 
maJgTi^ leur ln»i»tanoo> l'image ne giandlt pou- « l-oa objcia sont 
tmmtiablei iiifLl^é Tattomion, dit un sujet, [/attention na vhang« rj«Q 
Jk la grandeur, a M«b il est à rciunrquer que braque le »ujet dddaro 
sLnsI <j!aG rauoniion ne clian^e rka a la grandeur, c'eat qu'il a êi& 



Imm^dlAtf'ntiïtit conirut? traiiaporté Huprèado Tobjet: au coutraîrc IV* 
tontion Cact grandir la i-i>prd8eniAtlon Ini-nquif pur «IW Lo sujet qui 
vo)Att d Abcjrd l'ubjot à un« ccrUlnc dinlancc b'^ci rApprocb« plua ou 
Dioina lirusquomonL Ainai aûmbtenL«'Bi>p)lquf>rmconscicmmûAt1â«l<Mi 
(Je rGpti4ii« (]Ui font qu'un objet cat vu i>Iuh ^r.iind» parce qu'il r»! w 
d« pLua pr^i* : rattnntion airil ntir lei< rlimenBlons de rimtgfs, muia elle 
rj'asSl sur elle» iiu'indircct<-iucnï, qu'on diminuant VintorvaUe Cïïirc le 
BQJetet l'objût qu'il Ima^lnofft qu'on p«riiLttianl pnr là, oonformémtnt 
aux loUdcT l'optique^ do voir cet objet pUn A-rnnd. 

L'attention, an Tilianl proitre t^f^rtaines repr^^KttnLitJon^, a pour etTet 
d'en ûlltnjncr irAutrcsn « J« vois sJmullnni^fncut, dit une pemonnr, la 
t»lonnadcdu Lotivr^ei ri^gMeii^fllnt-fierniftin; mai*, «i J'in^ii(U\ ju De 
vois que l'une d«*B ilvux. Quand j'inulate eur l'une dca tmaffoeT elle e«t 
vue de pLu« pr&n, par non»4«^quent plus [^i-nndr. u MaJi mi^me lorsque 
r^tteotSurk ne chaniro T-icn â \a. grandeur, par cela fleul qu'elle ae port* 
plu« pftrlleulitrcmoiiliur telle ou telle partie do rimaî^'o, elle (aIi *va* 
fiûuir le rcjilr. « Jo vols, dît un sujet, la oeiennndc du Louvro devant 
mol eomroe «i j'^iala Mir U plact^, et la fagade de l'église Saint- 
Qermam-l\\u3^crroi« derrière, m^ib si j^in^Lâto aur Soin t-Ôor mai», le 
Louvre flTspnrftîl H ol ciV-lprotiiicnTeni. n Rt niflmp indépcridnntment <!• 
toute attention, ccrtaina sujets, tout on pouvant ac ropr<^entcr un obi<t 
dorrifrre, à droite, k guuolie, aussi bien que de\'«nt» ne peuvent fio re- 
pr^»entor simT^îtAtiéinetit un 4>bji.'tiJorHirro ot un objet devant, ■ Je voii. 
dit M. J. r*h,, Ifl Panth»*(m dorrl^r*^ ot In fonlulnn dn Mj^dicU ft ^urhû. 
maiit le no puin Ion voir en m^mc tcmpn. » ]>'autroi» onfin n'JCQai;iii«QX 
pna non pin* en mflme iciiips deux «bjet» «ppoBf^s, nornmn Ia eolon- 
nadc du Louvre ot la fo^^ad') du.SaJut-Ucrmain; main cVeii qu'il* iwicnt 
toujoun devant eux, qu'iU luciillvent di^vant eui I objet aupivi. duquel 
iU se eenlent coitimo transporta*. < Je no veïs pae eimuUan^ment, dit 
un iuj«l, la fni^jid» do Sf^muncrmaEn t^i \a colonriadi* du T. ouvre; c'eif 
mat-^teltcmctit itnpnst^ibl'^. I>c Tondrait on je £uiâ (c'eal-kdiro de U 
plnrr)j*» no puis voir les tlmix en nu^nie lempti. « 

Dann La localisation par rapport ù I objot, lus sujets ao «ente&t 
comme transportas dana l'enlours^e des objets qu'ils se repr^ientent. 
8e voient'iU eux-mJïmoe auprfodo coaobjciA? CertaiiiH tlMaront que 
cela ne li:rur nrrlvo Jamniâ. « LorAquu jo prniie au Pantliéoii» dit Tita 
d'eux, je me localise â un endroit dcn onvironn. Jeno mo voie i>ae ^ cei 
nndrirlL je ne me vnia jamalH. ,/« ne me «ii« jm*. j** mn mtia Ji crt 
{.-nc^roif. a I> 'autres, sans ae voir jamakc tsponlûnéaiontH peuvent 3~ rduMir 
par l'Atlentjcn, f Je poux me voir dan» une ixalle, dit un ^ujcl» mais ju 
no m'y vois paa n«ceE€uirâmerjt, ni ipontan^meut- JoveulaAnKoApon- 
taDi^ineRt. uiaU av«o e0m'l je m'y vois uioi-méme. Et abr^t je vole 
auESk ce qui oat d«rrfèro mol - ainvi la cheminée h laquelle je tourne 
If dos. I t^n^n d'atilreis bujcts »e vuionl jiarfoiM » pu ut élément eux- 
mèm^ê. Il Je me reprûGonto asnez bien mon atlHudo, dit l'un d'eux, 
dane une pré«eatatlon. Il me aeniblo que d'un endroit du aalou je atm 



tiuvai-1 itu ladoratoire iie: l'âvcaoïooie FnvsioLociuus 



ftV 



TOU moî-mèmo dAiu Jf irroupu qui ^atl au mlLKu. où M fa^il la prâ<«n- 
tation. > * <r4i cîfîm^. dit M- BlnoL. ^qs oAcinples oùj^ roc vois mol- 
DQ4m« *ii lolQ v<iyftnt un ot)jet. Je p&ux alors SLVOir ln« detiï genres 
de viaioQ »ucces*n'«m*nl, d'^cl el do lA-bu, lorsque je me vola lâ-bckâ 



m 



IV 



T^otin vonoiift de yrtir comment les sujHs localisent leun» îniuu:e« 
TlBuct]«« on général, et oommont, danc ovriKliii c^m. il< 9V locitliterjt 
«tn-mcrcu^s par r^ppart aux objet» imaginca. Il nouï icalc â «nftmincr 
•n particulier lit locAlluAtion d'un» o»Ci5gûH«^ di^ repri^«ft matin nu, 
qol, cfc«x cûrtaiua aiij«te du ntoiDs, avmbknl jouor un r61o don* 
fttd^înbta, Ia loi-AHsittian âost pomu gMaraphlquAii. ■ I^ plupart de 
Die» ima^oA. dïE M, Vvca t>cl(i^e, rcvAtcnt In forme tckpographique, JQ 
puLi dir« ti>ul4ï«, lortiqiio In oTtotïC eut |ir]Fiflll>lo, rt qticlqueH'Uneâ tors- 
qu'cilte «cmble ne pas i'ùtrit. Je ni*o\pUque, Toulce Ica fui»quo lo«oU- 
^dnlr mit v\t*ni d'iinp p«riionn<» qut^ J'ai lug Tin«» fnifl» hqti IniA^irp m'np- 
poToit »ur la cario fE^^-ojfraphiquG au point où »o trouve Tcndrolt où je 
l'ai vue. Alr«l jr petiie rnc* mcmept nu profeuMm- Huinchll. Jo voIh 
U c^rte dXuropc^ et p^riicu librement la ri^gion où est Keidelborf^, et 
H«idH1>«r^ rtle-iTi<>me avec; «Cii i]tm<.'|]viori!( relalives »ur 1a u^ti'te. 
Mais o« point bq dilate, n'ctend nus proportion» rdd!*? de cottr» ville, 
^pnc perdre (wpendant hh rtiiïiulion rylaliT^ par rapport nui fliiircis 
poÏDta do U carte, i::l dana La viUo Je vole le fleuve» la chilleaui lo me 
où est le Uboratolru. et le pRrannnafTn enlln nvnc qui Je rautir ahkU 
dans aoci cabmel, le! que jo l'ai \u effc^otivoroent lorsque j'fii xtH^të 

TAlloniH^nc Je loealhi* ilrr intmo dtt« cJioflSB qu« Je n« liffvrAU paa 

lier à une situation pâotTAplJ^uo préolao. Ainai lo nom do UhaHo- 
Dtagua i^i'iiqtie Iimjourji en ninl le tublc'uu Kuhaiit, Je vqIs la Franoe, 
1m Pyréuvt^B Ht uD peu au doià vom le midi, lea Alpes et le Nord de 
Htslie. U Buiane et V4;ra \ts ciurj uu peu pUa luui. jusqu'à la balUque 
•nrlron. Fui» un hommo ft cheval, grand, dana un manteau^ U o«t du 
tiCéà de CahnrH [piiurqui>i?j et U iHe de «en cbeval wHt tçurnôe au 
Kord'IÙKt (vcri [tts ïiA^tonij. u lelle eât TimportaniiQ dee représenta- 
tlou» géogriiphiqilea che/^ curtains nujetfi. Il convient donu d'uû 
«arotner h part la loc^ilisutiou. K\ tout d^abord, où «ont lotialiBéa 
kpontaoémeat. en deliurb de toute orientation fvlU-ohJe. Ift puinta 
<»rdlnnux.' Il n'; a pat de réponae fixa à ce KU)et, maie un certain 
nombre du per^rnine» kiiU-riogêed Hemblent se reprëaeiiler bponLa- 
niinODt le nord devant ollea. }s tnd derrière, l'est â drt^ite el J'oueet à 
l.'auche. ■ Dan^i une aaXio ou je ue conuuiï p^Ls les poinu cardinaux, 
dit M. Uelaire, j« pE;;ce toujourH le nurd devant, -^t lo nord lu jrne avec 
moi alna^ que touto la carlL\ à luoln» tjuv Je ne cberclie à m'unenler 
rdelicnnenc, • l.&a autr^tendanee qui semble aussi trûs répandu», c>»t 

celle i^ui cnnnifiteâ ae ^ep^r^aen1e^ les paya septentrionaux comme à un 



«8 



nc^tt riTiLO#ni>nioiJC 



niveau ptitH éliïié. iiii vn>'A^ dsnt le Nord, onimi? une montée, un 
TOjmg» ^ADe U !ïud oonamc uno d«dconto «uIvahI un plftn tnolm^. Pour 
l^rtCt pour l'ouost, flu conErftlrL'. on ntî cocmlJitc aucune dlffi^rnoce de 
niveau- CoU tlonl t^nns doulc û ce que sur les cartud le nord o«t cft 
}ittut, la iiitl en 1>aa, taatli>i i]u« dus pa^H de même blîiuie qui suai 
i l'iMt ^ Ji r<iuajft &v trouvent au mém» itivenu. UVhI peut>Mre aumi 
pArC« que dwrirs Iits caclea iTL4<Jidu«R devjirU miu» E<* iiofd hniuble «'éloi- 
(rniïf dnnu Iti annf du regnrd UndU quo Ici pftya du midt lO rapprochent 
OcNniDu pour ^'étendre ciioorc derrière noun, <pjo l'on conjttntc celle 
teadAaceiEefeprèierkterspoQt»aàmontteBud derriùre, le nord devant. 
t>orsqLie le sujet L-uniiaJt dr. rjùu les UeuJt E^o^*raphlques qu'on lui 
Otto, 11 peut iet voir «Lir la ourle ou ho troUTOr commo traoïqiorlé 
auj>i^ d'eux, et même str les représeuter auruee-tiveiueut Uea deii\ 
fftgonfl ; lorsqu'il an le« A vuh que «ur la carte, o'osi eur ta carte qu'il 
se los repréiente: «puntauémenl alur^ lit cnne vient se pincer devant, 
h oiolna que oo ao noit une carte partieuii^re^ concrète, quo t<^ lUjet 
vcfrtdt alcTv, «11 vni AUHtTepUblt de itir.-iUfr.r purT^^pimrtii, lui, dan* In 
dircotion où elle cî^, el qu'il vcrrnil dcvnnt lui. mais eomme daii4 la 
BliUe particulière oà elle ne ti'uuve, svî o'tal la fcx^ïfi'.-LAn'crn jiaf rdpporJ 
â ro&jsr qui prédomina oboa Lui- lUmarquona <la retlo quo clies «r- 
talnn »uj«l8 la pualtliui Û9 la carte, lurqu'elle uaI A^ïonCanémonl delà* 
ohào de tout miheu concret, nomblo varier HuWont Ica lieux dont H 
a'a^EI. coUA rinnucnfiR de la loralinnttori «peulanrfi de> poinl» Etinii< 
nnuxn 4 Je vois epontancmeat, dit M^ rhilippc, lo ^fo^d â ^u«he ot lo 
Midi h dr<iiLe. ^i jt^ Hnu^e j'i utie ville du Nnrd. je U voL^i :k sa ptacv 
doua la oArte» et la carte va peu â gauche ; ai je songe 4 Maraoïlle, au 
contraire, Jo vois la carte un peu & droite a, Va^i-ce paa par une 
Iniluenee nnnloï^ue quil faut etplîquor eortainoa exenptinna, que l'on 
('onittalff cbe/ ciTtu^iiit «iijet», i^ leur mijifc d» k'caUiAtion habituels 
•• Je me rcprânontc Ioa objctii i^ioli^nân devant mol -', dit un aujet; et 
tummnJrliiitfhiipMTrrpr^KiTEiti?]-Uckrc1iTnui: o Jele vu^a^kma^auchov. 
râpohd'il, Mbis e'ost qu'un tuotUDi auparavant je venuie de lui dire 
d*jmn^iiier le p.'tyv de Caii\, i Ce El'e^t quL< relaltvuiutiiit au payit de 
CauK. quD jO vonnl» do voJr devant, ajouta-l-il, qtie J'ul vu bonloaux k 
gftuche, * On le volt, e'eat Uni^ Ii^ealluatlon Aittt^rleLint qui avait fait 
dcTior la loeahiati^^n npontonée du jwcond j>a>>j imetcinè^ Cetto 
fnfïuenoud'uTie local jsatiun sur unelot-jiljitailrm [KiNti^rlrure tii^ euiistatr? 
d'alllfura pour tr>iJtca sortes d'objets^ pruahca o^ ^Lmgiiî'e. Il faut ci> 
tenir ;rrand comiJlti ilen? uui^ élude sur la loealiautien Jea juiai^eH 
viaucllo», at Ton veut comprendre pourquoi dee objcta qui «cmbient 
être exnctcraent ilanx Ira nirmesi coiidiUoikH «ont pouriant locollfiia, 
parfoi«p de dïfTérenie» lanuiï^re*. 



( Au aujet dos doux modpa de locolUoLtion quo nous avonv déter- 
min^a, dt^ux queatlona x& panent : 1" lîomment ao foIMl quo certains 



fR&VAUX DU UIIÛItAlOlftE I^E PÏÏCUUI^CIK PHYÏlULOlïl^lK 



319 



sujets loralisent teurn ri<fir^«»eniallon« vL^ubHue d&n» U dirsQUoii 
OiAiiM oà tJfl peûDont que «c trcuvont Ilm objote oorroApondftDtfl, k 
irolia. i fkiiclir, dvrrd&rep «u«ai bluii que doi«nt? — 2* Cotniusnt no 
EftUil que Ion JIUJ41U liûcJnrcnl, nu prcmkr nu au nccond momont do 
Lft locAliitjituio, qu'iU \iitDtil l'oUjrt ooinmc %'ih ùuionE trAHiptirtAjc 
Kupràfl (Ec lui? D'aprC** 1<m obaorvatiuEia quo nouv avonci roaucilUoE, 

fa l^ JooftlisaUoA don imago* vi»U4}tUa k droite, a ^aucLo, (^«rriôro, 

l1ondr;*Et Jk lu fiiiion da» reprilAt^nUtlcna vE8uoll«&, — qui BomhleEit 

ftTOir par <rtlo«'in4mM un«tondAnt^D fx m plaoQT «pontan fument dovnnl, 

comino on le <!OiiRtiit4! pour In» imn^im roniirM-tEdVfiR. — nvrc cinrtftliiAK 

vepréMatoHoiiB motri««B qui d^tcrmini?r[Lieikt U punition do L'imM^o 

en uti tnxirc nena^ Elvukurqujijs au uflec qu'on tie IgctidlsH pas dHrrW'r«, 

4 droite, it j^uchu, dOA ohjctu dont oa içrioro abvoluiuunt ta «Ijri'otîoni 

dont lenom par ^M\U^ n'évelH* paa d'Lma^Bi nioirice«, «orniez I^a pays 

trda ^I<tl^6», Jc« objets iniaifLnAtrM «mm AUnohtj-i ddtormiut^OA avoo 

un Eulllifu dont on ronitASl hi dlriTtion ' d^ <>t>ji^U mpnt vu* t^n fAo». 

avoc «u lanii Ttlluvlon qu'on «il imn^porU auprès d'ouïe. Au con- 

triklre noua nvoun nnl^ qu'an Iriiuvi? urie lundAUc-iT uhsi^/ r^pitridut? m 

looslber W oIijoU p^oohce, do:-it on ciait la dir«olîoti> dans octt« 

dir«ciion, qn^Ile qu'HIe «oit. «l qno ci^tlv tenttano» v«t d'aitl;kiit pUiA 

f04i« quo l'ctid frai plui* procJ)«, qu« ha diroc^tion o«t mioux conaue, 

qu'on « fait plus ri^ri^iani^ut \c chemin t\\i\ y i^'^uliiLc. par«uïte i;iriiri 

ûQ a oonftcrT^ de* Imii}^* motriatri plui IntcnicA. Uotir. Ji'il n'y a pan 

dinugi^ muirlcnn. fD^fli psi vu im ïa^t^a: tt'il y i-n n, kt rsr vu dnn* 

la diro«tioa que donnent ccq iniA^ni motr^ccc, et d'aulaut plua aûrc 

ment qti« «e* iDiAf^e* motrfotia non! pliu viv«« ni plut n«tl«ii^ Ceiio 

prd^noo dd» imn^e* motHcoji daiis lalocalianllond^tcD0^««rî8UQLUv 

tai d'aUUun att«at#p par d'aiifrc-A TrUs- IVabrinl certain* oujeta, qaand 

o» leur «140 ai|»C004.i [venant dlTcn moTti^nKiil», divcr* objet», indl' 

qiifintf pur l«u mniivpuiffmi bnutnir.t dn Iniir t^a. vt parfnU dr tout 

leur ûDTpP, on tel ou tri Een!i, que le nom do t>to objotc a dvcillû on 

«trx dherstfi n^p^rHE1lMkktl^ moIrÏL'if-f. Chvx d'^utroK BuJutH. c'imL I(* 

langage Eoème qui permet de naïdir aor iG fuit l^a im&;:tiB motrioca : 

n'cMt'CB pftd «Tt «ITot la présence d'Image» inulrSoen qui- rév^l« ovilie 

lormule répétée par Eartt do eujalc ; '< Jo voie l'imai^'o dovanl, maîa Je 

tens Tobjot £!prri*t^ »^ IVftfitrf* pnrï ('erjninna pnwonnps arrivant k 

lUt^tOCr pur Inralyne T^at^r^ vL^ucIli? ot TimOi^e nietrîco ot Iceonio- 

trtce dn la dlrrciia». Rnfln qurlquM'Uncn uft parvi<?nnont ^ fin rcpri.^- 

aentor un objot quo ni ollea font efroirtivcracnt ou si rlki imatrinont 

ic\ ou iv\ fnumrement. * SI Jr> viftii mi* r^préHentor maintenuTit tu }^Ar^ 

dd MoatparDOAêO, dit M.J.<J., jcla voîstîerriirretnoi: j'f^^ jja>Juil«f('riCt 

roinm»' uni» i ^flPs Jmtf- > BAOi«rViiiu<-r nVI]#*ii]i<rii, to «cujdt n Tirt ruL Imn- 

lrtnali9n,occTu'4a ou une totidonco A fci(re en réalité, un^ worte d'évo- 

lutUifi «ur lul-mAm4. V. Virinr llrnrl, kp. troEivnnt an l.iihorMnirr. In 

table devant, ta bn^tre derrière, étinr. loa mcmcr- relationa avoo lea 




â2£> 



HSVUK PIIJLO«OI'l1igUIÎ 



ob]tt*0îiv{rorjnnii|»4 <[U0(lAnH«îL nliambrc. nepeut Ima^intpr l* e-Aserne 
du bonlovard do l'ort-Roya!, ot l hijrloffo qui ont BU tend do U cour Ot 
qu'il vcit do i-ii chanibro, A»r» dovant son buivjiu, e:i totiniBut U 
lèlo, <■ qu'en uc rDpriiQcnt;L(it qu'il a&i a aa tabb ot qu'en imagttiaiit 
le Buntimeal d'iminrvaiiini moirifo de tourner la l&to- a Puur h? ropr*- 
B^iitor (lot ubjotH plut prO('h<9B4 oommv quutro pilos ôltfOirkjuGtf qui 
HUfit 4 dviix uiolrc» il^rrii'^rr' lui, il v»l ubtt/^ do tirr 1ouni«r rcfiUviuirnt^ 
Osn mouvomcnU r^oln ou ironpinniree no «nnt-lJH put udo preuve d4> 
Ift prriïciicc chcT£ lu suiot de repr^^eiitalini» molrion qui tiennent 
OD éulit'tr In pruduolion d« l'iiQa^« vieu«llo. jujiqu au momvut riù olloa 
BD Hoiit uiîtifSB «Ji hdruLunm Aver la puiition t^uv iM-ttQ tiiia^^r ûoii ocru- 
perV U «onibio donc hom de d<-iit<î. pour loii<«H oe« raifti^im, qua cer- 
taiD«s rcpré»DUtlori» mottîoea iiiurviuitiit^iil dunii U lucdlisatifju, 
Uaia ftlor», pourquoi tous les aujots ne peuvciit-iU pas voir Ji>« objtfita 
darrièro, Â droit«> à i^ntiohe au»i bien qiio dovnnP On pourrAll 
rdpondr* qu« c'est parce que eet> itujets «uat iinTD<^dLatomont oûmmo 
tr^DB port (s devant t'objci» Mat» pourquoi en ohI-lI airiBÏ? \v M.'rfttt-oa 
pfi« que ch&£ cea «ujets Ja roprâKctntatton vlHii<>i]f' prt'ilOEiimc. envo- 
loppani li^ Aujet Je »ca Tn\ni[\c\liona. tnndj> qur U irprctentatl' 
inotrK*o pnsflernlt nu »e<7und rang, et par suito d^* oattc tnr^rlorit^i 
réuaùrftîL pas â fAir« dévier l'Im^i; vbueïk de na localUaClon «poi 
tilkM «& Iftoa du RU^et? Chex lfi« ftuCrOH BUjttBi au contraire, la ropj 
aentatîon motrice de la dimtion «t do rcloj^tirinuiu éutU p!iu 
iniiFnBo, d^ormincratt, tn raùma tempji qiie hi grAndi^ui\ «ouformtt 
uux kriH lncoikAcl(?TnmcnC np|iljqu^d dit l'gptique, la pciajlioii iiiAiii« ds 
l'image . loi oiMa do r^LTonticn t'oxpliqu^raiont alorti pr^r Lappoint 
qu^cUe fournit Untijlau3Li;ua(;c;ï viaudleti, tniitulaox imagcii iai>tiic«ifl, 
«t Ton pourrait \olr dan« l'intenittâ plus ou incine grande dea r«pi 
«entMion» motrjt>3B ia condition d« la préavDcc en un individu, dnni 
tel cas d^loriDJnA, d« la locj^J^^^fcon fuir rapjyori à soi ou do i% JocaJi* 
«crfzV^n ;/<ir rapport à l'objet, cl daiia l'i^ptiudo plu» ou nioiii» yrandtt 
â avoir doi repréucntationi niotriue* intortKos, la condition de lA pi 
aenoecD tel individu du premier ou du deuxième 13-pe do localLasilonJ 
S*J KPBle la dfluxlèmo queftion. Comment le Uit^il quo Je* «ujota 
décUr«nl. ou promlcr ou an deuxième moment, qu'ita vi;ii?nt robjt 
«ïomino l'iU Ataic^ni tran^ort^A anpn'^a de lui? 11 faut dliillnguer 
caB, livs uns commencent par vo^r les objet* par rapport il cui oi 
transportent pnituite, en Émugination, aupK^it do c^i objets. Les auti 
^aunl transportée dV m blé«. Datifl le premier cas. îlaembleae produire 
une illusion analogue ^ l'iUuelon qui fait qu'-vtant en wagon, dana un 
tnlu en marobe* II peut noue somblor que ce soot lea arbre». le« 
poteaux ttïlc^graphlquea qui marchent, [.'ottellluidoo iiontàt^e Fill quo 
noun voyons un Dha:igcment do distance eutrecuxctiioud,ctqucnoua 
ne couMtaLoni pa^ ^ri nous de aeneatfon« motrlc-^^ par l^uellov iioiit 
noua attribue r ion « h noua-uAmes ce ohanifomcnt, Or> dana Ua loCftU* 
aationadoni nonaparLonn, H AamhlasftprodiiJroufifaltdcm^menaturo, 



havauh dc ubor\ti>ïre [>e rsicnoLOCic pnYsmutciQur: 2Î1 

quo^ii'jnvcno. Voki uiiL< obuirvAtioii que' j'ai fniti? hui- nioi-m^ca^- 
/ Je puiii»o à \a tour KlCTvJ. Jo la vota loin. put[t«, deiridro moi ; je voux 
1a volv pla» v'AniliT. J'tiiNiïLc* rtjjr U dt^tnil. et j'ai In repr⻫iiUiioik 
Knotrico lîo f^Ut^Qr h TGOttiomt avec quoique» m&ocaijo» Jusqu'au ptod 
tt^ \% tour; à en moattfni] rimaffR n^t hraundiip plim ^nndo: or J« 
Ki'»p«rçoU olor» quo je Uvobdovaat mol uu pou â droUc, t^ommc «i 
y&vab éié trau«i)nrU^ rï^HlIeniHiii iluvatil ulk. et je rcmnrqurt quo j'jil 
\m tcl« tcuroi^o oxActf mt-nt ilu c^i6 où jo In voia, (Juo •'ctftît-ii paasé? 
Il itVuit produit iiTi Mxri^tTi*»eriii^ri( do L'fin^« Ar^oompâ^iii^ <ruiÉ« 
r«pr^n«ritalion uiAihi^o rlo rapprochoinoot, ud chiLiiffoinontdu rapport 
ilo po^iiinn «tiXrn I'éfiia^ ni mol. Vimuf^n r.n liTiiiVïnl mAmi'»n;int non 
plu* doriiûrt, zoAis dovAût, «t la rcpri^jiciitatLoji motrice avnit rnpport^ 
tr mouvriii«nt Einn k TimA^'Cn mAK n mol. Jo\^nv-i. ^ vri» qun 1'^^ 
mcD: iccliïicfttcur. ti porooption ootuclte de raa. ohfunbrc, n'AVftit pu 
totcnouir, rirn^t^e mr di^rabauL «.«EiIlfreamiiL Ijl vt^iori c;f>iMi;tori1o cId 
Bft cbacabr-^, fti-rAtftnt U porcoptioû; ot quand U poi-coptjuii iictto 
rarlfil, l'IirtHKo AV»ltdiiipArij. Vi>llk poiir[|uoï j'av&h ou rUluetoiido me 
rapprocher mol-m^ïmc de !& tour EilToL Uot'i comment cxpliquc^r quo 
d'nulm Hujrl.t. sitr>t ijroticmt^é liM^om iln roltjrl, ne tmuvL'tit immétha- 
Icrocnt c^onuno (nin»purté« auprÛD da luj, nutia buuurto rcpr<ia«ntAtkon 
xiotnci* iIh rapprooh«tikf*iil. KH|ipt>ioTiTt-ii[>ijB qut^, i^Ann ce i.-ms. ynnaf^n 
n'««l par» d»[ifl |ii vide, niAb daik« un mtlj«u d'imat:«4i ^t daua un 
tDllk«u l'fi profondeur qui vient AUoutJr &u point pri^Gl« où le sujH au 
roprtWnt« quil «c trcuvo lul'iudoc. La poMtton de l'imngc et ccJJo 
du mijpl nenc corr^UtlvM Is «ujel et Tobjct Imai^'ltit^ ^oul Holiiîftires. 
C'c^t ce qao M^ Victor ïlciiri uxpnmait tout â Tlicurc par ucs motd : 
■ f/mr^i^r l'f rMi>[-m^r>'''H nLit;« faisonx un pjirteinLlr' ; il y a ueip uet* 
t«mo liaikoa outr^ nuu8, » Ctjci dit, voici cocaaioEii oamblc acxplî- 
qaer l'IlluHk'U, Wim^jse vinfil «e po»<^r Jovani I0 ^ujef, Ciurtint- ri<tta 
iinaifo (l'cht pM dan« tt> vjdo, makji daiu un oimombla d'imaf^aA qui 
•« rAmillf^ JiiKqu':m sujet, elli? iir «t di^coupr pM Nur If! rond dn 1a 
perception nctucllo, (.omnicano ïma^cousècutivctP^r exempte, ou 
ann imago déUch^o de tuul milieu. — amie elle fait eunipliHemrînt 
obitructioa A 901l«i porcoptîon qui «'oITacu tatit quo dure l'ima;;» ; il ne 
rofttediouo Heo d^û percoption aotueUc, du moinn bou« forme i;oii*t* 
oioDte, ^* 4m «orio ([U^on ne pout d^îtormmar U poaiilon d^ rim&ev 
par rapport à entlra |>eTcepUciii qui iiVniAt^ï pa*, — fit «Ira ïiup rflttc 
perception ae rcveillo, 0^ qui & lieu par ox«mpIc Icmqu'on demande» 
AU fiuiet ufi il localiEHf ïuii Imaçe par rj^pprut il l'ecidrtïEt uû il hd tmuvn 
ACbiollomcnt eu iumqu'tl 04HAyi> lui-inOmu par la rulloxtun do la 
locallwr, la |jen^ppllon rAnal^i^aiitir du mllUu aclu»l ch&HBfi l'EntAi^r? qui 
•^^viAOuit- If'imaffe et In porcoptjon pouvant «0 »ucciScler ainti tK^a 
rapidement, oiah ne ooexi^tant jnmab. par ucIa mùato que HmAge, 
qv«ftd elle oxbto, occupe lu plaoed« la porocption, ileAtimpo^aibloau 
flvijel ûr. déicruiiner Uponilî'jn de riiuatftï pav rapport k l'cLidroitoit fl 
««trcuvd «Iclout II aUperc(iptlon;et«omtDe il nt* laorott pasloc&lisâc 



2^ 



REVUE PHiLOeor^niQUE 



àlA pU<Te quVlIc urcuptf n^t-lli^iimut, — ut-lte [jUiïis lui amnbluit oc 
lammenl oocup^lo par b pi^rcrptlou, qui 90 Tonouv«l]o un «fTet loat^ 
le» fulx qu'il pense Jl t» looahi^AiÉon, — comme d'aulre part il a 1as«o» 
itati^aidii ïa. iolldoritA qui svUtc «ntro Jul et l'tmaj^, Ii9 pouv»ivl m 
rfprfufintnr qLic csnst rimdgn qui N'«ct pim^n c1c%-«nt luf. Il lut «^mbh 
q;i*il v'oat traniportâ luÉ-mt^mtf devant Tobjut ima^fin^. ËX «iti4i «« 
proiiikL rUItisititi d'uiJ tlédiiublvmeril «fit un imil qui rc^AU? ÛMtit 1c 
milieu atïtuol <?t aa un mot qui «0 trau^poric aoprba d« rt>bjcTt. La 
iri<iiif illuKiitn Hiï pt'tiihtll. il nnl vrni, quani) lo RuJeL ^nudi? Ivti jeui 
lerméfi ot qu'il n*A pa*t la perception vintiallii du tniHou iolmïl; WMt 
rimngA vifliinllfl |nintn ft la pfîn-L'plInn Urtllo dn ftr mUlrii ihnnx llMl 
do perception viaudlo et oulTit h expliquer Tillution. MalnlcfiAOt, 
^romuiu primvrK de neitp hypcith^wo que nuu» avcmn prnprtfirt», *pwi 
l'imair^^ cnt proj^Lêô dana le ncrus du ro^^ord à U i>!ac« du mlllou 
pt^rcu. — liu1i>pe[idiriim<*Til ilu cav iIbh Ima^eH voTl«f^rlltivl!« ^i iImi 
représentations d'objuta d<<tftoh4Ïa rie tout iniiiou, qui «ont nettement 
Tor-nlh^«iH devant le »ujet, ne diV^oupant sur le fond dt> la p«fcapUoii 
ACtuolk, — iio^i:^ pou vont citer plunIcurA obi«nrvation»p«Monadl«» oti 
retl<i(*mhlft dr la n^prt'xrntjitlon, Iniunnt HLifmicfar la pnrr^ption de 
qudqties objeU, pouvait, par coinpAraiaon ti\-&f. ooi eb]tït!>. Cire Ifieo- 
It^fitf pjir r.ippirrt a nolrv pfittFtion ririurlle : or VlrtiAge i^Lnlt bien alont 
devant nousn 

En r^HUiEi^.Arpinjroompr^Mdrc iem$C4)tiiAiiïede1alooallBatlon,nou« 
nouit ôloTODt d^flûOJilOHpIua simple auiiplaftoompleiea. voici oe que 
nniiN riMVonn apj*rcEivolr. La3ttniagoacon«i^riillv4»fl, riïiirii1it*r«meni pr<^ 
Joti^oi^ dnnï le ncn» du record, «« de»ft[ncnt avec prc?ci»ion sur l« ^d 
di> la pL'ri'tption acturllt-: \*i< im;k^r«i cI^oTijctIa repr^fAtUi^n nftna OOdrSt 
prejctéen nuBoi, quoique u\co xnoîfiB du r^puUHté. devant l< «uJ«C, M 
d^lncbent encurv, qu^iiq^i'aver plue de eoiifunlon, sur te oiilJou rM 
et, dans l'un et l'nutio caa, oit riEliou. qui nortd« terme d9C«mpaiibl«ott, 
permet an REiJr-r; tic di^Lermlnrr In pnalllnr d^ rimnfçe par rapport ■ lui: 
quaud l'iniJiK^ «e présenta au rontrnii'e avno tout non rrtîtîeu d'îmavest 
et offarn par suilu i^umiiUTi'Tnn?iii lu prrrï^piliui. qnniqiip «^^Hlnmfrni pro- 
jet tSe do vnnt, olk donnt* au eujcl nilusion d'avoir été Iraniiport^ luî- 
m^itiK aupH-ï de l'objet imaïrir^*^; enfin, par la fimttjn de In rApr4«*n- 
totion vjHuello aveo cerUinOfl Imai^oe motrîooai la représentation 
vlsLi«Ue pont tire rejet^o tlaus un nntra nen*. On pMut Jlonet concTtir^ 
que le» imagoa viaucllcs Eont loooli^i^Aï par rapport au sujet exactc- 
ment i:nmmr i^Laieiit Uicaliït^oK par ruppni-t h hii Im fwnfatioiu 
cerroïp<mdan(os donni'ee dann i'<'xp[^riûnee. toute* Ion foia qu« d'Au- 
trea iinn^cH, Xen Imagos motrices, ri^HEdun d'une antre exporte ri<i0, 
n'tntorvjcunc^nt pa« pou? imprimer aux imaifes viauollc* uns nutr# 
direction, ou. qu'aprùa ûtro lntorvenue«. par ^uUs de ratlentlon 
oxoluilvo Acoordôe an^ imugea vI^uoIIim, cIIca »VJTac«nt pour aban- 
donnor Lei Images viAU6ll(?!i à leur liieallfintlori flptintnn^^i». 



REVUE DES PKHIOniOirES ÉTRANGERS 



X^tuohrift tùT PbUoftOphid und PhiiotopMficJie Krïtlk. iSuiU^i 

K. ,\or.i^ Pour rhûfoifï» do* princip/m numrmux lUns U phitoto^ 
phif* ^nrvpiê: Mtnitjnf tt Anitltiétiqtn^ cfie; Ut anciens ItinitJit H 
ifs /*yHi.'jfjLrr<ciV««. — Lifc philosophie et le* syalômt-s qu'elle uora- 
portL* «ont caractéct>^« par <!«« nombre*, K. JogI v&ut i>xplÉqutr U 
pbilottophie cr«cqu« p«r do» nombres qut ii*e[i soiU pAs le» principe 
diractoUM, mftji qui on snnt poar ftinnl dirt» Ïdr frirm»* oj^LractôrltU- 
qucA {SUlfe^i'tncti), La doctricio <Jo ThAEfi^ c*t le monl^mv dirna toate 
«n raideur Chf>x AiiAxitRnndru, h ciùti» d'un nnoititmu unimi^T s'^^làTO, 
dr-jî puisïAiil cl in^nifoste (titfulï/t;^!. le princjpo ^iiiULtttliquo. Chot 
llippon, oh» Id4«, cboT nio?f-n« «rApollonie on retrouvo Itf niun»m« 
et r^utUhfttqw» flOu* d«* formée ot darifi dft prop^rLiona dilTérontoHi 
t/ftnilthéili|oo diHt lotiten A<it llmiii^A Pomme kur phllosophln nu 
(loiuftîne du phy9)crti«: ch«s les Pythaçrorklens, elle e»t plu» otitolo* 
f^<fu«. Aleni«on i!iKt un moTiUtf, m>JB aumiÉ T^i^tithi^Liqua j^i' il«3(tiv> 

lUVD, La flciflncf du savoir rA**: IV. Ros^iArûTl^: (î arlicles). — I^h 
p«r(i>an« rie la «oj^l.utiqiip, lEafïnor, Wievor, 8C6ckl, ont occutâ 
RoHciikrAïUx de p^inthi^iAffii?. lUyd ne faït ni iine polémique, ni uno 
apologlA, Il oxpoB<* surtout V AnAitfiiqiie iln HoiaâTikrAnu ot a« born9 à 
ladiqiKTr lo» principes de sa feVut/^f^tf^ur. 

JoitU A Spir. — » Spir. n^ dan* 1^? \oiainnge d'Od^naf prit part h I& 
dcîen«« do débflfltcpol; pui* il r^norKa au métier mlliUire el quitta 
la llut«1« ^n Ih:>7. l'ondrtm Inn^iornpit II travailla â H4f<idt^lbt*r^ &t 4 
LdpcLic, ^udUn( l'I^tlont Karl ot Horhort. Kn EST?, il ^-pousu udc Allc- 
caando «i yAûuI omuitd îi p^tutEiriirt JuiquA IK^tt. îl mourut & Uonève 
en 1090^ ba pcn»éo capitale a été exprimée d^na t D*'nhcn und Wir* 
ktKhkvit, Eistiti d# T^nouvei^r la pnUùsapïn^ crîttquv s, iST."*. Lft 
meilleur réauotê se trouve dauB les - C^nmmt:lUn SchTifl'tn t. {On 
ferd Men de npprof^hpr t^j^u»^ noilco d» p^ qui a clé pub]k^ en Fraueo 
pdtr ypir ot par M. l'onjon» qui aV^l occupé d© an philosophie.) 

osons Hixv, Lrt '^ufirt-tt/' fiur Ifi ronc&pt d« nature k U fin du 
3VI1* «lécte. tca écHta dans lenqucU $. été disculL^ le concept do 
lucaro à 1» Qu du xvn' siècle &oni : l- Rab^t Rojjit^ Tntetatii» de ipaa 
IMiun aive libéra îti ^ct^eptam autur^r notiancn dfiiqui»itio |1l>^); 
Joh. Chriilopf' Sturtn. Jilolum rraturîT -(imiliumque nf>m:num vnnorum 
Cl bomhium L'IiriMtanoruni auînij^ dL^turbandia conatua philoaophLeuti 
vir* d« n>lurfi> ngontiA, Iutti univeraaha, tum particulariv alioruniqu» 
cojfriaiurum quA^i numïriiiiu ntipciTittilioaia erroncini]U« cchceptibua 
ctlAserUito (îfly?K GÙntltt^r Chritloph ScMtinmmtir, Natura *ibl dt 
mcdiob YîndicaU nlvo de nature liber bipartitui iir>37)H Joh Chr. 
Sturm, De naturn iibi InoaaKUtn rtndioaLiL f'ï' vcL de Ijl PhUoaophia 
colecticft, Âlldorl [IQO$); Lfibniti, De ipaa natura, ei\e de vi Uiaits 



m 



FRVDC PmiOSOpnTQUE 



AoCioinibu»qtjco7«aturaram pro dynamicls auEa conlirmAndm inuitctn- 
<lJHquo flOW^t); Uûîtï/f'T Vfir. Sch^fiummer, Nacnrv vindicaïKj viniU' 
Cûtij fcnoi)t riftku «^luflio "Ucc(.'Mivvm<'[\t k« ipok phajic» dû révolution 
qiïa ftijit In concept (ip naturn triilïfird U qurutioti nut mUftnn hAnoifiir 
pftr tioylc et par bturm; puidvknt U distiUEtsion cnlro Sturm et B<^th 
h^tnmet; «nliii vl«nt t>xpon[(Éon du oofic«pi d« fkiLtur^ chex Leibniti. 

et Ton sonicu au rCiU coûvidérablo de « la uMuro * dans 1& litlén- 
tut« «t Ijl ph]lo«ophLti rln xvin" j^lAHc, on vorrn combien fl4>nt inl^rM- 
eanto« \o9 r«oharchodi de HaLu, cn<ioro qu'il n'ait mentionne n\ DcrnicTi 
ni 11-iyla, n! !*■ Eplouriffn» ciont parle Diderdt ânut l'Eru^yclop^dte. 

n. IlfiîiDftA. Sur Vti^cnce da ia moruliU et iç procceau^ fuiluref donc 
févointion de U p^netf^ rricraf^. *- L'auiour €nntïfiQF< Tesunen de la 
c(ULïï(,»on k Lnquollo il avftit d^jâ Gonnacré deux nrttclc». Un pTemSer 

»ppttnd](în m;irque !a plnre dn Sp[nnv^ rinna T/'/fA^^UP. un »eCOQdr !• 
* momiînt formel * dann toute» to:* niîu»me> ronratc*, 

\y c, Oiïri'LKH, //ï*nfi7ïjn> dv t'uttivu^Tt r^t it* antinrmiira fran- 
Hcnnts* — L'eiiUopic ont uno doctrine des phy^icirns pour qui U Mnia* 
tton lïimle de i^unlver» «tippose un commfnoeni^nt. I^r conÉ^u«fii 
le luonde n'oHt pu élernol, m&ie il a 6x6 cr&6 dan» b tompM. CHie 
rloeirtnf^ n'est pAn «niilr^mont opposée au p^dpftti^tlfimn «( an ibo- 
minmn *?'] qui en doeoule. mais nnasi au Etarthrne- Gutticr cxûaiinc ; 
1° ^^^* qu ctiKrlgri(?iit Ips KntroplîBlQS, f?t 0(* qui liHir eut upputu^; 2* co qu« 
liit Kaiit; J" "u unoGOEieiLiAlion dr?ï dc<ux opiriioaa c?t possible. L& prtf> 
mS**i'V qu"iilcin oi*t*»ipa»*^i* irHpr<>sCftpiioi i Ut>llH(lanixiïi- lApuU?caccc 
raolnoo du fou et eut Ich mocblnon propre» A développer oetto pui«* 
itnnern, lM?iJ, CtAiiAliifl, Thrimnon, Ifnlmhotti',, Srrehl. Mnyer m £$le- 
mcna» Fioki, Duboiii- ïleymond, Planck et Orïlj:. Moyer, 7M\fi<ir, ^, 
CtUttlor râ«uin<< iiItinI le ré«u!lAt de net recho^t^hl?A r l> Tctntrrkpta àé 
l'univers vuut «oiuiue caiiuiiias&ut!e oiïpériiiienUdLï, mai» ollo uo pont 
éltK cotijjrueni^ fiv(?c l'objal d« IVxp^ripiioe-.?^ Ii^i* eoucluwious qti'on 
(in tiro, on fAvour d'un oonimcncement du rnoodo dons lo toaips, «oot 
aiJjiAl pnn «cilldas ; 3" pniir r^nlropl^, lt Tnut considr^rer unn puiimanc^ 
Intc^nfiWe et peiychlquo qui oxpUquo rélémont extensîf ot m^eAniquo; 
i" L'iinirnpio cl la Un du monda nom, en dernière lif^ne, Iv probUmo 
do Fordri* transcendant et morAl do l'univera ; ce n'est pas ù H r&i»on 
théorique k le ri^^soudre. ntala k la cirûynnee ratiurtnelle et À L'inlultloa 
relifflouae du natjndo. F, Pir,*vBT. 

LIVRES DÉPOSAS AU BUREAU DS £^ REVUE 

G. An^uux. AritftTi'éiiiive araphiqtMC ; Us eipatrs arithm^tit^nei' hyprrmasi^t'^* 

In-a, Piirifl, clftiilhicr'VjlnrB, 
!.. ll4Miiih-hhu. Unr yrafegnntn th fui ^iltirnnillr- Ih-1J. Purin, Porrin. 
'htvHSi II- LAtii». Pajfcfiifluifjf : lian-ipht-p amt ^jrpMHifory. InJI- NeW-Yort, 

Scrlbiier- 

Dùiii?ii<i. Uef'er Zeii and Raufn. In-S. Berlin. G&rLft«r (brotUur*), 

W. !klLit:h. Dtff iJottoiiofi^rg dar tJregoi- tt>/t jWtfrna. In-4t. Leipzig. Fcek- 

C i;uA'*'ji-Hirirtm, )Vaa\"7'rt jfttcotofjtft- In-K.dïiatiin. Monn'^O- 

G. Taimj/£4. Tratiata di l'r^d<t(/<ti/ia e MoruU. I vol. in-ts» Terlim. CdiiaiiOT4. 



CaiilqBinLin- — Inp. P, fiflAD4iip, 



If jiroj}rittoir/'-ç«r/inI ; JfÈisi Ai.CUi> 



LE PItOBLÈNE LOGIQUB DE L'INFINI 



^ PAEmB. — Valeua et Cranobu». 



Lfl dnpeau pentonnifle te régiment, mois il n'mt pu Je r6Kin>Dat 
«1 le roi qui a'en^aganit dan^ une giiârro avoc d«a drapeciux pour 
lOQte arméd «eroit asâoré d'un^ prompte défaite. U ei est des pbi- 
lottopbe» <»»f)[ne dv» rois conqui>rarils : ihn» leurs lulles coittra 
l'ienotftaec ou lôs pr^jut^éA, les sbstrAClion? c|ui sont les drapeaux 
do U peiw^ ne ^uni^nl leur iHro d aucun Mooun si elles ne «oot 
Mlrtes die rarmée deit éJéiDCntd concrets qu'eUei repréfontent et 
untitttxi. 

Cest ecuicmcnl par un appel aux htU el en premier lieu aux bits 
ieo plus eimpLod et loe plus gt^nératii que Ton pout, noue ne dïrane 
poa dégeger — ellee le «ont d^jà — » mais éclaircir les notions fonda- 
mentele» de la science, notions acquisp-a, ne Toutlions pas, au prix 
de tant d'efTorls. Pour être farement appliquée et souvent même 
tenue on Knuid dédoîn, coUo méthode n'on ettt \a^ moin» la ii^miIc 
logique; dnn* le me«ure de noa moyena, noue coLia âommeM eHoriïé 
de noua y conformer en consacrant U preniiâr^ partie de ce travatl 
k l'exposé du développement rationuol des attributs quantilaU^ 
^oôraux, con[;ept8 quo Ton roacoQtreaudûi)iildeâacicnci>âo:cactcd 
et qni «'appellent la Ebrco, ta tiiassCj le travail, U tcmp^rtiure, la 
quiui1ilj> djt ohalnir, iTtc, 

Noos aron5 insisté noUmrncat sur le trait e.taentiel dâ cee etlri- 
buta, qui juetitïc le mot «juanlitatif, d^avoir toujours pour fondomont 
une quanbté plue directement connue. Nous avons nioniri^ qu'il 
f a enlr« eux un enchaînement invariable, 43bèii«»aiit à un onlre 
d6tcrminé, par lecjucl tout attribut se trouve fln-ilcm^nt rattaché k 
dct lonfTUCurs, dca ^nglcîf ou dùs durous, et dont U n'ebi^ eu ce qui 
Umchoeon londoment, qu'une fonction plus ou ntoLns compliquée. 

TOVt UIVIII- — HEM-KHOM iSlli. 15 



S3$ 



ne\'UE PBItOîlO^HIQirE 



Ainsi le travail mécaniqiiEiest issa d«î ur'jnt!(» ', In force de U 
Ju iD3fi8e de ract^li^rulJon, l'accckTiUion rie Ift vitnswr cl 1& vil 
dfi la longueur of aociéc À la durée. VoiI4 un premier point *. 

Un second point concerne la rolaiivil^ des attrituu quAaiiUtîf». 
CeUe-cî peut ^iro comprime de ûenu manlL^res. Tout attribut est 
roliiUr— et |mr€ïï igu'il dérivt! d'uue relation entre Uclio^ie cttiitû- 
déré« (objet ou phénomène) el une choso semblable ou dissemblable, 
invariable ol d^ti^rminéo qui sort do modulo de comparaison, — et 
parce qu'il implique un nUnl>itt contraire- 
La première eti|]iret! de relativité qui équivaut fi ce qu« \f. rimUmir 
Mach appelle VinUrdépejidmict de^ phénoniL'nea ' a 6Lé traitée 
dnns nos études anli^riûuros \ el c'eet seulement la socûmie que 
nouË avons spécialement étudiée en vue de la solution du problème 
de rinflni. Nous svana exposé ceci ; Dans tout Acte mental iiilro- 
ductif b uu jugement ou h uno perception, deux coDcepta codQ- 
Iraircd surgissent n^ccGj^iremcnt et ^pouionément, parocquorAffir- 
DUitiOD — «u miLi&u d*ua ensemble tHonjvS de Gireon«tance8t 
enKernbli* qui con»lJtue une iiotion-raère — de (]u«Ique |isirti[:iilArît4 
dii^tÏMclive non encore observée, suppose la poasibilili^ lo^iiqup, smgn 
réelle, de JanénEationdocette partie u Lin té. Cherchant àd^tlnimvec 
précision un attribut quantil&tir quelconque, on se trouve toujoure 
conduira dt^f nir en mèmi; temps et à mettre syrnéinquemeot sur 
la mf^mc pied une sorte d'attribut corrélatif qui, bien qu't^taol dtt 
m^mc genre* s'en trouve 1 oppoâ^ comme ospOoe. Eu Jiuie de Ia tnaaeo 
apparaît la non-roasse, en lace de la temp<>ratur@, lanon-temperAture, 
vn fan- dt* Ténergie, la non-éuergie '. Dans un mâme genre 
d'atlriljut, il y a )e sous-g«Dre positif et le sous-geare négiUif, et 
quiconque no conçoit p&s l'attribut négatif no peut ^tre dit Avoir 
une connai^iâanc^ ratifinuQïle ai^êquatc de l'nttribut positit Ajouton.t 
que la tiégniU'U, rondi'mi'nl du sliuï- genre ri^^ilîf, n'est ni une n^-^'a- 
tion pureetniiiiplt;, ni une né^.itioti totale; c*csl une né|(Ation par- 
tielle, d'une comprélienmou iétermia(^e, d'une extension indéter- 



i ITbri prxirqii'il Icn pr.uLt i\iTt! qim lA qiwnKlA n'CKl qu'un torlCt^pt de lemp* 

|j*nii^4 rrtorreu il« ca» concfitU- Cominr Vn fl^Jd dit hliiAn Mlll. • Um in*ttidin«- 

tif|utih Hp[iJiqiid» r\o sont pAi la Qiuiicire île l'^rendoc el du nomtiiNt; «Iki lonl 
ï^ iiiH>iirr. au moyen de l'cictid»^ aL tiu nombre, dft aotroi ^uiniiL«ii doal 
r*tiinilua t-t Iff nombre mut dnïi !iIk"^i lPhiloxopf}tf iflfar'i\ttûn. p. RRH). 
8. tntmictwn du forr^n nj^titrelti:'", M'jWjinl l'^tiirce^^Éiin de Holmhoitv {Irtttivfi 

4. Hfl-^ur f/nti\trtpftujtif 1K1, i»H, lAO *t i'tl. » Voir «uiïi n' ïlï, 

N <>u« «ort<t rrappiiiLitfïn rtki «oiivrnt mArcjni^e dan» le tangage ard^niJr» p«f 
I* iir#nT« Ulln in. 



C, HOCHET. — U l'noni.lUK LOGIOUK UK t'iïiKini Jl^T 

mm^, a«»ociée A l'anirmatioD, dao» Zo» m^nie^ coodiUona, de^ faiu 
qui cufistjluent reneomMf^ de forme iiivmialili^ ou système g^n^ra- 
leur, J oii TaUribut tire sa définition générique. 

Eofln nous o^x>Tl5 fnil voir qac daaa le BOu^iEonro ncjfahf lui- 
mteift tj oxïjcte deut ««^lècea opp'^é^ par [^ ari^Li; ilç leur relation 
fondmnifînUli!; Tuiit- atlritiLl ilu rurp^ igm ni^ ri^^j^ît pAs, sM trsl ques- 
tion par ejceiTiplô ilddy[]aiiiamt<, Tmiln^ atlrîhuL <Ui coqis q\x\ râagil. 
Empruntant le tani^a^ de la qu;int^t£« ituu» pouvons Ksumer 
bnévemeni la promi^r^ partie de noti-é ètud« dans c^ aphorietne ; 
Le 7^n* ©l rinflni, contraires Vun de l'autre, sont butoI 1p« <Mïa- 
Iraife» du ftni *- 

DnKi la pn^nti* partie, nous étudierona ie^ c dâtorminatii>Da » 
don11iî9iillnbutapo»itl&et I3(3galife soLtt su^ceptiUo^ et nou» indi- 
quvrona commeDl la toi Jf surre-ssiou îles déterminât i ans. loi 
oORuntioe à toua tea genres daltritmis quantitatif»» conduit 6 udd 
notion g<fn^rnlc« :^cllc des degrés <3c gr&ndour, comment aiiâsj rinflat 
maihématiq^ie ne pout être ni un degrô, ni mSine un attribut de la 
ideiir nu «rn^uri itoi]« ««nUmdons re mot. 



I 



■nous seulement, pour le moment, dea attribulfl du fiotts- 
ir l^oJr ll:(âr les idôea noua prdOdroDs coinmQ base cou- 
île dti noâ rni?«unËnienla les faits d'oCi l'on tiro logiqucinont la 
ioti de la masse d^^ curp£. 

Od 9C rappelle citmincnt non» avons défini la masse. C'est Tat- 
tribut oomtfinl de toute pcilioD de matière, goumiBe ou non a une 
fOTCd, d'être apte fi modJMer l'état de mouvement ou de rejKis de 
toute autre portion de m^Liérc. Deux cotïdjlions Bont nécessaires 
pour que cette force, la plus générale de toutes, se manifeste : il faut 
qua ]<^ deux corp» ou porrion» do mjitiëre eoient rendues solidaires 
fwne de t':iuire et il faut que le» numvements qu'etltts LendenI ri'î*- 
|M-t-ti veinent à prendre noient diir^i'eiilK^ouqua si l'une Ësteui'e]H»H, 
l'autre tende £t prendre un monvemeût. 
Darw Je cas le plus simple, les deui nouvementâ ont la naéme 
«t ne (liiï£rt>nt que par le sens et la valeur de leur acc^i^- 
Alor« r.-icc-élénitîon cflîïctîvc, ot*lle du groupe d<^« di^UK corps 
t aussi m^mc directioa* ot de srandeur nécessairement nulle ou 




L. kl> lea hmIb Uto ot inSui d^^iiinont slmptomcnl le* doux eipicci nàgaUv«« 
«a tien de déviini«r. commv eu mathAmAti^Tio» !« quatitiao«lioa do cea attribut), 
IcrvqnVUe Mt cooc^iabld. 



Sis ktvvt piituoitapiiiaua 

Gaie, elle dîn^re en H^na oti an grandeur ^le Ttine er de Taulre ikit 
accélérations p[Oprefl Jea i\e\\x corij»; en fail elle ae lrou\'e coEnpritfî 
entre lOB valeurs algêlu-iques des corn pigeante a. Telle est la loi <|uc 
synthétj)^ U notion lio là masse. ^H 

n:iUK lis litiiilrsi iJe$ deux lu^oi^lt^riLlîcniK pni|jrfw, |iriKi?A avoc leu^^^ 
MÎjrnLs l'accélération effective cït indéterminée, c'esl-^-dire qu'elle 
dépend (le U nnlnrc des deux corps Krou|iC4 aolid ni renient et de la 
l'alour des dit6ï> at^côlé ration >:. A condition dune de Tiiirû eu sorte 
que leâ mouvements pro|ireft restent les mémeâ, nous avonii Là go 
mojrea de comparer le» corps, au point de vue de 1^ iEta>«-, jHir la 
conKÎdi^ ration d'une quantité et d'une seulCf uniquement foDCtioQ de 
k nature de ces corps, ot de reporter ainsi sur Tattnbut masda 
caruins des curiictères àèjh recorini;s h r;i(trilnit aucëlâration. 

Faiaonjiei3 elTt?l ctti^ixd^un cartaiii corps d'éprr!uve M soumis A une 
force qui tend h ïm imprimer une accâlûratioo j , puis ameûon» rei- 
pectivement fi réagir surcecorpâiescorpe Ael B. parsxeicple, qoo 
atnifi voulons œrnpnri^r. en A^ftnt «om d»> fej; Koumetlr^ à des forces 
qui tendent i Leur commuoir[uer respectivement la in^^e accétém- 
lion g. Si Jilor» h^H accôU^ratLOus eîTeotives y et 7', des groupes (AM) 
et (BM), Hont dilTérente». la raiâon de celle dilTérenee ne pourra âtro 
cbercfi^e quedaiHuiie tlifTérence de iLftture desileux-irorpît, etnull*- 
mcût dans quelque cii'conâlance occasionnelle, ai, au coulntlre, les 
dou\ Accâl(5rattonâ sont égales, si par conséquent les deux ccrpo 
ûxorcont U mdrriLf rt^^AOtion sur la corps d'^pri^uve, on conclurai 
une certaine ressemblance de nalnre des deux corps, 

Ceaont là de» conclusions énonoéeâ, pour nous Cure plus Tacilemenl 
comprendre, sous la forme métaphydiqae commune : rameix^os à une 
forme positive dégagée de louie considéralion de causalité ou d'oo* 
tlt^ telle que la nature des corps, elles consistent en ce que, amx 
deux l^its opposés dV^tatité et d'inégAlité des accélérations 7 et / 
répondent deux relations opposes entre les corps A et B, tune qui 
o«l la relation dV^quivalencfî de ma^se, l'autre qui est — on noui^^É 
pardoanerace n^olo^i.ime — la relation d'inéquivaleoee. ^^| 

Ces relations, ueuti les avons Û^h longuement étudtées ^un 1m 
Doma d'é^lité et d'inégalité mathématique'. Nous n'avons brereoir 
sur ce d^jet que pour on rappeler deux points i^senticU. 



I. Vbir fU^VMB PhilMtpruffiir. n" i^^, 18?. HT. A propre? ment paHor, l'dgtllU 
maLhânialique cM une relaUoD maLh^malLc|iif cpii n pnur L4-riiiBii soit d» r«p- 
port! maLh^mnttiiufi» mil le< (|u«n1il«« ?rie«^rn^rnflii. Ci? n'tiaE |>jis mit rolAtlOD 
«Uti-m^mt] quo hoiu avom «tinli^e, ei paitr éviter loiiu cunrubiitn. non* profé- 
rant rf venir nu Uiij|»f;e onllnnliv^ nû l'on umjUnie ]« iikii éi^itlvaleric» jtAiir ttM- 
gnoT l~cfpi>cv d'i^gilU^ qui t ll«u cnire lefl dâUrialnttioni retaiirpmi&t cooar^Ui. 




G, MOURET- — lE PBWILÉUE LOCIOUB UZ L'intlHI 



K9 



\ 



lièrémenl» les reUitiiKii* d'i'!t|iiivnknco ot rf'irKJqOLValonrîo aoni 
k(laiilt-ï de b nature ilu oùrps iri5j>rcnvti M, fomn».' avipei de 
la lakiir iliïs uri^éléralionit jT ^^Â c'etil'â<dire que si ileiix mrp^q cmt 
une relation <r<^i|uivaleoce à^ masso dans tka a>nditîoii^ tiMermi- 
néee, ils auront celte relation dans des condiliona quelconqued. t^s 
rtiations d'étioivnlence et d1r^quiv»loTic« ne porlcm, par euite^ 
cfuft mir d^u irrrnm rii^trrtnîti^K, qui itfinl lirx drixt r/irpit, AEtfllrMC^ 
Uon riîie, ni>n de?! l'orce» quileeaallidtenl' muiAdea déterminations 
partiiïuUéree de cqb loiceâ^ abi«traction Tûito auB&i de la détûrniina- 
Uoo partlcuLIdre du corps qui eerl de module. 

Secondemenlf la reJaUon dVqui valence donne Weu A Taxiome 
mirant : 

DcQi corpe qui ont uno rcUtion dYquivalciic^o de mnMO avec on 
iroisiéma corp» onl entre eux ceUe même relation. 

Cet ffiElofOÊ fofidauienlal t^ûnduit £ un» conséquence [ in pur Unie- 
DOUB êraoè Iftdfcqué * qu'il donna ]& po»<«ibi1i1é de former des cla^fted 
ne coRiiDrenaat ebacune que dc^ corp£ qui, pris doux a, doux, i^ont 
toujours liés par tme reliïlirm d'^^uivaliMice de m:istM^. (Tn <<OTpit 
qoricanqui? ni; peut écliniipt^r ^ ce-, mod^ df* cla^^>rmr!ril, ui fniri^ 
psrtk 5 I» foiB de deux ci;iA»e» diiïi^rentes de îM>rte que le.n divergea 
clus«» n'ont eulre elle^ aucun objet commun, qu'elles sont enUdr&' 
RWQt dtfitïncteâ, leur ensemble englobant d'ailleure tous les corps. 
EnAnce cls^^menU qui ne rr|K>se sur aucuno iiRf^e |;«rltetiliére, no 
pttùttt birc que d^unc «culc mnniorc; il cat unique et déterminé. 

Or le simple lAit d'af partcnir h naa t]asst jouÎËsaiit tle ces carac^ 
lèrt» généraux fonde ce que Ton appelle pri>premGnt un attrlbul. 
Nou.-i ;ivofi» déjà vu cDiiiTiieul b luuwie (lu loaHHe llnif) ewt l'uUribul 
facile &ur k grande daesc des corps susceptibles de réagir muluel- 
laneoit tea uns sur les autres. Mainti^nont que coUe frmndo ela££e se 
trouve cubdiviK^^e, pnr la con^id^'afioti ite l'i^quivaleucer C'n un cer- 
ttàn cumihrM dr «lUK-dasses, dous sommes amené h dî^IitiiEur'r drin» 
l'attribul ma.<tt<<! autant d'allHbuta moioa ti^néraux» qui répondent 
respectif emeni à chacune de ces bOUS dâ^see, La chose qui nouB 
importe lci, au point de vue de ta logique, c'est que tous ces attributs 
•ont semhlatiIeH quant A leur fondement qui est In manière dont les 
diverses fous'clasacs ont été conslituéca; ils ne difTcrent que par les 
détcnni national dcc objctLi compris dan:> l<^ sûus-olaasca, c'est ^-<lirc 



i. flcai Tarions ccHc rûicrvc pour rdponilre A iiûn «riUqu? cl« M.. Vt%tttit 
C lluM«JI H][ii noa« rDpfoabc de a^^IlKur la pln^virl dos rcUUai)* CDUBllIut'To* 
4^W «ODe«pl, ni tnivAnt ion ciproBtlon» d« Ivi rel'^euijr «lo tEi« llTibo ut incOD* 





ïao 



Mtyt)^ raiLO^OPTIiqUU 



par tes dâterminaUnna de» sous^clas^K*-?», Nous pouvDits donr, «ans 
■J}us de Jangiige, les considt^ror cux-m6rDC» comme dc« dotormina* 
tiOQS d« rattriL^ul v[)^Llique inâs^e. de mOmc tjud 1& rna*«e Imic cat 
UII6 détermination d'un aurUiul «encore pluâ général V 

I^ LuncluhiDii qui procède quant aux d^temiiiiALiond aLIribulîve» 
de ]ft mad»e» »' étend ôvid&mmont k %o\x& lea attributô qui comportool 
un rapport d'éq a n'A ton^, par conséquent A tous losaltriEïut? (]ijaati*- 
tatifs. Les dïM^nninflUcinii deces mïnïnim, ni?ui* Iph dA^ignerons aous 
la nom gi>nénLl de i^Ei£rîurjt, en emprutitunt lomotau vocjtbul<iïre6co* 
nomiquc. La notion de vzitenr avor ce acn» étoodUt noui oé^anioîa» 
tr^ pri^cis, eM la ootti>ii dû l'attribuuoik à toute clu«e fondue sur 
un rapport d'équivalence» ei U valeur se trouva alor» sounilaa «tu 
mémee déterniinntions (jue les danses. A und certaine cla^^ae tVcAi* 
jet» équivalents aous un certain rapport, répond vue wU^ar déUJt- 
minée 6'Kiii cortain attribut; par exemple h una claa^ de corps 
équivaEuncs tiens le rapport de l'altribut mas^^, répond une valeur 
déti>rniinée de Ifl ma^e. ou par une abréviation qui est l;t fHiiirce île 
bien à(^^ confusions, une ma^oe d^Hcrminée. 

Loa différentes valonre d un ottnbtit mint d'un type logique loul 
particulier ^ Elles reprâsentcnl le dernier terme du d^veloppemeat 
des concepts tiré^ de Tei^pac^i cl â\i lempa; ce sont les véritables 
a^flrnv 9p€<ies d^ns Tordre des attnbuU qaantïtalLfs. Par la relati- 
TÎIé, de diiïdrenomtion en ditTcrencsiation, de genres en espèces, lee I 
clAfiBes %e rèduisem et fto précUent. mais cette évolution loRîqiii 
n'eâl pas indéfinie; elle a une limita. P.Hrvt^mi^ A U notion drtt 
valeurs d'un attribut, nous ne pouvons plus subdivirior Wr% dji^nes 
déjft formées. Nous n'avons plus de Gnl*!rium ept^cjul de dilTr^rea- 
ctat&on^ nos moyens de cLa^siAcationr en tant qu'excloâivement appià- 
cablpK mit ubjBls civisJd^r^, snnt épuisés. Il ne nou»i r^sto plus <pi'à 
attribuer l'objet À sa daase, A fixer sa \'Alcur. La concoplion cesm 
peur fuire place h la perception et nous cjuitlons le cabinet du logi- 
cien pour entrer dans le libératoire du Eavanl, 

1. fievuB Pfitiatap}ii<iiif, n' lit, p. 150- 

9» Vftiw une ciutian ^-.mpnK^t^.v h M- TAanory. qui montre qu« aoua la Don 
do chM€4 mfjt'ifimatiqtt^n, [a nulton dn vilcur cUil <lâjà Hnîpiir don AnciaiM. > D« 
plufl, «n <1rbor« Oea chonc» >cuiiibli.3 et des etpArcut i[ [ttatvn] tlil qu'il y« 
comme latemèilitirt], l^t cliosoi maUiAm^ttiqu», <lLlT«raiii ilu AciiHitïl« on m 
qu'ollct sont étomoLlc» et immuables \ab3!factiùrtji i>u funecpti] rX un «npèCU iD 
ce qu'«t)« BODI boauco^jp d'Di»a (iii?nï« tort<, UinillA quR ch«qiiF o*ptce 00 «tk 
même ml ud«. * (Ariitole, Mfta^,, riv- J* chap- Ï.J 



O. KODRCT. — LE MlOBlBUE LOCIQUE DK LIMFJ^I 



m 



II 



Cepeadanl Avec Ju notion Hc v^eur ii« sd termina |>A5 l'étude 
logMpiedeaaUhbuU quanijtaUl]». caria valeur n'Gât qu'un iK>ncopl 
tntennédi&lro. relaUv^meiit concret* qui sert de support aax cod- 
casfito phis AbfUrûls des niAtkir'^miitiqiipe. Si de la considération d'une 
valeur détcrmioâc i«oI6e nous ne pouvons plus rîcn tirer comme 
îdèc |^a6rai&, Ict» relations qui suh^Estcnl ni^CDiftaircmcnt cntro \ee 
diverses déterminatiL^n^ de la voleur oiTrent nn nouv^^au champ 
(l'étuilif, et noua a|>p[^]iuns \tAv Hles li LMnmiitrH il«nx i-oni^pU tiou» 
«^eaox d'un emploi pltu Jtrect dan» leâ mi»onnemânt9. Ce sunl lo 
concept de quantité que nous i^tudierone donâ \ù Iroiaièniâ el der- 
Déftr* psrtiti dece IravAÎi. et un ceriain concept divorsement dénommé 
{ittUnëivH par f^ititiU^ f^Kdjtrîli^ impi-cJ/inf par AriMoU^ rX Rt^Jd), 
que Ton diatirit^jc J'onlitiaire peu ou poinl d« la quantité, et auquel 
Doua atlriLueron* apéoialoinâot ici le nom de fjrandetti' \ 

Lngranileur ainâi comprisd n'est pas une notion pnajitLVâ; lllle 
de la notion de valeur, elle est [e coitcept tiré de la lui de auc't^eîv^ûn 
des voleurs, loi <jui reste la même quelle que soit l'espèce d'attribut 
considéré, loi quL ont identique h lu l^t do succession des classer 
«uxqutlteK r^^i^ondeiit les valeurs. Cett« loi, nouiA l'avons dOjft fait 
connaltm-.n tniitnnt di!s i^Uisses il'iibjeU t'<<{ijivatentH V Apiyw svoJr 
eapliqné cifmrni^rit av. furme la notion du Hena de l'équivalence, nmis 
•voiu vie conduit ù oâsi^ni^r un orire relatif aux diITt^rentes clw^f^s 
d'tw aiiril>al quelconque» i'uU noua appuyant sur i'axiome de» 
Irols sens \ par lequel, si les relatî'jns semtilahles A.lt et BC ont te 
wèaiû aena. ce sons est «tussi celui de In relation sen^llablc AC, 
noua ftvotts fut voir eommcnl toulest les elassi^s — donc blutes les 
valoure — pouvant Hirù rvn^t^tin iana un ordre linéaire unique et 
âMcrmin^, ted qu'en Le auivant. on |>aaKe toujours d'une valeur k 

I. Prit d4QB un «un» 4irUiAi«(<mpM RirtLlion]Ali<[iirt, J» moL ^rrindour, en frau- 
fflll du noiflS, «il *xftiit«ninnl Hyiiunymtjdii ami (ttiatitlUi jL uit ml^inr, «r&iK «i^ 
ttùM, d'un uMff^flLiw tr*<|Ei«tit.M4jiirdei^plinii qiia aoLin lui don non k jH ott diFTA- 
rnlo <( flii4 «Uriduu, C<i i|iid iKmft (lA>lgiioria toui U ntim cIa grnndvur n'np- 
|i4rii«ut pM i-oul^iment k ce qui ifi pcul utMunr dlEveEemurkl ^mine unn lon- 

r^r, ua4 dur^G. un (rnvaiL c'etl uik far&cttra de tout ce qui caL luicoiitlMv 
ikgri MO* 6lra iiûcoitatKmoDt. p^^ur cala» dWltlMo en pDrtif-i, oicmpU : 1& 
Um[i4mlur« «t la litut«ur du ion. Lji ^nadear n'cml pat k qaaohL^; «lia «itt 
vT\€ f|U«iné Irta Han^rafi^. qur l'on troiivo loujvure l\ ott d y i «)uanld4. roftia 
que Ton puiit Auici LrcirTor ailLeurc (voir «oaorv non odHnn-nli^nn sur le tntruû 
Mdel dftn« l« n* lOT do la I^rr-w J'^jfMOjpAifVf, p. HD «t tuivanlff*)- 

3. ^OCmA onfrm afxkwppr'I intrrm«dnirit» psr ts Prof. W^ J*m«ê> 



332 f^svc^K pHii.usortiiouK 

une atjlrp» darn un sinis déicrmïné, tciiijDuni ]c ni^mr?» de leur îné- 
quivAÎeacfî, son» laisser «échapper aucune viUtrur intcrtn^jîoirc, m 
rcpofiKOr par une valeur iJéjà reDciïnin^û'. 

On u vu enlïu comment cet ordre de saccessIOD des da»se» — e( 
iltMt vidfîurs — roruiées par b coïiîiidt^ratujii il'un atlriLul quAnliUliï 
quelcon<tuc, a^ luit que reproduira lordrc do 9iLCC0»»i0D que ooui 
rOVf>lent nos oxp(^rioncoB fondamcnUlcs sur le tomps ot Teepace. U 
suit dt^ lA que Ic^ séneâik-s viili'ursetnpniiili.'fnt nt^cccuirctmonl aux 
«érics primirivf;» d'oïi elles dérivent — longueurs, quantilfo «nga* 
biresfitdurt'e^ — les carurti^re» qui Uistin^itc^nt cdled-ci. et noiaiD- 
menioeuï d'être ladéllmen el illimiléee, outre I0 caractèra de conU' 
nuM dont nous ne voulons paf< aborder ici r^xanteD. 

Etlr.x mnî ituié(inù^ c'est-^-dire que le nombre de* temies con- 
cevables, Inlcrm^i&ircs entre deu:c termes donnés» n'esi pas limita. 
Enlra doux viiteurs quelconques, si nipproch^tt» qa'tUM «ownt, on 
peut toujours troiiV(?r ou imaginer dea valeurs lniermédlftir«9c, ^— 

FMna iitiiu illintiuit'ii^ v/fM-k-ûïre que qut^L que tioii li* LcniHi r^inm^H 
déré, il exifite des term&ï. ainon r^da. du moins concevalilca, qui b 
pr^c&dent et d^^ lermee qui le suivent. Les ^nes e'éteDdenl indéll* 
nïmctnt dans chaque s^n« et elles fit comportent ni premier ni 
demîiîf tf.rme. 

Tout frAgiui^iil d'une série jouit (len m^mes CAr^ictvrcsquc JaséHe 
totale, il en et^t, eu quelque «orle, une siiiiplo rùduction; oti«si li 
série totale peut-elle être considérée comme un tout hoinn|t4D0^ 
GompoM^ de fjRrtifîs ï^embl^iik's entre elles et semblaljles au toui. 

Nous avons maintenant à Taire vxrir commont 1 idée de U^rNiideur 
se rsUoche ii Tidéo d uno lulJo séné. Il y a l^ un point d£tic«t qui 
demande A ^iro etucid4Î avec «oin, 

Hép-^toiiM-lH dVIim'd, ï'idi^ du 4muid*Mïr, ent*fndue enmmn nppU. 
cahle à tout ce qui est susceptible de degré, ne saur^iit reposer sur 
la simple coDSLd^ratioQ d'une valeur isoli^e de la série dont cette 
valeur esl un terme- Une prsndeur déterminée ne peut Être uji 
allribtil> une qujliîé iiilriiiM-que d'une valeur isolL^e puiaf|ue eelle-d 
a'a pas de parties, et que d'ailleurs elle est le dernier terme de la 
diirerenciation de l'objet Toute i^randeur comporte donc au moins 
deux lermea d^lermiu^s, suppose dt^nx v;deure, l'une qm eet la 
valeurspAcialeinent considéra et Tautrequi est une eerluitio valeur 
Axe et délemiinc^c h laquelle on rapporte toutes les autrr-^ vnleura. 

KlToctivcment, toutes les fois que noua purlona de la graûdeor 

1, Vair iur U qnoiUon un l'ordre IJnWrif : W. Jncd^*, Pnff/mioffj/, 1[, p,. m, 
•I BonJ- Irei flUinari : On ttit prepertin of a Om liiaitnliOtii^ tnttntfùUf (Afifid, 




G, HotiR£T. — Ls pnosLCVK LociqLTiE m Oî^rm S33 

d'une crtiaino choMî, noiië vaulcn» (i«rlf-r iWm ^i:art i^us mi nmîn* 
grand ertUro cette cho^c et une tuitrc cho^^c, tctijour» In mi^mr. qui 
iioui fterl de repère ol de point «l'appui pour notre jupemenl. L'é\é* 
v«lk>li d'une (enipéraiure est son ^carl f^ar rapport â !& tempera* 
tiir» oormAle, IVuilù U'uq son esM *û différence avec le aoii ordi- 
naire do U yoix humaine, rini4ïnattè d^unc Lumière est rapporli}« & 
noUosili do* lumiiros dg mûmo 98pôC4 1«« |>tuK fr^^ucmnicnT obf or- 
tAo. Sous qn<t1qu«i forme coiurr^ic qu'on IViivi^tiigit, U ^rtndi'ur p«t 
lo^joura une c;»pi^crî tir. r-mpori nu dû diffârencu «ntre 1& valeur c:ûil< 
aident et une certAinfîvukurarbitraireiaentchciaie, mais conâlai^te 
mi déiemunôe. qui e&t i>? /l'ouïe r^ri>. 

Il fliut oooa hiler d sjculer que ce rappiMl rat un rapport ^ui^cep- 
tîblc de degrés. Ce nWt donc poï un rap[t<jrl do dilTi.Srinic-R gkW- 
riquc :)u «pécilïquo. et d'Ailleurs ttït* valeur» dilT^reneiéctf du fioinl 
xéro restent fp'-cifiqu4mfnt les mânes, ne dilT^rem que par leur 
ti^iftmiiuttion. Ce n'eai mémi? pas cette dUlerence de détermina lion, 
ni l'inéquivalence qui »y trouve aMOClée. car Tune et J'autrc sont 
deA rapports indlIFèrcnciAbJosi ûQtièremont détcrminiK ne ^'^mpor- 
Unt pOe do doKt*^^' ^ n'efit p>â davanuj^o Ui raiig don vuioLirri dans 
te série» car qu6û]ue Ck* ning se trouve »n^^eplible de diHermîna* 
tion, et qu'un puiiive y latfuchi^r nue idr^e de degr^. cependant il est 
Indépendanl de la con^idi! ration de tout point zéTuty tout au moins 
il eiet une relation dea valeurs entre eUee par rappi:>rt au pmnt zé^o, 
plutt'it qu 1.111e i^Ution entre ees vuleiirset le point x^ro. Mftis pnwque 
I4 Iffaniieur n'eM, {mr nipport aux v-ik^ur», ni une dilTi>rence liV^p^rco, 
ni une dillvrenco do détcnnination. ni une difT-frcnco de niu^', olle 
M peut Être que cette M>no d'intervuUo qui, dunit la s^rie. sépare 
du point z^ro toute valeur considéra — et par miervalle nous von* 
Ions si^Difier. non paa ou bljnc ou une lacune, non paa nn vide 
ÊDOOncevabJc, mais un intervalle rempli par la aârîo dw vsleura 
intermt>di(urtfs, toutcommele^p{u:vo»tIolieuoccupA par la rnutitcer 

EInie9^dua»-noiu Uien «ur un diïruier pfiitit qui i»! eauteutieL Ssns 
vsleUT^ nileriTiédiaireEt, point d'i[Ltc-rvalU\ di- mi>nie que Harisi corps 
matâriels. réels ou imagint^a, point d'espace. Muis la grandeur n'est 
que i'inien-alle, c eeia-dire une relation ; elle n'est pu&, i propre- 
ment psTter» )a sérif? des valeurs intermf^dlafres, pas plus que lea- 
|iac« n'e»t la mattùre» It&s valeurs ne »ont que les ternies du sy^lt-nie 
ou cooipleKc de relotions, qui considère comme unité formelle, c'est 
l-dire eomme dûflniKKant un concept, reçOEt le nom d'inlcrvaile. Kn 
dîet dana un système de relations, outre los termes, il y a les lïens 
qui les unib^enl, lien» qut nmit ici den râpporla d'ordre ea vertu 
desquels chaque terme oc^cupe une position d^termin^ par rsp^^ 





2ai 



AEVUK miLOSOF-illOCB 




port aui siulroft. L'inti-rvalle esi la relAlion qui exprJn« duis lear 
«nwimbtr. ixiii t^jntlii*lbrf ces lîrn.s d'ordn* ap(>lJr|U'^^ Â utt ci^rljiin 
nombre do valcars. C'est, n-pélons-lc, un Ab^trmL lïu mime gcrre 
qoe re^puctï. mais quJ, au lieu d'avoir din*ctiMnLT)l pour K^rmc» ct^r- 
UtDs rapports d'^UIs de conscfenc^ raLalivemem simples (Jeaque)* 
onl reçu le nom do matière), a pour lenneti dHaallribul eux-^i^ni-^t 
tr^a cofiiplexosn Djlhs touto idée d'inlervaJJe il y a une i^ée de plurt* 
liti^ d'objols, ou idée de nombre, et une idée d'ordre; la promiûre 
est la noUon-mt^ra, Ia secundfî u«l U» fondemf^nt. Si ft ce^ deux idtes 
on iiinLitr? i'>?lle d'une nrii^iiip lUiî, i»n aUeiiiitr;i riilri- o^mpbîir do 
gr{intir,^ur, bien diiïéreute, un \c voit, dd celle de in valeur qui ii<î lui 
Bort quô d'objet. 

Toute wuttifJMIé MrdonnéêdùQt les objets ftont asâLiDilables A 
unités M^rrtbluliliïH pi^iil^ au reste, conlrihuar â )h Ibi niâtijKi d'uue 
notion de jmmdcur. A eu titre. Le nombre entier Jui-rof me doit ^re 
considôr^ comme ayant une grandeur, en lont qu'il e^i précédé de 
la 9/èriQ limitV^' et dt^ini^ dot; nombre:^ qui lui «ont infôriûun. Mai« 
celtb ^rJLiidf ur. i|u'im arithmétique on upp^EIt' la gmiidirur dîticrriv , 
n'«M paa celle que iioub fourmi la »érie des valeurs: oel[e-ci e5t la 
grandeur continue, appelée ttuB^i grandeur concrûtû, par oonruâion 
avec riiUribut quanuiAtif. 

!l i-xiKtc euive cvji. livMx tiaX^^nrit^s d^ grandeur dist^rMe «I cod- 
tinuft, une différence essentielle, La grandeur discrète répond à 
une Multipti^^ito dc'fini^, et la grandeur continue répond à inMS nuif'- 
li/jJiL'rle- Hndt'f\ni«. QuoLqu^ Ums Itis terme» de Lu flrandeur, atiatl 
bien les l^nnea eUrémes quf^ les termes inlc^rm^iLiires doivent ôtre 
conaidéréfi comme di^termlné»» en tant que valeurs, cepûndant le 
oonibre en e^t indéterminé, La. grandeur continue, oulre son carac- 
tère de continuité, tir^ sans doute de la conscience pereisl^nlo du 
moi, iniplique la possibilité d'inst^rvr entnj U valmir amahlérôt; et 
le point 7.(^ro un nombre aussi (^rand qiif; Von vouilrn de valeur* 
intcnijùdiaircB, sg auoccd^mt le» xme^ aux autre» dans un ordrâ 
parlaitement déitiimind. Suivant le langage ordinaire on dira que 
l6 nombre de ces termes peut aller Jusqu'à rinflnî. 

tlii résuma la (^inndeur ti^l k la valeur, ce que U durée c^st au 
changement brusque d'èXai de conscionco. £Uo est l'abatrait d*uifco 
succeseion indéGnic^ mais cependant limitée, ayant un* origina 
fixe et invariable. 

îff 



D aprâs ce qui précède» il y a dans lu notion complexe do gran- 
deur Iroiâ éléments abstraits aâsânUdls H. conHldérar. ^voir : Ift 



G, HOURBT, — LIE L>ROËLfi!llI LOCIQVE DK L'idFt^l 



ios 



pluratiUÏ DU nonkbci^, Tonlrii ou iMÏhB, et lllljniitè ««i nombre ou 
indéfini. 

Lwdaux pTûmit^rû' d^ o*i* notioai» n'oni souleva aucuma oApèco 
de dLaiculté;eUdï!iODtâdmUeïcoaramaieDC6t lenuos |30lit parfui-* 
leuieai cLaireâ. Il li'en es[ i^a^ i)« iTU^me <\e \a ti-oisiàme. Viua sou- 
vent désignent notamment par Locke^ aou» tes noms d'iniint ot 
d'inflnit<^, l'iodâtlni a donné Liou, sous doe formée divcrecd, A des 
diacu>ii;i{>n« qut rx^muntent aoïc pr^mi^n» 3igo» de La «ctence grocquo 
et qui MHS c«»»^ nsnmivHf^c» di^puîs, et p^r surcroît compliquée» 
de qu«ïlion.'< d'ex^6*:ic, nr paraînjwnt pns prés de s'éteindre. 

Aiimt on ^ dit de la quantiti^ ioiOfiatmânl divisible qu'elle n'&H 
pas concevable parce qu'il n'eal pa* possible d'aller a tUnflnl, parc9 
que rinlini actuel ne peut ALre r^iilinâ. Dans tut cercle plus re:ilrelnt^ 
iUuatrA par le problème d'Achille *, on a condu par le mèms raî^oa- 
ROmenl it une £one de nô^niton théonquo du mouvemorit; c'est là» 
du moins, une ôen interprL^taiioriô de U tti^se de:^ Et^tu*. Considè- 
nuitf eu tli?rintLive, loufe gnimlear l'omnic* 1^ dt^rnier tr-j'iaf ij'uon 
•ériftdont leuûinbrv diis Içrmee e^H illimtt^, on n nié lu cunceralji- 
Ulé de la grandeur en alléguant ce i^ui est d'ailleurs vrai, mais ce 
qui n'est paaspéciid au nombre infini, qu'il est impoasLtkle dépenser 
d'une mai]iî<re iidéquate une iNflntlë de terinra. 

Nous n'avons pas la prétention de trancher au noun de U scienco 
Obgoctirc, une question qui relève finnlcmoat de 1» psychologie, 
nuiiE l'iïtndo ù luquolle n^us venons d« noui^ livrer |)enni.>L, {<royon^ 
Dona, dft lever au moins |^ quelques diflliHilti^ d\jrilrr< logique qui 
embarrasâent la voie vers une aoluliou. 

Et tout d'abord, il importe de n& pa^ uoiller, comme on te fait trop 
BOuvent. le concept abetrait avec son support concret ■, 



t. Noua nvon» d^à, dan* le u* 19'L de In lyvue PAihtophi'/ite. |irA«calé quel- 
<|Def abk<rTALoni eur Jo prublème d'Acliilk, cd Dcn» bômanl aiprttiBèmfllLl h 
i'Vtêm^a du c4t« punsmaul mathUiuALlEiuc. c'cil^-dlro en wjui uloQunt au point 
da TUA do Ift UiéorciJc» Liiuilt^^ qui iium samMaLl. à titcU parnlt-jl, nvolr inipiré 
fane d» JîtserUUuiLB Ivp plj» rei^htci i'arun dur \a ^ujcL. j'^oiirt ns raiîeii- 
dniM pu »itr vjita iiudtUuu 1ifs4 rthuLtuc iitil ne prûiiPDLv iru^ra ijn'uii fuLMl 
blttofi*!»"* iJi4i^ fii^"!» prunturuiii Ov l'rjt^cftelut] t>uur rcdirtvr IVirrifur i^ur iiuuh 
aTioiin ciiuiiiiîic cil aLlilt>u4ijL A l.n (ïmiiifr' ri u Li CiirtiuC In ;i4LtiriiiUi tlii priii' 
ClIH lIo la txmiiirikHUuLï lifi crrt?uf-, lïlU: a|i|4irl]4i(it A Unrki'litr, •înun JMnufyff, 
Mol fenipli, cooiino toui tes auire* ècrlU du tfi'nud fih^oitapbe. det Dper^iii les 
plui PDjrii^alJrt. 

1. CcUc t:i>[irirfliu(i provient liu Uujeaie^cjljI jl^a iIa»? la tI<^uùraUlâ des oai <ju'pa 
$«a[ uigt pour d^vj^jnei ïrt deu^ cfioica» |i<iur d^Biunci la rclallun «l ins lcnaM> 
Aia»i 1b on^C uriilA *t(i*'inF \a l'buBU (ïiiitâ (Mmf l-u nnittalir et l« catucti^v ti'ftrc 
un (urtt'y). k uiut mflui dtMivitD (aniôt La cliutu iiiUdju. la^UiM tntlriUil J'iiiri' 
tiU4< le mot nrramlfigr «ulln «'«ppli^iui! i*l A ce gui «ni iUBCVpUbIc il« dq^rA. et 
»u dB0rè lui-bifnia- 



136 BRICK PHILOSIIPHIOIIK 

Lâdifitiikclionenlre Tobatrail et ie concret, mûme dans le domaine 
de Ja <|uanUlâ. il fttut lo roconnniiro, n'xivmt pn« i!^chappé aux ancicua 
amours, di^aimiitéfj cep<-ndant «oua îles formes de lunga^e assez 
obsi^LirBv- Amtdle disliiigue la pluraliLé en ode. el, la pluntlitâ en 
puissance- ^pino^n est cncjre plus «xplicite dari^ une citation que 
nous empruntons a M, Drochard : c ï>l nous oonsidérom, djl-il^ U 
quantité teild que l'imaginatLon nous la donne^ ce qui est la procéda 
1d ^lus racil<f el U iiIui^h ordinAio', nous jugixkDs quVile est Anie, 
4livieîbl« «t composée de parties; nifus ai nous lo conaidéroDs ea 
tant <;uo substance, dioi^c très dilltcilo t la vérité, ctlc noue fippa- 
râRrasiniii, que nous l'avons ai^e^ prouvé, comme indi^nio» uniquo 
t.t ludivinttile V d 

U nous semble qu'il y & ea germe dans ces conaid^raUcD». la dis* 
tinctiOD foDdamcntale ontro les valeurs, tenn€« eoncrots, ci Is gran- 
deur, td<?e ûWraite, distinction qui ressort surilsnmmiïnt de ce qui 
A iVli^ ilif. au pari^ginplie firi-c^dent, mais sur biguelle, eu rnintin do 
rimporbincti de Ifl question, il convient d'insisEer plus longuement* 
Lea valeurs, substance de ^pmoza, pluralité en pui^^nce d'AriittotO 
dérivent du rapport d'^qui valence , relation qui ne porle que sur ut) 
nombre limité de terme» et est étrangère A tuule idée d'înûnl ou 
d*indélini- hu grandeur, concept fourni par rîmaginatlon suivant 
Spmota, pluralitt^ lïa oclcî âuivunt Aritttoto, i^bL une rtïlation d'urdr« 
qui a des termes en nombre in*Ufini, et cea termes sont prc^cisé- 
meut \&* valeurs. Aluni tes deut coucâpla diffr^reut aussi bi«ii |mr lu 
nature de leui's termes que par celle des relaltcf[i& élémentaire.^ <|ui 
169 constiluort; ils upp.trIicnEicnt it ée» ordres d'abstraction tout à 
fait dIssembiabiGS, et ils sont liéâ seulement par ceci, quô les déter- 
iniiiaf.iuus attributives dérivées de run, les v-oleurâ. devientiF^nt les 
termes de l'autre, la grandeur. Ce sonl deux étapes succe^sivoe dans 
le dûvelopptirnoni d\j la (sonnuisâanco mat Usinai iquû, dQ\i\ ètupc^^ par 
lesquelles nous passons du Uni dans rindëfmi (en nombre). 

Sans doute Les difrk.ultiL-« u'ap parai ïtae ut qu'où moment de fran» 
Chir lasecondi^ Ôlapc, mais elles sont bien occnics si Ton perd de 
vue la premiiïro, ei sJ, coiiioridaiit en une syntbèse unique, valeurs et 
grandeur» en isole la grandeur de son support concret» la laissant 
aimii à un étal quaHi irii:onouvat>le. Auïisi ue Jcit-uu pi^ oubliiT d^ns 
toute discussion sur ce sujet, que la grandeur n'est que l'idée d'une 
série, et fpio ridée d'une ei.'^rie no peut sâcquc^rîr sans l'acquiâjtion 
préalable de l'id^s générale des termes qui c-omposent la série. 
L'ordre do dérivatiom des enncepis ne doit pa» Otro renversé; ce 



1. Spiaa», Etfti^iu^ î, 1S, ichoUiï. 



G. MODRET- — LC PnOBLÏ^S LOCIQl'B DS L'inriTII 337 

ii'rst naa hi miriv qui tiii^t-iiOie lùn vuleurit, v^rM lu valeur qui par 
Act iléUîrniinatioiifi eij(:eaOre la ftérie- C'fi&l pourquoi ijujin^J nous 
conccvoiia — il &*&^it jci *lc la p^^ns^^e discuretve — uno ^randoiir 
particulière, notre œiirepiion est fitr<7*jmeiii préc^d^e rie i'apprëlian- 
sîon dB In vnlr^iir !i laquelle cWe s.'tiitache, et ceU sniiK cjn'jl soll alors 
bescÛQ pour Tcaprit drt parcourir anti aérie, vu que toute valeur 
implique cd lout €t pour tout la ï^iniplû altnbutJO» d'uu objot h une 
cûrtaiiHi classa, 

Muiâ rjbjectera-t-oEi — et niainlenant nous abortionfi le cianMt 
même de là qii«filion — pour concevoir la grandeur mâmf^, et sup- 
posa qucToD ail la Gonnûi^ance préalable desvdeura, il ratitpaaBûr 
par un intermùdiftirif indîspea^uile» il t'uuc que Tâsprit paisse suivre» 
une jiui^t^HMiurj ilUruiï^e. parlant du premier terme âv U Adrio, ou 
point 7,i--ro, pour aboutir, en passant par toutes les valeurs îiitonné- 
diaireSt en nombre infini, & la Talour considérée. A Leibniz qui 
parlant des pArtJee de l'espace que la mouvemipnt traverse, deman- 
dait qiK*l Ur-^niri il y ;i île les épui^r *, un réttond : quel besoin* 
nULÎs le bc:tom âc pu-<^3erl * 

Au fond lu question discutée est de savoir comment Ion pro^rcsaci 
dana la conception, du discontinu au continu, de Taccidentol au 
perma^jeiil, du fini à Tindi^f^ni. et la |irinci[)ale difllcuUi^ n^ius punitt 
résider dana Ea supposition implicite qoe ces notions, quoiijtie opfKi* 
6éca et coiTélative^s, ^ont respect ivornenC irréduotiblce â dea âlé- 
nwnls communs, Eupposiiion qui interdit é^-idemInen1 toute tran- 
sition et devient par U la source d'une véritable antinomie de la 
r^icn- 

It n'y a qu'un moyen d'écarter celte djfiicullâ, c'est <l'admel1re, 
coaiformément au principe de renchainoment des concepts *f que, 
pour ne parler que ilu sujet spécial qui rtuiis wniipi'. t'indi^flui 
dérive du déâni» de la même manière qu'un Abstmît dérive d un 
concret. 

Le wGtil modo f>Oissible de formation de la série den valeurs, tel 
que noua l'avons eiiiosé plus liaut, justifie cette assertion. 1^ point 
de départ de la conception d'une ^aniieur, noua venons de le dire^ 
c'est la conception d'une valeur directement npprâtiendâa, concep- 
tion immi^diatement suivie de celle du pfMnt ïOro. Alors le vide 
iipparL>nt,le hiJitus qui sépare )aâ deux termea cuijgus, on ]ti remplit 
par une Micces^^ion, en nombre limité, de valeurs se plaçant dans 
un ordre rigoureuâeinont déterminé, puia par d'autres valeurs qui 



I. L*ur« k r»hhA Kfsiïohnr. 



39 REVUB FBILÔKOfmQCV 

viQDDOfil&iji^iiîpreinHroumifiOttitton drlrrminé« cntrftICA prL^miiVn^, 
4C ikfani de siùU:, fji r£mftï[jlimi (ItMlinlive île \a j^rarul^ur implitjut* la 
tpo»Kil>ilUé |»i^nnAR^te «d'mtrrc^aUUon des valeurs iDlemMMtiairettr 
en le] nombre iU-Cuù que l'on voudra, au inilieti de la 8UCC6a»oa d«a 
autres valôur« anl^neurcment contes, et (rMrotficn /^aïU dé tatr 
nombre. 

C'est tft un point «Mfîntîol danN 1o procoasiis loic^qLW qid vient 
d'frttt décrit; il expliqua ct^mnieiit l'on mI dispenst^ do dicrchcr 4 
compl^tiM- iù rampljwaga en aLlaat ^ l'inlini. On aiinet que 1*043 
pourra toujours im^rer de nouvelles valeurs — noua avons Indiqué 
liur quelle biuM repaie cette sup^ioiiitiou — et Ton £ait. eu dénoilive^ 
au aujel du nombre de» valeurs intermédiaires une induction sem- 
blable (t colle quif do In oonsiiération d'un corUin nombre do ca« 
pctrli cil tiers;, conduit A une toi génc^rale, 

Mni:^ puisqtie la posailnlité il'iiilûnviUtjon de« valeurs întmné- 
diairc^ n'est [t^ associi^c à Ia ciJnLïûptiOQ d'un nombre détertniné do 
valeurs d^jù introduites, qu'elle est, daua le nombre, une poseiblliU 
in dépendant*? de ses déte^l^imltionl^, e\)v donne heu t{ vue abatrac- 
tlon ofi le nombre, quoique élément Ftbslmit par rapport aux déter- 
minations de sus termea, joue par rapport h U (O^ndcur U* rdtc d'uo 
élément eouf^ret. G est dans ce sens que Ion ^leut dire que rindôQnl 
est uiL ab»tr;)it tiré du déhni, ou d'une manière plus pr6clM, que Vin- 
déliiii, ciimnm élâineal de la grandeur, résulta de la ruptunt, h la 
suite d'cKpi^^rionccs répdtâea. d'une asaoc^Uon prdeuroée etitra 
une certaine opération et le nomhro des objets qu'elle emprunte. 
Aussi eet-il permis de «ouleuir avec Locke qu'il existe une QOCiOD 
d^nîc? du l'indélini» mitioii »djMnutr d<? deuxième ordre, le nombre 
Àtanl un abîitraîi du premier ordre. Ce que nous venons d'exposer 
montre, ca pluâ, que le mode d'a^-quiaition de c<i\Ui nc^iUtn i<t4 exac- 
tement parallèle A celui qui 3 é\é ii bien d^rit par Sluart Mdl, au 
sujet de la croyance au niofide eiit^ieur. Dana un cas eotnnie dans 
l'autre la p(^r9istancc oet présuma; elle est en puîssance, non en 
acte, dirait Ari«lole» 

Comment mainionant ces opv^rarioni: si complexes s'accordant< 
elles aivQi: iiolrn L-uijHtilulifUi incnlalr?; u(] résident leurx radoes 
dans notre enlendemenl; par quelles îma^^^es sont-elles traduite» si 
tf mpblloe&V Voilfi autant de qucetiona eitralogiques que nous n'evoQa 
pas a traiter- Il suffit u notre but, que nous ayona prouvé la eon- 
eevabîlJté logique do la notion de la grandeur en montrant qu'elle 
a pour base une loi fond6c comme toutes les lois sur une f^^rtirii'? 
induction, qu'elle n'implique nullement, comme le croient les 
mAthémaUdens, Tidée d'un nt/mbr^ infini de termes qtii rempli* 




complet i?t De tit lia vjtlt^ saiiB liiisser de place k aucun ^ulra 
nuis qu'die re|xise eaBeotidlemem î^ur dea opérai ioDS <li^ 
crèlca, où cependant la détermination du nombre n'intervient p^a, 
et qu'elle ^t en dèAnilive un simple produit, d^nn l« ca« particu- 
lier de la T«ki4ir m;itIu'^mHlJt)u<», lU* cvltfî «I^Uinitirin rondiniipntalp^ 
VAbalrtclion. «onrce de toutc?^ nos idée* gén^iileit. I>c U cette 
concliuiovi iiue lea diUïculiOn qm a'stlaobeiil Ji la conception dc« 
Dotions di- grandeur ou de moavezDent ne «ont pa^t easeniieilement 
dilTilraitat «!« ceJles ^ui se prà^nleraient dan^ la roriii^lion de 
toute autre idée abstraite. Ces difficultés peuvent ^Itc dans un 
eaprit ot sur un point particulier la rnar<[UD d'un certain doKré d im- 
ptÛSfianoe dmiuÂIa; ^\«ti ntï rÉ^ultitnt po» d'une lacune dan-i l ><m4'n- 
d^inent en fréoéral. Xj& inund» eilérieur qui g^ï un jtroduit f1i< Iï 
mivon m; saurAÎt ve trûuvcr en déMCCord avec elle. 



IV 



I 



A la question de rmdétinî qin vient d>tre examinée et ramenée k 
oridiicit, f'V ntttac'hr (inC! nuTn^ i|ue)jtKrn qud celle foin nous pou* 
vora tuntiT d'iUudiltT onnipltilemeju ini\i% avoir a itortir du Ti^rrnin 
d4» 1« Lii|pi|ur^- Il s'iigLl dt? î«atûir ï«ï la ^nmdeur ptMatHÏer un i^i-ai^Li-r^ 
quanlitalîT, et »\ Yqo peut conaidi!-rcr toute grandear dtHerminée 
d'une eerlainc eapdce comme tormOe par la i^umon de pluaieura 
grandeura de même ^«p^ce. 

La ré|¥^U)^e k reUe qucfMion p^i^^ Vtyx'^rt^tnxt pn^Alabto de la nature 
dea rapports qui sub»l«tcnt entn.< lu» diverses dëtcmùnationft Tor- 
ineUc», non piua dcn valeur», mais dca grnndcutb d'une m6iiic 

Obaervonn tout d'abnril qu'il nouH efit permid de patler de cm 
déierTnina Lions. c'ebt-A-dire lie l'eiacte ressemblance de deux lETasi* 
dfiur^, et coia sans qu'il ^it question de l'identité absolue comme 
Le veulent l4is eoncfTpiunUftlj-A- Sur c.9 dernier point il ^jffit de fairo 
obfiprvfr i\Mn la ifrviTidinir itt^rivaal dr Ih &ui^ce:«sJon des vntt^iirFï tire 
son origine concrùtc du U sLiccc-'^ion d'objets dtî valeur inéquiva* 
ICDiCi et que Tetacte re£domùUni.<o cuire deux âuoce^t^ion^ di.* termes 
est compatible avec des JtîTûrenceâ dans les dé terni i nalionêi con- 
cn'tfH de ce» termes; c'j?sL nu^um à cv& ùilXèr^twes rjut- luutt- valeur 
doit d'ôlre one notion générale. Quant k l'exacte ressemblance dee 
iimndeuri qui r^pondonl é des objota équivalenta, eilo t/cst pas 
loodé» diroctemunt nur celUi ^ulvs^tnce^ mftïa sur la propriOt-^ con- 
tteutiv» ptut complexe qu'il hmtK j«ir\c d'ijbjetâ Jn^4|i]iv;Ll(*nla enlre 



I 



ÎÏO REvuB ferLosotniciTE 

oux, in«âréi« enlro un ohjot de la cLas8« dti 2ëro et Tun des ôbjcït 
can^iilrîr^, corrrnpont) uno siirie hr>molo;ïUe entre le téro el Tatitre 
objet, ot que récif roqucmcnt A toute sifrJc iiisénïe entre k zéro ci 
cet ûutre ûbjet oorreapond uao tt<3rie homologue entre lo poini Mro 
et to |>remier Qh\H considéré Un peut déflofr ce» s^rteii hetnekf- 
gucib eomme composée» du m^rn^ iir>mbre Je terme» A[jijivnl4*nti 
chacun ù chacun d'une série A Tautre. Ce sont des séries cftii ixînp- 
deDt^en quoique «ortv, J'uimnvoc l'autro,eouE le rapport du nombre 
et de In valinir ûa Imirs li-rmes, el ceUe iriilnctdrmc^ subsifit^ quelle 
i|Ui^ Hi"1 U ftt'rie iiriEiiitJvp-njetit tomii^e; îl y u i!n phiK^ A i?it pomt d« 
vue» symétrie complète entre les deux objets i?quivaleat3. Crs^t iijn» 
que, malgré le caractère ind^^liiït des euccesejonsT londoraeni de U 
grandeur, et grAco ù Is correspendanee terme pour terme qui uDille 
deux séries concrAtes en une série abstraite unique, on peut cnn- 
cevoîr et\XTû oes succc^Mons une eiacte res^emllance âc fooDe q«i 
eo transpose naturellement sur les concept» rep rasent ai it»^ les gnii- 
deuni. 

ÎJ1 cas lih If^H ikux objets con^idéri^s u'orit pas }» in^^mi- inh^ir eKl 
tout dilTt^ietil. et si la loi de eoi-respondance subsiste toujours, m 
syinétne parfaito se trouve dc^truite, La série insi^'rr>e entre ic point 
zéro et Tobjet X qui ett ei;t te plus rapproché trouve bien son honM- 
IngLie enlm If? \nntii r.i'.n> i-l Tmitn^ cibjrt % niais In r^iprrK[ue n'esi 
pes vraie, et une partie îienlnment de certaines des séries insérées 
entre le K^ro K et lebjet B trouve son homeloKuc entre K et A. 
C'est que la multiplicité indélinle des valeurs qui occupent Hâter* 
VMlle KR est formée de la réunion des multiplicité^ KA et KB. Méiiie 
ilauA rmdéllni, on peut concevoir, d'après cela, des rapporté quan- 
lltAtlfe du plus petit au plu5 grand. Mais observona-lc bicDt œe 
rapports ne sauraient être étendus uux i^randeur^, car ce qui fnit la 
grnndrur, ce n'est pas seulemeiii la rmilliplit^ilH urdcnnr^ i-t indi*- 
flnip, c'v9t au9si l'identité ou Téquivalenco dee piemters terme» dc« 
multiplicîtds comparées A ce point de vue rinterv^dlo Kh condiddr^ 
eomme Tormé des intei^vAlles Kk et AB n'est pas homogéoe. Im 
intervalles KA el AB n'ayaul pas în iiii^me origine ne prnveni ôtr^ 
comparas l'un h lautre: toutes les valeurs dont on peut les supposer 
remplies sont respectivement distinoies ei il est impo^ible de con- 
cevoîr ries séries homologues d'un mtervalle i l'autre, 

Cepetid;mi il y u bic-n un rappjïi't déftm d^ riiirérence entre 
granilcurs répondant k des valeurs diiïéienies. cjucique co ne aoit 
point un rapport quantitatif» C'est soulomcnt ce que Ton peut appeler 
proprement un rapport de degré. Lee intervalles tels que AB qgt_ 
n'ont pas le r^nt [wjur origine ne sont, que les apports sucoessîlk, 



o. Mouner. — ut rii(r»i.t:?tK logiouc db L'inriiu S4i 

sheloaii par lcs<|\tda on paaso d'\iut emndctir & une nuire, mais 
CMi 4^<^bi*]i>ni; t\p snnt pafi mesurables, Diiiti»cU par leur détermm&- 
lion pun-tnrni mcjrrèto, ils aoiit^ &\i polni dtf vui* ab«trAi1. c'o^t- 
i-dire soua it^ rrvjjporl da nombre de leur* teiinftïi. iiidifTifienciaLles 
loeunsdee mira^. 

Nous devons, en dél!nitiv«, répoiidm ti^golivement à la question 
poM^c; il n'y a que des dlffi^i'erirfs d'uitlrr* enir*^ Irs déterminations 
«ic9 grandeur», et ta griuideur i/est pa» la iju^lnIlIi^, 



Où vient d'étudier, sous le nom do ffrandeor, la Joi de euccoasEon 
des valeurs de^ aiirilmis f|uniiittatirs p<>i;itifK. Il est temps m&inte- 
ponl de revenir aux atlribuU n<:gntir» pL d'<;:(jiTninrr »î, quelque sin- 
gulier que cela j^uis^c paraKre au premier al>ord, il y a ponsibilUé 
de f^nànJiser Jee notions de valeur et de grandeur et de ]c« (tendre 
avx dilx «ttribiiU- 
Or DOQ iteiulRmcnl crAlr- ifiW'r^lisfttJDii est possible et les notions 
en qiication sont compatibles avec les attributs n^^gatif», — que poof 
dmplilier le langa^ oùm& appellërona lu non-llnt, — m&ie tout ce que 
nous avon4 dit A ce sujet du Ilot s applique mot pour mot au non- 
lUiJ. C'eat une suiiple coTiaëtjtieru'j^ db ci* qutr b- Hiii^ Itr /.h\t ni 
fiofinifCODsid^r^ absolument, en tanl qu*objcta,8aii!t rapporta spé- 
IX les uns aux autres, n'ont entre eux qu'une dilTéreoco de 
I, une dilT^renc' de déterminalion i?fïncri.Me. non une différence 
^ftirnttil«. ÎA9 Relations qui eiisleul dHii» unu cUp^o centre les objets 
de la clOAse existent aue^ dans les autres; de m(me que le Hqî, 
^^bsque cepiîCO de noii-nni, qu'il s'a^îs^-ù du xi'tct ou de l'inlini» com- 
te une série indéUnie et illimitée de determinaiions dislinctes ou 
viileurs^ soumises k la Joi de î^uccession d^jà énoncée, et la grandeur 
^flUBceptible do deftré est un caractère qui s attache ïndiQJéremmeot 
'aux trois cat^govies d'attributs luontitatLts. 

l'eut-^lre Irouvcru-l-on coniriidictoire on paradoxal d'attribuer 4 
deux ïi^riiH dr* tnr^in<* (ï!<]kVh dm %'jUeurs et des gr«i)drun« difTi'- 
reniée. Ia: paradoxe n'oAt cependant que dan$ les mots, et il suflit 
de remoott>r aux t^il^ à ceux qui délinisseut rûquivolence, pjur 
qu'il ae diSi^Lpe. 

En ca qui oonceme la tuasse, par exemple, ces Ikils se résument 
m une dissemblance dana la réaction (d6Finie par les accêk-nition» 
dTectives) des loaeees comparée?, lorsque ccHcs-cl agissonr. respec- 
tivement sur une troisième ma«ee d'ailleurs quelconque. Uais de c& 
TOKS UtX^JlT. — iS9i. 16 



Itt 



nK\'i'K Pniut^opfiiout 



qao deux corpi^ di? iims-%i* nulle ii^; r4>-igi«>vnl \ias f^ur an corps de 
nasse (inio, il nr nViisiiiI pas qu'ils dovraîrïtEl un r^mporlL^r de Ja 
m^mc manière vi^-à-vi» d'UD corpd de ma»» nulle, ai mAcoc, a*ï\A 
xàxn^tssûtal, i^ua leurs réaction» «oieni égales. Comme non» 
TODS das corps ie nuaa? nulle, naus pouvons concevoir des 
(lanâ la ràticliodda ces cûrpalGs uns sur les autre». cequiebtoiMicevoir 
dofl râleurs dînTéronto» daru le s^ro de masac; noti« pou^xma 
concevoir, ct^ia a dU^ ù\^hq\iù précâdemmeut \ un z6ro par rapport 
un xï^iu. 

Il en ôst ainâi Ue touL attribut quantitatir uégalif. Cliaqiie ewpftoe 
de sSro, cho^iue espèce d'iotini pr<*aGnto dem variera de dâtenniruL-J 
Ii0n« en noint>ro indorini, formt^s de la m^me manière que 
déterminai rotiE dr rallrilmi pnsUif quj Ini correspond. ToiitoÂ)le, éti 
il e^t n6cci»Mur[? de faire €otl« ri^gervr pour pn^vunir \es sophismea»] 
du genre dû ceux qui condumonlaux aaUuionit» de laroisoa pure ', 
Côft Mrieft de valeur* da zôro, du Udj ol Je I niEim. et avec otlos leQ 
sâHeâdeTéroset d'inilniad'ontresupdrieursoatdae aérien bleo 
Lincli^. û*une série M'oLulre, les termes ou valeur.^ ne sont pa» ntini'- 
paroblos; leurs r^pportï sont stmplt^mcnt les roUtionA coastanti.?» et 
invATiablûJ; du WtM au zi^ro, ^l du zi>ro A l'infini, t^uoiqao toutea les 
valcnnf ropoi^nl «ur Itï rontltîintTn t rumniun d'une mèm(^ espèce 
d*^uJvalent^t*, le» niuitulf^n ' d'une ï^i^ric .'i l'autre sont irrétUmiibloe 
les un-f aux autres, Lea val<ïnrâ daas ci-a diverses séries appartîoii- 
nent à dea ordrda de d$termjaationat>aotuEiiôiit tranohâe, en quclquâ 
sorte h dos mondes diiïérents. 

Ajoutons-le pour éviter )(? reproche di^- lomh«)r dans la cliarbUft* 
nisKio philo9Dphic|ue. ces mondes du /néro ei do Tintïm, imAgos 
oiirandîoa ou diminuées du inonde Hni, sont des mondes fjnagi- 
nairee. L«« grandeurs qui l9*i peuplent ne sont que de purée nolteos 
fogiquiTA auxquelles rien ne cun-espnml <lan# la rivalité et lUml^ par 
>nite, rîQt^rèt scientifique est fort mince, comparable tout justo à 
eelui que pouvr^nt présenter en j7i.^oinâlric Ica conceptâ des e:»paooeà 
courbure Unie ou des hypere^pac^. Aussi n'avon^noua totiQhéo*< 
peint que pour bien mnrqui^r \s t-urnrter© relatif de» notions étu- 
diées ici, et aussi pour mieux séparer la CAlét^orie do ce^ valeurs 
Eictives d'une autre cat^oric deiî valeur» du nenfiDi qui* elles, 
répondout k des réalitéË, Klles &ont d'autant plutt importontee k 



%, ffn-biff Philoiophi^^. n" SIS. p, 1M, 

3, Piif «iciQpk le* «ntinomiiM formuliM al •onienncB par «ir VTiUlaa 

3, ht moJuU oit le corp< ^'^prau^r, pliiK g^némlvni an I 1« tarmo commun d« 
doux rulalioaj) c»nj<ilDt«>- 




ooniHiii^rcf, quVIIc^ rfrpriSïenlenL Ju premier ilpgré de gén^ralittiion 
dô» Eurnnjle» dont lOi quantité» né|r«iives, les ima^injuresi <*i In 
(fuaiernioïu «ont do« degrâct de gdn^r^UaaUon HubsL^qucnU, et 
qu'elles aoni ainsi appelées â Jouer un rOU otTcclir dans les fûT- 
tnulfift ra^lbânialtqiieâ et dasâ U n^^oluLion Uen prnM^nit». 

n >' a outre le^ valeurs de» deux cal^urit5H uoe difTcrcncc fonda- 
iDeot^do ot qui no tient c^pc^ndonl qu'au choix du module* L« tiQ« 
H)fit Ml nombrff uidi*flni; li<^ uulrf^ ni^ ofjni qu au nombre de doux, 

Toid comment on iMrmtjt Àcett«! conc)u»Tcni. I^s valeurs de lapre* 
naière c&t^corie août rnpporti^er-;, on vient de \e dire, k un moUnlë de 
la cJaaeâ de c«h valour^, c'e.-ïl-fi-ilire h uti module compris dana une 
lUfime oJasse du non-fini. Mais rien De a'oppoae ù ce (pjtf noui? adop- 
tions un mode diiïdrent de ftobdiviïion des olaaaeM du iion-riri, H k 
ce que noua alliona prendre pour module de» valeurs du [Km*linî, 
ao twinocn dehors do cette clas^.Jl nou^eet bien permis de choisir 
alors le module in^mû qui noui; u nom à xOparor le ûou-llui du Uni, 
c'c!Ht-±-dirt! uci miidulH du th[\. Hr? M'ai ii-^wuri^ment plus naturel, 
puisque It fini ^eol tombe elTectivement m»u:» nos «?□»; ai u(m» 
n'atteignoo» pod tar^alit^, du moina Doua nous en nipprochcrona. 
aCaissunout ce sera aussi un moyen d& bien aimplitler ]m concopta. 

Rnlaoïmon^ enccrc ^ur H mjLSse^ 1^ r.ém de mafiae eAt <^e i|m u'n 
pas de résialancc devant une ma^nu Imie quelconque. Soua une aulm 
formo, on peut dire quo toutes les mof^B de In classe du ziiro Com- 
pany entr« elle* ^ ce point ds vue se comi^ortr^nt idenliqu«meat 
de U n^me mimit^re: pour toutes. Taecr'' 3 ^ration «-ITE^ctivt- i*-tt f^g;Ue A 
cdlede bmoaitû finie choisie pour module Or cette exai:lr rej(M?m- 
bluice d&aa lea eUela eal pr^c'iai5ment ce qui fonde roquivaloace; 
dODc toutoa lea roaae^ null^^ rapportées à une masse Oaie peu* 
Teot ôtre dites l'-quivnliTntps - rllr-« ftrrrTient ainni une «rtile et m^me 
aoos-cJaase identique, en rxtcn.-tion, âvec lu claaae du xéro. 

La conclusion eat encore vriie des moases infinies, ear toutes 
Uiti 89 rcaaembtent exactement par leurs eÏÏeis âur une miaBe 
flaie quelle qu'elle soit. I'ai.vâl^ratiun eHVctive ëtant bjujimra celle 
du la masiie uifmie. ^ua cette condition donc d'UD module sem- 
Uabte et ûnj, te i«ro et l'inlliii do mBeao» et d'une nuLiii<»re gécéieJe 
lea attribuie négatifs de premtâre et de doustiéme espèce n'ont 
chacun qu'une di^terminntîon, qu'une laleur. A b multiplicité 
ordonna du Rni Voppose, comme noua rannoncion», TunitA du zétc 
et celle do rinfmi — mulliplicitiï et unittï qui n'ont trait qu'aux déter- 
miiiaiîoiu ou valeure» di qu'il ne faut pas confondre avec l'unite et 
!a pluralité dea objets. ^<ous une forme un peu dtiTôreme, on peut, 
il ent vnu, opposer k la diviâibilit^ illimité du Ani, rindivîsibîljt^ 



su 



tlEVUS l-HlLD90miOUË 



abeoluo du zéro et do l'innni, mnig il faut i:^mcndro par làqM li 
mbdivÎKJon de la clti«âe ilu (in'i *m un ntimbrcf tiidéflni d« •o«|> 
cln«sr», ne tnmve paa son AnjUngni; quaiiil il a'âgil ilu séro «t 
Ikillni. L& divin LtiilJtt? lionl il est cjucstion ici D'à pa» d'outre rapport 
avec ia divieibilitd riumiMique Qi quantiUtiv^. ^urLout ij tie Uudr^il 
{«s r^vtendre ûut grïitidmirâ, sous puine dv «'niigii|[r.r ântw un Inhjr- 
rinthp 4Ïorit Hume luj-ini^mu n'a pu sortir iVcs.1 la iJivÎTÛbilité ilc* 
idée», co n'c3l pas celle dCB choses. 

Lft choix d'uû module du fini, motivé par les néc^fiitéa de ïa réa- 
Wtéf eelt@ loi suprâme, u^ bo justice pas s^utem^nt, Il un point de 
vue lojj;lque> par la simpliflcAtioD qu'il introduit dans Ict» délermina- 
lionsdLi non fini. Il oITre encore TavnntAKc de relier îndit&olubl^^j 
mont lojt VAleurs du linî h relies du non-ftni» cl li permel do loc biivl 
rentr(?r dans les mêmes i\-ulres, de les asaiïcier ^ns contradfdiaoïl 
ihxis \êi niéaied formiileân Geai fET&ce à celte &saimiiation que leA 

eïpreaAiona tellc&quc Tt X 1. ou aulrce semLlablc^, abAndoiuiéea 

dWdiu^ûrc ^ la foi du dt^botant en algèbre*, pleurent Acquérir une' 
ruelle stBiiificQttoci. (J'esit unœrc sur lu mi'nnt; base que notre théorïo 
de l'iiditii maUïémauqjo nè trouve tts^ma, 

l*oar éi'iaiivïir le poiaL en question, revenons une dernière Ibbt 
à Teieinple de U ma^ae. Une ru&aaô unie quelconque r^^it toujoura 
•HT uno certaine massc> cllerni^me lïnio, mnia par dfMinilion une 
misse nuile quelconque ne réagit pas; en d outres termes les réac- 
tloss d'une mnsse nulle et d'une masse Uni» itur uncr autrç nutese 
Fini» dioirtie pour module sont inatfiémuli<Encnj<-nt diflAnmlm. Il y i 
donCt auaonagt^'néral du ii:iut, un rapport d'jn^quivali?nce entre touttf 
ma»âô lime, et toute masse nulle; de même, évidemment, âotre 
toute maj;se f1nti> t*l louie masse iriflnie 

Une objection cependant se présente. L'équivalence* l'iat^quiva- 
lencCi cela est indulnlable, n^- peuvf^nL lïtrc rnti on nell ornent ccDcti68 
qu'entra de» chosea de même espace, oe djlïâr;tnt que |>«r leur 
dâlei'tnination eoncrële. Or n'eât*!! pan illoi^ique d^ prétendre él»* 
lijji un rapport d'in^qui valence entre le lïni et le uLm^finî^ qui 
appartiennent à des espèces oppoa^ea, ii*eat il pas vain de vouloir 
les rattacher au mùtae module? 

Nous lèverons f»cilemetit eplle objection, et nous achèverons 
ïiinsL lU'. prrA<înl*>r la qut^stinu sous mhi wai jour, en TaisanL rejnar* 
qucr que \€s vaJeuri du Uni et cnUes du nonlîni, ^tont les unes et 
les auLrei; des détermmatLûUrâ d e^pùce^ directcincnt opposées, aont 
par cela même des d<^'terminaiions d un genro unique', du geitra 
qui rt^unit les deux OMpècesi opposée*!, en tant qu'il i('aj{ii do leun 




o. nouR£T. — LE pnoftUbiT: Lonicue bit l/l^rnl 



i& 



■sBBV- Eo gânémliaont Les notions d'âquivalence et il'méi|UivalAii^ 
f t\ les étendant 9i la classe da non-Uni. adub Buppnmons Ipeo ïAclo 
la distinction qui oml donné n^ssance h celie cla^tse, et nous 
»c raisonnons plus que sor I4 gnnde duso quantitative qui rt^unit 
' k linî el Ift nan-Iini, ciïs mots dOsif^natit alort des modc-'^, non 
de l'âUribut tfuintiiaijf, niai^ des viiteurs ell&^mémev. Cest pour 
câtte mtfton que nous &onim^4 autori^^ & rapporter le rujn-finî ù 
UQ module fïni;«)U5 le couvert de la fuaion en question. I«lh objetft 
de Tun et de Toutre f^enre sont des objotade mtoie eBpCîce> La bouIo 
resInctioD qne ncui; «yons b faire dans la difTerencialmn du genre 
flobaJ en vHli'itni, m'. n^uit h tuw TimitntioEi du modul'?. Quand il 
^«gÎMÛt uniquement du fini nttuf. poiivion» le prandre nrlntroire' 
nentdénslnclasiieà subdiviser. Maintenant qu'd s'agit di^ la firande 
elASM contenant le \W% et le non^Anl, nous ne pouvons l'aller cher- 
cher que dana une oertaine partie de la olaase, cette partie qui cona- 
tflue le fini, et cela sous peine de réduire toulf» les vaTenre h une 
Taleur unique» soit cdic d'un z^ro, ^oit celle d un infini. 

Mais en étendant, comme nous vt>non!; d« le faire, nos conaldôra- 
Ikins sur l'** va1etir<, d*^ l'cspiVe au prnrrr, du fini A l'eui^nihte du 
flnï et du ni.>n'tinif noua »oiunir» tiaturRlIrmr-iit conduit \ rattacher 
\ts deux vnleuni du non-rini û la ail-rie dca xalctint du Uni pimr «n 
COn»litni>r une séné totale qui englobe toutes i&& dHermt nations 
du genre et non plu^ï seulement celle de l'une ou Taufre espace. 
Grftce k la fusion de« espèces dann le genre. In Tormation de la nMs 
générique n'est pljs flubordonn<5c qn'h In question de savoir assi- 
gner aux valeurs du non-lini le» places i]u'rlle& doivent nocupor 
dans cette «^rie, 

C« plan'* siunl aiM^i*» à déterminer, Oliservons d'abord que dans 
le série générique, comme dans la série du Uni, la position d'une 
valeur quelconque est dètermiaéc par le sens do ses ïnèquivalcncoa 
re^iectJVes avec les autres valiuirv de la série. Oliservons ensuite 
que rinéqulvAloncc entre la vairur unique du £i^ro ci une vairur du 
Sni a un ecns, et que ce^ns cM coa.itant et di^termin^^i quelle quo 
soit la Taleuf conaitli^rûo. particularité qui eat également vraie de 
rinôquiralcnce entre la valeur de Tlnllnï et celle du A il. Observons 
«nfln qu'en niiaoïi m^nie de rDpposition de sens qui existe entre te 
léro et t'infiiii. les sens do leurs inâqutvalcnccs avec toute valeur 
du fini eonl inverses Tun de l'autre. Alors nous voyions que lea deuic 
val^ra du non-fini ne peuvent ciccuper des positions i^tternti^diLiire;! 
dana ta série, qu'elles doivent t^Iœ resptîrljvement pUc4.^fi l'une 
avant, Vautre apr<Sâ tous les autres termes: qu'elles sont, en di^flni- 
tive, Icd termes t^xl^CIneâ de lu sône générique. Telle est U conclu- 



L 



sJuii qii^ noiu AvÊoiiit en vue dans Ia première partie (le notre étude, 
êûuv. ù&iie ferme brève, que le noo-fini lîmilo le Uni '. 

Noaa pouvaD^mjLintenant t^Eumcr l'cni^tinblodeârésulUiUncqutfi 
80 dÎBsnl que Le gcnr« qui r^Ltrit I» ntlributs positifs (ie linij et Je« 
oltnhiilx ir<^^ti& (lo nim<rini> com|iLjrlJ? iiiii? sr^rJe ^e d^U^rtmrmlîonx 
atUîbuiîve^ ou YnJcurs. «éric unifonnémeiit inJ^ftoie, en Unt qu'il 
»*jt£i1 du nombre de ae:3 termt>^« «C-ne hinttéc on tant qu'elle con- 
tleai deux termes — valeurs des attributs négatifs — entre leâqueJs 
sa trouvent néce(L&&irenient compris tous les sulres* Îa notion do 
^midi^ur eel la notion de l'intervalle cntro tout terme do la «érïe, 
Ât-tL nn icrnio cxtrômoi et un terme ddturniiné arbitrairoraeDt olioâaî, 
It point :eéro '. 



VI 

Nouâ abordoDâ maintonant io dernier point, ccluj do savoir ai Tin-* 
Uni maLbéinati<]UO peut Avoir quelque rapport avec J'ud dôs degrôfi 
de la grandeur. 

f Ji qiirvtion a déjà éXé agiti^.e par Uicke et l^ibntK \ qut Toot 
trancbce chacun don» un acn^ opposé. I^ocke soutient qac k» fcnui- 
diiur* qui ne peuvent a Ajouter entre elles, pr exemple l'intcnjitt^ 
des couleurs, ne sont pas < capables d'infinilë i et Leibniz rt?pond 
qu'où peut * aller ît l'infini Ifi encore où il y n seulement inten^iiaii ou 
dCfT^, par exemple À tV^^ard de la vitesse ' >. 

IL Oflt possible, comme d'ordinaire, do prendre dans deux senB 
Tubjc^t ilv. la cimtrover^o '. Ou l'infini dont ÎJ est question signifie 
rillimilc^, l'indéfini, xuivLtnt le sens que lui altiibur mjuvriit Î/K'kei 
ou il s'agit du véritable infjni, de rinfini actuel, attribut de qudque 
chose de d^termino, concept quô Loeke repoueee, et que LpCibniz, 
plus ssguce, accorde A a L'Absolu >. 

t. nfoalDQi h et prapot, m«Jft ibai (ioda y irriter. Ui frflaïrr&MdmflnPt «^aa 
là tti^crlf lOBtqufl pr^MDii^fl ta, pcni apitoricr A li ih^crin mnlharnAiEiim* 4\n 
flMamTilM, PtpnHAn p«r r-pnr^ Cantor <<i tient H. TanDory K d-ij* Tanùu cornpu 
Mntnr phU'iiiùfth-, I\. p. iiïX} 

1 On prfud i^n g«n»*rnl piïtir pnlnl i^ro U Ttl^ur da taUrlbut nAt-aUf, au 
ph^m^LT i4!rinA dA In aAtIa- Si, Mti rrmirnirv*, lu pt>iat fi^m i-kI irni^ vaJour Urii*, 
lA ii^rJe iTn ^mndfiiri ib dAdocibl* im'iitBtirtfaivnt en (îi^iix «^rif>i dutloiMoa 
al d« HH^ oppr>»ei. crtit In ui 4li>R i«mp<ii*jilur«i lh«rniaiiL'^tri<fU4«, diïlinjïuAo» 
par 4- i'" ~ lulvant 4|ii'cUoft iqql jiij.u»B«a» on Aii-dMtAui «lu i«m de J'^ciUll*. 

3. JUvdùi jifr CEntenttetnent humain Pi .VourMUi fwvttrâ, llvri» IJ. oliipilM 
rvm, S t. 

*. l/ritmple pkI ei>oI ohotui : I4 rflAMo qa^ lanUgucmcnL, rtpoMi sur !• ooo* 
priLiiliin ïl^n moiiTvmonli, oit uno vèrîtabla quaniit^. 

s. N'aiiA mp^tniit, rtiiitteiirr, qite Ip mol ^mni^cur eit cnli?F}dii pnr Lock« «1 
Uflbnri lUui 1011 ««n* ftbtUnil» «< dod pu (cmme fl>'Don^nio *!< vaicut. 




^ 



Dus nolm i^ilmk* t'a:t iln M>rorni point de vui> qu© nous dcvona 
nous pliic<fr« H c\<sil cf^pi^ndiLiit U thL-ae ilo Locke que notii! Avontï II 
nriiili^iir Kt juntillt^r V Pour riini» lu nùli<in ite ^luiideur nt rt*|](i d'in* 
fini doivent étro aboolument dUâcx:iéefl. M^me etx ce (|ui coocfrrne U 
qualité, nouâ n'adroettoviB pas qu'il puisse y avoir inlinj. Sous yoih 
loti«bieti direqiielationtédeDieij ast ligule p^0ction;itouânaccei>* 
Umn pnu du dir« qu'elle oi^l inllnir, 

Mai?^ bûmonv-noQS & b grandeur- Il ost d'Abord ^%îdcnl que al 
Tmlini mathf^rnutiquo pou^'ul £ïtrt> dil do quelque d^ti-rtt^iMuliL>n de 
1m grandeur, ce «erait âe» détermina Uoqs entrâmes, die oellea corros- 
pocdADt aux valeurs desattnbuU n^galifs, car ce M>nt te^ ti«ult4 c|iii 
D6 eoieot d^pasfrées poraucfino outro, et c'est un carAC 1ère essentiel 
4o fûifioî d'<ïtro UDG l>cjmc mi tint. 

Mais eo caractère n*eai pa* le aeul; le propre de l'infini c'catt da 
OoiUt-iiir rn n{indirr< Uliiiiit^ « cr* qui > u'p\ihie qtiW ruimbrr lîtiiilA 
dan» le lïin. Neua aurons, dams la Lroiâiôniç partie de ^c travail, è 
développer et commenter ce c ce qui >. l'our le moment le peu que 
OOQS en disons suffit k montrer qu'une telle propriët^ ne saurait é\xé 
le parta^fe de l'nllrihut riégi^tir, A IVxdtision de l'attrkbul pnsilir Sans 
doute la valrur aiïi^rcnlG au premier envclo^ipo une înliDilé d'intor- 
iradJo», mais b m^me rcmnrquo ctft vraie de teulc valeur otEÈniate 
lai aeoend. A »iippom:t, ci nou« douk somme* au reate élere eouifo 
celte aiippûsittùn, qu'il faille uveL- beuiiri>Li]i d'auleurït, aMrUiuer À la 
gmMieur le c^rAct^re d'inûnité qui appartient déjà aux mullitjlicitéa 
likdéfiniea dont elle exprime la forme, ce ciiract&re cal commun b 
toutes le« détemiin;Ltjont de l.i grand«*ur, et il nv peut nenir ù. op* 
poser ICA VHlritrfi l'Xln'^mes aux ^uleiirs iiilermLVIiftire.s- S{>iik cr rap- 
port, il n'y a h élahlJr entre elles aucune ililTéience «péciûqLK?. Ijo 
doute tH d'autant moins permis que le m^me lolcrvsUe qui m^^fiere, 
dane la aMe générale d«s valeurs, tout terme déterminé de l'un des 
letnies estr^meç, représente, suivant le sens dntis lei|ii«l on le eoa- 
«■d^re, une grandeur de Taltribut po&ilif, ou uue grandeur do Tat- 
tribut n^fcatif. 

Reste donc, pour diiïérencier les dc^terminatioii» des grandetirs 

parallèlement â la dilTérendatimi i-ji :ïttnbuts positifs et nt*g;tLifsT 

Tunique caractère cooptant en ce que le^» valeurs de Taltribut aé' 

KflUif occupent un ning extrême dans la e^rie. Ce caractère, qui ne 

^^Bflit pas a faire un infini, rép^tons-Je, ne tais&e pas que d'ïmpnmer 

^Bf. Cr4«l «EiMl la Uitdc du nfro-«Htl«lBDifl. Mais a h dllT^rdQ^c ilc ^otlc «colc, 
aûtf* ob^tX «*t df prouver qttc rinlini dû qhiKndtiï o«t un «oocvpT ''SlÉdo, et aon 
«dotndicioir*. au mtmç nirc, d'siireun, qus lo Ani {<S, Annét p/iitC90phiiiit, 
m, p. nSK 




â4^ HCviiK mitosni'HiûUfi 

AUX grandeurs cûrrcapondanles un cachet bieû spëciftL 
ftppam^cnt cominâ liii do^ô oxMme do la j^randeur^o g^értl* 
dpuUani pour ainai dïro le contenu de la série, on expnmani « 
cnpiir-itr tnaxîrnuiti. Il y a cepend<int dans ce derniar de^frri |iln 
qu^unc limite maxima, car toute lunite est relative, 3'âvanœ oa 
rootilo, dans un champ donne-, suivant la loi do BUCoea»iûn enviaagée, 
et ici, U a*agit d'une Limite absolue, de la limite du champ laiiDénet 
itidépeadanle de loute loi d^tlide de suct.'eg^ion ; il s'agit il'uiie tiome 
au delà de laquelle il n'eat plua possible d« coucevoir de cklcnûâni- 
tion de la grandeur- De EA ressort une notion ^pi^cîalc, une notion 
d'Achevé t\m peut t^lre parallèlis^L', djuis rordriï des aUribute quan- 
tibitifs, nvnc la notion de Perfection attachée îmix Qualîli^s. 

((OiidusiOE) finale^ La GiandeLr^ envisagée comme loi de au 
aioQ lic^ valeurs ou détermination des atlnbuta quanlilatifo, 
point une notion etrictemeut quantitative. En dehorad'un fondomani 
quanlitatif ^lolgn^, elle n'offre d'autre nppori avec 1a quantité que 
de ft*Y trouver occo&ionnellement Oâ&ociée dana les mâmea objets, 
ËUo peut croître pnr de^rés^, pour mioux dir«, elle pont progrcaecTi 
malft d'une part les d^gr^s iie progression sont des umli^'i qu on 
peut autrement comparer enti-a eux, d'autre [)art, la progrestici^iD 
une limite lï^e et déterminée, répondant aux valmitn de Tatiri 
négatif, celte limite eat le de^rti pareil de grandeur, maiâHle a 
pas un InHni. 1^ véntat^Je Intlm n'exiale que lA où les degréâ à 
concevoir illimité en nombre, peuvent ^tre compara les uns 
autre» et reconnua égaux. 



lotton 
luaa- 1 

pie , 
eta, ' 

i 



iBjaavtiFiagi. 



tiËonoË MounET. 



DE riDÉE DAME DANS UV^iCIEISNE ÉGYI'TE 

SA (ÏExXÊSE ET SES DÉVELOPPEMENTS 



GommeoE l'homme est-il parvenu à &e faire l'idée tVan élrv qui 
D'à januia pu tni tomber sous \& sem% a donner d cet ^ire dnhord 
uoe eiistônce paratlelo A la aonno^ puie ï Id croire survivant A in 
T»e htiraifiiiKv ei vnllti :> le rlotiT il'f t prlftiricui qnntif^ïi mf^rv^^llleuses, 
à mesure que scn mMiUlion? f;iî^cnt plus slobics les Mes vogues 
qu'U avait eucH d'uhorii? 1^ <iucati['ri vaLit la p&îuc d'élrc c:ta- 
minée, Jd croi», et d'être résolue , sL po«âibIe. Je D'ai pa« la prôton- 
Uon (le dotmer une Ih^un^ philouDpUiijua d^ celte ïiltkî, dn lui 
genèse et de «es dÀveloppenieiitâ ; je u^i d'autre Iml <pm retiii di^ 
saieir sur Je Eaît la nûiaeaiicc di? celte id»5c, d'abord tt^néhreuae, qui 
aedéfEBire peui^ p9ii d<}« t>^n(br«i» di* l'hti^urc premK^e, qui di^^-nr 
dt plu« ivi pliJ^ luTiiint^UMi jiis[]u'uu jcturiit^nluù Kllf* f^i^tcdjlr iMuicin^^r 

IJnô de cUirtt^* et cela ea Égvpte. ceat-è-dire dati» uik g>My5 d^iit 
annalcâ hUloriquea fious permettent de remonter jumfu'fL nix 
mUie ODS avant Jd^ue-Christ, et dont \é& idées se perdent dane une 
époque ttutrement reculée, ïtisimdahliï pr pnrUnt qui mérite d'autaDt 
plus la GOn«idéralloi] du penseur et du philnsophc. 

Je citcrvi aculemcnt des faits ocrluînâ et av45r£a : de Toxposition de 
bJU jaillira naturMEement U soluiiort ds la queatinn posée en cet 

Idc el Je n'aurai d^iutrf piirt diifis U inunit^re dont j'aurai e);pos6 
an» ^Is que celle d'avoir su trouveri ou de l'avoir cm, les transi- 
Uotis progressives d'une idée enveloppée dcténèbrcs, eocoro partielle* 
ment loconscientei à une id>?e parfaitement cooi^ci^iUe et claire. J'ai 
d^jfa tait la miVme opf^rntion philosophique sur Vïâée de Dieu et j*aî 
tnonti^ oomment les ^yptien.s pntrtin du féticliiame Te plus ffros* 
•icr. Cl arrivtïrent k épurur peu h pou l'idtïe qu'ils &ù laiâaieiit du la 
divmitû et surent enUn trouver Tidôe d'un LHeu un, inlini en tontes 
aet pertectlone on attributs, un Dieu toi enfin que e^lul auquBl 
croient le^ ^tociétàa uiodsrnes, et celA au moinsdix-hnit ailles avant 





S50 RvruB PHtiosopmcrrE 

Jéaufl^hri&t, IrciKe cents ans et plu» avant Socratiï et les phitctfo- 
pbe£ greca '- De rnr^mc pour V\mo et w^ti immgrUJilé, doua alboa 
voir que los Jli^'ptJcnsconnuLs^^âEit l'uiie oU'autn) au moioa trente- 
cïnc] ^^<:]eâ uvont notre ère et avaient déjk au trouver quoIqiK*- 
untfii lies i]ualUi^& qui ont couduiL les pliitubcphes |MMti^rîiïttrs à 
procJamer la ^piriluGlité de son es^Dcc. Je Auiâ lodn de vouloir 
nflirmer ceiiondorl que Ice Égyptiens aient <^W lod seuls k ao rendre 
maUres de ce p<of^»r<» ^rid^^cs qui a conduit Ii^a homntes :i croire 
que t'tme spitjluelle e»t inuiiiirlcrlie par nature : je suis d'avis ao 
contraire *inc d aulree jieuplea y vctni autw arrive!* par d'autres ou 
parlc^' mfmes voies- Ce que /ai àevilement rxutcntiLUT tÏK nii)ntn:r 
aux lecteur* de la Rerwê f\hitmophifHe,ç'^i la marcbe de c*tto td^ 
dafU la vallée du Nil et rirnueitre des dot^rin^ égyptiennes au 
deliiir», et tout princi paiement en Griïcc. 



Nous ne poirvùn^nkallieureu^enient paâ savoir d\)ne mauii^rs Cff^ 
laine cuniintnt les premier?* hoinmos, ou BSmpIemeat ks Rgyplicn» 
UTiv^rent d penaor que I hommir âloit un composé de deux p:irties 
unies ensemble pi*ndaat cette vie, que l;i mort séparait étemelle* 
tuent, runr.f dint-tiiml incapable ilta loiiîi< vie, frndant qao t'autfS 
survivait h îa première et demeurait vivante. Nous ne poiUTÎtwiSj eo 
ofTut, Je :«uvoir que ei nous po&âédioas quelque document <|ui do«s 
rapprit djrecienient ou indirectement, et noua n'en avons pua; 
m&li* a'iï en est airsi, nouH avons ta l'esirource de trouver de* oipU- 
Cû1iL>nfa (jlau faibles. 

Lca hcmmes en Kgîplc, en odiricltatil quils no possédassent pas 
l'Idée première do Ti^iiie avant leur i^tabltssement dans la valt^d du 
Nil, |>i)uv[i[(^nl hiriU'fiieiiI^ Huit en (i^i-lmnt ijins leur fleuve ou dans 
Ir» ^tatj^-ïlai^és^iarriuondatiûn annuelle, ou encore d<tii»k«csTi3at 
primitifs qu'ils avdent creu&6â, voir leur image réfléchie dans los 
eaui calmes qui leur renvoyaient, sembïaii-il, la vue do leur propro 
personne, alors qu'ils suvairnl pertinemment que leur personne 
était au-de^GUs de l'eau. Cette image était on tout semt)lal>)u h l<<ur 
corps; s'ils remuaient le bras, elle remuait le bras: s'ils avanc^cnt, 
etlo avan^'a^t; s'iU recuhuent, elle reculait, ou tout au moins tour 
semblait avancer ou rt^culer : elle ilisihjirdJssait de même, s'ils s*etol- 
gnaii^nt. C'était 1^ peur des êtres primitirs un phénoméni? sirrpr^ 

Il ^of^ét* fi* (Ji^4i^roptiiit pour UlLgu« ciintr^ l'Jkth*iflma 



? 



AHELIItEAU. — l'idEÏH 0\uS DA5ft L'ANaEKflK tf^XVJt 



m 



nant : lift D'do pouvaient trouver une explication plus simple que 
ije âupposerun aeoiïfkd ^tre faîa^nl pnrt&e do leur pervonnulil^, qui 
pouvant» selon 6û volgnté. vivre confondu avec Iccorpaousosrporcr 
de lui. Dû mCmc, Tombrc qui h ocrtain» momonli» ilo la journôo 
marchait a Ol^ dVux, k n^^c^yaif rrûmiiiu oux, (iluai peUte à la vérité, 
on pliiii gfïiiiilff, tn;[ÎH mi timl (inipiiriùiinii^h- h It-m i^itpH, 

IViiti auïnî rMv, le rfve leur i^nfâeûlajl dea cas ofi un second ôlro 
a£L»aait, parlait, voulait, pendant que le oorp^» étfindu sur une uatto 
ou «ur la terre, élail immobile, n agii^sâît point, ne parlnit pnint, ns 
voulait pomr Mi^mn pi^nd^int U vr'îllR, rimiigînnlîon ^lûliinr. i-r, ct'iw. 
bcuJtd devait jouer un grand n^lo clic£ le.-^ premiera homme-? c<;mme 
elle on jouo toujourit un tràs grand chûx. le^ CDfaaIâ, ils pouvoionti 
tout on r«#bint câlmâft«t tranquilLëâ, se voir <3an s toutes les po&Uions 
a<^liv^?ï de I» vi^. Livrer des ruiDlmLïi, Aller A ta chasse, à la péclie, 
PC livrer â tom» lea travaux de la vie ^ricole ou vie iadustrielld 
connus d'eux, sons qu'un seul de l^ui's muscles ïài en mouvcmcot s 
là pens^^ imagin.iiive i:ufrj£:iLt pour l-cU. 

Ui.' ïX'S ImisphiVicmi^nes, cl d*uijlr(?s serublablos, on piinv^it ttri^ 
Icnwnt a)Ciclur«i ipir riiomme était <:oni|io.^f, que \t& iiaïUtî» mm* 
posant AOJI <Hre pouvut4>at se dédoubler quand bon leur acmlilait, 
qu'elles pouvaient agir de concert, ou que mt^me une seule pouvait 
agir quand Isurre restait dans l'iraclioii apparente^ U n'y a aucune 
difficulté k tirer ces conclusions : les phénomènes sont simples 
parfaUemcnl r^mprébcnsibtca dan» leur clTct, r-inon dnn» knir cnusOf 
îtA étaroitt (Je n;tturû k frapper ceux des hommes primiiLlM qui cliur^ 
cliAiam à a>ip]|i|uer \eu dioaei qui frappatent leurs ser» ou qui sq 
pasAAient dana le di^maine iinaginatif k Te^priL Nous alloaa voir 
maintenant par des faite que si les hommes pouvaient s'expliquer 
alaai (ee pMnom^nos de In rén«>ion du village dans Teau, de t'ombre* 
du r^vB ni de rimLigiiiTitiim, ih dp1iqiièr<>nt en r^lilt^ ci.v marnes 
ptnénonU'nesi d'une tnnmrrn idrtitiquf? *ni du moins très rapprochi^t 
car noua allons examiner Je premiTU- L^tat de leurs croyance:^ à cet 
^^ard et nous constaterons que les divers traits épsrs dans Ica ana* 
lyse» précMent^s se relrouve>nt eKsctement dans tes dists successifi 
par lesquels paMa Hme étopti^nne, 

LeissaDt do oAté Ja pi^rii>dc prOhis torique, entrons de pisJn-pied 
dans la période hisionquc. Nom voyons que, dèe fe^ promLùres 
dïTiB^tiesi egy|>tienne:ï, Ieï4 JL:ihit:ir>lH de la \à\\èti du Nil j.^n->yiiient à 
»a éim qui Atait, caintïif. on Ta dit, te daiihU du eorpti tïl qii'iU 
appelaient ka. Cette croyance une fois entrée dans ta vallée du Nil 
n'en sort plus : les pro^&3 de Tidée viendront se juxtaposer à. l'idée 
primitive, mais ne la feront pas disparaître. Nous pouvons donc 




t\&à MVVE tf\UmOVi\ÎQ\JE 

rexaminer en détail, et voir ce que nous en dïroDt los monumf.iite, 
sftns avoir 'i nous pn^ocrnp^r do TéjKiquQ ft laquelle remontent OM 
mQUiiniRiitâ, L-ar le iJu^à^e evÎMljiii Unijours pnur Ifa ^rpUerw aa 
lampri des Ptolâni^ea, comme il CAÎatAit au lemp^ des Pynunîdes, 
Le d*>uh(e naissait &vec le corps, ^rundis^l avec le corps et preoàA 
pnnAtniitps lj»s nctlon» l'niiesi par le corps qui représente la p&r- 
soiiiir hiimïLine. Huns l'un^ des malles dn temple de Xjjoq^or^ tes 
biU'relLiïfs eruv6s ptir Ica sculpteurs i5v)'ptici>9 nou» font maaistcrii 
la Dûisâoiice d'un Pharaon, Amt^nophivi III. Sa m^ro l'avAii coQçn 
du Dieu Kfl en personne ei i^Ue (ïtail venue rentanter dans le 
leinple du Dieu. Aasiae hur Ufi nmgfl, die a aupporlé satis raitdoaae 
Ua douleur» de rcnfantomont et loa Hathora, c'eet-À^ire lea ftea 
accouchcu^oa, 88 ToDt psu^i^r de main en main 1o royal onâiot ; maîfi 
au ])r*u d'un aaul «nfont, ell(>i; en pn>apntcnt deux, de m^mr taillet 
de. mgine eu n formation, di? in^nift» trîiîl», rxnctement nemblablr» rn 
un mot. Ser.iit-€« dune quo la reine eCt doiin6 le Jour à deux 
Jumeaux? Non; mais en m^me tempa «^ue l'enfant qui dâ%'alt être 
Aménophis Hl, Bon tfotthh est venu au monde, Il ^ndira avec lui, 
aura sa parï dan» toute» le^ actions ilu r)ls de prince el de ritomme 
roral : lon«inio le Pharaon livrera quelques-unes de ces firandc* 
fcalailICK qui ont UlUKtré son r^gnti. Fera queiques-une» d« e«f 
grandes cérémonies que corïiiaiâsaU le culte égyptien, le doubUj 
aeru préfient, car on le vail repré^nté assistant â la batailla ou A la 
cfïrt^monie, au haut d'une hampe d'^endard porté sur le algod hl^ 
ro^lypbo ka qui lo d>^3tj^ne ainet Tort clairotnont. Quand la via 
quitUil le eorps abnndonnaU'Olle aussi le dauhttt'f La quiMiliûn ifi 
paît rn<^iire été résolue \n\r le» ^gyprolo^es; maïs il y a dan* une 
cleA rirni3on& que l'on récitait aux funérailles une phrase qui résout 
Tort clairement le protlt^me stïlon moi. Il y est du que le corps a élé 
embauma et embandelettê par les hommes chargés de ce «oln; rnaèi 
queleJoub^ffa été embandcletlé par la dée^e Taït en pcrfjnonet 
C^est-i'dirc. par la bandelette déiTié^, Si donc le double a 6l6 «oumia 
Il la momification dont l ernbandelettement était le dernier terme, 
c'eu qu'il était mort aaft&i avec le corps, comme il éUiit né tveo le 
corps, c*fM tpi'il élail réduit inoiiienlaiiémenl & rimpuîssaiice catiate 
par la disaolutioii de la vie. Et e; noua voutona rechercher la cûiiao 
première des cônJmonïes funôrairoe en Egypte, nous vorroaa fac* 
lement que ces cérémonies viennent confirmer Tidée do la mort 
munienlan^e du diiuhtrji rnr ces (■[^iv^mnniea ont pour cauift prs- 
mïÈre, pour seul objectif> U vie qu'il faut rendre au ihuhU par U 
oérémonio conniia sous lo nom d'ouverture dti l<t bouehê. 
Quand en eilet le cadavre avait été tolennellement conduit A «l 



AMÊUNCA1I. — L'irfiS UATtB UAM» L^NClfH» ËGTpn SS3 

dernière demeure ei coailné en son lieu de repoa, alor» commen- 
tai i une cârâmûQÎt? bien cnheuae. On ilrerisait sur un |;«til laa de 
aable uqb »Utue repréeenLuit nussî exactement que possible le 
déCiut; 00 la puriElait au moyen de I cau et de ronccns réuni», puis, 
par toul* une «iiit« do côrémoDleâ «ymboliques ùtit&ï ttu mû^'en 
al^infttrumffiilH rii:igii|LH!!i, un )ui iléliait Iit» J4in;b<«:«» ou lui rejKUit Ui 
mouvement, l'u^ge de» tirûs et des mams, en lui ouvrait U buuclje* 
le» yeux, [es oreilic^ï, alin de le rendre à la via humaine une seconde 
fois. Quand i^ «uiue ^uii ain^i pr^ie A recevoir k vie, on lui repi^- 
ç^t le cceurdan^ >u poitrine ri on lui r^mf^Uail le membre de la 
reprodaclion qu'on lui Avtiit enle^^ : évidemment ce n'était pas h 
elle qu'on dr>nnAit non cirnr, (o coaur Cfu^il avait reçu dû *Q mère, 
ointfi i|uc ft'exprimeut lea textes, ou l'organe de la vjrkhié compIdU^ ; 
ce ii'^tail «|U*uiie image niyatérieuae de ce qui avait lieu, grAce k 
remploi d&n Uliaiiians et ^ la râcilalîon des Tornaulea : la statue ne 
receviiil ncn du tout« le d^Mbic recevait au contraire aou cœur et 
M virilité qui lui avaient àié unEev^it dajiï ro|>EÎraiiDri de Tûmbau- 
m<*mifiiL Cat fail, il »';Lgiîu<iit île rtîdonnifr an dauJiti^ Vii\>\r.tn^iKP: 
de U vie en lut enlevant d'abord lea iNiridelelleH i|ui leuEi erraient, 
ea lui dûun&nt les divers eceptrea, marquer de la puiseance, en lui 
poeant sur la iùxe tes diverees coiffures en tiaaga, en lui olfrant enlln 
on repas compirt qui K<t rnmpi»ciit du m* ri.^iiniiiir dn mots. Assu- 
rément ce n'était pj« le cadavre qui recevait ces sceptres, ces coir- 
fdres, it (|ui l'on pré^entuil ùù repoâ : U était :iolidt^niunt «^mbnnde- 
letté dans cou curaueii et ce cercueil avait ûlù déposé dam; la terre 
cm diuuuD narcopUage; oe nVlait \in» non plus la statue iiui élail 
au»i inaeosible aprt^s la cérémonie de Touverture de la bouche 
qu'ûvant : c'était le àoubU qui avait reconquis la vie, gr^iï aux opé- 
rstion& magique» faLte* par le prêtre (|U'on appelait Vhontmg au rotu 
Ua» ot i\ui »'?tnit \r dirf des magiciens tïntn-l»-tmK \mr Iv Pharaon^ 
Lu» l^ifvplit^nH n'claieni pa» assez stupides pour prétendre que la 
statut du mort ou le cadavre Lnsenâihle abaorbait les alimenta que 
l'OQ oITrait aux dërunta; ils savaient bien que ni les statuer, ni les 
eadavnes x\p pouv.iipnt manger. Il est vrai que le rfouW^ ne Id pou- 
>^t davantage récllcmcnl ; maïs il le pouvait d'après leuiïi cru^ïmcf*, 
ei e*cs1 tout ce quM Tallait. 

Ausslle premier soïn de ce dovbîi' rappelé à la vie en v{>rtu des 
încanUtlians et des opéi-utluji^ magique» qui i^imsiiinAient la céré- 
monledesAinâroilles, èUiit-li de quitter son tombeau s'il en avait 
un, ou de loisai^r I endroit oîi il avait été enterré, ti'il n'avait pas de 
tomboau ', et d'aller en «a mal«ûn de la première vje, d'y prendre 

L Cnêi iioo xraade «mur de ci^>iro -i^e tau» ka Ë>;}pUdq4h comme on ilK, 



ftSC 



IIEVCB FEILOSOPHIÛCE 



p3Lr( jkufG^tin qui terminfiii ict fiin^m11t>9. de so prgmener dans tout 
les hrux rjiiM :tV9it <iJiiii.-T( pr.'iLil/itil son ff^i^tence mortelle. D'unwilre 
eàxéi l« premier deroir de ce dérunl rappelé à lu vie pour une de ma 
pani<ir:cctisUtLitive-i6ULU do pourvoir ftaa nourriture. De Utiniilaoa 
origine ud6 glande partie des cotKOtaes ^ropi'eï: à la civili«aUoD 
égyptienne. DW autre cùXé. le pouvoir ilu chtd de fiuiiillt? ^tail Ifll- 
leuMot grand et l'union doa divers membres d'une feuille étiût li 
Aroito qae I» devoirs q\û n^iiulimcni du culto des morts éiaieot 
r^ard^fi comme sacras aussi bien fi Vé|io<|n^ dcfi [lymmidee qu'ui 
leitijiiidrs Pluti^ini^es^ Lu umri i\u fùtubln ifui [H^uv^it âtrnv^vr, kï Ton 
na prc^rijttt pas soiii de luj ««»urer la Dourriture, était re|{«rdêc pv 
lGt4 ^^jçyptions comme un immense malbeur, tout comme plan Urd 
la mort ou l'anèi4ntjssem«nt d€ l'ftnïB dont noua aurons bMolôti 
parler. C'e«l pour assurer cette vie que Von tenait tant fii conaerw 
le cadAvre momift6> M(mc dftnjt les violations de »£pultur«» la 
voleurs qui a^'^Jent dfipoujllc une- mnni'^ di; tou» tev olqou prMeuE 
qu'elle portait »ur elie. avalent soin de reconaiîiuer asms Uon la 
miiinli' pfiur que le doubtij p\\i encore truuter en die l'appui lient il 
avftil besoin. D'ailleurs, si le cedavro momillt^ venait k didparaitra 
pour une raieon ou pour nno autre, il trouvait un nouvel appui eu 
la flrtatue ou \&s âuiu&s du dfM\]nt r^u'on avait ir^gées daiu ea tombe, 
nouvelle preuve que ce n'^taîL pHH h l>i sLilut-, TtymboUf ri im*^ du 
dâfnnt, qj'on avait rendu la. facultr^ de marcher, l'ujt&gc de a«a seaa 
ot im>mc de la parole. 

Cependant les obligatïona du culte dos morta qui repoaaieat avant 
tout dun.4 cliaque famille sur le l'ilr^ Hiné, ne tardèrent paa à clavier. 
I.e» circûnslance» extérieures ne perraollaient pas toujours la pfé- 
aence du lil» aloé prte do ses ancêtres : A mesuro Quo ta aociél^ 
s'ofTeroiiseRit, If a charités si enviées de la cour pharaonique denno- 
daient et fiiîgndent Tabseuce iriumenUuii^t-. Kiuvf.iit In''» longue ôêa 
tel ou t^'l fil» aîné; lea cadata pouvaient de ro^tne être âjttrciut» i 



coaimen^aldut h iircpoTr Leur lomt>fl«ii dbft qii'fL» 1« fMuvticnL S'il ta élMt 
a.1tiBl, \fii «Kinii^nl ihimh^pi le* tOEiitrt^mtx (Je Uni «le >;cii£rmljoui ijijî vicunot SI 
Kjiyplv, t4ir \-* ii'iiiit [jui Ut ((urli^uct lonibfl» vu! uuL 4Lc i^ùn*orvi^r«. fuiMiiL^lei 
cent auiiv* (|tii auraient »a[ll à id iropulaUon £A>pUciine ponOitiji dU oiillo «ai* 
La vèritû caI que to ioaiLcau rtiJt uue <xjijc«*iJ4n du ml foUe A <cui «le >c* 
CrAiicIt t>ri1dcrA ciiiJ avalent bku inèrUè par lai lurvkc rvnduB t l 'administra- 
tlon pLiru^rtir^iiquo < cuLn foil c«iuprVDClrD Lo petit itr>iiibrft <Iq tomljcniiK qui 
Kjmnl coiialrulla qj crtuaès va J^inpLt. Llistuirt du Lumtwau a «uivj uuc pro. 
friHlon trfif iiiiii>iUff).D'4itiord Iv Liuiiticfiii upl iirfavnrLrJ à celui i^uJ «au l*ob(eiilf 
par une viv m^rUoirit tui j'uux du Hjoimjri; vgr* la XVlJ*iju la XVIU* djuutle^ 
Il dcTieiiV uu uiifuumcnt <lc ramilla oti tuur le* uiciiibrea Jr ta iii^iiik fkmilla 
peUT«nt BU Toiru cutcrrcr, quacid pr^ccdcmuic^il on ne rvncuulrc quu troîa «m 
iiualro fuii dtuK cadavres dan* la mftmc li^^mboau. 




Téiùigaûtùùn.lt ot ]& culta des rfoul^^â do^ ancêtres <ïtait ainsi mli^ 
en pértlt fwleqti^ 1^ rcrnmo«» ri &I1«s poavulônt exercer quelriut^ 
ofllcea da cull^ fon^rairc, ij'âtoîpnt pns, jo }v croîs, capab!<»s de fes 
exercer tous- On prit x\ors l« p^rti de confier k ces pm-Mittunges 
spéculcnicnt clioiais le noin de pourvoir nu <^ullc du d&uble et des 
tnc^troa. Prlrailiveindiit, Id dt^ttbte eux A on (torvicd un oorlnîn 
ûomitjTe d^ ppr>onnE« nommées e»dave» du double^ /fon-JUi, coiQ- 
nttodéea par un fhrfàe* rucîm^^ du douhtf. |l« éUienI cfianiés non 
seulement d'admmi'ilrer Kx dcmnino^i can«iCTé« par fondalion h h 
Dourriturcdu douhU. muU encore de pourvoir à loiileg Ida ei^mo- 
Di*» "Ih riilï« funi^nU:"»?. Cà vmMi* éUiii lïi^jà nxtnr. di}ve\oppé tous 
TancKCi empire, il le devint davunt^igc soua le moyen cmpin?, ahiKt 
que !KKi^ le nouvel empire thâbain et [csdynaatieB qui suivirent jusqu'à 
ladecadefic«coinpl^tedel'empir«ég}-plleri.Le!4 Jours cencjicréeaiiK 
cérémoDàËJD les plus ancieant» [juc nouïc coiimiissons sont d(*N jours 
d« r^te également pour les virent?; ce n'est ni^mc que pJircK i^u'd); 
M>nt dcfl joore de f^to pour les: vivtmt» qu'on & 6t^ omeoi^ à en rnîrc 
deejoure d? r^io pour le^ morts : la formule ordinuîre du prûacy- 
Dème i*« in<^oli(j|infi ainsi : t Que le& otTrande» riiEi^r^iri*?^ lui soient 
^te»mu comineiK-euient de l'année. Â la fête de Thot, jtu premier 
jour de Tan, à la fôte de la navipyLiion. h la grande parn^syric, A la 
fftc d^ la cbiUeur, ft TAppariiion du T^ivu Khem, ft la fête de Tholo- 
caoMe, aux lates du moix »?l du dt-rmiiuns, i^ lou^ les Jour» ■. s 
Qu'iïii veuiUo bl«iii remarquer qu'il nV a U nulle f'Me spr^ciiilt- ;tui 
mori£. que coûtes les lïtes sont au contraire dt^n jour« fi^riëa pour 
ie* vivants d'abord H que tous Ils ont un ca^act^^^e {irimîLr de fOti- 
cbisme marqué. Si in félp du o^mmencemeut de Vannte et celle du 
premii^rjour de Tan semblent ne faire qu'tiD seul et mémt'. jour, je 
ferai d'abord observer qu'il en est ftinm encore chez les Ghinoi» qui 
savent parfaitOEoent 1^ difTi^roncior, «l en cuire r^u'il peut â*ai;ir 
dans un cas de l'année binuira, ou «claire vague, et dans Tautre da 
raoDde eolaire fixe *. Soun le moyen empire, ces fêtes sont le» ^ui- 
TBiitea : dea rcpna fun6rairo« à touteâ les ftHes de la nécropole, U 
THc du nouvel an, U t^l& du comme ncôment de l'annûe, la l^lc de 
la grande année, la tête de la petite année, la f^Ie du bout de Tan, 
la grandti tèU!, la fâtû du grand Feu, ta f^te du petit Feu. la fôte dt!s 



t. HirMle i Sl^ohta. p. 9y J« ov iirAlendi pu qiic li>ijs 1o« Icrmvt iTc attla 
IfmducUoa B[>icuL jukLe*i qii«1queR-un» »i>at mène «vidcmmciil iDiuvaiti mnis 
ce qu'il tn'iiitiwrU <^e prouT«r ici, c'«*t r6LAbi;i»<(a«ot dca fi^tca cl uon d^iodi- 
«|il«r L'JaircEiiciil cfi qbVLdcnl cci ('tcA. 

t. L'«tiu6G Bolairv dxe ctaiL icrlAJDcmODt (oitna« doi anciens Ënyptleof 4a 
rau-EnivlK : oUe lo pour&ic Un tout &aMi bi<ii do oaai d« )'Aacioa*Bfiipirc^ 



9K6 lunte paiLosopitJotK 

ciûq iours ëpagcimëiieâ, la Tc^tc ic Ta rcntri^e dç& grains, ilouso CfitdS 
du mciîj^i le£^ doux^ létes du dcimi-moii! <i\. toutes lus féte(î<]<ïs Tîvmote 
Ot (3(*:4 fDarU ^ Celui i]ui t^imiiLi^rtï oes fi^tj>-< aJooEi* : «(Juesti lo |)rétrt 
da dtiuhieoM i[u«lqui^ auUâ individu y Iroubli^ quoi ([tie i« sntt, qu'il 
cûâ»e d'être, que &on ûla oc soit paa à sa place. » Soub le nouvel 
eiûpire tt)ébaiL« nous renconlrons encore la mdatton de ces f^tâs; 
nutia de plus iioim iruuvoiiH dans Itj toinbuiiu à'un ciTtuin XoM- 
hûlep la nimdic^iJ d'aiitri?» f^Li» puruinciit fiiTit^raîre» mï rappoflaDt 
BU culle d'Oairia '. il ne saurait i^lrc monlré plus daircmcnt quo oo 
culti^ doe m^^rtB prof^reesa pendant Ja âurio di» l'empira 6gypUcii. 

Où élaleni pns ces etcUtt^e» dit dotale que nous avoas trourés 
iiietitiunikt^ totit d'abord? PriniLlivemeat. je crois, ils ^Uieut prin 
dans la faniilledu dèrunt; puis les obligations socrules y oontrJii^Tianl, 
et g>out'ûtro uuâsi un airaibilssement graduel des idi^es onciotmes 
sur lu fjimdle et son untlë, im les (choisît ttn dehors de lu futnillc» 
tti TcscJave do dmille devint le préLre du doublt, îûnfti que Doim 
Vûvon» vu dûns 1^ rra(i[mciit d'inscription que j'ai cit<ï plu» liauU U 
n'y 0. rien 1& d^éionnant : J'espnt humain suivait idvolutjon qu*d 
dovLiit acoomptir. Ce nis fut \}as le seul uhangëfn«nt upprjrté aux 
cruyanct-s primitives par le d^vt^luppement dr lu nociétâ. Dads Ia 
L'Ommunccmeiits, on ct>Eisucruit 4 l'entretien du d*iuble qucIqniC* psr- 
celles de champs qu'on appelle d'ordloaira des fiomair^e$. Si Tm 
ent c^inlJniii^ de la «orte, l'Kgypte loiil enlii>re AuraU pa^sd & ces 
picu»C5 fondaliona que rapp<^lli.*int les biens ounqfs de l'Egypte 
modj^rne- On y trouva romtïde, gn^cc aux jnc^intati^n^ do ta magie. 
On grava sur let^ niurs du tombaau la représentation de ce» domaines, 
des seines de la vie ordinaire Agricole, induslrielle; on aii^^nï d'tn* 
terniiiiuliles tables d'ofriandes contenant pluâ deceatraeta t?num^n^ 
tout su long» et cela soflit pour asaorer ou défunt des oppi'oviâion- 
necnent^ éteniels. On uUa eneore plutï loin : on rayonna en pierre 
des mets que V^m dO[His:i duus le tuntbeuu et qui deiUient la dOKtruC' 
lioiii poiâ, gr^ce \ une formule de prière rujtgique, la pierre deve* 
naît ce qu'elle représentait, et le mort pouvait &e rassasier. Les Chi- 
nois ne font pas autremeni quand Ile dépecbent h leurs inûrtâ \m 
milliards d'olTrnndPs en piipi^-r qu'ils brf»U?rïr chiique annëe. 

Tello est en gro« la doctrine du lioiibh-. Il ne faut pas »*y tromper, 
cotte doctrine cM ev&nt tout une: d^>ctrinc sriMocro tique. Les heu- 
reux de la terre it cette Opoque, \t* riolirts seuls pouvaient ee payer 
leltixn d'entrtrtenlr un magicien, tin homme au roult-jto^otj A'hn-A«6f 

L lascrfptivn tt'Rkhiioi^n'hAlcp à Bcnî-lJaMJ^n. 

i. Coil 1:0 4uaj*ai fuil otmorvir dcni un nrtJcl? îatituU : Vn lotnfK^U ^tfiftliknt 



i 



pour râciter les formuler mn^iques dont la riScibttîon d^nnfLit do 
Dcmreaa la vio à cetto autre pririk da VùItg humain et ïui ft^Hunît 
ta rélicitâ d? ]a fi^r>n<)efi);i^lenc9 : non que toua les hoïùme» n'avai«nt 
pas ni* dotihtn fin Irtic Ëlre;c<i/, du incarnent qu'on ratlmetlait ^ur 
\à Phuuon cl ACv grancU oOkiera, ij fallait bien radmctLreauafii pour 
U IcIolitA dâs bommce; mais lo menu peuple dcrvoAt supporter, 
joàïoe après la mon, Ja inallieureu£o condiiioQ danv laqui^Uu «'était 
écoulée sa v\e laborieuse et soalTranïa. Les itoubleei ùen homtne* (*i 
dfia fommes du peuple, comme aussi dea enl^ntâ, éUùcnl niduiln .tu 
rdie do doubtcf crmnls, Û3 dovcuakctit ÛC9 malfaiteurs qui à certains 
momvQU: dommAîcm 1 Egypte, on parcounûont la v&Uto on tout eena 
h U rrHihn.liiï dHiim ïifuirrUiirt' rprim n« liinr ilminitil pju : rVM^Uent 
eux i|ui !id ituUiTihnaient titt dt^tiiluii. d'excrtïiJitînLi, d'urinfî^ dn salik 
eoâc, pDur aoutcDir leur dt^lailianto vie; c'ôtaient eux que t'on 
B4)nrali dans Lâd invocaUoTis rnagiquea ; c'était centre eux qu'on pn»- 
unit toutes Ips pn?rjiutiimjt inijiginiihltw pour re |Mi» les oiïL'nser 
d*ti>ordt pour l>:s évitor ensuite €t no leur donner aucune prise sur 
«û personne, cenime le recornimmde le Vcttendric des jaurs fastes et 
néfaatti. C^^a m^me» ftup&ratitiona sont loujount en vigueur en 
Chine, et Je ne doule paa 4]ue. cniiiime les Ctiinoia, les l^^yJJtlen«t 
enuent de^ jours de fête deatioâ^ k &ut>venir aux besoina deâ esprits 
errants, <pioiqu€ cela ne sûtt dit nulle part- Ce qu'il y a de bien ccj^ 
taiDt c'a*! <pj« pour arriver ù donner nu dnubU la vio heureuse, il 
fkllait Ict lofier. In nourrir nprt'A lui avoir (nïl les funéraîMi;» (;ouvo< 
nalïto; ur l«!jt funéraillfîaccjniplir|uée3derÉg^ten'él4iient poaaiLlen 
qtte pnur les riehea, le tombeau âtait la plus lïraiide faveur que le 
(%fiTaOQ pût accorder ù ceux qui Ta^atont ftdt^lemenl servi et il n'sc- 
oordait une nourriture abondante qu'aux dntthlra de ceux k qui il 
avait d'abord accordé 1c tombeau. Quand vers le xviii' siècle avant 
Jéstis-Chrkt, lo tombeau, de jmnonncl <:iu'il était» devint commun 
àtOQtela famillo, ee fut un grand prugrûa pour \gq idéeâ d'alcre, 
mais Itt pauvres n'eii Turent pa^ plus beureux. 



n 



A cdtfi de ce premier être corporel, semblable eo tout au corps, 
niais cependant plus ténu, on trouve dons lea croyancea ^gyptienaos 
tia Gôcood être qui est appelé le Uimineux, Khov, dont le rô{& n'a 
paa été encore fort bien d*>ilJiî, p:irce que, le mot ayunl été emplofri 
parles £g)-ptions de toutes les époques, on d'à pas cherché à en 
saisir les diverses signi&caUonE; et qu'on l'a presque toujours truduit 



9S8 



ffiVOB l-HlLOSOPIIlOUft 



par biûnliaureua^^ ou par quelffue autre mol réclamé par Le â6Dâ q 
Ton voyait aux phrases qu on oipliquair, âan^ cb«>rchor ft «e reodro 
maître îles diverses méUiniorphoee^^ rjiie TiiliSi^a subies ûa^ns In suîts 
de&sièclca. 11 feut dir« on^î que les exemple.-! du mot «ont rcUti* 
vcincntpcu nomhrcm et g^nt liiiloui^s d*otiïïCurUi> prtjForuie. Je va!» 
essayer <i'analï*er Ici loa diverses modillcaiion» qu'a «u)>ie& l'idée 
prtiiiiièrt? ddiih sou évululiou. 

Le mot A/iffu, Je roi dit, «ignitie le lumimuj:. Tous ceux qui ont 

\n loâ liiôtoires do rovonants» et qui n'uQ a poâ lu? «avcnt quo l'oa- 

pril qui revient est c&tisé etilouré d'une luour blanclio, deiShiiiADt l«0 

contenir^ du corps ;tllégô sûu& \ss Irails iliapiel il ï»it rtmiiïftatt?. C«ftt 

ce que «ignifmit primitivement le mot Mtou employé en partant des 

déTuDM. (fn voit atnsi que lus idêcï uppliquO^d encoi^ aujourd'hui h 

la de^rlption desfanlâmeB dataot dâ lom. Peut-être cependant celle 

id6e telle que je reiprirn^id, i]*e&t-eUequ*iiiieid^dérivi^e.Oit lrt>uve 

aussi le mot kfian employa pour dcsiifncr les ancêtres en général 

ou spéemlcmcnt Tancôtrc d'une famille, celui qtti l'oviul ConddOt 

dont 0[i ^rdaii pn^eieuitunifînt iù îiouvonir ât qu'on honorait «l'un 

culte |Kirtiiiulier au Ibyer domestique. Cet auL'élii? était mi^Lre lumU 

DOUX par excellence pour ses eufautâ et toute au deacenduicer car 

c'était lui qui dans les occasions diAïcilos disatl fi U UmiUe ce qu'«Il£ 

avait ik faire. Je n'Ignore pas que ce dernier sens ost un sens ilgurô 

til qiir Ir même mot Eippliquè au funtâme struihln ;ivoir un twns tnotô- 

riel; m:iin ce ne serdi p^is 1a première fois qu'un sens matériel 

serait venu d'un sens figurC-. 

Quoi qu'Jl ^n soit, le faniùine ou Je revenant n'était poji icteoimu 
l'Ëg)'ple. Plusieurs des khoua, au des d^fuiilA les pTus respeciabi 
appjiraiËSûient encore ou <^Uienl censéh apparaître aouâ le^ dnrm^-ras 
dynaâtics <!^ypliennes : tel le Mtou do la dame Onekbari qu'accuse 
son mari, trois ans apr^ la mort de la damo, parce qu'il ne le lAi4«e 
pu« en ropoii, silors qiio pendant toute la vie ctimmurie le mari a'M 
montre plaiti dt? pn.^v ruai ires, de bonté et d'ujnour pour sa femme. 
Tût oncore ce revenant dont l'histoire est ruconloe sur un ostmcon 
du musée de Florence, Ces deui fanlùmei revenaient troubler le 
quififiide des survivants, absolument comme les naïfs et iei supoi^ 
stitieuji de noa jcurs sont inquiétés par le± revenants duxquHj.t i 
Oroîont- (Ju'étajt ce revenant ou tumijtcuj:? Étiùt-cd lo dct^rU 
bi^ ^tait-ce Tûme dont nous n'avons pas parié encoro? Co nY-taitni 
l'un ni l'autre; c'élAit une (wpiV** d'i^lrt- interiuédiaire entre le dotibtt 
cl Time. Oe u'était pas l'-lniR, ear l'ilm^ u'apparaissaif sur 1^ terre 
que si elle était juste; ce n'était pas le <ioxtiile, car la formo sous 
laquelle il ^ mamlestail était K^le, creuse, sans aucune dca qiw. 



1 



ou 



AHÉtJNEÀC. — L'iOfiS d'aMK DAN« 



rorme <lu double, n 



du 



Utési du doiâbU ; e'f^Udt c«pentlant u 
tiimbte JéUi»iV. ilècliJUtié. n'&yant que la peau el Jea 09 par suite de 
la cuiAfiro dans laquelle il se trouviii^ fjoit du fait ilt":» vivants, KOit 
pour toute autre cauA<^ ^uv ïi*}\iit où c(iiin\ùsjton% pu encore, tiâos 
W ftjniiulrw d^tri {mpyriiA tnagiqui* di? l-njili-. nu ndj^'r''^ r^/rif du 
mort, ou l'eapril fecnelle ^<^ lit mortK. de sortir du corp» dont ib ont 
pridpoueâdion: c'càt le mot /Ji*>f' qui eal employa ca celle occa,- 
«ion. Cet emploi du mot ktiou pour df'si^er C9 que nous nommocB 
nuinlenant e^rîE d'après le progrès d(;?i îûérs et dan« la dîiwtte ob 
IIÛU0 somineA de terme exact pour d^Eiigiicr uno choAe qui nViiiste 
pas, prouverait ùsset que lit ^loii n i^tait autriï que le if^^ubtd rt^duit 
à la misôre, ainsi que je viens de le dire. 

lj*khou avalt-tl une foncliou spéciale dans la vie? Je rte le crois 
pcd par les rai&on» que je viens de dire. Le double- scjI existait avec 
le corpe pendant la vie. Pour devenir un rsprit il devait <ïtre mort, 
Avoir étd rnppclt^ a la vie duns ta tombe et y avoir été dâUissé. Je 
&l|i« loiti <Ir dmitmr rrlte lliéorie coiDine dt^llnilive el ^^rlJiîiie : Il y 
A I& une b<'un<; ilân.*t uob coniiais^iances au sujet de TévolutioD de 
Vidée du 'hublt^, Smia doulo, lavenir ncua permettra de saisir lee 
divers«e phases de cette évolution mieuji <iue cela n'ôel possible en 
ce RKKnentï re pendant je necruin pas rgue le pro^to des ^tudei^ 
^^plologjques nous conduise â la découverte d*autres étrea eiilr^ 
dftDS Ui composition de lu personne humnino. Je «crajjt bien tenté de 
trouver dons l^â idées coptes lu conflrrnution de cette? i^K^one» & 
savoir [jue l'homine ^uit Uiple [lar renifïoaition. euq^ï, dctthit et 
Hnw^ Je i:roiii avoir démonlié jadin que le» Coptes eiidevenautchnl- 
tien» n'avaient pas djangi^ leurs idées, quils n'avaient pria qu'uo 
li&r vernis de clinstiani^mej s'étaient contentes de changer loa 
noms de leurs sU|>eT>ûtii»us, (tn un umi qur», liiin ûr- Cï.mvcrfir leur» 
idées aux idées du Chrisl, c'i^toit au conirairu le chri:tliani»me quMa 
avaiciU converti à Jeum idi^ea V Tout homme de l>ou âcna qui rûf16- 
ebira Uwt aoit peu k ce phénomène religieux verra que cela ue pou- 
vait m passer autrenient Or, sur cetre question de la coni|Hjsiiiori 
de la perseone humaine, les Coptes ont conservé U pure crtj)fiiu^i> 
ëfyptîoono : ils admettent que 1 homme c«f. triple : corps, esprit et 
Ane. La pr«uv4j?dini-t'0n- Iji preuve, la voici : Quand le Christ 
ajBUVt4f Kon [K>n? JoKL'ph U l'article de U mort, il Ircuvo rraEHird en 
lui nciUnt la iiiaiu sur la poitrine, que VArao du moribond éUît 
menthe A aa gorge, il la palpe et sent l'endroit o(t elle eat arrôt6e. 
Puis, quoxïd le moribond rend le dernier soupir, il rend d'abord son 



I. et. êtP¥4_é* à'hittùirr tU» Rthffioitt, viDée t^HAâl. ddfambm ut Janvftr. 







OB fiut h) r6cit cTune mort 

et An : El lahntsL son eepni m 

reprit diiïéraàt do )*Anie «t cette 

cWiH SUIS doute 1« <hmhte devenu 

■rt bavnoop iDieax approprié 4 là 



I» msevMfiwiils que les docDinonts 

■vleAho»;ooQ« TerroQd ^u» loiuè 

fl^Vfitt ^(re a^pcttV. X\ nous faut inaiote* 

» nukd <ians les cUven«« théories qui m 



m 



M*^ 



.4É éà làMi, las documents égyptiens meotioiimvit 
r<^ «edoii potnt se conTondro avec oux»c*cetréine. 
ta agTpCton 0^ et ette avsJt une tout autre de&- 
to AvilfrH lalitoH. Quelle ^Uil son origine? je ne crojB 
. 4 ^iPÉianl on ait trouvé un «eul texte qui nous explique 
v« iiui y fits^ sâulemeni allusion. Lcâ plus Anncna 
i|it lÈ^n^ie nous parlent de l'ime, commo ils por- 
.^ ilu âAiru. C'ef<tti:rulre qu'on peut cllre. La phjloloffie 
,aSr««ucunfondementpourct>nst mire une tJz^(»rie 
IftHktur^ ot l'oingine do Vùme; il en cât de môme de 
jÇ^tONM W^MC'Tptlhiue où l'on poiimiil espérer trouver f]ndque 
ttnr hsolutkm du probNSma. Hien ne vieitijti secourt 
dtt moÎDd h ce que je connais ; car le mot âme s'^Hl 
^MM» %)^Mff* idôo^raphiquûmcnt, oc qui suffirait h montrer 
J^^imfM ^ ^^^ oonception, L'Idéogramme qui la représenta 
Jj^flOUWTT** '^pi", ^J"'i'""'""pi*^'« unenortede grue, un vase 
Mh1ftW*4* I'MK^bs at un bélier. Quelquefois même on emploie 
t|HV^^ C«tditt«a à Ift foi*, la grue et le vase, ou le bélier ot Je 
umiu JaWi'' Ift ff'^^ ^l 1^ bélier, £i ma connaissance du moins, 
que rempîrjï Ju bt^lier pour signifier cet idéogramme 
récent; anciennement c'est toujours la grue que l'iin 
Vtat-Mro pûurraLt-on cependant induire de cet usimv que 
,|iiMiuncs avaient voulu exprimer la moms grande maté- 
«D lui donnant la forme d'un oiseau, en se servwnt, 
"^^|fc|^|..ri— jj de ce m^me oiseau ou da le fumée qui s'écha|ipo dur 
^<ïiï)SjtibfûleraiicoM-Lachosee3lpo33(blc; c'est pourquoi je moD' 
la ftit &M1» Tanc^ien Empire, je ne connais pas d'autre rapré- 



ABIÉLIIfEAU. — l'idée U'aM lUSS L\7ÏCrE55E ÔTfrTB ÎM 






ti^n He TAme pro|)rËimeiitdf|e;mâiH4il*é|jcqiJdc!aâÊif|ue et bnl- 
du nouvel Empire thébaîn TAme e«l eouvenl représenlée : on 
la vojt sou£ un» forme humaine, itn bfLton à la main, qui monle Job 
citcjU'pernents di) la monUgrje par où elle doitAtfçinitre Tcnijrcit ofi 
L^iJiiiiuenci^ [e loyaume de lii morU et, dans des ^tapyrus fu tiers ires deâ 
époques les plus r&ppn>ctLÉeâde nous, quandeUse5tJnl.roduiLe «levant 
\ù tribuoal d'OËÎna^ c'eal également sous une forme humaiao qu'ells 
se pr^sent^ devant le juge suprême qui doit pronoDcer sur Bcn Bort. 
Mais on trouve égjdenient sous le nouvel Empira UiéLain, c'est-à-dire 
âdjui» le xvur ju^u'au iV giëcle avaot notreére et dans ks époques 
qui vuivtreat, uno repréeentalior dilTéreDte combinée àa 1 ûisoou et 
de la forme tiumaloe qui semble représeater pour un t^^prit <iui 
réfli^liit tin [iroi^r^s ré&\ ver-s la Uiéorie de U spirituâlil^ ilt* l'Aine : 
c'e»tla reprôseDtation ai connue deroiseauà tôte hiimaioe dent les 
Grcc« f^roâsiorâ Urent des Harpies. C'ost tout co qu'il m'ost poesîblB 
de dire 'j. l'heure actuelle aur rori^ine présumée de IMnae pour les 
f^l^vpiiens - r'éLait un être matériel qui résidait daris le i.'^orp5 avec 
le double, moins matériel que là doMe et par conséquâut que le 
corps. 
Quelle âtait la fonction de cette r^nie pendent la vie? nous ne 
voiiM|u<; trcjsp<;u de chose àc« sujet. Le» Égyptien» n'ntiiîetit|ja3 
habitude de rapporter, comme nous, certaines actions qui nous 
âemblent munati^nellus au premier chùi k la partie la moine mité- 
rlelle de leur ^tre : s'ils localisaient en quelque sorte le siège 
d^une action quelconque, de celles que nous appelons psychologi- 
ques, c'cst toujours dans les parties matérielles du corps qu'ils le 
plaçaient. Ain«i, pour dire apprendi-s pur cœur, ils di&aiem simple- 
ment ^ rncltrt dtin* U ventre^ comme Ont Fait d'ailleurs bien d'autres 
pHLipliM. Il riË f;tut p;iâ pour cela les considérer cuumie des élrea 
liorriblemeat grossiers, c^r nous en faisons autant» le cœur n'6tant 
qu'un viscère que les £g> ptieiiB plat'aient dans le ventre, ot ils don- 
lï&jent au ventre une étendue beaucoup plus ^ande que iioti» ne fal- 
eons. Ils 4V«ient tortsansdoute. comme nous avons au^sî tort, puiâ- 
qoo le phénomène de la mémoire a le cerAcau comme siège. Malgré 
^tto (Çfosaiûreté du langage primitif, uoub posscdonË ctjpendant une 
ûxpreasfon parlant d& TAme comme du aiî*ge de certaines pa&^ions; 
il est vrai que (^elte eK|ii'eâslûn s'applique uniqueuteul au Pb^iruun, H 
eu donc parlé en plusieurs endroits» non pas de VAme, mais des 
tmcfi du Pharaon, comme il est aueei parlé des âmoe qui baLltatent 
ceriAiikes tocaliiéfi mythologiques, c'est-a-dire des esprits qui pro- 
tégiuiicnt CCS lucalit^s. Quiconque voudra lire, dans Ic-h livres her- 
nitiqua, te passai où lais parle à son llls Horus des Àmea royales 




BEVUE PHlLOSOl^BIOUa 

comprf^ndracequejevcîux direicP. Le Phiiniondvaitdonc plusteure 
Imc». et v.ns âineâ élâîent li^- RÎ^gt* do corUinw fncuKfs humAÎDves, 
eommc la volodlé; i! rôsultc de remploi de rexiire^^iioa éfnT* 
tienno com^crûo que la valont(\ l'amour, peut-être la paDt^ 
étalent d^ opëratioDB attacbées & rftme ICri efTet, dans l*éloge (|u'tïo 
poêle fit d'une ville que le Pharaon Rampes II conslruiait, il eatdU 
quo i< lo prince do Khéta envoie ud message au princo de Qiidi« di- 
sant : Pr^p{ir{>-]oi !i ce que nou» iou$ rendions en f^gypt^ car los 
ptroles âe& Ame« du dieu s';iccf>nipii£senl ; faisons à Eanuè* d^ft 
homni^iget^ n;iUeiir^,c3r il Lionne le^ »iouniesdct:( vie ainsi 'pi'ïl veut 
et tous les peuples déi>e(ideiit de aâ volonté *. Khàl^ diïpeiid unîquA< 
ment de aes AmaB; si Je Dieu De rec^^it point ses oITrandee, B'd ùù 
Toii point les cî9ux du ciel, il dépend des; Ames de Raousornui ', le 
laurejLu qui aime la vaillance \ v II e^t bien «évident que la volonté , 
ramouret^ans doute la pensée de I\amsi':s 11 sont ici donné» oomine 
des productiona des jliut^ du roi Itajnââ&, iâahi c est lA une concep- 
tion qui ne sera de mî^e qu'au xi\* siècle avant noire ère, et ooufi 
n'en îsrnnmeâ encore qu'Jï Tmii^ien Empire. Cependant ces ^meâ du 
ritaroon étaient déjà connues dès les plus anciens tempa; elles coo^ 
tituont une doctrine ômmemmont aristocmttque et les sujets devmwnt 
se contenter d'une seule Ame, m*>me s'ils en avaient une. 

C<îd posé, voyons ccqne l'-'Vmedovenailapi'ûs qu'elle avaiLAtt^w^>!i• 
rée tlucorpe par la inort>âon eort ultra- terrealre dépendait du vasse- 
la^e qu'elle avail choiâi pendant la vje^ si elJe s'^tajt déclarte Cteld 
d'Oairis, de Sokar, de Râ, ou de quetqu un des autre» grands dleux 
funi^rairea, elle^^e rendait^ï travers milJt^obstacle», dans les champs 
du Dieu dont elle s'était déclarée ^ujeltc. Nous ne savons guère jus* 
qn*ft préaont que cequî regarde lo séjour des Amoâ dans (o domoâno 
d'Oâiris ou dans celui dû Ri; le rnèiiTige des divergea docïrintoi élxil 
déjh opéré dÈ^ft l'époque des p^miritdeK. IV^iltt^ui'^, lea deux It^gendm* 
du sort de l'ime dans le domaine d'Osiris ou dana celui de RA suHI- 
aent amplement A noua iaire roconnaUro ce cpio les Égyptiens pen- 
saient à cet ^ard, et je vais mettre le lecteur k même de Juger ce 
que les haUilAntK de TT^'^g^ptrf les plus élavâs dans rôchelïti «ociale 
regarxlaient comme certain au ainquanlième si6cle avant notre t^* 
Quand la mort étoit arrivée pour le corps» ammé, Tâme e'OQ ddtft* 



t. Utrmét TriMOtégiêlé. inA^ l. Mi^nonl. p.3U1-VV3. 

3, Mot à mot I U dorini lot *oumvi comme il aun«> Ul loa» U« p«u|>lM dépti^ 
dcntda ion amour- 

3. frAooin <l« ftampiiie U^ 

i, PopyniK Au^lkiii 11, pL 1 «£ II, «l Anutjui IV, pi. VL Lm d*rribnu tigiio« 
roiir«rmint un« allution k unt tutU'ntt dont ou n« eonju» lu «ITati qu« gréo* 
au M d'figrpta. 



AKÉLinEAu. -- LNoftB i>'aiik ham L'Am:ie:<4:iK iLcTpre iG3 



I 



chajl naturelkment, dans tea deux lâftendes; el elle «pparlenait è 
la Puant fgjfî'î ^^ '■ ^11^ e'^uii fnïio ot djic vassale d'O^trU, ï!or« 
m païKak pour elle œ qui «uil ; Bllt: i^Vtchcininjitl ait [ior4)-*?st de 
rEgî'pte veirv ocrtaina lacs» ou certain» annaux qu'il lui faliait tra- 
vtner à la napiï cl Arrivait hnalcmcnt ilcvant un hra^i ric mer 
Mb Urg« qu«Ue ne pouvait penser ù passer par ce inoyun. EJJo 
G^aait répandre \e lirutl de son arrivée, ai elle ^tait riche; ai 
c^éUil même uoe ûme royale, elle fataait savoir au paaaeur qu'une 
chose étran^. un nain luonslrueux élDÎt arriva qui demandait è 
0e rendn< par ddvnnt Osiiis afin ûi> le divertir. Si eWa n'étaii pas 
une AiiHi ni^^uli', rllt? avaîT. eu soin de. mï nninir fl'akiurd de ce qui 
repréa<!ntaît k prix de son pas^ttge p:>ur k drmnf^r à non guide 
OU à aoti passeur : elle avait on elTcl le choix entre l'aile de Thr>t, 
«16 ^êpe et le tac du passeur, c'eBi-à-dire au fond entre dcâ bar- 
ques dea dirersea formes ou diverses grandeurs. Ces barqnes, ^r&oe 
à certaina ri1«a magiques, la conduisaient & certaines Iles rortunâea^ 
placées daaa les marais du nord-est de PËgypt?-, o(i toua les bien- 
beureui menaient une \ie aussi agréable que possible eii cultivant 
l^sctiampud'OitiriHet en Taisant [M^us^er dii Ulê hauldeïîepi coudées, 
c'eaft'ïWdiretrHamèlreaet demi environ, dann Ie9<^liamp»d'luleu ou 
deSouchetacomeslibled S Ce? fimea^^laicnt les iéaloA d'Oâina; ellc$ 
s'MdaDt faites les vassales du Diou pendunt leur vie et, âprùs leur 
mo/rif ellefi ciiUivnirEit vsea ternw pour lui : i-.lliw avuR^nl dnnnïrolth 
la nourrdnrp qnr lont ^Irr ^tppartenant ii un mnlln- m doit rcre^Tiîr- 
Cet enK^fforiittit de vassuliié Jij l'àrno corporolk au service d'un 
l>jeu dûtôrmui^ donna Ueu A un cban^meni dans lea actions faites 
jti9n|u'ulùrï au prolll ilu ibttthh' oi» nViJTrU plus les offTardes directe* 
tui-nt ;iii U^inhU sûlI; pour une partie et sans doute pour letoul. on 
les onrit au Dieu des morts qu*i1 s^appcllt Oeïria. Sokar ou Khonet- 
Aiaenti^ ou de quoique autre rom rncoro, afin que celui-ci les 
emmagasmAt dftn« tte^ ^renii.'rs vl les cliulriliuAI un morl, non pna 
feulement au dt^^ihh qui ^tiitt danii \r tombeau, nviin ciiaire A 
e^te Ame qui était déjà parvenue iiux ChampB-l'^iyâéca, qui devait 
vivrCtCt parconafiquuQt manger, puiâqu'olle tétait nialérieUe. AUn que 
cetto diiitnbuljon fût la pïu3 abondante possible, on fit ussge d'une 
fbrmulir qui uNitgeait le Dreu k celte distribution : ca avait rniiar- 
^é »aiu peine que las olfrandes des rois étaient plus considérnblca 
que celles des simples porticuliers et on résolut de s'assurer npr^s la 

1, La d^cjfliuinnlioii lie cc^ cliiim|f> de Sriuchnli tam^Atihlei, avDJS la iDAJitîOa 
C)tt'on J :iiUiTail A\i MA» aufllt A aile »duk a |||on(^e^ i^ombicn ViAht 4t4U vivIJl» 
«1 iiuel« <b&Dfi«inciitt «vûlent dA s'y opiror k mesura que Itf dviliiMitJon prtn- 




flU 



Kin» pniuiftnrni^UB 



mortio bôD^ncô d'offrundos royaloa; commo cela ne ooOlaîtriea 
d'omployer l'dipr^sflion Li pitis niagnifï<|uo, on t^AccontLinia ftdJre; 
F^ire royale olTrinnlt* k O^iri», ou -ï <(iidiiuc sinirc Dieu *. CéUit 14 
MO demirîurant une muiièro assez gAÎv? et <u»ejï consolante poor 
rhomnnG<iû n^urorson pusBO^e J^s le monde nouveau ijui venait 
d'&ir& Invem^ï : tant qu'à imïigicer quelque chose que l'en ne cûo* 
naissait |ta3f il valait mieux Caire une îmaginaTion agrâBbfe que aft 
mcttie mr la conscience une explication sombre et dôaa^réAble., 
(J'oi^t 1^ J'cxpliaLtion oatnoquo. Ëllû ost Ir&s ancicnDO. puiaquo« 
iell£ï qnejo viens delà f^tire [lEifiser sous los yeux de mes loctcurs, 
elle remQiite au moins k Tépuque des PîTatnîdes. 

Mai»ù côtâ de cette lé^nde qui était particuliCre h la liasse 'f^ypte, 
il y on avait une outre çIub composGc* plus triste et par COTiB^queal 
moins ngréablo fa rhamms : c'>Mait rexplicationpar la légende de 114. 
Le sol(*il ou Tta, d'après cclt? Ir^r-niln, «ipparai&Haît radieux au 
malin par-dcK«ii5 U chaîne ambiquc et dr-i non apparition di««ipQÙt 
Je brouiilai-d qui avail envahi lu vallr^e, 11 parcourait l'ei^pûce c^lc«t« 
monli'^ KLir lîa barque Où 11 était accompagna du Dieu Horus qui, »A 
pique k b niïiiu, sondait la profondeur du Nil c^le.Hle qu'elle traver- 
sait, pendant que lo DicuThot seteDailùlantiqucKOUVcmaitauquel 
cette hurtfue <jb<>is:(UiL ni que lu dcei^se Vérité otait debout pris du 
Dieu La barque triait liTéQ k la corOeJle par une aéHo dd persoo- 
nageaquiluifïti&âient parcourir le cieltl'OrJbjUfin Occidnm. L>n(qu« 
kiaoir 6talt venu, la barque disparaissait ^ lliori^noceideataK pi^ 
naît le chemin du nord, suivant une cosmoRonio particulière k 
l*Kgyplt*, et se retrouvait le lendemain mutin aux portes de TOrient^ 
ayant panx>uru pend^inl la nuit, sur un I1eu\-e souterrain, un <<?4vir9 
exacteinenl seruLlalile à celui qu'elle avait parcouru peudanl le jour 
sur un neuve céieele. Ainsi Je monde était div^g^, «elon les Égyp* 
tiuns «^n quatre xones que pArcour;iit la bfirque [.sieste, deux dlur^ 
nés «l ûi-Mx iiocturnos- Colles <iu iour ct^iienl les ^onos lumjneu- 
Boa, ocilcib de la nuit les zoua tcntbreu^cs. Le jour, le soleil n'avait 
aucune djffîcullé ^ fournir su navi^nuon aùnenne. car U était dani son 
propre royaume et avali un pouvoir absolu sur leadeux conU'ées qu'il 
travermît, lea dieux ^taitt des v^ïtsuui depuis loat^lenjps a.-iM[jetiiA 
tlt9aloi;Rioîs«quand il entrait dans son parcours nocturne, qu'à chaque 
heure il iruver^ait des terntoiros ennemis, d devait sortir vicb^eux 
de toutes les cmbiiches et tous lea obstacles quj lui liaient dreaaéa* 

1- OM h l>ipJi(^&lion <]o la fornidlo habitLicMo r<ti l^gyj>[f cî« <e ^j'c-n « 
Qpp«lé li! l'maejfnfme -- finiiifn h hotrp ; l** DioL muri'O ne s** ïtouvi- [ilMé d". 
qiiH |inr ma» tit la. pLore irhontusur, ctimiriA t^vtl \t eu (tour un 9u*t 



|Li i^n « 
d'4b»;4 i 
L craaa I 



roar ccU, il dcvmt savoir \ùs moU rie p;i^o et pû^éHcr lu cunn4i»* 
»oc« de lou« lot tùjMnu^t C.Ù qui luk âtaal rôlativemeot fânlt^, nu^îA 
c^ (|ui éuit railfc&Jejneut imiiosàible A câux ixui ii'avaiejil pân iô 
mftne privilège quo le Di«i]. 

n semble, aa premier cdupd*Œil, queloa Ames quiavaicnl lÈÎaat. 
le cofp« dflos Jti puiu funèrairo ou dAos lour m&b^on i^ur t^rre et le 
dtmbUprh* d\i cadavre, n'RvaJcrm tibuolunirnl rien A fnirv avrc co 
toylhe; c«peiidAnL h dr-^^tin lAv» dmc» fiiL alléché il c* tri?» pn'^s au 
mythe aol&tre id que je viena de l'cxpliitai^r bnèveiueol. Uhac|ii6 
Ame. au momeot oii elle i^iait gt^p-ai-i^ du corp8 par la moru ùlsài 
tenue, STAit -on ima^né, de se rendre A J'i^uvr^rluri^tie £a/Wr^^,c*est-À- 
diro ^ IVndroit m^me ofi le soloil Aomblaïl «'enfoncer dons la mon* 
UgD«, endroit qui variait scfoo les dî^lncts de rËgyplo. lA, cllo 
atriv&tt «ur \s& ooulinti de^ di^tix royaumco du jfiur «l do lu rmit, et 
devait brivwneiiE wilrer d.iiis le pays* des t^iiï^ïïrt»3 lûurdea et dnineat, 
ou pour uiieiix din? elle devïiit allt*itdre le passade d« la bJiiv|ue 
eolairo aIïd d'y monter. En cfftt pour avancer dons ce royaume, U 
fallait dire inilieaux mote de po^^se et n'avoir ri9n 4 redouter dea 
puùumnt?e« qui prdâiduîent aux diverses heures de la nuit, [I nrrivajt 
qudquirruU (jim U'a iltnt^:^ iiinsi |M|'venue^ djio» le rnyjiuiiic des ténè* 
faron pouvaient au premier coiip montor doua la barque solaire tt 
poacerdaaale illstnct Bujvant; iiuelquufoiâ auaai, elle» éUiûnl obli- 
gées d'attendre qu'il y eût ùe la place, peut-être aussi qu'on eût 
Cél^>f^ leurs riini^rALlIej^, comme dans lea croyances ftrecque^ et 
diinoÎKS. Uuand elles avaient réusai b paa»er les premières porto», 
elle» davflieni renouv^îler est elTorc autant do Toia qu'il y Avait de 
poTteA h ti'a^'erïer; lî'est dire qu'elles Jevaiem réciter les formule» 
riittijiquea Ht n^péler hà mots de pave^ si elleâ Icà bavaient Si eUe& 
De loa savaient pas, clle^ reaïaiont cmprisonnôcs doua lo dûmmoe de 
cette bcuro de la nuit. Aubsi lorsque lu bnrquo «olajre arrivait datia 
l'un do ces domaines, elle était saluée pur un iNjiic:crt dtï plamtes et 
d'imploratirittît : t;li^icurie d'dlcâ â^eflurgait d'apitoyer le Dieu ou 
qucLqu'im dt tfes compa^Aonâ» 

Si elles éUient assez beureui^es pour 4^tre exaucées, elles remon- 
tiùmU «ur la barque, et [uujours ainsi jUNf]u7i ce qu'elles eussent 
Sictwvé dcfraticbir le!<i douxed(»rnaincâ des haures de lu iiuil^ atirès 
quoi, bor4de ratteinU.- de leur^ emtemie, etleâ <!^lûicnt reçue» dans 
lâ barque de Hl, fit ellea eu ôtaieni dignes^ ou simpiemenl aillaient 
96 raniEer parmi les noiabreux halt^urs, anus de Dieu, qui tiraient la 
iMrqoe k la cordelle* 




âTiÛ 



RKVUB l'HlLUSOPltlQLK 




G'eat ainsi que, dans la légende de FIA, on av^l r^^olu U (|iiaillai 
du sort futur 'Lo« Amc^^ Gottc eecondo ihi>one BL^mblo ca profrrto 
manif^iite sur b Mgoricto o«jriaqiie ^ laquelle elle dtail héc; non 
on ne |irïut nier i]ti*db ne TAl plus «ombri' qiiv Ib Eirécëdenle Elit 
D'avftit point «lé tiim^jnéi' ptir im pisipli? ji^^ricolc* tuni des acéfktt 
cbujiiptln-^ï elle devaii. ^-Ire lo t'miï d iriiuiçmulions pli» eombfei^ 
plus avancées et. le diru-j«, pLu« philoaoptLlqti«K. Klie fut sida 
doute mvdnlée dan» le temple d'HèlEopolis el de \h 9('i^U?ndît Rir 
toute l'E^'pte; mois elle ne devait pas le moÏDS du iiiondi* iMrr Ir 
dernier mol des croyanœâ ^égyptiennes r^alivcs aux morts. Elle cao' 
lODait ccpeuduut en germe lidée de r^i^ompenae qu^ va â*état>lir 
p&u k p«u et devenir IVtii îles agents tconUifsnU-iirs par BXC«lLeiice. 



IV 



Ces deux solutioTi» d'un tnéme cas se fondirent par la Miil« 
danâ unn inAmo croy^mco, sans cependant disparaître tout à fût du 
sol de 1 f^ypTe : le peuple continuaii toujounc do croire aux explj- 
caifDhs primiLive^ et leH ëmprits ^up^ri^Lira t^enln riiOLlilbioiit 1^- 
jours leurs pensées vnra le mieux. Ce*l cette siralificAtiim Aw 
croyances en Ëfryptc qui rond difUciloa l'analyse et IVtude de^ id^ie» 
dans 1(1 vallée du Nit. Dans U question qui noos occupe, on lîiut 
|wir UicJUiser Ips Dieux ei U.tir donner un empire Xrbi bien d^nnf , et 
ce rm n>iria <|Lii reçut m p^rLi§(r la doiiiiii^dtiiTi i^nr lo» inort^f, pen- 
dant que tlA avait h lui lompyr^*- C<y^i surtout par le Dieu Osiris 
et tta li^tï^nde que les urûyanct's de l'ïigypte sur les imes et kiar 
future ilestinée ^& répandirent en dehors de la vallée du Nil, oi <|U0 
Jwiiiu'^i:e^ demicires années on a connu la aolulion qu'avaient in jt>« 
vée les Ëgypiiena de Luette question qui passionne toujours et pas- 
sionnera Bi tonglo[np& encoro la pauvre humanité, 

Qufind donc Tâme s'àistix séparée du corps, elle se rendait, peu- 
^eiit les sa^s de rÉ^vpIe au rrtuiriîi Lliv-liuît sî^des av;tntJ^u&- 
Chrial. elle sg rendant, dis-je» suuâ laformi^ du corpa ou :iûu.<t ceto 
d'un oi^eiLU t léte humaino â la touche <ii' ta fent^, voletant ou gre* 
viaaant le^ pentes escarpées de la montagne^ un Mton & ta iduIb. Là 
elle disparaissait, coinnie ilana le mylhf T^olaîre, elle entrait dai» le 
royaume des ténèbre» et commençait un long, diOIcile voyance, si^ei 
ft p^np«?tics et â catastrophes de tou^ genres. A chaque inntaol, oUe 
était arrêtée par det^ pui&^ncLJâ rnonfitruûuses qui lui r&rusaieot le 
paSMi^e l'L qu'ello ne [H^nvail vaincre qu'avec les rorTnnteK niii^iquca 
9t l«» moU» de pjiââe duni on avait dû avoir soin de la muair^up 



[ 





I 



lerrfl- A rneisun^ qa'ell^ traversait T'iiii den \tirrt^Q\rfit iIkk «livinîi^ji 
înfcrDaJea, elle L'tuit ËOiimif»» Àuntf ï^^riK J'épi bu vt^n, dont i-lle iltrvuit 
vortir victorieux. Atti^i dans leâ champa «lUdou o\i de SouctieU 
eom^tJble)!, i^lvi devait cultiver le b\ù d'O^iris et, comme elle ne 
pouvait là faire à kEIb »eult, i^taiU mw iiiie d^ qualiU*, car h-K ânift*! 
de coodiiion JDfôn«ure m compluent pas, eitv* apptïEait uar> foule 
dû poraonnageâ qui avaient nom répondants, parco qu'itii dQvaiont 
répoodro A lAp^hel qui leur âhiit fait. Ces répondttttu avaient élé 
|iUrf^» djuu U\ v>m\wi wHB li TDnne lîe p(»Utes sraluettes en terre 
ctxiity rYM:oi>vcrtr'> Ir plu» «ouvenl d'un émail bleu, habilBinent ou 
groasïËvemcnt Toitt:», tenant 1c» inrtrumcDts du toboorcur dan^ 
leurv l>r» CfCbâ« sur la poitrine : c'éUient ks tg&Igs d'un usage 
bart>are qui voulait qui la mort d'un chef un ensevtllî avtc lui lu 
plus ^r!jtiid« parlie de sa doniBsliciLé. thma un auLie dujnairtF^. d fal- 
lAtt se litTcr fi d*aiitrr& cxorcicea, par oiicniple luer le serpent Apo- 
phiti, porcort'Amcd'unoUncetetc. Lorsque l'anoAvailEÛnm accompli 
avec i&ucci'A 1i-h tni^^tui auxquels la ^oumetlaienl les Dieux dce div- 
tricU inTcniaux, rllç arriv»ut dçvntïit unt^ série dp portes ^«rdérw par 
dfia génlfiA à t^tu de ïcrpânt, tenant un long cunicaii : non «oulcment 
elle devail savoir loura noms et donnt>r les iniAs do ptisse ; moi» eliô 
devait connaître en ouire une Ibule de clioses dont Tensemble fornw 
un totfti Of^ez fort. On ne lui raiaait grâce de rien^ l-en porIeH pa»- 
»éce, il faîliit ausai traverecr loa pylônes : puis l'àme arnvail dftvaiït 
un Krjindlao do r«uod attendait une barque fée dont il fallait con- 
naUra lotJt la gréeinenl el qui lui faisait !;ub>r un exjmtrn d<^taJllé 
et minutieux. O- lai-r une foi» Ti ancbi gnlce h celte tmrquf» kHi^ Lirri* 
vnii à la porte de la grande salle Lie justice «t ['examen reprenait de 
ptu^ belle, ioraqu'olle avait réussi à passer cette porte, elle se trou- 
vât diDâ la saJIe du jugement, devant le tribunal od siégeait OsirU 
âooompfli^éde ses quarameileuï ^ta^^esseur? donl il fatlail enL'nre 
«•voir les noms. L'ilmc était introduite devant ce terrible ^nhMrin 
pDT Honu payohopompe. Le Dieu grand, Osins, se tetidt sur un 
trOiMplaod sous uugruidédicuJe soutenu par dds colonnes de iKtis '- 
Dewnl lui élaifïnt le:* *|uaire giMittîS funC'raires, Am^rt» H=ip', Tîafju- 
CDaoulef et Qel>e1i»ûnnûuf, dt^rri^ie lui. les défasses h\t^ et Ncplitliys» 
MBHOtira; autour de lui les Dieux adaesseurs, vfngl-deux de cha- 
que cûtô. Au mittôu de la salle était une lialance, prés du fl^u de 
l&jnelle se tenait Anubis, te Dieu de rembaumement. rbargi^ de 
ré^lariaer la pesée. Pr^ du plateau de gaucbe se tenait le greffier 

à son Époque Bncte]in«, oti Ica «^alann'ti ircliilecturaict «a luisaient encan* flit 



S68 AKYUE PmUOSOPHIOUK 

diviu, Thotf AU TkAleUe de ^ribo à la niJûa gauche et Jo oalvne diu 
Id main droite; pr^â du pJatûAu d<j drmtc, accroupi sur une wrt» 
il'édkule f.n forme Ue fausee [►orie. éiaii un nionaire & t*te J'îïijjjio- 
potaitie ap^ielé d'un pori qui Êignlfie la ^ntiui« UijiwranC«. En bice 
de cet imposant IribunaJ, l'Ame dans un Lontr discoiirs frùsait mû 
ai>olQgie : c'est qu^ Ion a nommt la fonfemon n«g^tivc, puuxc qud 
râmr y t^numère tous li?s pt^ch^s qu'ellii n*avitit pah comniîs- Olie 
apoliïgtn, «luï f^st À lu fois iL(>gative et jifllnn^tive, fiffl un ii>orc«>a 
de luLulo morale, dun» le^-ptel on Irouvo liJcIemûnt rôsumôûft l£i 
Jdëee de rh^ypte sur la plupart de& devoirs sociaux qui incombaieat 
à l'Égyptien en lani quliomme et Bn tant qu'habitant de U vallée dv 
NÎL Lorsque celte apologie était terminée, on fai««il Ift conti^ 
épreuve en plaçant dans le plateau gauclit: de la balanoc une »ta- 
tuûttc de Va ^ét^ee Vcnti^- Justice et doniî le platoau dedroitâ le cceur 
dci l'homme, celui qu'il avait reçu d&ns le s&'in de sa nière, P^'O' 
muiUrei-enquâlipie aorte quti [duLus tefiacilona de l'homine élaleflt 
justidablea de ce jugement» Thol lirait alora r^'nouc>é des divcn 
«ctes de l'homme tels qu'ils av^eitt été enr^fpstréfi fiur le grviA 
livrf\ ot, ft Jn Un de celte lâcture, si le cœur étall en oontrqX)&dl 
exact «vcc la VL>rili^, VAmn <5tftit pmci-im^^c jii»Ulice, digne il« IB 
métamorphoser en touL î^[rc qu'oUu voudrait, de ooKir pcnda&l lo 
jour et de luoDter eur la barque de lU; »t^ au contraire, l6 contre 
poids du cœur élalt InButllBant, Tame était proclamée impie, «Us 
dovei^ait la proie de la ijt^mde tlt'vorttiUti ou subissait quel^^UM 
autres supplices et finalement cilc ctîiil rcnvoyiïc mener une second» 
vie qui devait corngâr la première. Après cette secctfide vie, bi X'flow 
ue s'était pa» ajiiendéa et sj li; cjjeur se trouvait encore trop léger, 
elle était pume de k stsctfndi! mort ou de ranéauti^&emenl final. 
.- II n'est personne qui ne voie combien cette nouvelle explication 
râftultont de la fusion des l^gt-ndes primiUvos, est en avance sur \m 
deux autres théories explicalives que j'ai déjA fait passer bous te 
yeux du leclfur. C'est ici que noua voyons poser pour la prrtnàérv 
foie la quoBtiOU quj occupera désormais lu plus grande part doo» IfiO 
Spéculations phdosophiques et reli^icuBCB de Tiiomme, à savotr 
Texistence des r^ciumpenses ei des pemes pour l'Ame aprf« la niort| 
selon qu'elle aura mené sur la terre une vie vertueuife ou au con- 
traire qu'elle aura commis le péché. Le bien et le mal ; sans 
doute lev, génération:; qui avaient cru les tlJéories pitJc^jdontes 
Avaient t3u une vj^ue conscience de ce que c'était qu'uii9 action 
bûutie ou niuuvaifle ; ui&i-s elles n'avaient point su raltac^ier Tuno on 
Vautra k Jû doctrine de limmcrtalité de TAme. Ici je doid expliquer 



p9a« jui long t^fi i{iioi (^onsî^uii i>our TK^ypii^n cniXe kmmciri&tllâ 
qu'il ftvail su tniijvwr. 

L'iromortaiité i^lait la r^componsc de U vie verluûuAe; cenVtait 
pomi uDd arme ft double tranchant. sij« puiBm'erprJmcrdo laM>r1o, 
aniformément omploy^o cciiire t>i]s les hommo«, «oïl pour U r6corn- 
ppnwT. îioit poTir lï? rt;AtiiTien( : Tesprit tlv Li philnsopliie grerque 
dcr^it fteulc i^R él^^ndrc; lu pnrlt^e duDs co duniîcr .tcna et l& rendre 
pourainnidlre oblif^aiotrc. Celui-là seul qui avait étô dôdar6,just« 
daD4 la Mlle où son cœur avait ^lé pea*) avec la déesie Vtl*rilWiifi- 
tkce^ par ilerant le tribunal d'Osirit^, pouviit ^tre admin h vivre ttmtu 
ift dorée qu'on désignait p^r ]e mol vague do tibcU et cpie ikhjb tra- 
dnicons d'orJîDaire par i^tcrnit^ : lo miVihntit f^Uiit puni de suite. 1^ 
punition lut gniduâ(MLVfïc un ct^rtuiii ail. puisdjue l'AiiTe puma t^m- 
pOfaîmnimt iirnivatt rtn qiitiliju^ yortP t!U3 radii^lm' lïllfT-méine. Lo 
bonheur seul était étemel ; la punition oc durait qu'un tomps, mf iûg 
aprèe la seconde vie, et se lerminaLt par rciDMatiaaenaent llnnt, «ort 
qtM l«A Ëgyptieas craignaient pjtr-d9s»uK tout. Cotte doctrine tra- 
refss tous les «l^lesot pém.Hra in^me d^n» le christianisme priinitlT 
d» Coptes. Le grand damné lui -mftme, Satan, liovait mourir h la fin 
de son<'hAtimcnt: lot^ hoTnm^'rvfiuii^taient pn^ctpitiïadami l'enfer pou- 
Tilcnlentrerauparadia,i]«pouvaientrecevoirlebapténaem(>maaprè^ 
leur mort, avaient quelque relftche de learalourment-ile saiae<U el 
le dimanche, et, au jour do la f&te do TArchan^e Michel, ils pou* 
voient ^inip(>r sur k'atic que TArchango trompait dins Ida eaux pro- 
fbodes du Tarlareet fttro portfe au Paradis» Somme toute, cette doc- 
trîm? panitt 1ii^Lucmi|k plu» Jus le que cdieit qtii ont prèvidiidopuiM. 

TclW "^i la doctrine la plus purbilo qu'ait inventée riîgyptc Mur 
l'Ame de l'homme. Cette doctrine nodmet pas, comme on le voit, 
que l'Ame soit immortelle par nature, qu'elle soit spirituelle; elle 
sapfMMe au contraire que l'Ame est morldl^. p^irce qu'elle est cor- 
portUO' Cependant elle contient en germe toute notre psychologie 
nodcmc sur ces deux, questions. Cest CQ qu'il me lïiut di^montror 
•n quelques mots il la Wn de cet article. 

La matérialité dâ l'ânït^ eât démontrée pnr ce fîtït d'ab4^*nl, et savoir 
qu'elle se présentait devant le Juge âupr^me sous \n forme humaine. 
Od dira eans doute que los artistes ôgyptîens ne pouvaient pas plue 
que Idurs conirirree contemp'tr^ins repn^enter un pur esprit qui no 
tomtH'ralt pas sous fe sens. J'en ix>nviens tuut te premier; mai» re 
n'éuit pa9 une simple convention pour Tartiâte égyptien que de 
reprâvcntcr ainsi cette âme; il y avait plus. jI y avait réalitt) de la 
fonDA corporelle, puisque l'âme pouvait être dévorée ou décapitée, 
O0mm« on l« volt au tomljeau ds Sétl 1". Copi^ndant il y avait eu 




310 



MWE piiiLosorawi 



fri>Ar6« : Ton ne parU^ pluji dai^s celte (Hrnière explication âe h 
riciurrilurt? qiii^ l'Ame devjiiL re<:ev[j^r; ^i Ton a contwrvé les cjumpi 
cl'O^iriH oïl elle devait faire pousser ce ïAé haul de sept coudéedtTM 
noua avons rctniuvé encore, ce n'est plua pour approvieioaDeî fô« 
j^roniers du Dieu el p^tr coMSôt^u^nl nasnror h gub«Esta]>ce de Iflnw, 
c'est fiimplemL'nt une ^pmivR (ju'ellH dnil «iihir. Dotic U l'niyAna 
aur ce point VcUitf[iielipin peu &v-i]ic<!-e vtsr» b nction ^ipirito^iLe, 
O Q lîlait pfLs le 8ûuL Neuî nvons vu quu rune défi récompense* do 
l'Amo treuvéd juste lîtait de pouvoir se m^InmorphûËér en ieU aaK 
niaux qu'elle vourlrail; ce^ unJniuui n'étaient paa les premier* 
vejiUH : c'étaient d^ oiseaux que i'osage avait consacrée pour c«la, 
àc& phénix^ des hirondelles, etc. L'oiseau, par sa Iiicult6 do voler «t 
de trouver ainsi non oheinin duns les rûrs, semble aux oi^prib^ pri' 
milit'ft doué de tpiïiliLrs iiierveîllf^uses, pn^sque iiiiiikulént*l!es : lef 
Eg>ptieti!( d« i:e u^té'l^i vncort avaient donc dématérùdthé leur coo- 
ccption de J'âme autant quMâ l'avaient pu. 

Un autre progrès s^ marque dans k foculté qu'avait L'Ame Joste 
de sortir pi iV/i[»pAriLllrr^ p(:rdd;itil Ir ji>nr. Pnur sortir, il tmtî «lier 
quelque pan, cl pour atiparaltrt il faut d'abord être invinihlc «inon 
par naturO', du luoin^ fiur arcidenl. I/Ainc pouvait sortir à wn gr6 
du uioiiUe uilern^l etappar^tre sur ta terre, mais sejldinent p«a- 
dflot te jour. Il ne a'agit plue ici de la ûicullé qu'avait te douM» 
de aortir du tombeau pour be rendre daiiA les licui oCi it voulait 
allc^r : Tidôe a fait du chemin. Le douhlr peut loujoure njcir de la 
sorto dnuâ âOEi jietit domai^te qui s'étendait du tombcïau JU3?qti'ftiit 
lieux i}U s'était éL'uulée sa vie dim» rencmntc^ de la mmuon; il«« pnv* 
menait dajis ses jardins, donnait des festins, rectîvdt le^ ot^andes 
qu'on apiiortait, les visites qu'on élaitcenaé lui taire» L'âme nu ooo- 
traire n'est Jamais dite avoir plaie^r ft ces idées groBsiCres des r^ouis- 
SBDce^ qui étaient permises au corps el A son douhU; fioua ce nom 
d'Amojufite, elle ne prend point p-trt aux TeAtlns : elle vit d'une vie 
plus relevée. Si elle n*a pas Icà qualités de» purs eaprit^, elle a «lu 
moirift les attributs que la thikdc^ie cutholique rGconnihlt h ce qa'eJla 
nomme tes corps LienLeureui, c'est-fi-dire les eurps spirilualiséfi. 
fuiAque je parle de cj-oyancea cbrr^tiuncit-ti, des idées tiu^irr? (duii 
ffrosstoros que celles de TÉp^pto avaient cours dans ta Gaule du 
W siècle : et au nioyon a^ie les thôoloiriens sdmottaioot courauuneot 
que TAme pouvait revenir faire «on pur^ntoire sur la terre. 

Mais tl y aeucon^ mir^ux. L'<'ïme juxtc iniuvail ft s*-n t^' monter 
sur la tkarque céleate et y rnencr ia vie du Dieu ïik. Dans ce dernier 
râle elle a'appelait lumtnau^, khott. Les Égyptiens dans ce cas 
employaient IndttTéremmeni datia la plupart des cas tes mole de 



ï» rcim«, et de XTion pour (Ié^ign<tr oolui qui ti\z\i mérité d'^irriv^rr a 
su|)ri^ini^ f^Uuiii"-; iniii^je crcw jjue, tlnn^ bii*ri ^Vautre* ra«. iU 
ipt uitâ tlill'érence entre VAme et le ^hon luromeiu. On^nd 
^n ntxve ic& esprits bienheureux dcSsign^e FOUd co nom, il f^kuU i6 
crois, voir daiia t'fldoplicn de ce mot p^ur exprimcrr Ja pensée plus 
que le haKHTtï tViiw? rv |u- t'^^bn plus on iikiIuk syriimytiir-. Li |if*nM>e 
huinmrte m Egypte qui .s« servait de ce mut pour dcftîtEnrr dViixird 
le ffintànu^ ce qui apparaît avec la petite lueur terne et blanche 
qu'om tous les revenaniâ dans les croyances poputairee, et enHuîtv 
Teàprit pluH uu [ûoiti^i purLHir i[m avait mérita dV^tre reçu daits lu 
barque de RA, cetto pensée, dis^je, a f^videmiucnt pro^res&é : le 
sons preiDicr sttac4;é au mot khou est rc^tc le mémci il veut bien 
dire le fuminnur; mai* d n^aj^il de tuiito autrechosc ot le son^ dérivé 
l'a^mporté ïitrl*^ avns prîmiur II y a &tilr& If^s deux uarepEien» de 
ce loéinc mot tout l6 va^te djaume produit par le prf>grr« <lr la 
pensée. tJi encore lea dectrities chréiieDOâs resBoniblent de fort pr^s 
aui doctnnea égyptiennes; car i^ premi(>re qualité des corp» glo^ 
rléQit. c'est d>ire unviroMti(> de In kiTiii^-re dt» U gloire, ce que nos 
peintre» traduisent par le- nîmhc autour de la tête, nimbe qu'ils uut 
emprunta k de» fr<!dêci;*:»curft be^tuc^up phi» nncicns dont les iâéei 
('exprtmaieni ainsj uafvemûnt, Lea deax ucceptioiis du mot kfiou^ 
MU* parler d'une troUlëme que Ton employait pour dt^itigner Jee 
ani'JHnïi en féa^ral et aurlouL l'ancêtre primitif qui avatl rmidi^ la 
lamille, sont usiléca parallMcmcDl dans les documenta de la màme 
«poquo^et cclajut^ucdancloAdOTnJcrHlempâdcl'oinpirc L^gyptiiin : 
c^tto simullanifili^ d'emploi du lu^tntf mot d^ns deux sens si dilïé* 
reulfi prouve que Itr» JÏgypticu» imalipintiir^ut ciiMïtuhlr b?s Édi**?a 
hétérociitâft, elle a été la cAUse dc4 erreur» oti Ton est 
ittir la reliifloii égyptienne et notamToenl uar la question do 
rima; avec un peu et même beaucNDUp d'atiention et d'ai^alyiti on 
peulairlver h dîscenisr les éléments rbroualogiques de l'idéti, ei 
c'est ce cfuc je me suis cITorcé de; faire ici, sejis me laisser arn'ter 
par la crainte de cemmcttre quelques^ minces errour« de détail. J*4i 
dit ce que je croyais vrai au moment ou ma plume a traduit ma 
•y d âe peut que l'avenir modiUe (pielquaH-tiimK des j^t'us^'es 
kiree, mai3 j'ai confiance qu'il laissera intacte la partie fond^t- 
fëntale de cette e:t;piici)tion. 

Les monuments oi b.^K doaimeuiï; égypiieni^ nous ont conservé un 
taoi profond qui rti dir.i UinK ^ lui »rul >ar le d^vr'lofipement piv>- 
^reaaif ^ la pensée humaine par rapport à IMmc; ce mot c'eat là 
sairant : « Ki mainOnant tou corpo est dans la tiirm, tOD Ame est 
en ciel. > Non seulement on écrivait ce mot dana le« livres «aints 



que Ton donnaU ^ii rndavn.f riimmiï itnii nrmiinT tout«->pulsftaoi6; 

c'eiit-â-dirc ati xrii' %liic\ù «lèolc «înviroQ avant notre ^ro. Le« tîvna 
cJirôtieDâ dos Copier o'ay^uit rien chângt^, où cn>uv« Im mOmo» 
9Xpro»iona employées bu via* aîMe i\e noire ère par rôcrivuio qui 
rar^>tilrf lu vie Ju patriarche Iisaac '; c'est toujoLin* à noire ^[>tH|ij«* 
b nu»it^re de porler d^ niiluurA chrt^tionir. Jo Je consîdc-re comme 
la |>lud haiito expression de Ja penaûe 6|fyptiGnno dios c«t ordrt 
d'idéesr et i! Titut uroire que le mat rt^iiondaJt at lii^n A l'un d<« 
besoinH fLu^ictut de l'Ame humaine^ qu'il eo eat l'ex|ïnfA»ion bien 
adéquate, puistiu'on L'empbi^ toujoura> 

Co que je vteDs d? dire montrera h qui voudra rotl^chir inie la 
phllosopMe grerqu? ti h puv ru «nititlV^hn^r A inventer, puisque I«« 
KgypUanH rflvaient iiii(viravaitt di^ban'o-vun^ rie ce »nii(;i^ Ntm t\ue Je 
veiiillt? iirc que la [lr;clrinc ô^yptieone ait èiù ditx:ctemcnt couKie 
doa philoËophus^ flrcca et surtout de :>ocrate; mai», laut au inoîn** il 
fcul bien nvouiïr que les Grecs n'ont pas élé^ m^me en phdiHuipbit, 
le» grand» iiivenleurb que Von *e plall à coïjruntirr de la jiloitv 
d*avoirati découvrir Iqb prîncipnlce idi5co dont rbomme a*«al ecn- 
fcnli' depuis. 

Et mamieTtant je réunie en qiiAlqiiei mot<( ci»l Article. Las £gvp* 
lleiiâ, en oh:servj»nt sAns dûule i|ui?lqutîA ptiériom^nt*» phyidifues ou 
psychologiques très facdea à observer parce qu'ila sont ol^vies. 00 
arrivèrent H se persuader que rtiomme ne mourajl pa^ tout ctiUer 
attmomï>iildû lamori, qu'iinr | irïii' d(î lui-m^Mne pouvait «urt-ivrv 
Ala dlMoluticn de l'Diiion ilcsdrux «Hrenqui loc:om|>a8aJentet qu*uu 
pouvait tui redonner t'exi»tcnoe, grilce h ccrlaincs c^rémooJeonaaf i< 
qucs at-î-emplica djins les rilos dee funOnidle^ C^ltft partie qui but- 
vivail t rtomme d'abord ^all corporelle comme le corps, niaia 
d'une corporélli^ phiA tânue, quoique encore aatie/, gnMxi^re, ce 
n'était que le tioubU du corps, attachée la sutsiatance ilu corpa 
quoi^pjc inseiiàiblo. se nourriK«ant commo la corps et suJGl auMÎà 
la mort par la faim- Avant d'arriver ii celte seconde mortdu principe 
curviviint» si dinv^rcnfn di< c.r qu'un diTvniL emlendre plus Isrd aoua 
ceUi- tii^rue eAprennion, le douhie devait endurer toutes lea âouT- 
franced de 1 abandon progreaad, dit dOiaissoment toUI ôt de la j>ri\^- 
tion do U UQurriture qui se terminait par la mort. Il luttait pour La 
vie; àlftlIMt pur i'f*^gypte entiiire cherchant sa nourriture, s'en piv- 
nant ».\^\ vivants, leur apparaissant quelquefois pour lear reprocher 
VabondoQ dana lôquoL îLa te laissaient, Ice vouant 6 dos ch&timentt 

I. K. Aini]iUoMn. l'k da patriartht copie Ttact, 



AMÈi^utBAV, — l'idée d'ahe fiA^s L^AnciemiK ir.ITTE 37Î1 

i^ui »6inantfc9teicnt par des mfiUdics, desob^e^ionscldcs poese»- 
eioas : tUtn^cc rùk- il prenaii Iô nom de khou, coiucna jo lo croie et 
comme je Vaï exposé. Que a'il Âluil lieureiix, ^an ÏTCaheur con$dataU 
pfi Htie s:(lisOiL'l km jmi-eitienl iimtériellt?, à mani^er, à iMure, à vivre 
àaiis sa HOuvêlle vie coronie ii avail vécu dans aa vie précédente^ 
âoit daiu âOQ toml>eau, ail en avait mérité uo, ecit dans raaceîDte 
d6 sa maison. 

Par suite de» progrès dr- la pciiK''<i hiinmitic» c«tt« première cod- 
ctçU(m DO suffit bieutdt plua. On épuni quelque peu Tldéc du lieu^t^ 
pour CD ^re Vitléa û'^mù^ Cette 4nae est encore matérieltc, elle a 
besoin de »e Dournr; pour arriver à s'assurer celle nourriture qui 
lui e^l néceâ^re, elle s'est iafèodée â quelqu'un des dieux iiif^* 
aaux, comme les premiers hommes ft*étaicnt ioféodr^a ^ quelque 
homme plus puissant qu'ils ne tôtaicnt. J'ai décrit los efTets des 
deux principales de cea infi^odiitjons : je n^ reviendrai pu!ï. C'est \k 

16 commence ù «ppantUm l'idi^e lïf. l't-ciMujtensie qui sa ûégageta 
la b suite; mais cette récorupea^e est purement mutérielle, elle 
n'est p^ le moins ctu monde morale, Uette conception li'un nouvel 
éliômeot dans J'Jiommen eirpCciiepas témoins du monde l'existence 
«jnnJttuiàe du dauhir qui reste toujours auprès du cadavre, dont 
rexiflleiice est hio h, la aubslsta&cc du cadaire, tandis que celle de 
l'&mo en est cempl^t«munt libiTTL-e. 

Quand runion pelitique »e Ht en Ég/pte iea deux grandes parties 
qui rjiiixliturut gt^ûgniplitquei lient la vulli^e du NU depuis la prs- 
mi&re cataracte jusque la M^dilermnée, on sentit lussi le besoin 
d^niflerleé Croyances religieuses. On couflanu eeul Osiris Iû droit 
dâ régenter les mon«T c'est-^^-dire les Ame» qui comparai b^icdc 
it lui aph^ avoir |virc(]iini heureusement Iniite la n^-v\e 
r^reuve-H dont il leur fàlhii sortir victorieuses; car, si TAme 
r^chouait dins cette partie préliminaire^ elle tétait an<?antie tout 
d'&bon). Si elle ëtait assez heorause pour parvenir jusqu'au tribunal, 

le devait faire Ivt pmuve qu'elle éuit pure, comme elle l'avait 
dans son apologie, et faire contrepoidsti la statue de la déesse 
V^rité4ustico dajis ta balance od l'on pesait aon coeur Si elle 
^f4l&it trouvûo Juatd, elte jouissait des diver:*^ prérognlives de la jus- 

Ice; » ttUa ét^t trouvée trop lacère, elte éUtit condamnée à une 
viep et finalement ft une seconde mort si la vie nouvelle ne 
Tavalt peint justifiée. Cotte seconde mort dttfâraït complètement do 
la seconde mort primitlve- 

Ln nature de i:ett4? flme p*?iïLlmil lu vie n'est pjis dt^fitiie; maU}*ai 

ât Toir que tout au moins pour Lea âmes royales des l'haraons, elle 
^toît le siège de la volonté^ de la pensée et des afTections. Quand 
toas tHviu. — itfti. iS 



f74 



nsvtit PiiiLOHOPiiicrtiK 



e])o était recGQnoe juste, «Ile deveDait immortetlc, elJe ro BpliltD» 
liaail en quelque sorte^ elle aL'^iK'rarl lotîtes leH quajit^ dea corps 
bienheureux, c^e«t-&-dire des corpa rf&^uaciti^fl qui. suid êlre ilee 
cspritâ, se comportorkl eiiactement coinmo dea esprits, ^e était 
ftlon» lumineuse, khcu, dans le âens le plus prraît do co mot. Le$ 
iâfif» primitives, foncif^remenl mulàriellâ» i\c VÈ^ypln s^étiûnnX ainsi 
peu h ptiu délivrées de U gani^ue qui les euLaurait. avaimit r'vo!ué 
verd un tiane plus immatOiriel, ci par cotiBûqLicnl plu» ^p^rîlud, 
car le B0n$ spirituel n'est que le eena matëml deut on a abstrait 
tout? id^e de mJitière, l/immorlalil^ n'était qu'adveulice pour l'âme 
bienheureuse, elle n^ciiataJt pas pour l'Ame injurie. Cette immorl^- 
Iit4! a ct6 étendue depuis (\ toutes les Ameâ des hommes; c'est la 
geula dtfTërence antre la croyance di? l'Egypte auK demiOro* Apoquai 
et leA croyances i]ui ont éié aitapt^eâ depuis par te^ p\M% grânda 
phiioaophoe gvecs J'dl)cril et ensuite pai lu religion chrétienne. J« 
D6 dirai pas qua TËgyptc a inventa la première cca idfes, parc« qiM 
j« ne aaig pas ai une autre nation ne les a pae euae conçu rr^moMcit 
avec riïgypte r.'t anlëneurËrnenl k elle; maiM jt^ dix «{iif^ Tidi.^* d'AiM 
aeitcui Egypte IV^rigine L-trévnlirilonquc j^rvicn^df^Hiirecoaiiattre, 
et j'ajoute qu^it cat plus que vraisemblable, qu'il <i9l m^me moratc- 
ment certain que la Gr&ce q a fait qu'emprunter à l'Égfpto Ida idée* 
qui avalent cours dans la vallée du Nil, 

Je crota avoir démontré ailleurs que les Égyptiens avaient p€u4 
peu trouvé ridée du Dieu philosophique dont on enseigne la nature 
et les attributs dans la Théodicéo; jo viens de montrer comment iU 
arriv^r^nt aussi peu !i peu ù tnnjvor Tldi^ cl'jlme leile qu'on la con* 
goil r«nrarnm<;Rt rnt'Om aujourd'hui, Pui^e ce travail être utile à 
oeux qui cherchent la genÊde dea idées qui ont exercé la pluH grande 
innuc^ni^ SMC [a deatin^e de Thomme, 

AuâUNBAtr. 



OBSERVATIONS ET DOCUMENTS 



DE LA 0UA£E DD TEMPS DANS LE &ÊTE 



Voici uuu f«lalio» da t^^ve qu«, «anA clieroher &uti-« part, jo ooplo 
UsxtUTilltfiiiviil daun li^ livrer lIu M. l'Aulbui : L'^clwiiA menlnta vt l*v 
^^menlfi de Vcsfrît^ 

S'ét^ai qu'uu pAycholog'uc d'aiH:a«iun> je pi>a»£do imparfaitement 
!• toiAl A«1ticl d«v éiudoc t]yj>:tologiqu*s- TouUfoiB }'ai bien vu ce r6vo 
raprodull uni^ douEAiiift de îoiv. Qt prénouté iuvtfrinblomcul va exera- 
pittdo !• fulgurante rapidité dM imag^A. p«ad&al J« «omciûil, »tn«i 
qutf de VaU^riilioii Hiiiiculivro qu'arriw k aubîr U hoiicu de tt^ut^ja» 

Je icu pr«pohi> d «xAmlncr lel «il oonMOnt d'adopLcr c<)ttc inl'}rpr6' 

• J'tfCAta un pou tadup{>st?, ra^^onto M. Uaury« ol m« trouvAL» oouch^' 
daiiA mu chjunbri? «yant ma >ui^re ù mon cticvcl- Je revc dr la Ter* 
rttur; j'tuiaUt» â dva tto6»ca do niiM«Aorû, je conipuraiE dovatit lo trj- 
bumil révolutiuLiiiuîn*, jtT voia Hobvspitfrre. Moral, t'oui|uiiir-TîuvJlJo, 
U»iX^9 l<« plue ^daLDtt« tl(fur$» d« cotta époque t^rrlblo; ja dJaouto 
avsc mu; eiilln, ftprèi* hW-n iit^A èvéuKmKnU quQ je un met rappAllcj 
qu'liTïpftrfaU«m;rnt, jo nuis jugd, oondamno n miïrt, oouduii en ohar- 
r«tt«, ku mllîru d'uu coucouru immonde, flur la place dn la U'^vt^luUuu; 
>• BOonU our i'6«hafaud. 1 CKi^cutour uie [\ts sur U pUxkoJD« f&lolo, il la 
Cftti b&MuUtr, le t-'uuperci tuimbv; jv «eu» ma ldL4 ae»épArerdu trunu; 
|e m'oTeillo «n proiu ù U plus vivo angoieiO, «t jo mg ftanm «ur U cou 
tft fl^hfl de tiifjTi lu ijui »Vtalt HutHiroient d6UHtâe et était tojuh^e, 
dUr nMn verlùbroa L^orvloalcn, à In ÎA^otx d'uno guiUolino. CoIa avait 
va limi 4 riirÉitani, ftln^l que nift uirre mo lo cuanrnia, et ceptîndaut 
c*étfttt olUt Minflaticii oxtoruo quo j'avuih prU«, oummo d*n> le oas 
olU^ plufl houe, pdur potul de dt^part d'un rave uû taul dtr faUn s*^Uloii( 

Avant de dutiner mon proprti iivits aur ctf r4v«, J'ouvrirai uuu parou- 

t. H- Pâulban citf «(ïaletrtcni le Ht* dfl 1lo(iaDarl« qui, • Ûàut la tltir^e 
pViritp* intpririclabi* <lu r^v^U »ti «onaiit * occulonné |i«r l'«tplnHion riv la 
VMftÛft* mi^rnale, te volt au i>ii»a^i? *\i\ Tavllamoiitii. enûad bi rjuiofinnilt iJ« 
l'attrait, afkercort Mt AulTK^ien«, la priiica ClujrW, Ira Krftnçnln, i^li^^ 11 n^y a 
liane paa dp cloul^. Il rnul ffili^niln- r]iie c'a»! iIuda In ilur^c InapprénlnlJti: du 
réfeU en trrruui qiii .Vr Mniiry a va J* défllft piTiaramliiue eu quaiUoia. Air 
fMlc, Ion* In dtAL«iifa ^iprlinenf (Ctte nplnlan. *" ' , ' ' ij 




thbBO Aur U ftiit qui in« frappe lot et qui «at l« crMll anivorael f|ii« 
Ton n ncGord^ aui nonclusïon» de Maur^. On le* a adopta* a^iib dU* 
oiunioiu, tclloa qu'U 1« ftoITertoâ, ei d«puLa olIcH ont ctrculi^ à tra- 
vers U lilt4Ïirftturo pHjchoIoi^lqLJc geignant une tnraa cn>KMi>t« <ynn» 
UtHlé AU fur «ta mcaum qu'olloti prônaient data datis kn annales du 
rAvn. Ce fak vi^riJlo une fula ctc plua U lui auiinui? cfii pHycholofflfii row 
lo nom de « Joi do Hnortie in«ulalo », toi qui oat proaqae &u«al ffâni- 
ra1« ilan* le monde H|ikltii>i| quelle Teai, nous &(^rniP*t^D. danv It 
moniio phy»lquQ. Kttc nAAorvU Ion mclll«ur«« Intel Itclualîtéa. On oo>- 
nftiLen efTel la vartu de la tradition» rirtcroyabln vllalUA d«i dlotoni 
popiiLaLroa, dû oortftinoa oroyanc» qtti «ouvent frÉicni U eup«r«t»- 
tion, utc. ToutuH ces Id^ei pri^ronuéus sont vnntnlit^M, comme d«« 
looaUircii t^Ituii, daiia o«rtainea cases ds notre oorrello, de par na 
droit tnyHidrItfuXi apocryphu. dont pereorinv i\r rvctierelia ni l'migln^ 
ni la validité, Ictcn nt) pont loe en déto^iïr^ Kt c'est rnîraclo <[U*elT<tf 
coeiïntent ohcx le niAmn individu parfoU avi>c une toiidnnci* r^mjir- 
quahlo a r<!aprtt d'onquQtc ot d'analyst). Co phènr>n)ènc, on a pu Ia 
conntntnr ohex tnalntâ navants, éarLvaln»^ pbllOKopliRii qui. ^n même 
tompa quo loufH idd^ prof^aBlcnnsltcs toujours aotimia^ à un con- 
tWïlfî expérimental «ju lu^'iqu«r rlgoureui. hébergeai eut dcN )U(que1W 
de convictions »an» conAiHtanoe ot «ans foudem^nt. 

t^ parcittlirfii^ l'iohn Jo reviens & mon rfve- Oh nriu! y rxprlme qoe 
dane lo tompt '■ irtapprdolable ■ qui ^oïl écoul^J entre la chute d« la 
l1iVli(^ i]v. lit ni le réveil, M- Mûiiry ajiiilKt^ aux «c^uffii d« la Tomnir, 
comparnîl devant t<! tribunal r^volutionnairi^,vf>lt Hoboapjorr«,etc.,etc. 
Jitorolfi quHI milîït bimplement, vn raquf^rant l'ftitnntlori du Iec4ectr, 
d'avAnoer un douE« »ar l'interprétnlion unammcmont accfîpC^ poor 
qu'au!(Ftit6l on vu salMi^Me ti>uto l'invrHïsffniMarifri*. Nulle introapectioQ 
«l nulk> c.\pv'iriCTkco f-n oitol n'nutorkKOTiL J'afllrm^Licn que la vie do 
«ommell acquière une tcUo Kiirnclivii^ fonclionridie qu'e«] nolns 
d'une eocondd s'y auooèdc nnc UoUt dYvtfncmont» qui, rus aa 016- 
réoscnftpi^, qui mâiue )uh un punsK^n rMamAraJ^ni nn IntervaHa 
eoUnnlo fois plus long. Tout nons EaiBoe oroïroau nontralre que dans 
\p fltimmtiil l'aotUit^ ï^^ri^brale proi^rt^nit-nt dite est. «Jnnn suspendue, 
rclâclk^o du moins nt tronquée. DlfTiïrent* syftt^in<r?, qui semblent 4tre 
les centreu où s'px«ro<^nt Icâ facultés supérîeurev, oeNvnnt d'agir, la 
Bommo dQA ûnarglos râquiFitionn^ee est moindre. îSi le ung e^t vrai- 
ment, cinmmela physlnluglfï ^Bnseig^<^, l^in dtiti snlD^xituts fând^m^n- 
taux des phdnom^ned vitaux et pajohiqucit, louts'oxplîqu^rajoxs^iu'on 
saura que daun le sumaieil U cvrveau K'^ini^min ^ ninnl «a v«rtu fonc* 
Uonncllu diminuera dant la proportion où l'irrijïatjon «suf^uLni^ m* 
vaUrniiE. Au reste, et sarM plui* dd dénionsirnilnn, le sommeil n'est-11 
pas dMinl dcpuu dm millénaires un ^<tat du reposT 

M^me un dehors rie aa* considérations reUlivei i un Ûtat où le 
&l\sau do l'aotivité totale forcément baiftso, il n'y a aucune rainon ait 
pensor quD le chuïur des senaallons st deslmagF^s doive évoluer avm 



oBASAVATia.if rr DocuHitrs 



f17 



ptu9 de rapklit^cUotf le somnioit que d&na U veltle. Il y « eii «fTvt à 
Ift maffibe <1« L'ond* n«rv«u»e, qtii «'liïi^rit en une «enAfttLon ou •« 
traduit en une imAL'O, doA cûiiJiiJviLft in&UViolIcB, d«» cooditianA molé- 
OulairOA fTUl no pouvant varier dftiiA tft rDaaurc» <)u« l'on nouR indiqu«. 
Tout ce que l'on pcul Acoordor. ot c-o qui réaultc d'obncrvAtioDa 

kmbrcusiHt, oui qu6, l'aoUon du ■yat^nio iahibkolr« élnac iU«* 
p«ndue. €erUÎD«« aeOtfAtJou* b'exa^'«r«»t tl^mwuréuioriti et que 
leiira inojigM oornipond^nte* prennent un rvlief, un« oouleur, une 
loieûHÎii? qui souvent dépftMenl IVn«ririo de Vit^k^ire objective» Ua 
lé^r troubla oLfculatotre, uno i{4il« dann In ronpJratmn» uha poAktton 
Imism» un inft1nl*tï dif^AtlT d^vcln^jp^nt un npparoll d'imagr* moni- 
fruciucs, ridieuïement diiproportioun^o avec r:mp<Jrtoncû de roxoi- 
lotiou. On connaît l«« «fFets impâtuout d? oorUirLcH imprcasîan* 
d'ordre géoMque, M«[b il n'c«t pas que i> vie vUeèrale, colle des 
Otntrei Den^ux pArfoiJi aur»! e'exorbECe et ee fçroesit, c'cnt-n-UIre que 
tan ImRgeii, pciii' n'i^irn p!uH dlicipUn^nB et r^dniles. onmineitont dei 
whUM qu« la Teille ne tolère pai, U en est qui Aiir^rUient d'une viva- 
cllé ei d'une pulaianee de iiéduction irrovûtible. Ellea iiuun ronqulè- 
rect en entier, nous af>mw«B àéwtm^a devant elloe» et c^cnme doe 
•nfanie in^nu». crMu1e«. que tout 4tonn« et que tout »*bloait^ l'ouï 
i<Dl pr^leile à TitotaernAiforiP». Lee iina^ira d^brid^c» ^alo|>ent 
19 dafl fclini rarnav;i1iiAC|n(iii, nncouant teur4 oripn^hux, brnndLi* 
eAnt leur» tprcliee. Kt cette vie Jcriiit Ir^s nrlff innlo et trôitamujianto a\] 
y enti';ilt un pnji plus <Xc t^onicicnoo. On n^ connaît pus li^i dElheuLléfi 
rebutante» qui nou« arrêtent en temps de voillc. On a des ailes et Ton 
plane, on eicAtndedett monta^nee, on découvre de« eldorado», on fait 
et l'oa fca^no dea banoos roth«ohildicne, on terrasse des i;éantH, on » 
le s^ni», on a la fopc* «i IVlaHiieiiïi «tipnJmoft. 

J'aL ^a en rcTc d«» Icmmi^j* commo naoun ooncoum de beauté n'en 

jamais reçues. Leur charme n'n pas âbrAtilo que U purtio physique* 
Lent aen^uelle de mon t^cre, il en touche, il on a ravi le côii senti* 
mentlil. Je l^saiinalï aveu les g^nufleiion* qu'on a pour une Idole, Je 
lUT psalmodiais le» aduratiojis pisuBee qu'enHuit ïon l^alLutîu à bk 
'ierffe. iVauiroa ften«ntion4 pUm Inteliociualiat^eii ericoru m'ont 

ichAnt^ï; ellce »orit de natai'e estliétiquc. et je le» ni surtout rprou- 
'Td«< à la <*ontAniplnt]nn de nertafnii payaaçi^s, Cert^a, en temps de 
veille, [a beauté large et tranquille do la terre m'f^mcut dîvinoment; 
mais nu) «ite admiré au cours de mes piJrL^grinalions ne se compara 
k ce que fAt vu en aoTiiEe; c'ëtaicnt des nuaitcements exquis, do« 

inlea vaporeusee, <I4ralllaa(eTL, LtiefTiibloEueiil trilles ou royak^meot 
indidea et des perspoctivcTEt d'une profondeur, d'ua rcrcul évanouia* 
aflbles» dcks luiflselliiTnenta coloH«nux, des excavations immen^eË, des 
pulU d'ombre et de» oci^ans de lumière. Mon raviiivefnenl ^tail celui 
d*un primitif h l'&zne très pute et llnement résonnante. Je ne eauraia 
•nUement le décrira, car Les mots, manquent pour exprimer lee étao^ 
UoùB d« oe $tnrt. 



«78 



REVUS PblLÛ&OHJJIOUH 



tin Bomintï. toutoBt bien «Itah^o dans cette vio<JueoiniQoil, dtrAc^, 
tDrHMt^ el cliarn^âiiL. Cli:Lrmant tturtout parce qu'on y recuire d^ 
«OLivouirtf, <ic0 pOïBibiliU'A »VDSAtiouikoLle£ tJt mémo il«8 porfonoftlitAi 
d'An I An EolAlcment abolie pr>ur U l'^llIe. On «"y rt^troLiv^ PtifaniJoUBtir, 
•Lffrcenll ou Umtdc, ^eXon qq «lu'on fui. on «o ra^t'^cl sur loa» b^ino* da 
isalT^gp, <in riïjçrlmpQ Ion sentlere ilea col1lr4>(lra en oi>mp«|fnltf d«a 
politoA oou!i)cici> on revuit Ice Ji^urea chénct» on revit latcasémcikt, 
en llluHiDn L'omplètif, lu bel nutrefois. Htran)^, pajve (]U'oii y «wt p4ir^ 
rois trOs logique^ mate le plua «ouveut Absurde à nouhaîL On y oom- 
Tii<»t 1^1 uimuhroiiifeiaes d«* <'i'4^At4>tirA k\^ t» Gr-«ir, on fnuivhtt h pl^cU 
joints do grande» dUtsnoo* icôoFraphuiLic», on roMU«<ito lc« morU, 
on «o dArtouble oomme on rnniATik lu ir^mpR irC r^npiif^, nn iwi acjI nt 
un aulre, dee aoÔnea vouti frikppont quo l'en n'a jamuD vu«a, dei 
ftguri^H vouH bnnl^rit que voiii n'avft/ apcrçuett nulle p&rt, on y 
iDAOhme dua oomplots» quo l'on croit mauhiuviUiqLioa cl qui qq «ODt 
que cl4T»i CîilinûtHdt*«. on y proûoticc rl«H illHrour» que l'on iii^e admf- 
rftb[o« et qu'au ré\oll on reconnaît d'uno htupiJii^ notojrc..< Uni, U 
fACUIIi^ ilr rritique. qui n't^M qu'un Jeu du TiiihlbUlou nii un cAJt pArt> 
«ullcrdc larHït ■yilfmatique, roDinquo cxproucmcni. Point loujour* 
eepentlfliit^ l'jtrroin elle itilirrvimit, héeihI li'iillleiirti que \o% facultés 
on^utricc'D. Cor il oel ù remarquer qac tout n'e^t p/ie que rvrîvtvcence 
dftnt kn acéiiVN t\« rvya. Ij«« ^l^t)LUEJt>i p«^cliiq(i«M inj rorubintfiitï non* 
voau ot r^&JUonl des ayialij^e^ irL^âdUoâH 11 voun tjclioit do» ftveatufM 
dont In vie normale ^t^oul^Q ne frjiiruit pas d^i modMAn, on y vote ém 
iltcd. do» monuments^ do& personnage» inconnua>.. iroonnu* pouri* 
porminmLtlti^ cou»eLcru« en moins, a^r il ne pnui quo mulca enn «^ntv 
tjona ne soiontquo le rëvoîl d'impR<ssiona résidurllc» njbcoiMoLcnlM. 
Au reiite ions cet pTit^numpcieR sont variables et t'iiangent d'impi^- 
tanO(j comme de tli^'n^(ic^atioQ avecleoiiLilLviduH. Ce qui paraît ocHain, 
<reBl que l'iiotlvU^ c^réhrAle noc^turns est la mf«i<iir«i méono do l'aoU- 
vJté cér4brj«Ia diuntc. Lee geriA dont le cerveau o«t ontrotcnu quo 
UdtAnntlinrnt ot qui n'entraînent dct fa^un vLgourv^fta ni conatanc« au 
■port doa idée* *oat ^gnlûmont eoux qui ont lea ràvca les plus oom- 
pltfKed, lea plufl luolden et les mieux cuordonti^s. Co aont atisitl tMmi 
quJ ont lo aommail I« plue rôtif. Toute» raisone pathologique» en 
dehor* pour les deu« »#7le8, ?\en n'^^ale nu L^oittraire la pnkmptilude 
avoo It^qudlc Inncnfant*, Ica fcruimo* ot io» niaiiuuvricrs s'eiidormcnL 

Kn rf^Muniri, ce qu'il faut not^r pnychoIrigiqucmûnL dart- la vie dn 
rtvc, c*O0t rinaob^renoo et ranipLirioatkn doa tnin^eit, l« rotonliotfo- 
ment i^norme de fertnineA vefiKalloii!i. ]l cifimble que t'ondo n«rv«u*« 
circule a travcn diM tuyaux aonorcs qui la ^ro^a^ucnl caLacéc^monL 

Ici, puur obtenir dea éo]atr(.'lifâ^me[itfi, noua pouvons hdui AdrOHK^r 
h la phy«ii>logio ot a la psychob^ie. L'uiio noua f^pondrn quo U tie 
do riïatlon ae trouvant^ pendront If* «omraell, arrêtée, rinOut nenr^ux 
plu» ^troilement oonalls^ «<■ dîainbue avoc une forco d'eiipaQaioa aup^ 
rMur» ot produil laa iiffpis Violente^ Bomlaln» que Ton »alï; Vi 






oBSEnvATioiitï rr DocuwErns 



3t^ 



VfcïpiV i» ^1 coDcerne lea Im&içeti, noiLti dh'a qui? leur ^[lormlLé, 
OonSM ktif ex«in(rloU4, ti«nt un^iioni«nt ftu ropo» do» t»y«Uimoa 
rMucteure. Tmtl« Impulsion, toute îmairtî, louU*. nlf^i^ trn4 A prëvalofri 
ot pr^TAUt »! ollo n'«jit relrdnéo- Il y a dd noua, irommc ciutour de 
rioivt, uti champ ïlDComîurreiiPetri.-s acti^ctJÙ chaque HémiiaLpuychcï- 
LoEïi(TU« lutte pour )'cxiBt&n<.x. Lft pcttiotirkUkliti) individudl«, cqhiidi! la 
poraonnalil^ toHiiiigiii*, n^v^ulte <lu jou plii^ ou luuîiih LnLéitfrt^ dtf ce» 
élénonta. Ainsi 1'^Er« «nt un laicrocoâmo. 

Ile loW loin du r*.ve qui n pmvoquv cr.tl« <^tudc. J'y rctourntr. Toat 
bUn eonaLddrd, il mo parait impOAiLtblo diLdra&ltr« qu« Ioa scènei 
inii1tiplr« dam il ic ï^t>mpoKfî ukmt pu nV^^otilur d»tiï 1r tr'm court 
IntcfsatU qu'on lui aftnigac. Coet attHLuftr au ino\x\emeai molêca' 
Ijdrc de IVIëmeiit tivrveux lii ntpiJiLë de londi^ élacLriqut< u\i lujtii- 
Deu4c. Au n?»t«, clans do8 condition» do v^loollA pftro^Io, UconfoSunco 
Q*ffàt pu rien dlMCBrii«r : Il y n un lompa Apprùr-iMr, pour la TahrlcA- 
tîoo d'anal imanQ ut l'onra|^«troin«[it d'une perception : c'ojit ce qn'MA- 
IlUfiHftI li'H divcmiM lïipi^riiancpH fjiLIrn duTjii Irh liUKirAlfi Irnn de 
pftydxilofjii.' pJi^ciolofçiqDCp 

S'il isnxX donc JCL tiouvnr uuv Bt()|jcatitii], jçlii chercherai au tr<? pArt^ 
dana certain* pr(>o(»><'>u>- menUujL qui ne sont point ruoK et qui ren- 
dft&i aufllsamnenl conn;i«T du phi^noni^ne. A mon ser«, do dtfux 
lkjpotbJ^« Tuno : ou il faut »up|>oacr qui;, dnnu oolU p<<riodo do 
tuirtdiff ImpaHiiltc qiii précède le rt^vt'il complet, Maur^' a rnccordiï 
p&r un lien lo^quo une «uile d'imageis hôloroclitofl et bicni adIi^ 
rlAtJrrs à ]a chute de 1a ll&rbti, eu eutHJre. sur ctlLa ljiipr«HBi<iii, Lout 
d**bord ntal di^ilnie et mal située, il a b^ti dv toutee pic««b et dans 
rinatuit même, W cauchemar décrit. Et cda #ane b« rendre compta 
da r^^p^tlon. 

Qua le coup ro^u ail dëtcrmlué le tahlt?au ilnnl. oui; ninla tnut la 
r*To, non. C'orI lui, Marjry» c'oal eoit ima^'inution qui, par une ^orte 
d'action r^lro^radti, a Huudé eu uue souK- cEzaîue de^ anneaux ils pru- 
vcnanoe diverse, N'est-ce pas sa fonctii^n d'accomplir do toU raccord» 
at Calt-HL1« autre diOAcdanale travail »j.'tii!il^que i.iu l^llrl'calre^ Un peut 
dire m4iDe qu'oHa eat à lœuTro conatammcnt ot pnrtout. C"aaL olia 
qui adultère Ic4 nolion», dânature les aou\cnlr«, habille at maquille 
b réalité. La vi*.» normale cet pkine d^ ^ee méfûtta. 

Daiiis taa dcujL lijrpotli^Bes, noua avmiti afTaire à den proct^dâs Incon* 
ack^te de l'eitprst- 

Au-dataouB do la conHcieiii;e, la tard venue et pre^qu^ l'iiitruse, ils 
fûtictionnenl avec Ànorgio. <Jn aait coJ» aujourd'hui, Jo n'insisterai 
doac paa- 

JjkCQUB« Lk LonnaïK. 



ANALYSES ET COMPTES RENDUS 



I. ^ Cosmologie* 

ContCvitiii Ràdulâ3ûU'MotT-a. 2tjn ENTwiciLSLtJNU vok ICakt'a 
THiiûmii :ïeh Xaturcjlusxlitat, PhtlonophUctu' Sindi*^7\, IX Bd, 
3 Ui 'i. Uoft, Sopar&tobdruok. 

Le tmvAll de M, C. R.-M. est tràe tiel. Il ooraprend trois partiel 
d'icëtTAlo loïk^uour : U prcinièro coosAordo A Ja conccptidJi de la 
oau^atiié qui so fait Jour, au xm" siècle, sons lïnfliienc^ du prcj^rAa 
doa mathL^fxiaticiuca; — la sooonde a la ct^noeption tout â fait oppo«ét 
de la <]AiiaR.]ilL' qui «'établit, au xvi^i" sÉè(<Ee. sous l'inlluence def 
études ph^BLologiques; — I& Irciaièmc» do beaucoup la plus Impor* 
tant':*, «Ht r^Herv^v k la uoiiveplioii knijtleniio île la cuuHaltt^ qui m 
prâaoDtc comme un oITort pour conoUjcr les dt^ux conceptions anté- 

Intraduûtion. — L'auteur indique, diLna uno oouite introduction, le 
piiliit [1c! \U(? çpi^filal auquel 11 Ëe pl)i<<ern dans cette étude, iju^lqué 
nombreux qu'uîcot été le? travaux AUr Kant.nul ne s'eM encore avi«^ 
do oonsldérer ee philosophe « comme irn anneau du dâvaloppement 
ooiontltique eu jç6n<^ral ". On a oxamiué avec <]<jnaoionao la construc- 
tion Interne et U liniaoTk logique du ayMt^nte • on n'A pa4 envl8U^«ee 
Hjalcnie comme ^orti ilu moment hîr^toriqiie où il apparut «t comme 
prenant il-'ïne re momfini hiatonque toute ra valeur. Non qu'on ftJt 
ii^^llg^ d'indiquer Lea fiouroea, Lea prddt^ecA^our» de Kant; mais il 
Ultait montrer l'a^uvr» de ce pliltosophe euname un produit de l'évo* 
lutï on acientHîque antérieure et aueni comme uu factourde cotte autre 
évolution qui B0 produit au point ile séparation de notre si^ale at du 
siècle qui Ta prâoûd^. t^aua dgute Kant eet encore moderne par bîon 
d«^8 pointu; mftii c'est a'eiposer à fAuaaer l'Intelligence de eon b}'»- 
tùmo que de ea contenter do l'étudier on lui-mi^mo cl eu le détachant 
du tempit qui le Vit naître. Si, eomme l'a dit le principal repréaeiu 
tant de la phllofiophle scientifique du préeent f M- WLindt), l'histoirB 
de la philosopliio ne doit paa *tre c une simple olirotifque des opi- 
nions et dcâ erreurs dea philosophe», raatjf un tableau dcji id^ea qui 
domiDent l'enHemble du dâvi^liïppsMenC de^ sciences d. ii reetia encore 
k faire sur Kant bien dee travaux complémentuiroa. L'auteur a'atta* 



A|fALT8E9. -> hADULESCU-HOTlKT* ElitmcMtitiy vOn K'int's. Ctc i81 

oh«rfi ft un iruTAtl de oo genrs. Il exAmitM», dd oo point de vuo dt 
rhlvtolrs don ncLnnocH, Tune des th^orliïs de KahI, la Ihëorlc de la 
OMiMkliti. Colle th^orio formCn il ^^t vrai, lo noyau dd la phitoiopUid 
do Kttut. BlaU rfiulflur sVlTt>ruera do bioii a9 lîmil^r À ceU^j q^«ïlii>a 
■f6€l3d» qtif, d~&kll(>urH, «41 C0II9 Ji propo« d« Jftqa«lt« «• riilUta lo 
mieuA TacUon r^ciproquo qit'QVoroont lu* ua«4 nur lo« Atitro» lo phl- 
lo*optiio ot Loii flCidncoH partlouh«roA. 

L'»iitcur ailmot deui municrnU principaux où U philisnophic & dà 
liklorvMiir dan> l« dt^voloppement des floionotan parliouli^re». pour 
t&ire diapar&ltre les drsaccDrdti qtii s'élaic^ul produtta «ulrc ces 
•cjunc«i, «t résoudre on une unil^ »up4>ri«uro l«« contradiction* niïai 
do Itiurn cfTortr» Ittoléa- La pr«miùxi foia qIJc)ouv go rùlo do raédUlrii;* 
dan* I& porianno do KftnI. Il s'Agissoit alora do ooztciJtor IO0 con* 
Cttptlona rationaliilon «orlio^ du dëvcloppr^TUcnt des mntbématiquoa 
AU XVCl* fliùdo et la concopUon do In cauEiUt*, propro i ïéooXii asiO- 
«iat*ûiiuisto du xvnr, isxue de la consiilérattca dt'H scJeaccï biolo- 
giques. Ln phtloni^phiD kuiitkoi^uo HOrvkrji d~kntormâdlak]*a en faiannt 
île ta cauïdlit^ uu roiiiiept ilo l'uiilmiduiutiEU pur u prîovi- La aooonde 
lois G^oflt do noijour« quo Ia ptiiloAopblo & ajouer ta mémo rôle. La 
caqfllTdV mécanique n'a pluJi  nra^ndro la orlClquo née do la phjslO'* 
loglo o^rdtralo, mais bion collo do touto una eôrie do disoiphnâs qui 
»o trouvant encore h peine A leurs tl^buU. comme Iji psydiuLos'ie 
oxaett« Ti^Ehiqu^, la «Oieiico litstonqud, la ECien^e oompar^tt doe 
laij{{U4?!t, hrvi les hcteucpK poEilives de [^esprit. I^li fai30 du ta causitllltS 
puromonl physique, qui 00 prAto j!l des rapport* purement qnarULU- 
Lib. appareil une causidild toute dilTérenCe, la causalité pn^cliiquo. et 
le phÛoa£>pho qui a lo mieux cfompria la part qu'il y avait a faire à 
oott* Qotivellc oorto do causalité, o'esl, d'apr^a M. R.-U.. M. Wilhcxa 
Wvmdt. 

Pour L'umpurer L'L-B dtaiii iJiturvmiLiuitn pai't?ill<?!i de la pliîlortopljio 
un ocul travail uo pouvait aulllro. ï?i» dann 00 premier m<>molr«, 
H- C. R.-M- va lUûutror t^iiiiueut la tbtïorio do la eaubaltté de Kant 
M prépan^o par le» concopilons ant«rf«urei, U eo propote d'oxâeucoF 
pliu tord un >iO(ignd iravatl nonnacr^ aui doctrlnnn da la liberté 
momie et de raporcoption ehc;^ eo mûmo phitoiïopho, doctrines qui 
Mïnt EclIcA par lei^quolles Kanl ■ proparé le p[>lut do vue moderne, 
le point do vue do M. Wundt. 

^|m chapitre I comprend deua subdivï^loas : I" l'^ioLoratlon au 
XTl* ei^lo de la notion de la caunalfté mdoanique; «t t* lo r^^a de 
octto notion au xvti'. 

t** SittttHiiisiim. — 1^ philosophie de l'antiquité est ciarîirtérUrio 
por U caêlhodcdeacontraJros. Co^tdans une oppoaliÉon de oontrairoo 
<{0jUttativoai«nt dllTi^rents, i'âtre ot la devenir, le parfait et rimparfalt, 




S82 



hBVUK PIULOSDPIIIQVB 



la ropoa et Iq mouromaat. otCn^quo iett ancien* et métn» Ariato4* ont 
ehcrolië roipliculiou don clionet»» ut ccllu lu^Lhodc & cic suivie JBAqu'Mj 
ivi' biùcJlt. Ce iiV«i qtj'ji cflMo ^{loqui» qun IftipUcatlon |ïAr le* cob' 
truiri-3 i-cgul dti Ottlll^o le coup de mort. l^AUlén en <l6mi>n(ra l'in«yfl< 
9>tnci* ot cr-tia du mAina coup une ihàonc douvoUo qui oont«i»t on 
^oraio, in nucc^ t^ul oc qui carAct^riac 1a aciencc modcrno. C«4t# 
UiAori« c'Qjii ccUo qui f&U Irj Eoud da I& «olencd ftp^iel^e dj-aAmique, 
ol U qqutoUd direction r^euUa du proifri* dee tnalbfm&liqueB. 

Loa Ancionii ne coitnalttviUont que de« nombre» rAiionnelv unltei-«. 
n^ lorï il y avait un abîmo entre lo monde des nombree •! U ualura. 
ArLetolo dit Iul-ni4nie qu'on no pmit paf doraonder Te^ucUtode 
lUAUléuJilligue aui cho«en qui cnvclopptiut de la oielU'ic ot. par ood- 
Béq\ienli îi Ia natur». L'ftutiqmtê rompUçiit donc TapplLCAtion des 
nombres a Liï ohoscH par Tapplicailon don dânnitiona. 

Mnb, Avcc loft pro^rèi dw matU^mutiquefl «t L^introduotion dea 
nombrcti frncliotinairc^ et irmlloniivlB, tju en arriva bien ntc au 
point de vuo fvoond <ï« ne plu» convidfirer comm^ U teale tieUv de 
la Hcicnotf mutJiL-ujaUquc I» mcêure, m»\s (.'ni:v>rti la r«oh«re1ttî du 
rapport entre les grandeurs, ta fonction- Euclide a entrevu ^ett* nou- 
voUfi nntlon danji «a théorie dee trianglee aemblabloB^ Maie c'est 
luKoiit â Vâpoqu« do rapparition do Talgi^brd que âe deceiua cette 
noLLirn d*uû raî^'ùbrc ello-niûm« sort, ei les premièrce ttaecei de 
Vaig'Vbrtf npparai4A4»nt ohex DiophaiLle. Au xtv li^cle, Bradirardjnna 
adnJeLi|Ue, ni touie* \c^ quanlUés no aoeiI ^ab coukiuonflurabtoii *suln 
elle** elloa lont toutoe proport Lonn^lle*, Omninqu^nUt^ê cmni quan- 
iitaii propOTttùn^iliM, ^c*i non omnU cmni comnttn^urmtilx»'. Mêmes 
idéenrhei le roath6matLCtcn franvafeOreeme, oheï faciuio, t^ooDO^tl* 
nx^denm Fornel, iWlistc LéaiAtù de VûicL Ceii Tidëc d'un rapixirt 
algébnqtio ou ^coniétriqtie qui doit ^vtator viïin^ Loi dtatunce* dee 
planfïtea et leur vîtvxae qui ^'uide Kêpleii'danti iva ret^herelies. 

Cotte notion de lon<^tion va faire ^*^-t matli^waiiqueH l« no^au d'une 
acieneci nouvelle, ijallli^c i/auru qu'à trannféiar ues rapporta Hem 
IfrondeurB math^mûliques Abetraitee eiux grandeurs rdolkfl du monde 
oKtéricurH aux mnuvciuciitrt dcb cn^rps cl k tr-nucf-xair cc« relatlotie 
eommc vulAtiles non saulement pour loe parties d'finscmbie, mala 
eUQure pour des pArtie» InLltumciit peLitca de ces tcrandeurA- U CaLlalt, 
il est \rsti>, pour percuvoir Ja pousibilïté de uKtc application, un véri- 
table génie» et, dt^ p\\is. pour nppuaer à la ât'jence ariâtuiélivienDC 
encore rétame La «cience nouvi^ILe qu^ en dAcoulatt, une loroe 
morale peu ordinaire. Ce Nfnit fV« detix quatit^a râuiijea qui oot fait 
d<^ Uaiil^e rinitiaieur da la peno^iï modorno- 

Ainai In roncUou mathématique «aI h partir de RaliUc !o lypo m «q 
mAmo tempe lo but v^ro loquel eet dirigé» toute rflAboraiion inlol* 
leetuellu qui* l'un fait ilen phéniinièiiea de la tkature. lia$in k cette 
fonction mathématique 11 lalialt adapter le ocnuupt de matière* U 
fallatl concevoir iUilk la lualKne non phiJ* des conoefita qualitative- 






ahaltscs- — haitl-uscc-xotilUp EniwUiuUiJiy vmv Kuiit'». etc. 383 

mont diCr(r«n(« ei irrêduotibli^Ui m^tn uno parfaito homo^^ii^Ué. Do là 
la r«ivfvi»oenf)0 it iT«tt« ëpoijuo de ralotnjfluno lie D^mocrlco, Maia, 
tandis qu« Ot^mocriu vojlijt doDfl loe«tDïnosilo%^rJub]<iambai3kOOOe, 
rntnmifiUqiip nrxtAriKi nVAVlM3i|f«k la ilortrlni^ ripi l>Anioorlt«< qiif^ crinini4> 
uno hypoih^sio qiii ftûIal««o ^daptorà itt fficiction mfttb'^oifttlqu»- l'our 
U *clfînc0 cïpMmPiiUlr inndftmd rAlomlnmn rut iinn rr>ncepUoii qui 
C«t presiTiie idcnUquc Avec Ift 1h#orle do nnllnimcnt polEI dao» U 
TiiAtht^mAtiquA m(>d(^^^e, i-l pour IaK lot* obviralt^^t 1o oanccpE d'^itume 
4}oEiici^e Avoo \ç ooncppt âc rinflni mAtb^matique, U'«Rt  cette cir* 
eOii*CBiiv« *«ul«m^Dt quo bt ^omdlFle deCav&liorl. U pi)onaéUJ« »n&* 
ljtïqiii.-d«D«MrAr((^B,l« calcul difTér^Titli.*! de L«it>iiLU<ou l« calcul dM 
lluxtCHA de .\«v;iom doivent l^iur appllcnMlIli^ ln^m«dfAi« aux phAncv 
ta^no^ du inovid« rtf«l. Lo profrri^*» dnn* la corc^piion do Tatomc coti' 
tiikta dnns Vè\\rtiiiiV\cin do plna on plu« oomplAio do louto r«préa«n' 
ut ion inluilivc^ 

Lue attlr« ih^orli? i|u1, Â cAi^ di* f-e]1«* rif- rhf>mo;*fiii^rli^dAla mntl^ro^ 
tire «OD oriçintf d« La pr^poEidcrancodrn niaihvniatjqucii, est acll« d« 
ta Torce. La conntaiic^ d^s raiipori« **h\r*> ûen corpv dU-cemblAhMa 
é]èr€ c^lui qui la r«inarquo â L'idde d'une fore» umqa« qui a^e^l «Uf 
O^a corfHi. Auv dlfftfronta fypt<B i>m ^if^nrcja d* r^pporUi on faU j^orrcin- 
pondrf un nombre pari^il de force» ; U kfravitaUoD, 1a lumi^rr, la 
ehalour, J* m/ipnrliume, cîtc. Dr inflm» qu'on g^iomdtrïp doK pnurlwïi 
d'un cxl4*rïâur très dilT^toiit sont ranger? dans une aculc ot mAroo 
IdinUlc autvanl te plu« ou molfiB de iiimilitudi.< do Ivur fcirmult- aiiuly* 
IfqveH IL est vrai quu ccstto notion abalraîCe de fori:e ae trouva d&n« ta 
pratiqao m^Mo à v^gb rfipri^sentatlontt EatuillVM d^rlv^oa de 1 analoglA 
«▼oc Ica annxAtionA huiLinln<-A do tact ou de prcasion. MaU c'eut la 
DOtTOTi purrmrnt math^^matiquA t\t^ H formi qui domina dana Imi 
^nuidff ûUTiagi?! de Newton et de Galilée, 

EnAn une tmicti^m* thiJorle de in«fnc importanoo e>t la th^oriade 
la CttUealit^ : d'apK'4 l'autouVi taudis quo par les deux promJJrrea tbAe- 
rlôa, c*lle de rhomn^i^n^lt*^ d» ïa mail&ro et ealto d« In forre, on 
r*jDàvkc la nature a In n)ath<^matiqiio> dan» La notion de oaumUl^ on 
tTAnafonne la coimopi lïa forcîinn do façon i Id rapproehi^r rici la 
réalité. Le problème de la caunal^tc «ai tin problème moderne. Pour 
lei anck:i«. leti reliLtlfjtm du immdir rc^cl nVlnmnt qu^ Ut rrllet don 
TeJatioos diH idri.'i; k non'jtrt?, le hnsnrd étaient len hypotbiaea aub- 
•Idisirfia qui etp[lquaJ«nt romireiil cefi relntiont, reHet de oel1e« dti 
mODiledea^^o», ètairnl cependant iinparfait«nkentHati«fai»anico pour 
l'OHpnL l^A modornei nnt cVlimini^ \st mi>ndci tranAc^pridAnl- MnU a)oi*a 
it faiit «expliquer oommcnt Eei^ relntionn dea choaca entre ellijïB na 
aciiit paK dcii rclhiimm purrnit^nt logique», Pt tv'oat de là qu>«t nô la 
problème de la cauAAlité- La liaison de causalité, imitée do In relation 
logtqtie, en dlfT^rn d'abord par ceci qu'aile enveloppe la ronaldAratlon 
de la aucceaaiod], et le fait de la llalaon causale «o Iradufra par la 
|M>a*]bllit4 do la prdvlalon I^en anclona, prAoccupOa qn'iti* t^ialont dit 



ÏW4 



nETuG rniLOsor^mQiB 



mondû trAQttCf^ndniit ûe* Idt^f**, n'ont pas su mettre en âvidenoe oet 
élémcDl do 1» su(.io«aiiit>u, eiacuti«l À !& notion do Cftusalltâ. Uq< 
nuire «IIITÂrtirice entre U n^Ialion la^Lqut» et la liaison do catualité, 
c'est quo l'ofTct no «e tiro i>Q9 d^ Ja oauao pnr di^dtiction, maki dol 
éire Indiquée par l^lnluilian. Tuub neU fit ctUfi 1^ ntitbu do liAi^oal 
otkusAle resta vacillante. Au d^but. par souvenir du \'i«ux 09Dc«|»t do 
subîitaElce. ntl lit des Tarer's des causï^fe et des pliëiiouièiiCB d<*B i<ifreCH. 

Et oetto ropréaeniatioit tnjuvo un ûppui dan» la roooniiaiaêOinoo k 
laquelle on s'^lovH de 1h sotEd^Htë de toutes cea farcoa. Toutololfl^^ 
lui^uiv en pn:s«noo do cottu oolidantéi deux ccnooptJ<»na do U caubj 
tUA i^ial^nt encore pû^ïiblefi ^ cDnaidf^r^r comme cnuse d'un etfnX 11 
totnlll^ dofl «'vÉucmcnta qui eu sont In ooiiditiou ou bien paaor eeulO'' 
n]«T)L cnmmc cau^e d'un événement dëlcirmln^ un âvi^neraent ant&- 
c^denL Cotio dorniôra conception, plu» favorable h L'applïcotioa do la 
mesure mathèmalique, tend de plus en plus à pri^valnlr. 

^ SubdîffUiort^ — L'auteur n'& pas à approfondir plus oomplila-^ 
meut In notion du tTftusiilUi^ pour ellu-mâMie. malH â v& demandi^tr C9I 
qu'olb devint vntro lea marna des philofiopboa du xvri" aiùole, LftJ 
Ti^pi^nse de rhistoîriï nous désiUusiiïTinera ik ce sujet, [1 uninblfl c^u'l 
DO aoll venu à lidoo d'&uoLin de eoa philosopher de diBCcmer ontro 
In cinuK&Iitô et la prjneipc logique de raison = non lenleniont ]e« uoin4 
sont oonfonduH. niûÎB «ncoro le» chu9<?a, De3<;artos, qui a contribué 
plu* qui< pernonne k la rtpr^^Hftntatlon mécanique du moad«, ne doi 
pa.4 do formut<T ih^oniiuo pariioulèro pour )e« ^yAtiomenta nnliirel^^ 
«t| AJ un passage do «on DlacGurs de ta MMhode mnntre comnn«»iit 
o'cAt en pnrtnnl de la relation abstraite do dépendenoo logiquo ot en 
oh?frehant à U traduire d'une Taçon «onalble qu'il est arriva h la 
déeouvorte de U ^'ûométrjc analytlquOn 11 n'a pas fait lo pas en avaat 
qui lui eût ji^rmLb do bien laulor le rn^ipon do cnunallté. — Do rnAme 
llobbeii. De nicnm Oculincsi, Mal^bratielie et l'ûooto occaeiioiinaliBl<s 
Do mâme ^iptnnra pour lequol la iii^^Ienco ^upérlouro est opIU qui 
permet de eomprondrc une choNo par non caacnco more gcomctrico, 
— I^ibnlz HonI ludiquo avce jlaicz de prrVuUion la Iht^orle d« la oau- 
fialitô par la dtdtînotJon du prinoipo do contradiction et du pnoolpa 
iïv TKi^on 8uri^hante« de» v^rllëe logiqueti et dea véHtt^s de ralt- Mi 
['«iplicalion ILnalu doit 6trc oherohéo dan? une «ubstanco promIâreJ 
Leibnir, avait indiqua* la question : mal», da son t^mpa. la science 
do» vÔrltës de fait ne eut pas encore conquérir son Indôpondauce, 

L'cxpllcntlou du ctïtte Impujaaanro do la philonophla du ivn* nihaH 
oat'OlIe dane coriaincfl onu^co. comme lo défaut d'uno th^oHe dft: 
l'i^nergie. etc.? L' au Leur la trouve dan» la iratLHfcrmatiOD quctublC ni 
2VL1* ifiùole la question di-jà, Boulcvéc pur Di^moerîto de la dîntint^tioa 
deH qnnUtd>4 premièreR cl «ei;i)nde9 et qui dovlrni la question de la 
r^ahtâdu monde oxti^rleur, La solution donnée par HcHcarus que la 
peUKiïe ïouiv (txLbIc a pour eonséquenoe la pn!' do m in an ce du type 
d'oïpliuation logique. Quelle imporlanoo pouvait avoir le mode de^ 



AHALTSCS. — lUDCuâcU'VDTnu, EnUtilckduti^ von Kant'^, «fc. 386 
lUiton tlea ph^^nonifinefl. j^Ioph que IVïltft^Ttce m&mode oe monde d«« 

phÉlOBO[>hiâ du xvit* nt^aïo k l'&gïirct ci* In «ïaunaltU. M»l« oott« philo- 
•ophk ne dûvnit parvenir k K^nt qu'apr^A Avoir lrav«r^ I& crititiiiH 
d« râeoJe ftQgUi«9 du x\iî\* «lôcIo. 



ir 

O d«mlÀai« chapitra contt«ni buhbi doust HibdLviBtotic ; 1* l«« ori- 
gines ot l«« th^rlcïA de Ia phlIoKojililc ah^LjiIjic du iviu* *lùclo; î" U 
eontpftruUon de» phdoMophieii Uu ivii» ei du xviit' iibalo. 

i** SiEMîuûi<>n, ** Déji «vjiiit la fia du xvji* vièclo ac pniMnntc-nt b 
nova, à c6l4 d« dé(^ouv«rt«B ïdmiTabluH ilaAs [« domaine de l'aUro- 
uomîfT. do la œécaiiiquu et tlo \» phyHtqufi. toutes •oîodoca qui «ont 
étroitement LiVi«ii au d4v«1opp»moTiC dea tnAthém^tlquei, d«e«oienc«a 
d'uA Aotn; senre, dont I«« rii«ulUU âtJilent bien élolgode de IViauil- 
ludo mAthimatiquo, loa «ciencei biolog:qucc Ce bogI natUT-oIUment 
las mtfdeo^nji qui donnent rimpuUJun k cc9 nouvelle» étudcc. ^ Gr 
dâ M« BCiODO^i IL on eet une qui ««t pArtlt^uh^remont appeido h ren- 
Tervsr une gr^ude p&rUe de« AbstrAclLOiiP philûouphiquL^B &ritérieursK ; 
«'Mt oolle qol «'oeoupe du e«rv«au «^l qui onnhtkLu« lo prouitcr uHeai 
tbéorfqutî de ruHBDer le« fonotlon* Hpirttu«lie« el ea particulier eelle 
dve OTgAnoH de« «enB aux foncttono du systàmn n«rveax- Ce &'««! 
p«t0 toutefoU cette vue mfttérUUate qui a vraiment de Vlmpûrtonce, 
»aU Ja nouvelle méthode dont elle eit accompagni^o. Lee phyalolo^ 
(blcs veulent att^milre daiia le duiuahie psychique uu manie dc\^r6 
iTJdtultion que dani? leii»iiir«RdoTn&ln«fl,ei trouver dutt lois auxtjuellae 
t«« MDtiAtioiiï tii ruotivilv qui abstrait «oient bouiuievs, t-xactcment 
comme les auttca fonctionn du corps Bont loumiiiQ» auï leura^ Le pr^ 
»kt oITet du sucoi^K crolaMnt de c<« elTorta. ce iOnt de* doutée Hur U 
ptliaeftiKïO créatrice de ta raUon- 

[rfCM ancien» phîloBOphas greoe, uns en excepter Ica matérialiste*. 
avaient ecneid^rd cette pulesence créatrice dd la rainon comme aon 
Indice lu plue imporianl- Le el^oIiMl^TN Dt^atartee i^L dtsn Leibniz UUsa 
à e« pouvoir rationnel la part du ltf>n dan« la réunion doa connaiE- 
aouce». Tout, h oeltc cpoquo, était subordonné eux lunthcnkatlquee, 
piaie les mathAmatiquei, ellea^mêmeH, c'était la ramon qui lea fondait. 
Ccat cette pulHoanle tradition qu'ébrajilaient maintenant le» enunlit 
do« pliyeiologu«)i et àe« mAdeoina pour qui lee faits empiriquce itvalent 
plus d'iffiport&nce que Ico concluelone de la raison- Il ùiut cjtor 
tiydenham, IJoilmaiin ot lurtout UlU'on qui t!l reconnailr^ i'irrilftbi- 
laé comme l'une dca propriétéa fondaraonialos do la matière^ On <;rut, 
àkm lors, pouvoir trsniportef directement les diterminattoni, tes 
nuirquca dUlincitivra de nrrit&bllic<î à la vîe p9>c)LUiucî^ GtlMon JuL- 
m^nie donna l'exemple et lit de« remarqucB p«^oholO|fiqueii trca mtc- 
knlee. bana pai-lcr duno Ihéorio asBC£ aatialaiaanie dee luoavo- 




tn«Til» ri^flpKH!, i! AHifiiinHB, fil] poini tUi Tuc phyalologlquOt Ofi« «i|1U 
Oftiioft acDoptAblc do la produdUorj de* rcprâocntnttons, et ni Uk6)rt* 
de Ia pr^ro«ptl'in, qu'il nonvWriilt Pfiinmn Iil prripAgatlou d'un^ imi- 
tation de ror^ano du tt«na nu ccrvc&u. ouvrait k lu psycboloç'Lr dpM 
B#nH future do vAAi^tt p^r«pemlv«ft, Le« trAvaux «* molli pi Uïr^nt. 
Paroïi liiB noTiiB rappelé» pnr l'auteur, notons ooux do Le^dtireQluBk, 
Pnrrauh, SylvIiiH, VlnuMPiis, Mniptphl. 

Cent ftlor» qu'nppftrfttt Lookc, f^nii dci t^;^danhikm, tout A fjiji fainilJ»r 
avffi! les prûgrèv da]A «oiriK^f^ médÉt-nle de son Urirpi «t qiit donno U 
formolo philosophique do tout co mouvcoiont : Sihit ost in inJcilocfH 
^Tincf ni>n prfw* fnf*rfr fn s^tj^u. I.n prétendu pouvoir cr^aicor île \% 
nJsiïn oot uno fllunfon, ot lo« ap^Joulatioi» qui no »oat pa> foodâes inr 
Ins fnUn KATmllilni mnnqiinni dr vali-iir. 

Or octto nouvelle dtrccliarL dn lii pensée hutnaln« % uno ir'*D4o 
loipiirtjifire pour l« p^(>bU^^)« di< la (nnuKAlItf Ce qui a iroubU o« 
problème, o'^tDÎOEtt les sp^uulntiona méUphyaiciuca sur lo foitd tnfli» 
OODilani d«H o^ioses, tiiir i'inrtnl, eur le parfait, ow. — MhIh, il'an oatro 
Ctîi, le système do Tyoclio étott-un e3r«t<'mc oxcluvif comme toua Im 
n}Vl»NmnB at par ta dangârnijx miroro pour la caui^llU'. — <k|U«i>t) t%h 
sbit do Tospril uns propriétc^du «iptémo nerveux; — mniti Ic4 r^«li|^ 
Drgnrijq^off con:ino les aiitrL<)t r(i.-kUté<i mati^rielJeâ pnrMiisont aLori 
0OmpOH^e« d'&tomca. L'ftiûe.en oouaéquijnoe, «cra.ârLiniucoda oorp», 
und llal-Lon p«jrcliologique d'aiumeH. — Ou uoutiaU len Indivationa et 
Look«ï dam ce aens : *• Il n> a pas de oontradiolion» dU-II, k »uppof<r 
que VèXtK tout-puiasiiTit ait donn<^ à la matl^rt* la /ai^uli^ dtt peniwir t 
— CoE indications do 1-oo1ec août repriBcn par Voltaire cl d6v4t]opp6tt 
par loA matériel l<)trii fram^al-i ^ui sont 1^^ lirrili^rv InirlltriïTudK dn ce 
philosophe. Il faut accorder, en poasaitl^ une altontiun apécialc ■ 
MaupertuJH qui doue les atome» des corps uori pun ptouloment, cxkiuiM 
c'était ruHAiro â oetto époque. â^irritabiliU. mais «n ouiro do quolqiio 
ohoKfi d'Ini.AMectiinl qui (tu TaJeait. presque dn V4^ricah|fh« indivfdua ot 
doo animaux <:ti minlnture. (Ccb idcoa, Maupoinm* Ica publia vous la 
torma d'onn thùnn quj nurail été soutenue pnr un prèlondu <U>c-iour 
Baumann d'Ërtaugea.) 

Ce* ccmsldi^raltur» ne pouvaient manquer d'influor sur ItL Dothm 
omaailté, La tiaiaon des at-nsations eat roffordde commo irbitrairo 
oxaoïoin^nt eoTnine eeJte des atuine» auiquvlv u]l«« oorroxpondont. La 
oaUBalilé n*«fft qii*uxi résidu do L'expSrienco d'uno part; ut comico 
rexpérience e^ule ne peut engendrer mâmn une appan^ncp de ^lalnoa, 
on coaupl^to Voxpi^rionoe par rhabitud>>. Ualn lo r^flull&l de tcllta 
ChAorloE dovait Atr* le seeptioi^me, ot c'cwt an que Hume mtt bic^niot 
on pleine lumière^ L auteur uo critiquera paatea conceptions do Hume 
aur la eaunaliti^, car ccttn i^ritique te fera d'eile-mâme à propos du 
■yatëmo de Kant. — U an c^onUnte de remarquer que lo coaccpt do 
la aetLAaUon, de l'Atomn psychologique ««t uno nbstraciton utilo pour 
débrouillor lo ohao» p»ycbolog:lquo» mai» qui no doit Jamala Alto ériç^ 



M 




AKALT6^9. — luncusciT'iRrrBiTp EntwwMung von Kant\ 4iC. ^T 

Ml r^alUé : ofl fui 1& fauie (t« Htimc dr ni* pm eoropr«ndr« Gett» vaJour 
toute relfttJYe île I& «xinoeplion <lo l'atome piycWofflqtt». Il lit ouuiini» 
ua mftthéraatlol«r qui ilrjrnnrAfi vn A'iriH Absolu ciii coïKrcpi d4» rioflni 
«Uns Im hftut^v iDftth-^mALiquiTtt. — D'uutr« part, Hucae n'avjiil pu «o 
T4«0U(li« il ^globor lo* mntti^mflilquAfl dan* «mi i»c4pUcUino uni- 
t«ra«lt o( celte exception montrak U falblo^Ao d? l'bjpotbèi? cjui fftit 
|]rA«xkUT lc« pArhni au lout- -* L*A<iaIe nmpiriqiiA ultériruru plua 
logiqu* MAiifieTA Los oittEliL^inatÊquo» eltea-raéme*. ^ Mai* uu ue pot^ 
vtkt B« réMttdr^ Ji ahuiivlonn^r Ift «uppoBJtlou FondftmontaU dea 
■ciepc«a modornoa, l'hjrpoUi^M d'un« unirormîté de 1a marche de U 
B&tar«, <t une psiriifllo hypothins djuis La ayulftmo du Hume routnkt 
ftbsoluni«Qt BâiRe TondemcnL 

3* Su^iiHÂiftn. — Apr^u nvfilr r^xpo«4 nApar^in^nt ce* ddux diroo» 
ttoCM de la pcntcc humaine «u xvir et au xviir' «iMo, f&iiioiiB-pii U 
oompamuoD- -- D'un 0610 Ton vcue loui cTcpItqu*? par Jaa loi* de t'cs^ 
prii; do r^utro, loutrafiiQfKr ùiiùtutlionacnstuve. — Ccn deu:i direu- 
tiocu ci>iilralr6« ont<l'alll«iir4 0TUE4 d« tout temps dan«Uphltoiioplifft. 
Car Ia pensée huasAino o«l port^ & admettre une reMemblancc entrv 
r<i1>j«i «t l« Kujvl: maifl laut-ll former lv>bj«t «ur l« uiod^k du «ujet 
ou ûsjjctvur lemod^cdcrûbjeCTelloA «ont leM deux «olutioua docit 
obftotmd, fa BOO tour, a U profL>roci«u [)ani la prarai^r* moiet^t du 
Kviii* ikMe. c*e«t Tubjot qui prédomine^ Mal» tocit le d^voloppttnaeut 
modcriïo &*t lÉ^ nu ooncf^pi lU la foiiciiun math^maliqua ot c'est li 
un élét&e»t lexique, provenant direetoment du aujeL lyorrour de 
Hume fui cl« néglt^or en Docond facteur, ffi fL adiatt un uiomime 
ps^holeK-tqjG rëcl An^nloifui» â odui do lU' m écrite, au lieu d^uu 3to- 
Alaue piychotoglquo puremani hypoEhi^itquiT ai proviootpe, La pensée, 
dftsa vnedlrection nouvelle, v4h de primn abi>rd«alft eolatlenexrtïaie. 

DaQfl ce» deui dircMlion* prinolpnlUB de U p«nsJo humalna. la 
tH^rio de la cau»aliU n'avait pu ô\re conatiluée de taçon haiiitUi* 
oantc, — Oo Tut i ee pemi que Kant treuva la queitioft. Quelle voU 
dcvBJt-il suivre? Lft vole moyenneV Mwh où hc Irouvjût le point de 
ooata«t «ntre las deux dootrlne«r Ëvidemoneot dans e«« thi?rïric« 
ixutli^Kïaliquufl quti llumti et Locku avakiLt U;ssi^ aubîiEbtec, Kuit 
devi^a admettre, pour expliquer le^ mnthi^matiquM, en Uc» de La 
ré<>epllviU du» «ens, une «pontari^lté propre du t'eeprit. Mole lai^eone 
lee hypothèse* et examinonii directement la morohc même de lopeinCe 
de Kout. 

III 

Ce chapitre, eeniiaeri dpûriitemefït :i l'étude de U cauaAlIté dAne 
KmiL> Dumpriïud hul BubdiviaionB : 1* le cenuitpl de la CAiisidlté cJtea 
Koat dans la période qui précède la critique de la raison pure; ^ un 
Spergu ^nénil nur le HyAUm« kantien et spéalalomeut Ia déleruiino' 
tion de oe qu'il laut ententlro dans la lanifuc de Kant par ■ la coiii> 
ol«nce en geiMÏnd »;S^ ce qu'il faut entendre aueil par lee a oeBOept* 




tt8 aVTUH pniLOÏOPDIOCC 

pur* d<i l'entendDm«nt * cher, Kftnt, par « l'«xpùri#nfw «OtMitîflquëT 
■ rcxpâriencc Ee\ou la forrao de la pon*^ »; 4' Ui ibOhéniAtUinc <Ut 
concept» puM de TtiEilej^dcmcni et le teiu|]ji oiinime»ohèmegénéCiléll 
jugcnicfitË gynthôtiqaos: :>» eu qu'il T^ut «nUndrc par m&thémUÉqai 
purti vi pliysique pura cbui Kiiul^ Q* ce i{uo aignJîo l'a priori cdrta 
K>de «t tM^mment û méthode lilHtoHque en rend bien lotenx 0DiD|1a 
i^uv Le simple »ouoî derarcbilcctoni^ucduty^tciaei — DftQs lout«t cet 
quofatlottfljo préoccupation dal autour flnrn do (D4)ntraf commenl KmÏ, 
plud ou moliiâ c(>iiecicujmeatt ilc fait que ruLabllr on fmao dn l'Auiorlté 
dci icD*. miBo «a luDDLÔro pAr te rvui" «icole, laonuftalild méciftDiqiM 
qui, à U HciialbbdnctT, av«u Qalilee, et plui» ti^rd «voc Newtotk, avili 
SHtfur^ Id progrèe de U pefiâëe humaine. 

/" StttMiioi^iort* — Li?» coneeptimi^ du U cftubalitâ quo KauL m UI 
dan« U p6nodo ant^orillque aont «n r«allt^ dofi oonipn>nil# dldt 
■t^sqtJcU 11 liicUno tanliH plus vers L'une dca doiu KoluLlnna qve noua 
ovona c<0DEidèr^i'E> l&TitOl pJus v«rK TAtitrc*. S«ule Itt dis&erutloa 
de lîTO: De mundi sunuibiliê atqru irtUUtyiHiis fonnu tt principUs ci 
U CWfique d« la ff/i]«oii pi'r« apportent Jr aolutinn qui eom U %'éri- 
tabli! Hululion k«rttjcu[)e. -^ Cependant i\ est uiilc de ooiiaiiiêrer c«a 
eoLulionft prôlkminairefl quoiqu'elioe ne contieuneut rï&a de propre à 
Ha.tïU 

A «on entrée d»ne U pliilo»oph:tf. Kaiit est oompK^temiïnt pow 
nnflueiJce da U phyejque de Neu'tua el pour l' explication du monda 
lui fluflUem^ d'une part, tes loi» méc&rlquea et da ratttr« l'bypothÔM 
de Dieu. C'eai ce que nous révèle s\ IhéorJe du Ciel (ITjjI. 

L'« point do vue estd^W^loppë dadfi ^ou //flMiilafK^Tusc^rj/l de i'th 
(Pi'incipkoruin primorutp cognitionia mctaphyiico^ nova dilucïdaiio)* Il 
y dintin^e la ratio ^sutindi vifî fiifniii et la raho oopno«ccnJi\ Duw 
cette dernière on remonte do l'cJTet à la cauae. Par i;xomplo U pré- 
paration non inetantantie de la tnml^re «et prouvée par le> condlttoDi 
do r<ivuuKbtJOD de« oatelllleH de JupJter. A i c^ârd d» ce fait U ratki 
osnendi on fi^ndi aerut donnée par la nature êlaMIque d^H |^lobul«e 
de i'nir (i?la:«CloUai ^lobuloruin acris claatLoorura) qui v»t une bypothèee 
Oftrtoiitonno- It y aumit d^ailleurs encore â citer dans cette HMiité- 
UoHSin-. krifi il'mtrvs miub que aoi\s, retrouveroua plua d4ïve1opp4€A 
pluB tard, 

L'éorit - Mttaphyalca^ cum çeortietria juiictm usuit in philosophie 
n^tur&ti (IT^IJ) répt^te la mâme dlalinctïon, inal« &*y ajeute ripa. 

Fluâ iuiportaiiteb «ont le« quelque» paices du < iJOuve«u GCino«pl 
docCnna! du mouvement et du repoa r (17-i!l). 

MalH l'ik^lt le plus diâoiaif, eolui qui lunrqun un nionicint ImpoittAl 
pour ta philosophie de Kmui en gi^néral, est 1' ■ KitAi d'inUoduIro danf 
lu phllosopbie naturelle le cont;ept des ifrandeurti iiégativcîaji(IT63>.Oii 
yvolt apparaître cette iniluenee de Hume qui tira Knnt de eoa BOOUttlÛ 
dugiufitiqutTet, »lle i]lii[o«opbe eetpr<:oocupé eu apparence du oonoopt 
Û9È graniieurK niigattves, en râaLitâ c'est surtout la question de la oen* 






AnAl^TfiES. — tîAf rLESCiî'irnTiir. EntwuJkclvnf^ von Kanl^St f-ir. 



»>]Hô qui 04t l'objcit rU> »«•* r«obiirolii7H- DanH oo trftvail, Kftut «iîïlinifuc 
(»nipn rniïpoiSlinr lngl*|ïip on PfïnirBdlrilfHi ni rrtppoHktîoci r*^(>ÏW H 
•ftm coniradloUc^rj qui a icutemcnt r>our Miltc l'i^qiillthrc. 11 Aflmrt 
tft emiitancciie 1a qiuTtlilé île inniivi^mnit ilnni Viitiirrr* Knim i^iIa 
rorin«: Çi*an(i7aaino/uj, tfummf^nJo vim corporumincùfdâm parU^ 
et tHblr^h^\dù i^Jit, iluif rfritniit in turnft^rtHK^ per mrthi,itn Htarum 
teiktn^tn rfli>nl]tctum, (r^r^^îontiii), atlmctioncm) non niutnlur. Maés il 
w(t Alnal amnrn* à m drinnudor : qu>st-pn qiio la T^i'i^r' ([(l'^tt-Cf^ que 
U cftiiwV cl il «c poflc pc«4^ qui'Mion »mii U forme m>>ïnc wmw 
Iftqurlli^ Humr iA l'iknill pnv^n r i.'ommi'nt iinn i^hnn^ d<4rnti1o-t-HIp 
d*iine »aEr« Autrement que par Jn rîî^U do T t idctitHc t? Kont con- 
clut boq éi^rit Hafi« éi^httr titir* Ih^orlv qui rÈporde à i*i*tte qu^Mlon ? Il 
«0 conl«nlo do bioN ^lublîr la distinction dv l'oppr^Hittun rv^lLu <rt dç 
]'Oftpo<iitloii 1ri>fir|i>»', Majh la lAj;rtn ibiiit i1 «i'f*Hl p^ii^t^ iTiHLli-rimi>rit la 
qur>lî<iri dit U cnu4Atlti^ iiirilc|ue yiu- <ïicn lut lo i>o*ïit do vue m^co- 
nUtp dn 1a tht^nrlft du elnl eK rcmplnc.i' pnr Ici pnmi dp v jo dru flrn- 
•iiiillftt«« angIftLA. 

Bn iTfift^il Ciii pankrc ■ les R$vi!k rrun Tliilannalrc eipllqu^v {}Ar 
]c« tAtim de la môtaphirslqut; *, ouvrai:e d'un ooiUcnu en apparence 
<{u^1qrt^ pi>ii IncTOh^eiil. mnU (\ait* ]t<qiittl «-^ font juiir tien vur^K qui 
0«ronl driinEljTAD, l\>Qr compri^ndrc te sciiv d« cet ouvrfli^o, il tnKti te 
m^tiTlnt k l'i^voliirum qun EUbUiAloni a r<>lln iipf>qNr> t<>fi flri^iirA'a 
bioloïnqti«4 0t BO rendre oom|>tc dcn id^CR nouvcUon apport^ri pir 
l'Anliutïine dv âtahl. 

SlAhl» pardon AiiimJBmi^, io mviitiiX nettement eu opposition Avc?e lea 
ancienne» îhiîoriFM im'i'jiniKU** d'flf^frmitnn vi iJe Bin'Tha&VT^, uiixqnoîle* 
il roprochnit d avoir rr^hApp^ incttomf^nt !i toufo di^HnitJon di> la vio, 
d'avoir }nt9nA bnr* do E-iînïliîr^rfttinr; Ia difTAiTTirr nntrn la Tir ri In 
^ur subïtrct de la vie. entre la componiiion de co qui ont ûr^^Anique 
p| >iA fonciioii. Pour ceUu riUïni il il- d^L'idr ft aliRrobor uim aiiirtt 
ba»e pour Ia pli>-«îolojj;io. D'fLproD on thijorio, e'odt Vkfao (flnimA) qui 
eofLsirult \o corpfl conform^meni h ao» buiH vt qiiT, d'spr^)! In coEinAlf»- 
e«nco à cllo ImniAoonttt de* rapport* dont 11 y a â icni? eniapto. to 
tnpt rn mouvement ot \o i^undiiU- l,c:i organes du corpK nn nonL pciA 
proprcmcrnt vivnnta, maie vivilldo. Au rru.xJurn mat6nol, qui forme lo 
corpn, l'àmi! asBuro Tunil^ vL diapuriû bAriuunlquoiuuiii de l'authlté 
de* pftHJCB dilïéronteH. 

Gb8 ldé«<». «-^poiiéftii daitfi Ia Theorît medifJi n^ra, pAruo i^ri 1703, 
ATvioiii fAlt dos profrrt'ij» ot avaient d'Jmpi>rIfxnt(ia coneéquon^^oii pbU 
lo«ophlquc«< L*ai^Liii]Qtil pniK^ijïaL : ■ Qu'e«ji-co qui Tait ruaîtù dû 
l'orgi^nisiiiifT » ne pouvAlt'il pA« élre r^^pétô nonn la forme nuivanlo : 
■ <)»'eHt-oo qui c^ttulituu Tunitv d«j la tunscioiiou? * Lo ci>l6 vuW* 
rablo du ^ytiiftaa ds Hume etnit par ta complâti?ment mia A nu- 

M8 tor» H'iîAplliiucnl ccilajits jjAâï^A^cs des Rt*m'.s d'un visùnmaiTe^ 
L'Aiitovr multiplie ledolUtionsqui prouvonl qu'a ccUo^p^u<»Kant Oit 
lriclffi4ï A m^inircr le prolilèinc de l'unilé do la putiaée, que te neonuA- 



dflft 



UCVItK l-Mll.ltMIHILUllK 



U«R3c n'é-valt ptt r<=*ou<lr(î, comme un problème r^cl et importnnt, 
nvAU lA {a g;vrtt\n û'atïf. r^forroo. non fcuïcinriit àc U qurniton tl«' 
cauiAlit^^ maU do tout L enA^mble dû la philosophie. Pot «uitc, *voc 
VijorJt '*]! qucaltoii. se liïrmino tout un t1évc1opp4*Ti]ent d* \* \i^n*^9^ 
iiftiit. Le probUiao tl« l'BiiiU do la pOD96« l»i a outMjn le» jeui sir 
L>1i>m^rrl erroin^ ilf» ihï'ovi^*' &o<x Hiimo lîtalt part! frt U d«irl#iti po<r 
lui le point de dcj^Art à'an nouveau i-3*ti^mOi 

Noni: p4»nnH nini;! :\ U «teoiido p[\r1o<to de la phlIoH>pJi1i> kfts- 
licnnc^Ia pcdodc <M-]Uc|uc, où U cAuaaUlè c«t conçue oommo un put 
<Mmrf^pt dVni<?ndt*niriit. Mnlu. pour iioim penneitri? d>nteiulr0 vv qvf 
c'eut qu'un concept d'cni^ndemcnt <.heK K<tnti une courto coTiaL<l«- 
ration fin tytlime de t^*f plilïo^^ph^ 4"imprt*fl, 

d" SfibdiaUion. — Oo cjui doiiii» l'impublon au criticisBM ce hl* 
rf^mmn II n fiu^ dit, lA quc^atitin t p 4;omm«ni wr produit par U nkinloa 
de* «cn»alionii l'unité ponmntc? » Cette question déjà bien aticicuM, 
U rUH-'lrJnn dn Stahl U romeniilt en faor' de ta pliilOMipl-iLo fl«niunliiM 
angrluisc. I-Jt ïl y avait lieu» vis-û-viri de eellv iilij|r>«ophio itiifflabc, 
de la prL^0Éti*r do 1a double fAf;oii nnlvantP- îl'nbord rommeni do ts 
rL'UTiioM dtia Baiiaftti'>TiH »ub;«cllvGA l^ciléo» ré:iuUc TintuittoQ une ft 
obji't^llvi'y KnHultd i[iin1lflH sont ïr** rî*K^*'* d'âpre K'**|unlle!Ji tiolni 
cntcndcRicnt a fi ordonner ce» imprcuicms aubicctivcs pour atteti>dn 
h uriR nenHndtt objeotivcT 

La réponse â la première question est donu^. d'Abord, dan» Ut di»- 
•orinUnn df ITTO : 1)'' mnru'li ^onslbilEn alqiifl ïnff»IIittlliH!n foriDl et 
pniieipiiï : * Pour quo U multiplii^itti dfï robjft qui excUe tea MM 
«« ri^(jnj«ftp daiiK Ifi tout d'une roprV^JirniAlInn, Il fut hi^roln d^ 
pHne^po Inti^ricur do TAmo par lequel celle plurjilîtè prond. d^aprèv 
don loU httia ni innétm, un« eortaina tttrmi\ * r^l dt^jà, dnn« ïo m<>tnB 
éerît, GO prJQcipo intérieur est indique oomm» conditionné doubk- 

ni<git lUim son AOlJvitd [lar IVH|iflro <?l li- letnpSn 

Main Ift ri.'po[)ao d<^flnitivc no noua oM donndc quo da:^ê la proinitrr 
paniA d« In Thioirlrie L^ir-menlAlm iritni^rtrrLdnntciln dn la f:r[tLqiie d«U 
RsUon Puro. Lo tcmpa et l'capaca dcvlcunt-nt iel deux formes pure* 
do l'ItituitÉon HenBÏlïle, lesquelles résident a priori dann Tespru etqvi, 
comme voiiditiona 0ub]i?LHive<t nécoBeaire^ de la ropréacotôliaii, ran- 
gent la muitiptluiti> du monde de rt-xp^ricinoi» en don rapports d^i«f- 
min^s» -.^le, 

1>oi'r cWtn rt>ri4^e]ïlion vlut-i^Iln h Kanif Uo U Hpi^culalÉon pur^T 
Paut'Atrc. Matu riciHuonoo doji ncienoc» contumporainos j fut bi«a 
nann doute aiuii pimi* quclquu choio. 

Or, ai loA mathématiques, au xvjtl* eîbole, parlat^cnt av^o la bio* 
logle l'influeiioe qu'au xvit' Hi&cile ill&4 extirpaient sur la pbllouiplùa 
d*unc fBQOn exclusivot oUom nVn ont pas irioina conocrv^ une place â 
part ilnnei l'cnEemblo des Nfiienros. l.a tftnrlAni^e mo<lcrn«, Crtfd^ par 
Oalil6c, do d^t^rminop Iob ph^nom^neA par rapport à Tcapacc «l ^u 
K^mps, AUbilste on tatc du AensitalUtm? angUU; nllci a m^nie éUi con- 



2 




AfiALTSES. — iiAi>t;i£5CL-v(iiMJ, EttËwicftelunt/ von Kanf$, etc. 391 
Jirm<^(ï I>kr la ^rcoiiv<rtc de U K^ométr,» «nnlrlique et du calcul iu3- 

««t1« époque. Kt l?0 mnthd-malLqtj<» Mnai appliqii^ji donnant n l'aa* 
pACw Cl a9 iiïii]|iti uiit< vatf^iir à ji-tn ri cdmrntï a prjfiH. « l.a hiologlr, 
^v L'on1rsiri>t avunt Joaii Mîilier, o'^st-ô-dirct pour lo moîntr, ftvojii ïn 
dlHR«ruitJorj i|f> n'O, ii** focirrut Aiit^un ;irvu:iioiit f[i fj^v^ur <!« Ta 
|>f*(on(4V do lV»pftccT cl du ti^iiïpw, — L'ifcuLour roof^niiDît, d'âîUcura, 
qu'tl ttr- *'airk pttu irl d^ iVïpnm ai du («mpa, Hlmplt»s quiUlnV*) ptl- 
tDftirco, en opposition ^ d'niitrn» <iucvlil^fl, Icn quAÏiIi'ft Hocii^ndAlros, 
laaiH tic IViipncA ui du Unupn ia\% qui- Ic-n cimçcitvrTU Im mnthi^mii* 
tiqucfl, u'o<tt-n-diro comme les gr^kndeiu'a Icb plus propres k \^ mcauro 
du cMJiit^nu etp^Hmdiiful^ 

Touterol«> ontrc loHdoi-lriuc^i d« KadC gur- To^paoû ot lo toiupa ti IM 
tbéoriPA prnpr^jk tttix iiiMhi'msitiqiwA^ il AUbKiHlo i>nfloro uiio diniAnoe. 
Unliij en 5 rcf^ardnDt tJ<r pi un pr04i, on voit otilto dUlunoo oomLiL^e par 
nnc phllOKophln ItitRnnÂdUirn, ccUa di? Nuwtou- La phHtiHrvphln d« 
N«w1ofi| dano ac* onn si d friction* «ur l'espace et le toinp«, forme nno 
M»rt« lie poni entr^ les ^^i^nfir&lloftlion» inaitiémAtlqutiK et le point ûti 
rue de Kaol. 

1>*a(ir^w Neu'i'^ri fHUrMtrt t«rs la Hn de saa oé1^br«8 Philoaoplil» 
na4ur*ll> prtnoiplA niAlhcmûifc'ni ot dons aon Upltquo). l'tnlInUo du 
temju rt rt" rnnpsce oui, pour nlnul dlrn, un nnnAnHum tuiiiii>rï«ï^ par 
lequel DJQii cmbfA^rifî ruiUvcm. Et II diî faut pan croli'c r:|uc nous 
n*«yDi»làdevEUit !<** >'eux q(iL*dp*ipéc*ulatlciniitlit=o|t)glqu(M. Nowton, 
d&na celle théorie, ne fait quMuturprcler danti uni* oerUine direction 
lea pHnrip>?4 quM n dOTiUi'h pour hnvv à ita mécanique. Su dooirine 
revient » pijit prù» Ji dire quo cfTti« Jlb^o]uLn«>^«Hp»DCl ei ie teinpa, no 
•ont <jufl Im fnrniea d'tntnlilnn d'iiTin i*ons<^lriiro îdi^ale, c'ftflt-Ji-dlre 
d*voe cftfiHoicncia pour laquelle ]'univi^r« f«rAit rfnc&Qhi â Irnvera le 
prlimr d« nclcmirii «xacileB- 

U cflt à croire que K^int arriva â aa théorie par l& même voie* C'oM 
pluH la cunniruftioii *j:<ïurrii-'rrkiue du raoïiile qui> Kaiil n i>n vur* dann 
m théorie de l'ORpace «^t du t^<uip« que v^rUablemenl rintuilioii du 
nond*»' t/oflpH<<.^ t^onllnu. ind^floT i\p Knul^ nul une lli^iion itcJenti* 
Bque» cnïfcBur la banc ilc Tospncc qui noun ai donn^ par Toiïpôrtouoo 
uiaiihl: ÎA DonMilcnicr, nti Mn% pnyoHfilo^qiie, nn eonnatirnlt pas 
d'capaec unique maïs aeulemont doe MQsatîons apatialc» mulUpLcf. 

Uaia, avec le pr^jbliiuiu ûv l'eupat^ et du Li^mpt» 1» proliUme da 
Tunitâ do la poiuée u'ttél résolu qu'à moitiv. Hi toe »oni»aLioiii ae 
^rou|i«ni en ob}et«, resta A. «e demandi^r comment \^f< rtbJeU h«i r»tt»' 
cbcBt let oniï au:( nuirco. Il faut^ a la fa^on de conuaitrc par intiiLtloo, 
aupfTrpniiaf b fncon cl» i<nnnaltrc par r-nnonpUn Cdic ilrrnl^r^* rMi>v« 
d4> la jipontaiiâiU de l'capril. Car la râle de la connalssaiico par oon- 
c«pCa, c^ett de relier W ilanu^f-it i1f< nutultloii en une* apf*roeptton 
•IDC. ^t) une consoicnc^o qui puivee dire d'oUtf-mAme ; • Je pcrt«o ■, 
C^te Halaûn de ta multiplicité des repr^entations en uns unltd da 





991 



tlEVUR l>l11MI%li;»mttUR 



pensée tti cfTootufc par 1« jujrcmcnL l.cn divcr^cv raocUon^ de TiuitiA 
dan* I* ]ug«mpnt n^un donneront lu dlven i^oDccpis d^ VtDitnèt' 
ment, pArmi Loiqucla ic Irouve Ift fiftuanlité. 

Mali d'abord quoi to:%% K.-iiit >itrlLue-t-il à oo mot de Jv^^mentT 
L'nuteur crott que. L'ouimo pour TcelhétlcnK irftiiBOOodftntale. Kftai 
<rv1 fiatll no nii[kpnAJlnii« i«c1(»ntlllqiLn]i dont 11 n fait In* cOUff ItfoQ* d« 
tuuUi <ii|ï<^i-icnco en gcni5rjil. 

Il dit ciiriain qui? IvAnt nViiteml pa« le Irrinp de ju^'c iricm au «bm 
p^ycLiolo^lquci Lc!i cUotiotis ftbt>ndciit: « Lo p«litmotdoliMion« est* 
Mtrt à dUtJntçu^r l'unité uljiwtive de repréHertiatioTiK «.kuin^eit de leuf 
natté Aubj«cUT«.^. Jo dï» -^ \a* corpv eoni lourd»»», D*aprra Id« Ioïb d« 
l*Attoclatlork df»i Jdf^iïH jo nt» de^^raEs pituvoir dira qiin rr<Tl : c MJ« 
porte un corp«,J( Acn» uno proAafon de p<^»anlcur >, inal* non p««l« 
corpo 4jif poEAtil. — Kt dan* )?■ r'roMgomriii^ï il iltitintruiï nott#ni4ai 
CDtro Ift « oon»cienoo de mon i5tat • et uue ' con^oionoo on génënJ u 

Qun fniJt-d (<nCciidri* par cf^ttc iMprHMaluTi d^ i coiitcr^itQoe en giéné« 
nil ? • Ut comment Kant a-t-ïj ^li^ conduit À colto ooQocptio«i F Dftod la 
doctrine de iVcole auvtI^I^'*. I^ nollon d'tinn rorrnlnncvA on p^An^ral «ti 
tin non-*«n«- Cotlo ni>:ion d'une coni-iitcncc en ^i^nér*! vioni enoort 
!k K'ant, dr l'inniioncr dn □? développi-niriat dos iclutico» ripérimu* 
t*lca qui doit 0cm ori^no K GaU]«c et k Newtoi^ 

Le aavantii en efïet, Htippowf qiL'utie 4<tpM mental Ion Lien blto len 
oonllrmâo partout <1 «n tout ttmpft ^ar chacruo nouvudo répétition. 
Il po«luU runlforn^iiiV du couru dn la nnEiir^^, Or, imo ri>nficli?nc«i q'i^ 
ombr»]?.^croil l'cnaomblo do co» ph^tiomôncn oinni bicri d^l^rminte^ 
«eraU pour noiiii }o lypn dt? 1» i onrifoJMttre an ^l'mi^rAl », Pln« almfde^ 
mont « ooTiNcicnoo cd gènârAl > n'uM qu'una autro cxprcamon do \à 
fol m rabsciiL^e d'axceplloii et ou l'îmmuE&bilLt^^ de;» lois de la nitturv. 
Cctto • coDflcionco o& ji^ùnàrM d lo xvii* «l^olo on IhIpaH !& oonacknee 
de £}i«u, l.a i (TOTifrc^If^noe «ci ^éu^ral p ont uita Aiip^tot'Slioii i|ul •'M- 
poeo ù tout syat«mo sclcotlUquc il :H!mblo bien quo Kant Ait Uré oeUt 
DOtLon rl'uiifr ■ nim^clnnue eu ^éuf^r^U » qui ni? ptiuv^lt Hre diirlv^dt 
la p^yotiolûBJo, puromcat et âimpli?uiout do l'idi-o do la naii?nce- 

Par là ■'éolalrolt auEiat pour nous le eeriH dauH l«qu<4 Kirit prord 
Ifl mot de jufçomfutt. Un Juj^eniont pariioullor a uno valeur objcctiTO 
quiiud il est vr\ aocord avec k^n aulron partie* d'un »y«ti^iue soleniJ- 
liqUKî, et par là rentre donn une cxplioation du moado exemple dv9 
COntrjidlrtlonfi. 

La ooncluflion t^ÔD^rale di.< tout ceci Herft, par jiuJtu : la nnnniMunni 
par l'ontendomeDt uu la eouiiuÎNBanee [lar voni;eptn iiVii pue«lbla qu# 
«OUI la euppoftition d'an «yatimo do la Mionoo do la jmturo. Daaa 
lYitlïi^tique l]-anttceD dan taie, quand ont è\A dËi:ouv«r[«8 te* pnrea 
formc5 do l'itituition, noun avoni éià mnenés à une conoLualon aofr- 
logue- 

NouH avons maJlitonanl ua apor^ïi du ayst6mo do Kant suIflMtit 
pour l'iDteU 1^0^09 do in uunoepLlou de lu couaailté, Par Ica polnu las 





AitALTSEâ, — RAM] t ESC 0- votre;. Enlwtckdung ron Kant's^etc. ^3 

ploa importiinu do son propro Ryntiimo, Kani nou^ rAmèDo&lâeofero^ 
91 ai>i hypnzh^iiM àa ccUei-Cii qui d^rlTml i]ti r^oTnnif^noAmtiiit éis noire 
èr^ inoiûrnc. — ëoe Tormcd pur^* do l'cipaoc ot do temps soiil prcaque 
l'espMTQ ift k U'miJii de U vuiiHlruL-liuu de rjuinlynit |^uin^tdc|tjr?. — 
8a thiïone dxi jugciD^rol mbiieio et tom1>o — par auitc dv U dt^pen- 
danfw dnns laquelle l'obJeciIvU^ kAntl^nne du Jugement ^«t par rap- 
port à ufto « conooiCTico on géttàrtA o — avoo l6ft fcAmâfl 8i]ppi>Rlt1nn« 
qiiA U mi^miriiifid TJEi tîflllli^n et û'uu Nfî« loti, — Ainsi pri^pnT*^», nniis 
pouvono cmrcr «a peu plus avjint dati? lo problème de Ift cuunalittf. 

S* i^tthdicUityJi. — KaiiL raii^i- lik cuusnlil^ p:iriiii les juj^emouts de 
Jft fol&lion. L'auiour n^pli^'^^ra \a. f^^-cii d^nt ce philo#opho j^timine 
UKil GDOtenu du jttgcnt^nt pniir iio a'ou tenir qn'k U forme: c'eut tine 
tM^on d« fairti qui noa» devieni do plui on plue /-tr&ngrirOr Kftnt, do 
pluji, dlflllni^nn» an In hiiII, îmi% momenti flniis ta i^nti^gurLo do bi rold- 
tion cl rapporte Ift eiku»Alit« aii nooond de cet moments. L'autour 
ftdmet. atca M, Wuudt, [[u*uu point île vue ûv b ludique lorriK'Ile, Il 
d"; » pas d<] difTéreDûc eeveatiello critrci U» Eccoiid «t le traini^me 
moment, î^l Katit dUt1n^u<> «ntre «iiix« «'rsI qiu*» Hortnni dn In lojcïqu« 
formollo pur«i tt vnil d^nvanoo. dt^ni* lofi Jugements hj'pothi^liquoa, di)f 
Ju^taont* qLjJ fnndenl une relation siihant le ttmj>» ci clan» I<mi 
jngcraenti divjooclifp dira jugctnonlG qu: fondent une relation rclon 
rcspMTC. 

CommdDt )& d^p«ndanoo paromonl rormolle devieutcUe la type d« 
la di^pt^tidiiEK'H replia? D>f môriie qii(i tViitejicleuiunt a pour functiuii 
l'uniffS loi(ii{ue, il a. aufwl pour ronotion TunttA «yritliûtlquo de la mol'- 
(l|i|iril^ Inluilivc. Cciiht lÂ, dit l'aulfliir, lo mcud gnnllen dit pnrlil^me. 
Ôi la e^uulite pout *trc un eoneopt ;i priori de l'antend^mcnt oa 
éohjippora au scupliciajuc de Hume. Car. d'iiprÈs t^t- qui Ji éL^ ilil lUim 
le paroi^raptie pr^c^di^nt, dVitonniu^r un objet d'apr^a des 0'>nouptD do 
r«iilvi3Uemeut, k'v^sI le déteiiiLLuer, iiuii pas d'après u'iiupurte quL-llee 
condition* aubJOOlLvo», main l'ittahlir objectivement par rapport A une 
■ (JonitioleaiTc en gënénl u. Iji? rc^AAort diï la pen4^r de Kant. cVat qu'Ll 
y ft deux oxpérIoDce» dffiretiteii, l'oxpMonei-^ ïensitile et l'oxp^rtciiee 
K«lciiEi(]qiii.-. l.*autL-ur ri^utiuTuil, J'jiilluurH. dans una unie» que le 
tertc^ d'exp^rieoee «at «mplo}^ u tort piir Kant dans (14; dernier «oun, 

C^tto diaiLJïcIîon dv disu\ Auitoa d'û^pCTieiicee «al dtijn le futid du 
plfttoninnc. ArifdoLe ^i^altimont dtvlÉnffun antre lo monde Je^lqun do» 
tûTnui* pureu al le mondn r^ch La RonaUaaiioe maintient ciiftc cIin* 
UnctiJO CD Jp tTflntforinant £uivant l'esprit des tempe nouveaux^ Kn 
opposltloo à rexp^rieiiee crdinaire« l'eipénuniïe de Galiléa et do 
Newton i-al repT<<»enUe ooiouici une e^tpéhenoeA L'iuii^rieurde laqut^Ild 
toun l«3 objvtahOnLli^ibbLrioti'menl par IshIoU du mouvejuunt OL Wua 
!#• ^vAfivninnta cakul^a AiiteTnent d'avanoe. 

Ob1I« cnnccptinn d« iVvpérieitce acicutlfiqtie onnoordc AVCC la eon- 
c«ption de la « eousaionoe en ^^neral « examitii^G dans le paragraphe 
pr^édcnt cl n'ca cjt qu'unr^ autre face. 



394 REvtTE PMtLOfiONaqux 

l.ft Toi k une lelU Bacpér1«nM «8t loprlini^r ^k"" toLtto Ma plénilude, 
dtittn VKaaai pttiloitùpfiiquii imr let probabilités de Lapl^a^. i>'Apr«* or 
nnnaixti en gHcI, une intelligence, i]Ui, daDH UD iiintatit danaé. conaat* 
trait t^utcf ItîB ft>rociJs qui ^iviUunG lu nalur« ut lov rappurts r4«<ptO- 
quaii entra ivt dtres qut 1a fLiriiidht, «mbr&HScrait duii^ uiïir ■«ol« M 
1&4IXI0 formule Ue mouvemanth dos Astra^ l«s plus coDâUlcrAblA^ >UMI 
hitiji qur cirac tle l'utiiirae imjicndrrnblc : riea ne sortit plu» inoortftln 
pour «]lo, et L^avenir comcao l« pzL»û corajt prcitent à ses youx. 

Mais, tii çraiidioâc que puU^c èlre ocLto couutrplioji, il ; & nu polM 
qu*^] [iQ Euut pa« pi^rdrt ji> vu«, C&yI qj« ceU« coni»ci«n«« géamk 
i]« HuibirAtl pu» aillai le uioadt^ pAr iiiluitioDr tikAja par cciD<wpt3. O 
n'est que* p^ri^n qu'tjMo opère sur de^ sbKirACtlona qu'ffJU pttui .linta 
i<0»omvt-> dans In pn54«nt. Le paaM-, li^ présent ai Tavcnir. Matb tii 1» 
ccnjBoionoo huinainc ii'onibraEBc umn runivorif qu'uu toojon do «fd^ 
bolm, on |»cut adtnettri; quelle cliunb'^ >»oa ejrmJioIo» en ka adiptAot 
de mieux on mieux à la réalité, Lom lymboLe» de Uahl^e noot en pn>- 
grt!B Aur ceux de l'iaton. Tourquoi w'y auraLl-ïL p&a, plus lAtd. dci 
eymbolï^H auti-oti qu« ceux qu« nouw omplrtyonK aotu«Uoruoot, «l«t 
ayiubuluB, pur iTAtiinpiu, |>ar IciitquoU «'«^pUiiucrAit l'auLJon à di^Uncr 
qu'tL nouK fst oncoro pe diffîcilo denteciclro? 

La Lhilnrlc don cQiiLîi^^jts de reiiteudciiicul de IvAnt va tt'uiplhpici 
par celte nûliou dutic:' expc^neufru cibj^ctivo cûiiooptu<;lle^ Ëntr« 1m 
di0éi'v»t8 coiicopte. qui conslitu«iit lo aystoiut) do notre «.'(PiinaJhnuiOf 
iXv> la nAtur«, tl y «n a qut [>OBH(Hj«nt una imporl&nou Bupcnoum 
Nom m on»- le» i>0Dv?upt8 foiLdjintciLtjiujL- lU «ntdlitlriapar abstraicUu* 
do ci>ni;i?pta plus ^trpitB^ -* Hr l1 auiru, pour qu'uiM donn^o q4>jt intro- 
dulle daiia l'expcrienco edeiitifiquc, qu'elle «oit utt Accord AV«o OM 
conoQpti fonda mentaux:, — ï'ur «xample unv pluuMo noavoUe A « 
été donu^^v par l'tiiipiiriiriioti aeiiaiblc- De deux chose* I'uiia : ou l'on 
p«ut lui npptiqutir Le»<fUTicijpCti foiidîLmutitakix qui. juiqu^ici. ontflvll&â 
expliqufTE' Texpi^riaiit:!), ou bivLi L'on ne p«ui Lui appliquer tiei caftic*#plii 
JoudfiiaoEitaux, «t co eont oïia conoepta quil Uudra rëformor. MUi 
tunl quo ks curcciitH n'Appliquent, pnr Vappllontiofi do oirs uoncept», 
roxptfriûnoe, d'oxpârionoo purement «entibto qu'elle dtalt, bq ttvra- 
formc cil cuptïricuGe ttcitîtitiliquc. dunt la c^araot^^i3Uqnc cit-i 1a pavi- 
bLljl^d« La pri-viiion. — Au «en? df< l'expL^rienoe aoiuntiliquo, Ia puiuM, 
IWit^ndemeiit d^l^rmiiie d'uvaituu lu lïoiinaiBaaiioe dts objiftfl. ^ 
N'otihlion^ poe, l(.tut«foia, que nouan'ojhi^ronïqiiâKu^de purs conccpti 
ut JiiiiiihJs NUI de» inluîLJontf. ^ On doit dono ciElviidru» par cimreplM 
foikdnmcnlnuTï, les condtlionË fondamonlnl^B d'uno oiphcftiîoii lia 
luofidc i^xeiuple de ountradictioos, et Ton voit DuûEileiiniil en mi&\ Mfit 
l«A ofjnt^eptfl do 1 entende m un t do kant oc sunt pas Ioe condîliofLi 
d'une liaÎHon nubjcuLive des idâi?<i û U fo^Qn dc^ tlumo, mul^ Ihiea le* 
condilLoriE d'uciu liaixoii ubjeetjve, ot, eomcno dit Kftol, d'uno oni^ 
rleuce n telou lu (tiriue de lu liuuaee i. 
L'âutour croU dcno quo o'est ïa loi k la eoi&noe qui a un#H6 Kftc 





ATTALTSES. — fuhULesctMOfHt]. ErtUvicMuti^ ton Kfinl% Wc. S9ft 

arln]i<ttr« Ut% cttac&^t* a jiriorS f^a IVTilfrutlemeiiL ÏA >(.ii>iirw ^«t. ptiur 
KAni, un faU qu'il a'y a plus ïi dïMrutur, inntï ù vxpljqiii^rH ot l'sulcur 
MiopU), A ce *iiittE, le juir^^fiunii ite Volkn-^ll : a D'uii« Faco» li.>ut p^Lf' 
tlcult^rciRciit i^.itpnhlc. 1a iirdticUt)ii <lc4 catùKCriCft, daaa l<fH l'rolcro- 
niiHn:f. mtiinro que l'unU'nrfïaliif^ m In («on for m li A ftui Int* iii>ni scippo- 
•éofl par Knnt oani Autravxplication. j La ilcduatiott dod oat^i^Hns, 
ijp« lurineH du ju-tonii^nt iw fiiit i^ue murqiipr Iv ^-^rJliiIilu palfiL do 

déport 4« bfl pensée, lït «a qui conliimc o<U<t bcon do voir o'cMt. 
d'spràM l'autettr, la th^orlB ch^;i Kant dt> ftahéiiMiitHai« d«« «ronceptK 

pUfVÛfl rdntvndrmoDU 

#• j^uJiffiufjEJfin, — l/n.pp!U*:fcliï>n dn* rnncepEjç de l'enlBndnmf>ni niu 
mluilior^f «ûi»Lb!c» no pnul £1fc directe : il y a ttop de cUflljuico 
eatnr et-sdeux !iiïrlL-[iil«iUfïnn^t*n- L"*niunin*iUiiire wrn lu teTinpiiqui put 
l>oiDOj;Ô30 â la cAié^no en tant qu'il peut 6lra dâtci^nimt^ a P'''<J''^* <t 
homoif^ne :«u pti^nom^n^ un Unt qu'il t*iiLre daristouit* rqirdFienraliou 
ompinquetlu mutiiplo- 

II }~ Il dit lVnjb:irrji)i dnnfi Knnr, nn nnjM de la faculli) qut r»lt Ia nyn- 
thÂ*o du multiple. 1ï 1 appHIe Ttmci^ïlnntton et aimi ît ecmblo qu'il no 
puiftM! fl'-iirtr quf> jl'nrn iiytith^.isf^ xiibjer^llve, Mji[« ro philoi-nphâ dln- 
im^«dc rima:;innliûii ccnpir^uû une imaginnUon puro at mi^me, dit 
Tauleiir, une lau^iTiaiioii Irurvut^ndaulnlc. — Lu «eule Ihëorie nette* 
pftr Jiqufllû Kftnt mut «a r«lolioi> 1<-b phciioniêi^ci ctica calêj^orics est 
Oftll'* dcihcTii^iMjitlHriiep;^!' I© tmip'» Ont l'fipplirnfïon d^a cat^'Orit-s 
au Icnip» c|ui neulc Inur donne un «en», h'uiic pikrt U^nla o^piiriroco 
iMMi» lïAt dnnniV Omu l» n-mps: d'Hinti-t? pnH rr- nVm qirn d~jipri>fl 1^ 
M)b«iii« du tQnipn quo rentendeicc&t cr£c nca concept* ot d'c»1 bion 
Alnai 1^ lempn qui ^4l liv Irak d'union. 

El» bitfi), ti'<^Ht'tîu p»u lÀ la eoulînnutîoii de l'aeeimîlAtion que nous 
fttonit roDUnunIk-inent Taite crilr^ le [inint du vui^de Kant<.nle yolui i\o 
vue do lAM^leneo qui dérive do I.>nl11^c cl do Sun ton ' t'c quo e^c^E:hail 
catUtuitenfic. {?Vloitlapocir1hirUi^cIr la prr^v1«lciri :9 priori : InutiDnce hi? 
EiMid«ltAur renclminciuctit rigoureux tXaa ^hcnomènca dana la Icnips, 
muv rtiDÏté des phtinuiiit-iii'B » travris le Lt^iii|iFi. Hur le d^ltTrinfnlKiim. 
Eîn ralsanl du t^inpa lo nclivriie i;i<ufirul pur loquol «o fAlt l'Appiiotitton 
<l&v catih-oritfS. Knnl ne r'?vif>nt'il i"ft* i rH\o nmnirre di- voir? 

U rMi« unedoniivroootifild^Tnlicin : r^otcmp^do Kaot, «ommiïFoniio 
du MinK lnt4ïrl«>up, cflUil hi<*n tir nif^me qun l» li^mpii tri qiir \c r>c)ni:o]t 
Oft]i^?Lc tomp», chcaOïvIdi^c et ehe?: le; cavanta qui oo rallachi?nt 
à lui, n'ft rl^n dn pnyvdiubglquDH CV^t miv ahsintaiian d'un trarnctt-n:} 
plutûl géométrique}- Oiat unv raosuro c<3ianLe, labrlquûc pour laa ù\ô- 
iirinviiltdeta nature. I.» teuipn dri KnitI n'AurAltOl pju tiii iiu1r<? t^jknic- 
t^roTNuinjIo lumpti du Kuni. (.lOiniuo eon «np^ocr. <^At pria rEnnit un jaend 
|i«rfAiUB:ii[it iiiHlhvmAl^iii>, Il MOUA dit qU(*, df m^iiir* qun m^Ui HO 
pouvoiw nou» rcprosenCor uno li^nc nojia la tirer par lu pensive, nous 
reprriWntnr nn oeri<Ec ii«£i« In ili-crliv, iioiti rcpri^sciiitiL- 1l*s Irais 
dlmonvionide Teopocc vam pvacr à partir du uiAoïe poJot Irc^îi liiçHoft 



393 



ACTCl: PBTLOSOmiQUB 



porpvDdiculMÎrett entro tiWttf. ik- in^mu iiouh iiu (juuvrxi^ dmi» rwp 
soDtorIc t4.Mi)p4 luI'mAmc qu'on Urart uiid lijjrnutp UtMi «n no pr^ti 
attenLIo» iicmUnt ct^Ufî n^iVifAUon qu'A la syiuti&w liu mulU|jk par 
lti|aoLlo noua dctonnmoriR sucooaftivvroortt lo sona tmériour, ot qv'à 
Ia Hunc^iïsuloQ dm ocLlo dûlirniLUmtlQn, nli?, ^- Co tomps, déterminé par 
uno liffiia, n'oat nullement k Uuip» pByobolojfJque. — Kant paHo oncof« 
de griiijclpurs de laïupi fré^^es par udilthi»] ilrn pnuioi du Inmi» roue 
 l'iiulrc. MuiH [rje p^ipliua du t<im[.i5, tlnns la cûn6t-ieni>o réotk. po 
Koni 11:13 Miiij>li*4 u>iN<*/, iLi>iirijii'(iii |iijhH'^ p^v pure ;LddICIon «11 tant 
UDO quuiitild d^loi-mlnùo ito toiJipF»> La lotap» piï>'ohi>lo|fiqu« n'cfll M- 
4«iirmi?nt pA^ IdrrLilffUi^ A rn O^mpH dn Knnt <|iil ai* d^i^rmïD' pnr iinr 
lijfno que Ton If ro et il eut vislbU qun, ccCcmp» de Kanl, e^» n'«4 aulro 
Chitnn qur le temps jtiikjitlIUjun <](t lïnlllt^r: nt du vvii^ iC^oIf^, 

On voll donc que. Je Qchi^mfttinmu de» coitccpU d« Tcntcndcnuat 
chci KjuiI. C't* u'vhl t|ut< lu juôtliode d(! lï -fi^oinr^trÉi^ inalytiqu^^ «t do 

oalcul irtfiuiti^biiml dAun Iftquotic la poritéo no dOfui« ^rtifici^Ucfiml 
de« fraudeur» conilnuaR«t htjnkOKi'UOH^ — 'jA th^urJe des navaoLt et 
répoquo do K^nt c'ci^tquc^pour priâvotr et prédire loa ph é nom frnet; U 
faut 1iTj4 rftpprirti>r il il lin ^rniidnir continue, engendras pur 1p mooTia- 
monU — Co qu'il y a de nouvcnu dnna Joa idâcs o-\pnnié«a par Kant 
D'oui dono inuhiK to fond <^\io l;k forme. 

5' Sabdiviaîon^ — Ainai luul convorç© h démontrer quo lo par ooa* 
oepi di> l'enlcncEouit^nl de Kant provieiït de U inèiii4< orli^liiu que U 
uotiondccAuaiUit^ Lollc qu« «ola «ont donnée la» soJcucoa do lunoloro 
dnnt Galllt^t! ni Nrift-UiJ] nni pa^A la Tifuw. — Mnls, il r« r^anltai «at 
ooiL&rmê. le Kikntiamc lï^ont pna tin évâncmont qu'aucun pMaé nu pré- 
pon^ et ntiuti vo^uiiH. îtu cuTilridro, ibtriK lu jihlloxopbic knndntintf uns 
nouvelle ci>u1irmation da lu loi do continuitc hiKtonque. 

Karit. vu ratcuvhant lu cuubulilfi iiu jvif^'L'uieuLhjjiothr^Mqucf, an fallait 
Lien» GOiume» d'fiprè» l'autûiirtOEitilâo ox tout loxvii<^ rk-cUt, un oaadu 
rapport il4> princ'lpi^ h (ïoiifi^qunnrfi, Touc^fola Knnt ri'' parle pas do 
rapi>li[:;LtLan dcn math^maliquon. Mmano la auppoaaU'il paa? lUppe- 
loi]:t lu IVeVac'c de 1a Aeiïurule i-dLikjn iln 1» Crlljquff- lA, Il parl^ d'una 
mntbùmiilique et d'uiio pliyaique pures et il explique co qu'il antcod 
par cvH lUOlH. Lu lUaLii^^iilttliquu pure c'hhL 4.'i*|le qui» au lieu d* tout 

altoDdrn doji m«L«uro« «iriplrlc|ue«, no veutdiilcrininer dans lea fifurco 
qiiv. le* proppl^tiU qu'on pftut *"y repr^ai^fiifr e /)riori, par cunalrao* 
lion, d'aprrjt le ei^nienu qu a Aie, d£a 1d début, donné au concept d* 
nca ftfftjrrj*. oii;. Kaiil. d'apr^n tniilonr, n rvld-riiment voulu parler id 
de ce quo oo dormer u «ppeU lui monte la i^ubïtitiUion de la notion de 
fonclton à la n<.iliou du mesure; car, ^'^Arfi à lu tiotlnn da foneilim. OB 
prescrit iiu voiiDOpl au naluro et U« proprii^téa qui eii dérivent, au lieu 
de 1ns demander k l'expo j-iïtnce. — Imh protçrrv de la pliyajqu^, ajoutt 
KikUt, djtlnnl <lu jour cù Galik^d ul aea sur^cnsacure y liront un< rdv<H 
Inijon Analo^iio et où, i>nlvnn[ na formula, la raiaon on phyatqito, 
eouïjiid Uutàl'houro en matliâinatiquoa, n*all4^ndlt |kv9 ka «n^olgot- 




AHALTSES. — itAt*[iLEsrii-iioriiL. Entwichtlutig vvti KttnVs, etc. S97 

menu de la nature Cfïntmc uei viiixe tes eiuaii^CRiciita duiuiJirCi niais 

bien, IuL ilpuiÂnJu t\v\ rcnB^^ij^riieiiieiitH ^\<:e ïautoriié (l\iii Juge QUt 

foroG U témoin é r(^pondr4i.^0r, r«nQAriiuo Tthutciur, nunomdoqvAlloa 

conieplionri Ia rnînon iittut-Ml^r nïv*.ï IntnrniE^T la iiAtun^ ul rr n'nxt 

•tt nom ào c^^tlo lijpotlii-iio d'uric m^cj%nic|uc univcrnollc par Iaqu«)lo 

Oi^lJ«^ rtvau ri-'mpUcï^ ra^iijqint thi^odcilPBoiJpcifcttiotiBol cbercM ju»- 

t^mci^t n Appliquer I«e niathùniaUquoa a inwivcrsf t^ti oulr« kaiil» on 

la tut, rli^lnrr* ijtL'iJ xnui ;iiuhtii.'I' lUiri^ lu JrJoIflphyHÎtliie niir révolution 

|ta^l^iUe ; <>oU no vaut^il lia» diro que, doQH »& iliôorto dos forni^ft «t 

4eB Gockc^pUA prforf, IIa'ohi inupirâ decolM mtfcan^quo uniT«r]teU0 

qui no ohcix-Jialt dana Icii chûjacH quo dcfl relations tnAlh^ïmrttLquen? 

D»nR Ipb /''^rJ^■lJfJJ^^'^ï]^J:, ce pliiloiaphc JimUlr : « Qmuid, <ll!-ll, fiH 

julroDotnic, noua L-LiMlsEunE U loi d« t'aUraction comme n'cxtîrvant 

«n raiKVD i|]v<-rï4< du rurri^ Je lit dJvtuiict', iiouh imixiHiiipt rel(«* Ici Jt 

l'vepAOc au nom do» cooL-'c-pts <to ciolro onlOTid«mont, n au nom. ujouto 

J'autMir, dt^ U (latroii di* Tonc^tron mAili^ntiLtlqu^ t. «^l iï'oaI nini;^ que, 

d»o« In <iALi*LJilL1i|^ do KnoL, ntmiitonont. \\ no faut voir non l'itis qua 

««lUc! DCtion iIp fnnRlifiiL hvcg kV-iii|illr-;Luoii dir U riïUtloii nmlln^muilqnc 

L'onohnîoumcrt des unuaci et dcit efTcU au noni do ruiiUcï i^aporoe]}- 

tkïii tiv fatt ^ui? UMiiafui'mL'r lu cuiiuatisHuniro empirique d««rtt|itiorhido 

tetnpa un uu? conjLaiB4Aiit^o do» rft|i|>ortn do tiïmpa volftblo olië-mêlBO 

pour LOUA lo» l«iDp«, vaUblo psr »u1Uï d'uno façon universelle, d'un« 

E4^;oo olvjoclivo. [/«bjooiKtt^ ont donndo par la cnu«&l]t4 contôquono» 

<]« ruTiU<^ d'nprrm^])lk'n. Il n'y ti. ditut tout tinci. i^u'urir? c-Ilohp qui «fit 

P, vôntoblciDcikl n^juvollo pour uu doierminitlc mi-^oauiato do Ti^oolo 
G^liléL" : L-VsiruriiïiJiiidjj/mri alLi'ibut-u à te uit'tuuiniijc. Une uuuti 
xovtedono pltJ» qu^ù voîroo quo vnut ooito ftddrtion Tnilu par Kaiib ùla 
3Dëc«nlquo de mu lemps et qucJU lacune phlloiwpliâquQ Jl n iJlcn pu 
«ombicr par là. 

fi* SubjiuUwn. — VnftUllpaftnurpronint quo nou« trftltMns nEiifii en 
dernier lieu La quontion de 1 <3 pnori cliez KantV C'est que, oi l'urciiilco- 
U^niqut.- du BjïU'mijappttrttit ii;ieuJi, quand un oummeiiut- par Ici lUio 
Uir(< de r^ prii/H, [a mélliod» que noua muivoub est préférable loro^ 
qu'on vout r^rndre conjpt^ d« ta situation 1ifaiorlqti« de la phllortoplila 
do Kani, Uno foie mdiqnd^ les élémei^te du ayetbiue de Kuit quo oelui- 
«I devait AUX Idée» conUnnporalncA. ce qu'il y j\)oute par oet s prutri 
•pporoit en qudquci «ortc loicnlitiquomrïnt. 

Raj>peli>iL>> dcjïïti Ici r^iiHUï* diin pnWidnnis ehapiirru : le pr^^mipr 
pbapitro rioUB a montré i'iuvuntiun do la dynarniqtjo par Kalilï^c. ot, 
iTauira p:Lrt, puiidiiut Uiut le xvji* piaule. \t^ régna nunri partage ilcn 

procédât ddduetilA doe methfJinotlquofl on pbiloaophîe» — Le eecond 
ctiftpJiro noiii a montra los nUidtal» loul dIJTérerttt qu'Rm^nv on p]iJ< 
lOMOpiliio rinflucncc don re4?hcrchos) phytiotoirlqufïii- l^nlro cofl doux 
dlraotious y avait-il plane pour uni-* dlrretlun Intnrmi^dlatre ? LenpnrA- 
gniplie<« procédante noua ont donné toue les olémcnta d'une solution 
nouvelle, dibtixicltf ù la foU do lu aL>lntion rattonuRllc et de la »oln1lnn 



VjklLTt'é Uni <Ia dirTdreneeR, était dans Inur ccmmun tildallftoie. T^i 
doux «coordAitfnt k Lftooci»oJonoo 1» pince centrale. CTcrt l ce qn* 
Kftrtt nporçut nottotnant. Tanitllcr atcc to Ooctriu« cT6 D0t»o*He<< »i 
de IVcole do LotbnlK, il ne pouvait Icb miter avoc U lé|c^r«4A d'un 
■iiTjplu ïL^iisuutitto, Lk'uii nulru irot^. ï^OMu. c«vDn< iju'll AValt uibl TorEA- 
ii]«ni riuHutfci^n d« racole cmpiristf. bien qu'il «ut dUlincuer ontro 
Ufl v^rlt^ft pflyaholo^ïqiiOH fcOlkl«« ddcouvarlitH par Win i^ Im oûfi«lu» 
«ion» nvf nturécit c[9^ Loakt «t Hume y aupcrpo^niienl- M^b «t le* doux 
phllDïophtai «'Accord n^otit h Taire do la ûonnoieiicc lcc«iitT« de tscon* 
iLfti»ftncf^, U r^ute commune dv Icura d«feii»«urB éuît do n'nvoïr pft« 
lait urii* ohtk|ue -luffUanl^ do f-oiu- eonorif^nno oi cl^ non ronrlionii. O 
hit là le point pur loffiir!! Kftiit se décidn » repri^iidrc l'<DUvrc de «c* 
prdd^COftHAurii- t'^ndftnc vmgt ^rt». il pourniilvLl «i>Ei oEitrcprUe itt 11 pui 
ennn conoluroqiio» d'uno pnrL, l'uniti- pi^naantc que Ilume ne *4T*ti 
panïïxpllqiior, ïkvnil tnra Iti aourmde l'unKirrialIt»^ «t du la n^c«Mil* 
do Ifk conanirtiijiEtcc objcolive: mai» que, d'autre part» ai nesearlOAOt 
Lcfibnii av-moEit rtM^curiu l:t nc'tit'irHiltf ot rurtfv«r»aUté de ta oonMlft- 
eftncc*, ils n'ivuJont pa&AU eu difoL^uvrîr Inaourco dana un« <?onaotenoi 
likdlvifiufk|lt>- i'htyj 1^ An^likU, 1a t»\nt^ ^tnll dn UiflAor dn r^li- rtinllil. 
ohc2 lin rAtlonftlUtcit, d« Ui^ei^r de Ci^t^ l'InlU MualitA de U coniiclonce. 
Lo r6\a tlo Kniu Tut de conoitJnr <sth doux dootrin», qut ftvil«n1 pr^ 
pAré U acicikce, dana une doctrine supériouro, qui faUftit s« pvt 
■imultftnemriil fi la i\>oi-ptivilf:' el â la «ponlflntit^ de LVApHt^ D» ce 
novT^ttu point de vu«, d'uric pari, il nii^ttaît des bonic» ù l'aulonui- 
liHm^ pHychoJfi^iqne de lVt*oK» *ii^'Ijitm», ei de l'autre il iî©iipftiil***!ailo» 
àla naétaph>Bi^uc. Cn u^cme l'^nip» il délivrait Ic« tb£oH«« do Novcon 
flur I aipAro ai î» ic^mpa dn foutitA Ln>t dtflK-iilti^K dont cfopbllaftophctlcv 
avait lui inrmt! emburra^.iiV^». C'c*l nin.ii qu*il fut omonô k fftïro de Ui 
cauialit^^ un pur cotioi^i^t n priori de l'ciiti-^Eidc-iiK^iit. 

MaU Kaiit. ae demande Tautcur en coticluarit, avatt-îl donné » U 
notion du oiiuAnlité ha Tofai» deruiore et d^flnlt[voï ^'l>ll: l'importoncp 
dueystiim(>deKAni ont, oi>inm<3 celle do tuue le«fly«ttnioaqtjtroat pfv- 
ùèâé, un» importance hiMorlquv : U n'A tftlt qu* riïunir on un pomi â^ 
vue HUpéTleur Ica ri^AultaiB d<^ft scionoc* de «on icmpu : ïI Ici a par U 
drflinrrntintindoadlfflcull^a qu'rllei d'étalontcri^iîesdiiiiileiir* propres 
développement!! et il a f.iVot;sé Icn prcigrëa de cea scieiiccB, coouuo 
Vaval^nT fjiit. p;ir dt-ts ■«^rvK'es luulugueii, d'nittrev pliltOKoph^ï avMI 
lui< ^ Mnts. »j Kaikt a hérïlf^ do «es prédêooflBc-urs, coin ment n'uurail-iJ 
pa« d'h^ïHLlCTni ti «on tour / L#a scit^n^^eH ont. d^ nouvoau, pro^rffMd: 
do nouvcllcji ooniradlctionn demandant do> aolutton* nouvoUûa. Ob 
n>iit pftH pour U derril^rc fois que la phdoflfïphlf* n'eit Inoaraéodana 
Kant! 

Noui u\oa< orii devoir aiial^^er d'»5Çi^7 pri-s ec travail aortl dp 
l'école dL- M. NVuJidt- L'idûc U pins intéres9Jinte vat évidommont odiv 
qui 00 faLt loute la aubstaactr, l'idée de «o placer, poi:>r Taire r^ludo 




AtlALTSES, — itEcnjimi. Origine* de Itt mythnt^gla mirn/i^enn^». S9d 

do« thf^orkâ pbJloaophiqt^ca eu iç^niralti de U lliéurie de Ia iiAUflulIlé 
clAnfi Knrit eu pnrtic^uller, a» point (\e vue tk tUilntotro dea crU^* ile I& 
■cioQCc. Cotte conception G^t, d'ailleurs. cxr:r:uL(fc, nou^ arinble-t-il. 
nviît' mil* ré«\]e f^ntioit', &t riirL^iimenUtîoii de l'siiteiir =<• lAtt rorrmp- 
qu«r, dauB tout ou travAll. par U limpidité la plus parfaite. 



II- — philosophie reUgleose et llngulatlque. 

PituJ Regaaud. Le R[i^v;i&vBT lbs ontoîssi; de la urTHOLOr.ie 
iXPO-iEuuai'iUNNS Ani^Aleê du. Musée GuitnGt). Iu-8, viii-U^ pH(r«i: 
VàtUy b'rciest Lornux, 18^.^. 

Lkh i-h£^[tKEâ >'on:ui:s uë la heliiud» icr de la Tn^niTlox D4)f» 
L'iNtis ET LA Onficft. In-,'^, si-ri1H; Lyon, imprimerie Alex- iloy. 

L ^ Quelque surt que rêicrvc revenir h l'iitterpréUtlou tlouvcIIh 
qu'a <lcniii>i> du Ki>;'Véda en t8t^'2 dans los .^nfiaZr^A (fu .Vfueir^ff Guîm^i 
le MVAiit pi'urcBïouL' diT Biiii8urLl à lu Fifcvultt^ d<^s ttiLlrvï du L^mi. nul 
no contrM«rD du moma qu'dU nts eoit uo (-vénom^At «oientil^quc 
d'une liJiutc Lm|H>rtj^ricr. [nul pur l'orii^Lnulilu profLiiido ut TunUt^ ^ynl^- 
mjUj<|Uo qui In oar^ictérUcut que par Icb tronaéqueneûa quo rnuiout en 
a dîsiuUca dun» un second «uvrauccl qui jettent :iur LesorigÎJieseb sur 
|9 ddv«lopp(jinent d« ta rciligiOLi ot d43 ia «ivilJG&liunindo «urupi^ncB 
tin* luniLt^re tuuEu jiouv^l*IJu. 

P»r loiir nnUquiti.\ que sufDraient à prouier Is o&ract«re eicluAJv^- 
m^t Conrrct di: Li Un^ue vodiquo et \a aLmpïEcité primltEvE; dt^a icl^ofl 
quWo exprime, ten V^da.^ hc trouvent i'tre, Ean« coiLicBlntLon séneuM, 
lo léraorn le plus ^ucton qui noua %od p&rvcnu dea prciui^rcs fomiei de 
la Olv1ll»tion iiido-âuropâeuae;«t qu'on le* IdAve oo(>t«mporAinii d'une 
pMode prîmilirc, due d'unité, th cette clviLS«Htlou, ou povIèHour* k la 
[i •ijiarallon des dlven rameaux do la ra{?c nryenne, qu'on y rattache 
iflomaBcii Icurorigindetil leur modêtc le* premiers hymmea de laOrùco 
^r exemple, ou qu'on To:e simpleiiicni &M\rf !«■ une et lee autre* J<« 
dérdoppeioenta pariLlïèleH il'uu mL-ma Tuiidn J'idcea et de uroyaucev, 
•ncore demeurent-lU le plus iinoien document qui noua rAsto do ces 
ïdées et de ©c» oroyAUCCB et tirent-lla de ce chef une vaIcut incompo- 
rable el, pour tout dire, unique. Nul, au surplus, ne s'y est trompé: et 
en dvpfC d'une ocrte de défaveur jetée »ur eux en cea dermora lemp? 
aolt par une hypothèie qijin oessani d'y voir l'eipre'^^iLin pitpul^Jre Pt 
naJro de mythes tréti ancienv, le» romùne aux proporticfï!) ctroites d'une 
uvuvrv composée pnr des collèges tMoerdm aux oi d'une Aorte de rituel 
pour la cclébration du sacritîcr, aoti pikr La difllcultû, sinon t'impouL- 
blLttd, d'attribuer aux mêmes termes, dnitc l>nieiril>k* du lento, uu 
•ena iélini et toujours le même, ou môme aux Tormulea suct^esalv^s un 
•enii quelconque qui no fût point absurde et incohérent il r^ste vraT, 



sw 



HE vu fi pinLoscipmQUK 



m1o& U inf>t do Mnv Mfillor, qjo * dftnB l« rnorxio aryen, le V4da 
In^obilliblcmcnt k pliu ancL^^n den livrer », ^l « <iu'aiiiian dooacncnt 
UtUrAlFd no pt>utm jninAiit noun rapprocher dea oomroen^icmeriU 
du Inngii^c, lïe la peiifii^o ri de U mytholo^te plus que ne \a U\i lo 
Ri^-Voili;, t 

L*un^inalitc de M. K. eal\J*nvt)ir Ivnl^ une inlerpr^Ution tlu lext* 
qul^ par Tomplr^i d'iin« méthodi» ^1iiiotûf;r>qua rigoureu^t^ment tcuAéê 
sur Iqa H^^les lie tu |/r.'jmj)iMlro cottipan'^ vt rfi' lY-TymoTn^lc^ mit un 
Urmct h l'incohérence du lexto et notamment L la multiplioitê do« aotu 
Bttribuén h\ÀX mémo» mut«, et d'av&lr du mhaio ouup> en la %'éhfiant par 
cctto vdio d'une m&iiifirc aaïBiaaaiUO, ttdi tourner au prolit de Ia haut* 
vn[cur i1l<h Vcdaa l'ij^pu^it-sf.' i\u hecj£iLt\^iits, qui Btiinblail un ÎLiitUjtl 
l'avoir compromise», et 44Lon laquelle il« no Aorut^ni que <!»■ hynin« 
llturglqur» iMmip(i*i('ii? par tloH ]ïrji(rf»« et (l<VTh'a[iL liitLquumiïnt W* cArè* 
monica du «ncrinoo. 

Seulcincnt que fallniC-Ll pour ccin? Que lo «aorllica fût d«a loa pre- 
miers tiMitptt do la oivihiation ari'enne laehoio o&pitalv, la préoooupiB- 
tioiu uuiqui;, qu'il eût une valeur «n noi. et que Li«u luiu d'&voir été 
pour no» anctkLr«M, comme» on ni^mix leuléd» top^niter d'abord, un* eultf 
de la oriïjmicr en dr* clive inlrlligonta, puie^antu et rodoul^a, i\ eo 
fût au contraLTc lï^rij^^mo ot \e prindpQ. IL fallait gj\ un moi qu'au UtU 
d'^lrc un moment, et un momeiil ficcnhdmcdarm Le d(ïveli>ppement de* 
id^K rt^ligicuncK tfi da la civiliKalion en général, il en fut au i^oiilraird 
1« uuiinntmtjvuH^ut, la cuuïe iuiUula t-t i-sHDitlîi^Lle. d^uû il auivraJt auiset 
que la LUto qut Je diteiit, i.-i qui bolon M- H. e»t exolusivoment con- 
Mcré à Le d^Hrc. demeure le Itinoin de ce i^ufl y n do plua inolea 
daofi In roLi^on et ta eiviltaatlon clou pouplon do notre raoe. 

l'elLe Cflt l'idée mêro dc> deux ouvrages do M, lï. : en U pouvMOl 
p1u« loin qtit Berg^aififne, Vanteur eo est parti ccmmo lui pour conter de 
donner aux V6da» Tunilâ d' In ter prêtai jon qui juaqu'alor» leur avait fait 
défaut; et 11 laut roeonnaîLro quoEle reijoit on rcIcuF dg celle untté 
même une ftiugulicrc conlirmAtlom 

Ueilfr JL EAvuir 00 qu'il but ponscr de U priorité donnée au «aoFiflflO 
nun aifuleineiit »ur ]^di-e do r«jiJre un cuLlo aux diou\> inaiaeur l'ïd 
m^mo d« in dlvln]ti>, k Icit point qu'on pourrait soutenir ce parndoïtt 
que Viâée de Dieu cet sortie de Tcxercice du culte» et non le oolt4> do 
L'idée de Dieu. M. R.,. djt volontiers la m^me chcae en d'autres lerEiiea : 
c'tatiè U lettre, d'un alhcieme primitif que ecraîtflortiu lariïlijnon indD- 
oi»rop^*»nne- ftorameni faiiuil l'entendre, et de quoi «acriïlce «at-tl 
. question? 

t^iir nn d^rnipr point, la i^ponso ne«t pas douteuse, ât elle^^at unA-J 
[lime : lo •aonllco que dtïorivent les Védaa col le «torJlt^so du feu ou 
Tmacmblp dest Oi^rëmouieK pnr Wqiielle!( leH pi^^tren l'entretenaient aur 
r&utel- Uaia tandis qu'on uiierchait avant M, H. le ecna »>'inhotiqu«do 
oea oôr^monleA dan» un 4<nai?ml)Je de mytfies dits miturnliïtes nt notam- 
ment dana l'adoration du «oloil, tandis en U'autrea tQrmea que le feu d^ 



I 

'4 

J- T 



4 




AHALTSES. — nixucD. Origititt Jtf lit m)/tUo!cifji eurùpâennf?. SOI 

l'auUtl n'c\t\ Ati ^Wximè qu« pour y T'oproduiro cl pour }' entretenir urm 
liuu^ de Divu. M. IL n'y tmt que hi irjiidforniikium d'ufic çmiCtJiiic 
«iigcDdr«« par ïo plu* impvni>tjx don b»fiiia« dd rUumunilà pritnktv«, 
cwitû de rAironoilro «t d'isritrffleuir Lu tvu. A uno upuque où lu raltunicr 
MQ0 CM«* iUll choëo i^iîlïciio, co dut Ati'* la. confitAuU pi'éoocLJpaiiUQ 
d«« hoKiincM de ^f^^L^«LcuL^ «il ch,ii|iic mn^iflorL, en cïiAquo raniiUe, ea 
ctiAquo fl foyer % Bail* qu'il» y [UU^rx^uflOEit au reste aucun auLro catac- 
tièrc que «lui d*utic ctioac liniincminf-Mil utile uu uiomo iiidÉipcumblc k 
r«3Pi:<QC«. Lh perpétuité du >f (ijytîr > ne lut dano ulu d^LuL qu« k plus 
iDal^rt«Ue de« uéceMilé»; mai» comme ello on fuL utuni U plus iuipti* 
rttuMi oll« dut » co motjf ki dirTution univorc«ll«, on m^cn? 1«mp4 
qu'elle dul i une autre r^lion de rcvî-'lir peu A peu urt onrncCira «ahtc. 
Coât uiu» remarque profcndi?, Tuie ti iiou< n^ nt)u> trumpona par la* 
pDsHtiblei. qu'une oouLuni« ixQ diïparajl pviut it rnovure quv dii^ilnuc 
ou •'«Ifaca Jo fcetoin qui la Uil n-'^itre, mai» qu>lle y gagiio ■«uLein«nt 
. à naître qu'il dccroît. un cttr»ctâr« do dcsintcroasomeub ou de noleii- 
I ait* ; t'&varo qui dans I0 prtmilpn no pouvait ftlmer l'or qut pour Igh 
SftllafHCiioïkvqu^il procura liiiU pfir Tainirr d'un niriour rxcluiïf et d'au- 
unt plu* violent; dt* niônie la famjUOn qui nu di^buL do Ihumamie n'on- 
trcl«uait lo Ecu que peur s'en servir, c]ujiji<1 c<1Io eut Un muycui de 
rtUloiner ruuildtutfïit, continua de r^iiti^^t^ri)!' pour luÉ'inùmi? «t d'en 
Iftin l'oUjci de mûib dèiinl^i'CJtfica cL pro^rv^^ivcuicul d'un vérilulik 
€itlte> • C'e*t Le jeun où >l a pu oi^iuor. r.^^^\t M, R., d'Aire cor^idi^râ 
cotnme utile, que lo fou domentique n commencé d'Hro c^u^idéré 
oomiftd ukcr^ b {JLcc pntmiirtt fcrntfM dit la rvlujton» p. 'J^l). £t un pt>u 
pluM liftUt : « 1*0 feu mâcré n'tet qu'une f<»rn]« chcUjr du fe;i doino- 
liH|H9, c'e^t le feu lioiiiCBtique etjourn^lu-f-^levé petit h pviii à Ijtditriklld 
4o Ibu de luxeouti'aditiunuaJi k Ia utile d'uti dédoublement r|u'evpliqite 
■ lanèoetieitâde aoo<erv«r loFoyfir perptai-tci.n uno4»poquo où le ralLumer 
tfaequv iois quM le fiUJftil 6lnit chonc diJTleitc. ■ 

tï^n» Rtfpclcr J'untvenalité, autrement djtTieiÏJ^ â expliquer, du culte 

lu Cru {notamment ohea lea Perads t^t à Hooici, Thypothcac de M. U. 

t^ mIou nous, le loédie 00t»tdtr&b1e do rLipprocher de In d^tieu^'^rrlo d\x 

Iqu. cotte première conquête de U dvilLsaLicu, lo premier t^ulU* dus 

homme*; et il vaUit I& petne, en to^l cli4, de chercher «1. au uurpluH. 

î\9 n'avaieot poinl ooneftcré le» preniièrea ijcuvrc» do leur ima^^nattt^ii 

h décrrire eu A ehanier, dans des hymnes, l^ebjct lo plu> eenatanc «t le 

pluA UéaintireMé de leur? prciocoupniiïu^. QuAnt aux hymne* primitiffl, 

dit r&uteur [op. cit., p, 3j), « on peut se le^ r«pn-«eri[er tout ii la 

fuU comme des ôUuh de Joie provoqués cliez l'bonimo par J^k \ue do U 

pltL* précieueo d« t«i wuvres, et comme dan aortes do mrmrtnfOA «it 

d'cncoura^muiits auxquels le* aaciitîi^teara avalent rcooura pour 

«'exciter 4 la besogne «acri^e et pour y exciL^r les él^menta du snoriliDa 

qu'ih personnifiaient pour b ci r constance. > Et quant liuii hymme» du 

Hig-Veda» plu* ou mf>mB êbi^né'« de ces liymne* primitirA, JU n'au- 

nltat •• pAi encore d'autre objet ; no uo «ont ni dod pricn^a ni de* fer- 




30Î hbtue i^uriosopHiovE 

mulcJi prQpitialuircH^ tixx Kusni lit furorlsiïnt lo «nGrin<>c que potiF|« 
■aQrilïoo, ot foLjrnknHf*!!! ninjTL ie« léoioLgna^R Ion pltic (^nalnt d» Yttt- 
tàriorît^ de In c^r^mcinie 6u egjird h U religion, ni Ton entend pv 
o^ll^tl ]ft dltpo4ll(on r1'««prii eoup IVif^E d» Inqu^Ue rboniin« pense ei 
&giteni<ubf>rdoiiné des djtux fp- 36;. » 

Noua Injïvoua atiK «AVîtriu «p4ci»uK et cornpAt^nCs )« soin, qui t«ur 
uppjirticnt cxclunEvcmonl, de so prononcer, 4prû« un «xamcn appt^ 
fondi 01 imprirtUlf aiip l'inierprétntion doa talion pi^opns^r par L'ïuE'ut 
en p^^lâul de cc^Uc hypoth^iAc ; et noua nniis oonlcnt<»na de «iiiïQcJcr l'a 
tentttpoini» i*i;iîeïilielH qu'il •effopoft d'étahltr pour nwommnnri^r «t M 
besoin pour dérpodrc U iDéthod« qu'il inauurvre : t" J«a Vcdai octt étn 
de l.ï pirt de* »i-:ihrniino« rohjetdVaiidpH ^l io comTn*»ntnir<»» auEqiieli 
les hynmeH, primiiivcmcnc chaula* et cooPâfl îk la mémoLfc, oni ûii pri' 
oïi+Smoftt d'Mr* pour k prrmUSrrt fom «rUs ai d>ira ûoncorvé*: ef k« 
commentateur» hindoup» préo6d>irkt d>iiis ocllc voie l«< interprète* 
fnodern^ft dci Vi^dihv qut l^« oni suivis et sen «ont iri<p|r«4» ^ni^ndenl 
le* hymnca «commis dcH a>uvr«s relîj^ieuaeBt célébrant \a puirmanoe àt 
divmiEvH i]iuU)p1i^4 nniqiteile^ «ernlL nti^ri «picvindjLtfomonT. Ia A^kfrrtre« 
du Ctïu: M. K. oi4l dono en contradioiEoi^ ftnffrAnto nvec l^^» commeu- 
tairnfl hlndniiaou Mr.'iyi/ïuin^r'^. -— MnTail ràeunprrttttor'JtridflrfiHdftmipp*- 
p JcHtii'^ Go^vainuu, écrit 'LI dons le preniLcr doa deux ouvrage* dont mou» 
rendoti* compte tP' ^^)* que le tmLte de* hjinn*^» du tCig-Véd* étaU 
dcYeiiit poor lei> Auteurs dca Uràhmanau presque ftUMi obMur qse 
cditl do i^hant de4 Arvnl^H pouvAii [o At?mMor h F.nnius et il S»< eoa* 
temporulfiM. 0)1 le coinprenAil (ïTii;ore ob«or pour en tirer un bcns con- 
fnrmARiii «ilpnni^r-.^ di* 1a irrammnLrp. nui la tU-ja trnp p^j pour qu'il f>'il 
C«lul-lii mfmo qu'y avniont attaché lo« hymnojrraphc*. Tout d'aîU^nr* 
coni?ournit,en d^plLdu «oitvenir dnn mott, à fatorluer l'oubli da« %d6m 
ecrreapnndantoa : les riahia aviieut employé un etyb rempli de fifnre* 
ti rendu pxxv aux ^nl^mJillq^ie ti decvetn: i}» se di^v^loppnnt, le* niow* 
ATaiciil cEmnjci': lesncoti ^voient chan^u. les do^uies a%' Aient ohangô; 
Ia Un^i« etle<ni/\mn f>E nurioul nrnlE rhnnï*é. a Comme «i^gètcf 1m 
BrihmanAA doivent done être rôouaoa, p^roe qu'ils sont [m projnUroi 
vlotimesidu d<*veloppement aymWlqïie du aens des mot« dont noua pisr- 
loronfi plu0 loin, ot dout Toffct pré^iHifiiicnl cat de personnifier de pliu 
en plus ^n dlviiilUt!i uiullipIrM 1«m éléEneul* du -la^rjfloe. GomnTe lextoo- 
çr(iph«« il«nrni(^ritontp4m pLuadc eortiianco : car ici se pove UqacaClo«i 
do *i!ivr.ir 1 ni l.'L Unjfiip vrtdlqun Muii **noore eoTnpl^L«ini«nt «omprive 
por Icjf nrrdimjtnaA, am tompj> ou éIh ont fonno Icure c<oleB ot ^nau^ufé 
ï*«3ilHteTiec nnirctcllc du rninicHt on dèvoloppant In litl^lrotur* (lico 
olAMiquo.,- Dnne la manière de procéder qui dut pnÎTAloir on pftrclUe 
matUTo, lev nipport^ ôiak'nt n^i^essai rement trop i^troitft, entra Ift dner*- 
minatiun ded rÔHultata d? t'exCvS-'^e individuelle et râtAbliMoractil delà 
grammnfro flrlrnrilLqupij dont l'i^lude TaliAU IVime des ëco1e« briîliraa- 
nLquc^^ pfïor qu'il ne »oit paa InNs vraUemblablo îi priori que la leii* 
cDlo^id du KjmnoWt elitAiiqn^, an ce qui coneerfia La ian« de* mol*... 



1 mtfthoïoyte cvtopiht>nc. 808 

lion v*idi<nie di'vnit donner nninsAnuo. ■ */-ff Ri^~V&da^ p. 13,1 — En 
rt^«nm*^ ' 1" Le* cïti^cfcs hinrlouK appliijnflnt irr>p tard \\ rai j fcièp-lim ftu 
inoin» ûpr^» l'époque de lu composition <ï^* bymncst ifiii rcmonleni cnjt» 
mùmct it h* iïMv-^ Mit TT)riiri< et ii:iii« duitie brnucoap plu4 availI Jwufr* 
Cbrjttf auA Viïda» qi*'il" no comprconont plus, et prémAtmcnt pntcc 
qii1l« ntfi Ittn camptfTin^iit pla>i. iint^ niAlhoflft d'liiti>r{>Miriiinn 4L]Jpu«l k 
d'autnnlpluaii'crroun qu'il* n'ont pu* h kur di«pi>itUton Icn ro-»flnurc«« 
He U ^HiFi»mnlry iMimpnri^iî : un p*m dûnn a d^^dorcr tms jimb.tgr* ffibo 
Uur AutEjrik cat nulle, on «c stji» qu'elle no s'nppuic pa% aur une trArJI- 
tloi) qoi remonte à unt^^poqitv où let liynin^ i^taÉ«ni i*ncoLT pum^ 
pHv (Ur* le «en* UFJ^nitiiifclic.il, lilurciquo «t roliiïicui qu'ils Aïitent 
piHirl«ur« nuicnrii v iJ^ Rf^-Ff^tifl, p. î) — îi^ Car (^on'ï#f|ii*'fti t-'ixi au 
l«ZtO ^t« V^dut ({uc, fAiiant Inbîc rx-^c dfî» cornmcnlbirc^ et de ti Ira- 
dUton, l'inrTianlMle doll dÉreoicmi!<nc »'nflrff**or en s'jilclunl do tmitc« Iû< 
rcAMiurcci que (cct û sa purtco Tctymolo^ie Tondée sut U i^rammaifo 
d l> ormipiir:iLsijn vl qui Tti^nlent dt^f^ul aux pn<mier« iiiLerprùto» 
fJ6i«f-k p, '-O^ — ■^" Kniin, on imjv d^» inohdrciicob et d04 non-arna pru- 
l4Ji<1ui4 dpA Vt^tl.ift. dont 11 ni» rntit n priori nreiiii'^r f|ij«i noA iriifjdc- 
Ûona, b crtrrU-ro rcHlo imvcrle, itiinnc npptîi fînlh ce BcrK^^ictic et tant 
cl'AuirCH, i ccnv qui. c]<* terminant a Tude de ec» pcs^ourco» le ions doi 
mot* v^diqucp. ï mcUnkicnt un terme et Ic9 réonudraient d.ini une 
ijiiil«^ MtiifaJi-iLUi* d'inLerpr^lalimi. M. It rovendiqut cl- druit, qui 
BCioblo bien ^Irc *»•> clToi absului «I dWi de lu ecTto approt^Liê plus 
qu'AD n«> l'AVOtt fair. Jnaqu^fi Im de ee^rn imlCi^ rôviV. ^ A nn* pAUA do 
prononcer ajr l^usair« qu'il a fait d'un droit inccrlc^tablc- 

IJ, — 1^ ihhnie tiutquc dr-n Vi^dan «nralt dono ri^m^mcmflnL timpld, 
«vunt i|je les \iLrialians ol les moduULJoiu (rcduLlca d'mllcur» Ji des 
ivpt^iitirmi eIii ménip (.^ontenii d'idr^eit kntii« d'nnlres moH) i*ji nernlent 
Dombreiuiea «l cunipUquév^ : d sontit la doweripljon d'uiio crri-inonto 
qui * erm^i-ituic \ :iîliimer t^t U cnitim^tAr un fni acil^nnel A T.'Lidr d nno 
liqueur tnllummuitlc, et qu'un .ic<!ompii|;nakl d^an chant L'vllkiuiquc con< 
n^crà À l'apnlof^o de ivlie nt^i^moiiie. rVat-À-dlrc Ji nuliJLllcr qu'elle 
É'ocromptil et À Aoef>iiipA;;iier Bon acoomplincmont. « Ce que ]c prêtre 
■ACriflojiLeur d^-vril ft chntiLe, ii't^l Iv feu A)rnl Hou-t l<JUieH Hcn formel 
et don» tQUa Bca èUtB, qui d'^iburd n'OAt pae n« j^'a)» et qu'il exoito 4 
fiallr« [Ad«v»riir-/.W.i}, o'^Ht iloiiti aiM^t-ï In Jjbfttlon.^Dmi ihuile. jfriLluic, 
beurre, liqueur spiritui^u^o) qnl le contient en quelqu<! (tnrtc on pui^ 
•Jijio^H q'L^ et prL^«L^nl« Kiir I'avuidI avant rappuruuuT du Tau nu qu'on 
T«r»o «tir le feu pour l'entretenir; pUL> c'est lo feu qui en dnrt enlm, qui 
«• di^Tftioppe plus DU tuïiin« vite, qui rencontra on non <\ti ob-ttiiclen, 
qui k4 «urmonte, qui o'élùvi?, qui oropitu* qui furind doc pi>intGB «t qui 
britle de tuut ttun étslut uu itomuiet de L'HUtoL 

A U pauvreté extrême de ce fond* d'idée* on «c rend (^otnpte que la 
po&<« ne pouvait «upplt^e:* que pnr l,i miiltipllcntlfin fi i^nllnl dn< mAmtni 
description*, et, pour leur enlever au moia» la monotonie de In forme. 




30( 



itvuB pfljLOsoftawn 



pnr ecUo des mote néo««Balremoiit m<^tnphori(|iio8 quf dMgnntt l« lev, 
U lilijhtion. et leurs Jlvflrs i^laLii. r^llnrcioFi. conflagration^ oI>§tacl«< k 
]h cor^nngmtion, hruii ot «tfk< doa n;inkmos, «te, etc. 

A uno tpciqae voUincf de rêjji:>[|UQ (I?ji Vi^iUa, ni k monirv qu'on "Vn 
éloigna «1 qu'cfn s'attache <lc plu« vu plvia au t«xto «n perdait de vitv 
le Bjji't'tEicltT, o«Ilu Jiiullipl^citâ ^l cotte ivi'rfwiL* iîvn Tiirl^phfiriMi ;ill3tPiU 
praduiri* lour «ll^t n6oe«ssi1r« : du id\a\t. i^ontorni^rn^itt à uno loi ^or%' 
«i(lér^4^ uoniniD coiivtnntc |Uir Ica lljitftiliitrï*. prciitlro au ])ropra li! am« 
da> luoU mctaphori^uei, prendre lc« imaf^c* pour do» r^aUl^, p«r»aii< 
aliter, pu)« peu peu déJQer ka élément* du «arincc <SoDiA.Atfnl, l«s 
obtUclCfl ût Je« Volt), 0l [ieupL«r 4J414 dieux muliiplea lio U mytholo^e 
leb râi^ii>iiTi JivQi'HC» du ciel cl do la turrtf, 

Le pomt do vue ordmAiro dnn mytNnln^uuK 90 Iroure tioao f^A* 
VBDtiï J thudU qu'iLi «tiijpiifjiient riciliVrlorltr ru rjfArd auk hyiDiMt 
d'un» mytholugie (ondveiurla pdntuiitiLljc.iltondcfl f^^ind» phênomonet 
de U iiftture (vu>. la diiKTUMJuEi ot In réfuLilion ûv.% lïtécrlen nata* 
TAlliftct daaii k «econd ouvrAgo. pp. 1 * 13], mytholcfrio qtii eti eâx v*m- 
Btiluô en quelque sorte lu fofid (jjëulu^ique. ve aujii le» li^iunca qui 
rlgovreu«am«nt lont aniencura i ta myihoto^e, «i qui I «itfpendrent et 
Ia développent flr^n» U Eiiâte ûc» siodc». il<-Lnit touv le* rftnteATix imlo- 
europ^ii«T par la vertu dune loi du Ungaj^ qu'on pourrais déllnir : 
ïe patiA;ige du £dti3 lUf-UiplioHque au bujis jiroprr? tit* mois. 

Nou< n^ pouvorw son^r, ij^inv un simple eompte rendu, & luiTre 
ftVcc H- fti toutoe te* applIcutiociFi de cutle lui au Jii\«lupp«meiit de la 
mythelogie lado'eurc'péeane : nota «ommoH fonErainic do noua en tenir 
l on marquer les êtapee aucocajivci d\tnn la iaraiMion de ta notion 
gênérnle des dieux [mot vodïquo dvv:i. grn? ^ï^^, Iniin diru* — a«n> 
primitif : lumière, êdat, ohoae luminencie, déi^guunt dnburd * le5 Tcux 
du aaontlee eonsldêréit nu «mgulier ou nu pluriel ei maeeptiblee d'être 
perdOimilléa métaptiorlqucmcnt et collectivement aupr^« d'autres dést- 
gnationa du leu du aochlica censLdâré nu itn^'uJitftr, comme oellec 
d'Ahcui, liidrfl, Varunn-H. " (p. -tOjjidcn moris et de» non-m'^fin. mt'rfda, 
AmrfAE moii-alluin6«, nlluintïe}, ent'endmnt peu à peu l'mloe des po«eé- 
doiil In ini>rl. morteU. et dce ne pusiédant pas la mort. unmcirteU. «l>*i*L 
ft^LCpr^ni {p. -1!^ aqq.]îdu êéjour des dieux. J'UlynipeJ'Ouranoiet t'IJEther, 
le Cioli ré^çi^ns où e'él^ve le feu du naorilicet rOIympo. pHniHivemeuC 
confondu liVGc rOurnnoa no devenant une montage qù aéjouriieut lee 
'dieux • qu'A i.\ faveur des i^piLhi;tc> q^i'd rpçoll u ^p. jG) ; du uiytlie de 
Di^E'Zeui. auquel il faut juindrc \ct (roupies mytlnqucs do Kronoe- 
lîhca, de j!!eua-Hêra. de Oaranos'Goa. pui» lee myLlies de TAuront, 
flU« Ût Zeue, de Krono» qui d^^vore *eH enfants, de la lutte de 'jS^mn 
et de KrouoOp de Zeu" et des Titans, etc., otc, <p. 03-6ïl>: des iïi>thr» 
diver» relatifs aux dioiix ^rôpitants, faisant du hrull nu parlant, puie 
par eitcn»ion Ayant U pensée et la sfiguïsc , Jupltirr toonaut : 
« comme le^ dieux vt^diqueji, Zeus ent non seulement cneur, truie II 
edt encore, et par cela même, penseur et sage * (p. 119); dti mythe 



AKALTSES^ — BEc^r&iiD. Ori^fiti^ de la mtjthoîogle européenne. é1^ 

d'Apo]loa chAntciir» mU4ioi«ii ot pnttU:, puis itoMiii, et dieu dca poète* 
tel 4l<« tlevtntt ip. \î'J'\T-i}. da m>(hB di^« Mu^hQ^. forme féuijiitiir et 
p]ur*IÎHAo du mytho d'ApoDcn cLthArùdct, et pcrBCimlIlant Ica libi^ 
tion* «fiUtuiimrptt fit crèpttAntcH nomme }] pcnuinEilIto I'A^F-)Aia, des 
âir^cj, dca Baochtmlctf rii»/.oi ou IH</o;. lo ■ oriour •)|dCM MÂiiftdo«, 
dci Nymphe», *?to, fpn JC'f ii tSTj. 

M. R. moair« cnauit« itomEnorjt bûui la vnime ioi »« «ont développé» 
le ouhe de III prÎLiro l'oh, vi) (p*n nxeniplo ftf, prier, par VKl«n>ion de 
•^ v«r»or Ja LLbAtiua crép^Canio », a appolon» — IcnÉnviULUonsdt^ftpriytrts 
aux éUiDonu du sAcrlIlce >c mtxi itAntiotméoi. cui requâto* à Tadre^AQ 
dc« dt«axK rinHlltutii>ii dti ««c«rdooo (oh. vu); U oroyuicc â l'enfer 
(flh. vin) et aux dûmunn inbtiuolut ù U iiuiASAnco «t nu dvv»Utppvnicrit 
du Feu du MorilioOf av«o ui^jour M«\}Ctiv duna !#« profond^urit du eomo, 
lie la Nb^ftboH olj«i^ur«<, tlvi e\^u%, de 1-4 torrv ; le i^tyx^ l'AcliérLiri, et le 
Cocyto de i'Oûr»r d*llom^roi Corbûro^ i'jiboyour, f ptfrfionnttiant j, la 
f6l8 )a monxtni-oliMlAolfî et la llhalion cnnAmmco. ce douljltf Kilo «'ox- 
ptiquo d'aulAfit mieux pour CcrK-i'c qu'il i« ttent on aVAtLt, q\i h Vca- 
t«k% de Tetifcr j (p. Ïl3j: i-afer, lieu uû ae rcndi^tiln où rettunliCHl !«■ 
morld, Ic4 oteiiiU. où iU tubie^oM Joh supplioo» i>t clos E0ulTrDJit.'C4 ^lU 
itoiit altviiiti par les na[mii<ï^ Ju %icntkv), où «û luiidout Ivb iiiurUi,«t 
pAr «xteivïion uttoe lo« «tX^li d'où la tnytliQ dca UiampA-Kly«4J0N : lo 
oult« de» morlji (eh- lAh le* crcyaiict* rclntivn» à lu trnniimiifrAiJoa 
d4Mi ^Oii et A la délivranco {ch, XJ; 1«« premicroB iutiaca de U icarale 
r«llu;ieïitac (oh, xi}: VmKàii^mv (di- m); l-uIîii uiêiiio Itr:* h6|*oikdc-H &iM* 
oio^otiiiaen \^h. xiiii Ullos qu« celles d'un pAbau^e v^lAbro du premier 
livre de Muuuu (p- -IfiTJ et lea lù^uadea cuauiuuijmqutfB des Qreoei. 
notamnnciai let i(.^icoiido« rolutjvooaudelufcoH 

111. — Nuuft ik'avoiiit Tait pA«»er huuii Icj >cux du Ict^tcur ce »ec et 
ftrido nhiuin^ que pour lui donner un aperçu doi traditloo* feligietiioe 
relatlventkUeuItLv un relalkvt^s aux crL>}'anc<a que Tjiuluur ratl(U.^li«> p;tr 
de* rjuMons qtii tui nont propr^n» à U deacrlplion primitive du Teu du 
aocrJLw ttTll« iju'elte tierdit »urlie dtr» iimius dc« preniicth p-vi.r(c» — sai;]']- 
fteAleur4 dn |a tac» ^ryenno, Uana ka quatre dornicn cbapltrafl du 
mime niivrai^e, il prétend aller plu* Ut\it et rendre compte dnna le 
dernicrd<f< pratiquai de la ucrcelJvne oC dos contei populuir«N par ujid 
mvlbude HetiAibleoieiit neaibkble â ooUc qui expitquv le dôvolopp^ueDt 
dee mjtbofl r^li^ioux, c'«et'Jh-dire par la r^^aUv^kCion pluw ou moins ingé- 
ui€«iaDni«nt drumatiaéa de» élémenls du e^icrtfLcv et de lourH raptK>E'U; 
daw deux autroa, le xv* ai le xvi', <lc« oriçmca litur^iquoa d<r ta llt- 
lêtBturc et de l'art, dei hymnen notamment, de U danic et d«» chœura, 
puia Cot pocme« «piquoa, etc., par le d^nir qa'iritpjra aux homme* un 
speolncle locesHanimmit renouvelé d'en reproduire par la voix et par 
ie g«4(e lc« pliA^eti diversuA et jnaq^'auv nioLivi>menU r%uUer< et 
r>thmt»; enliii duu» uu ijuatii<;nie cliJipltie, le 2iV de l'ouvrage, de» 
ongtneu liturgiqiica do la phdattophte elle-mime et de U euenee. 
L'auteur auruU «tltisl ecoomplt eûn deaacin d^Uluatrer go;i hypothrte 

Ton «ITUI. -<- ISOi. ÎO 




RCrus T-IIILOÏÛpimiJB 

fondamontAle nt>n voulemcnt par les d«voloppcmnnU m^mo ks pi 
lointftms de touii l«i mylhcv rcli^eux dci peuples Uo Notre tao» q 
d^itent «Il offM B« rAHuch^r au culEo primitif d'une mniLU-w naturcll* 
■OUB la richosM et lit varièto infime de Leur évulutjtvn, idû «ii«Dre 
|ttr e«m de toutes iC9 formes de notre oivlIUfttion «t d« B<jtr« oflltote 
îiitellt'i'ttjcdc q\ii. de di>it prgptv avgu. ou drpuQdent mollis di 
«t qui iTiÉiric parfois se «ont «^ansttCucft A l^^^rdde* mj-thoB ooeuaM 
^léinenU Anta^itisl?s dcntin'^i h let dissn<:i<?r. k Ica détruire et pfiQ 
pou il loa reinplM«T. 'L'«l «erait en [>ArticuJ^er le ça.t de< <]oelriov« pbïl<^ 
«ophiqnoa et pci^niUlques. U rrert croit pas ictiins qu*ellen omt eu, 
oomme iL dit« leur point d'Altaehe dana le luème fond« dldém d'où sont 
vdtU9 kti iii>lhc», bion qu'il r^oiiii^îavc que lu Irait c&niuU-ntitiquv do 
Ift pbiioftnphievn Ur^^ oit de B>tre deisiolivo ou en tout ais tSlr^no 
pour AlnM dira bruaquonicat de luule EDylliulu^'ic et de loiiCa (rwlIUort 

Ai.i Kurplus, VDJoi comment II déllnit Lui-mC<me le seUB et U UmKe 
dw> rappOiFte pOMibl«s de la phifO!*ophie avec les tnctee vêdiquoa : 
fl Tn partant d« l'idée que Ire lottes védiques n'ont d*au Ire ol^jel que te 
pnchlioL*, on ne volt pua a premt^rc vue q^cl rapj>ort iU peuvent tvoir 
jivuc tu philusupliio, dont le domaine c^l \t géiiijrjklt Cu r?jppurt xV\pU« 
qucraU |>iuFtAnt si tea prcmu^r^^ formul»? philosophlquoa pnuvai«rn|! 
Mnjr ci^nMi1<^réci ctïinmc te rëauUut de la ïiulr«tiLutlon d'un «en* uni- 
versel nu sen« partiautier d«e Ii>rniuliîa vvdiqueen Ur il «ullil de com- 
parer \c pnSKflgo du H.-V. (1, 72. t], ajtaîdfi «aii AtAyMa. < du {BwTri!i<w| 
qut f/ôUit ptkB est ne le iBaerifiee) AOtu«J v, av«c TîTiterprulation qu'il « 
rf?i:ue ^îina les Lipaiiishads. ■> du oan-vtro c»t tic l'être a, pour hv uun* 
vaincre que tel o^l; bien Je proci^dû nuquol te rAttnchoTit Ion nijtnIfM- 
tationi InlUaLea de U {ïcnace phtlusujphlquc^ Les premiers phllTjiopties 
ont ètù 1^ pr&mion oaiégotc* d«t textee B^^ré^ qui bo sont appliquée à 
ïiUrihticr un «onn général fou toMiioeoiiiquc, oc qui sniivent rerim 
nu mome) aux pivtHaç^K dont lo sl^Je pouvait s'y prt*ter, ^n pareil 
rcn tfiiLeH nul L'tô It^s L'jLUÎIuIeuni et lc& i^-^uidea d'une tuuduiiue k TexpU* 
cntioii 'ia la iinlurc qui, jusquo-tù, Bommcilbit dans l'cj^prit humain, en 
tittc'nit;ifit Ifî mot deitUni^ \ lui lianu^r con3cknc« d'cUc-niùmev Une fola 
rimpulsion rC(;uo, Vid^o philosophique Buivit en voie dan« lee conditions 
quImpiLqujïicnt b point d'où elle ébùt piirlie et le but nuquH ifM^ 
ttndnit- 'l'oua ses elTorr^ coiiBiatùri^nt ù dêvï^lopp^r» et parFoia 4 reott- 
flar \i'n r>rtiiuleEi inUiivlee d'âpre» 1t^'4 duiinôes du sens vouiimtn et dei 
t'cxpùrienec et à appliquer cette mi^lliode ik b di^terminution dee caunen 
proiDiï'rf<a et de li-urs efTet^; elLenbouIit aiimi a IVmtoloi^LH covniui^fo- 
nïque et pbplologique d'aspect rudimontoire dont tca ancionnoe Upt* 
nlshjid» prt'seuCenl le curieux Ifthlcim * fp, 370). 

Suit l'dpoHltion de quelques pn^anges curieux ûe cos ouvrage* Où 
nous relevt>u» pbuieurs ébauches <le la théorie dca èlëmciitx, seit au 
nombre de troiv : Teu, ean. nourriture, constituant par leurs LrAn^ror- 
mations diverses les sei^e parités de l'être hunidi:! (p. 372); soit mi 




AlfALTSES. — Rt£.iAUJ», OrigînndeUtmyVtohgiff ettrop^nm, SUT 

nofnbri* de quatre ov de cinq, en y njouUnt l'»lr ût rélhcr» i^onfondu* 
ou dUtin^tiôt (p. 3TI1, 

Po«r oe <iut est ile là phiinfiophie j^reuqii^, bien qu'avec les phyiilo* 
loituMon i>c lrt>iiv«, 4c I'avîm tie t'HUt«ur, » ait prc«onco d'un déport 
blon AM entrr Ica ^It^nr^tU jiurvmriu mythnliislquirv ilo rARflktUKi III- 
térM«/e MCCd^otAlc et ooux d''tippivriïDoo coiini]gi>m^iio nu phUocio 
pblqUQ ■« M. lï. Diilrupmid cepeiidmiC do nrcrrilrer que leura ■yNt^cnon 

■ Mit la m«m« oniriafi litur^qufi quo oeu\ d« l'Inde «l quv. commis 
Ml» d« ]7nd«, ll« doivent leur ounniMlaned h l'appropriation d^c for* 
ndtov litiirjEiquM fttu dooiiMn dt? l'oxpëriânoo ot de U rnifii.'ii « 
ip^ 377), 

Lo point le pltii cunoux de non arf;amfînlalioti pt>rt« AUr l'intcrpré- 
uokm qu'il otmilnnt. «iTlnn lui. de donner Ji l'^«;cv d'AnaxttunndrR : 
ncHia DOUA y Arrèlcroiu ua instani- 

■ Unochode oerMinc a priori, dit Tniiteur [p. 379), o'e«t que ce rnul, 
4wcnna« tous Jm li>rro«fl d'nppAnvnoo loolïniquo qui ELfcaront dan>i \et 
UiAoriiM Dfwino^niqijjîH di^n ;uiclrnfl phltnAojihrH. 4 rH» cuipruiili: i la 
pfannièologio Hturg'qug doa vidUcn c)ioquL>nt Noui onuaycronEi dL>nc de 
eombtibflr kesdurinéoi d» lirxl» d'origine .iiicri^c aveu ui?lle«i dir L'éJy 
iB040|Çto pour «n èlablir la voritablo «isnilliïfttion' La raoîno u^ oj ril 
tinlp«i, i:r^pT». oic) 3t I*T HOiis d' ■ i\\\«r. alkr ^ iruvvrH, au deik de, ira 
t«r««r *. L'homMquo mtî^m *S|ïrvlJl«rft on oonKéqiMnce '< U fait da tru 
««raer, piMH^, 1s3im '^^ liVxpriïM^ion irhi Trfîquetite ci^p^ra y^V t^gat 
OaU. AU début, nu point do vue ctyn]aLo|*Lquc i>t liturgique, « Ica t» 
'■ vensi^pfldc la iprrc-hbaiioH i-, quVffectue pjir i^AeinpIe Açiil aja pnor 
il dc\eoirjaUk^ Ch^ï Homère, oâUo oxprt)»ftioii est devonuo formule; ain* 
i fr.XIV, ÏÏM.c/: 301 : 



iki Ma>^ 11 



vais voir les traroracco de b terre et l'Océan « ; c'c&t-à-dire je val* 
lMirar»«r U terre, etc. 

L'homénqueincçut dauAlcaoapre«isk>ua«dvtgy»3rr«ïa (Od.. IV, MO), 
^I^AYC-iq^r* <''" VU. 44ËJ ne «l^lllorait dOQC paa ■ miliiJ 1, maift 
iXtoéan fd«a libations) et ta terre /qui représente In m&me idie) ooiisî- 
iMrtgonmmnnnn miiurTr'rpirlYKinnir igm^duiiAcHflrc- Knd'autrea 
|«rBc». Aoua atons afTairo ^ une épithi^k dite de nature cnipraol^ 
difeoleiDent à la vieille liiu-raiuroliiurifi que. Si rotin udmettimi, comme 
tout noue autûrUeiL le raîre, que l'dmb#ot d'Anaxiiiiandreeat le résultat 
d'un mém« emprunt, noua y vnrrons rtfquivalent de l'at^yaAia (ou do 
Vaâai). le iioa*d6vcloppv, le non-manifoal^ de Maooit. Celui qui u'a 
put traventA. comme le non<d(^v^]o|)|H^, Lvmti^nt en pulMiuice tout ce 
qui lf-aver>era ou ne développera, à savoir l'univers ut leo monde». 
C^t In «ouree oonilaEite et mi^piâinable de l'être; aua«i AnaainiLindrc 
pouvalt-ii dire que, »rr^eo à cif prînoipe, la iréJidratioa productive ne 
devait manquer de rien... Je conctuaque lesiavanla mocierneff, eomme 




nEvut PH LLosoriiioc K 

HM. Telcbmuncrtt PaliI Tormory, qui ont éU Amené) x pcrtiHOt qutrl 
r#flii^t<' c«t LindpliTtriïiii^, uni upprttché par <1o« rAlmiLv d'ordre logtqii*^ 
«uul pros de U vûritA qu'on pouvait lo faire sftna employer b» donnée* 
grammuLtff^Bl^N t^t 1il«lMrlqi>nii dtmt \a vlrnu de faim itftHgn pour aboutir 
h tin réauUitt iHx volHin dLi leur otqul In pri&oiM ■ jp. 380>< 

NoiH ne pnflfronA, A U miu- de cectr intc^blnuir n limpide MucIdAMoa 
d'un mot. Lfu'anc quHtîoi^ : bj le iDut vient «;i hgno direoUf d'u&ft ori- 
gifk9 liturgique, i^L !i'Él est l« pijhit central de la phlloisophle d'Aciaxi- 
DDandf c, e*i-oe le mot et, par «uUo, o«c-o« l'o^pHI vudîque qui cet.ÀuB>j 
de^Aqueluonquo, Hiuiplralcur de celCo tlcrni^ira? ou est-v« l« philo- 
sophe qui a oholai le mot dans la tangue oournntc de son t#nipc 
«iprlTii«ir rui^ que le prliiuipe de Uiutes uhui» n'ni ni un M>rp« ddMl 
inino, i7omme le oroyoît «on mnicre Thnléa, ni un eoqie épuimblo, puie- 
qu"!! faut, Lujniine principe, qu'il pui-^e Ittut i.'ii^eridrerï' IVut-étre nt-ll, 
en tout CAD. diJlleJle d'jMlmettro qu^un mot do la langue ouurnnie de la 
iln du VTi< vlèele 4>ti A«iG MLnounï nU pnur un philosophe ^rer un ■«!« 
litiJrciqu<! pKTiaqLio to« moi» dov Védua fiuic-iii«m«i ftvjite&l, d'aprèa 
railleur, vcrn l,t mAmecpoqiie. pifrdu dniis l'Iiide pckcjr \a .'tutntirflile* 
fîrA^mAan«. 1^1 coua LTOiriun* vo[onti(jrBqu^ila<Tt6, pour AnaMm And r«, I 
un Initrumrnt d'eiipruBBiua approprit^ h an philu-mphlf?, nmlH nnri qult 
oit pu ooufltfTvor lu vertu d'lniiptr«r ooiLe philoHOpbiti même par uoe 
vorte dp vUlon dit la pijl«iuuic« iiillnio du £^oma efHE«ndrant «l^ruplle* 
tû<jnt teslUmmo* vivante* d'Agni- Lc« philonophen nrcetont pouMiro 
omployfV iiT\ tnAinn tcmpu que It^ur Uuffue \vn vorAblea Uturgl(|u«a qui 
e'y trouvaient «part et uombtvuT, muis, ii;nal>le-t-iU tmita lei coii>- 
prnndre comme lela. i-t Ic-t idcus philusuphiquan qu'iU f alUchant 
paraiBsent biL'n, sM en et»t»iu4L, en roHlor iiidi*pt<ndiiniee. 

Aulmit «Ji dIruntt-noLiM do** onupIftH pythiiKorkriefm du nlp«:-^ii^ov. ot 
de runit^'pUraLktA. IJo quo^qucm Tormulefl my^tlquoe quMa aient étAi 
obicurol* M[ili dAnn Iil lultr pjir Im pythn^oridoriH nuï-nifmcfa prAoo- 
Cup^ d'^^tciidre leuni formult^u juaqu'aui ('hot«« moral», 8o[t auriout 
par Un liyrndax puBEérieurea, il uVmL pn» duiittîux que Ua tnoJirM éê 
Ï'LcoIq n'frirnl con0tllu<> de bonne hoLii^o nne doutrino Xttê neito été 
noinbreriKqirilii n'Aient Tilt tui nflort nMiiiuq^jiililrf paurconKtrntrwdnaa 
reapoco lo" »4^10B numonquei tcloH nombrea onUera poaUif^k dec 
linpalra, ctu,)'. lia ont doue allnoliê un acns trèa prc^Ja à rdtiiptv da 
l'eppAoe pur eiumple «ju iEfe introduituiient par le nombre Ida Jimlloa {^ 
nffiac) Ocfi llj^'ureï. li^:n^ïa^ fturr«ueB cl vulumei. ut lia crnreitl qn« le 
monde doa eorpN iivnit irU onj^envir^ pir- ht vertLi du nombre qui Umito 
eti n'y intrf'dui^nutiou en riiiirndtit^Hnl on hol) lialinj de l'eapncc. Pour 
Qlptinaei' de teitea id^Sea, ili ae aont «uv auafit aervJa doa mota de la Ina* 
^ueccn:rnnie déjà ùxéb par d'jiutrei dana leur aona philosophique, aaDf 
qu'lla nione rien retenu, aembb-t-il, d'un sena Uturi^ique qu« a«a mota 
Avulmt pu uuulerdr, niulnqui b*âLaiC ^raduetlmnenl efTocié. 

D'est dono pOLit-^Lro par le« mot« en quelque aorte fftén'lîAJa en éfronl 
à leur oena pnmïlif que Iô» b>atiJmea dca preiDJera philoanphan Cfreos 



AKALYSES. — lOUET. Manuel de f^ tangue égtfptitnnc. 309 

trouvent l?'iir yv^ni d'altachi? ânn» Ici fijriimlci ût culte vùiJii]ui^; Ll ik 
nott» Acmbio po^nt en tout c^li qui» c« nuit par le U«a> Autrement pi'o* 
fond, do kur bi^uificiLlimi inytbjque et IHurgîquv; «t ikïu» n'vii con> 
cdiion* cfUA plu« Iurttfm«;it ati lat-aitr do collo opinion, qui oal d'nillcurtt 
O^le de M- ft«. qu« 11* CAM<>ctorE: liv ]>t ijhilosi>{>tii0 et ziiJlaïuuieikt de I& 
philosophie gr«vqua dcJi tes dL-buit osC d'Atrc «nlr^o en ^nllit avec 1% 
détvloppuiuont ikormal et iraiitLonnoL du mythe. Il aorikLi ^trnngo 
Do>Lt« on lui ait ii^anii»ii.-nwt\l. t^tLinC lillo do r^xpcricnco i*t d^Jft 
rtiaori, ci éLAfit «TCO la ekcioiicc, «fui «i? i;oijrLïE]d tininitivcincalavcu «Ile, 
L*lnfttnuiumt da dUnoci^tion tn plut pulKA»nt, etm^'rne ]i> n^ul qu'd «ut 
un |i]ur riTUcojLirL'. ëIIîî y a (cïut au (iIuh tr^iu^é uui? ov;oju^iou duiLtiUro. 
pour dtvor^(»r Auflaitût dons una djrcclLon dlilt-rcnlr. 

Ces rv»crve> i/cnL^vent neu à la puiuaticc de «ynlh^nc dont lémoi* 
gn^nC loi deux ou^fagM ^u« ii^ïuh vûnorw d« préHCUtcr nux Icctoara do 
Ia /ff ouff- Bll«s nVoLèwiit rien suituut à Ia valeur prcprc do Thypo- 
thcto fondftmonlal« doii» Tordr» don lait» myttu;li>gÉques qu'tilli> avait 
aijuit tout p^ur obj^ d'cjtphqucr; et douj^ croyons qu'cti« t'impose 
aoiM D6 dirons po* ^ ratlciiUoh ^n,out [favom :iucuno i^ratiit» qj'nll» y 
dc3uip|w>i uiiiU ^ la dboUBflion kQccIijc, of iicuao et riinccrc do touf 
eoux quk «occupent di> 1 biiic^rr^dev luyiUrii ei doa r«JigLi3jitt,auMl t>i«ii 
que ^lc4 védUoutA «l Oca indiaidA^Lild» 

A. HAKN£guiV. 




Masusi. tiK LA t>N<iLK tifcvpriE>»K. V. Lofot. In-^; Huph, Leroux, 
Uon ineoropàtoiit!c mv pnvo de l'aiilonU qu'il faudrait pour po^ivciir 
«pprL-cilor pcrtLii«mm0nt le aaviiîE' »t>(^-cinl de M. LorcL. inniK U m'vnl 
permiA dir diro quo i^on Af;JT)U/i| d« /zi lan^iit} vjifpticnnc c<vt ai l)i«u 
orddctiié eini claireuioutccrjl qu il iira uihu méuw c-n quelqui^i huurva 
do m« lAiro un« iditfl HUlll(iarLt<t de l'économie ^vri^iraLo «I d<K traJls 
prJnc^pfttix d« l'idlouio dont ct^Uvfit & pour but dtfpré)wiil«r le t^Ui^au* 
U 1»0I Avouor d'Aillour» quo, mime avoo un f^aido moin^ hiibilo, la 
^teÏMî ne Acniit pati bîon Iciurdc. La dmplicJlrn on |>ijurraii dire la 
Ipditiï grftinmatiaal» do i'^cyplieti, ^£t oïtr&Drdmmrcï et frnppo tout 
d'abord le «uvioa qui tu exaniun? la ^irumui'u. Hi lu» e.^iruiiii' le» 
âiud«» ujiifoL'fj^eri qui marquent la L'êciiiniiLi lo duel ot lo pluric^l dee 
aaïuti, ot troit» ou qujiirv 9uffi\e« servant nurl^ut à pr^iduiri* dea aub- 
Btantih, oo p<^ut dim que ctïitc [anguc nomptoio ni lu lloxion, ni la 
dérivation, ou du juoInk quVIle n'eu uae qno dau». unir iiiAKuro qui la 
dlfT^i^AOLe presque du tout au tout û cot i^f^ard des idioinoa do la 
famille i[]do'i;uropôcTmii!> On ua nuijraiL prt^U'iidii? pr^uclanl qun cds 
d^uxmtjdtiitdodévelopptMiAunt ruflSdntooutraLrvmii g6niu dv rûi^ypLion, 
puisqu'il a uommeacé do ï'uli iMjL-vir> on nt? sauruil prètvndrtf uuii plus 
qvlU lut «us*ent M iButïlao, attondu qu'une fouio d« uiianoett â U 



310 



REVUE riULOftOPinaCB 



mctit «n lalin» par oxcmplc, lea iJurlicîpoA ptmiEo tsti fu« «t «i enff»^ 
IcH pariiripeH ikclir» nn turiia» les adjectffa en biîis, en ivns ou fii?tii. 
HAriH p&ricr don Icmpa et de-s modes dca vorhciH, dm clab dcv iiiitMtAn' 
tif*, lîrii ndvnrbn* nn p, en fer. en tttx. Jr* fcjrnirii ilu «omp^rmtif rt du 
0Upcr]ai[r,ett.\, ui?.. n'ont aucun insirum^nt direct h l^ur acrvico dmnt 
Vancleu idiomv clo^ hkibElaiits âv^ bord^du NiL Atinni, »! ou I*? catitpamr 
à QOt àg^râ à noa Un^ov, o-UI l'Air d'avotf ^Uï trommo «itropfaié et 
arrftti* 8vant Th^UF^ dans nnn (l*^\vloppcm<îm itorin«1. l/îndl^.'iiJon e»! 
JtMtO ot l'on pout fa^Uomcnt dc mnclro compte do r^uiiionient pr^nta- 
mn* dii In *^vc h litinelle nul dm? «a prï'mi^r« cffinmaconre granim»* 
licMa. " L'^^pliorif dit M, l^rol. prrflonio une tktiomoMe UtfOft ikr*r>fîc. 
ÏA \iMi^ne b'chI iiiJiiii tenue prL-n<iui? eïuiieicK-ril la lui^iiut pendunt ptcib 
d«quaranto eiùclot, » C«tlo auornnlk>> qui proofriio do« iRémcs ralvona 
que «a pâniirie en mnii^rii ilo u'^AnimHlre, est t^irtn^v, en ofTrc. ni>i* 
ûon pnii InoMpltcnbli^, tljlo tioni aux ^krnon«tAni>AH qui» on tout p^f* ri 
h tnut'^ i>^>E>i{iir. ont jiri'^lr iVvitliiUiiH phrriii^tUpifî du InnjTA^ ft qal 
ne ïKJiit tkulrcï (|ue £cllcii dtmt dpp^^ncl bu dilcrnantition pcfmoncnï« 
 Tnidc de IVtriturtv Kii Kujpte, surlcui, ei?liu miïL' prliKtpaU* du 
fixité lin>ïuisliquo H^oat ifcuvét} entourée d'anAilioiroti particulier»* 
parmi {«squciU jl TAUt citer eti |:iremière ll^nu 1& niulUpllcité M 1« 
carn«tèrû extérieur et pablio don InfiCTfptionâ l^iérogljphfqvcv, soit 
qu^il «^Bgil diïB rnAiitfi^ïtcih ro\Auii^ d[-M tt^iLtea n>lj^leiii rouvrant 1e« 
psraU de» ti^mi>lc!i, ou du riluitl funcSpairo dont la pt^intvirc ornaii ta 
surf]ic]fï i}t!s «rtiftwe* diï tiiomit-s, rti Tmi uJLïUle h v.fs ron«idi^rmion>t le 
preeti^e fiavrû qui fi'ultucjiik de boiino heurt? aux formulot; votivei, titur^ 
Iflquee ou d'apnlh'^onL*. vi Texiatenne dèH les plus Tiaut» époque* de 
la protofision, oli pliit'X do la co^te d^s «eriboE» gardiens iialuivîls de4 
rfttrle* anliquo* ei rie» fur-mos ^^unnacri^oi», on verra «ans peÉfw de 
qtsotli?^ f^nmntic^d d'innlt<^rabiblc finit E^ntourêc l'nncti^nne Zanctir oc 
onnihLrn II <»[aU fiifdcalr. pcmr nr? pas dln^ lnip[>!wiblrH rjiiV'llr rhar^ht 
non DCiilcnicnt sçr. oons, maii^ un dr^tnjl quolcronquo dAna rcotcmbli» 
de tta Mrueiurtf luurpliolu^iquij. F(jnt;tcLtque et PJ^irlflcatCvir. Si. nu 
fi om m encornent do Tùro cbr-filienne, la lan^uo 4^|r,vptE«nrte clAÎt Im* 
iDuablrr depufs quatro mJlio ans, r*eAt que di^puli quntrn rnfUe ans HTn 
6tn1l iloTttet cultlvtfe ot eantmlm^o, grAoe n l'or^anination du potirolr 
phriinon iqii^. d'nnr mEinJ^rif si t^nf^rnl» ni t\ visible mi\ jeut d^t tou« 
que rien n'otait r^a aituaticn d*cn modifier aenAibTeueni ]cst M* do »1 
Ionique ddte |;r&vf^cH «ur le ^-ranil- !^Uh rjL|Tpe]iinii-noui r|u'À InniiquiiA 
de Ja lixattoii de la lânjni<? ri^pondaii celle dea oaraotcrcs Auxquels 
cpl\v (hnt1otti.^ta1tdu^,1ieslli„'urei4 |iArlAtiteHduseii«deftrnui-i,app«l^t 
hi^Nlglyphefl, — OPS anl^o^identa conereis du» nlphabel? abstraits à 
fuilA^ dus eivIlJsatloriH nniuMnntm, — l'nv^lenE xftl^iA vu jul^^wii* croE<* 
aance et. roun r^vonsivu, rarr^li-rent net, 

I/lnvnntlnii pn^cocc dn la rrrpri^fientntion fl^^ur^A dr» ld^«\s, ou d« 
J'éoriture sans sa forme primitivement imitative oti rénïiati^j ft donc 



AHAi-TSEs. — v^ubt. Manuel d« la tangue i^f^uptU-unti. ftH 

«u pour clTot« oQ Ë'jr^ptc du nioiiu, do vuApcudro L«volutii>a ût Ui 
]&npui»- ToQt paradoxe que «amble lo lait, il n'«n est pa« moliu Tfti 
quo 

D« E>OJii<1ro la i>afola al d« parlvr aut rouï, 



que l'on corieidùre fj^ en oralement ot à bon drcit i^omnio l'^iaxdi&iro le 
plOA util« i3« La peoaée humaine «t ririM.runi«iit entre fous tlu U civl- 
Uaaiion, t'ctt trouva dAn» cctto cirouuatanoo partîctiliW nuhibta a.\ix 
pnigria d* Vuo« «I d« r^ulrtr. \a p*uvreti^de8t<trmeH brrAriiinAUcalM 
d<i U liuitt^e Ô^plicruio qui lui cAt ImpuUblo a pHvf colle-ci. en effet, 
dû ta daublf* r;kiTtilt.é dVxpHnitîr Wi aUTUtc^s ihWiviKtpr do tu priii^n ot 
de Runicr les idccs nbairnitfïo^ Un peut U c^ornparor â oct CL'urd â une 
ariUasnFtii^ue (ru^lv- :i lïtqtii^lk' niiMqur'rjiienL A lA fuis Tuvii^e dr^pt frftû* 
Ijou* cl celui âo \'Ai)i;i'bn\ Ccai que a\ lu puroEc? n'a pua pour offoE d« 
créer t^Fi iJétiH bijuplen dotit len rapporta de i'r^prit aveo Irm objets 
p«r t'intorm^iJiAiro dci« lonn «ont loft vérltablo^^^voeaiours. otloaculc 
pitnw^l dp comhltïrr Ii*ji UWf*% cnniplniMt m dn r^MimrT ll^^l Wes nlm* 
pJca fK>uji la ForuK: f^rtllcctivc qu'on nppcllo ab«trncliou> Ainni a'cvplï- 
que pourquoi \n liurr.iturc de Taut^lfliinr l^i^yptn <Tiit ronl^^u ni Alèmea* 
tftiTC. pour ue pua dire si i^utantjuc, el d«povirvuo do po^aic et d'élo- 
queu<;e. u'eHt-Wtra de* toutes len fonneit délicates, prurundCH ou 
élevi^c» de la peaaéc- 

I^ rArlprnqu(> nul vtaIo : In rlc!h<?iiiiv> rt« lu ^i*ammfth'e d« la langue 
grocqaCï par cvGcnplc, duc À stci IIxaUoii taidivi-, ot^l U <!AI1M «««tcu- 
lltîUo àe léfpAnaui%i>amnnt \nta]\eciut>l Pt lltii^ralro manlft^iut^ par lop 
osiitrcfl d llofu^re ot de PUton, do Pindarc ot d'Hérodote, d'Ënch^k 
el de Di^tnuHlh(>tieA. 

Que eoDClurc de cvq romutquOEt, sinc>u qu'en telles matière* la con- 
vcfefiCiPiMf ftV'tfl'dle eiqui" Tan ne ?e df^vt^loppe qu'^ l'Aid» i]'»i.i-iil;»lre8 
exUrieur»? .\ulrrmunt dit. Ice op^rationii do Vcêprii, ou do moiiia o«r- 
tAltiAa d'pntTo rlIf^R, r\f HrmI rrndue* pnMlbW qn'.iit moy^M) d'kiLKtni- 
iœûla Inurnijt pAr la lublurc «ane aoucl apparent <lu but euq\icl \\* ser- 
viront- Rn fait de Utigago, r^vrdution toute phyilotogiquc dp* «on» 
qui Durottpu, co aciublc, rester vtérJle.deTicDtprutiquo et féconde pur 
\e couroura qu'elle apjMrte» ^ii niultlplfanl It^a ou1[Ih de hi ^ramuiiiJre. 
»u\ foûvUooA de rini«Ui^tfucv. Muie cch outiLs. c'est rintcllifrcuoe 
eUt^-mt'imi» qut Iaa rnnd tfrU et qui 1«8 adapte ïn^llnctlvem^ni h den fia« 
quetck nat^ro no pariait p&»avutrprévuue;cïlo utilUo ctforldieo l'occar 
Méon, C'e«t aXtiiX qu^dle dovi^nt l'i^mulo coriHcJemo da rtJnlgmatiquv 
nature, qu'elle «r^c comme elle et p^Lr elle, maU avec eette dlCTé' 
renée qu'elle ■ In olalre notion d'un r^tullat k atlftndrc et d'un« 
intention à aeoomplir que noua n'apc;roevcin» ptis àrtat le» a^uvrc4 
direetCB de U naturr. Jt eut vrai que rinCc-niton c^xiiite pviU-èlre tei 
ooiDnie \h, et que iL nous la voyons seulement daua notre consciaiMC 
tt grâce k notro ccnacienoe» elle pcurraK o'^tro pas iLb^cnte de la 



Hi^ 



HKVUR PHU.OSOl'HiaOK 



BClonoocst dllTértTiitc de lu nùtrc. 



^{.■happer que pnrorr quo c^iw «aq- 



4 



L'KXI«'rs^C£ x>K una {paux iii-I?, ISOi; XiQtos Ldi9»rd}. 

Un ucrulc, «iveti «ou cc<uCr«. »ra r&yons ert b» circotiTércticc, flfure 
fr^tt bi«ii, ■«Ion M- Kauv«ty, l'uiilU organique de riiHiTor*» ba vit 
Qifiiipiclâ. ^ U fois \itit ot muUEploH V ai touft l«« pointe 6c U L^îrounf^- 
Foncû frciDt priH pour ddt £iroA douÛA d'unû acilvLtit propre, cm ètm, 
quoi que «oit leur nombre, peuvent «c correspondra cao» Abjurer leur 
lltwrt^... Grâce au centre du ceroU ot i tQt rayons, Mtk double 
ODuraiil peut >Vub]ir nlUut du centra it U circi^iiffrcncff n da 
la cilruonr^^renci) au e«nir<j ■, » Lo c«nir« Kpu^BCQte le priocipr 
d'unjté qui met ctmquu ètru au r&;>pori avec tous les autre», qai 
ABjiuro rhArmonia «t Lh flOlldstrÉt^ univorft«na«. Ce principe d'oiUlA 
□Vikt DJcu- l/ui>Eli^ de TunivcrA ne pvut Air? conlCHEée, donc Dtiu 
exEftio^ Dieu vti di}montri> icLentifiquenient, parce que Ia iiejene*c<l 
oblieéo do reconnaître à Tunivcra un principe unique de mouvement. 
d*orclrfi ot de vie. L>i«u eiïlHie, parce qu'il y a dc>t lois qui coerdon- 
ûont ol unificnl lous les pliânoinf^neB do la nature. Ccm luÈa ïoiii 1e« 
loiA de 1)]4TU, Tallc «fl[ In ihktto développa? duis la T/ieonomîf de 
M. Fauvety. 

Le« lllbl^eE duxviii' tiùcle n'auraient eu aueuDo objection contre ut) 
DiouainBL déltnî. Dllolbacb. par c-\eraplci, aurait admb aan^ pelnecette 
foroe qui donne lo inouv*im«nt «i la vi^ & l'univer». qui unit et tol> 
darise loua lea ^tnjs. Uetle force, uuraîl'il dit, je Ta^^pelto nafure ^ 
mAme, Al'ooca«ion, je la pAraonniD^ nn une phrase ^loqu^nc». ijuï^^ 
tien de iTiot^» MoU M. Fauvety ne ac borne pas à une per&onnillcatou 
littérairi}; 11 accorde une vfaic porionnalité à fion principe duïiiU 
universelle; il veut qu'il !ioit conscient: il en fait un moi, • Jo lu^ï, 
dit-*il, ftutorjtiâ k allirmer Ifj .V'>j (iwin comme le Moi /lumaïn, parce 
que TuniverH. dans >mjii objocliviLé changeante, variée et muluple. 
mantioMo l'eiidlonce d& Uiau, iibsclumcnt commf mon ccirp< tnaai- 
fo0lc mon exi»Lcnoo, comme voire oorp:i mnnifcatle la vAtr« '. * I\nir- 
quoi peut'OTi niniU pasBer du microcosme au mnvrocoinic ^ Tarc^ ijue 
Dieu étant la »ynthcae qui contient tontes Icd autres. i\ est împoMijble 
de ne pa« attribuer ^ la aynthc«e (uutcs Ut proprlâiéa, toutes loi puta- 
sanues. (ou» le» élémi^nta que Ton a. trouvés daiLs l'aualj'se. u Si jo ne 
pjltE onumérer Ie& qualités da Tètre con^^u oommo adéquat à runtvon 
Viniblor ju puÎB^ aprùa avoir ooutfiai^ dsiis l'iiomme telle ou telle qua- 
]kt<^, laitribuer a cet fiire, dont Je aula autorjaâ mdma à faire ï'k\ 



î> P. n. 

1. P. £3. 



AI^ALTSES. — rAiiVBTY. Théfinomie, 



3t3 



litiï oit nbâdHctila •. * 

Cetln di5roorntrtilion de Toxiitcnoa do Dtcu nnut piirnil irî* lriBUin« 
s»ntc. Tour lui doimor ud caractère réellement «o^enUliquo. il eùl 
fftllu établir ; {o qii^ l'unken €«t vr^iiineni sasimitAblo à un or^- 
aîssie YÏiAQt, t«l que 1o corp» humain, '1" que nou« pouvonn de noire 
mcï oonaol^nt pnuor pur lndm?llon i un n\Q\ c-oTiiclcnt de l'uiiit^rK, 
comm^ ftoiïJt Induisons le moi de M, pALivcty de» nj^noii doconsoicnoo 
^pi'it non* dont\o piLr sa piirolc et pir toi iVonU. Au «ui^t d^ la pn>- 
lùk'rc oonditioni iJ convient de ^appl^lc^ U diAliiKtion n(5ce»Alro 4&(*- 
blM par Auguiitft CoiiLi« «uir« io tt^otiJ*? «t l'unft^^s- L'unlviust «ut 
Tetucniblc d<»9 MlreadJadéiniii^» daualu oiol< 1^0 mond«o«ll«»3'MËmc 
»oJ«ire doot nolN* t<»rro fait partit^ cl dont l« sotolï o«t )o centre. l,o 
BMt «{r&fémo UKprinie ir<i» bien Hnconte^tablc unttâ du monde. Moto 
riintv«ra no icrma pnn un sytii'mo : l'asTranoiniu moderne ft detruU 
Tunit^ que luf attribuait 1a phllonophle d'ArUtate» 

Ia doclrlnu de M^ Fauvety lur Dteu eiil iiiortiù monoth^Ute, mo]V6 
pftnibéinto; elle oM munothéjvte. vn ce ([u'cllv conaorvfl du mono- 
tbAtiiiH) traditionnel la p«rHonnfiUti^ divlm^, et qn'ollA conAid^rn l'^n* 
tbropoDQorpbiamo. «'il «si biun «nloniiu, oonimo rnUtïniiclUmcnt Mgl* 
timo; piftnth^lHto, «o coqu'o1!« n'Admet pu que U moi dr'Lun putHe «o 
comprendre un» «on non-utoi Tunivere, qui l'objectiver «t le maDifcste. 
Le monde o«l donc, d'apr^it ct?lte doclrlne. ooi^t'^rnel à Dl^u. Lft criHt- 
tioa est iiuuccsaive Umib le tempa «t dan» IVtipacep Elleao Taîl toujou^; 
•1l9 ■'«*! toujmirH r»ite. Klle ne pont avoir ni <fommi'ne«m«nt ni Tm. 
ËUtf <:e»fe d'être ■ l'oiuvre d'un 4iro solHftirOr !«cul cUrncl ol tout 
piits«ant ■ ■; «t rovprffuilon dn CJtuA*^ premier*, npplïquAn h înoii, 
devient In e\nc le. Mi Pâuvctyticnt toutcei oen propû^^ltion* pour inien- 
tlfiqnei sin« le doueior dea contradi^tiLiitb inlii^r^^ntefi ù riuilnLliitin«, 

Noua recoarquon» d'Ailleurs, ptcoqua ii ohaquo pago, qjoaa Iciriquo 
M ntlif&it un pou trop raoïLement. Voici le rniaonnement niir lequel 
U fondo U certituile île 1 ImmurUltté' 

1 1/Btr«68tcequl ent. ^ i»> HUk«:dc»ne]n nuU oe qui eat. 

- î,r n£anC n>M pa». — L'I^lre ^Unt ce qui eat, ne peut Htc ce qui 
D'ttflt pa<. 

■ Iwï bjant, privation di> TlCtro, est donc contradictoire & Thlre. Je ae 
pnia <tre et u'6Ire put, 

■ Je duis : douo je ne puia êtra anéanti ^, » 

Il 0un)«alt de formuler correo ternie ni It» principe de cûntmdfatJon 
pour voir que ce pHucipe ne nous iLssurc nullement la aurvivarKv. Jij 
ne pUÉt éUo et n «Ire pna pm m^ïme tempn. M. Knuvcty a oubli'< qu^ Ta 
BiviillAnéit^ c«t une condUio;) nécosâalro peur qu'il y ait contrudiotion 
à. ce qu'une chose soit et ne BOit piLE. 

F. patov. 

1. r. JX 

2. p. im . 
a, p, m. 



3U 



nEVUB 1*niUr^PIIKrUB 



V. 4^ B«»U Iftbtl^). LB» QA^Uft &B LA KOlUtX BT E>i IWOtT. 1 TgL 

Ce n'est p*s t& iiou\obuL>'' do !& doclriots que noua donftiuWroiit i 
roOTr^ga de M, c1^ H,: il proteniF-rali liiL-mAm* inui Ifr pr^mior, fjir il 
M préMOtu o;«|>reWi»cnt oomici^ un ûéif;t\>ttnr de U * vi^lUo pktlo- 
•opbiA morftln é, Si l'Anm^nifimc de U dnciriEio nst pluUtl un AnutUgi 
k non yeux, du moioa tioua do lui en ferons ps^ uu reproche. Il (anl 
bien, E*t «tiriout vn ino]-Al«. rëpi^Mer ce qu'on eflilme vr»l, iadi qui! 
rotik c{uclqu'ujj ù [Mjr^uader, 

Mali- Ift dlAi^EinH^nn rt tn JtLntJllralLrtn d'iine dooir|nn,«| snrteiMf 
qu'clU *<>\U peuvent ai doivent filrc nciivi>», A quoi hoik prendre Ift 
plume, i\ laoinu d^AVoircte iiouveHei presvo à fournir ou d<ï noavdlet 
obicotioni k réfutcrr? ^i Ia vùtwi n'a pAa de dtUe, il n'en cet pM ds 
tnCme de In recherche et do l'élude, vi tl fnut bleu prendre lei qii**> 
llone en l'ét&t où elles «e ireu^'cnt. Noua doutonn que le trftr»^l de 
M. r\t^ H HAïUfjiJiKft hrAut^oiip di* Lf^oTt^urn h oe< i.^^ard Cette menk» 
fondée Hur U pcrlct^tion divirc Qommo but, «ir l» voleutd divîitf 
oommif prifK'kpe d obllguliijn, «tir U d^pei>ds4iiTe de laord'iturc vU-i- 
v\s da (Jrcatuur ot La ■ dvDtJiiAtiou > ;iBai^uvv è rhoinroo, plu« ejus 
tOLilii autre uttaquéti bur le lerrsiii pbilOHOphiqjt^, mais «Lirtoul, ceqni 
o»l plu» %Tùiec, it'»tSùU*utl dftntf l'indt tigron ce, flucoomt>anl moins siui 

aitAqiir'K itn ^nii iclvcrthutn^fi r|i]*A iVpiiiMimoTit de SA propre VlLslK* H 
Il Aon df^fntit d'Ad^iptatJon, c<!U<r 4 vïoiJIs taoraU * Aureit bssoi» pUu 
f|ue toLitfï Autre num, et igu'ciii l'nppmo iLe ii<mvfinui .'kr^urnrtfile suprii 
des pbiloiophca qui Is critiquent et qu'on lai infuse une vic oouveUt 
diuift lei ^mes qu'elle »*s plus foroe d jinimur Cest ce dent M. de fi- 
n's pei p&riA sa douter cl il noua paraît do eos deux cdtée £|rc rcslié 
bien au-itvHfroa^ <le U Ut?h« qu'il nabumAlt. 

l'reiLoua d'ubord k cOli; tht;i>r)((uc. tians douto M, de D. n'ignora pu 
lea doctrinfui nDuvnlInii. pnlfiijun, »nTin )f randR nécenMt^ dsnsuu ouvngc 
eor le» Emuc de Is morelo, il ^tcnd sa dt--<cu»4kon jbux docUiaee de b 
nouvelle ntithropolo^e crtiutrttilLe. Ssns doute ausaI. tl tisnt confits 
des diverses pbîlosophîcs ivor^ka paisqu'U ûxsminc, doos ua ordrs 
d'allli^urif fiuuv(<nt srbilrAire, t(*H priiioiputes th^ortet, de K«nt fc 
M. lJesud!»irti. Maie tout uols re^leen quelque aorto exiÉrieurel super* 
HoisL Sur ees lut page» ri>nf<acr^<*'4 soi divers systèmes, U cfitiquc 
an occupe k pelno un tiers. Ca u'o«l pas eu 4 psiges qu*on peut Uifc 
tnnir In crlliquo do 1s mornl? kantlnnn'', ni en 3 celle de I* akotek 
&volutionni9l<:; et »urloul il faudrsit presque du génî^ pour la renou- 
volt^r* an «1 peu rl'eApneo- A quoi bnn G«a impArfaîtea ««qu^sses d'un 
trsvALl déjÀ ai Aouvecit et qui?U[ui>foin iii mogULi'sIviueut ttûlf — Vtka* 
*ons-nous dç la i^ritiqu» ii lu doairmo pi^BonnsMe? U'e^t la loème 
inciiflisancc. Malgré un petit chapitre intiluli^ i l^et objecllous (163* 




AiTALYSES. — DE BAt:T9. Ijf^ hiiécê âe ta ntof^lf H du *tr'>it 3f s 

47:4}, un pout 1rcuv«r qu« t'auUur manqua d'un vif «eniina«rK (loi 
difïît-ulWa nUAqifc:llea »t heurte *cii »>«tèii)tt de iiior%lo iR^l4iphyf<i^[ie, 
Jo Itfl dariH In conclUBTon do U pr^fftco, ftprA« utio paraphnu^ du 
yitiit est m intrllcctu — aaas k rcUrlotion do Leibnu : — k Noiu 
no rftooDiuinon» qu'an «oui point d« d(>pATt il« no* oortnAiMancMt 
1a ooDMalatîoEi Jea TailB.., Dos fsUft, Hun que dce fiiita,.. v (iviJ-lJiiuU 
J« psM« qQ>^Eqt>oit paf;o«, qui n«> c-nntlrnnnnt jruèTo qu« d» la cntiqu« 
c-t d« riirtlujrv, et j'AiTjtr au U'hafi, 111 qui est I« prcroiErr chttpititf 49 
lli^ria^ mcrnl»; i\ ont inilEuJô : Lo ('«xistCïnco do liieu. IL Apt X'r^vl quo» 
a*iit«nt lul<iikiA« probAblcmr^nt l'ffTel qun produira nur le lecteur ce 
bond ifioitotidu dan« )n métaptiy»ique et ca coQtncto eiiEr« la mi^ibodo 
«ationcfc et U marine aulteo, il essjiye (p- IIS> de » junttUur en 
Inivuil remarquer qu«n fa)t de pr«»uTea do l'exïiitoneo de Uieu. il 
&*adinet iil les preuves tuutM conceplurllee de Dc^carlc» ni le poa- 
Ittlat de KAnt, itiaU fieulenent eelJo qui li'Appiiie nur Toidatortce m^me 
deo ch<]>v»- MaU e^t-cc par oeite porta qu'on a le droit de sortir dea 
tilte7U. de 1(. n'auraiMï pu cui parlrr dec difricuLtei particulière* 
de oo Hftut périlleux qu^on Appelle un pumloi^iBmi: trtnsceii dental? 
D'&lll^uTv on peut dire tjue le «en* du posiiif. mOmo dz^ui: Ia nioil- 
loure acMptiou du mot, lui fait d'^faiit, Cost Ainai qu'il ciujt avoir 
juvUtïé OOMre le* poRlttvisteH l'n priori, parer> qu'il % jeaUlié tous le 
tiom d'AriromoDI a prz<jri celui qui pnA«c de Ia c«u«o à roTïet. «le 
nifOM qtt'lci 11 eroit stiiit doute être rcilé dans le* limiteB de Vu po«- 
îerûtri parce quM at piieA^ de l'eCFet À la oauee. 

M. de B. e*t-ll plui hr^nrenx nt phiit eonvafn«ant lorsqu'il pa^fe de 
Dieu À l'homme ot â U morale? L'emploi du priiicîpcf esi-il plua satia' 
tolMOit quft «a juBliricratlon? lei encore kï dlftioult^a loiiflitm«'ii1«lea 
pttrai»><iit lui échapper. H fait à d'autres cnrtaineM objvcilou» i(ul 
poorraient le reiourner pretqur mot pour mot contre lut- Il noua dit 
fbft juitcmeiil, par cxaoïple, contre Spencer qu'il ; a un abjoie entre 
pOAef mtïtf loi d^ la nature et la prendrt^ pour ré^le morale. IMtirquoi 
te feral-ie? " C»t-co parce que la lot de l'évolution e^t inéluctable? 
Elle ne l'est pnn, bI L'on pi^ut n'y oppoeer » ^p. \m). Je dkral de mâme 
eopife lui : T'our<]uok dcvrnl-]e vouloir o l'ordcc >Oulu \na Dieu * 
4p. lîOjT Kit-ee parte qua » la volontL^ do Ulou est knvlolabU « jp, 119}T 
ÛUe ne Test pan ston peut U violer:—* ou h\f-a Ton veut dite qu Jl n'oal 
paa raleonnable de la violei', et alors U raison humaine se trouvant 
en dernière analyse le rondmiieut de l'ubtij^atiou [co que Tuuti^ur me 
fonDolleiRent)^ nn pourra tout !aii«tt Mon dtre qu'il n>ftt p^t rajton- 
nftble d'aller contre lo* loi» de la nature ou dr !a vje sociale, et l'un 
■ors peut-être l'avitnlagc ds parler du moim d'une ohonc mieux 
ooonue et oiEâna preblifmatiquc^ que la volonté divine. Au roite, 
comnieni la connalt-on. celle votent«f Sl ee n'eit pas par U réveU^ 
tivn let l'auieur nous Tait cette iinportanle cuncesajon. p. 17-). elle ne 
«e manlfeslûra Juatemvnt que par la nature inûme de» eliotos, tou» 
]oura iatefpr^t^e et ]uc^ noalement par U raison humaute. 





316 



«s vue PHILO^OPHIOUC 



rius loi» encore. attAquani b ih^ctit po»Hîve <lu droïl. M. 4c EL 
écrit : " l'rtuC-on r|j\nM eu «yirt&mif truuvcr \nit rai«ûn de rinvlohbilM 
do r^rdrc aulro que 1a foret* Ôi l'individu mcnnoc col &rdr« qa« b 
*0(^iiSi<} & Aubll, oUo U monnco d'un mtd futur ot cctiJiln, ixiriU tokl.. 
Ln «DOJ^Ic Tout . &i Ton ii«ï ne conforme plu m oello rokioU, tt 
Eubtrji ittio poino: vnoori> unif fuit vuiià touti a (p. 3îij, Tranip^- 
Bons : T Dieu io v«ut, voilù la rAÎsuii Ut^riiïtirc de ri>bliç*t)i>ii > ip. IvS^. 
^i rtndtvidii oomp^om^t coi ordro voulu par Ihttu.ceîui-ol lo m«DM« 
d'uu hiaI futur cl ccrtai:v < Dieu le veut ■: n'Il Yon no iw coiifuvai 
pc(« À ccitfl vMntu^H on RLiblm iint- pr^incr, i^olfA ;<iuf I (m voAE4>n ntac 
Icinp5 combicti M, do OaMs mi^oourijiit b valeur de Tordre Qmtitreldn 
ohOM^a^ Oe Tnëmi* ordr^, qui lui partit rntLonnol, qu^iiid i] l'eavui^ 
Gomni-r voulu par t)i«u, lut Bc^mblc purement Artîticic) qiuttd. UAt 
qu'on fln<^hfi pourquoi, il fAit AbKrrscUnn cto ci>ct<> oH|:ine divine, U 
aïondc, pri» on lui-mAmo. ot pur eounéqueiit l'ordre qu'il pr^^eola. 
D'ont pDnrtnnt pA« ehctn^t^ nuivunt qu'on n inwotlun on tiéj^llg^ b 
Oonaid<^rAttOD d« ce principr m^Uphyi^iciue. U »omb)4^ p^r «xoiDfk 
dftQ» ce qui pr4>eod^ qu(.< 1» atoviét^ i[irioti9nn« d'uTi ehàlliiMcit n^fl- 
porte qucU acEc» anus qu'il y ait de muLlfa a non cboix, et alor* U» 
«rTil»ndu r« rr^npnrc arrnrvl^ pAP Tlndivldu ft un oemblaMe ordre m 
s« comprend pluH, [Cf. p. Gt-] 11 est bien cTatr, au coAirairo. que k 
ehftilmoQt >nnetionnc lu proicriptton émBi^e« da la Aoofélé, maà* m 
la coDBlituc paa» et que odle preiLcHplioti ft pour fondement 1e« «iK 
^lïrieeiE, plus ou nioin? confu44<Dient Heiities par chaque eolt*oihtM; 
de son cquiUbro, de »on maïutien cl pcuX^étrt do son pro^rcii. 

Voï\ix pour \& côrfl théfirlquft de Touvra^p. Mais quelque iniulJîfltni 
qu'il nouA paraisse, os qui nou* parait p]uâ re^rottable encvre, o^etl 
qu'il manque dt^ iiie. Il ont mile de \-oip Ipb difliealtits ap^ulatlvM d^oû 
nyAlème mi^Upbfsiquc do morale; mnli il ett plua preaeeuL encore 6* 
«entir le? obetiicles pr;iriquc» «[ul peuvent Tempûeber d'Aire nDlim- 
mcnt d'uEie râiioratioD des consoienoes, M. de U. Ufiturcllemonl now 
parlo, danq »a prAfare, âf la or^K« momie; wnin ou sent qu'il eu piHt 
du dehorA> Il n'eu a paj« pi^nctré loa cau»Cfl. U n'en a pj^ Jui^mciM 
riïfldffrkU les erfets. 11 acuvori Innlivr^a, loaronacivneeeltliaoot reitfai 
f«rin^D». Comment aana eela lui auralt'il échappé qu'il ue suCSc p» 
dr fpitaurprlji i vieille philnauplije nmratff >. pumqup rVfit pr^MDifPt 
ollo qui ae rivale aujourtl'buî alTaiblie et impuissante à reeaaiair htf 
volont4*s? Mettona qu'elle *olt vraK": encore fuut-il ituppo4er qu'il J* 
quc-k|uo <^ncrgiû qui lui manque cl faute de taquï.<llo sa vérité ne (oocbi 
pluH^-^ Metlona quo l'ÉdiEïce soit solide et icAune prënente de btfaf 
debon ; encore fnut-ïl nous donner envie d'j entrer. C*e*l toujouJ*^ 
point qu'on oulïlle. — M, ào U. noiïu riipondra pout-Atre que Ie<*** 
pratique de la quijatiou nentrait pas dans son plan, l'ourlant il fd 
impoitilbli? <\i* le n^gïi^T'^r ('Omplèturu^nt. Que peut bien 4tre uni 
morale rùdujtiî à l'ùtat do eoierice morte ci d'&bstraclion atérllef 1^ 
bien, disait Ariatote, n'eatpaa la Hlmple v«^rit4; car on ne eborchip>* 



AHALTSeS. — JON GAVAMSCITL. Etlca. 



HT 



v^rM d'ui^c morfiln ne r^sidp ([ur iUiim son efflcacilâ <>t ii'o^l ri<*ii en 
dclwr«d«flréAiiItAUp»tiqu<fBqu'ottt}obUcTnti il fautblvn «dnaoUro que 
oetto crOioacilA fkHflti ijUDlquc «GrtupjirlEc iniiégrAcitA dn iro iju'on pniit 
«^pclor Ja v^rft6 d'uno murnlo. ICntrc ko • motiMon^^a util» • quo 
queLqu1^a-tIll1 L'un^^illuiiL f^m'ore uL lea n ii^rili'^s v iiirf fleuri.'* tUiiit 
id'aulr«««0 con1«(tl«nt, tly u pUoï' pojr uiio vlVîIù rMEomciit prutî^iiio, 
\à la roï» Accessible i^t »aitHrAUArkii?i pour l'iiiioDiuenuo. itt plu« <;Hp]ib1o 
do AOavolr tA vûtonl^. Kt ni l'on nbjncCe quo lo« vdrftd» mi'l<^phyHic|Uoa 
|lM oont prmtliju ornent fiLAnlcn quLt pAfnn qu'un ti'y omit p^n, noos 
r^pondrocta d'abord qu'il raudrait tiiort trouver It moyen d'en r«naU' 
veirr la ta\. an pluLot d'i^n assurer ti d^mml^lralLc>u: casuitc pi sur* 
t<mt 'qti« «i Uur dMor-iUit ou lour ïjtcortiludu en ootnproiucit IvETot, 
cV»«l pliiUil cntîopfl ralïimc qui If"* m-pare df* luiitr ApplUnllmi prailiiue 
cttuimatnf; gt f^u'ainuL, mArnc admUott in a^iptrartn par l'ontondAmoiit, 
cos • viSnti^i 0. dès qu*OQ en veut tirer une rv^\e de eomlulte, prcnnirnt 

fjaaUïiiicnl un air do piauK niva«ongei et d'artillaea suEpuctA- Coa boBon 
que Tuii préLimd « iiatitrellvs a (av) j^p penveul le paraître qu'aïUL 
!««prit>t plUi dtftt lotiglvmpi li rci7ard>>r !«« otu>iie« du c^o biui». « Tout 
celA seul r«rltncio), dtronviïoutcii j'cluuniant contre lanluur lv qu'il 
^erll d'un vlvoriAtrc : un éqviitibre d'Â peu pr^« soutktil l'Odkl]<!o qii9 
tous crai^Qi^iit de \mr tomber. Tous cei éUid ito «ufrisetit point. 0:1 
lo «ont, et l'on cberc1i« a eonvolidur eot Aoliufaudaççu branlant- On a 
fthandcjiiiit^ U baaQ unturulle de La uiuralo: ce uViL qu'en y ruveiiiuit 
qu'on peut IroQver la oon^anco «I lo oaJm« u [p^ vj- 

^^_ Olîtavs EJxlot, 

I II y A rLtns iniiiA THuropA iini^ laiidnni'n dn rnniplAiiAr An tnailArfî 

iHHJKOftl.on TAorit^n i->'MlL^m(i. qui l'ofoupait pronquc cxcluaivcmmit de 

^^pU'-AlEnii fl^riiLEcUl^rnrr, drl'cjrncEunntaEiiiiiilul'pvprlt. pnrun iinu- 

1l4Am >3^«tcmc d'uduciitton intf^^'ralc. oomplvio. c'esl-a-dii-e à la fui» 

Il1tttll#et1l(^l)e. physique t*t mornlt. Surtuui defiuiTi quelque lempu ou 

donne une attctitioii «pâciale 4 l'^ducAtion morMo, k Ti^ducatlon de U 

VoJont^i^ pHnnf d'aiitrHH 4-,auh<>4, tiiiuï iirijynnft i^ui« oifllfix qui ont pro- 
voqtMS «n prc-mkr lieu oofi tend ad ces, ne nont le* mothûdccicxpiSrimen< 
tftl44 iMr<idulii^H dnim tmii^il^H Ur«ETrhi?t dn lu p1iUoiioplilr< ai xurtoul 
tm p«yabt}logk. Au lieu d'AVoîr comm^ bastî un libr'ï arbitre mutnpby 
(que kni-uunprrhenitlblt.' ou nn fatallainu plua ou moins tii^oUi^lqutf, en 
• doDQo tMX ^tudcd icorAlw comme bA^o uik d^tcrmlaisfûo rl^ourvui, 
frAc« aux vj^rilables tuv«îill|<Atlorift hcituitlllquo» falte>i d'ftpr^.^ uno 
nâtbode qui U-ur ^onviciot- Pfu'notniïnc ccrJcux. TAndi:i qu'on ac«u- 
4tft l«s df^terminUioA dn iMtrulrn pAr but ennic^qiJfitetiK fkïrui'roa dn 
kor» priiwlpcs non nculcmcnt tout prtnelpo d'cduoatioii» niAta U 




31« 



RiTtrii pniiX)NOP»i|U 



i 



muu-<iLIi6 mèni^, ce oool «yx qui oat dooné ud« hooo «olide. dc« prte- 
olpod noicïiitirLquetf » U «ct^nca do l'MucaitÉoa «l A iT^ibiqta*, «n rtor 
pUçani unv lUvUplty^lquft obicur». Cf««t de ocs principes q«o »'Mt 
inipirùl ouuiirilfttiaiiOD llvro. Dan* on potlIlK'rA 4lÙiik»nuir«d'oQVim 
2JW ym^ct dretlnd aux «lèvcA dca Lyoéca ^ tout en tiftlUcit k p9U ^ 
toutos t*s quvEtlon* qu'ori lrriil« f^norolomeat d&u> Iûk 1iw«« cUm- 
ijutfa. rit ïtordont même e» ^craudc pAtlio le» (imaionn d'AnlrdgU 
Tsnckn plnn kl (jt)«rcli« A«xpllqu«r d'un« ttu^n cljiiro ctpréctulti 
v^rltaïjkvi (fnricipv^ d* 1* cn^ra]<t pour pouvoir aprÙ!i. daas Télhiquc 
iptfciolo, tir«r Iv^ ooncluplon* qui Mimitt nos ^ukI^td dan* U vl« fn- 
iU\tia. Noua croyons qu^U a réouL La Uchc n'éUU p*4 boUo. 

KK|K>«4*r d'un« Uçon comprélii?i)Blbl« diUK un potil traita pour dN 
élùvti» t^ui oominenoent loues 6tud«4 d*^thî(|ue Îca dircrto» lhcork« 
qtjl nnL eu ot qui otil vncore cour* en morale, I^m réfuter ponrpou- 
volr nrriiifr aux prùicipua da I^Autcur, ui y réuseir du 1» Th^oci duDl il 
Va fail, tQitt c«U J^ijoie un aitutur qui a c^ntprls »«■ pbtloitoplMi, qal 
•'«■t «uitnilâ oe qu'Jl » lu« cl qui lOêAlo «urtouC Irâ bi«a I* ba^ 
dcui* IftquvNo 11 6arit. 

Sur iiii arul point jo auis obligé do fAÏro de» r£»rvc9i, L'*Dl0ar 
«kdinut commo prmolpe de lai moralv U tliëonô utititarMc la plus rn- 
sonuablcr, la théonu de I>avid JluruiSp [l uuub appioud à puicr oooioe 
but do no4 atjliODH It» honheur ^>^n«<ral, MaU qu«l ««t to bocià««f 
fCénérmlT Est-oc lo pro^« que U Ui^rio d« l'^Ti>lmtoa ooua Indiqua 
ou (MtH>fl nutro chose ? 

&j L-'oat lu ijro^T^, pourquoi ne pu «xpo«er cette théorie et la 
moral» évûlatioimiEteH et aprùi Taoceplt^rT âtnoa qit'on noua lo dUo- 
11 foo acrmblc Aussi quc^ If? mot bouhour «f^nérAl est trop va^uc, QinI 
#at lo bouhûur i^éiiéral i Ct^ku conçu pnr uno aool^té quJ «« irouv* à 
un iTcrUm dstçrr da l'ccholle du proirrèa ou celui conçu par un* 
sociéU qui aO trouva à un dogrd nupi^rlcur ? A coup MÛf U ■«oooi^ pu 
lo pnamlvr; joaEs quoi c»t lo degrc fluptîriour? La Ihvorie évoluUoQ* 
iiihU^, qiiL TkOHi paji du tout gtAtuita. r^oui donne quelque» oonion* 
pluH QU nioljw précî»ed là-doasUB. Nou« croyons donc que o'cet G«lte 
th^crko qui ost, dana J'4tât actuoldo 1a HOionro, la e^ule bft*o •oLid* 
pour l'otliiquo. 



J. Stmda^ Ll LOf de [/HisfoinK. CoitétituUon SGttrtlifiqtiS de Chiâ- 
ioire, fPAna, Alo&n, 181^3.) 

M. Sirada' publlftlt, 11 ^Aqu^Tque trsnU Ans. un Vïtimum tironum 
ou VousUtuiion sctonti/iquo <itt la rni^fhodo. Il publio aujourd'hui une 



1. Dot&rue Mt tt vrai nom de rauloitr. La niiaoa 4a aoa paaadoajtoa 
bat dooAâo aaaa UoiiU pur la mot qu'il clic : « it fatlo t StraiiOf otrUOt »Ca 



AHALTSES. -^ I. smiiH- fM t^i de Ihiftoit^- 



H9 



•nvragVE qui ■ohèretont aft p*n>&o on rètcndntit n In momlo vl À la 
Kll|poa. On retrouve dam vc volume Lon c(uixht(^it ordlciiiiritit iIh ]'au- 
tour, tiii« oonik^tion farte, tin ««prit c^oraliautour, kvcc hca d^r*utv 
tu UU<T ahu^tilËcaliuLi eslrâfU'^ tfC quelquii Jibua dt la ]tronoi>'jpf^T. 
Is ai^ma <!«« l^cl^urH qiM> iiï totir orsioiro de bd Unguo rjaqu^ 

'déootirAiFBr, HaU il »« n'u^il i<-i qnr iiv yjénéir^T )a pvnsof' iJu livrti 
^t do la rofldro oxnctomonl. <juo do vont-no ua «ntondn^ p*r Ia iof do 
rùififrifrc ol VaCK^tmplitfemfnî do coUc tol^ TihIh aodi Iom doux points 
i oxajBin«r. 

Je luf Toudruis p»fl être iJÂu^r^ble » M^ StrAd^. qui h? nianiro 
•4v0Kalro déoUré du poititivisoie: inniit jp duia rxtrèmi^oioat Tnippà 
d9* rssMOiblMiDC» dtf son aytiU*juv 'ivou c«1ui d*Auiç^ste Ciiiiiti<H 

« Ldk id^oi incn«nE lo monde ■, dliwlt ComtO' ■ C*o»l J'iddo qui ooD- 
dttlt l'bomEtw ni le* n&Uoii* ■, dit auakI U. âtr»d». l'ulfl enooro : • Ln 
bonunos. iïcnt-i1, l^noroot qu'iU sont dod moohjnco loffiquoj*, eIch 
|kkmi d«i diwrïCA phases tju'ioipliquiî liî iliîViîU>ppi'mï:nt d'un rE-iirrliini 
■Dtailliblof ■ n cal donc rnm(<hciiiiMil inlQlloc-tualidtD. oommc «on 
Ultiatrc deviujcivr. Kt. pour J'uu l-oiuiuc puur rautrCn It^vulutioii cïtn 
ldé«< d4t«rmtQ« ^ la foin riyv(.iJution untièro do rhi«tûiro. «Juclloa <ïd 
•ont le» fcnajidwa él&jM*ii? où t'onilr pArU^I tien troJ« kn&n th^doifiqiie, 
mélApkf>U|UO Ot pOflIlif. M. StrAdn nou» parlo doK fld^Umofl, do« ?4lio- 
n&IUicio:! ot àv nmpi^muLiiiAUhNKî, Ci^h Eermnh choMa par coliiE-*1à 
détfijsnMJoQt «urlout, d aoi vrai, dos oi^ut^cpiionn du mondo ; les tormoA 
chutaia par t:f-lui-(il ik^i^iriii des ttlUnumB, U foi. l'^vidriiucr, Ir fmU 
Uaifl, su Condt u'c«t bîan loujiïurci de mirtliude qu'il a'agjti el l'jnipor- 
Uuit L^tAit rnotne, aix\ >vuk do Comte, te aynt^nio d'fdtSe» ou lui-môra» 
que k proc^dd iut«IlootucL qui Lo« iltaII foumioa, Coraini>iit utio con- 
cordance Jtl r«inan;ti[dt1o [iouitaK^Io [iqu« Anhnppcr'^ El n'uHt pAA 
JuJtqu'nuc d(^taiU ou M^ Strjida no rcnoontro lo philosophe] du i>o«i(l* 
vUmn, kiru|ii'U v^lt. pur RucmpU*, dniis Ira rc-liiçious de» m^thoduH do 
ponaer ^ d^o^ir, ou qu'il fugnulo In vnl<ïur * provi«oirv > d«B tidulsmos 
et des ratàonaliaruFa. lunqu'uafiii il recouuHJl l'avlion permAii«n(o M 
««liit^ra do L4 juaUi m^Vlbodo i trav«rg Ua Afro» mAmoB qui n';ivai«nt 
paM (!on»cltïni'o de on quVsl [« « fAil >. autrsinotil; dit, TosiprU poaltlf, 
l'oxptfrioncft. 

Mai!! vnliTi juHtrmrrnt nù M, ,Stradft i!«^(i]are ae st^piirer d« Comte et 
do ta ïoiiMitfo tiiodonio^ La môthodv du a Fait >» n'uat pn*, pokir lui. 
odie de rexpi'riaiice. Il i:reu0i^ un ulirrii? uutre \^n deux. Ouclqufta 
Citotion» noué furonl mieux «ainLr ^a pon«éc. 

« I^H opinrofis du peupli^, dil-kl AVeo juslcsso. ont un c6lé itouvoni 
Ma afllr>. Pourquoi? Parcn qit^il vit dcn faiU di^UM la pr^purtic*u iju'il 
W pciil compriridro- Lu [nbouLtrut eat un Hogc. Icf marin uu aa^. le 
loff^oron un aftso.., C'cot qu'iln renpeot«Dt toua iaa fait* naturels et 
n'ikgLïAciil quR pnr «uv. L'erreur dii peuple oommenco. comme relie 
do loua lee liommce, quuid il veut faire de« ju^^maata subjectifs. 





BETTE fniLOSOnil^UE 

Oep8D<lant l'habltuda de vlvro p&r 1*« fut» 1 mti* «wvent d»n« l'^Epttt 
du peuple ufi« «aaprelnlt do «oUdîl^ iiu« u'oni ^vftvn paa 1<^« inuUi», 
BOQVoni inAino d»i «>iipriu cuHiv^s-.. » Ur, « U inMï qaa la «eieno* M«t 
«implo comme loAJiimpIc* [l faut qu'elle >« rapproche de la oi^ibode 
d« ta nature- Il f»ut qu'elU pponno pour 1a juj^nr autre <hot>« qu« 
rottpdt hiinitiïn. Il faut quVl!o prenne Ir tait pour critcHuDi taUll- 
liblc, Fa^lcur dt Lï luéihodL* g^ni^nlo et untTcricUa a (om !»« ordnta 
du flavuir, facicur ûc l'tkiuilibre aUble de 1a pvu^éc bumotoc et, par 
Doniti.'qij«rii?«i fatnlo. t\» l'ordre? ilar)« les HOOlvlda. - 

MaU cV^t <t que fail r«xpAr)«ncef — « Non, c«rte